Caroline Allard, aka mère indigne, me les pompe

C’en est trop! Je suis verte de jalousie. C’est que Caroline Allard, cette foutue trop pleine de talent, vient de confirmer la rumeur qui avait déjà été publiée dans mon billet Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec :

en primeur (que j’ai entendu à travers les branches) une série Web télé sera adaptée à partir de son premier livre

Elle a le culot de nous révéler dans son billet Mère indigue en Web-o-scope que :

L’automne dernier, Myriam Bouchard de Milagro Films m’a demandé si ça me plairait de voir mes Chroniques adaptées pour la WebTV. Je suis allée sur leur site, j’ai vu qu’ils avaient de l’expérience dans les films d’horreur, faque, comme dirait l’autre, j’ai dit oui! Le projet a été rondement mené, et les capsules sont tournées. J’ai même vu ce que ça donnait. (…)
Parce que tout ça va être diffusé sur le site Web de Radio-Canada, et comme Radio-Canada est une grande et belle chose, ils vont faire un lancement. Et ça va être chouette.

J’ai pété une coche (comme on dit ici) et dans mon mur Facebook je lui ai répondu :

tu es ma mentore à SCANDALE mais je suis tout de même jalouse de tous tes talents. En plus d’être drôle, experte en scandale, cérébrale, littéraire et brillante, tu es en plus “cute”. C’est vraiment trop pour une seule femme qui en plus est une mère modèle, une épouse aimante et une professionnelle à succès. Trop c’est trop et avec encore une autre initiative qui se fera bientôt ramasser par Hollywood? Une chance que tu es ma chum…

Question de me venger, je vous remet d’actualité ce vieux SCANDALE Mère indigne porte bien son nom

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Comble de l’ironie, on la liche dans Branchez-vous! On ose même titrer l’article La mère indigne devient une vedette ! Grrrrrrrrrrrrr

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Pour ceux qui ne s’en seraient pas rendu compte, j’ironise dans ce billet puisque je suis l’une des plus grandes admiratrices de Caroline, que j’aime beaucoup être en sa compagnie et que je salue ses succès bien bas et que j’angoisse vraiment à l’idée qu’elle déménage à Hollywood ou à Paris parce qu’avec du talent comme ça, c’est ce qui arrive souvent :-(

Mon avis sur les audiences du CRTC

Le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) tient des audiences publiques, ces jours-ci, afin de déterminer si il devrait légiférer sur les nouveaux médias au Canada. Un excellent résumé de ses positions sur InfoPresse illustre bien les enjeux des proréglementations et des anti-réglementations. D’un côté, les artistes veulent que le CRTC réglemente le Web afin de toucher des droits d’auteur et de garantir un minimum de contenu canadien sur le Web et de l’autre, les diffuseurs, les entreprises Web et les fournisseurs de services Internet sont contre de nouvelles réglementations puisque comme le dit Google Canada :

“Quand vous voyez la quantité de contenu canadien offert en ligne, quand vous voyez la diversité de ce contenu et quand vous voyez avec quelle facilité les Canadiens peuvent maintenant avoir accès à du contenu, le promouvoir et le diffuser, vous pouvez constater que le Web a ouvert un nombre remarquable de possibilités “

Mon point de vue sur les audiences du CRTC
La problématique d’une réglementation sur le Web est que ce ne seront que les entreprises canadiennes qui seront affectées par celle-ci. Le Web n’a pas de frontières, mais la réglementation s’arrête avec la juridiction de l’organisme de réglementation, en l’occurrence ici, le CRTC n’affectera que le Canada. Or, les entreprises américaine, française, ougandaise ou des autres pays, continueront d’inonder le Web qui se retrouve sur les écrans d’internautes canadiens sans entraves légales. Mais nos entreprises devront pour rejoindre les mêmes Canadiens, se conformer à des règles nouvelles qui potentiellement, pourraient les handicaper d’être compétitifs avec les diffuseurs des autres pays qui sont sur nos écrans. Qui plus est, déjà nos entreprises tirent de la patte sur le Web et il est de mon avis qu’elles n’ont pas besoin d’entraves additionnelles, mais plutôt de stimulation pour être efficaces sur le Web. Il y a aussi la question des droits d’auteur et du pourcentage du contenu canadien sur les portails des grands médias sur le Web. Pour ce qui est des droits d’auteur, les auteurs eux-mêmes peuvent très bien négocier leurs droits, en requérant les services d’avocats et de négociateurs compétents. Pas besoin de légiférer pour ça. Pour ce qui est de la question du contenu canadien, si nos médias ne font que reprendre le contenu américain sur leur présence Web, ils se tireront dans le pied puisque les internautes ne sont pas des imbéciles et que si ils veulent par exemple, savoir ce qui en est de la série Lost (ma série fétiche du moment), ils n’iront pas rechercher ce qu’ils veulent sur le site du diffuseur canadien de l’émission, mais ils iront plutôt sur le site original de la série. De réglementer ça ne servirait donc pas à grand-chose si ce n’est que de potentiellement ajouter à la complexité de la mise en ligne d’entreprises qui pourraient, par défaut, être touchées par ces lois. Lors de mon entretien avec Madame Maréchal à ce sujet la semaine dernière, elle me faisait valoir qu’il y a aussi de la diffamation sur le Web. Mais la diffamation est déjà réglementée au Canada et les lois qui s’y rattachent affectent déjà le Web. C’est donc un autre exemple de l’inutilité apparente de légiférer sur cette question. Et vous qu’en pensez-vous?

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Lors de mes cours de droit lors de ma M.Sc. j’avais écrit une utopie Plaidoyer pour un cadre législatif international régissant le Web :

je me suis penchée, lors de certains travaux, sur l’utopie de réguler le Web, via des traités internationaux distincts et faisant du cyberespace, un territoire supranational et encadré par des traités tel que ceux qui régissent les océans, l’Antarctique et la Lune et les corps célestes. Ces divers traités font de ces territoires des espaces appartenant à tous et à aucun état en particulier. De plus, ces divers traités, permettent d’encadrer juridiquement, les activités humaines que les états et individus entreprennent sur ceux-ci.

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Voici l’entrevue que j’ai accordée aux animateurs Martin Pouliot, Hugo Langlois et Shirley Bishop de l’émission Pouliot et compagnie de la radio FM93 de Québec (MP3 à partir de la 10e minute).

Isabelle Maréchal, mon entrevue avec cette grande dame de la radio

Bienvenue à mes nouveaux lecteurs venant de l’émission Isabelle Le matin du 98,5 FM. J’espère que vous trouverez une foule d’infos sur mon blogue et je vous invite à naviguer dans celui-ci, notamment à l’aide des diverses catégories que vous trouverez à la droite de votre écran. Pour les potes qui n’ont pas entendu cette entrevue où je discutais de commerce électronique, de vol d’identités, du CRTC, de DessinsDrummond, d’économie numérique et de Barack Obama, vous trouverez les fichiers MP3 de cette entrevue.
Partie 1 à partir de 0:45min.
Partie 2

À propos des changements du travail journalistique

Il m’arrive d’avoir des discussions passionnantes ailleurs que dans la vraie vie ou que dans mon blogue. Pour preuve, voici un extrait d’une discussion que j’ai eue avec Marc Desjardins, sur le mur Facebook (oui vous savez cet outil que d’aucuns disent inutile) de la copine Geneviève Lefebvre qui a eu la gentillesse de publier mon billet La crise appréhendée des journaux au Québec, sur celui-ci. Elle pousse même la délicatesse jusqu’à en faire un billet sur son propre blogue Tout le monde veut aller au ciel * . Or donc, voici la discussion :

Marc Desjardins, à 08:18 le 18 février
Je suis d’accord avec vous sur le besoin du changement dans la vision journalistique. J’ai par contre une interrogation et une inquiétude. Je me demande pourquoi, dans toutes les crises évolutives de ce genre, ce sont les patrons qui conservent avantages et profits alors que les travailleurs doivent céder. Ensuite, cette démocratisation de la création de contenu, que nous valorisons tous et toutes, ne risque-t-elle pas d’entraîner, par contre, une forme de dilettantisme dans la diffusion de l’information, un dilettantisme qui risque de faire du tort au sens critique et à la capacité d’analyse?

Michelle Blanc, à 08:24 le 18 février
@Marc, le dilettantisme est là avec les médias trad et le restera avec la convergence. Cependant, à cause des hyperliens externes et de la puissance des commentaires, la merde restera au fond et les pétales de roses flotteront à la surface… Il ne faut pas prendre les lecteurs pour des imbéciles. Ils savent très bien discerner le pertinent du non pertinent (de même que Google) et c’est le pertinent qui sortira gagnant. Il y avait d’ailleurs déjà eu une confrontation de pertinence entre Encyclopedia Britanica et Wikipédia et c’est Wikipedia qui a gagné. Mais cet argument de perte de qualité rassure bien l’égo journalistique blessé…

Marc Desjardins, à 08:33 le 18 février
@Michelle, je suis d’accord pour Wikipedia, qui est un outil encyclopédique, donc enrichi par la force du nombre. Par contre qu’en est-il du journalisme d’enquête, du reportage fouillé et recherché, avec la présentation de points de vue contradictoires, dans un seul vecteur de diffusion? Qu’en est-il, surtout, de la pensée divergente, de celle qui ne suit pas la pensée populaire? Ne risque-t-on pas de voir se propager plus souvent la pensée dominante si on ne se base que sur la force du nombre? Cette pensée dominante est un peu l’envers de notre vision d’un Web ouvert d’esprit. Ce n’est, pour l’instant, qu’un point de réflexion pour moi.

Michelle Blanc, à 08:39 le 18 février
Justement l’écrémage des médias qui sont lus souvent qu’autrement redondants permettra un renouveau de ce journalisme d’enquête, ne serait-ce que pour émerger de la masse. Je ne crois pas que The Economist disparaisse et je prédis que les gens seront prêts à payer pour de l’actualité fouillée. Pour le reste, Reuter, AFP PC et les autres feront leur boulot. C’est justement dans l’opinion éclairée que le journalisme tendra et les plus éclairés seront ceux qui auront la part du gâteau.

Marc Desjardins, à 08:45 le 18 février
Je souhaite que ta vision prévale Michelle… mais c’est celle d’une visionnaire des communications généraliste et une praticienne avancée du Web. La vision journalistique (comme celle des publicitaires d’ailleurs) a plus tendance à se raccrocher aux anciens poncifs, tout en se croyant avant-gardiste. Ayant navigué dans les divers champs, j’en sais quelque chose… Il faudra trouver un moyen de fusionner les forces pour lutter contre l’inertie.

Michelle Blanc, à 08:49 le 18 février
amen

La crise appréhendée des journaux au Québec

Voici mon point de vue très biaisé de la crise appréhendée des journaux au Québec. Tout d’abord, une disclosure.

Je pense que la FPJQ est un groupe de retardataires réactionnaires. J’ai travaillé pour différentes composantes de l’Empire Quebecor comme on s’amuse à l’appeler. J’ai des entrées et des amitiés avec tous les grands groupes médias du Québec, j’ai écrit pour Branchez-vous, LesAffaires.com et été experte invitée régulière lors de la première année du canal Argent. Je connais aussi personnellement la plupart (pour ne pas dire tous) des journalistes technos du Québec et plusieurs de la France et de la Belgique. J’ai donc ce qu’on pourrait appeler une vision périphérique qui de plus est biaisée.

Je crois que la situation des médias écrits, nommément les journaux, n’est pas dramatique au Québec parce que comme pour le reste des phénomènes Web, nous sommes souvent deux ans en retard. Même nos chicanes blogueurs/journalistes se font avec un décalage du reste du monde. Ça nous offre l’avantage d’apprendre des erreurs des autres, mais disons que pour l’innovation, on repassera. La situation ici n’est pas dramatique non plus parce qu’ici, il y a une concentration de la presse et que de ce fait, les grands groupes retrouvent un peu de ce qu’ils perdent d’un média, dans une autre de leur propriété médiatique. Aussi, même les annonceurs sont en retard ici et ne songent pas encore à exploiter le plein potentiel que leur offre le Web et croient encore aux balivernes que leur racontent les grandes boîtes de création de pubs du Québec. Finalement, notre microcosme linguistique nous protège aussi et certains des médias locaux ont des revenus qui feraient rougir de jalousie bien des voisins américains.
Cela étant dit, il ne faut pas non plus être dupe et croire que les bouleversements majeurs qui affectent la presse mondiale nous épargneront de son grand nettoyage. Disons simplement que si la moitié des médias écrits américains risquent de disparaître cette année, l’hécatombe ne sera pas aussi dévastatrice de ce côté-ci de la frontière. N’empêche que la pression est forte et qu’elle le sera de plus en plus. J’écrivais que même ici, pour la première fois, les journaux ont perdu la place de la pénétration au profit du Web et que seules la radio et la télévision jouissent encore de la primauté sur ceux-ci. Mais les jeunes vieillissent et ils ne commenceront pas à faire ce qu’ils ne font pratiquement pas, c’est-à-dire lire les journaux. Et les vieux, vont éventuellement prendre leur retraite et c’est triste à dire, mais ils vont mourir et j’ai comme un gros doute que leurs ayants droit ne demanderont pas à ce qu’on paye un abonnement au journal préféré de son aïeul pour lui faire un plaisir d’outre-tombe. À moyen terme, ça ne regarde donc pas trop bien. En outre, les petites annonces classées qui ont longtemps été la vache à lait des quotidiens, ne s’en peuvent plus de mourir à petit feu devant les kijiji et craigslist de ce monde, et qui sont gratuits. C’est d’autant plus loufoque de savoir ça et de réaliser que la grève du Journal de Montréal et que les journalistes de l’un des journaux encore très rentables de nos médias, se battent pour sauver les jobs perdues d’avance de cette classe d’employés. Anyway, TOUT LES JOURNAUX NE MOURRONT PAS, ni les grandes marques d’ailleurs. Mais les pratiques journalistiques risquent de changer dramatiquement. J’ai d’ailleurs écrit un billet sur ce sujet précis. Tout comme la radio n’est pas morte avec l’arrivée de la TV, le journal ne va pas mourir avec l’arrivée du Web. Il va cependant se transformer de fond en comble et sa version papier risque de devenir de moins en moins pertinente et elle est déjà peu écologique et nous coûte une fortune en frais d’enfouissement et de récupération.
Mais les journalistes ont peur! Ils ont raison! Leur emploi va changer et qu’ils le veuillent ou non, ils se devront de baiser la main de cette maudite convergence qu’ils conspuent depuis si longtemps. Ici, nous n’avons qu’une simili convergence. Il y a bien certainement celle de Star Academie qui fait couler tellement d’encre, mais outre cette épisodique convergence, Quebecor ne converge pas encore. Je l’avais d’ailleurs noté et applaudi lors du seul exemple réel de convergence de l’EMPIRE qui avait eu lieu lors du fameux scandale des piscines contaminées à Montréal. Outre, ce fait et star ac, mais de quelle convergence parlons-nous? Il y a aussi cette convergence tacite, mais très efficace qui unit Gesca et Radio-Canada. Là on peut parler de convergence efficace et ils ne sont même pas du même groupe. Nous pourrions parler dans ce cas d’une convergence protectionniste et je ne me souviens pas d’avoir entendu aucun des journalistes qui y participent chialer là-dessus. Mais il m’en manque peut-être des bouts.
Mais c’est quoi notre problème avec la convergence?
Il y a bien celles de GE - NBC Universal,  FOX - News Corporation,  Walt Disney – ABC – ESPN, VIACOM - CBS – Paramount, AOL-Time Warner et les nombreuses tentacules de Sony. Mais ici il faut qu’on diabolise la convergence conglomératique? Imaginez que je n’ai même pas encore parlé de la convergence journaliste/média citoyen. Celle-là est la convergence d’entre toutes et ce sera celle qui sauvera notamment les petits. D’ailleurs, Pisani dit à ce propos (mais il dit peut-être n’importe quoi puisque c’est un journaliste/blogueur de Le Monde):

Si le journalisme de toujours se caractérise par la production d’informations, il semble clair qu’il ne trouve pas (encore) de modèle économique sur le web.
Mais si le journalisme organisé autour du web implique d’autres pratiques (l’essentiel étant l’expérience, les conversations) alors le modèle économique qu’il faut trouver est différent. C’est celui d’un journalisme dans lequel la production n’est qu’en partie assurée par les professionnels et qui se structure largement autour des liens, du partage, de la participation. Les modes d’opération incluent les algorithmes et l’ex-audience.
En même temps que nous nous interrogeons sur son rôle et ses fonctions sociales, c’est l’économie de ce journalisme là qu’il faudrait modéliser.

Mais si nous revenons à la convergence médiatique classique, il y a cet exemple réussi (dans Nieman.harvard.edu) du Nordjyske newspaper fondé en 1767 au Danemark. L’initiative est venue de la base et a été supportée par l’un des syndicats reconnu comme étant l’un des plus difficiles et hargneux de ce pays. Comme le dit le rédacteur en chef (l’initiateur du projet et on était en 2002) :

“The problem is that everybody wants progress but nobody wants change,” I told them. “If we want to keep our jobs, we have to develop ourselves and the way we work with journalism. But the consequence of progress is change; we have to do something else than we are used to doing and that brings with it insecurity. We get through it together, if we dare.” I then told them that in 10 months our regional newspaper, now slipping into a deep crisis, would become the most ambitious media house in Europe. “It will be tough,” I reminded them, “but when we’ve made it, we’ll have a future in which it will be fun going to work every morning and a newspaper in which we will make good stories.”
(…) The goal is to do better stories. Making sharper priorities and using different media platforms to tell that part of the story at which that medium is best. And by sitting closely together in a newsroom without walls with colleagues with the same beats and interests, we can share ideas, sources, research and thereby produce more and improve the total quality of our work.”
(…)Ten months later nearly the entire staff had changed jobs, offices, deadlines, editors, tools and colleagues. As we launched a new, more focused newspaper and added a free commuter paper aimed at younger readers in the big cities, in our community we introduced a regional version of CNN “Headline News.” These instant updates as part of local TV-news became an instant success. Within six months from our launch, we had more paid subscribers to 24Nordjyske, our cable TV station that broadcasts regional new s 24 hours a day, than we had on our newspaper, which dates back to 1767.

Our 250 reporters—no, we didn’t fire anyone—are no longer organized into groups with the task to fill certain pages or sections in a newspaper. They work together in a matrix organization, all under the same editor in chief, and each with the same basic task of telling good stories to people in Northern Jutland using the media best suited to the telling.

Mettons que c’est un maudit bel exemple de ce que pourrait être la convergence d’hier, ailleurs, appliquée à demain, ici.
Entre-temps, on peut toujours continuer à conspuer les conglomérats, à bitcher sur les blogueurs, à ne pas citer ses sources et à vomir sur l’apport citoyen comme cela s’est fait tant de fois et avec tant d’éclat comme avec cette récente escarmouche entre Marissal  et Lagacé rapportée par Canoe :

Dans sa chronique à Bazzo.tv, Vincent Marissal a aussi laissé entendre que plusieurs journalistes dans Internet -pas tous -font du «flash», des «sparages», du «tape-à-l’oeil» et qu’ils ont «le droit de fonctionner sous un autre registre», «à un niveau de qualité diluée».

Classement des blogues féminins francophones les plus populaires

Lors de la création de ma zelist, on m’a mentionné qu‘il n’y avait pas assez de femmes dans celle-ci et on m’a même accusée de ne choisir que des pures laines (ce qui n’était vraiment pas le cas). Or, dans le classement Twingly des blogues francophones les plus populaires de la planète, des 50 premiers blogues, 25 sont écrits par des femmes et j’en suis vraiment ravie. Je suis malheureusement la seule Québécoise de ce classement en 43e position. C’est Peperuka.com qui a fait l’effort de recenser les filles du classement. Vous faites quoi les copines? Allez diguidine, l’an prochain je veux voir au moins 5 Québécoises dans ce classement. Nous avons le jus de cerveau ici pour bien figurer à ce palmarès…

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Comme je suis dans ce classement, c’est certainement du sérieux… hehehe

L’authenticité selon Seth Godin

L’authenticité est un sujet qui me tient à cœur et qui s’approche de celui de la transparence dont j’ai déjà parlé maintes fois et même présenté lors de certains événements (PDF). Godin dit :

Authenticity, for me, is doing what you promise, not “being who you are”.
(…)
As the Internet and a connected culture places a higher premium on authenticity (because if you’re inconsistent, you’re going to get caught) it’s easy to confuse authentic behavior with an existential crisis
(…)
You could spend your time wondering if what you say you are is really you. Or you could just act like that all the time. That’s good enough, thanks.

Je comprends très bien la notion de Godin que les actes parlent plus fort que les paroles et en ce sens, il a tout à fait raison. Cependant, l’authenticité, dans le sens de transparence et de vérité, est aussi très efficace en terme communicationnel Web. Je pense que les gens jugent sur les actions, mais qu’ils ne peuvent souvent juger de ces actions que de par ce qui transpire de l’écrit et sur le Web, c’est pratiquement la seule manière de savoir qu’une action a été faite ou qu’elle se fera. Je prends donc les préceptes de Seth Godin avec une certaine dose de philosophie et de nuance…

La réalité virtuelle renforce les réseaux plutôt que de les étendre

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de réalité virtuelle, de Second Life et de jeux multijoueurs. Mais ce n’est pas parce que je vous en parle moins que ces univers soient moins intéressants pour moi ou pour les nombreux chercheurs qui s’intéressent au phénomène. Ainsi, dans le toujours très pertinent l’Atelier, La réalité virtuelle n’étend pas nos réseaux, elle les renforce on apprend que :

Les participants à des univers numériques ne profitent pas de l’abolissement des distances : ils préfèrent interagir avec leurs voisins géographiques. Une leçon pour les multinationales? (…) La preuve viendrait du fait que les joueurs habitant à moins de dix kilomètres les uns des autres ont cinq fois plus chance d’être partenaires que ceux qui habitent à cent kilomètres. Cela remet-il en question l’intérêt des réseaux sociaux, wiki et autres blogs dans les entreprises multinationales ? (…) La proximité semble un atout pour la productivité des outils de travail de groupe. Ces derniers gardent pour autant des atouts supérieurs à ceux du simple courriel dans les cas de groupes de travail étendu.

Je confirme ces observations par le fait que bien que je sois très active sur des réseaux sociaux et plateformes diverses, que j’ai un bon lectorat et de bons amis dans la francophonie mondiale, mes clients viennent tout de même majoritairement du Québec. Mon réseau est donc étendu, mais il apparaît évident que la force de celui-ci agit surtout localement. Ça me fait donc bien plaisir de donner des entrevues à la radio de l’Alberta, mais je sais bien que ce sont mes clients d’ici qui saisiront cette visibilité et me feront confiance (si j’ai à l’avance demandé à ce qu’on numérise l’entrevue afin de pouvoir la partager avec eux).

Entrevues sur la protection des renseignements personnels, le vol d’identité et le Web Stardom

Le plus récent rapport de la Commissaire à la protection de la vie privée du Canada était le prétexte pour une entrevue avec Yves-Gérard Méhou-Loko, animateur de l’émission Le Café Show de la radio de Radio-Canada Alberta (l’entrevue MP3). J’y ai mentionné la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, j’ai parlé du fait que le vol d’identité se passe à 90% hors du Web et que le vol d’identité était en décroissance au Canada ces dernières années.
Par ailleurs, j’ai aussi discuté de Web stardom avec Marie-Louise Gariepy de LaGodasse (MP3) et ça s’est passé juste avant ma fameuse Zeliste qui a fait couler tellement de pixels la semaine dernière.

À propos des classements et des listes

Les concours et les classements c’est toujours de la merde. C’est ce que je dis souvent, à moins de gagner évidemment. Souvent, dans les concours ou classements, il faut s’inscrire pour gagner. Je trouve que ça handicape les résultats qui sont présentés. Moi j’aime mieux les concours que l’on gagne sans savoir qu’on était dans la course. Comme ce concours de profectio qui a fait de moi la 3e femme la plus influente des médias sociaux canadiens et pour lequel je ne me suis jamais inscrite ou encore de recevoir cet honneur d’être personnalité Big idea Chair de Yahoo, que je n’ai jamais demandé.

Par ailleurs, on me parle beaucoup de ToutleMondeenBlogue qui est une mesure d’affluence tout comme Twingly, pas d’influence. Pour mesurer l’influence, on peut utiliser Technorati, wikio ou regarder le nombre d’hyperliens externes menant vers un blogue. L’influence c’est les autres qui vous la donnent en vous hyperliant ou en parlant de vous dans les médias. Maintenant, pour faire le point sur mon billet : Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec il s’agit plus en fait d’une liste, qui m’est personnelle et dont je me suis inspirée de celle de Forbes qui avait des critères bien précis dont celui de l’influence. Dans mon billet je disais aussi spécifiquement:

Cette liste est plus nominative que par décroissance et je me suis inspirée librement de l’esprit de la liste de Forbes.

C’est bien d’une liste qu’il s’agit. Néanmoins, cette liste est basée sur des critères objectifs et subjectifs et ça en fait donc un classement. Ce qu’elle a de particulier est que personne ne s’est inscrit pour en faire partie et que j’ai librement choisi ceux qui sont mes lauréats, en me basant sur mes perceptions de leur influence, dans diverses sphères d’activités touchant le Web. Oui, cette liste ne contient pas de blogues politiques, ils sont encore très peu influents hors des quelques rares tripeux de politique. Elle ne contient pas non plus d’autres catégories qui ont échappé à mon radar qui est pas mal large par ailleurs. J’estime donc que ceux qui en font partie ont de quoi être fiers puisqu’ils ne m’ont rien demandé et que certains ne savent même pas encore qu’ils en font partie.

Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec

Source: Christian Côté, photographe officiel de lémission Christiane Charette de la Société Radio-Canada

Source: Christian Côté, photographe officiel de l'émission Christiane Charette de la Société Radio-Canada

La semaine dernière, le recherchiste de Christiane Charrette me demande si je veux participer à la création d’une liste des célébrités du Web québécois (sur la base de celle de Forbes) et venir en discuter en ondes avec Bruno Guglielminetti et Dominic Arpin. Juste à voir le grenouillage et l’effervescence que cette liste, qui n’est pas encore en ligne, a causé dans la blogosphère, on se rend vite compte que les listes, on s’en fout, mais qu’il faut être dedans. C’est pourquoi je me sens dans l’eau chaude avec cette histoire, que je sais que je vais faire des malheureux parmi mes amis et mes clients (et même mes ennemis parce que oui, à bitcher sur une base régulière, je m’en suis fait quelques-uns), mais je ne suis pas une femme qui a froid aux yeux et je plonge dans l’eau bouillante, qui je l’espère aura des bubulles afin de me détendre un peu. Cette liste est plus nominative que par décroissance et je me suis inspirée librement de l’esprit de la liste de Forbes. Donc dans ma liste il n’y a pas de personnes qui étaient populaires avant leur arrivée sur le Web (exit les journalistes médiatiques), ce n’est pas une liste « has been revival » comme le dit si bien Sylvain Grandmaison, ou de « wanna be » qui s’en viennent, il n’y a pas non plus de gestionnaires ou d’entrepreneurs Web, qui ne sont pas eux-mêmes sur le Web, donc exit les capitaines ou lieutenants d’industries. De plus, ceux qui ont des blogues, mais des profils Facebook ou Twitter inexistants ou fermés n’aident pas leur cause. Vous pourrez donc me crier des noms par la suite, ou encore faire une chaîne de listes de noms comme le suggère Crapule et ce à quoi je réponds : Les chaînes? Mais c’est sadique! Moi je ne veux pas être enchaînée…

  1. Mon premier choix est une personnalité collective. Elle s’inscrit dans la philosophie de partage du Web, elle est gratuite et elle permet de briser le mythe des gens qui croient que le Web isole les individus. Il s’agit donc de l’esprit de la communauté geek/web de Montréal qui a permis l’éclosion de Yulblog, Yulbiz, Podcamp, PodMtl, Girl Geek Diner, CaseCamp, 3rdTuesday, Montreal Entrepreneur Breakfast, Urler.tv, Pecha-Kucha, Creacamp, Twestival, GuignoléeDuWeb, Île sans-fil, W3Québec, Communautique et de bien d’autres événements et organismes.
  2. Austin Hill, Ange financier, fondateur d’Akoha, de Zero knowledge et philanthrope notoire. Facebookeur et Twittereur. De renommée mondiale anglophone.
  3. Caroline Allard, Mère indigne, exvisu, Grand prix littéraire Archambault et personnalité Elle-France et en primeur (que j’ai entendu à travers les branches) une série Web télé sera adaptée à partir de son premier livre et un deuxième sera publié sous peu. Avide Facebookeuse et Twittereuse elle a fait entrer le blogue dans la littérature. De renommée mondiale francophone.
  4. Mitch Joel, Blogueur émérite et la première personnalité Big Idea Chair et l’homme le plus influent des médias sociaux canadiens, Facebookeur et Twittereur émérite, de renommée internationale anglophone.
  5. Harry Wakefield de Mocoloco.com, cofondateur de Praized et philanthopre de PechaKucha. Son blogue est de renommée internationale anglophone.
  6. Genevieve Lefebvre Chroniques Blonde, ChezJules.TV, avide Facebookeuse et Twittereuse, chroniqueuse pigiste et chroniqueuse radio qui démystifie les blogues.
  7. Martine Gingras de Banlieusardise, le Mom’s blog numéro un du Québec Facebookeuse et Twittereuse.
  8. Benoit Descary le blogueur techno geek le plus connu de la francophonie hors Québec. Avide twittereur.
  9. Martin Ouellette de Provokat. Le premier blogueur publicitaire du Québec et le roi de la pub virale canadienne. C’est aussi un grand conférencier qui dépucelle à grand coup d’images, la pub traditionnelle endormie du Québec.
  10. M-C Turgeon Pionnière des médias sociaux, blogue, balado, Web 3D, organisatrice de Creacamp et innovante artistique Internet à plusieurs égards.
  11. Julien Smith Pionnier du Webcast au Québec et blogueur et twittereur d’influence internationale (anglophone), il est présentement en train d’écrire un livre sur les médias sociaux avec l’une des vedettes du blogue américain, Chris Brogan.
  12. Philippe Martin de N’ayezpaspeur, cofondateur de Yulbiz, collaborateur de l’effort de veille journalistique Aaaliens, collaborateur de Twittlife et l’un des plus influents Twittereur québécois.
  13. Mario Asselin le blogueur pédagogique le plus connu au Québec et ayant un rayonnement international.
  14. Vincent Gautrais l’un des premiers blogueurs prof d’université du Québec et le blogueur légal le plus influent ici. Une sommité mondiale en droit des TI qui se prononce souvent sur le droit des blogues, du vol d’identité et des diverses clauses touchant les aspects légaux du Web. Très sollicité par les médias et donne plusieurs conférences spécialisées.
  15. Claude Malaison monsieur Entreprise 2.0 et intranet du Québec. Avide Twitereur et facebookeur. Auteur de nombreux ouvrages sur le Web et conférencier de réputation internationale (dans la francophonie). Il est aussi le directeur des contenus de Webcom, l’un des événements internationaux Web le plus prestigieux du Québec. Il recrute les plus éminentes personnalités du Web afin qu’elles viennent nous éclairer de leur sagesse lors de son événement.
  16. Martin Lessard Le théoricien et le philosophe du Web et des technos. Son blogue jouit d’une réputation internationale et il est souvent demandé à titre d’expert par les médias ou de conférencier par des organisations voulant comprendre davantage l’internet et ses impacts sur la société.
  17. Kim Vallée l’une des blogeuses les plus lues hors Québec. Elle blogue en anglais, mais c’est une franco. C’est aussi une avide twittereuse qui est particulièrement branchée sur la twittosphère et bloguosphère féminine de la planète.
  18. Carl-Frédéric De Celles blogueur, Facebookeur et twittereur et proprio d’IxMedia, inventeur de buzz.tv et très influent à Montréal, à partir de Québec.
  19. Guillaume Brunet, blogueur, initiateur du blogue de l’APCM, de la régie publicitaire des blogueurs, gestionnaire de nombreux médias sociaux de niche, jury de nombreux prix marketing et conférencier de renom.
  20. Sylvain Carle un pionnier du blogue au Québec et du mouvement « open source ». Cofondateur de Praized et Twittereur émérite.
  21. Michelle Sullivan, blogueuse et avide Twittereuse. Elle a mis les relations publiques à l’ère du blogue.
  22. Michel Baudet avec Têtesaclaque, il a engendré une armée de copycat qui rêvent tous de son succès.
  23. Patrice Guy Martin, rédacteur de direction informatique, blogueur, il développe le concept de Twitt journalistique live.
  24. Isabelle Le blogue culinaire numéro un du Québec.
  25. Denis Boudreau Blogueur et chef de file des standards Web au W3Québec.

Avant de me tirer des tomates, songez qu’il y a encore beaucoup plus de gens influents qui ne font pas partie de cette trop courte liste et que c’est la preuve que notre blogosphère, twittosphère et Facebooksphère est bien vivante et présente sur la toile et que c’est tout à notre honneur en tant que petit peuple dans cet océan Web.

MAJ
L’intégrale de l’entrevue à Christiane Charrette (MP3)
La liste conjointe des 10 personnalités Web du Québec
La liste des 25 personnalités Web de Bruno Guglielminetti

MAJ 2
Cette liste a été reprise par
Branchez-vous
Sympatico/MSN
Infopresse

Très gros casse-tête

J’ai un méchant gros casse-tête avec cette histoire d’une liste des 25 stars du Web québécois. Tout d’abord je connais pratiquement tout le monde et j’ai plusieurs clients, donc il est inévitable que je fasse de la peipeine à ceux qui ne seront pas dans la liste. De plus, dans vos suggestions, il arrive que vous me parliez de pionniers, qui ont fait, mais qui ne font pas grand-chose depuis. Aussi, mon critère numéro un sera l’influence et non pas la popularité, concept qui est bin différent, mais que je prendrai aussi en considération. Je vais aussi m’efforcer de discriminer dans plusieurs sphères touchant le Web comme la business, la littérature, le communautaire, les podcast, la webtv, la pub, l’éducation, le divertissement, etc. Je vais évidemment m’exclure ainsi que Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti puisque nous sommes tous très influents (j’ose le croire) mais que nous sommes en conflit d’intérêts de nous auto-licher (même si ce serait très méritoire). Je songe plus en terme de personnalité qu’en terme de star comme pour plusieurs journalistes qui ont un blogue. Trop souvent, leurs chroniques sont les mêmes que ce qu’ils auraient pu imprimer dans le journal ou dire à la télévision. Ils se coupent des commentaires, n’ont pas de blogroll ou ont un blogroll de journalistes et ne s’inscrivent pas dans la communauté Web si ce n’est que pour avaliser le fait QU’EUX ont de l’éthique. Je pourrais inclure un nombre incroyable de gestionnaires Internet comme Bruno Leclaire de Canoë, Nathalie Larivière de Transcontinental ou Patrick Pierra de Branchez-vous. Mais ce sont des gestionnaires qui ne sont même pas eux-mêmes sur le Web et il me semble que dans l’esprit de Forbes, il faut que vous y soyez. Finalement, je n’ai pas le temps d’utiliser une méthodologie telle que celle utilisée par Forbes. Ma méthodologie sera donc mon pif (qui est bien plus jolie depuis mon opération de l’été dernier). C’est donc un gros défi et je m’excuse à l’avance pour tous ceux qui seront exclus et qui se sentiront lésés. That’s life…

Voici d’ailleurs la méthodologie de Forbes

To generate the Web Celebs ranking, we first defined a “Web celebrity” as a person famous primarily for creating or appearing in Internet-based content and for being highly recognizable to a Web-based audience. That definition excludes people who were significantly famous before they hit the Web–like author and pundit Arianna Huffington–and leaves us with a pool of people whose fame depends on the Internet.

Next, we created a candidate list of over 250 Internet personalities. Each candidate was ranked in five areas: Web references as calculated by Google; traffic ranking of their homepages as calculated by Alexa; Technorati rank of their primary Web sites or blogs, TV and radio mentions and press clips compiled from Factiva; and number of followers on microblogging site Twitter. We gave extra weight to results from Alexa, Google and Factiva. All five categories were totaled to produce a final score, and sorted to arrive at our rankings.

Quelles sont vos stars du Web québécois?

Quelles sont vos stars du Web québécois? Est la question dont je discuterai avec Bruno Guglielminetti et Dominic Arpin lors de l’émission radiophonique de Christiane Charrette à Radio-Canada mardi prochain. À l’instar de Forbes qui a publié sa liste des 25 « who’s who du Web mondial » (lire surtout américain), nous tenterons de faire une liste québécoise. La mienne est pas mal déjà faite, mais j’aimerais me laisser inspirer par vos suggestions et S.V.P., justifiez-moi vos choix qui seront peut-être pris en compte lors de ma discussion avec eux. Ma liste n’est pas coulée dans le béton et je suis impressionnable (je m’étouffe ici), vous pourriez donc me faire changer d’avis. Les critères sont vagues, flous et subjectifs et tournent autour de l’influence perçue, de l’apport qu’ils ont donné au Web et à sa communauté ou des sentiers imbattus qu’ils ont défrichés. Vous avez mon go et moi je vais m’exprimer là-dessus par écrit mardi matin et de vive voix aussi.

La tribalisation des réseaux pour les affaires

La tribu est l’une des plus anciennes constructions sociales de l’humanité et elle trouve de plus en plus son écho numérique via les réseaux et médias sociaux. Mais quels sont les paramètres favorisant leur éclosion, les objectifs d’affaires qu’ils accomplissent et les retombées d’affaires qu’elles génèrent? Ce sont les réponses que nous trouvons dans une étude conjointe de Deloitte, Beelinelabs et la Society for New Communication Research (via gauravonomics). Voici les grandes conclusions de cette étude :

#1: Communities are about Delivering Game-Changing Results
• Communities can increase revenue per customer dramatically, i.e., 50%
• Communities will increase product introduction success ratios
• Communities amplify everything you do- increasing effectiveness and decreasing costs
#2: The Rise of the CMO 2.0?
• Communities should be an important part of the CMO’s toolset (but for many large companies - there is an under-investment and scale problem)
• Companies should evolve the role of the CMO into Chief Community Officer (but that will require drastic changes in attitude and approach to marketing)
• If done properly, communities will transform the way marketing works (reduced costs, improved effectiveness, new opportunities)
#3: The Need for New Management Thinking
• Mismatch between community goals and associated investments
• Major gaps between Community Goals and what is being measured
• Communities have yet to combine with major talent initiatives
• Communities will transform most business processes
#3.5: The Worst Practices Enjoy Wide Adoption
• The “build it and they will come” fallacy
• The “let’s keep it small so it doesn’t move the needle” phenomenon
• The “not invented here” syndrome

Vous trouverez la présentation complète ici :

Et vous avez aussi une étude de cas québécoise (PDF), présentée par mon copain et ancien associé Guillaume Brunet, sur la communauté Recettes.qc.ca.