Google et son talon d’Achille

Hier, j’étais conférencière à Communautique pour parler d’économie numérique (ce billet résume mon propos). Avant ma conférence, quelqu’un me demandait hypothétiquement « et si Google se faisait pirater, et si les États-Unis qui hébergent la plupart des serveurs Web ne fonctionnaient plus et si le Web n’était finalement pas aussi fiable qu’on le croyait? ». Évidemment, j’avais un petit sourire en coin et je me disais « et si un météorite frappait la terre, et si le soleil s’éteignait et patati et patata », jusqu’à ce matin. C’est qu’il y a quelques instants, Google, semble avoir complètement perdu les pédales pour quelques heures. Google présentait en effet un message pour tous les résultats d’une recherche à l’effet que l’accès aux sites pouvait endommager votre ordinateur. J’ai pu vérifier que ce problème était généralisé via les nombreux twits des copains venant des quatre coins de la planète. Google vient donc de prouver pour la première fois qu’il est faillible et qu’il est possible que le problème qui ne dura que quelques heures soit plus grave ou prolongé lors de la prochaine défaillance. Il est clair que ça ferait bin l’affaire de Yahoo MSN ou la panoplie d’engins de recherches qui sont dans son ombre, mais disons qu’en même temps, ça nous allume des lumières à propos du cloud computing et des risques de laisser nos données stratégiques « traîner dans le nuage ». Il est désormais maintenant envisageable que Google « se plante » et la perception de la gestion des risques Web ne sera plus jamais la même…

MAJ
L’explication de Google dans le billet : “This site may harm your computer” on every search result?!?!”

Techno et innovations, les gestionnaires ne voient pas le lien

Pour quelqu’un comme moi, qui baigne dans la techno et l’innovation à cœur d’année, il m’apparaît inconcevable de savoir que la grande majorité des gestionnaires ne voient pas le rapport entre les deux. C’est ce qu’on peut apprendre d’une étude de PriceWaterHouseCoopers, An executive view of IT governance, via l’Atelier.fr. D’ailleurs selon l’Atelier :

Plus d’un tiers des cadres aborde régulièrement des questions des nouvelles technologies en réunion. Pourtant, une grande majorité ne discerne pas encore l’impact réel de ces dernières sur l’innovation et la compétitivité de leur entreprise. Près de neuf cadres sur dix apprécient l’usage de nouvelles technologies dans leur entreprise. Mais plus de la moitié estime que ces mêmes solutions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de l’innovation. (…)
“Dans le climat économique actuel, les entreprises devraient rechercher des utilisations innovantes des technologies de l’information susceptibles d’accroître la valeur”, explique John Thorp, du comité de gouvernance des technologies à l’ITGI. L’une des raisons invoquées est que selon les personnes interrogées, plus de 40 % des entreprises ne mesurent pas la valeur des investissements TIC.

Si nous remplaçons TIC par le Web, le problème est le même. D’ailleurs souvent les PME innovent plus et sont plus efficaces sur Internet parce qu’ils peuvent justement ne pas avoir à se démêler avec tout le « red tape » des grosses organisations et les guerres de clochers des différentes fonctions de gestion des organisations. Je dis souvent que les entreprises auront le Web de la fonction d’affaires qui le contrôle. OK, j’admets que ça va être gros ce que je vais dire là, mais si ce sont les communications qui gèrent le Web, il va y avoir bien du bla-bla et pas de résultats, si ce sont les TI, il va y avoir une grosse infrastructure qui restera vide, ce c’est le marketing, ça risque d’être un site Flash avec un concept « flyé » qui ne vend rien et ainsi de suite. Mon point de vue est que le Web devrait être une fonction séparée des autres et qui devrait jouir de l’apport de toutes les fonctions de l’entreprise puisque que le Web peut très bien aider les ressources humaines, les ventes, la production, la finance ou l’approvisionnement. De plus, le web devrait avoir un siège à la haute direction et prendre part aux orientations stratégiques de l’entreprise. Vous pourriez remplacer le Web par les TIC et ce serait un peu semblable ou gestionnaire par politiciens et vous auriez sensiblement le même constat. C’est pourquoi les petits partis politiques qui n’ont pas les moyens de se faire fourrer par les grosses agences sont plus efficaces sur le Web que les gros partis politiques et que bien des PME engrangent plus de profits Web que des multinationales qui sont pourtant dans le même secteur qu’eux. Donc, allez-y, vous pouvez maintenant me tirer des tomates, mais juste avant, prenez la peine de lire les recommandations de PriceWaterHouseCoopers…

The key messages to be taken away from this survey by executive management:
• Take ownership of IT governance and assume overall accountability over IT
• Make the CIO reporting line as direct as possible to the top executive decision body
• Pay more attention to the potential for innovation IT can offer
• Start measuring the value IT brings (or does not bring) to the enterprise
• Use external advisors as the most effective source of knowledge and guidance in relation to IT governance

Entrevue sur l’avenir des médias radiophoniques communautaires face à l’internet

C’est avec grand plaisir que j’ai accordé une longue entrevue audio pour l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec. Voici l’extrait qu’on en dit dans le bulletin Radiovision de leur association :

Michelle Blanc est consultante, conférencière, auteure et blogueuse (www.michelleblanc.com) spécialisée dans le commerce électronique et internet en général. Martin Bougie, directeur général de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ) s’est entretenu avec elle sur différents sujets : médias sociaux, nouvelle culture de consommation de médias, l’expérience CNN/Facebook lors de l’assermentation du Président Obama, intérêt d’une présence web pour les médias locaux et les tendances à surveiller en 2009.
Faites l’écoute de cette entrevue marquée par le franc-parler et le talent de vulgarisation de cette experte québécoise, qui intéressera autant les publics néophytes que les plus avertis en matière web.

L’e fichier audio (MP3 de 29 minutes) est ici

Bienvenue aux auditeurs de La fosse aux lionnes

Bon, ce matin j’ai regardé comme vous la télédiffusion de l’émission La fosse aux lionnes et j’étais dans mes petits souliers à talons hauts parce que je n’aime pas ça m’entendre parler de moi et de ma condition. Je préfère tellement plus parler de Web, ma passion! Mais on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Alors bienvenue sur mon blogue et j’espère que vous y trouverez de l’intérêt, quoi que j’y parle pas mal plus de ma passion. Si vous voulez en apprendre plus sur ma condition visitez Femme 2.0 et si vous en avez la patience, débutez pas le début (à partir du bas de la page puisqu’un blogue est écrit de manière antéchronologique). J’ai aussi parlé de mon côté givré, et encore là, ça prend une bonne dose de courage pour suivre mes péripéties poétiques étranges. Madame Michon parlait aussi du fait que je ne veux pas être idéalisée et du poids que cela représente et vous trouverez cette discussion au billet À propos de mes apparitions médias. Finalement, je vous invite aussi à prendre connaissance de ma Mise en garde, et si vous avez quand même le goût d’explorer mes diverses présences Web, faites-vous plaisir et bienvenue chez moi…

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Pour les potes d’outre-Atlantique et mes lecteurs réguliers qui n’ont peut-être pas vu ce clip, le voici donc sur Dailymotion. Merci à mon ancien associé, Jean-François Renaud d’avoir eu la gentillesse de numériser le fichier vidéo.

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Uploaded by MichelleBlanc

Savoir déconner

La vie est courte, les journées sont longues et en général on travaille ardemment pour notre fric. C’est pourquoi je trouve que la capacité de savoir déconner, dans le sens de rigoler franchement, d’avoir un sens de l’humour, de ne pas être coincé, est si relaxant et que ça devient un atout stratégique d’affaires. En tout cas, c’est ce que je mets en pratique et ça me fait tellement de bien de déconner avec les potes dans Twitter, Facebook et même ici dans mon blogue. Je suis même de plus en plus convaincue que mon humour grinçant est l’un de points qui me différencie positivement et qui a contribué au succès de mon blogue. De toute façon, les gens ennuyeux ont une caractéristique que tout le monde s’entend pour reconnaître. Ils ennuient…

Primeur : utilisation de l’Internet dans la décision d’achat des Canadiens

Étant donné que ce blogue commence à avoir un auditoire intéressant et qu’il se spécialise entre autres sur les questions relatives au commerce électronique, la firme de relations publiques Massy-Forget m’envoie deux communiqués de presse portant sur L’initiative Weblocal de Transcontinental et sur un sondage effectué pour Weblocal, par Ipsos Canada.

Près de deux Canadiens sur trois souhaitent pouvoir consulter les commentaires d’autres internautes avant de prendre une décision d’achat. C’est ce que révèle un sondage IPSOS, commandé par Weblocal.ca, portant sur les habitudes de consommation de l’Internet et des médias sociaux des Canadiens lors de la planification de leurs achats.

Du sondage on peut apprendre que :

• Selon les résultats du présent sondage, le tiers des internautes canadiens ont eu recours à la toile dans leur processus d’achat pendant la période des Fêtes 2008, soit pour aller chercher de l’information sur un produit ou encore pour se renseigner sur un commerçant. Dans l’ensemble de la population, si on considère que le taux de branchement au Canada est d’environ 75%, cela signifie que le quart de la population a utilisé Internet dans sa planification d’achats des Fêtes.

• Parmi ceux qui ont navigué sur Internet, environ les trois quart l’ont fait pour plus d’un achat et 22% l’ont fait pour au moins la majorité de ceux-ci.

• Sur Internet, le type d’outil le plus utilisé et de loin, est l’engin de recherche : près de neuf répondants sur dix ont visité un site de ce genre. Les annuaires Internet, à 17%, arrivent troisième après les autres types de sites Internet (comme des sites de média ou d’évaluation de produits). Les blogues et forums suivent avec une utilisation de 13% et les réseaux sociaux ferment la marche avec 11%.

• Plus de six utilisateurs d’Internet sur dix se sont dits intéressés par des commentaires en ligne laissés par d’autres consommateurs sur leurs expériences avec des commerçants. Environ le tiers de ceux-ci ont manifesté un intérêt marqué.

• La moitié des internautes croit que ces commentaires pourraient avoir une certaine influence sur eux et chez ceux qui se sont dits très ou assez intéressés, cette proportion grimpe à 75%. Ces résultats sont toutefois à considérer avec précaution, étant donné que les répondants ont parfois de la difficulté à admettre qu’ils sont influencés par certaines choses.

Ces informations sont un excellent motivateur pour Weblocal qui se définit comme :

« Weblocal.ca est la concrétisation du mariage entre le phénomène du Web 2.0 et le désir des consommateurs de se consulter sur des sujets qui influencent leur quotidien, tel que les achats de produits ou de services, ajoute M. Uglar. Notre site permet aux internautes d’interagir avec le contenu de la page des commerçants et de choisir facilement et rapidement les commerçants locaux qui sauront le mieux répondre à leurs besoins. »

Mais c’est aussi une très bonne nouvelle pour les commerçants en ligne qui pourraient y voir une raison de plus de permettre l’interaction bidirectionnelle avec leur clientèle via des blogues, wiki, forums ou autres technologies de gestion de contenus permettant les commentaires, votes et interactions.

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Question de botter le cul des entreprises qui hésitent encore à s’investir dans l’espace des médias sociaux, voici une liste de 300 entreprises qui sont sur divers types de médias sociaux avec différentes initiatives.

Vos signatures de courriels

L’une de mes clientes que j’aime beaucoup vient de m‘envoyer un courriel et ça m’a sautée dans la face et je l’ai chicané. C’est con à dire, mais au nombre de courriels qu’une organisation peut envoyer dans une journée, il m’apparaît essentiel d’y ajouter une signature comportant les URL de vos présences Web. La croissance du trafic de vos présences Web commence par le simple fait de faire la promo de celles-ci et de les inclure dans vos signatures de courriels d’affaires, me semble que c’est la base de la base et que ce n’est peut-être pas inopportun de le rappeler. D’ailleurs, mettez ces URL en clair dans votre signature et non en image puisque plusieurs services de courriels bloquent les images par défaut. Je dis ça comme ça …

MAJ
D’ailleurs, tant qu’à y être, voici la mienne :
Michelle Blanc
M.Sc. commerce électronique
Associée principale
Analyweb inc.

Tel. 514-849-0654
Cel. 514-708-6285
Skype : michelleblanc
GoogleTalk: michelle.blanc.analyweb@gmail.com

mblanc@analyweb.com
blogue@michelleblanc.com
michelle.blanc.analyweb@gmail.com
 
Blogues : www.michelleblanc.com , www.web-marketing-frog.blogspot.com , www.cote-givre.blogspot.com , www.femme-2-0.blogspot.com
LinkedIn: www.linkedin.com/pub/1/4a1/930
Flickr: www.flickr.com/photos/michel-leblanc/
Facebook: www.facebook.com/profile.php?id=671641575
Twitter: https://twitter.com/MichelleBlanc
Livre: http://pourquoibloguer.com/

À propos de l’expérience CNN/Facebook

Comme suite à mon billet Obama, le Web 2.0 par la grande porte, en commentaire, Martine Lizotte me pose la question suivante :

Michelle,

Avec du ’social event micro-blogging’ comme on a vu hier avec CNN/FB, crois-tu que c’est la fin de Twitter? Du moins du Twitter que l’on connait présentement?

Personnellement, je trouve Twitter sympa et utile dans certains cas mais de ce que j’en observe, Twitter répond à 2 besoins qui sont (et seront) assouvis par d’autres outils technologiques de l’information et des communication (TIC). Dans le premier cas, un outil existant et dans le 2e cas, un outil qu’on a découvert (du moins pour la ‘masse’ — disons ‘adoptants précoces’ dont je fais partie — par opposition aux ‘innovateur’ comme toi qui connaissaient l’existance de l’expérience du RTBF) hier avec #ObamaCNN/FB:

Permier besoin des utilisateurs de Twitter:
Partage d’informations, de liens, d’idées sur un sujet/thème. Et à ce niveau, les groupes de discussions répondaient déjà à ce besoin. Cependant, je crois que ces derniers n’ont pas évolués à leur point d’efficacité à cause de nouveaux joueurs entrants qui ont pris la place grâce, entre autres, à l’effet de nouveauté qu’ils ont apporté… Mais, par exemple, s’il y avait (peut-être il y a déjà) une centrale efficace gestion/recherche de goupes de discussion (un ‘Google discussion’) par sujet avec comme lecteurs/générateurs d’information, des ‘amis’ ou ‘contacts’ et l’ajout de Fils RSS, rendrait les groupes de discussions (micro-blogging) plus attrayants. Je crois que FB perd peut-être une opportunité de ce côté, les ‘groupes’ que l’on y forme pourraient être porteurs de discussion plus dynamiques et efficaces…Enfin…. Et pourquoi pas du micro-blogging en plus du ’statut’ ?

Deuxième besoin des utilisateurs de Twitter:
Échanger en direct sur un événement…#Mumbai, #Élections, #crash Hudson (quoi que les premières images de l’événement proviennent d’un Twit)… et dans ce cas, le concept de CNN/FB a répondu à ce besoin. Il serait par contre encore plus sympa, pour ‘ralentir’ le rythme des updates de statuts ‘d’étrangers’, de pouvoir sélectionner ces ‘étrangers’ selon leur provenance ou profil socio-démographiques question de lire ceux qui sont comme nous, ou au contraire, ceux qui ne le sont pas…

Qu’en penses-tu???

Est-ce la fin de Twitter? À moins que Twitter s’associe à certains médias trad. pour concurrencer le partenariat CNN/FB qui semble lancé? En fait, ma question devrait être : Est-ce la fin du Twitter ‘traditionnel’? Qu’elle est la valeur ajouté de Twitter par rapport à ce qu’on a déjà comme outil TIC?

Aussi, tant qu’à y être et à te poser des questions… crois-tu que le mariage entre les deux joueurs (CNN/FB) est pour la vie où les concubins seront ‘fidèle’ ou est-ce une union ‘libre’ où FB pourra (et voudra) s’associer à d’autres médias?

Un peu compliqué (et long!) comme question/réflexion…désolée! Ce qui explique probablement pourquoi je ne suis pas bonne au micro-blogging (ni même au blogging)!!! Merci!

Martine

Voici ma réponse :

Chère Martine, merci pour ton long commentaire qui comporte de nombreuses questions. Il est en effet clair que le conglomérat d’occasion, CNN/FB a ouvert une brèche dans ce que pourrait être la télévision interactive et communautaire de demain. Il est aussi évident que comme les médias sociaux sont souvent nichés et qu’ils sous-tendent des profils sociaux démographiques différents, il en est et en sera de même des outils de mocroblogging comme Twitter ou comme ce qu’offre la fonctionnalité des statuts de Facebook. Cependant, en Amérique du Sud, dans certaines régions d’Europe, en Afrique ou en Asie, Facebook n’a qu’une très faible pénétration. Il y a donc beaucoup de place pour des joueurs régionaux. Les forums comme lieu d’échanges ont aussi perdu beaucoup de plumes au cours des dernières années. Finalement, Twitter tire son intérêt principalement à cause de l’influence de ses utilisateurs qui sont les super geeks/blogueurs, soit le 2e groupe le plus influent du Web après les médias traditionnels. Twitter reste donc encore, un lieu très pertinent pour savoir ce qui se trame sur le Web et pour influer sur les influenceurs de premiers plans. Comme c’est le cas depuis un certain nombre d’années déjà, les joueurs Web 2.0 continueront de nous surprendre, d’insuffler de plus en plus d’interaction entre les usagers et de créer des mash-ups (que moi j’aime bien appeler pâté chinois) qui vont encore repousser plus loin nos perceptions des médias traditionnels, des médias sociaux et de l’interaction humaine sur le Web…
C’est donc une réponse plus philosophique que pratique finalement…

Femme de l’année selon le Blog des Managers 2.0

Comme c’est mon habitude lorsque je reçois des honneurs, je fais un lavage de petites culottes afin de m’aider à rester humble. Mais je les ai tellement lavées dernièrement qu’à la place, j’irais m’en acheter d’autres. Tout ça pour vous dire que je suis la femme de l’année selon le blog des Managers 2.0 de France.

Ce classement n’en n’est pas un. Je ne fais que mettre en valeur les personnalités que j’ai trouvé incroyable, agréable, dynamique, pro. , … Mais la première place est bien une première place :

Michelle Blanc que vous pouvez retrouver sur son blog : http://www.michelleblanc.com/ J’ai eu la chance de mieux la découvrir cette année mais pas assez encore. Son blog est extraordinaire! Sa prise de position à la télévision ces dernières semaines a été scotchante. Son combat pour une politique numérique est courageux. Enfin, ce qu’elle est comme femme est rafraichissant même si parfois c’est du brutal (reprise de l’expression des tontons flingueurs).

Que dire d’autre que MERCI, que bien que ce soit une exagération, moi j’aime ça les exagérations et que ça me fait bien plaisir. Je félicite évidemment aussi les 9 autres récipiendaires, dont les copines que je connais ou lis déjà Isabelle Lopez, Hélène Frebourg et Christelle Membrey ainsi que les autres que je découvre avec plaisir.

À propos du bruit dans Twitter

Ça me fait toujours rire d’entendre des potes dire qu’il y a trop de bruit dans Twitter ou de supposer que ceux qui m’ont d’abord demandé de les suivre, que j’ai acceptés et qui arrêtent de me suivre par la suite, l’ont fait parce que je twitte trop ou que je déconne. Ma perception de twitter est comparable aux anciennes salles de fumeurs dans les entreprises ou aux discussions à la fontaine d’eau. Ce sont des endroits qui servent de lieu d’échange de potins, de « qu’est-ce que j’ai fait hier soir », de primeurs, d’inédits, de socialisation, d’information privilégiée et autre. Maintenant si vous tentez d’être à ses endroits en tout temps et de tout lire et de tout savoir, vous avez un GROS problème. Tout comme si vous passiez vos journées aux fumoirs d’antan, vous n’étiez certes pas très productifs, de tenter de tout lire et de tout savoir des contacts twitter est une tâche herculéenne et inutile. Par contre, d’utiliser un utilitaire Twitter comme Twhirl par exemple, qui met en couleur verte ou citron, strictement les gens qui vous ont parlé lorsque vous n’y étiez pas, et de prendre part aux conversations le temps que vous y êtes, peut être extrêmement productif et surtout instructif. Vous réduisez donc très, très sensiblement le bruit. En outre, moi je lis surtout les TinyURL et je reconnais le visage des potes, ce qui facilite la lecture rapide des twitts. Le bruit est donc dans la tête des obsédés qui ont peut-être l’ouïe trop sensible et trop méthodique. Tout comme dans le fumoir, à être de toutes les conversations vous n’êtes d’aucunes. Rien ne vous empêche cependant d’écouter ce que les autres ont à dire de temps à autre, mais pour ça, il ne faut pas que vous soyez seul dans le fumoir…

MAJ
Venant d’Orenoque sur Twitter:

Twitter is like a river. Les anglais ont une belle expression «Drink from the river, don’t try to drink THE river».

Obama, le Web 2.0 par la grande porte

J’étais extatique d’observer la mise en ligne Web 2.0 du site Whitehouse.gov tout comme le père de l’expression 2.0 Tim O’Reilley qui disait dans son billet change.gov Becomes whitehouse.gov:

In all the excitement of the inauguration today, I wanted to call out one amazing success story. Today, change.gov became WhiteHouse.gov. For those of us in tech, this is an amazing affirmation. Not only did the Web 2.0 principles of user-engagement, viral outreach, rapid development, and real-time intelligence help Obama to win the presidency, he’s bringing the same principles and the same team to manage his outreach during his time in office.
This is an amazing moment for anyone involved with Web 2.0. There’s a long road ahead, but it’s clear that many of the lessons that were learned first on the consumer internet are now being applied to much harder, more serious problems.

(…)

One of the things that excites me the most is the way that the new administration is reaching out to small companies rather than to the normal behemoths who bid on government contracts. Among other things, in an environment where we all need to do more with less, it’s fabulous to see how the latest web technology can be deployed by small teams. I think that there will be many opportunities in the coming year for technologists to make a difference in helping our new administration achieve its ambitious goals.

Le Web 2.0 modifiera la télévision telle qu’on la connaît
Lors de la soirée électorale d’Obama, la RTBF avait fait une expérience de clavardage en direct, avec les journalistes de la RTBF et la rediffusion de l’émission électorale en continu sur le Web. C’était déjà vraiment bien de clavarder avec des gens des quatre coins du monde. Il y avait aussi eu l’expérience Twitlife, qui réunissait des twittereur francophones des 4 coins du globe et qui diffusait leurs impressions de la soirée électorale, qui étaient ensuite reprises par de grands médias européens. Mais hier, l’application composite CNN/Facebook nous a donné réellement une vision de ce que sera la télévision de demain puisque nous avions la possibilité de choisir le streaming de plusieurs points de vue et de clavarder et réagir en direct, via les statuts Facebook de nos amis ou de l’ensemble des usagers Facebook. C’est ce qu’on appelle l’interactivité sociale en direct à son meilleur. Le seul bémol à ce genre d’application est la bande passante qui est encore malheureusement déficiente pour permettre la pleine utilisation de ce genre d’utilisation et le load balancing des serveurs de Facebook/CNN qui ont été plus que sollicité durant ce moment historique de l’investiture américaine. Mais pour ce qui est de la bande passante, du côté américain du moins, le NYTimes pose la judicieuse question Does Broadband Need a Stimulus?

MAJ
Avis aux politiciens et aux fonctionnaires, si vous voulez être efficaces en ligne, faites comme Obama et foutez les mafias des gros intégrateurs et des firmes de communications relations publiques majeures, dehors à coup de pied au cul et commencez à travailler avec les petites boîtes Web et avec les consultants de pointes qui savent ce qu’ils font (OK je parle pour ma paroisse ici). Ça va vous coûter pas mal moins cher et ça va fonctionner. Mais N’INSISTEZ PAS POUR QU’ILS SOIENT ISO ou qu’ils AIENT DÉJÀ GÉRÉ DES SITES WEB DE PLUSIEUIRS MILLIONS DE DOLLARS. Si le président américain, l’homme le plus puissant de la planète, prend cette tangente, il me semble que vous pourriez vous en inspirer. Mais ces mafias vous font-elles trop peur pour agir???

Les aficionados de twitter, facile à trouver difficile à conserver

Bon, un autre petit moment de détente gracieuseté de GeekandPoke. Les aficionados Twitter (Followers) sont faciles à avoir, mais plus difficiles à conserver. Je me suis d’ailleurs rendu compte que le ratio Follow/Followers (ceux que je suis/aficionados) doit avoir un certain équilibre puisque Twitter gèle le nombre de gens qui vous suivez s’ils génèrent plus de 1000 twits par jour ou si Twitter juge que ce ratio n’est pas à son goût après 2000 Followers. J’ai donc fait le ménage de ceux que je suivais et qui ne me retournait pas la gentillesse à l’aide des outils FrientorFollow et Twitter Karma. Mais de retour à GeekandPoke

Obama ouvre la voie du gouvernement 2.0

Alors qu’ici, nos partis politiques se demandent encore si ça vaut la peine d’être en ligne convenablement entre les élections, demain, le premier président américain valorisant le dialogue Web avec le peuple prendra le pouvoir. Dans l’article Le «cyberprésident» débarque sur la toile le 20 janvier à midi, on explique bien comment monsieur Obama aura un conseiller de choix et un militant avec du pouvoir, le peuple américain :

Cette recette de démocratie en ligne est déjà en action sur le site de l’équipe de transition, Change.gov, sur lequel les internautes sont invités à partager leurs idées concernant l’avenir du pays et à évaluer celles des autres. «Les idées les mieux cotées seront rassemblées après l’investiture dans un classeur, comme ceux que le président reçoit tous les jours de la part de ses experts et conseillers», explique Change.gov.
(…)
«Les 25 parlementaires hostiles à la réforme de l’assurance maladie préparée par Obama pourraient se retrouver d’un seul coup face à 25 ou 30 millions d’Américains», présume Joe Trippi, directeur de campagne en 2004 du candidat à l’investiture démocrate Howard Dean, premier aux Etats-Unis à avoir utilisé l’internet comme outil politique à la présidentielle. «Ils vont se faire broyer», prévoit-il.

Mais qu’est-ce que le gouvernement 2.0?

(Via AAAliens, les explorateursduWeb et Gauravonomics qui cite Mark Drapeau) Le gouvernement 2.0 serait l’utilisation du Web par le gouvernement afin d’atteindre trois objectifs. Soit de partager de l’information interne, de créer puis nourrir une relation avec les entités non gouvernementales et de rendre le pouvoir aux citoyens. Gauvaronomics explique qu’il y aurait en fait cinq niveaux de gouvernement 2.0 :

Level 1. Allowing government employees and elected officials at all levels to access and use social media tools like blogs, wikis and social networks to connect with their constituents.
Level 2. The strategic use of social media tools like blogs, wikis and social networks by government agencies to achieve their objectives and solicit citizen feedback to improve their processes.
Level 3. A participatory platform that engages citizens in policy debates and voluntary service at all levels of the government.
Level 4. Open availability of all non-sensitive and non-personal government data so that citizens can use it and third parties can build web 2.0 mashups on top of it.
Level 5. Crowd-sourcing the government, party by institutionalizing a process that directly uses the aforementioned participatory platform as an important input into government functions, including policy formation.
Ellen Miller nailed it best when she said that transparency and communications are two different things in Government 2.0. Levels 1, 2, and 3 are about communications. Levels 4 and 5 are about transparency

Nous assisterons donc à des transformations majeures quant à l’utilisation du pouvoir et à son partage avec le citoyen via les outils Web et cette transformation démocratique qui débutera demain chez nos voisins américains, risque fortement d’avoir un effet d’entraînement sur les autres démocraties ouvertes de la planète. La question que je me pose encore, sommes-nous ici au Québec et au Canada dans des démocraties ouvertes?

Nortel, la triste histoire de mauvais choix stratégiques

Dans une ancienne vie, je travaillais aux ventes chez Bell Canada et je vendais des équipements Norstar. Je me souviens encore du tournant soi-disant dramatique de l’an 2000 et à quel point nous avions capitalisé sur la vente d’équipement qui devaient permettre de passer ce cap fatidique sans heurts. Je me souviens aussi que la suite d’équipement Norstar de Nortel était la suite téléphonique la plus vendue de la planète. Or, à l’époque, débutaient les premiers balbutiements de la téléphonie IP qu’on disait plus que prometteuse. Les dirigeants de Nortel décidèrent de tout miser sur cette nouvelle technologie et passèrent le mot aux vendeurs et à leur marché qu’ils cesseraient de supporter les mises à niveau des équipements Norstar puisqu’ils pousseraient désormais la téléphonie IP. Or, à l’époque, Nortel se mit à faire des achats de compagnies de transfert de données, ils voulaient compétitionner CISCO et ils mirent sur le marché le produit BCM Business Communication Manager dont personne n’était encore formé pour entretenir et encore moins pour vendre. Ils disaient donc à leur marché, le produit le plus populaire de la planète, ne sera plus entretenu par nous et nous vous proposons à la place une technologie non encore stable, non encore éprouvée et nos employés ne savent pas encore comment vous installer ça, le vendre et l’entretenir. Quelques mois plus tard, je perdais mon emploi, Nortel commençait sa descente aux enfers et c’est ainsi que j’entrepris mes études de maîtrise pour changer ma carrière.
La conclusion de cette triste histoire
Si vous êtes un leader dans votre secteur et que vous avez une base de clientèle forte et fidèle, même si vous croyez à un avenir prometteur pour une nouvelle technologie, continuez tout de même à entretenir vos clients actuels pour les produits que vous leur avez vendus, songez à un plan de migration qui permet à vos clients de capitaliser sur leurs investissements actuels et assurez-vous que vos employés sont formés sur vos nouveaux produits et surtout, assurez-vous qu’ils fonctionnent…