Planifier une stratégie médias sociaux

Le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles (au niveau technologique, géographique ou socio-démographique). Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? C’est le propos d’un intéressant billet de Jacop Morgan, Rolling Out a Social Media Strategy (que j’adapte ici librement pour vous).

Phase 1 : Écoute et monitorage
Dressez un portrait de votre situation statistique Web actuelle (afin de mesurer votre progression par la suite) et créez-vous un lecteur de fils RSS afin de monitorer les conversations qui se font à propos de vous et dans votre champ d’activité.

Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
Sécurisez vos marques sur les différentes plates-formes média social (afin de ne pas être victime de cybersquattage) et garnissez vos profils des informations pertinentes vous concernant.

Phase 3 : Création de contenus
Débutez la création et la dissémination de vos contenus sur les différentes plates-formes et prenez en considération que plusieurs de celles-ci sont des lieux de conversation. Ayez une valeur ajoutée et discutez réellement. Ne faites pas que parler de vous ou ne faire que de l’auto-promotion, ça emmerde les gens. Développez une ligne éditoriale des contenus, des commentaires et des réactions et partagez celle-ci avec votre équipe afin que chacun soit sur la même ligne de pensée.

Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
La récupération intelligente des contenus est une chose légitime et la promotion de ceux-ci entre les différentes plates-formes, souhaitable. Vous pouvez, par exemple, écrire sur un sujet dans votre blogue, mettre les photos qui s’y rattachent sur Flickr, faire une allocution filmée distribuée sur YouTube et inciter les gens à voir ces contenus sur Facebook et Twitter (il va de soi que plusieurs types de combinaisons sont possibles).

Phase 5 : Création d’une communauté
Cette activité doit évidemment se faire tout au long du processus. J’ai déjà d’ailleurs écrit que pour chaque billet publié sur un blogue, vous devriez aller faire au moins 2 commentaires ailleurs. Mais maintenant que vous commencez à avoir une certaine autorité et qu’un début de communauté se crée, vous pouvez interagir plus directement avec elle en la questionnant, en faisant un concours, en l’invitant à venir vous rejoindre dans le monde physique lors d’un événement que vous organisez, etc.

Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir
C’est maintenant le moment de regarder en arrière et d’évaluer si vos objectifs d’affaires initiaux ont été réalisés et d’évaluer ce que vous pourriez modifier et faire encore mieux. Vous devriez aussi comprendre quels types de contenus et, ou, de médias sociaux suscitent de fortes réactions et lesquels ont le moins d’impact.

Vous devez aussi comprendre que les médias sociaux sont d’abord et avant tout des lieux d’échanges basés sur la valeur de vos contenus et le respect. Une stratégie média social ne se met pas en place et ne s’exécute pas en quelques semaines ou quelques mois. C’est un investissement sur plusieurs mois qui donnera aussi des résultats sur plusieurs mois. Les retombées d’affaires ne peuvent pas  être instantanées mais elles seront durables et pourraient très certainement vous surprendre et accroître plusieurs bénéfices d’affaires dont celui de l’augmentation de vos ventes.

Je vous invite aussi à relire mon billet : Médias sociaux et paramètres d’affaires

Ma conférence Using blogs as support tools : Santé mentale et Internet

Il y a quelques semaines de ça, on m’a demandé d’agir comme conférencier d’ouverture (lire ici conférencière, mais ce n’est pas mauvais que j’écrive conférencier puisque c’est le mot-clé que les gens cherchent dans Google. L’un des désavantages d’être femme) pour la International Conference on the Use of the Internet in Mental Health, qui avait lieu à L’Institut universitaire en santé mentale Douglas (affilié à l’Université McGill). Ma conférence Using blogs as support tools est disponible en Web vidéo. J’y parle de comment mes diverses présences Web m’ont aidée durant l’épreuve de ma dysphorie d’identité de genre et de comment ça aide aussi les autres. Par la suite, j’ai participé à une période de questions qui est particulièrement intéressante pour moi, parce que j’y parle plus de Web que de mon expérience et que j’aime de toute évidence pas mal plus faire ça. La période de question est en ligne en Web vidéo ici.

Si le sujet vous intéresse voici la page avec tous les conférenciers qui sont tous plus intéressants les uns que les autres.

En outre, j’ai déjà aussi parlé de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas dans mon billet Le budget ou le courage?

MAJ

Je regarde les vidéos de ce billet et je mesure tout le chemin qu’il reste encore à faire dans ma transition: la voix, la démarche, etc. Ça me donne le blues…

7 raisons pour lesquelles les gestionnaires de produits se doivent d’être sur Twitter

C’est sur Webproductblog que l’article 7 Reasons Why Good Product Managers Must Be On Twitter, fait état des 7 raisons pour lesquelles les gestionnaires de produits se doivent d’être sur Twitter. Je partage cet enthousiasme et vous les traduit librement ici.

• Entrer en relation avec d’autres gestionnaires de produits
• Entrer en relation avec des clients potentiels
• Recueillir les commentaires et suggestions de la clientèle
• Localiser les experts de votre domaine
• Partager de l’information pertinente
• Augmenter votre réputation en ligne
• Faire connaître vos produits

Michelle chez les Chtis et considérations culturelles des médias sociaux

Hé oui, je me prépare à traverser l’Atlantique pour aller donner une conférence à l’invitation d’Awak’it , Euratechnologies et de Digiport en territoire Chti. J’ai bien sûr regardé le film Bienvenue chez les Chtis et, l’image qu’on en fait est franchement rigolote. Ça me donne donc très envie de rencontrer ces gens qu’on présente de façon si charmante. Mais comme les lecteurs assidus de ce blogue, de mon autre blogue plus spécialisé sur ma condition, de mes twits et de mes statuts Facebook le savent, je parle souvent de Bibitte, qui est la femme de ma vie et qui est devenue, au fil du temps, un personnage virtuel dont plusieurs d’entre vous me parlez souvent. Il appert, qu’en France, le mot Bibitte soit l’équivalent de « bite molle » plutôt que celui « d’un gentil insecte ». Or, des copains Français me font la remarque que je parle peut-être trop de Bibitte et que comme chez eux ça a une signification particulière, peut-être que je vais nuire à l’avancement de ma carrière là-bas. À cet effet, je rappellerai que le mot « gosse » signifie là-bas « un gamin », tandis qu’ici, ce sont plutôt « des testicules ». La matière à quiproquo est donc abondante d’un côté de l’Atlantique comme de l’autre. Cependant, les copains français sont beaucoup plus « axés business » que moi (je généralise ici, il va sans dire). Ils ne parlent presque jamais de leur épouse/époux ou de leurs enfants. Ils font des billets/statuts/twits très proprets et orientés « résultats d’affaires » et « informations pertinentes ». Or, pour moi, les médias sociaux sont des conversations qui se doivent d’être « business » mais qui doivent aussi inclure ce qui existerait dans une conversation normale, c’est-à-dire des choses anodines, des humeurs, des partages, des conneries, des réponses, des informations de premier ordre et de la promotion ou de l’autopromotion que j’appelle affectueusement « des liches ou de l’autoliche » (terme qui fait aussi hausser les épaules là-bas). De plus, je tiens à marquer mon territoire linguistique québécois et je n’hésite jamais à inclure dans mes textes nos expressions pittoresques. Ça fait partie de ma nature et de mon giron culturel dont je suis fière. D’ailleurs, les potes français qui viennent ici sont toujours contents de nous pousser « un tabarnak » qu’ils ont pris le soin d’apprendre avant d’atterrir ici. Dans les médias sociaux, ça devrait donc être la même chose quant à moi.

À titre expérimental et comme je vais parler de médias sociaux là-bas ce matin, sur Twitter et Facebook, j’ai fait la demande qu’on m’envoie des liens à propos de sites expliquant le lexique Chti. La réponse a été extraordinaire. Elle venait de gens d’ici bien certainement, mais aussi de Chtis qui semblaient très fiers que je m’intéresse à leur sphère culturelle. Voici donc ces hyperliens.

Le dictionnaire Ch’timi
Tiot diqchionnaire Chti, à l’usage des chtis du monde entier (PDF)
Le Picard (Wikipedia)
Dictionnaire picard
(collection de liens)
Le blog Chti
Chti.org
Le Chtimi de Poche ; Guide de conversation
(Chez Amazon)
La cerise sur le sundea, vous pouvez même lire mon blogue en Chti en cliquant sur ce lien

Conclusion
Je vais continuer fièrement de parler de Bibitte lorsque cela me plait et j’ose croire que les potes français s’adapteront. Sinon, ce sera tout simplement dommage. Bibitte est très fière de son sobriquet d’amour et que je parle d’elle avec tant de passion. J’encourage les francophones de la diaspora mondiale à, eux aussi, nous faire partager leurs colorées expressions et à nous faire grandir de ces richesses linguistiques. J’encourage aussi les francophones à ne pas avoir honte de twitter en français et à se décoincer un peu et, j’anticipe le plaisir d’être parmi les Chtis et de franchement rigoler avec eux…

Bixi ou l’art de scraper une bonne idée

Je vous ai déjà parlé de Bixi via la gaffe d’astroturfing de Morrow Communication, sa firme de relations publiques. Foglia nous a parlé de la fixation du prix de cette idée géniale dans son article La leçon de Bixi.

(…)Cher?
Les avis sont partagés. D’abord, l’abonnement obligatoire: 78$ pour l’année. Ou 28$ pour la semaine. Ou 5$ pour la journée. Dans tous les cas de figure, beaucoup plus cher qu’à Paris. Beaucoup, beaucoup plus cher qu’à Lyon ou Barcelone.
S’ajoutent à cela des frais d’utilisation chaque fois qu’on garde le Bixi plus d’une demi-heure. Moins de 30 minutes: gratuit. Soixante minutes: 1,50$. Une heure et demie: 6$. Passé une heure et demie, chaque demi-heure supplémentaire d’utilisation: 6$. Vous criez? C’est parce que vous n’avez pas compris le concept. Le Bixi, c’est pas pour aller pique-niquer avec sa blonde au lac aux Castors.
(…) Franchement, je ne vois pas très bien ce que le Bixi va ajouter à cette révolution déjà accomplie. Je ne suis pas contre. C’est seulement que je me demande à qui il s’adresse au juste. Je n’arrive pas à me faire une idée du client type du Bixi. Celui qui va travailler en vélo sur une base régulière? Me semble que celui-là va finir par s’en acheter un, un vélo de ville, non? Le touriste? Ne vient-on pas de dire que ce n’était pas un vélo pour se promener?
Alors?
Alors je suis perplexe, mon vieux. Et même un peu dubitatif.

Puis aujourd’hui, on apprend via l’article Mise en demeure pour une application de Bixi sur iPhone de Nadielle Kutlu, que :

Le créateur de l’application Bixi sur iPhone a reçu une mise en demeure de Stationnement de Montréal pour avoir exploité la marque de commerce Bixi sans autorisation (…)
Grâce à ce service pour iPhone seulement, il était possible de voir la disponibilité des vélos dans les stations. Car à partir du iPhone, la carte du site officielle est trop lourde pour être téléchargée.
En quelques heures, le service offert par Sparko a connu une grande popularité. « En quelques jours, des centaines de personnes ont ajouté cette application à leur iPhone», indique David Grégoire, un des dirigeants de Sparko.

Conclusion
Mais que fait Stationnement Montréal? On dirait qu’ils mettent tout en œuvre pour torpiller l’une des meilleures idées venues de la ville de Montréal depuis longtemps. D’avoir une bonne idée qu’on copie ailleurs c’est une chose. De l’implanter convenablement en est une autre. Finalement, les clowns que l’on croyait destinés aux résidences pour personnes âgées se retrouvent peut-être déjà chez Stationnement Montréal?

MAJ
Une équation mathématique pas particulièrement gagnante
Bixi = le prix d’un taxi – la centrale de réservation (puisque l’appli IPhone est flushé)+ la bullshit du faux blogue + il faut pédaler.

Autoliche

La semaine dernière je rencontrais des employés de Les éditions Protégez-vous. Voici des extraits (avec permission de publier) d’un courriel reçu de Madame Manon Lacourse. Disons que ça fait grandement plaisir…

Bonjour Mme Blanc,

Suite à votre passage chez nous jeudi dernier, j’ai reçu de nombreux commentaires forts positifs dont les principaux qualitatifs sont les suivants : colorée, dynamique, pertinente, experte, etc. Une chose est sûre, vous n’avez laissé personne indifférent et votre propos a été très bien reçu par les membres de notre équipe.

Voici quelques-uns des commentaires reçus :
Excellente conférence!
J’ai beaucoup apprécié la conférence de Mme Blanc. Très intéressant le brassage d’idées qu’elle a suscité!
Rencontre colorée
Merci de nous avoir permis cette échange avec Michelle Blanc.
Son expertise et ses commentaires sur les médias sociaux nous laisse une bonne piste pour la réflexion.
Brassage
C’est toujours intéressant de se faire brasser un peu. Elle sait de quoi elle parle et elle est tout, sauf endormante.

Manon Lacourse
Directrice des communications
Les Éditions Protégez-Vous

MAJ
Dans le à propos de Protégez-vous on peut lire :

Les Éditions Protégez-Vous sont une organisation sans but lucratif (OSBL) autofinancée et entièrement indépendante depuis 2001 dont la mission est d’aider les citoyens à se faire une opinion éclairée sur les biens, les services et les enjeux liés à la consommation.

Quoique l’évaluation de mes services par les employés de cette institution ne fasse pas partie des analyses exhaustives et comparatives qu’ils font habituellement, leur appréciation me ravit…

Twitter pour les entreprises sans buts lucratifs

Comme suite à mon billet GE innove avec un Tweet Squad, madame Gyslaine Desrosiers (qui incidemment est présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et ma cliente) me pose la question en commentaire :

Personnellement, je n’arrive pas encore à comprendre ce que Twitter peut apporter à une entreprise sans but lucratif. De plus, je m’interroge sur l’investissement de temps que requiert cet outil du web 2.0

Voici donc, une tentative de réponse.
Tout d’abord, même les entreprises à but non lucratif ont des objectifs d’affaires à atteindre. Ces objectifs peuvent être :
-de recruter de nouveaux membres
-d’inciter les membres à appuyer une action ou une position sociale ou politique
-de faire une campagne de financement
-d’identifier les influenceurs qui parlent de vos enjeux ou de votre organisation et d’entrer en dialogue avec eux
-de faire la promotion d’un message, une idée, d’une position, d’une cause, etc.
Twitter peut devenir un outil très performant pour tout type d’organisations, qu’elles soient à but lucratif ou non. Je vous invite d’ailleurs à relire mes nombreux billets de la catégorie Twitter ou le microblogging pour vous rendre compte que Twitter peut être utile en terme de monitorage, marketing, relations publiques, branding, référencement et création de trafic et de bien d’autres manières encore. Mais pour être vraiment spécifique quant à la question d’utiliser Twitter pour des OSBL, Chriss Brogan en fait un bon résumé :

Use Twitter for Good
• Quick Human Answers- Ask folks on your friend’s list which digital camera to buy for under $300 US, and you’ll get back a stream of responses.
• Conference / News Briefings- The last several major tech events were covered by Twitter. I heard about the Apple iPhone faster through Twitter than I would via blog surfing. Similarly, I’ve watched people in San Francisco report earthquakes that took news sources hours to confirm.
• Friendsourcing- Last Tuesday, I asked about a web designer for a project. I got back 14 emails in 10 minutes from different sources on Twitter. It’s a great place to find folks to help with things. We once helped a friend out of a bind when he got stuck at an airport, strictly by Twitter. (I write about friendsourcing on my blog).
• Micro-Attention-Sharing- Lots of us use Twitter to direct folks to blog posts we’ve written, news we find needs sharing, or entertaining things we’ve found on the web (Twitter has a built in function to use tinyurl.com to shrink URLs to keep it under 140 characters). It’s *like* using del.icio.us to share, but it’s instant, and you wouldn’t drop 100 links on someone in Twitter in a given day.
• Direct People to Good Causes- I’ve seen plenty of posts of someone doing a walk for hunger or a collection for diabetes. Twitter allows people to use their friend lists to propagate that information faster, and try to draw more direct help down to a problem.
• Bonus- As advertised, Twitter answers the question “What are you doing?” It means that you can stay in touch with others without being intrusive. Just follow their twitters.

Je suggère aussi de suivre @nonprofitorgs sur Twitter, puisque comme il présente dans sa bio :

The mission of this Twitter profile is to serve as a portal to all nonprofit organizations on Twitter [by only following nonprofit organizations].

Autres ressources
Mashable : 26 Charities and Non-Profits on Twitter
The digiactive guide to Twitter for activism
(PDF)

GE innove avec un Tweet Squad

Alors que plusieurs compagnies d’importance ne savent que faire des médias sociaux tel qu’on en parle dans l’article de Business Week Web 2.0: Managing Corporate Reputations, d’autres innovent en prenant le taureau par les cornes et en outillant leur personnel afin qu’il soit efficient dans ces lieux de prédilection du contact avec les publics cibles :

Even as companies scramble to protect themselves, they understand that social networking is fast becoming the way people and companies collaborate and find new businesses. That’s one reason General Electric (GE) deployed a Tweet Squad this month. Modeled on Best Buy’s (BBY) Geek Squad, it is made up of 10 fresh-faced employees who help GE’s boomers and Gen-Xers become fluent social networkers. Meanwhile, companies are working furiously to deploy their own social networking tools behind the company firewall. The idea is to bring some of what’s happening on the outside inside. These so-called enterprise social networks hold big promise: a searchable, digital archive of all the happenings and knowledge inside a company. The dream is for these social media worlds to double up one day as a kind of virtual headquarters.

Comme je l’avais déjà mentionné la vision de Jack Welsh, « Internet est le viagra des affaires », se poursuit encore. D’ailleurs, c’est monsieur Welsh qui, à la fin des années 90, avait jumelé chacun des hauts dirigeants de l’entreprise avec un jeune de la génération net afin que le jeune devienne le mentor du plus vieux…

MAJ
Je vous suggère aussi de regarder le tableau plus bas et de songer à comment Twitter peut changer et améliorer le processus de vente. Tiré du billet Ten Ways Twitter has Completely Changed the Sales Process.

Comment se prouve le retard de nos entreprises sur le Web?

Ça fait déjà de nombreux billets que je publie spécifiquement sur ce sujet qui n’est pas nouveau mais, à force d’en jaser avec vous, peut-être que les choses vont avancer juste un peu. C’est aussi que, suite à mon billet Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web?, un lecteur a comme l’impression que je fais mon argent sur le dos du retard du Québec sur le Web comme il me le mentionne ici :

Nicolas Ritoux

(…) C’est facile de taper sur le Québec pour pousser sa cause commerciale, mais franchement je trouve qu’on est une société qui a 10 ans d’avance sur la France sur bien des points.

En france l’internet est encore beaucoup vu comme un “push media” qui reflète bien la conception unilatérale de haut en bas et la stratification élitiste de leur société en entier. Ils nous refont le coup du minitel en plus coloré et brillant (le minitel, ils auraient pu inventer le courriel avec ça, mais au lieu de ça ils ont choisi d’en faire un canal unilatéral de haut en bas).

Mon point de vue est très radical et généralisateur, mais c’est juste pour contre-balancer les attaques perpétuelles totalement injustes de Michelle contre la société québécoise qui est ultra branchée dans sa vie quotidienne, à commencer par ses universités, qui étaient déjà full internet il y a 12 ans quand je suis arrivé et que mon université française offrait un poste d’accès 56k sur réservation à 10,000 étudiants. (…)

Ma réponse :

@Nicolas
Vous dites n’importe quoi. Moi je ne parle pas que d’impressions et que le Québec soit en retard, ça n’affecte pas ma business, au contraire. Si nous étions en avance, j’aurais peut-être même moins de job. Cependant, des indices externes comme ceux qu’évoque Le Devoir de ce week-end et qui vient de l’Union Internationale des Communications ou encore les différents éléments présentés dans La lettre ouverte au premier ministre du Québec ou ceux du eReadiness Index du non moins sérieux The Economist, me donnent certainement raison. Avant de m’accuser de n’importe quoi, faites votre travail de journaliste (ce que vous êtes, je crois) et fouillez un peu plus la matière afin de valider si ce ne sont que des impressions que j’émets, ou si c’est un peu plus fondé. Aussi, relisez la mise en garde du journaliste qui dit lui-même « Michelle ne m’a pas raconté que les misères du e-commerce à Montréal mais c’est ce que j’ai conservé de notre entrevue. »

À la décharge de monsieur Ritoux, il s’excuse aussi ici :

Nicolas Ritoux

Michelle, je me rends compte en me relisant que j’ai emprunté un ton un petit peu agressif, mais ce n’était vraiment pas contre toi. Je m’excuse si c’est ainsi que tu l’as intrerprété. C’est juste que dès qu’on parle de la France je ne contrôle plus ma passion (i.e. d’immigrant qui a tourné le dos à son pays d’origine et qui renie tout ce qui en provient).

Pour ce qui est du contenu de mon intervention, je ne parlais pas à titre de journaliste mais à titre personnel, c’était une perception personnelle. Je continue à penser que d’un point de vue culturel, dans la vie de tous les jours, dans la psyché collective, l’Internet est beaucoup plus ancré dans les moeurs au Québec qu’en France. Maintenant, du point de vue des infrastructures et des efforts des acteurs majeurs de l’industrie, c’est autre chose, comme l’indiquent les sources que tu m’as indiquées et que je n’avais effectivement pas lues auparavant.

On peut recommencer à se tutoyer maintenant?

MAJ
En plus, je suis tellement chauvine pour le Québec, que si nous étions en avance, je serais la première à nous vanter. Aussi, monsieur Ritoux et moi, on va recommencer à se tutoyer. S’il ne le prend pas personnel, il va sans dire…

Tourisme en ligne, je suis jalouse de cette bonne idée

Depuis plusieurs années, je me suis développé une niche dans le tourisme en ligne, aussi appelé le e-tourisme ou tourisme 2.0. Ainsi, j’ai cinq associations touristiques régionales, de nombreux hôtels, compagnies aériennes et prestataires touristiques comme clients. Depuis peu, je développe aussi une nouvelle niche reliée aux activités culturelles en ligne (qui sont très proches d’ailleurs du e-tourisme). Je suis donc très très jalouse de l’excellente idée de Karine Miron, que j’ai découverte via Twitter, sur le blogue de son professeur Harold Boeck.

MERDE, pourquoi n’ai-je pas songé à faire une vidéo si didactique et efficiente, qui ouvre une fois pour toutes les perspectives sur l’importance pour les entreprises touristiques et culturelles d’être efficace en ligne ?

Autre explication du retard d’adoption des médias sociaux par les entreprises

Comme cela arrive de temps à autre, ça me fait plaisir de mettre en exergue un commentaire qui ajoute vraiment à la discussion. Il s’agit de celui de Guy Litalien qui vient commenter mon billet Pourquoi les entreprises se plantent sur les médias sociaux en général et Twitter en particulier :

Guy Litalien
À mon avis, le soi-disant retard des médias sociaux dans nos organisations repose sur deux éléments principaux :

Le premier concerne les nombreuses modes ou pratiques de communication ou de gestion. Depuis les trois dernières décennies, il y a eu de nombreuses aventures coûteuses en matière de communication et d’information qu’il est peut-être un peu normal de se poser quelques questions avant de “converser” en permanence avec ses publics internes et externes.

L’autre élément est celui de l’approche plutôt fonctionaliste de nos organisations dont le modèle de communication dominant est celui de la communication bidirectionnelle asymétrique en d’autres termes de la persuasion !

Les médias sociaux, c’est aussi de la communication bidirectionnelle mais plutôt symétrique en d’autres mots du dialogue. Et cela n’implique pas la même dynamique, ni les mêmes pratiques d’affaires, laisse le champs libre aux leaders communicationnels donc soulève un ensemble de questions fort pertinentes en matière de gestion de la réputation d’une organisation. Cela dit, il ne faut pas attendre éperdument et commencer à bloguer avec ses publics surtout les publics actifs!

Tout compte fait, les médias sociaux affectent les modèles courants de l’industrie de la communication.

Pourquoi les entreprises se plantent sur les médias sociaux en général et Twitter en particulier

Ce matin, deux articles attirent mon attention et ont trait aux médias sociaux. Tout d’abord, Why Big Brands Struggle With Social Media de Mashable puis, How Can a Marketer Effectively use Twitter to Generate Income? de Ginasprenkle.com. Les deux articles font état de la difficulté des entreprises à prendre une part active aux médias sociaux et mettent le doigt sur l’incapacité des entreprises à valoriser le contact humain dans un marketing de type « pull » plutôt que « push ».
selon Ginasprenkle.com :

What Makes Twitter so Effective for Marketing?

In two words “Human Contact”. Marketing online has become impersonal and disconnected. You go to a page, read and look at pictures, decide to buy and swiftly go to another page to pay – Human Contact ZERO!

Most customers are just numbers and income, unless they need customer service… then your customers become real and so does your business; unfortunately and typically for negative reasons.

Twitter has given you the opportunity to be real and leave a very positive impression in a way that accelerates the Seven Foundational Components of Building Your Business. It’s that personal touch that makes you far more attractive and believable to your prospects.

Les sept composantes dont elle parle et qui permettent de construire une relation positive en ligne sont :

1.Relationship building
2. One on one communication
3. Branding – Yourself or a Business
4. Establishing Trust
5. Recommendations by others – endorsements as ReTweets!
6. Marketing Alliances or Joint Ventures
7. Viral growth potential – Low cost “Word of Mouth” promotion

Quant à Mashable, les écueils des entreprises sur les médias sociaux sont reliés au fait que :

1. Social Media is often viewed as just another marketing channel
2. It does not fit into current structures
3. Communities and content are global
4. Social media needs a long term approach
5. No guaranteed results
6. The metrics are new

Comme le suggère Mashable, la solution mise de l’avant est :

Fundamentally, it is about putting in place the right organisational structure with a social media department, which is responsible for a company’s long term approach to open their companies up to consumers and have a permanent social media presence. They should also work with marketing and PR to make sure that advertising, product development, research and communications all fit into the social media picture and all aspects of the company and the product are socially optimised.

Ce qui milite, encore une fois, pour un département média social et Web qui soit sur le même pied d’égalité que les fonctions traditionnelles de PR, marketing, production, finance et ressource humaines et que ce nouveau département fasse profiter à chacun de ceux-ci des retombées qu’il peut générer pour chacun d’eux mais surtout, qu’il puisse avoir accès aux ressources de chacun pour dialoguer adéquatement avec les nouveaux publics cibles multiples, avec qui il dialogue.

L’authenticité et la transparence c’est de l’admettre aussi quand on se plante

Je ne vous en ai jamais parlé. Je ne suis pas fière de ça, mais oui, je me suis déjà plantée avec deux clients. C’était à cause de circonstances hors de mon contrôle. En décembre dernier, j’ai passé à l’émission la plus écoutée au Québec, Tout le monde en parle. Les deux semaines qui ont suivi ont été catastrophiques pour ma business. J’ai en effet reçu une avalanche de courriels, commentaires, Twitt, messages Facebook et téléphones qui n’avaient rien à faire avec « la business » mais que je me devais de traiter. Par la suite, j’ai eu la mauvaise bonne idée de proposer « la guignolée du Web » qu’on trouvait une très bonne idée et que je pris sur moi de mettre en place avec l’aide de très gentils partenaires. Tout ça pour vous dire que j’ai accumulé un retard énorme et que deux de mes très bons clients furent victimes de ce concours de circonstances. J’avais déjà livré la moitié des livrables à ces clients. J’ai donc décidé de rembourser leur dépôt et de leur faire cadeau des livrables déjà donnés en m’excusant de ne pas pouvoir terminer leur mandat. C’est la seule fois de mon histoire de consultante qu’une telle chose m’arriva. J’en étais rendue à avoir de la difficulté à dormir. Mais, une situation « incontrôlable » peut arriver, mes clients n’avaient pas à en payer le prix et c’est pourquoi je leur fis cadeau de mes livrables déjà faits, avec mes excuses. Je me devais aussi de ne pas leur faire payer pour des frasques qui les atteignirent et pour lesquels ils n’ont aucun contrôle. J’aurais pu conserver le dépôt et justifier que la moitié de la job avait déjà été faite. Mais je croyais que ce n’était pas la chose honorable à faire.
Lors du Webcom, j’ai rencontré à nouveau l’un de ces deux clients et nous recommencerons à travailler ensemble. Depuis cet incident, j’ai augmenté mes tarifs sur toute la ligne et cette visibilité a été très bonne pour mes affaires. Tout est revenu à la normale et je suis très heureuse d’avoir lavé mon nom et d’avoir accepté ce premier échec de ma vie d’entreprise.

Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web?

Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web? C’est le thème d’une discussion que j’ai eue avec le journaliste Renaud Edouard-Baraud de l’Atelier (une société BNP Paribas) lors du dernier Webcom Montréal. J’y explique mon interprétation du retard des entreprises du Québec en matière d’adoption positive du Web, des médias sociaux et du blogue. Notre discussion a été beaucoup plus étendue que ce que vous voyez mais monsieur Edouard-Baraud aimait bien que nous discutions de ça étant donné mon « statement » « Ça fait plusieurs fois que je dis que le Québec est en retard avec l’adoption des technologies de l’information, mon estimation est d’environ 2 ans. » que j’ai encore fait dans mon dernier billet, c’était un angle très intéressant pour un journaliste qui se respecte. Comme il le dit lui-même :

Michelle ne m’a pas raconté que les misères du e-commerce à Montréal, mais c’est ce que j’ai conservé de notre entrevue.
Je garde le reste au chaud, pour le mixer avec certaines parties de mon entretien avec Carl Charest.