Archives pour le mois de juillet, 2008
J’ai déjà parlé de l’exodéluge qui va engorger le trafic internet d’une manière cauchemardesque et pratiquement arrêter le transfert des données. En fait, les données, à cause principalement de l’échange de fichiers vidéo qui sont très lourds, vont être dans un bouchon de circulation permanent. La solution à cela est notamment le P2P, que les telcos ne veulent pas permettre. Voilà que Cisco vient de mettre en ligne ses prévisions du trafic Web jusqu’en 2012 et qu’Éric Baillargeon traduit librement ces données :
Le trafic IP total a cru de 55% en 2007
Le trafic IP total va doubler à tous les 2 ans d’ici 2012
Le trafic vidéo des particuliers consomme 25% de la bande passante actuellement sans prendre en compte les serveurs de type P2P (Bittorent). Ces derniers consomment 600 petaoctets par mois ce qui équivaut à 150 millions de DVD
Le trafic vidéo des particuliers consommera 50% de la bande passante en 2012
Le trafic des donnés sur mobile doublera chaque année d’ici 2012
Le trafic IP total sera de 44 exaoctets par mois pour donner un peu plus d’un demi-zettaoctet annuellement. C’était moins de 7 exaoctets/mois en 2007
En 2012 le trafic IP total sera 100 fois plus grand qu’en 2002.
Des solutions à ce « major trafic jam » déjà prévisible, devront être trouvées rapidement, sous peine de voir le Web s’arrêter de façon quasi permanente…
Article publié le Jeudi, 31 juillet 2008 sous les rubriques Technologies Internet et statistiques des affaires électroniques.
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Voici une entrevue que j’ai accordée ce matin à Benoît Livernoche de l’émission Le Café Show de la radio de Radio-Canada Alberta . Le sujet porte sur l’intérêt ou non, pour le Commissaire à la vie privée au Canada, de se pencher sur les pratiques de profilages de navigation des internautes et des enjeux possibles que cela peut avoir sur la vie privée. Dans l’entretien, je discute des statistiques encore disponibles pour un certain temps sur eMarketer et de celles de l’Indice du commerce électronique du trio SOM, VDL2, CEFRIO. Aussi, comme vous le remarquerez, j’ai encore beaucoup de travail à faire au niveau de ma voix :-( Cependant, ça n’enlève rien à mon expertise et à mon point de vue d’experte. Du moins, je l’espère…
L’entrevue d’une durée de 6 minutes 25 secondes, de format MP3
Article publié le Mercredi, 30 juillet 2008 sous les rubriques Commerce de détail en ligne, Economie des affaires électroniques, Marketing Internet, Moteurs de recherche et référencement de sites Web, Médias auxquels je collabore, Médias qui sollicitent mes avis et statistiques des affaires électroniques.
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La nouvelle entreprise 3wmarketing.ca a fait une grosse connerie hier. C’est qu’ils ont mis en ligne un blogue et ont décidé de pomper les fils RSS de plusieurs bonzes du Web dont celui de votre un peu moins humble servante, Adviso Conseil (la boîte que j’ai jadis cofondée), le blogue de l’AMM, CanoëKlik, celui de Guillaume Brunet (mon ancien associé), Éric Baillargeon, Kaufman et bien d’autres encore.
Mais quelle était leur connerie?
Vous n’avez besoin de la permission de personne pour republier le fil RSS de quelqu’un. Cependant, si le fil RSS contient l’entièreté du contenu du billet (versus un fil tronqué qui ne contient que les premières lignes) et que vous mettez ça en ligne, vous devenez de facto, une personne qui contrevient aux droits d’auteurs. Contrevenir aux droits d’auteurs est passible de poursuites criminelles dans tous les pays. En tant qu’éditeur, vous avez un droit de citation, mais ce droit n’inclut pas l’entièreté d’un billet (à moins évidemment que l’auteur ne vous ai cédé par écrit ses droits au préalable). De plus (ceci n’est pas un avis juridique) le droit de citation doit inclure un contexte. Vous devez donc expliquer avant ou après, les circonstances qui vous inclinent à citer un passage. Pour contourner ce genre de situation, plusieurs éditeurs prennent le fil RSS d’un autre éditeur, mais ne gardent que les deux ou trois premières lignes de leurs billets et s’assurent de conserver les redirections et de citer convenablement les auteurs. De plus, il y a une différence entre être un blogueur personnel (comme le blogue que vous lisez présentement) et être un blogue associé à une corporation. Dans ce cas, vous faites une utilisation dite « commerciale » des contenus et vous devriez parler à votre avocat afin de comprendre comment la licence Creative Common qui stipule « pas d’utilisation commerciale » s’applique à vous.
Mon fil RSS est repris à la grandeur de la planète et j’en suis fort aise. Cependant, si les éditeurs qui le reprennent commettent le moindre des impairs et bafouent mon droit d’auteur, je deviens très très très maligne. Tellement, qu’hier, je me suis amusée à envoyer mes copains Twitter et Facebook, défigurer leur site de merde à la tronçonneuse avec l’aide de l’application Netdisaster.
Moins d’une heure après avoir pété ma coche, tous les contenus externes de ce nouveau blogue étaient retirés. Ce sont peut-être des imbéciles, mais au moins ils réagissent vite. Ce qui est inquiétant est qu’ils se présentent comme des experts du Web et que des entreprises qui n’y connaissent rien pourraient les engager et se mettre dans « le caca mou » avec des gens qui s’improvisent « experts ». C’est d’ailleurs un des gros problèmes du Web puisque quelqu’un qui a un cours de programmation HTML au CEGEP ou quelqu’un qui s’est tapé une Maîtrise Scientifique en commerce électronique sont tous deux des experts! Par contre, comme la M.Sc. commerce électronique est chapeautée par la faculté de droit de l’UdeM, par la Faculté des arts et des sciences, Département d’informatique et de recherche opérationnelle et par HEC Montréal, si vous employez l’un de ses finissants, vous serez assurés que celui-ci aura reçu une formation juridique appliquée aux affaires électroniques, qui sans en faire un avocat, l’éclairera sur des pratiques d’affaires respectant le droit. D’accord, je prêche là pour ma paroisse, mais néanmoins, ça fait une méchante différence!
Article publié le Mercredi, 30 juillet 2008 sous les rubriques Blogues d'affaires, Edito sans question, Etudes en commerce électroniques, Marketing Internet, Médias sociaux et Stratégies de commerce électronique.
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Le copain Vincent Abry a eu la bonne idée de faire un classement mondial des blogues francophones, selon leur nombre d’abonnées Feedburner. Ça flatte mon ego puisque je suis la troisième blogueuse québécoise avec le plus d’abonnées après Benoît Descary et Vincent Abry lui-même. Notons toutefois que les blogues à orientations technologiques sont nettement avantagés dans ce classement puisque les abonnées Feedburner sont des gens plus « geek » que la moyenne et qu’ils lisent souvent, des blogues technos. C’est un bel effort tout de même pour nous montrer encore une fois, une nouvelle facette de ce qu’on peut qualifier d’une certaine influence des blogues…
Article publié le Mardi, 29 juillet 2008 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Relations publiques Internet, Statistiques de ce blogue et statistiques des affaires électroniques.
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J’ai été mise au courant d’une saga qui oppose le forum zonegrippeaviaire.com au Gouvernement du Québec. C’est que zonegrippeaviaire cherche à se faire reconnaître officiellement par la Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence, Services Québec. Il semble que leur démarche se frappe à un mur.
Étant moi-même un peu Don Quichotte, j‘admire la ténacité de zonegrippeaviaire à vouloir collaborer et être partie prenante des mesures d’urgence au Québec. Dans un courriel reçu ce matin, je peux lire :
Aux États-Unis, les médias sociaux du domaine des préparatifs pandémiques sont reconnus par les autorités gouvernementales et ils sont invités à participer aux processus de planification des mesures d’urgence en cas de pandémie. Les éditeurs de FluWiki et FluTrackers, de même qu’une douzaine de blogeurs, ont été conviés par le CDC à Atlanta, de même que par Health & Human Services à Washington, pour participer à des simulations de pandémie. Ces personnes sont systématiquement invitées à participer à toutes les conférences téléphoniques et conférences de presse.
C’est clair qu’ici, notre gouvernement se questionne encore sur les stratégies à déployer face aux interlocuteurs citoyens. D’ailleurs, l’interlocuteur qui m’informe du quiproquo avec le gouvernement, me met en hyperlien, le document obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, Les médias sociaux et la communication du risque Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence Gouvernement du Québec | Mai 2008.
Ce document qui cite le chapitre du copain Claude Malaison, du collectif Pourquoi Bloguer dans un contexte d’affaires fait un tour d’horizon du Web 2.0 et des blogues dans un contexte d’information des mesures d’urgence. Leurs conclusions :
Les organisations gagneraient donc à se familiariser avec ces outils et à se tenir au courant des développements et actualités qui y sont rattachées, car ils prendront certainement une place grandissante dans les façons de faire des administrations publiques dans les années à venir. Par contre, la majorité des applications du web 2.0 n’en sont qu’à leurs premières versions et comportent des lacunes importantes, notamment en matière de réglementation et d’éthique. Il est donc suggéré d’expérimenter «sans trop y investir de temps et argent avant [qu’elles] aient atteint à la fois une plus grande maturité et une plus grande crédibilité(38)».
La prudence est certes une vertu, mais elle empêche souvent l’émergence de l’innovation. Disons que dans un contexte gouvernemental, j’aime encore mieux le courage expérimental de la LAFD (Los Angeles Fire Department). Eux utilisent déjà les blogues, Twitter, Flickr, YouTube, les groupes de discussions, la baladodiffusion et j’en passe. Ici on observe prudemment et on attend, là-bas ils expérimentent et abattent les barrières pour s’approcher des citoyens. Deux visions diamétralement opposées qui font la différence entre un gouvernement de suiveux, ou de chef de file…
Article publié le Mardi, 29 juillet 2008 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Gouvernement électronique, Médias sociaux, Relations publiques Internet, Stratégies de commerce électronique, Technologies Internet, Web 2.0 et politique et internet.
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La génération Net et les très jeunes n’utilisent pas le courriel. Le courriel c’est pour les vieux qu’ils disent. Pourquoi envoyer un courriel puisque lorsque l’information arrive elle est déjà en retard? La messagerie instantanée c’est bien mieux!
Cette attitude largement répandue chez les jeunes générations pourrait modifier sensiblement les pratiques d’affaires dans quelques années. Rien n’est immuable et les manières de faire des plus âgés pourraient difficilement être imposées aux jeunes lorsqu’ils arriveront massivement sur le marché du travail. De plus, comme le marketing web passe d’une stratégie « push » (avec le courriel notamment) à une stratégie « pull » (avec les blogues, médias sociaux, etc.) je prédis que d’ici quelques années, les logiciels d’envoie massifs de courriels, seront en perte de vitesse marqué. La tendance est déjà lourde de toute façon…
Article publié le Lundi, 28 juillet 2008 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Marketing 2.0, Médias sociaux, Stratégies de commerce électronique, Technologies Internet et Web 2.0.
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Les vieux et vieilles comme moi, ne comprennent souvent pas pourquoi les jeunes sont si ouverts avec leur vie privée sur le Web. Les vieux « capotent » dès qu’une photo d’eux apparaît en ligne. Pourtant les jeunes, savent d’instinct, que lors d’un party, les copains qui prennent un cliché, vont dès qu’ils le pourront, mettre ces photos en ligne. Alors, ils « posent » naturellement afin que ces clichés les montrent sur un jour meilleur. Dans mon billet Pourquoi accepter des gens qu’on ne connaît pas sur Facebook? Prise 2, un lecteur comprenait difficilement comment quelqu’un pouvait « collectionner » les amis Facebook. Ce genre de réflexion est typique des générations plus vieille et proche de la mienne (génération x) mais contraire à ce que mettent en pratique la génération Net. Les « vieux » mettent une cloison très étanche entre leur vie privée et leur vie publique et ont de la difficulté à franchir leur zone de confort. C’est normal d’avoir ces réactions et de difficilement comprendre les jeunes qui sont un livre ouvert sur le Web.
Pour ma part, il est maintenant de notoriété publique que je suis très ouverte sur le web avec ma vie privée. D’un coté, je vis une situation qui quoique personnelle, ne passe pas inaperçue dans le monde réel. Je n’ai donc pas joué l’autruche et fait semblant que personne ne s’apercevrait du changement. J’en ai abondamment parlé, avec des intensités relatives en fonction des types de réseaux sociaux. Je suis donc plus ouverte sur certains blogues, dans Facebook ou Twitter, que je ne le suis ici. Mais nonobstant ma récente situation personnelle, déjà j’étais très ouverte sur le web et parlais abondamment de situations personnelles. C’est ce que font massivement les jeunes et la frontière publique/privée est très différente pour ceux-ci comparativement aux générations plus âgées. Les jeunes ont compris que quoi qu’il advienne, de toute façon ils seront en ligne, avec ou contre leur gré, aussi bien que ce soit avec leur gré et qu’ils puissent mettre en scène une image qui corresponde le plus possible à ce qu’ils veulent vraiment.
Dans l’article du Wired de ce mois-ci, Almost Famous, on pouvait lire :
“ People have been paranoïd about having any presence online for such a long time. ” says David Karp, founder of Tumblr blogging service (…). “A lot of them have gone through that transition of ‘Well, shit, it’s out there. I’m searchable on Flickr or Google.’ The cat is out of the bag, and the only way to take back that control is to get out there and have a presence, have an identity that you feel represents you”.
Like it or not, we are all public figures now – famous, as the new cliché goes, for 15 people. “By actively keeping a blog and using Twitter and maintaining my social network profiles, I am shaping my image,” says Ian Shaffer, CEO of Deep Focus, an internet marketing firm in New York and LA. “Maybe not for the general public, who couldn’t care less, but for the 500 or so people who care about me and are actively or passively paying attention”.
MAJ
C’est autant valable pour les individus que pour les entreprises
Article publié le Lundi, 28 juillet 2008 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Facebook, Relations publiques Internet, Twitter ou le microblogging et Web 2.0.
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Comme suite à mon billet Le leurre du référencement des sites en Flash, qui semble avoir déchaîné les passions dans les commentaires, j’aimerais en rajouter une petite couche venant de Jacob Nielsen. Il avait déjà écrit Flash: 99% Bad, que je traduis par Flash c’est 99% mauvais. Les raisons qu’il développe un peu plus dans son billet sont :
Although multimedia has its role on the Web, current Flash technology tends to discourage usability for three reasons: it makes bad design more likely, it breaks with the Web’s fundamental interaction style, and it consumes resources that would be better spent enhancing a site’s core value.
Je ne suis pas toujours d’accord avec Nielsen, mais dans ce cas, je ne peux que m’incliner devant sa sagesse…
Article publié le Lundi, 28 juillet 2008 sous les rubriques Commerce électronique: mythes et Technologies Internet.
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Dans quelques semaines, mon blogue fêtera sa troisième année d’existence. Il y a 24 jours, ma morphologie prenait un tournant définitif (un nouveau design facial disons) et mon image de moi-même (dans ma tête, mon corps, mes expressions verbales et non verbales, mon maniérisme, mes émotions et bien d’autres aspects de ma personnalité) a changé de façon assez drastique. Mon blogue était donc mûr pour une transformation majeure. Je voulais un design qui tout en restant résolument « affaire » faisait une place à mon image féminine, soit en deux colonnes et plus zen et qu’il utilise des motifs végétaux puisque j’aime beaucoup les fleurs, que je fais de la sculpture végétale et que ça me détend de voir des branches, des fleurs, des arbres et des racines. C’est donc la commande que j’ai passée à l’excellente nouvelle équipe de Midi à quatorze heures des copains Isabelle Lopez, Laurent LaSalle et la designer Marie-Soleil Lachapelle.
Comme vous savez ma récente conversion à Twitter, j’ai prétesté les réactions des copains twiterriens à ce nouveau design. Les réactions des copains sont plus que positives et me ravissent. J’espère que vous aimerez aussi…
Voici quelques commentaires des copains :
J’adore ! C’est punché, sans trop de flafla. On s’y retrouve bien. En fait, on t’y retrouve bien ! …et certains éléments du végétal ressemblent à des papillons ce qui est fort de circonstance, je trouve !
c’est tres soigne mais ca enleve un peu le cote pro ces fleurs….
Bravo pour ta nouvelle image! beau choix de background et couleur
Pas mal miss
Très jolie
Je le savais… ça flashe
Très propre et féminin et en même temps solide et “to the point”. Ça vous ressemble, je trouve.
Superbe ce changement, un petit vent de nouveau.
très beaux bleus, j’ai juste un souci avec les icones stratégies/Linkedin/Feedburner en haut des articles. Sinon très bien!
très chouette le nouveau design…
@Isatruc et @LaurentLasalle ont en effet réalisé une bonne job. Le design est plus léger, aérien, en somme plus féminin
Joli design! J’aime surtout le fait que les commentaires sont désormais beaucoup plus facile à repérer.
Le nouveau design est super bien réalisé.
Beaucoup mieux comme design! Je croyais que le design était inutile par contre …
Je vous invite à commenter le nouveau design vous aussi et vous n’êtes vraiment pas obligées d’aller dans le même sens que la tendance générale. Il reste aussi certainement encore quelques accrocs qui seront corrigés dans les prochaines heures.
Article publié le Vendredi, 25 juillet 2008 sous la rubrique Personnel et peut-être même hors sujet.
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Comme vous le savez déjà, je ne suis pas une grande fan des sites complètement montée en Flash. Je crois que Flash a son utilité si c’est un petit « frame » flash qui est dans un site HTML (ou mieux XHTML) et que l’application Flash a une utilité d’affaires qui répond à un objectif d’affaires. Mais voilà qu’Adobe s’entend avec Yahoo et Google pour que finalement, leur technologie qui était jusqu’alors invisible aux moteurs de recherches soit maintenant visible.
Pourquoi le référencement des sites Flash est un leurre?
Déjà il était possible de référencer techniquement un site en Flash. Pour ce faire, les développeurs faisaient une copie « fantôme » d’un site Flash en HTML. Le client payait donc pour deux sites au lieu d’un. Cette étape supplémentaire sera désormais inutile puisque les moteurs pourront voir les textes dans un site Flash, qui étaient invisibles jusqu’alors. Mais ce qui est possible techniquement est inutile et contreproductif dans la pratique. Pourquoi donc? Ce qui fait un bon référencement est un ensemble de facteurs dont les plus importants sont la qualité du contenu et sa mise à jour fréquente et le nombre d’hyperliens externes menant vers un site, qui agissent comme des votes de confiance. Plus vous avez d’hyperliens, plus vous devriez être pertinents et plus vous méritez d’apparaître dans les premiers résultats des engins de recherches. Or, la technologie Flash est une technologie dispendieuse qui ne permet pas de faire des mises à jour fréquentes à peu de frais. Donc, les clients qui achètent des sites en Flash ne le mettent à jour que très sporadiquement et ces sites perdent donc de la pertinence de jours en jours.
À partir du moment qu’ils sont mis en ligne, ils n’ont pas la chance de commencer à être considérés par les engins de recherches que déjà la dégringolade commence. De plus, lorsque vous naviguez dans un site en Flash, l’URL ne change pas, elle ne contient pas de mots-clés (ce qui est un autre avantage considérable en terme de positionnement dans les moteurs de recherches) et il est pratiquement impossible pour un visiteur externe d’y faire un hyperlien spécifique. Or, comme nous venons de le voir, le nombre d’hyperliens externes est l’un des critères majeurs d’un positionnement adéquat dans les engins de recherches. En résumé, même si les engins de recherches arrivent enfin à voir le contenu d’un site Flash, jamais ils n’arriveront à la cheville d’un site HTML qui est mis à jour fréquemment et qui jouit d’un nombre d’hyperliens externes raisonnables. Mais ça va permettre aux « Flasheux » de continuer de faire des « trips de concepts » d’agences et de faire du fric supplémentaire en vendant de la bannière et des campagnes AdWords pour que finalement quelqu’un sache que ce site Web existe…
Article publié le Jeudi, 24 juillet 2008 sous les rubriques Commerce électronique: mythes, Marketing Internet, Moteurs de recherche et référencement de sites Web et Technologies Internet.
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L’un des lecteurs de mon billet Pourquoi accepter des gens qu’on ne connaît pas sur Facebook? Me laisse un commentaire que certainement plusieurs gens se font en silence. Il a le courage de ses opinions et j’apprécie. Je reproduis donc ici, la question et la réponse, au bénéfice de tous…
Voici la question
seccus
Simple réflexion mais combien pertinente. Je joue avec FB depuis quelques semaines et je remarque que des membres ont 200, 500 ou 1000 amis-amies. Avec mes 12 amis-amies, j’ai l’impression d’être dans la cave des résoteux. Mais comment faites-vous pour entretenir un tel jardin ou poubelle de liens? Quand à savoir si vous faites bien ou non, cela ne me regarde pas. Je suis juste intrigué par le mégaphénomène. La tendance voufrait-elle qu’on établisse la valeur d’une personne à la taille de son compte d’amis-d’amies sur FB? Si cela peut stimuler l’estime de soi, pourquoi pas!
Et ma réponse
Cher Seccus
Merci pour votre question qui témoigne de votre peu de compréhension du phénomène FB. Comme plusieurs, il y a certains éléments qui vous échappent et vous me permettez d’éclairer votre et leurs lanternes. Du moins, je l’espère. Tout comme dans la vraie vie, d’avoir 12 cartes professionnelles ou 500 dans son Rolodex, peut faire la différence entre être capable de trouver une ressource qu’on connaît et dont on a besoin rapidement, ou pas. Ça va aussi vous permettre d’être invitées à des cocktails d’affaires et de rencontrer encore plus de gens, ou pas. Si vous n’avez que 12 cartes professionnelles, c’est claires que vous n’êtes pas l’as des réseauteurs dans la vraie vie et si on ne vous juge que sur ça, vous faites un peu dur. Heureusement, il y a bien d’autres critères que le nombre de contacts pour juger de la valeur d’une personne. N’empêche…
Pour ce qui est d’entretenir tout ce beau monde, vous ne téléphonerez pas à tous les gens de votre Rolodex à chaque jour. Vous n’écrirez donc pas à vos contacts FB à tous les jours non plus. Cependant, contrairement au Rolodex, Facebook a une fonctionnalité qu’on nomme le statut. Grâce à ça, vos nombreux contacts savent ce qui se passe avec vous et peuvent ou non, interagir avec ces informations de diverses manières. Ils peuvent commenter vos statuts et vous pourrez on non faire un contre-commentaire, ils peuvent voter pour vos statuts grâce à l’application Status Competition et ils peuvent vous écrire en privé via la messagerie ou via le chat. Vous ne passerez donc pas la majeure partie de votre journée à parler à chacun des contacts de FB, mais ils seront tous informés de ce qui arrive avec vous, si toutefois vous avez l’intelligence de leur partager votre statut de temps à autre. En termes de gestion des contacts, c’est donc bien différent du Rolodex et bien plus efficace. Le Web 2.0 permet aux individus et aux entreprises de faire du « pull » au lieu du « push ». Les gens s’informent sur vous au lieu que vous ayez à les informer individuellement un à un. C’est une méchante différence. Aussi, grâce à l’onglet « accueil » vous pouvez suivre facilement ce qui se passe avec vos amis, sans devoir aller visiter chacun d’eux individuellement. Voilà donc un tour rapide des avantages de FB versus le Rolodex traditionnel. Et vous pourrez toujours téléphoner à vos contacts si cela vous chante…
Article publié le Mercredi, 23 juillet 2008 sous les rubriques Facebook, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Relations publiques Internet et Web 2.0.
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À chaque fois que je parle du DGE (Directeur Général des Élections) dans ce blogue, c’est pour m’attrister de l’incompétence apparente et du manque de compréhension et de vision de l’organisme. Mais qui travaillent donc là et qui sont les pantins qui leur servent de consultants?
Comme plusieurs amis et lecteurs de ce blogue connaissent mon intérêt pour l’utilisation du Web à des fins électorales et gouvernementales, plusieurs m’ont signalé l’article de LaPresse Le DGE veut contrôler l'internet aux élections. Quelle connerie!
Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai déjà mis en ligne un chapitre d’une étude confidentielle beaucoup plus volumineuse portant sur la votation électronique World governmental electronic voting experiments et dans l’une des catégories de ce blogue, Gouvernement électronique, je discute depuis longtemps des sujets impliquant les instances gouvernementales (incluant les partis politiques) et le Web.
Pour revenir au DGE, dans l’article de LaPresse on peut lire :
Mais le problème soulevé ne vient pas tant des partis politiques comme tels, qui ont appris à se policer et à respecter les règles du jeu, mais plutôt d'internautes soucieux d'influencer l'opinion publique.
«Le problème, c'est les tiers, les gens qui, de leur sous-sol, ou des groupes qui ne sont pas autorisés par un agent officiel, qui décident d'utiliser Internet pour diffuser un message», explique le porte-parole du DGE, Denis Dion.
«S'il y avait des gens créatifs comme les Têtes à claques qui intervenaient en période électorale et qui attiraient l'attention beaucoup avec un document vidéo diffusé par Internet, cela soulèverait des questions», ajoute-t-il, pour citer un exemple de dérapage.
Quelle connerie! C’est certain que les partis politiques ont appris à se policer. Ils se policent tellement d’ailleurs qu’ils ne font rien de bon en ligne. Par rapport à ce qui se fait en France ou aux É.-U., nos partis politiques ont un retard colossal à rattraper. C’est donc vrai que pour l’instant, le DGE n’a pas encore à s’inquiéter de ce que feront les partis, en ligne. Ils ne font pratiquement rien et le font de travers de toute manière. Mais les gens dans leur sous-sol! Ho les gens dans leur sous-sol eux sont dangereux. Eux ils comprennent Facebook, YouTube, les blogues, maintenant Twitter et la puissance des réseaux sociaux. Ce sont eux qu’il faut surveiller. Mais comment faire cela? Humm, pour l’instant il appert que ce n’est que par dénonciation. Allô les belles valeurs démocratiques? D’ailleurs, déjà en mars 2007, je rigolais que d’un côté de la bouche, le même porte parole du DGE, Denis Dion, disait que le DGE ne ferait pas la police du Web et mettait en demeure des internautes de retirer des vidéos sur YouTube.
Il y a aussi eu cette histoire de laisser-aller complet des municipalités quant au choix des technologies à utiliser pour la votation électronique, puis le constat d’échec, que j’avais appréhendé plusieurs années auparavant, des technologies utilisées. Le DGE laissait faire n’importe quoi, se retirait de ses propres responsabilités puis s’indignait de l’inefficacité apparente. Quelle lâcheté et quel manque de vision? Disons que si je me fie à l’histoire récente impliquant le DGE, le Web et les technologies, ça promet d’être d’un ridicule à peine consommé…
Article publié le Mercredi, 23 juillet 2008 sous les rubriques Démocratie en ligne, Gouvernement électronique, Vote électronique et politique et internet.
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L’un de mes clients chouchou, DessinsDrummond.com, a récemment remporté le prix international Intrablog Innitiative 2.0, à Paris. À ce que j’ai ouï-dire, Yves Carignan (le président de DDI) devrait recevoir ce prix en main propre, lors du prochain Webcom à Montréal. Toujours est-il que l’un des juges, Vincent Berthelot, dévoile sur son blogue, les raisons qui ont fait primer DessinsDrummond.com, en avant des dizaines d’autres projets, pour la majorité Français (que voulez-vous, je suis un peu chauvine et fière des succès de mes clients).
Article publié le Mardi, 22 juillet 2008 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Code-source libre, Commerce de détail en ligne, Facebook, Innovation, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Relations publiques Internet, Stratégies de commerce électronique et Web 2.0.
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C’est via un twitt de la toujours pertinente Vanina, que je découvre le blogue d’Henry Kaufman dont le billet Prix "ronds", prix psychologique et prix "magiques" discute d’une étude sur la fixation des prix. Dans son billet, il se réfère à l’article Why Things Cost $19.95 qui parle des découvertes de chercheurs de l’Université de Floride. On y apprend que (traduction libre de Kaufman) :
Un prix rond de 20$ déclenche l'idée que le "vrai prix" peut être de 18 ou 19$ et donc que le commerçant est en train de nous estamper.
Un prix du type 19.60$ ou même 20.30$ fait plus "étudié" ; on sent que le contrôle de gestion est passé par là ! Quant à 19.95$, il a pour fonction unique de rester en-dessous de l'éventuel seuil psychologique - pour certains acheteurs - de 20$.
Ces conclusions ont été passées au crible de transactions immobilières sur plusieurs années, en analysant les écarts entre le prix initialement demandé et le prix payé. Il en ressort que les vendeurs qui proposaient leur maison à un prix "précis", du genre 328 000$ ont conclu la vente avec un écart moindre par rapport au prix demandé que ceux qui avaient mis en vente leur maison à un prix rond de 320 000 ou 330 000$.
Lorsque j’ai vendu ma maison près du double du prix que j’avais payé 3.5 ans auparavant, j’avais utilisé cette tactique et demandé $276 000. Le premier acheteur (3 jours après la mise en vente) acheta ma maison à $269 000. Ça s’est vendu si vite que je me suis toujours demandé si j’avais demandé trop peu? Disons que c’était LA bonne période pour vendre une propriété au Québec…
Article publié le Mardi, 22 juillet 2008 sous les rubriques Marketing 2.0 et Marketing Internet.
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Lors de ma conférence Découvrez la puissance du Web 2.0 sur votre recrutement en ligne, l’un des participants me posa la question « que faites-vous lorsque quelqu’un que vous ne connaissez pas demande d’être votre ami sur Facebook »? Ma réponse fut, « Que faites-vous lorsque quelqu’un que vous ne connaissez pas vous présente sa carte d’affaires dans la vraie vie? Lui dites-vous non je ne la veux pas »? Le concept « d’ami » ou de « friend » en anglais est réellement mal nommé et induit la fausse croyance que ce ne sont que « les vrais amis » qui sont dans Facebook. Mon concept à moi est beaucoup plus large et s’apparente plus à « un réseau de contacts » qui peut inclure de vrais amis, mais aussi des gens que je ne connais que virtuellement, que je ne vois que quelquefois et même que je ne connais pas du tout. Facebook me permettra de les connaître et il est même possible que grâce à Facebook, on devienne de vrais amis. Si j’ai des doutes sur les motivations de quelqu’un qui me demande d’être son ami dans Facebook, avant de l’accepter, je lui demande pourquoi je devrais le faire. La plupart du temps, ce sont des lecteurs de mon blogue. Facebook devient dès lors, un outil de gestion de mes lecteurs qui sont aussi, des clients potentiels. Je suggère donc de ne pas être « fermé » à l’inclusion de gens qu’on ne connaît pas de prime abord, dans Facebook.
Une petite anecdote
Un journaliste télé bien connu au Québec, avec qui j’ai dialogué quelquefois au téléphone, mais que je n’ai jamais réellement rencontré, est « ami » avec moi dans Facebook. Or, durant ma première semaine de convalescence, il m’écrit :
« Mon copain a passé 3 mois à la maison cet hiver après avoir été heurté par une voiture… Nous avons toute une collection de DVD… Si vous êtes en mesure de regarder la télé et que vous n'avez pas vu Desperate Housewifes, on a les 3 premieres saisons je crois… »
Je lui réponds :
« Vous êtes vraiment gentil, merci. Mon cousin est venu me porter "six feet under' je viens de terminer la première saison et j'entame la 2e… »
Il rétorque:
« Je ne suis pas un fan de desperate housewifes… mais j'ai presque tout dévoré 6 feet under… un bon divertissement…»
Tout ça pour dire que je suis maintenant un peu plus proche de cette personne que je n’ai pourtant jamais rencontré. Que son petit mot m’a beaucoup touchée et que si j‘avais une vision fermée de ce que doit être un « ami » Facebook, je n’aurais jamais su à quel point cette personne est gentille et prête à rendre service à quelqu’un qui lui est pourtant inconnu…
Article publié le Mardi, 22 juillet 2008 sous les rubriques Facebook, Médias sociaux et Relations publiques Internet.
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