Je me suis récemment acheté un véhicule avec système de GPS intégré. Je trouve formidable de me balader en voiture et de savoir à tout moment où sont les entreprises dont j’ai besoin. Ma voiture est de marque Volvo et la carte de bord m’indique les restaurants, les stations-service, les banques, hôpitaux, écoles et plein d’autres informations pertinentes, facilitant mes déplacements et décisions d’achats. J’ai cependant remarqué que certains restaurants y étaient et d’autres pas. Que certaines banques avaient leur brand dans le système et d’autres pas. Que certaines chaînes hôtelières étaient clairement identifiées et d’autres complètement ignorés. Je me suis donc posé la question à savoir comment ces entreprises s’y prenaient pour y inscrire leur donnée. J’ai d’abord songé à Google Map. Mais ce n’est pas la bonne réponse. En fait, c’est l’entreprise Navtek qui fournit les bases de données à Volvo et à plusieurs autres marques de voitures ou de téléphones intelligents. Si vous voulez y apparaître, il faut payer Navtek (si vous êtes une grande marque). Pour les petites et moyennes entreprises, c’est plus nébuleux. Je n’ai pas encore trouvé la réponse. Des bineries sans importance y apparaissent et de grands restaurants y sont complètement absents… Si je trouve la réponse, ou si l’un de mes lecteurs l’indique en commentaire, je ferais une mise à jour à ce billet. Entretemps, pour les grandes marques, je considérerais sérieusement entrer en contact avec Navtek et m’enquérir des conditions pour apparaître sur ces cartes qui sont désormais la prochaine frontière du commerce mobile…
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L’an dernier, j’ai lancé l’idée d’une GuignoléeDuWeb.org dans mon billet Pour une guignolée des blogueurs. Cette idée a soulevé tellement d’enthousiasme qu’elle est de retour pour une 2e fois cette année. Or, monsieur Pierre Fraser, qui a pris l’habitude de m’envoyer des messages twitter pour que je parle de ses contenus (il a un peu le sens du marketing, mais n’imitez pas son geste, ça me ferais trop chier de devenir une twitter à spam) le refait encore ce matin avec son Twitt
Guignolée de la conscience, le Web, @MichelleBlanc et bien d’autres http://ow.ly/HaTn
Dès que le mois de décembre se pointe, notre conscience nous souffle à l’oreille qu’il faut bien l’entretenir. À l’heure de l’egocasting où nous n’en finissons plus de nous faire plaisir en consommant tous les contenus que nous voulons, sans compter que nous diffusons tout ce que nous voulons sur nos blogues, Facebook, Youtube et Twitter afin de gratifier encore plus notre ego pour fin de reconnaissance personnelle, voilà que les laissés pour compte de la société, ceux qui n’ont pas accès à tous nos bonheurs et plaisirs, viennent rappeler à l’ordre notre conscience.
Donc la GuignoléeDuWeb serait un mécanisme de soulagement de la conscience? Mais il a raison. C’est même tout à fait ça. Et puis après?
Je lisais dernièrement que l’invention du Walkman est arrivée parce que le grand patron de SONY, étant amateur de musique et de course, voulait pouvoir faire son jogging sans avoir à traîner un ghetto-blaster, qui était la seule alternative à ce moment. Il ordonna à ses ingénieurs de lui trouver une solution et ainsi est né le Walkman qui est en fait l’ancêtre du iPod et du iPhone actuel. Comme quoi, la nécessité est parfois source d’inspiration et d’innovation et qu’un besoin egotistique peut aider la masse.
Depuis dimanche, je ne vous apprends rien, mais ma vie a changé. Je suis entre autres sollicitée par de nombreuses organisations caritatives qui veulent du conseil Web gratuit. Ça me crève le cœur de leur dire non parce que je suis déjà très impliquée dans (…)
Mais voulant faire profiter celles-ci de ma visibilité croissante et de permette un jumelage entre les organisations dans le besoin et des ressources stratégiques Web ayant le temps et le cœur d’aider des initiatives caritatives, je vous fais ce billet spécial pour vous et vous invite dans les commentaires à dire vos besoins ou à offrir vos services. Je me sentirais ainsi moins coupable de ne pas pouvoir me donner à tous et de ne pas encore être capable de me couper en quatre…
J’étais donc submergée de demandes d’organismes de charités et je ne pouvais même pas réussir à répondre aux milliers de courriels et centaines de téléphones que mon passage à cette émission suscita. Ce fut un tel raz-de-marée que plusieurs mois plus tard, j’écrivais le billet L’authenticité et la transparence c’est de l’admettre aussi quand on se plante
Les deux semaines qui ont suivi ont été catastrophiques pour ma business. J’ai en effet reçu une avalanche de courriels, commentaires, Twitt, messages Facebook et téléphones qui n’avaient rien à faire avec « la business » mais que je me devais de traiter.(…)
Tout ça pour vous dire que j’ai accumulé un retard énorme et que deux de mes très bons clients furent victimes de ce concours de circonstances. J’avais déjà livré la moitié des livrables à ces clients. J’ai donc décidé de rembourser leur dépôt et de leur faire cadeau des livrables déjà donnés en m’excusant de ne pas pouvoir terminer leur mandat. C’est la seule fois de mon histoire de consultante qu’une telle chose m’arriva. J’en étais rendue à avoir de la difficulté à dormir. Mais, une situation « incontrôlable » peut arriver, mes clients n’avaient pas à en payer le prix et c’est pourquoi je leur fis cadeau de mes livrables déjà faits, avec mes excuses. Je me devais aussi de ne pas leur faire payer pour des frasques qui les atteignirent et pour lesquels ils n’ont aucun contrôle (…)
De ces circonstances extraordinaires et de la pression de faire quelque chose alors que j’étais si sollicitée par des organismes de charité, est née LaGuignoléeDuWeb.org. J’en suis vraiment ravie, ça répond à un dilemme egotistique et je m’en fou. Je sais que ça fait du bien parce que l’une des intervenantes qui travaillaient dans l’un des organismes de charité que nous aidons m’a confirmé qu’ils avaient eu une croissance de leurs dons en ligne de décembre dernier, de 390%. De plus, comme c’est une œuvre altruiste, nous redirigeons les visiteurs directement sur les pages de dons des organismes concernés sans toucher un sou et sans même les avoir avisés que nous les aidions. Ne vous gênez donc pas non plus d’être egotistique à votre tour et d’aider des gens sans qu’ils ne le sachent. Ça vous fera du bien à votre égo, ça ne réglera pas tous les problèmes de la planète et il se peut même qu’on vous bitch parce que vous soulagez votre conscience. N’empêche que ça aidera certainement un paquet de gens et que ça pourrait peut-être faire une boule de neige qui grossira hors de votre contrôle…
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Une question récurrente est celle de la peur de partager son expertise en ligne. Si on perdait des mandats parce que les gens peuvent s’aider par eux même grâce à la richesse de notre contenu en ligne? J’entends ça presque chaque semaine. D’ailleurs, je me souviens de l’un de mes anciens patrons qui me disait lorsque je me trouvais devant une situation nouvelle : T’en fais pas, un livre a certainement déjà été écrit là-dessus, trouve-le et lit-le et tu seras moins niaiseuse. C’est un peu l’essence d’un courriel que je reçois durant le week-end :
(certaines portions ont été caviardées pour respecter la confidentialité de mon interlocuteur)
Bonjour Michelle Blanc,
Je sollicite votre aide.
J’ai eu vos coordonnées par XXXX. Il m’a dit que vous étiez une experte et une sommité dans le Web. Si vous aviez deux minutes pour m’orienter, je l’apprécierais au plus haut point.
Voici les faits et ma question:
J’ai parti ma compagnie en formation XXXX. J’ai 30 ans d’expérience en XXXX, ou j’ai fait des programmes sur XXXX pour cumuler des statistiques et beaucoup de formation auprès des nouveaux employés des tous les départements. On m’a conseillé à plusieurs reprises de me faire un blog et /ou un Newsletter. Je me suis enfin décidée de me moderniser. (J’ai 53 ans et je suis analphabète du Web et oui ca existe encore!)
Mon idée,
• j’utilisais le Newsletter pour donner une fois par mois des trucs et astuces de XXXX.
• Dans mon blogue, je jasais des problèmes vécus par mes clients et des trucs de XXXX: exemple comment faire de la collection, comment agir face au retour de produit défectueux, éviter la faillite parce qu’on a pas prévu l’argent qu’on devait au gouvernement. Soit un peu de conseil de gestion de base. Si les sujets sont plus complexe, je ferais affaires avec des experts pour pouvoir exprimé leur idées et les référer sur leur site.
• Je me suis faire dire que si je jasais de ces problèmes-là dans mon blogue, je m’enlevais de la notoriété, que ce n’était pas dans mes cordes puisque j’offre des services de formation en XXXX et non conseil en XXXX. Par contre je me suis fait dire aussi par le constructeur de mon site que l’idée était très bonne et que je serais plus visible puisque des sites sur Internet pour des trucs de XXXX, il y en avait plein par contre moins sur les autres sujets discutés.
Alors j’ai besoin de l’avis d’un expert et XXXX m’a dit que vous étiez l’experte en cette matière.
Je vous remercie à l’avance de prendre le temps de me lire et de me donner vos commentaires
Passer une agréable journée
Ma réponse :
La réponse à votre question est : tout ce que vous voulez savoir est déjà écrit dans mon blogue. Pourtant, vous m’écrivez pour le savoir plutôt que de le chercher vous-même. Il en sera de même pour les infos que vous pourriez mettre en ligne. Les gens ne vous liront pas, ils vous appelleront plutôt…
Bonne chance
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Il y a plusieurs semaines de ça, j’accordais une entrevue à Philippe Desrosier (vraiment très sympathique et documenté ce mec) pour l’émission Club Social sur TV5. Le topo de l’émission :
Vie privée, vie publique. Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux annoncent-ils la fin de la vie privée? Un reportage de Philippe Desrosiers.
Le reportage débute à 03 :22min. pour se terminer à 10 :00min.
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J’ai comme une petite panne d’inspiration. Il me semble avoir tout dit sur les stratégies Web et les médias sociaux. Ce n’est certes pas le cas et j’ai sans doute encore bien des réflexions à partager, mais cette semaine c’était comme ça. Dans mon expérience bloguesque, ça m’est arrivé une couple de fois et il s’agit qu’une question nouvelle surgisse, qu’une actualité me fasse tilter ou qu’une nouvelle info pertinente me fasse sortir de ma léthargie momentanée pour que la roue reparte. Ce sera peut-être d’ici quelques heures ou quelques jours…
Entre-temps, vous pouvez toujours lire les 1948 autres billets de mes archives…
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Vous voulez aider les démunis? Vous voulez être certain que les argents amassés vont directement dans les coffres des organismes de charités, sans tataouinages, sans frais? Rien de plus facile. Pour une deuxième année, le site GuignoléeDuWeb.org est là pour ça. Ce site a été monté par une gang de bénévoles des médias sociaux et du Web. Personne ne touche un sou et ils dépensent eux-mêmes pour faire la promo, monter le site, l’héberger et mettre en ligne les hyperliens menant directement aux pages transactionnelles d’organismes reconnus pour leur efficacité à aider les pauvres. Que vous soyez blogueur, gestionnaire de site Web ou simplement généreux, vous pouvez afficher les différents formats de bannières sur vos sites ou blogues ou encore cliquez sur les hyperliens et faire directement un don.
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Les grosses nouvelles de la fin de semaine sont toutes deux liées à Facebook. Il y a cette sortie de madame Janine Krieber (l’épouse de l’ancien chef du Parti Libéral du Canada, Stéphane Dion) qui sur son mur Facebook, parlait négativement du chef actuel, Michael Igniatief, de même que cette dame, Nathalie Blanchard, qui s’est vue retiré son indemnités d’assurance à cause de photos d’elle sur Facebook. Jusque-là, rien de bien extraordinaire à mon point de vue. Mais aux yeux des médias, c’est une grosse histoire. Hier j’ai reçu l’appel d’un journaliste de la presse écrite et aujourd’hui, c’est une recherchiste d’un média électronique d’importance qui voulait avoir mon point de vue sur la chose. Le journaliste d’hier a fait son topo sans mentionner mon point de vue et la recherchiste d’aujourd’hui m’a envoyé le message suivant :
Bonjour madame Blanc,
L’équipe (XXX) vient de sortir de réunion….
Ils cherchent à aborder l’aspect légal de la question et la recherchiste a demandé à un prof de droit.
Merci quand même pour votre disponibilité.
Ce sera pour une prochaine fois.
Cordialement,
Vous aurez donc mon point de vue. Auparavant, il y avait les discussions dans les toilettes qui pouvaient être écoutées par une personne qui était dans la toilette d’à côté et être répétée à un journaliste qui en faisait un papier. Il y avait aussi ces gens, qui victime d’un mal de dos, assuré, se faisaient photographiés à leur issue par des enquêteurs d’assurance et qui perdaient leurs indemnités une fois qu’il était démontré qu’ils étaient encore capables de pelleter la neige de leur entrée malgré le mal de dos. Le rapport dans tout ça? Aucun. Justement. Nous ne faisions pas le procès de la toilette ou de l’enquêteur. Mais ces infos ont été colligées sur le Web. Ça change donc tout aux yeux des journalistes. Oui il faut être prudent. Oui les cas de Mme Krieber et de Mme Blanchard viennent de Facebook et elles avaient des profils protégés qui ne permettaient qu’aux « amis » de les voir. Mais comme je le disais au journaliste hier, il y a un monsieur qui s’appelait dans le temps « Jules César » et à ce qu’on en dit, c’est justement « ses amis » qui l’auraient poignardé. Et Facebook n’existait pas à cette époque. Peut-être devrions-nous nous inquiéter de la sécurité des dits couteaux? Peut-être aussi que les médias devraient s’intéresser aux experts qui ne vont pas à la course répéter les âneries et l’angle « objectif » que les médias veulent bien donner à « l’histoire »?
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Beaucoup de journalistes, de syndicats et d’exégètes du média conspuent la convergence. Ça va faire perdre des emplois, ça va diminuer la qualité et patati et patata. Mais malgré les augures de malheurs, une petite entreprise québécoise converge à qui mieux mieux et fait ça avec une qualité reconnue par tous. On en parle peu mais c’est le plus beau succès de convergence d’ici. Mais cette convergence s’est fait du papier vers les autres médias et n’a pas été forcée. Il s’agit de celle du journal Voir qui est devenue, livre, émission de télévision et dont la présence web a toujours été l’une des plus efficaces des médias québécois. Ça a commencé par un journal localisé et ça a été reproduit à la grandeur du Québec, mais avec une couleur locale. Ça a aussi créé de nombreuses jobs pour des journalistes qui deviendront souvent par la suite des références majeures du métier. Je voulais juste leur faire une petite fleur comme ça en passant…
MAJ
En complément, je vous invite à relire l’histoire du Nordjyske newspaper dont je parle dans mon billet La crise appréhendée des journaux au Québec. Peut-être qu’un jour le cas du Journal Voir sera ausi étudié par Harvard?
Article publié le Vendredi, 20 novembre 2009 sous la rubrique Medias et Internet.
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Dans le cadre de la négociation en cours à La Presse, nous vous envoyons la vidéo suivante. N’hésitez pas à la diffuser!
http://www.youtube.com/watch?v=XWNIryDCMBE
–
Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP)
Affilié à la FNC / CSN
Tél.: 514-840-4705
ou 514-285-7378
www.lestip.org
C’est comme plus fort que moi. Je pouffe de rire. Pourquoi je me fends en quatre? Je ne suis certes pas insensible aux angoisses des journalistes. Mais leur tactique est d’une « pochitude ». Tout d’abord, Le Lip dub Si La Presse n’existait pas… sans lip dub, n’est pas des plus original. C’est déjà « has been ». Deuxio, mais quel courriel désespérant! Pas de personnalisation, pas de mise en situation, pas de contexte. Le syndicat des journalistes prend-il les blogueurs pour des courroies de transmission? Eux-mêmes, s’ils recevaient ce genre de courriel (en en étant pas l’émetteur) le prendraient-ils en considération? Sommes-nous si obnubilés par leur sort que nous partirons à la course pour les sauver? Combien de journalistes de LaPresse sont déjà allés rencontrer les blogueurs (outre Patrick Lagacé et Tristan Péloquin), lisent leurs blogues, les commentent ou les suivent sur Twitter? Combien d’autres journalistes ont vomi sur la plèbe des blogeurs? Répondre à ces questions est déjà un début de réflexion. En outre, je ne suis pas reconnue pour être la plus ardente défenseure de positions syndicales ou journalistiques et j’ai maintes fois “pogné les nerfs” pour des relations publiques aux blogueurs, médiocres. J’ai déjà écrit des billets comme : Communiqués de presse optimisés
Faut croire qu’ils ne lisent pas les blogues qu’ils pollupostent indûment avec leur mièvre message? Mais si jamais ils lisent ce billet (puisque je vais l’optimiser pour Google, et encore un autre Si LaPresse n’existait pas?), je vais les inviter à lire aussi L’information ne s’est jamais mieux portée dans LeDevoir :
La crise? Quelle crise? demande de très loin le grand reporter Andreas Kluth, qui travaille pour l’excellent magazine The Economist depuis 1997. «Il n’y a pas de crise médias, dit le fauteur de trouble, joint par téléphone en Californie. Évidemment qu’une part de l’industrie de l’information se meurt. En ce sens, il y a effectivement une grande crise pour les propriétaires des médias qui voient fondre leurs profits. Il y a aussi une crise pour les journalistes qui voient disparaître leurs emplois. Mais pour le reste de la société, est-ce une crise pour autant? Non, non et non.»
(…)«Personnellement, je n’ai jamais été aussi bien informé par des sources de plus en plus diversifiées, confie-t-il. Mieux encore: je consomme maintenant une information de très grande qualité qui n’est plus seulement produite par des journalistes.»
(…)«Ce sont les journalistes eux-mêmes qui parlent de la crise des médias et en font tout un plat, poursuit le pourfendeur des clichés. Je le redis: du point de vue de tous les autres citoyens, cette crise n’existe pas. Ce n’est même pas vrai que certains sujets ne sont plus bien couverts. Au contraire. Pensez à tous ces blogues et ces sites tenus par les universitaires, les politiciens, les groupes de pression. Ils fourmillent d’informations qui ne demandent qu’à être prises.»
Ou encore dans le très récent billet Context is king du blogue AFP MediaWatch :
(…) De plus en plus de journalistes développent, de gré ou de force, (la nécessité) de développer leur propre marque, de travailler sous leurs propres couleurs, seuls ou en petits groupes. Le journalisme de qualité n’est plus l’apanage de grands groupes de médias. De nouveaux acteurs inventent, avec facilité et jubilation, la grammaire des médias, des échanges, de la circulation de l’information de demain. Ils le font gratuitement, car le média est excitant et qu’il y a des places à prendre ! La révolution de l’information est terminée : chacun est devenu un média !
Les médias traditionnels se retrouvent donc coincés entre les concurrences de millions d’acteurs individuels, et des géants aux ressources mille fois plus importantes qu’eux, qui entendent bien profiter de l’appétit du public pour l’information : après Google, Microsoft, Yahoo, Orange, AOL veulent être des mass media sociaux. Médias, informatique et telcos convergent.
Et au lieu de travailler ensemble, ils restent « la tête dans le guidon », obsédés par l’urgence de leurs revenus à court terme, voire désormais, leur survie.
En conclusion
Je dis souvent qu’il faut se monter une communauté avant d’en avoir besoin. Lorsqu’on en a besoin, elle est là. Le contraire ne marche que très, très rarement. Bonne chance tout de même dans vos négos et dans vos rêves d’un paradis journalistique peut-être perdu… Entre-temps, changez de relationnistes syndicaux…
MAJ
C’est aussi totalement subjectif, mais Joe Dassin, n’est-ce pas aussi « has been »? Veulent-ils lancer la serviette et nous faire savoir qu’ils sont déjà définitivement morts? Veulent-ils que ce soit les « matantes qui ne bloguent pas » qui les sauvent?
Finalement, mon titre devrait peut-être changer. Ce n’est plus un gros rire gras, mais un désespoir profond qui m’habite après avoir écouté ça. Un ennui insoutenable même… Je n’ai même pas été capable de l’écouter au complet, même après trois essais. C’est tout dire. S’ils voulaient remettre du pep dans leur négociation, c’est complètement raté…
MAJ 2
La question qui tue : Quels sont les journalistes (le comité syndical) de La Presse qui ont concocté cette connerie?
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Jamais je ne demande à une organisation d’être mon amie sur Twitter. Mais, si eux me le demandent, j‘accepte volontiers. Certaines sont vraiment, mais là vraiment perspicaces dans leur interaction avec moi, tandis que d’autres sont vraiment stupides. Le but d’une organisation qui est sur Twitter est, idéalement, de se faire une base de lecteurs et d’aficionado, qui pourraient (ou non) reprendre vos statuts et leur donner une deuxième envolée. Il semble donc souhaitable d’avoir le plus de gens possible comme Followers. J’en ai d’ailleurs déjà parlé dans mes billets Twitter, comment suivre des milliers d’usagers et les Twittersnobs
Des organisations ont compris l’importance de se faire suivre par des milliers de gens et d’interagir efficacement aux moments opportuns. À titre d’exemple, il y a plusieurs semaines, j’étais dans les Cantons-de-l’Est au Manoir Hovey. L’ayant partagé sur Twitter, je reçois de @HotelGermain ces messages directs :
Si a North Hatley, il faut essayer le croissant jambon fromage de Justine chez saveurs et gourmandises ou le gateau au fromage… Bon we
Absolument! La mousse aux raisins de corinthe Et j’ai dit gateau au fromage, c’etait vraiment carottes avec le crémage au fromage!!
Disons qu’ils sont entrés immédiatement dans mes bonnes grâces et que quelques semaines plus tard étant invitée par un client à coucher à l’hôtel Alt à Québec (l’une de leurs propriétés) je me faisais un plaisir de leur faire un twit favorable. Un peu plus tard, c’est le @Deltahotelsltd qui décide de me suivre sur Twitter. Justement au moment où je donnais une conférence à Québec et que j’étais au Delta de Québec, je me rends compte qu’ils décident de ne plus me suivre sur Twitter. Je n’ai pas dit un mot de mon expérience là-bas (qui n’était pas des plus positives de toute manière) et la semaine dernière, j’étais au centre des congrès de Trois-Rivières, justement assise à côté du très gentil directeur général de cet établissement et je me suis fait un plaisir de lui mentionner que je trouvais le gestionnaire de leur Twitt, un peu twit. Je viens d’ailleurs de Twitter à propos du Twitt de l’émission @mangetaville
@mangetaville m’a flushé de son Twitter et moi je les flushe de ma tv
Dans le cas de @mangetaville, je comprends qu’ils se sentent comme des journalistes et qu’ils aiment probablement se resserrer les coudes entre pros de l’information. C’est vrai que bien des journalistes ont des centaines, voire des milliers de followers et qu’eux, étant ce qu’ils sont (des vedettes), ne suivent probablement qu’une dizaine de leurs semblables. Ils me trouvent aussi probablement peu digne d’intérêt et c’est un point de vue qui se respecte. Cependant, si tel est le cas, il serait plus judicieux pour une organisation de faire la sélection à priori et de lire quelques pages des Twitts de la personne que l’on veut suivre, plutôt que de décider de suivre quelqu’un, que l’on flushe par la suite. Pour mes propres clients, moi je vais suggérer de suivre le plus de gens possible, d’utiliser des outils pour gérer la plèbe, d’identifier les influençeurs majeurs et d’interagir avec eux et de monitorer ce qui se dit sur Twitter et de dénicher les opportunités positives d’interaction (comme l’a fait adéquatement @HotelGermain) pour communiquer avec les gens. Si un assureur qui travaille seul, comme @DanyPaquin est capable de voir que je viens de m’acheter une voiture, de me proposer ses services d’assureur sur Twitteur et de faire un deal de $1500, une organisation un peu plus importante, est certainement capable d’en faire autant. De plus, si vous ne voulez pas me suivre, il n’y a certainement pas de problèmes avec ça. Mais si vous me suivez et que vous me flushez par la suite, les retombées de votre choix pourraient vous surprendre…
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Vendredi dernier, j’étais l’invitée de l’un de mes clients (Juste pour rire) à l’événement Les Parlementeries. Or, étant donné ma nouvelle position de « personne qui se fait désormais reconnaître dans la rue par des inconnus », je n’ai pas regardé ce spectacle comme j’avais l’habitude de le faire. Je me suis observée à faire de l’angoisse pour ces pauvres têtes de Turc, qui devenaient la cible des humoristes sur scène. Ainsi, j’ai eu de la « peipeine » pour Ricardo, Denis Coderre, les soldats canadiens et pour madame Bombardier avec qui on a été particulièrement méchant. Est-ce de la paranoïa ou mon empathie qui se développe de plus en plus? Je ne sais pas. N’empêche que je me sens aussi la cible de critiques qui semblent croître à mon égard. Mais ça me rassure de lire des propos comme ceux de Denis Coderre dans un récent statut Facebook et que j’ai repris dans mon Twitter :
via Denis Coderre citation du jour: “Il faut collectionner les pierres qu’on vous jette. C’est le début d’un piédestal.” (Hector Berlioz)
Chris Brogan y va aussi d’un plaidoyer en faveur de la compréhension de la critique dans son plus récent Bulletin électronique et qui est repris intégralement par Jewpoint0.org : (traduit et adapté librement ici)
Si vous êtes assez chanceux pour avoir des critiques, vous faites déjà quelque chose de remarquable. Si vous devenez populaire (on encore Internet populaire) vous aurez alors encore plus de critiques, qui en plus, ne vous connaissent probablement même pas. Voici ce que vous pouvez faire pour gérer ça : Remerciez les :
Indépendamment de ce qu’ils disent, remerciez-les de leur opinion (ou une variation équivalente). Ils ont pris le temps d’offrir leurs opinions, qu’elles soient non valables ou non constructives. Remercier est la seule réponse positive à faire. Ne vous défendez pas :
La personne qui vous donne son opinion se fout probablement de la vôtre. Elle ne veut que partager sa propre idée. Vous pouvez répondre et argumenter, mais n’essayez pas de vous défendre. Ça ne fera que renforcer l’idée que vous êtes sur la défensive et ne vous mène nulle part. Décidez pour vous-même, en privé, si vous êtes d’accord :
Vous ne devez pas prendre personnellement l’avis de chaque critique, mais essayez de valider s’il y a une once de vérité. Nous apprenons lorsque nos critiques sont des amis, mais apprenons encore plus lorsqu’ils ne le sont pas. Quelquefois, les méchancetés à notre égard peuvent être d’une grande utilité et nous permettre de nous améliorer. Ça prend une vie pour se construire et il ne faut pas laisser les autres nous détruire. Mais il faut faire la part des choses et se concentrer sur ce qu’on peut apprendre et encore améliorer. Si nous acceptons les hommages, il faut aussi accepter les blâmes.
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Pour ma dixième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de : La réalité augmentée. La voici donc : Capsule sur La réalité augmentée
La notion de réalité augmentée désigne les systèmes (au sens informatique) qui rendent possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Ce système peut aussi bien s’appliquer à la perception visuelle (superposition d’images virtuelles aux images réelles) qu’aux perceptions proprioceptives comme les perceptions tactiles ou auditives.
Le concept de réalité augmentée vise donc à compléter notre perception du monde réel, en y ajoutant des éléments fictifs, non perceptibles naturellement. La réalité augmentée désigne donc les différentes méthodes qui permettent d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images. Ses applications sont multiples et touchent de plus en plus de domaines : jeux vidéo et edutainment, cinéma et télévision (post-production, studios virtuels, retransmissions sportives…), industries (conception, design, maintenance, assemblage, pilotage, robotique et télérobotique, implantation, étude d’impact…), médical, etc.
Display techniques
There are three major display techniques for Augmented Reality:
I. Head Mounted Displays
II. Handheld Displays
III. Spatial Displays.
Head Mounted Displays
A Head Mounted Display (HMD) places images of both the physical world and registered virtual graphical objects over the user’s view of the world. The HMD’s are either optical see-through or video see-through in nature. An optical see-through display employs half-silver mirror technology to allow views of physical world to pass through the lens and graphical overlay information to be reflected into the user’s eyes. The HMD must be tracked with a six degree of freedom sensor. This tracking allows for the computing system to register the virtual information to the physical world. The main advantage of HMD AR is the immersive experience for the user. The graphical information is slaved to the view of the user.
Handheld Displays
Handheld Augment Reality employs a small computing device with a display that fits in a user’s hand. All handheld AR solutions to date have employed video see-through techniques to overlay the graphical information to the physical world. Initially handheld AR employed sensors such as digital compasses and GPS units for its six degree of freedom tracking sensors. This moved onto the use of fiducial marker systems such as the ARToolKit for tracking. Today vision systems such as SLAM or PTAM are being employed for tracking. Handheld display AR promises to be the first commercial success for AR technologies. The two main advantages of handheld AR is the portable nature of handheld devices and ubiquitous nature of camera phones.
Spatial Displays
Instead of the user wearing or carrying the display such as with head mounted displays or handheld devices; Spatial Augmented Reality (SAR) makes use of digital projectors to display graphical information onto physical objects. The key difference in SAR is that the display is separated from the users of the system. Because the displays are not associated with each user, SAR scales naturally up to groups of users, thus allowing for collocated collaboration between users. SAR has several advantages over traditional head mounted displays and handheld devices. The user is not required to carry equipment or wear the display over their eyes. This makes spatial AR a good candidate for collaborative work, as the users can see each other’s faces. A system can be used by multiple people at the same time without each having to wear a head mounted display. Spatial AR does not suffer from the limited display resolution of current head mounted displays and portable devices. A projector based display system can simply incorporate more projectors to expand the display area. Where portable devices have a small window into the world for drawing, a SAR system can display on any number of surfaces of an indoor setting at once. The tangible nature of SAR makes this an ideal technology to support design, as SAR supports both a graphical visualisation and passive haptic sensation for the end users. People are able to touch physical objects, and it is this process that provides the passive haptic sensation
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La semaine dernière, dans le cadre de l’événement les 24 heures du tourisme de Tourisme Mauricie, j’étais conférencière sur le sujet Entreprise touristique et réseaux sociaux – Le cas de Tourisme Mauricie. Voici la présentation que j’y ai faite.
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