Le leurre du référencement des sites Flash

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Comme vous le savez déjà, je ne suis pas une grande fan des sites complètement montée en Flash. Je crois que Flash a son utilité si c’est un petit « frame » flash qui est dans un site HTML (ou mieux XHTML) et que l’application Flash a une utilité d’affaires qui répond à un objectif d’affaires. Mais voilà qu’Adobe s’entend avec Yahoo et Google pour que finalement, leur technologie qui était jusqu’alors invisible aux moteurs de recherches soit maintenant visible.

Pourquoi le référencement des sites Flash est un leurre?

Déjà il était possible de référencer techniquement un site en Flash. Pour ce faire, les développeurs faisaient une copie « fantôme » d’un site Flash en HTML. Le client payait donc pour deux sites au lieu d’un. Cette étape supplémentaire sera désormais inutile puisque les moteurs pourront voir les textes dans un site Flash, qui étaient invisibles jusqu’alors. Mais ce qui est possible techniquement est inutile et contreproductif dans la pratique. Pourquoi donc? Ce qui fait un bon référencement est un ensemble de facteurs dont les plus importants sont la qualité du contenu et sa mise à jour fréquente et le nombre d’hyperliens externes menant vers un site, qui agissent comme des votes de confiance. Plus vous avez d’hyperliens, plus vous devriez être pertinents et plus vous méritez d’apparaître dans les premiers résultats des engins de recherches. Or, la technologie Flash est une technologie dispendieuse qui ne permet pas de faire des mises à jour fréquentes à peu de frais. Donc, les clients qui achètent des sites en Flash ne le mettent à jour que très sporadiquement et ces sites perdent donc de la pertinence de jours en jours.

À partir du moment qu’ils sont mis en ligne, ils n’ont pas la chance de commencer à être considérés par les engins de recherches que déjà la dégringolade commence. De plus, lorsque vous naviguez dans un site en Flash, l’URL ne change pas, elle ne contient pas de mots-clés (ce qui est un autre avantage considérable en terme de positionnement dans les moteurs de recherches) et il est pratiquement impossible pour un visiteur externe d’y faire un hyperlien spécifique. Or, comme nous venons de le voir, le nombre d’hyperliens externes est l’un des critères majeurs d’un positionnement adéquat dans les engins de recherches. En résumé, même si les engins de recherches arrivent enfin à voir le contenu d’un site Flash, jamais ils n’arriveront à la cheville d’un site HTML qui est mis à jour fréquemment et qui jouit d’un nombre d’hyperliens externes raisonnables. Mais ça va permettre aux « Flasheux » de continuer de faire des « trips de concepts » d’agences et de faire du fric supplémentaire en vendant de la bannière et des campagnes AdWords pour que finalement quelqu’un sache que ce site Web existe…

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Commentaires

  1. Le Détracteur Constructif

    C’est maintenant possible, d’une certaine façon, mais c’est toujours un leurre…

    Par exemple, tous les flash que j’affiche dans une page XHTML, je le fais en utilisant le script swfobject.

    Donc, il s’agit de faire un div contenant le contenu textuel du flash, et le script (un Javascript) remplace le contenu du div par le flash. Ainsi, Google n’exécutant pas Javascript va voir le contenu texte.

    Mais on parle ici d’une petite boite ne flash, voir un entête ou une pub.

    Mais un site flash en entier? J’en ai vu un, une fois, qui était bien référencé, ou du moins qui ne restreignait pas trop la possibilité de bien apparaître dans Google et autres.

    La firme avait fait une page différente pour chaque section du site, chaque page contenant un .swf unique. Sous le flash, une retranscription du texte que contenait le flash… Pas très joli côté technique, mais ils avaient réussi à rendre cela agréable à la vue.

    Sinon, l’idée de voir les moteurs de recherche tenter d’extraire le contenu textuel des .swf (spécialement ceux qui sont dynamiques) est farfelue. Une page unique, qu’elle contiennent de bons mots clés ou pas, a peu de chances de se démarquer.

  2. Oncle Tom

    C’est effectivement un « leurre », surtout dans la mesure où ce qui sera indexé ne sera que le texte contenu dans le Flash en lui-même :
    * exit donc les contenus récupérés depuis une base de données
    * exit donc les contenus récupérés depuis l’extérieur
    * exit donc les contenus générés dynamiquement par un autre moyen (alimenté par un fichier XML etc.)

    En somme c’est intéressant pour des sites vitrines où tout le texte est dans le Flash.

    Mais là encore on perd toute la puissance du HTML et ses balises Hn, strong & cie.

    Flash doit toujours être considéré comme une boîte noire, comme si elle n’apparaissait pas côté référencement.

  3. Fardeen

    Juste pour info technique : pour ce qui est de doubler en HTML, une simple génération suffit si c’est du contenu dynamique. C’est aussi le cas pour les sites HTML donc de dire qu’il faut payer 2 fois le site.

    Un simple SWFAdress permet d’avoir une url par page.

    Pour la mise à jour du contenu, on peut très bien lié un wordpress à un site Flash.

    Bien entendu, si l’objectif d’un site est le référencement à tout prix, le HTML est plus approprié, je ne le nierai pas.

    Mais il est inutile d’étaler son ignorance technique pour uniquement descendre une technologie. De plus, je trouve dommage que la dernière phrase vienne détruire toute cette belle argumentation…

    Et l’annonce de Google et Yahoo concerne uniquement les sites Flash qui ont du contenu en dur. Donc rien de transcendant.

  4. Cedric

    Michelle,

    Je travaille pour un constructeur automobile à la communication marketing. Les sites en Flash autorisent une meilleure mise en avant du modèle vs le site institutionnel, ça apporte pas mal d’interactivité et ça nous donne bien plus de solution pour rendre le modèle le plus désirable, j’attends de voir un site de lancement automobile ou autre full HTML !

    Les sites en Flash nécessitent, avant tout et comme tout projet, d’être bien conçus, c’est une Lapalissade mais c’est essentiel de bien réfléchir en amont afin d’anticiper l’actualisation future du site ou en tout cas de faire en sorte qu’il soit évolutif à moindres frais. A mon avis c’est une question d’organisation.

    Concernant le référencement, tu as en partie raison quand tu parles de « leurre » : C’est clair que Flash ne sera jamais la panacée et je suis d’accord avec ton réquisitoire sur les urls, l’accessibilité des pages internes…
    Mais nous savons tous que le référencement naturel est nécessaire mais pas suffisant : il faudra toujours recourir à une campagne média online pour soutenir le lancement du site qu’il soit en Flash ou en HTML.

    Je ne suis pas Flashophile à mort. Silverlight semble avoir des prédispositions au référencement que Flash n’a pas, mais je manque de retour d’expérience pour être davantage affirmatif.

    Comme disait Eric Dupin « Presse-Citron », il y quelques mois : Flash c’est mal, mais qu’est-ce que c’est bien parfois »

    Cédric

  5. Michelle Blanc

    Fardeen, Fardeen, Fardeen

    Alias mtl12.com, site complètement Flash. On vient de deux mondes qui ne se comprennent pas. Dommage que tes connaissances techniques n’aient pas été mise en pratique dans ce site primée par les agences, mais invisible au reste de la planète…

    J’étale peut-être mon ignorance mais des gens paient très cher pour l’acheter et ça me fait bien plaisir de réveiller quelques gestionnaires aux rêves que « des connaissants techniques » leur font miroiter…

  6. Denis Szalkowski

    Bonjour,

    J’ai récemment indexé un site Flash sans aucun artifice.

    Il est dans les 3 1ers liens Google sur les combinaisons de mots-clés souhaités par le client.

    Il y a aujourd’hui bien d’autres techniques que la production de contenu in situ pour pousser de la nouveauté dans les moteurs ! Ceci étant, je vous rejoins sur un point. Ce sont les mots qui constituent la base de la recherche.

    Bien cordialement !

    Denis Szalkowski.
    Co-gérant Winuxware
    France

  7. Michelle Blanc

    Cédric

    Tu pourrais faire un site complètement en HTML et avoir des cadres en Flash pour faire voir les voitures. De plus, il serait aussi possible de faire un site de manufacturier automobile plein HTML. Le design et l’imagination ne sont pas tributaires des technos, mais de la créativité des gens. Le plus grand designer du millénaire était Léonard de Vinci et il utilisait le fusain et la feuille blanche.

    Je ne suis pas contre le Flash. Comme je l’ai dit, dans un contexte d’affaires spécifique (comme la démonstration d’une voiture) ça peut être très pertinent. Mais l’utilité d’avoir tout le site en Flash est certainement des plus nébuleuses. Ne serait-il pas pertinent de permettre aux visiteurs de commenter les modèles, de voter pour la plus belle couleur et d’utiliser intelligemment les entrées des utilisateurs? Et que dire de permettre aux usagers de partager leur photo de leur automobile sur le site? Que dire du site Harley Davidson http://www.harley-davidson.com qui n’est pas fait en Flash (oui le site pourrait certainement avoir de meilleures URL et patati et patata) ? Finalement, c’est vrai que pour une entreprise qui a un gros brand comme General Motors par exemple, il peut être pertinent d’avoir un site complètement en Flash, mais ils ont aussi des blogues et une panoplie d’autres présences Web efficaces. Mais pour une entreprise qui ne peut se payer qu’un site, qui n’a pas un brand reconnu internationalement et que les gens ne chercheront pas par leur nom qui est l’URL, d’avoir un site tout Flash est la meilleure manière de jeter son argent par la fenêtre. D’ailleurs, l’un des nouveaux clients de l’ancienne firme de Fardeen, vient de payer $25 000 pour faire le site de son hôtel complètement en Flash. Il trouvait ça « beau » mtl12.com! J’ai hâte de ré-entendre parler de celui-ci dans un an et de savoir combien il a dépensé pour faire combien de dollars de vente. Ma curiosité et mon pessimisme anti-Flash sont vraiment titillés, disons…

  8. Olivier

    nike.com 100% flash un des plus gros vendeurs de la planète (l’URL change et contient des mots-clé, on n’est plus à flash 1.0)

  9. Michelle Blanc

    Olivier, on s’entend-tu pour dire que Nike est l’un des plus gros brands de la planète? Il ne s’appelle pas hotelmachintruc.com. Ce qui est bon pour une méga entreprise ne l’est peut-être vraiment pas pour une entreprise à rayonnement ordinaire disons?

  10. Le Détracteur Constructif

    Pour Nike, je suis du même avis. Facile, puisque tout le monde cherche Nike. Moins facile pour un petit restaurant de Rosemont ou d’un Quincailler de Villeray ;)

    Tout comme vous, je préconise Flash pour l’esthétique visuelle et non pas pour présenter le contenu. Un beau petit « plus-value » animé qu’on peut remplacer par une image au besoin.

  11. Olivier

    Je répète, ce sont juste des faits : mots clé dans les différentes URLs de nike.com 0% html

  12. Michelle Blanc

    Mouais, je vois ce que tu veux dire Olivier. Une URL prise au hasard http://nikeid.nike.com/nikeid/index.jhtml?ref=emealanding&sitesrc=emealanding#launchBuilder,WOMENS_VIEW_ALL.6250.0,_6d6f6972654e303830342e2e32,INSPI_3048_v9_0_20080703

    C’est vrai que ça a l’air très compréhensif…
    En plus, des vidéos qui partent tout seul, dans la liste des pays (Nike Store) le Canada n’existe pas, une navigation non intuitive. Je suis vraiment impressionnée! Je vais certainement courir au magasin le plus proche, mais ou est-il? Humm… Ha les beautés du branding… Mais au moins, le site bouge. Ça me donne l’impression de bouger un peu aussi…

  13. Olivier

    Ce n’est pas Flash qui rend l’ULR incompréhensible, je veux juste rétablir les faits et illustrer que Flash n’empêche pas les URLS de changer.

    Cliquer sur Store Locator en bas pour trouver une boutique. Normal qu’ils le mettent pas en haut, ils préfèrent stimuler les achats impulsifs online.

  14. Michelle Blanc

    et le mod_rewrite, tu pense que ça existe en Flash?

  15. Olivier

    mod_rewrite réecrit des URLs qu’elles servent du html, du flash, du gif, du zip, du jsp, etc. Donc « mod_rewrite n’existe pas en Flash », mais « n’existe pas non plus en html ». La question n’a pas de sens en fait. C’est comme dire « Apple n’existe pas en iPod ». Exemple : http://www.squidder.com/2008/05/swfaddress-plus-mod-rewrite-ke.html

  16. Michelle Blanc

    Donc si je comprends bien ton argumentaire, les gens qui nont fait le site de Nike auraient pu ré-écrire les URLs en mod_rewrite. Ils ont juste été trop lâche pour le faire?

  17. Fardeen

    « Trop lâche » pour faire du Rewrite URL ? Ridicule de pouvoir oser écrire ça .

    Faire du vent et conseiller les gens à faire du HTML grâce à une pseudo veille sur le net, c’est pas lâche ça ? Surtout à plus de 100$ de l’heure.

  18. Michelle Blanc

    Cher Fardeen
    C’est plutôt $200 et ça va monter cet automne. Moi je ne suis pas codeuse. Juste conseillère en gestion Web, marketing internet et stratégies internet et je m’assure que les codeurs ne font pas des « trips d’agences » qui sont bin bô mais qui ne servent à rien et ne font pas entrer de frics dans les coffres. Pour ton info, mes clients qui ne sont pas des ignares et qui ont des cracs de la programmation (ce que je ne suis pas et ne prétends pas être) semblent vraiment ravis de mes services et en redemandent. Les ROI sont là et c’est pour ça qu’ils me paient. Les questions difficiles que je pose et les réponses que je trouve pour eux sont pourquoi ils sont si contents de faire affaire avec moi. Je suis une sorte de médecin généraliste qui va coordonner les spécialistes qui effectueront le travail. « Le vent » ce n’est pas moi qui le fais, mais bien certaines agences pour lesquelles tu as entre autres travaillé. C’est bien de se gargariser avec des prix d’agences, mais on n’entend pas parler souvent de rendement dans ces cercles. C’est un peu normal, ils produisent de la merde et s’entrecongratuelent entre elles. C’est vraiment un milieu scandaleux et c’est bien pire que le scandale des commandites. Heureusement, de plus en plus de clients se réveillent et envoie foutre ces vendeurs de concepts « tripant » qui ne rapporteront jamais rien…

    Cela étant dit, c’est bien aussi de faire de l’art qui ne sert pas faire entrer du fric. Le problème c’est quand on transpose ça dans un contexte d’affaires et qu’on fait croire au client que c’est ce qu’il lui faut.

  19. ZISERMAN

    Hello Michèle

    J’étais arrivé à peu près au mêmes conclusions :
    http://www.ziserman.com/blog/2008/07/14/referencement-des-contenus-flash/

    Il vaut mieux, aujourd’hui, faire un site bien classique, et insérer des éléments en flash.

    François

  20. Fardeen

    Je déteste le monde de la comm aussi.

    Mais pour ce qui est du « ils produisent de la merde et s’entrecongratuelent entre elles », ils seraient bon d’admettre que vous faites exactement la même chose…

    Et un bon ROI ce n’est pas grâce à toi. Comme un beau site ne doit souvent pas grand chose à son DA.

    Enfin essayer d’argumenter avec quelqu’un qui croit à Second Life, c’est peine perdue ;)

    PS: Lire les commentaires sur ce blog est une douloureuse épreuve.

  21. Michelle Blanc

    Moi je ne déteste pas le monde de la pub. Je les trouve juste « crosseurs » (je généralise évidemment). Au moins ici dans un blogue, on a le loisir d’exprimer des commentaires qui peuvent être en opposition, ce qu’un site en Flash ne permettra jamais…

  22. Fardeen

    un site en Flash ne permettra jamais de faire des commentaires ? Tu t’emportes et raconte n’importe quoi.

    Reprend toi :)

  23. Laurent LaSalle

    Je déteste les sites complètement en Flash. Je ne suis pas seul, je connais beaucoup de gens qui ne sont pas capables de digérer le manque de flexibilité que cette plateforme apporte.

    Aussi, il ne faut pas oublier que trop de sites se concentrent sur une combinaison de mots-clés propres à eux (à savoir, le nom de l’entreprise) plutôt que de se concentrer sur une combinaison de mots-clés propre au contexte (ce que fait l’entreprise).

    Je me dois de répéter ce que Michelle dit dans un de ses commentaires : FUCK, un site de char devrait tellement être fait en HTML, quitte à ce qu’il incorpore des éléments Flash pour montrer la belle auto pivotant sur 360°.

    Des sites entiers en Flash, c’est bon pour de l’événementiel. Sinon, s’il vous plaît, pensez à long terme et ayez la décence de munir votre site d’un CMS afin de permettre à votre client de modifier le contenu au jour le jour…

    Par contre, une fois tout ça écrit, le fait qu’Adobe travaille avec Google et Yahoo! pour faire en sorte qu’un site Flash soit «visible» aux yeux de leurs moteurs de recherche est une excellente nouvelle. L’idée n’est pas de chercher à savoir qui à raison, mais de maximiser la «compatibilité» de tout ce qui se trouve sur le web.

    Le jour où mon iPhone sera en mesure de lire du Flash, je vais être très content. Mais en attendant, je trouve idiot que certains sites ne soient accessibles que pour les périphériques compatibles à Flash.

  24. Laurent LaSalle

    Il faut aussi distinguer ce qui est possible de ce qui est la convention. On s’entend qu’un site en Flash n’est généralement pas aussi flexible que vous le décrivez. Oui c’est possible, tout comme il est possible pour moi d’amasser les fonds nécessaires pour m’acheter une Lamborghini. Mais vais-je y parvenir?

    (Un indice : Euh, non…)

  25. Site Internet à Joliette : Mise en garde, lisez ce billet avant d’acheter ! | Anne-Marie Cordeau

    […] « Ce qui fait un bon référencement est un ensemble de facteurs dont les plus importants sont la q… […]

  26. Eric Baillargeon

    Et les métriques en Flash ?

    Combien de temps passe-t’ils sur telles pages ou telles sections du site ? Euhhhhhhhhh

    Oui il est possible de faire de coder des « flags » en flash, mais je n’ai pas vu encore de rapport statistiques probant provenant de Flash et compréhensible pour un dirigeant qui lui dirait combien de temps passe en moyenne les visiteurs sur telles sections ou pages d’un site en Flash.

    Aussi regarder ces 2 données :

    All traffic sources sent a total of 238,119 visits (jun. 23 to jul. 23)
    9.83% Direct Traffic
    7.81% Referring Sites
    82.35% Search Engines

    Un autre client absolument pas connu de 95% des internautes québécois sur ses 6 premiers mois de l’année:

    All traffic sources sent a total of 1,821,158 visits
    7.34% Direct Traffic
    9.71% Referring Sites
    82.91% Search Engines

    Alors en Flash ce serait quoi ?

  27. Olivier

    Rien n’empêche d’avoir des métriques en flash. Je ne sais pas si il existe des frameworks pour ne pas avoir à se le programmer soi-même par contre. J’imagine que ça doit bien exister, un outil qui permet de fabriquer une arborescence en flash, un store, un blogue, et les métriques qui vont avec.

  28. Cedric

    Bonjour Michelle,

    Je n’ai pas pu suivre le fil des discussions en direct hier soir mais voici mon retour.

    >Je ne suis pas contre le Flash. Comme je l’ai dit, dans >un contexte d’affaires spécifique (comme la >démonstration d’une voiture) ça peut être très >pertinent. Mais l’utilité d’avoir tout le site en Flash >est certainement des plus nébuleuses. Ne serait-il pas >pertinent de permettre aux visiteurs de commenter les >modèles, de voter pour la plus belle couleur et >d’utiliser intelligemment les entrées des utilisateurs? »
    Aujourd’hui, permettre aux visiteurs de s’exprimer est un véritable sujet de réfléxion chez mon Client (constructeur automobile) : il y a une vraie crainte de laisser la parole aux internautes sur un site de la marque. Il n’y a qu’à voir le déversement de fiel et de haine quasi épidermique chez certains internautes dès qu’un nouveau modèle de la marque apparaît sur un blog auto ici en Europe.

    >Et que dire de permettre aux usagers de partager leur >photo de leur automobile sur le site? Que dire du site >Harley Davidson http://www.harley-davidson.com qui n’est >pas fait en Flash (oui le site pourrait certainement >avoir de meilleures URL et patati et patata) ?
    Je te rejoins sur ce point à travers l’excellent exemple que représente pour moi le site de Jeep (http://www.jeep.com/en/experience/community/index.html), avec une section entière dédiée à la communauté des possesseurs de Jeep très 2.0 et très réussie.

    Cédric

  29. Briac

    Salut Michelle,
    Je pense que c’est un problème bien plus technique que stratégique, dont on a pas fini de faire le tour.
    Effectivement tu titres bien, « le référencement flash est un leurre », dans le sens où, et comme beaucoup de blogs de flasheur l’ont relevé, le communiqué de Google parle uniquement de réferencer le contenu texte embarqué dans un fichier SWF, omettant tout référencement de sources dynamiques, qui sont évidemment la base d’un site au contenu actualisé :)
    (XML, JSON etc…, quelque soit le « socket » avec le back-end)
    Comme le dit Fardeen, Flash est une technologie de front-end, indépendante de la technologie de back-end, qui peut être par exemple un simple wordpress.
    Cependant, Google annonce aussi travailler sur des améliorations de leur indexation, donc tout n’est pas joué, affaire à suivre de ce côté.
    Mais voilà, comment considérer toute la science du référencement dans le cadre d’un contenu flash ? Nos amis de chez Adviso pourraient en parler pendant des heures : balisage sémantique, force des titres et chapôs… bref la mise en page HTML est la magie qui permet aux algorithmes de Google de relever la pertinence de nos contenus rédactionnels…
    Quid alors d’une structure Flash ?
    Le problème vient du fait que flash n’est pas une technologie de « mise en page » et permet une totale liberté dans l’agencement des contenus, la structure du site et la navigation.

    SWFAdress résout déjà pas mal de problème en structurant la navigation à base d’URL. Pour l’utilisateur c’est une bonne chose, mais pour google, c’est inefficace si les URL sont formés à partir d’ancres, je m’explique :
    http://www.michelleblanc.com/page/#un_jour_ou_l_autre
    http://www.michelleblanc.com/page/#j_aimerais_le_flash
    ne sont pas identiques pour l’utilisateur, mais pour google si, car les ancres sont en html des balises interne à UNE page… donc ces deux URL sont égales à une seule page selon google.
    Par contre :
    http://www.michelleblanc.com/page?nom=un_jour_ou_l_autre
    http://www.michelleblanc.com/page?nom=j_aimerais_le_flash
    Sont des url avec des variables en GET, et google les considèrent comme étant deux pages différentes.
    Seulement flash ne peut pas changer ces URL dans la barre d’adresse pendant la navigation, il le peut seulement avec les ancres.
    Autrement dit c’est effectivement une double astuce qu’il faut utiliser lors de la réalisation d’un site flash, il faut un contenu HTML alternatif pointant vers des urls en GET avec le texte du site et un bon balisage, et un site flash permettant à l’utilisateur d’obtenir des adresses à base d’ancre pour sa navigation…
    (on pourrait aussi utiliser mod_rewrite pour formuler des url plus claires que celles en GET bien sur, mais je prends ça pour l’exemple concret entre ancres et GET)
    Comme le disait Fardeen, il ne s’agit tout de même pas de faire « deux » sites, le contenu du site flash étant stocké par le back-end, le HTML alternatif permet juste de le visualiser sans design… aux yeux des robots.
    Cet étape est un coût je l’avoue, mais c’est très peu de choses à développer.

    Bref revenons à Google et à l’interprétation du contenu Flash : mettons qu’à l’avenir google pourra lire le contenu dynamique du flash et que nous n’aurons plus besoins de l’astuce précédentes. Comment saura il intépreter la pertinence du contenu et la navigation entre les pages ? Tout cela à mon avis se résumerai dans un « framework » flash que tout le monde utiliserait comme standard. Si on pouvait appliquer là même structure à tous les sites flash (ce qui est déjà la démarche entreprise par SWFAddress), et que cette méthode est lisible par google, on pourrait alors résoudre les problèmes d’interprétation. Ce framework pourrait même être développé ou supporté par nos chers développeurs de chez Google !

    Quant au « trips de concept », et bien c’est comme à peu prêt tout, je pense qu’un site qui rempli bien ses objectifs est le fruit du travail d’une équipe compétente, incluant stratèges, programmeurs, designers et bien d’autres… le choix technologique ne devrait pas être l’affaire d’un « flasheux » mais plutôt d’un directeur technique, et cela devrait se faire relativement aux objectifs du site. Quand au référencement flash, c’est juste une piste qui s’ouvre, soyons attentifs à la suite ;)

  30. Pourquoi le Flash c’est de la merde | Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

    […] suite à mon billet Le leurre du référencement des sites en Flash, qui semble avoir déchaîné les passions dans les commentaires, j’aimerais […]

  31. Flash, Google et SEO - Webdesign et digressions : Barbablog

    […] Le leurre du référencement des sites Flash, Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique […]

  32. Alex Lauzon

    Je trouve ce débat tellement stérile… Quand je lis ce genre de débat, j’ai toujours l’impression qu’on jette le bébé avec l’eau du bain.

    Reversa a fait une campagne web voici quelques temps (2 ans déjà?) et le site était tout en Flash. Les résultats en vente ET en positionnement de marque ont largement dépassé les attentes du client et de l’agence a ce qu’on m’en a dit. Le viral a fait le boulot amplement.

    Si vous avez vu le site dont je parle, j’ose imaginer que vous conviendrez avec moi qu’une telle expérience web, riche en interaction avec le visiteur n’aurait pas pu être possible en conseillant au client de faire un blogue ou d’utiliser les fameuses technologies web-2.0-fripepuite-soupe-à-la-truite. «On va demander aux femmes de nous dire comment elle utilisent notre crème de nuit et les autres pourront voter sur les plus meilleurs commentaires»… Foutaise. C’est quoi déjà le pourcentage de visiteurs actifs versus les passifs? 5% vs 95%? Bin c’est ça, dans le cas de Reversa, c’est 95% de gens qui se sont bidonnés en regardant les mises en scène.

    Oh, vous me direz que le blogue aurait permis un meilleur référencement organique et je vous donnerai raison. Mais quant est-il de l’expérience? De l’amusement et du ludique? Le site de Reversa a fait rire des milliers de femmes en quelques clics, on choisit une option et hop! on regarde et on s’amuse. Par la suite, ces mêmes femmes font faire des emplettes au Jean Coutu et elles s’achètent un de leurs produits. C’est pas moi qui le dit, c’est le client quand il regarde ses chiffres de vente suite à la campagne. Je doute qu’un site en HTML avec blogue et possibilité de laisser un commentaire aurait eu le même effet.

    Cet exemple illustre à mon avis que le Flash permet, créativement parlant, de répondre à un besoin que le HTML ne peut pas rendre. Et puis, c’est un jeu d’enfant de donner des tags pour chaque page via Google Analytics et ainsi mesurer le temps passé sur celles-ci. Avec un système de gestion de contenu, c’est très facile de publier du texte indexable et lu par la portion Flash. Technologiquement parlant, ce n’est pas Flash le problème, le problème, c’est comment les gens l’utilisent ou le démonisent.

    Montréal en 12 lieux est un autre excellent exemple. Superbe site à mon avis. Parfaite utilisation de Flash avec une interactivité très soigné. Ce site n’avait pas la prétention de vouloir se hisser au premier rang des résultats si quelqu’un cherche le Marché aux puces St-Michel bon yenne!! C’est un site visuellement soigné. L’esthétique, ça a du bon parfois. J’ai savouré chaque seconde de visionnement.

    Tout est une question de savoir comment utiliser les différentes technologies. Flash permet une expérience riche en interactivité. Il faut se servir de cette avantage plutôt que de tenter de le démoniser pour ses défauts.

    À mon avis, je pense qu’il faut toujours tout d’abord bien comprendre les besoins d’un client et les objectifs du mandat avant de lui proposer une solution. Ayant travaillé en agence durant quelques années, je comprends bien ce que tu dis, Michelle, j’ai vu passer des projets Flash très vide côté ROI. Cependant, je ne suis pas prêt à dénigrer la technologie.

    Et parfois, j’ai vu d’excellentes idées à saveur 2.0 se faire canner par un client qui ne sait pas du tout comment utiliser le web. Donc, j’aimerais également souligner que les agences sont parfois baillonner par des clients qui préfèrent avoir un «beau» site qui va amuser leur clientèle.

  33. Michelle Blanc

    C’est rafraichissant de lire quelqu’un d’agence parler de ROI. Bravo…

  34. Delon Jean-Luc

    Bonjour,

    De mon point de vue, il est possible de faire un site full flash agréable graphiquement parlant et dynamique quand au contenu.

    Modestement, dans mon coin, j’ai réalisé un CMS Full Flash qui permet à mes clients de rédiger en ligne à partir de leur site en Flash, dans une interface réalisée avec la même technologie et en WYSIWYG, leurs pages avec textes, photos, vidéos et son le tout sans connaissance particulière.

    Au niveau du référencement vous dites que « Déjà il était possible de référencer techniquement un site en Flash. Pour ce faire, les développeurs faisaient une copie fantôme d’un site Flash en HTML. Le client payait donc pour deux sites au lieu d’un. »

    Dans le système que je propose, dès l’enregistrement de la page, une page 100% html avec mots clés et créée dynamiquement. Le client ne paye donc pas 2 sites l’un en flash et l’autre en html puisque la génération html est entièrement automatique.

    Dans votre argumentaire vous énoncez « Or, la technologie Flash est une technologie dispendieuse qui ne permet pas de faire des mises à jour fréquentes à peu de frais. Donc, les clients qui achètent des sites en Flash ne le mettent à jour que très sporadiquement et ces sites perdent donc de la pertinence de jours en jours. »

    Le CMS que je propose à mes clients répond à cette problématique puisque le client peut de jour comme de nuit écrire des nouvelles pages et les publier. Quand au tarif je pense ne pas avoir à rougir quand je propose à mes clients un site 100% Flash avec CMS à partir de 1 200 € HT.

    Pour le référencement, j’arrive sans grande difficulté à placer sur les mots clés du client son site dans les 2 premières pages de Google.

    Au niveau des liens externes je suis d’accord avec vous mais le référencement naturel d’un site n’est pas suffisant quand à sa notoriété. Une bonne campagne de communication par les moyens classique et au moins aussi importante sinon plus.

    En dehors du référencement il est aussi important de savoir que Flash permet de créer des applications de type cartographie, médiathèque, quizz….. qui ne me semble pas possible de réaliser par ailleurs.

    Je pense que le rejet de cette technologie vient surtout du fait quelle est très mal utilisée (trop d’animations pour rien, mauvaise organisation etc…). C’est dommage car utilisée à bon escient elle apporte un plus certain tant au niveau graphique que contenu dynamique sans parler technique comme les liaisons avec les bases de données complètement indépendantes des scripts côté serveur.

  35. Référencement Flash, Google et fausses joies… | E-toon

    […] Le leurre du référencement des sites Flash, Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique […]

  36. artotal

    peut-être.
    Mais ont fait des sites dynamique en flash, reposant sur le xml ou couplé à php avec amp par exemple.
    Pas très juste comme analyse.
    Le futur le dira.

  37. fabien

    Bonjour, je me permet de participer à ce fil pour dénoncer une campagne calomnieuse contre une technologie que peu de gens maîtrisent et beaucoup détestent: par ignorance, par jalousie surement, par le fait qu’il ne s’appuient que sur des sites de mauvaises qualité pour argumenter leur concept.
    En ce qui concerne le référencement, il y’a bien quelques sites flash (le mien par ex) qui apparaissent dans les premiers resultats de recherche, non pas parce que le contenu swf est lisible, mais parce qu’il y’a des moyens de faire connaitre a google le contenu du site. Cela demande un peu de créativité, mais n’est ce pas ce qu’on attend d’un flasheur??? :p
    En ce qui concerne les mises à jour, les sites flash dignes de ce nom sont depuis longtemps accompagnés d’un module de mise à jour qui permet justement à son administrateur de le mettre à jour facilement, sans aucune formation, et lui permettra de le mettre à jour régulièrement. Chaque prestataire professionnel digne de ce nom a préparé un module universelle qui lui permet de baisser les coûts pour ses clients.
    Couplé à php, la mise à jour génère les pages html d’accès au site en vue du référencement.

    La grande force de flash en ce qui concerne le web est aussi que le site peut être contenu en très peu de fichiers, ce qui allège le travail du serveur et rend un site flash beaucoup plus fluide.
    Flash est l’avenir du site web multimedia ou il supplantera le html rapidement, mais reste plus faible face à un contenu rédigé trop important.
    Je suis flasheur car je veux communiquer sur autre chose que des mots. Flash me permet d’utiliser tous les moyens que je peux imaginer.
    A chacun sa spécialité…

  38. Carredas

    Leurre ou pas leurre, l’essentiel est de ne pas tricher avec le contenu de la page et vous serez indexé sous google.

    Référencer un site flash ce n’est pas à la portée de tous, ça demande une expertise métier à très forte technicité c’est pour cela que vous entendrez dire très fréquemment que ce n’est pas possible.

    Qui a dit que les sites full-flash n’étaient pas référençables ?

    La preuve de la faisabilité en cliquant ci-après avec ces 3 exemples:

    Tarmabloc : http://www.tarmabloc.fr/
    http://www.google.fr/search?hl=fr&q=site:www.tarmabloc.fr&btnG=Rechercher&meta=

    Consommez moins :
    http://www.consommermoinsdecarburant.com/
    http://www.google.fr/#hl=fr&q=site:www.consommermoinsdecarburant.com/&meta=

    Agence carredas :
    http://www.carredas.com
    http://www.google.fr/#hl=fr&q=site:www.carredas.com&meta=

  39. Jimmy

    Bonjour tous le monde. Bonjour Michelle Blanc je regarde souvent vos chroniques à l’émission le LAB je vous trouve très pertinante.

    Mais concernant le référencement sur un site entièrement flash j’aurais peut être la solution pour vous.

    Il suffirait de créé un site entièrement flash mais en segmentant les différentes sections du site. de cette facon chaque segment est considérer comme une page en lui meme sans que le site entier soi considérer comme une page seulement. ensuite chaque segement peuvent etre indexer dans leur URL respectif et insérer tous les mot clé de la page en question. De cette facon si les internautes externe mettent des hyperliens sur leur site web pour être redirigés vers une section spécifique du site entièrement flash, cela va etre possible car le site sera segementé. En effectuant la segmentation du site flash, Les internautes qui visite le site auront l’illusion que le site est entièrement flash car quand ils appuyront sur un action comme cliquer sur le bouton (SUIVANT ex:) le site en lui meme reconnaitra l’action qui est de changer de page et la fluidité entre les segement du site donneront vraiment l’impression que le site est entièrement flash.

    Je crois fermement que dans tous problèmes il y a une solution logique et j’aime ca. si jamais vous trouvez mon idée interessante n’hésité pas à apporter votre commentaire pour améliorer ma théorie.

    Merci bcp et passé une agréable fin de journée