De l’importance d’une saine présence Web incluant les médias sociaux

Concernant le quiproquo que j’ai avec une certaine entreprise et à la puissance de mon référencement, je disais en commentaire :

L’un des éléments de l’équation est certes que mon blogue est très performant. Mais l’autre élément est que la présence de cette entreprise sur le web est médiocre (avec entre autres des sites en Flash). Si l’entreprise était réellement présente efficacement avec ses sites Web et sur les médias sociaux notamment, plusieurs des premières places de Google seraient naturellement prises par elle plutôt que par les autres…

À ce propos, une recherche sur Google avec mes nom et prénom fait apparaître dans les résultats plusieurs de mes différentes présences Web : sur mon blogue, Twitter, Dailymotion, Wikio et autres. Une entreprise qui désire soigner son image sur le Web devrait peut-être aussi songer à être efficace sur le Web avec ses propres sites Web (exit le Flash), mais aussi à démultiplier sa présence sur plusieurs outils gratuits, qui se réfèrent à son point central, étant le site principal. Ma vision du web est qu’il est comme l’univers. Votre site principal est un soleil qui a besoin de vos planètes (les médias sociaux) qui gravitent autour de lui. Mais ce soleil doit aussi être en relation avec d’autres soleils (sites d’autorité dans votre domaine, médias, et cetera) d’autres constellations et ainsi de suite. Les hyperliens externes pointant vers votre site principal sont d’importance capitale. Mais d’être aussi présent sur divers médias sociaux, avec l’utilisation du Brand de votre entreprise, favorise aussi le fait que pour une requête avec celui-ci, c’est vous qui apparaissez à divers endroits cruciaux des résultats de recherche. Vous reléguez ainsi au second rang, ceux qui parlent de vous, que ce soit en bien, ou en mal…

La responsabilité de l’impact d’un billet négatif sur une entreprise

Un nouveau copain Facebook m’écrit un long plaidoyer qui s’insurge contre mon dernier billet Échange de bons procédés à but non lucratif. Alors voici l’état de notre discussion :

Mon nouveau copain Facebook :

(…) Alors j’y vais avec mon petit problème. Est-ce qu’un chroniqueur peut suggérer qu’il peut effacer ses commentaires déjà parus, lus et commentés. Est-ce que Folia dans la presse demande à Michèle Richard de contribuer à sa fondation favorite en échange d’effacer ses commentaires sur elle? Non. C’est une question de crédibilité.
Et de toute façon ce serait impossible. Pouvez-vous assurer à la boutique en question que le «buzz» va s’atténuer. Si oui, vous êtes assises sur des millions.

Ma réponse :

Le fait est que je ne regrette nullement ce que j’ai écrit. Par contre, je constate que la puissance de mon blogue nuit à cette entreprise et que l’impact de celui-ci est démesuré par rapport au dommage initial. Aussi mon blogue contient des éléments professionnels et des éléments personnels. C’est un cocktail qui ne se retrouve pas nécessairement chez Foglia. Il a d’ailleurs déjà admis s’être planté avec l’histoire Jeanson. S’il avait la possibilité d’effacer ou de réécrire ce qu’il a déjà écrit à son sujet, je ne suis pas certaine qu’il ne prendrait pas cette occasion. De plus, de parler de ce dilemme ici, sur Twitter et dans mon blogue fait aussi partie de la création et du maintien de ma crédibilité qui repose entre autres sur l’authenticité et sur le fait de mettre le doigt sur des phénomènes, des paradigmes ou des cas de conscience Web que peuvent vivre mes clients, des entreprises et moi-même. Finalement, oui, j’ai cette possibilité d’atténuer ou de générer le « buzz », mais j’ai les responsabilités aussi qui viennent avec. Je ne crois pas que ça fera de moi une millionnaire, mais ça me fait très bien vivre pour l’instant, voilà!
Concernant le don de charité, il arrive fréquemment, dans un litige légal, qu’un élément de discorde se règle par un don de charité à une organisation caritative. Ainsi, aucune des 2 parties ne tire profit de la mésentente, mais la partie responsable est celle qui doit payer de sa poche.

Échange de bons procédés à but non lucratif

Aujourd’hui, je suis allée rencontrer la patronne d’une maison de mode québécoise dont j’ai déjà parlé dans mon blogue en termes très négatifs. Mon blogue est tellement bien référencé, qu’avec une recherche par le nom de cette entreprise dans Google, six mois après sa mise en ligne, mon billet à leur encontre sort 2e, juste après le site de la designer et devant celui de la boutique en ligne. Je suis consciente que bien qu’ils aient été en tort et que j’ai usé de mon libre droit d’expression de blogueuse, ça fait mal à l’entreprise et ça peut lui coûter très cher en terme de perte de revenus et d’images. La patronne et moi avons discuté de la situation, elle m’a fait valoir qu’elle venait d’accoucher et qu’elle n’était pas à son meilleur, elle a reconnu que sa politique de service client n’était pas optimale et elle a fait les correctifs nécessaires. De plus, elle me fait valoir qu’elle crée de l’emploi et innove en utilisant des matériaux de récupération dans sa conception. Elle me demande donc ce que je peux faire pour ne pas continuer indûment de ternir son image ainsi et elle trouve qu’elle a suffisamment payé pour ses erreurs. Mais c’est que je n’ai pas l’habitude d’effacer mes billets et les nombreuses contributions à ceux-ci, qui me viennent de mes lecteurs. De plus, j’aime bien utiliser ce cas comme exemple à ne pas suivre par rapport à une plainte d’un client et à la puissance du Web dans ces cas là. Je lui ai donc offert, afin de fléchir mon éthique de blogueuse, de faire un don de charité à l’association des transsexuels et transsexuelles du Québec en échange de quoi, je m’engage à tout effacer.
Comme ça, ça va me fournir une caution morale afin de fléchir mes principes et d’effacer les nombreuses contributions passionnantes à la suite de ce billet. Considérant que cette entreprise a déjà suffisamment payé pour ses erreurs, vous comprendrez pourquoi je ne cite pas de nouveau le billet en question et que je ne m’étendrai pas davantage ici. Je suis dans l’attente de la réponse de la patronne qui doit me revenir lundi…

MAJ
Comme l’association des transsexuels et transsexuelles du Québec est en levée de fonds, même si je n’ai pas de chicane avec vous, n’hésitez pas à être généreux avec eux. À bout de bras, sans le sou et de façon bénévole, l’ATQ offre du soutien aux familles et aux gens aux prises avec la dysphorie de genre. Ils ont une ligne d’écoute, offrent des rencontres de discussion et font énormément pour cette condition encore délaissée par le gouvernement et le Ministère de la Santé et des Services sociaux dont c’est pourtant la mission d’aider les gens aux prises avec une maladie qu’ils ont beaucoup de difficulté à gérer. Soyez donc généreux…

MAJ2
Je crois qu’il est aussi important de souligner que comme suite à mon billet initial et aux commentaires du personnel et de la direction de l’entreprise sur mon blogue et à l’annulation du rendez-vous avec la direction pour qu’on s’explique, je n’ai plus entendu parler d’eux durant plusieurs mois. Puis je passe à TLMEP, et sortie de nulle part, je reçois un courriel d’excuse de l’ancienne gérante du magasin. Disons que ça m’a laissé un goût amer dans la gorge. Tout d’un coup, les préjugés venaient de tomber. Ça confirme donc que les préjugés étaient présents lors de mes transactions et lors de mon contact avec le service client et c’est pourquoi le don de charité à l’ATQ est une mesure punitive que je trouve très appropriée.

Pascale Guay présidente de Rep Solution, ma récipiendaire Ada Lovelace Day

La journée Ada Lovelace est la journée internationale bloguesque, visant à reconnaître l’excellence des femmes en technologie. Je dois tristement admettre que je ne connais que très peu de femmes en technologie, qui est encore (malheureusement) un monde d’homme. Mais de trouver une visionnaire qui a su porter à bout de bras une compagnie techno au Québec n’a pas été très difficile. J’ai tout de suite songé à Pascale Guay, présidente de Rep Solution, qu’elle fait grandir depuis maintenant dix ans. Son entreprise est l’une des meilleures (sinon La meilleure) solutions d’envoi de courriels au Québec. Comme vous le savez déjà, je ne suis pas une grande admiratrice de ce type de techno que je crois être sur son déclin, mais je suis par contre une grande admiratrice de Madame Guay. Je n’ai d’ailleurs aucun doute sur le fait que déjà elle se questionne sur l’évolution des services d’envoi massif de courriels. D’ailleurs, le sens des affaires de Madame Guay a récemment été reconnu par l’octroi d’un prix Fidéides de la Chambre de commerce de Québec dans la catégorie entreprise de services de l’année. C’est donc avec grand plaisir que je la nomme ma personnalité Ada Lovelace 2009.

Laika Montréal, déjà 10 ans

Bibitte et moi allons au Laïka depuis ses tout débuts. Le Laïka est un restaurant, bar-tapas, café et c’est devenu ce que j’appelle affectueusement ma succursale. Nous y allions surtout le week-end parce que c’est réellement l’endroit le plus approprié pour les brunchs, car ils font (à mon humble avis) les meilleurs et les plus exotiques déjeuners à Montréal (dont mon favori sur le menu régulier est le paillasson du trucker). Puis, ils furent l’un des premiers établissements à Montréal à installer le Wifi gratuit. Puis, ils ont toujours supporté les DJ émergents, la communauté geek et les artistes de tout acabit. En plus, étant donné ma condition, la littérature spécialisée suggérait de me trouver un endroit dans lequel je puisse aller et être moi-même sans vivre d’inconfort. Il me fallait un endroit doudou. C’est tout naturellement le Laïka qui est devenu cet endroit pour moi. Jamais je ne m’y suis sentie jugée ou méprisée et le staff et les clients ont été très gentils dès mes premiers balbutiements de nouvelle femme. D’ailleurs, je me disais ce week-end lors du party du 10e du Laïka à la SAT que le proprio, Bruno, m’avait énormément aidé dans ma transition, par sa simple gentillesse, sa bonne humeur et les clopes nonchalantes que nous prenons souvent ensemble. Alors bonne fête au Laïka et un ÉNORME merci d’exister dans ma vie, d’être ce que vous êtes toute la gang et je vous souhaite la plus longue vie possible…
En terminant, je vous invite à regarder la vidéo époustouflante du 10e du Laïka et d’attendre avec impatience la nouvelle toune de Max (alias DJ Champion) qu’il fit après cette vidéo et qui s’appellera peut-être BIG (puisque le mot Big est répété plusieurs fois dans la toune). Comme me le répéta Bibitte plusieurs fois après l’avoir entendue, ça va être effectivement BIG…

LAÏKA 10TH B-DAY