Premier bilan annuel
« Après 15 mois de collecte, nous détenons désormais suffisamment de données pour tracer un portrait de l’évolution du commerce électronique au Québec et dégager de grandes tendances, déclare Eric Lacroix, directeur de projet, SOM Recherches et Sondages. Ainsi, selon une moyenne établie entre les mois de septembre 2007 et août 2008, 16 % des adultes québécois ont acheté pour 3,5 milliards de dollars de produits et services sur Internet au cours de la dernière année. »
« Ce premier bilan annuel nous apprend également que le commerce électronique a fait des gains notables au Québec. Ainsi, le total des achats mensuels en ligne est passé de 220 millions de dollars en septembre 2007 à 320 millions de dollars en août dernier, ce qui représente une hausse de 100 millions de dollars, déclare Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO. Au cours de la même période, le montant moyen dépensé par cyberacheteur a connu la même croissance passant de 244 $ à 362 $ par mois. »
Toutefois, bien que les budgets alloués aux achats sur Internet aient augmenté au Québec au cours de la dernière année, le nombre de cyberacheteurs est, quant à lui, demeuré stable (voir le graphique en annexe). Ainsi, près de 900 000 adultes québécois (16 %) ont dépensé en moyenne 314 dollars par mois sur Internet dans les derniers douze mois.
« Avec des achats de 3,5 milliards de dollars en un an, le commerce électronique devient une composante incontournable du commerce de détail. Or, l’Indice nous apprend qu’au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger, souligne Philippe Le Roux, président de VDL2. Ce qui représente une opportunité majeure pour les entreprises québécoises dans un contexte de ralentissement économique. »
Plus précisément, l’Indice a révélé que 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux), 146 millions de dollars en mai (58 %) et 103 millions de dollars en juillet (33 %).
Et qu’achètent les Québécois sur Internet ? Leurs paniers d’achats sont principalement composés de livres, revues et journaux en ligne (14 %), de vêtements, bijoux et accessoires (14 %), d’appareils électroniques grand public (11 %), de matériel d’ordinateur (9,8 %), de billets de spectacle et autres produits de divertissement (9,7 %), d’arrangements de voyage (8,9 %) et de musique (8,6 %).
Les réponses à la question que j’ai posée à M. Philippe Le Roux de VDL2 comme suite à la conférence de presse de l’indice du commerce électronique sont en mise à jour à mon billet La crise financière américaine pourrait aider le Web.
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Comprenez bien que je ne suis pas devineresse. Je crois cependant que bien que la crise financière que nous vivons sera très néfaste pour plusieurs épargnants, pour les gens qui perdront leurs emplois ou leurs maisons à cause de problèmes hypothécaires, elle pourrait aussi avoir certains effets bénéfiques, notamment sur la croissance des affaires électronique. Pourquoi je pense ça?
Lors de rationalisation, les entreprises cherchent à trouver des moyens de faire plus avec moins. Le « self service » que permet le Web répond justement à cet objectif d’affaires.
Les outils de travail collaboratifs devraient être de plus en plus utilisés (web conférence à la Skype, outils de partages de documents à la NetMeeting, hub de gestion des connaissances comme les Wiki) afin de réduire les dépenses de déplacements et d’hébergements.
La crise financière jumelée à la croissance du prix de l’essence incitera de plus en plus les consommateurs à magasiner sur le Web avant d’utiliser la voiture pour aller faire un achat en magasin. J’anticipe aussi que les achats qui se feront sur le Web augmenteront pour la même raison.
Toujours dans l’esprit de rationalisation, les placements publicitaires traditionnels pourraient décroitre et être redirigés vers le Web qui « semble » plus efficace et moins couteux.
Le travail à domicile pourrait être valorisé afin d’épargner sur le pied carré et les frais associés en terme de location d’espace à bureaux.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, j’ai comme l’impression d’être dans un secteur économique qui sera choyé durant cette récession qui s’annonce. Et vous, vous êtes d’accord avec ça?
En mandarin, le mot crise est composé de deux caractères. Le premier signifie danger et le deuxième opportunité.
Le commerce électronique offre aux entreprises québécoises l’opportunité de mieux traverser le ralentissement économique actuel
L’adoption du commerce sur Internet offre à nos entreprises l’occasion de :
Récupérer 1.2 milliard de ventes pour les entreprises québécoises;
Réduire les coûts d’opération sans couper dans le service;
Rattraper le retard pris sur la concurrence internationale.
À la question que je lui posais, si vous étiez un devin, quelle serait votre perspective pour le Web par rapport à la récession américaine appréhendée? Il répondit :
On observe des coupures marketing aux É.-U. partout sauf sur Internet. Ces coupures vont de 15 à 18% en publicité traditionnelle, mais on observe une croissance de 8% en matière de publicité en ligne. Les entreprises devront faire plus avec moins et le Web permet ça. Les entreprises qui sont déjà sur le Web vont continuer sur leur lancée, mais ce sera plus difficile pour celles qui n’y sont pas. On observe aussi une croissance des ventes en ligne aux É.-U. au même moment que le prix de l’essence augmente, mais à ma connaissance, aucune étude n’a encore établi de corrélation directe.
J’en conclus donc que Philippe Le Roux et moi-même sommes pas mal sur la même ligne de pensée…
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J’ai toujours admiré France24 que je vois comme un organe de presse des plus innovateurs. C’est pourquoi la semaine dernière j’étais réellement enchantée de me faire interviewer par l’une de leur journaliste dont voici le message initial :
Bonjour,
je suis journaliste sur France 24 pour le site www.observers.france24.com.
J’ai lu votre billet sur la vidéo Culture en Péril et j’aimerai vous interviewé rapidement sur le sujet. Votre avis est très intéressant. Vous pouvez me joindre par mail dans la journée : (…)
Je publierai mon article vers 19h (heure de paris)
Cordialement,
Quelle est ma surprise ?
Je vais voir l’article en question et je suis vraiment surprise de constater que le nom de la journaliste n’y apparaît pas et que l’on donne l’impression que c’est moi qui ai écrit ce texte. Mes propos y sont bien résumés, mais JAMAIS JE N’AI ÉCRIT CES LIGNES. Qui plus est, je me rends compte que je suis désormais collaboratrice de France24 sous le vocable « observateurs ». Disons que ça me surprend beaucoup et que je me questionne sur le fait qu’on semble laisser croire que j’ai écrit cet article. Mais où est donc passé la journaliste Ségolène Malterre qui est la réelle auteure de ces lignes ?
Étrange, vraiment étrange, et vous, vous en pensez quoi ?
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La marche va être de plus en plus haute pour les commerçants qui « dorment encore au gaz » et qui n’ont pas encore pris le virage internet. Cette marche grossit déjà pour ceux qui y sont. C’est ainsi que dans la plus récente livraison d’eMarketer, on apprend que les consommateurs en ligne augmentent leurs exigences face aux commerçants virtuels.
“Consumer expectations have risen in step with the development of social networks and blogs,” says Jeff Grau, senior analyst at eMarketer and author of the new report, The Customer Shopping Experience Online. “There is no question that routinely sharing product advice and customer care stories about products with a community of their peers has emboldened online shoppers.”
Ça fait déjà un bon bout que je parle de blogues dans un contexte d’affaires et j’ai même aussi écrit le chapitre Bloguer pour vendre (PDF). Disons que ça fait du bien de lire que les consommateurs eux-mêmes sont de l’avis que les blogues et les médias sociaux augmentent leurs attentes. Mais les commerçants comprendront-ils le message?
Je vous invite aussi à regarder les graphiques plus bas et à constater à quel point les consommateurs internet sont maintenant exigeants…
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Quelle ne fut pas ma surprise hier de recevoir l’avis que j’étais maintenant « follower » sur Twitter par la plus que belle Betty Draper (son premier profil Twitter est ici, mais elle en a aussi un deuxième). Vous devez cependant savoir que Betty Draper (jouée par January Jones et de nombreuses photos sont ici) est l’un des personnages de la série Mad men qui met en vedette son mari, Don draper, un gestionnaire de compagnie de pub. Vous connaissez « mon amour » pour les gens de pub (qui s’amuse entre autres à faire des sites en Flash (sic)) je me suis donc amusée à interagir sur Twitter avec la madame…
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Le week-end dernier je donnais la conférence Les avantages de la transparence en ligne (PDF) lors du PodcampMontréal. Or le journaliste radio Simon Roy, de la station communautaire CKRL à Québec, vins me voir pour me demander la permission d’enregistrer celle-ci. Je lui ai donné la permission et depuis ce matin, la portion audio de ma conférence se retrouve complètement en ligne sur OpenSourceAudio d’InternetArchive. Comme vous le constaterez, j’ai encore du travail à faire sur ma voix pour qu’elle se féminise davantage (snif, snif). J’ose cependant croire que le contenu est pertinent…
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C’est en lisant le blogue d’Ogilvy Public Relation Worldwide que je me suis rappelé à quel point le site électoral de Nicolas Sarkozy était innovateur et efficace à encourager la participation des électeurs dans le débat politique. Comme le dit d’ailleurs John Stauffer (dans la langue de Shakespeare) à propos du site de monsieur Sarkozy :
The video Q&A seems to be one of the most notable features that really touches on OneWebDay’s ‘participation’ theme. Here’s the somewhat rough translation from a visitor who asked Sarkozy about the role of the Internet in campaigns.
(Link to clip, I wish the site provided the embed code) 12-01-07 Question: For the first time Internet should play an important role in your campaign, are you prepared? Nicolas Sarkozy:
Yes, I am. The Internet is not simply a technique is a new concept of society. All information will be available on all the territory for everyone at the same time. It is a formidable instrument of democratization.
I want to convince, I want to seek voters one by one, get in contact with France and passion for a new debate. With the Internet, I can reach more people is a way for me to engage in dialogue.
Obama and Social Networking
If we were to look for the ace up Obama’s sleeve, we would find Chris Hughes. As one of the founders of Facebook, Chris Hughes knows a thing or two about social networking. Obama’s wooing of the social networking whiz may not have made headlines at the time, but it’s been a major factor in Obama’s success.
Barack Obama isn’t the first to utilize social networking in a bid for the presidency — Howard Dean used Meetup.com to become a serious contender for his party’s nomination in 2004 — but he may have perfected it. The rule of thumb for any great application is to pack a powerful punch while being as simple to use as possible. And that’s what My.BarackObama.Com delivers.
A full-fledged social network, My.BarackObama allows users to create their own profile complete with a customized description, friends list and personal blog. They can also join groups, participate in fund raising, and arrange events all from an interface that is both easy-to-use and familiar to any Facebook or MySpace user.
Revenons maintenant à nos partis canadiens
Il est vraiment décourageant de remarquer à quel point nos partis politiques (hormis le Bloc Québécois et dans une petite mesure le Parti vert) ne comprennent pas la philosophie et les avantages de la conversation À l’ère du Web 2. Ils sont dans les médias sociaux, mais ce n’est que pour y faire un concours de kékette. Dans Facebook, nos chefs ont une page, mais ils n’ont pas de profils (excepté la chef du Parti vert qui semble avoir compris quelque chose). Facebook est un outil de réseautage social et pour pouvoir réseauter et réellement dialoguer, il faut à tout le moins y être convenablement.
Les chefs sont désormais tous sur Twitter et j’ai déjà expliqué les grands avantages d’y être convenablement. Mais comme pour Facebook, la communication est unidirectionnelle sauf pour Gilles Duceppe et madame May qui daignent quelquefois, répondre aux conversations que des Twittereurs entament avec eux. Pour les autres chefs de partis, c’est encore un outil qui vise à prouver, qui pisse le plus loin. Vous pouvez facilement vérifier mon assertion Twitter en visitant l’agrégateur de twitts des chefs de partis electopinion.ca et vérifier le nombre de réponses (avec un @ qui sont faite à d’autres twittereurs).
Les autres outils sociaux tels que YouTube, Flickr et autre, servent encore une fois de faire-valoir des chefs. Aucune conversation n’y a lieu.
En terminant, sur les sites des partis, nous retrouvons encore le « moi, moi, moi » sauf pour le site du Bloc Québécois qui a l’intelligence d’inciter au dialogue, via le blogue, à partir du widget « Venez discuter ». Je lui donne une très bonne note pour ça et on peut effectivement vérifier que sur leur blogue, la discussion s’engage vraiment.
Pour ce qui est d’outiller les citoyens pour qu’il sortent les débats du web et les continuent dans des assemblés de cuisines, comme l’avait initié Howard Dean avec l’outil meetup, aucun de nos stratèges politiques, ne semble encore avoir été ébloui par cette lumière.
En conclusion, je suggèrerais aux partis politiques d’arrêter de se regarder le nombril (ou la kékette) et d’entrevoir qu’il est possible d’avoir un dialogue constructif avec l’électorat. Mais je rêve encore sans doute. Entretemps, je continuerais d’apprécier ce qui se fait ailleurs (snif, snif, snif).
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C’est via un billet Facebook de Gilles Dauphin que je prends connaissance de sa collection d’énoncés politiques de nos grands partis et reliés à l’internet.
Plan d’action pour le XXIè siècle du Parti libéral http://www.liberal.ca/story_14804_f.aspx - Terminer l’extension du réseau Internet à haute vitesse à toutes les collectivités rurales.
- … un nouveau gouvernement libéral élaborera une Stratégie canadienne des médias numériques. Cette stratégie consistera à garantir que les créateurs canadiens puissent devenir
des chefs de file dans ce secteur …
- Aider les provinces à se servir d’Internet pour offrir des services de santé dans les deux langues officielles, …
- Un gouvernement libéral restaurera le site Internet du populaire Réseau canadien
de la santé afin de fournir des informations exactes et à jour sur les modes de vie
sains et sur la prévention des maladies.
- un gouvernement libéral fera rapidement adopter un projet de loi qui prévoira :
• Des dispositions plus sévères pour réprimer les tentatives d’usage illicite d’Internet, notamment les conversations en ligne initiées par des adultes pour leurrer les enfants.
• Des dispositions visant à régler le problème croissant du cyber-harcèlement, qui peut être tout aussi effrayant et menaçant pour les enfants d’aujourd’hui que l’intimidation et la violence dans les cours d’école.
Énoncé politique du Bloc québécois http://www.presentpourlequebec.org/dossiers/Enjeux/ - L’économie québécoise, qui est axée sur les industries manufacturière et forestière, la recherche, la culture et les industries de haute technologie, requiert des politiques spécifiques et un soutien de l’État. … En coupant brutalement les fonds aux organismes au centre de cette activité, le gouvernement Harper n’a pas hésité à piétiner les intérêts économiques et sociaux de la nation québécoise.
- Le rétablissement des programmes de soutien à la culture
Les dossiers clés du Parti conservateur http://www.conservative.ca/FR/4739/
- un investissement de 400 millions de dollars dans l’Inforoute Santé du Canada afin de créer des dossiers de santé électroniques qui permettront de diminuer les risques d’erreur médicale.
Le programme du Nouveau Parti Démocratique http://www.npd.ca/workingfamiliesfirst - A dévoilé et dénoncé les compressions de Stephen Harper dans des programmes importants d’art et de culture, et a défendu les artistes et les consommateurs en s’opposant à la tentative de Harper d’importer des lois américaines en matière de droit d’auteur qui donnent plus de pouvoir aux conglomérats médiatiques.
- A demandé au gouvernement d’habiliter les agences de réglementation pour qu’elles puissent protéger les usagers des téléphones sans fil contre les contrats abusifs et les frais injustes comme les nouveaux frais pour les messages textes entrants.
- A lutté pour vos droits numériques en dévoilant les pratiques de ralentissement de la circulation de l’information sur Internet et a opposé le projet de loi de Stephen Harper sur les droits d’auteur qui nuit aux consommateurs.
La plate-forme du Parti Vert du Canada http://www.partivert.ca/fr/plate-forme - Consacreront des ressources aux experts de la criminalité informatique qui luttent contre
l’exploitation sexuelle en ligne des enfants, qu’il s’agisse de pornographie ou de leurre par
Internet; la GRC doit disposer des ressources et des outils adéquats pour mener une lutte
nationale contre ce fléau. (Vision verte)
- Proposeront des projets de loi pour accorder à Internet le statut spécial de transporteur public interdisant ainsi aux fournisseurs d’accès Internet de faire de la discrimination en raison du contenu, tout en les libérant de toute responsabilité pour le contenu transmis par l’entremise de leurs systèmes. (Vision verte)
Ce qui est vraiment triste avec ça est qu’il n’y a strictement rien pour l’économie numérique, pour la commercialisation en ligne ou pour aider les entreprises à finalement utiliser le Web à bon escient… Surtout si on sait, comme je le disais dans mon billet, que Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays.
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Je m’offusque de Culture en péril mais je me délecte de l’humour politique scabreux des zaméricains. C’est que j’ai reçu une invitation à suivre les twits du vagin de la candidate vice-présidentielle américaine, Sarah Palin, qui mène au site du même vagin. Évidemment, les gestionnaires de Twitter ont été assez rapides pour mettre hors circuit le Twitt officiel du vagin de la madame, mais le site lui, est toujours en opération. Étant donné les positions d’extrême droite religieuse de la dame, disons que ce type d’humour risque très fortement de la choquer. Notez aussi que je me fou un peu de ce que font les zaméricains lors de leurs campagnes politiques en lignes. Ce ne sont pas mes compatriotes et l’aspect « non éthique » de la chose ne m’affecte pas de la même manière que si ce genre de stratagème se retrouvait ici. J’ai des paradoxes comme ça…
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C’est via Fred Cavazza que je prends connaissance du plus récent rapport de Technorati State of the Blogosphere 2008. Ce rapport est d’un ethnocentrisme américain assez évident, mais les citations dans le bas du premier document (d’autres suivront) nous documentent sur ce qu’envisionnent les gourous blogues américains. L’une de celle que j’aime bien et venant du copain Shel Israel
“Until recently, ‘the Blogosphere’ referred to a small cluster of geeks circled around a single tool. Now it refers to hundreds of millions of people using a vast warehouse of tools that allow people to behave increasingly online like they do in real life. We have entered the Age of Normalization in the Blogosphere.”
Shel Israel
Social Media writer & speaker
co-author, Naked Conversations globalneighbourhoods.net
et je laisse la conclusion à Fred
Plusieurs indicateurs dans ce rapport nous mènent à penser que le phénomène des blogs est en train de se “tasser” et de rentrer dans le quotidien des internautes. Comprenez par là que les bloggeurs ne sont plus vus comme des extraterrestres / pionniers / égocentriques (rayez la mention inutile) mais comme des individus lambda qui pratiquent une activité sociale sur le web.
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Tout d’abord, le viral fait par le groupe de pression artistique encore inconnu est d’une efficacité exemplaire. Il est évident qu’en mettant ensemble sur le même plateau de tournage, Stéphane Rousseau, Michel Rivard et Benoît Brière et de ne diffuser une production vidéo commune que sur le Web, ça obtiendra une « viralité » hors du commun.
Je suis aussi très consciente des difficultés jurisprudentielles énormes que peut avoir n’importe quelle loi, lorsqu’appliquée sur le Web. Ce tournage aurait pu être fait entièrement à l’étranger et mis en ligne via n’importe quelle partie de la planète et nos lois, pourraient ne pas s’y appliquer du tout et pourtant, la vidéo virale aurait eu exactement le même effet.
Je fais aussi une différence entre l’expression citoyenne de gens qui mettent des contenus textuels, vidéos, photographique ou autre à saveur politique (et du non-sens pour Élection Canada de tenter de sévir on de réguler cet espace numérique) et la vidéo de Culture en Péril, qui peut difficilement se faire passer pour une expression citoyenne. Ne serait-ce que par la qualité du rendue, des équipements sophistiqués (éclairages, sono, caméras, montages, décors etc.), de l’équipe de création, de production, de maquillage de post-production, du scénario, etcetera, cette production est une production professionnelle. De plus, il s’agit de toute évidence d’un collectif plus grand que celui des trois vedettes millionnaires qui jouent dans le clip. C’est donc ce qu’on pourrait appeler un groupe de pression. Or, les groupes de pression, lors d’élection générale, sont aussi sujet à la loi et leur vidéo peut être très certainement considérée comme une publicité électorale faite par des tiers. Je vous suggère d’ailleurs de revoir le TABLEAU DES INFRACTIONS LOI ÉLECTORALE DU CANADA et d’y remarquer le nombre impressionnant d’infractions que ce groupe de pression peur avoir commis, et les peines criminelles qui peuvent y être associé. Je comprends que les « artistes » ayant participés à cette « crosse » ne veulent pas se nommer. Ils sont peut-être couillons, mais ce ne sont pas des imbéciles. De plus, le bénévolat est permis dans les publicités électorales faites par des tiers. Cependant :
Les équipements, les services et tout ce qui entre dans la production de ce vidéo (hormis le « bénévolat ») doivent être comptabilisés et fournis au Directeur des élections. Ce qui n’est clairement pas le cas. Ça évite entre autres, les magouilles telles que celles qu’on a déjà connues lors du scandale des commandites…
En conclusion, ce n’est pas parce qu’il est difficile, voire impossible de réguler convenablement ce qui se fait sur le Web que je suis obligée de cautionner les conneries qui peuvent s’y faire. Il est clair que les partis eux-mêmes devraient s’inspirer de la viralité que « le groupe de pression artistique » a démontré dans cet exercice. Je suis POUR la culture et POUR son financement. Je suis cependant CONTRE les tactiques politiques déloyales, illégales, anonymes et clairement antidémocratiques. Lors du scandale des commandites, les firmes de communication marketing et de relations publiques faisaient aussi du bénévolat…
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Durant ce week-end avait lieu le Podcamp-Montréal. J’eue l’honneur d’y présenter la conférence Les avantages de la transparence en ligne (PDF) que je vous mets en ligne avec plaisir. Ce thème qui m’est cher, va continuer de se développer et j’anticipe d’en faire un livre un de ces jours. D’ailleurs si vous avez des contenus à me proposer pour garnir ma réflexion, n’hésitez pas à me le faire savoir…
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Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les “vieilleries” du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite.
Nous assistons donc à une nouvelle forme d’expression artistique qui exploite, à des fins politiques partisanes, le Web 2.0 pour faire passer son message. Qui plus est, on écorche de manière « irrespectueuse, extravagante » l’autre solitude canadienne, celle qui est anglophone. Mais ce qui me dérange avec ça (comme ce qui devait déranger les biens pensants du début du 20e siècle, quoique ça me fait drôle de me mettre dans le camp des bien pensants) est qu’en période électorale, que des artistes éminents, pamphletisent à des fins électoralistes (il y a ce passage : Votez contre Harper et ses coupures dans la …) sans respect pour la loi qui demande de comptabiliser les dépenses électorales. Qui a payé pour ça? Ce vidéo peut difficilement entrer dans la catégorie de l’expression libre du simple citoyen. Je me souviens d’ailleurs à quel point j’avais été outrée de voir les déclarations d’amour du Canada anglais la veille du dernier référendum. Je trouve que « cette expression artistique 2.0 » entre dans la même catégorie de tactiques électoralistes déloyales. Ce n’est pas parce que je suis contre les coupures dans la culture que j’approuve les moyens douteux qui sont utilisés pour faire valoir le point de vue des artistes…
Voilà, vous pouvez contester mon point de vue maintenant…
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