Quelques conseils aux partis politiques

Ça sent les élections fédérales et comme à leur habitude, les partis politiques canadiens risquent fort de faire n’importe quoi en ligne. À l’exception des partis de gaugauche qui ayant moins de moyens, sont souvent plus efficaces en ligne (ils ne travaillent pas avec les grosses boîtes de communication marketing et de RP qui font des sites qui coûtent cher et sont inefficaces). J’incite donc les partis fédéraux à s’inspirer des présences Web de Barack Obama ou de Nicolas Sarkozy, qui sont particulièrement efficientes.

Je mets aussi en ligne (afin de les stimuler à se dépasser) les résultats d’un sondage trouvé chez eMarketer, sur les meilleurs moyens, selon les internautes américains, pour attirer leur attention.

Meilleure méthode pour atteindre les électeurs selon les internautes électeurs américains

Meilleure méthode pour atteindre les électeurs selon les internautes électeurs américains

Il est aussi intéressant de remarquer qu’il y a un fossé entre ce que les stratèges croient être efficaces pour convaincre les électeurs et ce que les électeurs eux-mêmes, aimeraient qu’on utilise comme moyen, pour les rejoindre. Ainsi, dans eMarketer on peut lire :

One-quarter of political consultants surveyed said the candidate’s own Website was effective for communicating with base voters. Nearly one-half of all consultants (46%) said the best way to reach loyal base voters was through e-mail, followed by traditional means such as direct mail, events and telephone.

Voters were more progressive than political consultants on digital media. The majority of Internet users who vote (87%) figure that candidates will have an official Website, and 70% expect them to use it to raise money and post television ads.

Two out of three voters assume candidates will use online ads, Webcasts and campaign videos on other sites, while only 5% of consultants said those were effective methods.

“We are still seeing a wide gap between what voters expect and what campaigns are delivering online,” said Karen Jagoda, president of the E-Voter Institute, in a statement.

Le spammeur romantique ou les retombées surprenantes de mon blogue

C’est avec stupéfaction que je prends connaissance de ce courriel :

Bonjour Michelle B

Ma Chère, j’ai vu ton adresse, et aussi tôt je me suis interésser a toi.
Je suis Tony Falanko, medécin de formation, militaire au grade de colonel et homme politique,48 age, divorsée depuis 2004, 1,85m de taille, 90kg, originaire de la Guinée-équatoriale, je vie actuellement en exile à Cotonou/Benin. Je parle francais et l’espagnol.
Maman, je trouve en toi une femme de qualité, intelligente, forte et courageuse, par concequent, tu es la model de femme qu’il faut pour un homme politique comme moi aujourd’hui, se pour quoi je n’ais pa pu attendre lontemp pour t’écrire et t’exprimé mes profond sentiments, d’estime et d’amour. A cet effet depuis que je suis divorcée je suis a la recherche d’une épouse. Si tu est disponible repond moi le plus tôt possible.
Voici mon numero de téléphone. XXXXX.XX.XX.XX.XX

Je t’ambrasse fort.
Tony.
Cotonou/Benin.

Humm, je me sens pas maternelle à ce point et quelqu’un qui est intéressé par mon adresse, ça me laisse un tit peu froide… Ça a l’avantage de m’avoir fait rire un bon coup…

MAJ
Quand je pense qu’on m’a demandé en mariage :-)
Je vais prendre un scotch pour fêter ça et pleurer que mon atout le plus “hot” soit mon adresse :-(
Je ne savais pas qu’une adresse pouvait être “sexy”. Je n’aurais pas besoin de la maquiller

MAJ2
J’aurais aussi dû intituler ce billet l’Hameçonneur romantique puisqu’il est évident que c’est un courriel visant à soutirer des infos de natures personnelles afin de voler l’identité des pôvres victimes. Cependant, l’hameçonnage est un sous-groupe des pourriels (spam), mon titre est donc acceptable, mais il aurait été plus clair et précis avec « hameçonnage ».

Le gouvernement du Québec poursuivi pour avoir ignoré le logiciel libre

Dans mon billet Le gouvernement du Québec, une succursale de Microsoft?, je vous parlais déjà de la poursuite qu’intentait Cyril Béraud contre la Régie des rentes du Québec. He bien dans Cyberpresse de ce matin, on apprend que la poursuite est maintenant disponible :

La poursuite a été déposée en Cour supérieure le 15 juillet et a été rendue publique hier. L’organisme Facil (FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre) reproche au gouvernement québécois de ne pas respecter le processus d’appel d’offres quand il s’agit d’acheter des logiciels.
Le gouvernement québécois utilise une disposition qui lui permet d’acheter sans appel d’offres quand il veut se procurer des logiciels couverts par des droits exclusifs. Facil accuse Québec d’abuser de cette disposition.
Le groupe estime que le gouvernement dépense annuellement 80 millions $ pour des licences d’exploitation du système d’exploitation Windows.

Les documents relatifs à la poursuite sont disponibles sur le site de FACIL, et ils ont tout mon support moral…

Réponse à un expatrié qui renie ses origines

Dans mon récent billet Nouveau classement des blogues francophones je disais :

Ce classement me positionne donc dans le top 100 mondial francophone (encore une fois ma tête enfle un tit peu) et dans les trois premiers au Québec. Je vais devoir prendre une grande respiration et aller laver ma vaisselle pour me ramener sur le plancher des vaches. C’est d’ailleurs ce que faisait Ginette Reno afin d’arriver à rester humble…

Or, un petit connard s’insurge et commente ce qui suit :

Je suis expatrié en France et je suis tombé sur ce blog (on dit blog et non pas blogue, merde) et je reagis suite à une mention de Ginette Reno. Who the fuck is Ginette Reno ? Personne ne connait Ginette Reno en dehors du Quebec. Elle est encore vivante ?

Tant de mépris pour sa culture d’origine me fait vomir, mais en même temps, c’est vrai que pour les francophones hors Québec, Madame Ginette Reno, mérite une mise en texte qui est digne de l’immensité de son talent et que l’utilisation du mot « blogue », mérite aussi que je me répète, pour les quelques incultes qui ne se souviennent plus de leur fierté d’être d’ici. C’est d’ailleurs ironique qu’hier j’écrive le billet De l’importance de la sphère culturelle sur le Web dans lequel je dis :

Dans ma ligne éditoriale, je fais même exprès d’utiliser des expressions québécoises afin de signifier mon appartenance à ma sphère culturelle micro, et à « contaminer » les francos d’ailleurs, de ma particularité québécoise.

Et que ce soit un Québécois expatrié qui ne comprenne pas sa propre richesse culturelle? M’enfin.

Pour ce qui est de l’utilisation de blogue, dans le billet blog ou blogue de 2006, je prenais position :

Moi je dis blogue. C’est une manière de signifier que je viens du Québec. Je dis aussi magasinage, stationnement et fin de semaine. J’aime bien nos petites expressions locales… Même si elles peuvent sonner faux dans certaines oreilles…

Pour ce qui est de la très grande dame de la chanson québécoise, pour les incultes Québécois et au bénéfice de ceux qui peuvent ne pas la connaître à l’extérieur du Québec, sachez que c’est l’une de nos plus grandes chanteuses, actrice et femme de cœur. Sachez aussi qu’avant Céline Dion, René Angelil était son manager et qu’il lui ouvrit les portes de la France, mais qu’elle prit peur et qu’elle bousilla elle-même sa carrière là-bas qui l’aurait sans doute porté aux côtés de la grande Édith Piaf. Sachez aussi que le moment de télévision le plus touchant, le plus intense, le plus beau qu’ait connue la télévision québécoise de l’an dernier, fut lorsque dans l’émission Taxi22, Madame Reno (se jouant elle-même) vint pousser une chansonnette pour Nancy, la flamme du sympathique chauffeur de taxi Rogatien Dubois Jr, joué par Patrick Huard. Au bénéfice de tous, regarder ce clip pour la première fois, ou de nouveau. Ayez une boîte de Kleenex (papiers-mouchoirs pour les copains) parce que vous risquez fort de pleurer, comme c’est mon cas à chaque fois que je réécoute (à partir de 2.20 min.).
Voilà

Maple Leaf Foods et la listeria, ce que j’aurais fait de plus

Si Maple Leaf Foods était l’un de mes clients, étant donné la crise de listeria qui affecte leurs produits, je leur aurais suggéré de monter un blogue de gestion de crise. Comprenez bien que selon les préceptes traditionnels de relations publiques, ils ont jusqu’à maintenant très bien réagi. Selon Abby Martin, le président a même déjà outrepassé la prudence communicationnelle en admettant « être désolé ».

How They’ve Handled This

Maple Leaf Foods immediately shut down the plant in question and recalled approximately 20 types of meat involved. As investigators from the Public Health Agency of Canada uncovered more information, the company took precautionary measures and widened its recall to include 200 additional products.

The company also made sure the public has the information it needs by posting a sizeable PDF on its website detailing which products are involved and to be avoided.

The site also updates press releases as received and implores those viewing it to “Check back often to see what we are doing to win back your confidence.”

Additionally, a somber and penitent statement featuring the company’s President and CEO Michael McCain has apparently been running frequently on major Canadian networks during commercial breaks for popular programs as well as on YouTube.

And a full page letter from Michael McCain quickly appeared in the major Canadian newspapers.

From a public relations standpoint, this is a textbook case of excellent crisis management. The company acted quickly and effectively.

They took control of the situation and offered what appears to be genuine contrition. (McCain even apologizes in the commercial for the failure of their “culture of food safety”- and actually stating that you’re sorry is something at which most companies would balk. And at which most lawyers would pounce - and they may yet.)

Mais lorsque les gens cherchent listeria dans Google, Maple Leaf n’y est pas. Si on cherche Mapel Leaf, ce sont les actualités qui nous sont présentées en premier, sans qu’il soit possible de voir les nouvelles venant de Maple Leaf. Qui plus est, les mots clés Listeria et Maple Leaf ont été achetés « Merchant Law Group LLP » qui sollicite des signatures pour faire un recours collectif contre la compagnie. Maple Leaf elle-même n’est pas présente. Étant à l’ère du web, les méthodes de gestion de crises traditionnelles, auraient avantage à être mise à jour et à positionner convenablement le message de l’entreprise dans Google et dans les autres outils de recherches Web.

Qui plus est, Maple Leaf Food se devra de regagner la confiance des consommateurs et elle pourrait ouvrir un blogue, expliquer ce qu’est la Listeria, pourquoi ils ont été victime de cette bactérie, ce qu’ils mettent en œuvre pour éradiquer ce genre de problème et ouvrir un dialogue avec les consommateurs. C’est ce qu’a fait avec succès Dell (pour une crise communicationnelle beaucoup moins grave, j’en conviens), lorsque plusieurs épisodes de batteries qui explosent se sont retrouvés sur le Web. De plus, ils devraient évidemment faire du monitorage du brand sur le Web. S’ils l’avaient fait, déjà ils auraient commencé à concurrencer la publicité de la firme d’avocat qui tente de monter un recours collectif contre eux…

Nouveau classement des blogues francophones

Bon, ma tête va encore enfler d’un demi-centimètre. C’est que Vincent Abry met à jour son classement Feedburner des blogues francophones mondiaux, selon les hits.

voici maintenant un nouveau classement selon le nombre de “Hits” qui fait appel à l’API Feedburner.
(…)
Cette nouvelle mesure, les HITS, comptabilise uniquement les appels au flux RSS via un agrégateur (Netvibes, Google, Webwag, etc..) et ne tient pas en compte le nombre d’abonnés par email.
(…)
Le gros avantage de cette statistique c’est qu’on ne compte plus le nombre d’abonnés total du flux (y compris ceux qui ont déserté) mais bien les abonnés qui sont actifs sur le site à l’heure actuelle. C’est en quelque sorte un classement de popularité des flux RSS dans les agrégateurs.

Ce classement me positionne donc dans le top 100 mondial francophone (encore une fois ma tête enfle un tit peu) et dans les trois premiers au Québec. Je vais devoir prendre une grande respiration et aller laver ma vaisselle pour me ramener sur le plancher des vaches. C’est d’ailleurs ce que faisait Ginette Reno afin d’arriver à rester humble…

De l’utilité d’un testament numérique

Cet été j’ai subi une grosse opération qui nécessita huit heures d’anesthésie générale. Une semaine avant, je rêvais que je me voyais dans un cercueil à la morgue. Ça m’a donné une claque et m’a fait songer à faire mon testament numérique. Ainsi, j’ai mis par écrit tous les mots de passe et identifié toutes mes présences Web, puis j’ai déposée ce document en lieu sûr, afin qu’il soit accessible une fois mon trépas arrivé. J’ai aussi nommé un exécuteur testamentaire numérique, l’ai informé de mes instructions et lui ai demandé son autorisation afin qu’il exécute mes volontés numériques, une fois décédée. Je l’ai aussi informé du (des) bénéficiaire(s) de mes propriétés internet. Je vous parle de ça parce qu’à cause de ce rêve qui s’est heureusement avéré non prémonitoire, j’ai pris conscience de l’importance de prendre mes dispositions testamentaires numériques, au cas où j’y resterais. Cette pratique qui n’existe pas encore, à ma connaissance, risque de devenir importante, à la lumière d’un cas présenté par mon ex-associé, Jean-François Renaud (à qui j’offre mes condoléances) dans son billet Facebook et la mort.

De l’importance de la sphère culturelle sur le Web

Lors d’une discussion avec une journaliste récemment, je prenais conscience de l’importance de la sphère (ou devrais-je dire des sphères) culturelle dans la dissémination des idées sur le Web. Ça ne prendra pas une grande démonstration pour comprendre que si je blogue en français, ce seront des francophones qui me liront. Mais en plus, ce seront en majorité des Québécois qui le feront. À des fins marketings et de relations publiques, il est évident que de circonscrire géographiquement un blogueur peut permettre d’augmenter sensiblement la pertinence et l’efficacité du message. Je m’amuse d’ailleurs à systématiquement envoyer mon billet Aux copains relationnistes français à ces agences de relations publiques qui m’invitent à des cocktails à Paris. Mais a contrario, il est aussi possible de créer des ponts (via le blogue par exemple) avec des sphères culturelles cousines. À titre d’exemple, en plus de mes lecteurs québécois, j’ai un lectorat francophone venant de la diaspora mondiale. Dans ma ligne éditoriale, je fais même exprès d’utiliser des expressions québécoises afin de signifier mon appartenance à ma sphère culturelle micro, et à « contaminer » les francos d’ailleurs, de ma particularité québécoise. D’ailleurs plus d’un blogueur francophone, rêve maintenant de venir ici goûter à notre fameuse poutine. Je remarque aussi que Yulbiz, qui sera peut-être dans un sixième pays, c’est propagé via des blogueurs francophones qui peuvent publier aussi dans d’autres sphères linguistiques. Des amitiés aussi se font au-delà des frontières culturelles et les particularités de chacun (à mon point de vue) deviennent une richesse qu’il est bon de partager. Tout ça pour dire que je continue de me questionner et d’observer comment nos cultures si différentes se rejoignent et se détachent à la fois…

Plaidoyer pour le budget perpétuel

C’est dans le récent document de Harvard Business Review des professeurs Péter Horvath et Ralf Sauter Why budgeting fails : One management system is not enough, que j’apprends l’existence du concept de budgétisation perpétuelle. On nous y explique pourquoi les méthodes de budgétisation traditionnelle réduisent l’efficacité des gestionnaires en les emprisonnant de chiffres qui ne tiennent souvent pas compte de la nature changeante des entreprises et des opportunités d’affaires qui apparaissent et dont ils ne peuvent profiter en étant prisonniers de leur prévision budgétaire fixe. La solution serait dans ce qu’ils appellent le « rolling Forecast » ou budget perpétuel.

The rolling forecast looks five quarters ahead – through the following year, plus one quarter – and is updated each quarter. On March 31, for example, you look at the remaining three quarters of the year and the next two quarters of the upcoming year. Rolling accomplishes two things: it gets managers away from their year-end focus, and it allows for targets to move as conditions change. That lets companies take advantage of unforeseen opportunities or shore up resources. It also forces less detail – another positive.
The rolling budget gets set based on the rolling forecast and additional resource allocation decisions.

C’est vraiment pas bête comme concept et vous pouvez obtenir Why budgeting fails : One management system is not enough gratuitement en échange de données à caractères personnelles.

NON c’est pas cher

Bon, bon, bon, il faut que je parte quelques jours pour que Claude Malaison se décide enfin à péter sa coche?

Comme l’amie Michelle Blanc est partie vers la gloire à Toronto (juste avant le Festival du film et Brad Pitt), la porte est grande ouverte pour que je fasse, comme elle le dit si bien, «une montée de lait». Pourquoi direz-vous ? Parce que je suis malade et fatigué (sick & tired) de me faire rabâcher les oreilles avec les prix supposément trop élevés d’inscription à la conférence webcom-Montréal.

Et il en rajoute

En ce lundi nuageux et frisquet qui me fait penser à l’automne, je voulais parler de choses et d’autres. Juste quelques mots en premier sur mon dernier billet qui a suscité bien des commentaires, la majorité d’appui. En plus des commentaires, je voulais partager avec vous le billet de l’ami Francis Bilodeau sur son blogue Kranf.com, qui va dans le même sens. À lire aussi le commentaire du PDG de Dessins Dummond, Yves Carignan sur la «frilosité» des entreprises québécoises. Je ne suis pas le seul donc à déplorer le manque de vision des entreprises québécoises et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale.

Mon avis là-dessus?

Les Québécois sont reconnus comme un peuple innovant. Malheureusement, nos entreprises, lorsque vient le temps de parler de Web, sont toujours plus ou moins deux ans en retard sur ce qui se fait aux États-Unis (je généralise évidemment). Plusieurs facteurs contribuent à cet état de fait. Tout d’abord, durant plusieurs années le gouvernement à largement financer la R&D technologique, mais sans mettre une cenne sur l’analyse de marché, la validation du plan d’affaires ou la commercialisation. Ça a donné une panoplie de petites boîtes qui pensaient toutes avoir inventé le bouton à quatre trous (lire ici qu’ils croyaient avoir développé LE CMS révolutionnaire qu’ils voulaient vendre à prix d’or alors que des solutions « open source » plus performantes existent et sont disponibles gratuitement). Puis il y a aussi toute cette industrie des communications marketing qui font des cochonneries inutiles et dispendieuses et s’autocongratulent avec des prix qu’ils se donnent entre eux. De leurs clients imbéciles qui sont tout satisfait d’avoir remporté un prix (disons un Boomerang) sans se poser la question du retour sur l’investissement. Puis il y a aussi toute cette industrie des intégrateurs traditionnels (CGI, DMR, LGS et. al.) qui font de très gros projets qui ne finissent jamais, qui vont chercher dans les centaines de millions de dollars et qui pourraient être terminés en moins de deux si elles adoptaient plutôt des approches Web Services et SOA (c’était mon mémoire de maîtrise (PDF) d’il y a cinq ans (sic)). Je me souviens d’ailleurs d’un lunch avec l’un des premiers vice-présidents de l’une de ces grosses boîtes qui me répondit lorsque je lui demandais pourquoi sa boîte ne faisait pas de Web Services ou n’en parlait pas à ses clients « notre mission n’est pas de faire de l’éducation, mais elle est de faire de l’argent ». Disons que c’était assez clair. Puis il y a les Telcos qui tout en étant des diffuseurs de contenus, nous inondent de technologies de moyens de gammes à des coûts prohibitifs, plutôt que de favoriser l’innovation nationale en rendant disponible des technologies de pointe. Je me souviens encore de ce téléphone caméra Nokia qu’avait Loïc Le Meur lors de son dernier passage ici il y a deux ans. Ce téléphone n’est toujours pas disponible ici et ne le sera probablement jamais à cause de la guerre des standards sans fil que se font nos Telco. Et que dire de TIVO qui est disponible aux É.-U. depuis des années et que nous ne verrons jamais ici puisque les TELCO sont à la fois diffuseurs et compagnie de télécommunication? À bien des égards, sur plusieurs technologies, nous sommes à l’âge de pierre de l’innovation. Mais comme je le disais déjà à propos de l’approche de nos gouvernements par rapport aux médias sociaux (et ça s’applique aussi à nos entreprises)

La prudence est certes une vertu, mais elle empêche souvent l’émergence de l’innovation. Disons que dans un contexte gouvernemental, j’aime encore mieux le courage expérimental de la LAFD (Los Angeles Fire Department). Eux utilisent déjà les blogues, Twitter, Flickr, YouTube, les groupes de discussions, la baladodiffusion et j’en passe. Ici on observe prudemment et on attend, là-bas ils expérimentent et abattent les barrières pour s’approcher des citoyens. Deux visions diamétralement opposées qui font la différence entre un gouvernement de suiveux, ou de chef de file…

Ce n’est donc pas surprenant de constater que prêt de 60% des ventes en lignes des Québécois, échappent à notre économie nationale. On récolte ce que l’on sème… et on trouve que $395 “c’est pas mal cher”…

De l’utilité du blogue comme outil de catharsis

En lisant un récent billet de Michel Dumais, un autre de Mario Asselin sur la mort de son père (il est à noter ici que Mario ne parle que très rarement de sa vie personnelle) et en me remémorant mon propre coming out, j’en arrive à supporter l’hypothèse émise par l’un de mes lecteurs, que le blogue, dans certaines circonstances (dont l’authenticité), peut servir d’outil cathartique pour le lecteur et thérapeutique, pour l’auteur.

Dans Paperblog.fr on pouvait lire :

Qu’un blogue d’affaires à succès génère en même temps des bénéfices sociaux, voilà une belle contribution. Mais en plus, et là j’émets une hypothèse, je crois que cette histoire nous démontre également qu’un blogueur peut tirer un bénéfice personnel de sa popularité sur le Web pour mieux vivre une “crise”. Dans l’isolement, est que Michelle Blanc aurait eu la vie plus facile? Car on s’entend que ce qu’elle vit doit être extrêment difficile, le vivre publiquement encore plus. À ma première lecture du billet que je vous suggère plus haut, je me suis dis “Wow, ça doit être l’enfer d’annoncer ça à tous ses lecteurs”. Avec le temps, j’ai conclu que ce fut somme toute assez positif de pouvoir en parler avec tant de gens, avoir des discussions, recevoir des encouragements et faire avancer la compréhension sur la question.

La Catharsis, concept d’Aristote, est (selon Wikipedia) :

La catharsis est la purgation des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. Pour Aristote le terme est surtout médical mais il sera interprété ensuite comme une purification morale. En s’identifiant à des personnages dont les passions coupables sont punies par le destin, le spectateur de la tragédie se voit délivré, purgé des sentiments inavouables qu’il peut éprouver secrètement. Le théâtre a dès lors pour les théoriciens du classicisme une valeur morale, une fonction édifiante. Plus largement, la catharsis consiste à se délivrer d’un sentiment encore inavoué.(il faudrait de plus dire que l’opinion d’Aristote est contraire à celle de Platon et de saint-Augustin. )

Les commentaires de mon billet de coming-out et ceux du copain Mario Asselin sont tous plus positifs et profonds les uns que les autres. Les gens peuvent s’identifier aux émotions qui sont transmises par les révélations d’épreuves de vie comme en témoigne ce premier commentaire au billet de Mario :

Merci de partager cette réflexion personnelle avec nous tous, Mario. Quand je perdrai de vue qu’il est possible d’apprendre dans une épreuve, je relirai ce billet. Ta franchise et, surtout, ta sérénité dans ce moment douloureux me vont droit au coeur.

Les gens peuvent être et sont touchés émotionnellement par la lecture des blogues. Même s’ils ont une fonction éducative, d’affaires, politiques, personnelles ou autre, les blogues sont écrits par des humains qui vivent des situations dramatiques qu’ils se doivent quelquefois de partager. Mais la fonction thérapeutique des commentaires des lecteurs touche aussi le blogueur. Je peux en témoigner et je me souviens encore mes propres larmes à la lecture de ceux-ci de même que celles de mon ex-femme lorsqu’elle prit connaissance de tout cet amour que l’on m’écrivait. Mario aussi fut grandement touché par la lecture de ses commentateurs comme il le dit si bien lui-même :

En ce vendredi soir de spectacle, après avoir été entouré comme rarement dans ma vie, je suis seul à la maison (puis-je dire enfin?) et je prends le temps de relire ces réactions, tout doucement…

Comment vous remercier?

Ma famille a beaucoup apprécié ces témoignages de gens qu’elle ne connaît pas. Il a fallu que j’explique… Les blogues, la communauté des édublogueurs, La Toile, etc.

Merci.

J’ai vécu des moments extraordinaires ces derniers temps. Ce soir, je peux dire que la page est tournée. Pas grand-chose de «pas nettoyé», comme a dit Marie-Josée… Et la cérémonie de jeudi… Ouf! Quel ambiance… Vous étiez parmi nous, ne serait-ce que parce vous étiez dans plusieurs conversations ;-)

Je ne reprendrai pas chacune des interventions, mais disons simplement que vous m’avez fait beaucoup de bien, chacun de vous.

Les prochaines semaines seront chargées professionnellement et je me sens d’attaque comme rarement je me suis senti.

Un gros gros merci.

En conclusion, il m’apparaît clair que le partage, via les blogues, des événements dramatiques et réels que vit le blogueur, procure un effet de catharsis aux lecteurs, tout en le réconfortant grandement à son tour. Le blogue d’affaires est donc plus que strictement un outil commercial, il sert aussi à humaniser le blogueur et (peut-être même dans une certaine mesure à guérir, d’où la catharsis) la sphère de ses propres lecteurs…

Merci à Dumais

J’ai été amie avec Michel Dumais, puis nous nous sommes brouillées pour des peccadilles de têtes de cochons. J’en ai une grosse et lui aussi. Nous sommes aussi deux intellectuels émotifs et plus d’une fois, nos égos se sont croisés pour diverses raisons. J’ai cependant toujours admiré sa verve et son talent même si je n’étais pas toujours du même côté de l’argumentaire. J’ai quelquefois dérapé, et lui aussi. Fouillez si le cœur vous en dit, mais les billets incriminants des deux côtés, sont ensevelis sous une avalanche d’archives vieilles comme nous le sommes tout deux. Tout ça pour dire que Michel Dumais écrit un billet qui me touche de deux manières. Tout d’abord, il parle d’amitié, de respect et de sagesse envers une personne que je connais aussi pour l’avoir déjà rencontré lors de souper pour les gens de ma condition. Nous n’avons jamais réellement connecté ensemble, mais ce sont des choses qui arrivent. Puis, il fait la démonstration des préjugés qui nous affecte, malgré nous, face à l’inconnue et à la peur que nous avons instinctivement, que cette situation inconnue, incommode. Le texte De la sagesse des enfants témoigne donc de la grande sagesse de Michel Dumais à reconnaître ses propres craintes, mais surtout, à démontrer ses grandes qualités de cœur que j’ai plus d’une fois eu l’occasion d’apprécier. Merci Michel pour ce billet… et faudrait bien faire la paix une fois pour toute. Un de ces jours…

Mon blogue a trois ans

Le premier billet de ce blogue remonte au 23 aout 2005 (j’étais sous l’impression que c’était le 26), quoique je bloguais ailleurs depuis plus longtemps (sur Branchez-vous). Mon blogue a donc trois ans. Il marche et parle depuis un bon bout déjà, mais là, il est dans sa phase de négation et de questionnement (petit clin d’œil aux jeunes parents). Commencer ce blogue fut l’une des expériences d’affaires et humaines les plus profitables à tous les points de vue. Ça a permis à ma pratique de consultation et de conférence en marketing internet et stratégies Web de décoller. Ça a grandement concrétisé ma crédibilité (la crédibilité, c’est les autres qui la donnent et le blogue est l’un des meilleurs outils pour ça) auprès de mes clients, grâce aux nombreuses entrevues médiatiques issues de mon blogue. Ça m’a permis de me faire de très bons amis ici et ailleurs. Ça m’a servi de groupe de soutiens dans des moments très difficiles et ça me permet de documenter mes trouvailles pour des utilisations ultérieures. Il y a beaucoup d’autres retombés positives venant de mon blogue, mais là, j’ai l’œil humide et je vais plutôt aller fêter ça. De toute façon, j’en ai déjà discuté de long et en large dans les 1559 billets, recoupés dans les 42 catégories de ce blogue. Je vous remercie aussi très chaleureusement pour votre lectorat et pour les 4146 commentaires approuvés de mon blogue. Ils sont une source d’inspiration, d’information et d’émerveillements pour moi…

CVGadget, trouvez des infos sur des personnes sur les médias sociaux

Cet après-midi, je donnais une deuxième entrevue à une journaliste de LesAffaires, qui écrit un papier sur le recrutement en ligne. C’est dommage que le Twitt de Vanina ne me soit pas apparu avant, parce que j’aurais parlé à la journaliste de CVGadget.com qui offre un méta-moteur de recherches sur médias sociaux, afin de dénicher des infos sur des personnes, dans le cadre d’une enquête préembauche, ça peut devenir pratique. D’ailleurs, je disais à la journaliste que certaines entreprises américaines demandent maintenant à leurs employés sur quels médias sociaux ils sont et s’ils n’y sont pas, qu’ont-ils à cacher?

Comment Twitter en entreprise

Comment utiliser Twitter dans un contexte d’affaires est la réponse qu’offre le très pertinent billet 50 utilisations de Twitter en entreprise, du copain que je ne vois pas assez souvent, Vincent Abry. Ça vaut le détour (via un Twitt de Patricia Tessier)

Maj, précision

Il s’agit en fait d’une traduction libre de Christian, de l’article de Chriss Brogan, 50 Ideas on Using Twitter for Business, dont Claude Malaison m’informe qu’il serait issu d’un panel auquel a participé la reine de Twitter, @Pistachio, qui incidemment sera à Montréal pour le prochain Webcom et le Yulbiz spécial édition qui le précédera.