Le Canada est le tiers-monde des technos usager

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C’est un article de Canoë haute vitesse Les Canadiens paient plus et obtiennent moins, qui remet à l’ordre du jour le retard du Canada en matière de technologie de l’information, de Web et de commerce électronique. On peut y lire :

Les Canadiens paient de 3,85 à 110,51$ US par megabit offert, la troisième pire échelle de prix. Les seuls pays qui font pire sont le Mexique et la Finlande.
Le prix moyen pour un megabit par seconde est de 12$ US dans l’ensemble de l’OCDE. La meilleure offre se trouve en Corée du Sud, où le megabit le plus cher se situe à 4,48$ US.
Le Canada fait aussi piètre figure en ce qui concerne la vitesse de téléchargement maximale dont profitent vraiment les abonnés. La moyenne est de 6,6 megaoctets par seconde, la cinquième pire de toutes. La Turquie se trouve dans les bas fonds avec 3,3 Mo. Le «trophée Speedy Gonzales» revient au Japon, où la moyenne est de… 92,8 Mo par seconde.

et comme le fait remarquer à juste titre sur un Twitt, Reda :

on pourrait rajouter à ça la téléphonie/cellulaire et la télé. On est une putaine de vache à lait pour ces cies.

En effet, les enregistreurs numériques personnels que nous offrent Bell Canada et Vidéotron sont des appareils de moyen ou bas de gamme et les téléphones cellulaires que nous avons ici sont du même ordre et à des prix exorbitants. En plus, étant donné la guerre de standards de téléphonie que se font nos entreprises de cellulaires, l’innovation des applications cellulaires se fait pour d’autres consommateurs ailleurs dans le monde étant donné qu’ici, le marché est fragmenté et plus d’être lilliputien.

C’est bien d’avoir le mot innovation dans nos discours politiques, ce serait mieux d’avoir des infrastructures et des prix à la consommation qui permettent réellement de la développer…

L’étude payante de l’OCDE, Broadband Growth and Policies in OECD Countries.

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Commentaires

  1. ipub

    Amer constat, il est vrai.

    J’ai séjourné quelques mois en Europe l’an dernier. Je disposais d’un service triple play plus performant que celui que j’ai actuellement avec videotron.

    Ma facture mensuelle était de 46 $ (30 euros)TTC ici on me charge + de 100$ pour un service moins bon (perte de signal, interactivité cromagnonesque).

    Idem pour les mobiles avec l’opérateur SFR mon forfait 3G+ full internet me coutait 39 euros…

    Bref autant le Canada fut un pionnier en 1997 autant en 2009, il est totalement dépassé. Pourtant, l’explosion de la demande du web mobile et des services sur mesure (la VOD par exemple) devrait inciter les telco à revoir leurs stratégies.

    Quels sont nos moyens de pression ?
    pétitions, groupes de pression en ligne,…

  2. Yarek

    C’est vraiment plate dêtre aussi techno pauvre vis-a-vis les cellulaire et internet.

  3. Renée

    Triste de voir ce recul du Canada.
    Côté prix, oui je peux te confirmer que le Mexique (puisqu’en compagnie de la Finlande nous sommes pires que le Canada pour les prix) ne donne pas sa place. C’est cher.
    Mais au moins, la connexion et le service à la clientèle sont excellents, et nous n’avons aucune limitation de la bande passante. Je peux écouter les nouvelles ou de la musique sans coupures continuelles comme c’était le cas à Montréal avec le « super-service pas donné non plus » de Bell-Antipatico…

  4. Briac

    Il semble que tout ceci ne soit qu’une histoire de densité démographique donc. Le Japon, très haute densité, couverture en fibre optique, 100mb, la France, idem, haute densité, maillage fibre + adsl2 + ReAdsl en zone rurale etc. Le Canada ou la Finlande, étendue de lac et forêts assez similaires, habitants disseminés, infrastructure réseaux couteuses. Sauf que les zones urbaines telles que Montréal pourraient très bien être mieux couvertes, je suppose donc qu’on paye le prix de l’investissement hors zones urbaines, nivellant donc notre technologie vers le bas et les prix vers le haut…

    Ce qui est intéressant néanmoins, c’est qu’il semble y avoir une correlation entre infrastructures d’un autre âge, prix prohibitifs et retard en matière de service et d’utilisation. Autrement dit, suffirait-il de booster l’accès au réseau au Canada pour voir subitement évoluer les pratiques de consomation sur internet (e-commerce)?
    Ou bien le problème est il ailleurs? Il y a-t-il un niveau à partir duquel l’accès au réseau, le débit etc, est suffisant (bon, on s’entend que pour l’instant c’est de la marde et que c’est largement insuffisant), et que finalement, ce qu’il faut ce sont plus de compagnie faisant du e-commerce, plus d’investissement pour amener les consomateurs au e-commerce? Plus d’ingénierie, plus de marketing? Est ce qu’alors on devrait pas demander au gouvernement de pousser ce secteur là plutôt?

    Peut être aussi qu’il faut revoir les coûts de distribution, après tout, l’avantage compétitif du e-commerce, quand il s’agit de distribution de biens, ça tiens aussi dans les coûts de livraison (et vitesse de livraison). En France par exemple, petit territoire, coûts très faible, livraison ultra rapide. Au Canada, si une entreprise de Vancouver souhaite livrer un produit à un consomateur de Montréal, via son site e-commerce efficace, qui permet de réduire ses coûts d’infrastructure, une fois la facture finale incluant le shipping… sera elle toujours plus compétitive que le commerce en bas de la rue?
    Peut être alors faut il demander au gouvernement de booster ce secteur là?

    Malheureusement, le « monde physique », ou le taux d’urbanisation et la distance entre zones urbaines est un gros facteur pour l’économie numérique, et certains sont plus avantagés que d’autres.

    Et je serais effectivement curieux de savoir ce que nos gros oligopoles telco font de notre argent, sont ils juste de vieilles bureaucraties inefficaces, où investissent ils dans le développement en zone rurale?

  5. Maxime Houle

    Bonjour!

    Un commentaire pour préciser qu’en fait, l’étude peut-être téléchargée gratuitement en PDF ici (http://www.oecdbookshop.org/oecd/display.asp?lang=EN&sf1=identifiers&st1=9264046763) en cliquant sur le petit oeil à côté de Add to basket. Il est simplement «impossible» de l’imprimer. Mais encore là, en fouillant un peu sur Google, vous devriez trouvez rapidement comment le débloquer et parvenir à l’imprimer et intégrer des commentaires avec Acrobat. ;-)

    Bonne journée!

    Maxime

  6. culturelles

    Bonjour moi je me demande vraiment ce que le payeur peu faire changer ca.J’ai deja contacté la crtc mais sans reponse.Travaille t’il pour nous ou les compagnies???
    Il font passer des jugement tel que limiter la bande passante des forunissuers de bell.Ca avance a rien ca il devrait plutot amiliorer leur reseau.Moi je suis avec videotron et j’avais un connection illimité maintenant de juis limiter 100go.Il ont change mon contrat meme si il n’etais pas fini.Selon moi c’est illegal.Ils ont beaux jeu car personne ne fais rien.Le net deviens de plus en plus lourd.Juste regarder des videos en hd sur exemple:tagtele et bien ca coute beaucoup de download et une bonne vitesse.Helas rien de change.La seule solution qui me reste c’est de me debrancher car c’esr de plus en plus chere mais je suis de plus en plus limiter.
    ca fais vraiment dur au quebec.

  7. JS Bournival » Blog Archive » La bande passante au Québec: surchauffe (des esprits) en vue!

    […] on vous donne une ferrari (très relatif), mais en même temps on vous confine à rouler uniquement jusqu’au dépanneur du […]

  8. Helene Bouchard

    Je demeure à la campagne, sur un chemin de terre, à 2 minutes en auto de la super haute vitesse par câble.
    Pour avoir l’équivalent de la vitesse intermédiaire « faible », avec des coupures régulières pour visionner et écouter sur youtube, ca coûte près de 200$ par mois avec l’internet par satellite. Il y a quelques années, il y avait encore le partage des lignes téléphoniques à 4 sur mon chemin.
    Impossible de penser que Bell ou Videotron ou autre va investir dans une infrastructure pour raccorder des maisons qui ne sont pas collées les unes sur les autres comme sur le Plateau à Montréal.
    La campagne c’est tranquille, on respire bien , on est éloigné du bruit , de la pollution ( sauf l’odeur de fumier des porcheries), on entend les oiseaux mais le net ne se rend pas ou il se rend mais à gros prix.

  9. L’impact négatif sur l’économie canadienne de la décision du CRTC de permettre la facturation à l’utilisation • Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

    […] Les chiffres cités lors de la discussion sont issus de mon billet : Le Canada est le tiers-monde des technos usager […]

  10. ilias

    La Solution est simple: pousser la concurrence! Que le Québec ouvre les vannes aux soit-disant toutes puissantes compagnies américaines, et ce cher oligopole actuel devra reviser ses prix.

    Je suis arrivé au Canada en 2005. Entre 2005 et 2009, mis à part pour les tarifs des forfaits Internet sur mobile, tous les autres types de forfait que j’observais (Internet maison, Telephone Mobile) ont vu leur tarifs augmenter. Et comme par hasard avec la venue de Wind Mobile, Public Mobile et Vidéotron, on recommence à voir une baisse de prix.

    Alors par pitié que l’on arrête d’écouter les arguments falacieux des opérateurs (la géographie du Canada, la densité de la population etc). Il faut que l’on se rappelle que le Canada a été un jour leader en ce qui a trait à l’accès Internet (il ya de cela une petite decennie), et qu’on dirait que la consolidation qu’il y a eu dans le marché des télécommunications a heurté les consommateurs (relativement prévisible).

    La seule et unique solution c’est de voir les citoyens rappeller au CRTC qui paie les salaires des employés, et que l’on arrête de se faire avoir par les discours alarmants quand au risque de l’ouverture du Canada aux compagnies étrangères.

  11. Michelle Blanc: Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique? | Pierre Duhamel

    […] travailler ça prend des infrastructures numériques et elles n’y sont pas. De plus, même pas besoin d’aller en Gaspésie, à Montréal même… (qu’incidemment, le CRTC trouve encore pas assez cher et veulent donc […]