Crédits Olivier Simon Arcand Photographe, shooting des Célébrations de la fierté de Montréal
Permettez-moi de vous souhaiter un merveilleux mois de juillet. Les lecteurs assidus de ce blogue savent déjà qu’aujourd’hui je tombe en vacances, qui seront en fait une convalescence de longue durée. En fait, lundi prochain, j’entre au Centre Métropolitain de Chirurgie Plastique et je me ferai opérer par le célèbre Docteur Pierre Brassard (qui est aussi mon client, son site est en évolution et sera garni sous peu) Tel que j’en ai déjà parlé dans mon blogue Femme 2.0, je vais y subir une vaginoplastie et augmentation mammaire et ce sera l’une des étapes les plus importantes de ma transition. Pour moi, ce sera une renaissance et l’accomplissement de la correspondance de mon cerveau avec mon anatomie. Ce sera aussi sans doute la période de convalescence la plus difficile de ma vie et je sais déjà que la première semaine sera particulièrement difficile. Mais je suis prête et j’ai très hâte à ce grand moment.
Vous comprendrez donc que mon blogue sera passablement moins actif durant le prochain mois, mais je mettrai à jour mes profils Facebook et Twitter afin de rassurer mes amis, clients et lecteurs. Je serai de retour en août et je vous souhaite le mois de juillet le plus ensoleillé et divin qui soit. Lorsque je vous rencontrerai de nouveau, je serais définitivement une femme et ce statut, qui me tient tellement à cœur prendra désormais le pas sur celui de transsexuelle, qui peu à peu s’éteindra (du moins, je l’espère). Gros bisous à tous…
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S’il y a un personnage qui a illuminé les samedis soirs de ma jeunesse, c’était bien Michael Jackson, le roi incontesté de la pop. Il a eu ses déboires mais il m’a fait rêver, il m’a fait danser et il m’a touchée lors de la prestation musicale la plus impressionnante que j’ai vue dans ma vie. C’était au Grammy Awards de 1988 et il était accompagné d’une chorale Gospel. L’émotion et l’énergie qui se dégagent de cette prestation lui ont valu, de toute évidence, l’ovation debout de ses pairs aux Grammy Awards. Repose en paix Michael Jackson et merci de ton talent, de ton art et de ta passion pour la musique.
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Je verse une larme chaque fois que je réécoute ce clip…
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Selon Trashselector.com Evan Chandler, l’accusateur d’attouchement sexuel par Micheal Jackson, admet avoir menti sous les pressions de son père.
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L’hommage de Jermaine Jackson à son frère Michael.
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Almost one-third of clients increased their commitment to search engine optimization, while 56% and 28% did the same for social media and online display, respectively.
“If you don’t have a good grasp of new media, you had better get on it,” recommended RSW analysts in the report.
The main reasons clients left agencies were lack of fresh ideas (73%) and the need to cut costs (44%).
The report recommended that agencies ask themselves: “What insights, ideas, creative solutions can you bring to the client’s table that others can’t?”
Les recommandations d’eMarketer paraissent concorder avec celles que j’ai faites dans mon billet The proof is in the pudding :
Si j’étais une entreprise qui veut faire de l’acquisition de clients sur le Web, je songerais peut-être à une approche médias sociaux et blogue plutôt que site Flash…
Je vous suggère de regarder le tableau suivant, faisant état des changements de dépenses des gestionnaires marketing américains. Disons que, sans doute d’ici quelques années, cette tendance apparaîtra aussi ici pour les entreprises moins innovantes. Mais déjà, celles qui le sont un peu plus, commencent sérieusement à réfléchir aux questions qu’apportent les médias sociaux.
D’ailleurs, dans CIOZone, l’article Social Media Mania tente justement de répondre aux « peurs » qu’évoquent souvent les CTO afin de restreindre l’accès de leurs employés à ces fameux réseaux.
Studies show that many companies have been hesitant to allow their workers to engage in social media because of security and legal concerns, fear of embarrassing or brand-damaging remarks leaking out, or simply seeing little value in social media.
However, if social media proponents are correct, CIOs who ignore or fight against the rise of social media will hurt their organizations, causing them to fall behind the curve, miss crucial opportunities, fail to shape and defend their brands, and suffer the competitive consequences. (…)
“For companies, resistance to social media is futile. Millions of people are creating content for the social Web. Your competitors are already there. Your customers have been there for a long time. If your business isn’t putting itself out there, it ought to be.”
Pour ne rien faire, outre le manque de connaissance des médias sociaux (mais il y a de très bons consultants spécialisés là-dedans comme moi, par exemple), vous pouvez toujours invoquer la crise économique qui restreint le pouvoir de dépenser des organisations. À ce propos, le document The Coming Change in Social Media Business Applications , separating the Biz from the Buzz(PDF), argumente qu’au contraire, c’est justement le meilleur moment de plonger :
As organizations invest in social media programs, incorporating this shift into the plans should be considered a high priority.
Skeptics might say that a more customer-centric approach is natural in a recession when business is scarce. But a recession is not just a time of slow sales. More significantly, it is also a time when the pace of change accelerates, and the competitive landscape of industries is reshaped.
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Aujourd’hui j’étais chez un client qui avait réuni une des plus belles brochettes de consultants de ce que toutes les sphères du marketing peuvent apporter à une organisation de classe mondiale. Lorsque vint le temps de me présenter il fut très éloquent et flatteur à mon propos et conclut sa présentation par : Madame Blanc est lue à la grandeur de la planète, elle est passée maître de Twitter, Facebook et elle connaît le pull marketing « the proof is in the pudding ». J’ai trouvé ça très gentil de sa part et ça me fit songer que c’est vrai que je suis seule et que depuis plus de deux ans je n’appelle personne puisque ce sont les clients qui me téléphonent. De plus, je n’écris pas d’offres de service et je ne fais pas de « pitch ». Ma business ne vient que du Web. Je ne suis pas dans les pages jaunes et mon adresse n’est écrite nulle part. La preuve, du concept d’acquisition client par le Web, est donc facilement démontrée. En outre, je suis un petit peu baveuse et même vantarde. Ça fait longtemps que j’écris à propos de la puissance des médias sociaux et du blogue en particulier. Question de prouver une fois de plus mes dires, j’ai fait un petit comparatif du « reach » de mon blogue (à l’aide d’Alexa) versus celui des sites Web d’agences Web de classe internationale qui sont basées à Montréal soit : Sidlee.com, Nurun.com, Fjordinteractif.com et Marketel.com (je viens même de leur faire cadeau d’un hyperlien externe, ce que je suis gentille tout de même). Ces agences ont plusieurs centaines d’employés, elles travaillent avec certaines des plus grandes marques de la planète mais, ironiquement sur le Web, leur « reach » est plus faible que celui d’une seule personne (en l’occurrence bibi).
Comparatif du reach de Michelleblanc.com vs Sidlee.com vs Nurun.com vs Fjordintractif.com vs Marketel.com
La morale de cette histoire :
Si j’étais une entreprise, qui veut faire de l’acquisition de clients sur le Web, je songerais peut-être à une approche médias sociaux et blogue plutôt que site Flash…
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Question de vérifier d’autres critères voici un tableau des hyperliens externes tels que colligés avec l’outil Marketleap.
Comparatif des hyperliens externes de Michelleblanc.com vs Sidlee.com vs Nurun.com vs Fjordintractif.com vs Marketel.com
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Je blogue moins depuis quelques semaines. Je n’ai pas perdu la flamme. Je suis simplement dans le jus par-dessus la tête et cette même tête est aussi très préoccupée par le très grand bouleversement que je vais subir la semaine prochaine. C’est-à-dire LA grande opération. Comme je serai en convalescence tout le mois de juillet, que mes clients ont des demandes urgentes à satisfaire et que je ne suis encore qu’une micromultinationale (terme appris aujourd’hui dans le billet : Hal Varian (chef économiste Google): “L’heure est venue des micromultinationales” d’entrepriseglobale.biz) d’une personne. Je suis cependant très active encore sur Twitter et bien des contenus y sont disséminés. Aussi, en principe je devrais me reposer en juillet, mais je n’aurai rien d’autre à faire que d’être assise sur un beigne. Il se peut donc que je blogue, Twitt ou Facebook durant cette période. Si jamais ce n’était pas le cas, les archives de mon blogue sont assez volumineuses pour vous distraire un bon moment. D’ailleurs, je dis souvent à la blague à mes clients que s’ils avaient réellement pris le temps de lire mon blogue, que je ne serais probablement pas assise devant eux. Mais j’en suis fort aise et il est vrai que c’est plus simple de payer une consultante comme moi, un certain nombre d’heures, pour savoir exactement LA réponse à LA question de l’entreprise, que de se faire une tête à essayer de lire et d’intégrer tout mon corpus. C’est bien tant mieux pour moi et ça prouve aussi que plus on met de contenu sur le Web, on ne se coupe pas nécessairement des heures de consultation. Ce serait même plutôt le contraire…
P.-S. Mes préoccupations par rapport à mon opération sont plus liées à ma convalescence et aux douleurs possibles qu’à l’opération elle-même.
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Oui, le résultat dépasse, et de beaucoup, les projections qui avaient été faites quant à ce à quoi tu ressemblerais.
J’avoue ne pas trop comprendre que l’on puisse même discuter de la décision qu’un être humain prend de devenir ce qu’il sait être même si la nature l’a fait autrement et surtout se permettre des commentaires ou des comparaisons entre les deux genres qu’aura eu cette personne au cours de sa vie.
Puisque tu parles si librement de ta condition humaine, je me permets une question : quand cesseras-tu de te percevoir, en tout cas de te définir devant les autres, comme une transsexuelle? Tu es, de toute évidence, une femme en devenir et je considère que quand on sait ce que c’est qu’être une femme et que c’est ça que l’on sent être et que l’on prend les moyens pour le devenir on est pas une transsexuelle, on est une femme.
Quand tu seras passé à travers le cycle des interventions chirurgicales qui te permettront d’être qui tu es, cesseras-tu de parler de ta condition quand tu rencontreras des groupes, comme tu le fais maintenant, par exemple pour tout simplement te laisser aller à être qui tu es, une femme, et compétente, et entre autres conférencière en médias sociaux et technologie de l’Internet?
et maintenant ma réponse :
@Christiane
Je suis encore, pour quelques mois, en transition. Cette période est celle qu’on nomme comme “la transsexualité”. Un jour prochain, je serais finalement le sexe de destination, c’est-à-dire une femme. Ma réalité est telle que j’ai fait un ‘coming out” public alors que j’étais encore un homme et que j’ai décidé d’assumer publiquement ma transition. Aussi, lorsque je fais des conférences, ma voix étant encore masculine, j’évacue dès le début de mes interventions ce sujet, afin de permettre aux gens de passer à autre chose et d’écouter ce que j’ai à dire plutôt que de se questionner sans fin à propos de mon sexe. Je le fais aussi afin d’aider mes frères et sœurs d’infortunes et afin de faire réaliser aux gens présents que des gens avec des conditions particulières, peuvent eux aussi apporter une contribution positive à la société et qu’il serait bon pour eux de pouvoir se trouver un travail et que des employeurs osent les embaucher. Ayant décidé d’assumer publiquement qui j’étais, par opposition à plusieurs transsexuelles qui changent de nom, de ville, de travail et d’identité (ce qu’on nomme dans notre jargon vivre en « stealth »), je dois aussi supporter le poids de mon histoire et des très nombreuses références à mon passé d’homme qui pullule partout dans les archives de ce blogue et ailleurs. Les gens qui arrivent ici sans me connaître doivent donc trouver des réponses à ces « anomalies » historiques. Il y a aussi le fait que d’avoir visité le site de Lynn Conway et d’avoir pris connaissance de l’histoire positive de nombreuses transsexuelles et transsexuels qui ont réussi dans la vie, a été d’un immense réconfort pour moi et que je sais que mon histoire aide énormément les gens qui vivent la même situation que moi et aide la population en général à comprendre cette réalité. C’est un poids qui est sur mes épaules et que j’assume par responsabilité sociale et parce que d’autres qui l’ont aussi assumé avant moi m’ont permis d’être encore en vie aujourd’hui.
Mais tu as raison, je ne me définis pas comme une trans et je suis beaucoup plus que juste ça. Je ne suis pas fière d’être transsexuelle, mais je n’ai plus honte de ça. Je suis une femme et de plus en plus, ce statut qui me fait tellement plaisir, va prendre toute la place qui lui revient. Voilà…
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Nicole G. a écrit:
Laurane33 a écrit:
C vrai qu’une étape pas forcément facile de la transition consiste à accepter que nous aurons au choix: des petits seins, de la cellulite, des petites hanches, des yeux en haricots et pas en
amandes, des épaules larges, des grands pieds, un nez plus qu’énorme en bref que nous ne sommes pas des shemales
(Là, c’est
autobiographique)
C’est clair que lorsque l’on est censé avoir incarné la moins laide des “hommes” ce n’est pas toujours facile de concevoir qu’on est en fait la moins belle des femmes…
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Voici d’ailleurs un montage par ordinateur que m’avait fait un service d’imagerie. Mon chirurgien, le Dr. Bensimon, ne fait pas de service d’imagerie avant la chirurgie (je le comprends, en tant que chirurgien, on ne veut pas donner des preuves qui pourraient servir lors d’une poursuite possible si le nez n’est pas comme celui qui avait été dessiné). Disons que je suis vraiment contente du travail du Dr. Bensimon et que je « capotais » à l’idée de pouvoir ressembler à ce montage par ordinateur qui est très, très loin du résultat final. Un gros OUF de soulagement…
Vous comprendrez aussi que lorsque ma Bibitte d’amour vit ce montage par ordinateur, son découragement fut colossal…
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Quelle ironie! Il appert que je viens de gagner un concours de Kékette. Mon ego en mange encore un coup. Mais en réalité InfoPresse sous la plume de Florence Girod, titre plus prosaïquement (et plus adéquatement que je ne le fais ici) Quelles sont vos mensurations web? À ma surprise, il semble que je sois la reine des mensurations Web.
* Nombre d’amis Facebook - record de commentaires sur un statut Facebook - followers Twitter - updates Twitter - contacts LinkedIn - recommandations LinkedIn - followers RSS
Qui a les mensurations web les plus sexy du Québec?
Michelle Blanc 1807-43-3358-8728-+500-29-+1000
Bon c’est l’heure de ma douche bien froide et j’ai une méchante grosse journée… Merci à InfoPresse.
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Interesting, of course. But the real reason to pay attention to these developments is the way they both make it obvious that to be most visible on either engine, you will need to create content in many different media and distribute it.
Both engines allow searchers to ‘slice and dice’ or refine their queries by video, images, timeliness or medium. Google Search Options specifically calls out videos, images, forums and review sites as ways to sort. Bing lists images, videos, shopping, news, maps and travel as areas to explore.
Ce qu’il entend par Blended search = être sur différents médias = utiliser les médias sociaux.
Puis Darren Barefoot fait une petite expérience qu’il explique dans son billet What is the average clickthrough rate on twitter? Son analyse finale révèle que :
To get the average clickthrough rate, I just divide the total number of clicks reported (1656) by the total number of followers reported (46973). That gives us a rate of 3.5%. This means that, on average, a link shared on Twitter will be clicked by 3.5% of your followers.
Un CTR de 3.5% est un peu supérieur à une campagne Adwords de Google que l’on considère généralement correcte à 3% et de beaucoup supérieure à une campagne bannière qui elle tourne autour de 0.25%. C’est donc un maudit bon score. La cerise sur le sundae nous vient de baekdal.com, Is Social Taking over Google? et des deux tableaux qui suivent et que je peux confirmer moi-même dans mes propres stats.
Merci d’ailleurs aux twittereurs @mrboo, @TechCrunch, @robinwauters,@Yashou et @martinlessard qui m’ont mise sur ces pistes et non, ce n’est pas Google, qui m’a aidée à trouver ces contenus fabuleux. Et vous, vous attendez quoi encore avant de comprendre le « shift » fondamental que nous vivons?
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Je viens de passer un quatre jours extraordinaire à Lille, puis à Paris. J’y allais d’abord pour une conférence à Lille sur le thème médias sociaux et l’entreprise. Puis de retour à Paris, Claude Malaison, Vincent Berthelot et moi-même participions au tournage d’un épisode de Techtoc.tv. Que dire de l’hospitalité de Jérome Moles d’Awak’it et des Chtis de Lille? Tellement de choses que je regrette d’être avec le BlackBerry World Edition (de Bell Canada) et que rien de ce que je pouvais twitter ne sorte de celui-ci. Disons que j’avais un « world Edition » plutôt local. De plus, la différence électrique Europe/Amérique a fait sauter le chargeur des batteries de mon appareil photo. Finalement, je ne suis pas encore très bien équipée pour documenter un tel périple.
le jeudi 4 juin, nous arrivons à Paris puis Philippe Martin et moi prenons le TGV de l’aéroport Charles-de-Gaule en direction de Lille. Notre première surprise est d’apprendre que nos billets de train se doivent d’être « compostés », expression qui signifie là-bas « validés ». En arrivant à Lille nous sommes accueillis par Jéromes Molles qui se fait un plaisir de nous faire découvrir les charmes architecturaux du nouveau Lille et de la vieille ville avec sa place centrale si pittoresque. Je fus immédiatement conquise par l’audace innovante des architectes et des urbanistes de Lille. Les édifices ultramodernes y sont tout simplement ÉPOUSTOUFLANTS. Puis nous découvrons le complexe Euratechnologie, la salle qui nous servira d’auditorium le lendemain et les bureaux d’Awak’it. En soirée avec les copains Éric Delcroix, Yann Kervarec et Claude Malaison que Jérôme ira chercher plus tard, nous découvrons les spécialités culinaires locales dont le fameux fromage maroille qui est l’ingrédient indispensable de plusieurs recettes locales. Je le pris donc en entrée, fris, puis comme sauce d’accompagnement de mon steak. En blague, je demanderais si je pourrais en avoir pour mon café. On m’apprend qu’eux ont des cafés gourmands (qui est en fait un café accompagné de différents desserts) et moi je les instruits de ce qu’est un café cochon (café avec alcool).
Le vendredi, c’est la journée qui sera baptisée sur Twitter, #cousins2.0, par Éric Blot, le président d’Awak’it (voir aussi #ParisLille). À lire les commentaires et d’après les feedbacks que nous firent les participants lors du cocktail qui suivit, il semble, humblement, que nous fîmes un tabac monumental. S’en suivirent une autre bouffe gargantuesque puis le Yulbiz-Lille puis un autre repas dans un resto de tartine/crêpes sucrées/salées suivies d’un drink avec les copains.
Samedi c’est le retour vers Paris, pour un enregistrement pour la WebTV avec Vincent Berthelot, Fred Buscana, Claude Malaison et moi-même. Nous partons donc de la gare du nord de Paris pour nous rendre dans les studios de techtoctv situés dans l’arrondissement de St-Ouen. Disons que c’est un arrondissement plutôt pittoresque avec ses fameuses « puces » du samedi, qui font en sorte que nous devons stationner la voiture à plusieurs coins de rue de notre destination. Claude et moi avons eu grand plaisir à retrouver Vincent Berthelot et à le taquiner comme j’aime bien le faire. Je crois que cette bonhommie se retrouvera dans l’épisode qui devrait être en ligne bientôt. Cependant, le tournage fut si long, que nous ne pouvions plus rencontrer nos copains à La Cantine tel que nous l’avions prévu (je m’en excuse entre autres à Fred Cavazza qui y passa une partie de l’après-midi). En fin d’après-midi, nous arrivâmes à notre hôtel, dans le 1er arrondissement et à deux pas du Jardin des Tuileries et de l’avenue Vendôme avec ses boutiques hors prix et son luxe excessif. Moi qui voulais acheter un souvenir à ma Bibitte d’amour, je n’avais certes pas le budget pour lui offrir les colliers à 78 000 euros que j’y ai vus. Je me suis plutôt contentée de chocolat et Terrines de chez Fauchon et de notre cognac de chez Nicolas, le cognac Grande Champagne Peuchet, Fine réserve de l’empereur XO.
Durant la soirée, nous allons au fameux Harry’s New York Bar rencontrer Bertrand Duperrin et son collègue Frédéric de Villamil. Harry’s est une institution mondiale où on a inventé le Bloody Mary, qui était le lieu de prédilection d’Hemingway, de Sinatra et de Gershwin à Paris et c’est le baromètre officiel des élections présidentielles américaines puisque depuis plusieurs décennies, le choix du président qu’y font les électeurs américains à Paris, a toujours été celui du résultat définitif d’une élection. Je sais toutes ces choses puisque Bertrand Duperrin c’est fait un plaisir de m’initier à ce lieu mythique et de passer le reste de la soirée avec moi, une fois que nous avons tous bouffé dans un resto de la Place du Marché et que les autres potes allèrent se coucher pour cause d’intoxication alimentaire (comprendre ici que Claude a mangé un poisson et que pour Philippe c’était une tartine Chti qui leur resta sur l’estomac). Je remercie donc Bertrand de sa passion du Harry’s qu’il sut me communiquer, à tel point, que le lendemain, lors de notre retour, c’est moi qui avais la grosse tête…
En résumé, ce fut un voyage plus que mémorable et mes angoisses d’acceptation de la société française à l’égard de ma condition de transsexuelle, furent démenties à plate couture. Tout le monde a été vraiment charmant et courtois avec moi et j’en suis très, très touchée.
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