J’ai contacté plusieurs personnes pour mettre sur pied un Webothon Médias sociaux, dans le but de lever des fonds pour venir en aide à Haïti. Mais ce webothon se veut aussi une expérience médias sociaux et éducative. Ça devrait avoir lieu le dimanche 21 février de 12 :00 à 16 :00 heure de Montréal et de 18 :00 à 22 :00 heure de Paris et de Bruxelles. Ça se fera sur une plateforme dans le genre de celle de Ustream, à une URL à être déterminé. On y discutera entre autres de comment les médias sociaux peuvent venir en aide aux ONG et au gouvernements en temps de crises et de catastrophes majeures. On parlera de comment le travail journalistique est maintenant transformé par l’apport des médias sociaux et de comment les médias sociaux sont maintenant une nouvelle donne, dans l’univers médiatique, philanthropique et organisationnel de nos sociétés. Les copains Bruno Guglielminetti (Radio-Canada), Damien Van Achter (RTBF), Philippe Martin (Fabrique de blogue), Claude Malaison, Martin Lessard, Philippe Fehmiu (CECI, LeLab Voxtv, Radio-Canada) et Pierre Côté (RealtimeRealite)ont déjà accepté d’y participer et je vous invite ici à me faire vos suggestions de sujets, de collaboration ou de technologies pour que cet événement Web permette d’amasser le plus de fric possible pour les Haitiens, tout en servant de lieu de partage Web2.0, de ce que les médias sociaux peuvent maintenant faire pour nos sociétés.
MAJ
Ont accepté de participer aussi Mateusz Kukulka (attaché de presse et ancien journaliste Belgique) et Jon Husband (Wirearchy, Vancouver).
MAJ2 Loïc Le Meur (Paris, San Francisco), Multilink (Service internet en Haïti) et Carla Beauvais (InsideDisaster.com) seront aussi des nôtres. Christian Aubry accepte volontiers d’être le geek en chef de l’événement.
MAJ3
Le copain FredCavazza (Paris) confirme aussi sa participation comme intervenant. Je suis aussi en discussion avec d’autres joueurs avisés d’importances. Le projet avance dans une très très bonne direction. Wouhouhou
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Aujourd’hui c’était le lancement de lPad d’Apple. Twitter, les médias spécialisés et les médias généralistes « buzzaient » de cette innovation qui n’est même pas encore sur les tablettes. Cette retombée médiatique se calcule en dollar sonnant. Par exemple, pour les médias imprimés, la ligne agate a une valeur marchande, l’espace publicitaire télévisuel aussi. On reconnaît que la valeur d’une mention média est supérieure à celle d’une publicité achetée. Or la valeur d’une retombée médiatique se calcule en fonction de la valeur publicitaire d’une grosseur dans un journal ou d’une longueur dans un bulletin de nouvelles. Aujourd’hui, Apple a fait une fortune de retombées médiatique. Un gestionnaire d’une bannière marchande québécoise m’a déjà confié qu’ils avaient été les premiers à avoir une plateforme de commerce électronique transactionnel dans leur secteur d’activité. Cette plate-forme avait coûté $300 000. Or ils avaient calculé que dans les trois mois suivants l’annonce de la mise en ligne de cette boutique en ligne, ils avaient eu pour $800 000 de retombées médiatiques. Avant même de vendre leur premier item en ligne, ils avaient déjà récupéré leur mise de plusieurs fois.
Je vous parle de ça aujourd’hui parce que ce matin je rencontrais un client qui me dit, « mais je vais être le premier de mon industrie à capitaliser sur les médias sociaux », crois-tu que je vais jouir de retombées médiatiques? Je lui répondis que de toute évidence oui. D’ailleurs, juste après ce client, un journaliste me téléphone pour me parler d’un autre de mes clients, Tourisme Mauricie (pour ne pas le nommer et j’en profite d’ailleurs pour remercier encore André Nollet, le D.G., pour le gentil hommage qu’il me fit dans son blogue) et il voulait m’interviewer pour un article qu’il rédige dans une prestigieuse revue, sur l’innovation média social de Tourisme Mauricie. Ce n’est d’ailleurs pas le premier journaliste qui m’interpelle là-dessus ou qui écrit sur « le génie innovant et l’audace » de Tourisme Mauricie. Comme quoi, d’innover, d’oser et de briser le statu quo, peut payer d’autres manières que via les bénéfices directs que l’innovation elle-même peut engendrer…
Article publié le Mercredi, 27 janvier 2010 sous la rubrique Innovation.
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Cette semaine j’étais assise sur la banquette des Twittereurs blogueurs, pour le dévoilement des prédictions TMT 2010 de Deloitte. Avant de vous les présenter et de vous faire mes propres prédictions, je vous ferais remarquer que les prédictions de Deloitte ont une importance capitale, pas tant du fait de leur justesse, de leur vision avant-gardiste ou de leur spécificité, mais surtout parce qu’elles s’adressent à un public de décideurs et que lorsque Deloitte parle, les CEO, CFO, CTO et COO du Canada écoute, et peuvent prendre acte des recommandations que la grande firme comptable fait. Dans ce sens, ces prévisions conservatrices peuvent ouvrir une porte à l’innovation (relative) et piquer la curiosité des chefs d’entreprises suffisamment pour qu’une brèche soit faite dans leur vision souvent réfractaire, aux bienfaits des technos pour eux.
Cela étant dit, il y a tout de même des choses importantes dans la liste des dix points que soulève Deloitte. Le fichier des Prédictions (PDF) Le communiqué de presse
Les grands points :
Les Prédictions TMT canadiennes mettent en évidence que les consommateurs et les entreprises désirent avoir accès aux données partout, en tout temps et sur n’importe quel écran — sans avoir à payer plus. Tandis que le monde sort de la récession, les particuliers comme les entreprises veulent avoir un accès à des données illimitées et à la mobilité, mais leurs budgets sont limités. « C’est cette situation qui pousse le secteur des TMT à opter pour des solutions qui peuvent sembler imparfaites mais qui suffiront », souligne Duncan Stewart, directeur de la recherche de Deloitte Canada. (…)
Les liseuses (eReaders) comblent un créneau, mais on s’arrache (virtuellement) les livres électroniques (eBooks)
Plus petites qu’un netbook (miniportatif), et plus grandes qu’un téléphone intelligent : les ordinateurs tablettes (la question qui a été postée sur Twitter est de savoir s’ils vont entrer dans une poche???) Le secteur de l’édition réagit : abonnements en ligne (pay walls) et micropaiements
Le retour des technologies propres. Mais le solaire reste dans l’ombre
C’est le monde à l’envers pour les services des achats des TI
Les neuf ne règnent plus en maître : la fiabilité est redéfinie et réévaluée
Le cloud computing : plus qu’une mode mais sans exagération
Payer pour ce que l’on consomme : les exploitants changent de position sur la tarification des données pour le plus grand bonheur des organismes de réglementation
Dégager l’étranglement : la technologie des télécommunications aide à décongestionner le réseau mobile
La mutation vers la publicité en ligne : plus sélective mais la tendance se poursuit
Voici donc maintenant mes propres prévisions 2010
Cet enregistrement a été fait sur la plateforme Ustream et je vous invite à vous abonner à mon canal Ustream, étant donné que je vais maintenant commencer à diffuser et à interagir avec les gens qui y sont présents, à différents moments dans le mois. J’aviserais de ma présence « live » sur Ustream via mes comptes Twitter et Facebook. Je m’excuse aussi si cet enregistrement s’est terminé abruptement étant donné que mon branchement internet est devenu erratique. C’était d’ailleurs l’une des prédictions de Deloitte: la fiabilité est redéfinie et réévaluée.
MAJ
Voici une entrevue que j’ai donné à Katheline Jean-Pierre de chez Deloitte, tout de suite après la conférence de monsieur Duncan Stewart.
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Pour ma douzième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de : La gastronomie sur le Web, les foodies. La voici donc :
Capsule La gastronomie sur le Web, les foodies
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Le compte Twitter d’InternetHaïti (la boîte de service Internet encore en fonctionnement à Port-au-Prince dont je vous ai parlé ici et ici) sert principalement à diffuser des messages de détresses d’Haïtiens encore sous les décombres, ou encore en manque de médicaments, d’eau ou autre nécessitée, en temps réels, comme en fait foi ces quelques exemples :
InternetHaiti RT @karljeanjeune: People alive Carribean Market plzz tweet @cnnbrk or email as much as we can so they can activate… http://bit.ly/7on4sx
Ce phénomène d’entraide est assez répandu sur Twitter, Facebook et autres médias sociaux en ce moment. Mais donne-t-il des résultats? Selon un courriel que je viens de recevoir de Rachelle Houde (son compte twitter), il semble que ce soit le cas.
Bonjour Michelle,
Mon témoignage ne cherche pas à être une tappe sur le dos ou une recherche de validation, mais plutôt une preuve que nous, les Geeks et amateurs de médias sociaux passifs POUVONS CONCRÈTEMENT AGIR POUR L’AMÉLIORATION DE LA CONDITION EN HAITI. C’est un appel à l’aide de tous mes confrères et consoeurs qui voient passer tous ces cris, et croient que tous ces cris sont suivis et ne font que les voir défiler, centaines par centaines.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les ONG et les n’ont pas facilement les moyens communications afin d’obtenir les informations des endroits où les urgences se trouvent, sauf ceux-ci: Twitter, Facebook et SMS, et le site haiti.ushahidi.com
J’ai eu l’opportunité de parler de vive-voix, par échange courriel et sur GoogleWave avec des représentants de plusieurs différentes organismes aux ÉU (je ne vois pas d’activité des ONGs et OBNLs québécois et canadiens sur Twitter, pourtant j’y suis activement depuis mardi soir!). Je constate les plus gros problèmes.
1 - Les organismes ne recoivent pas tous les appels et rapports d’urgence puisque les lignes téléphoniques terrestres et cellulaires, comme nous savons, sont endommagées et inutilisables. Pas tout le monde a accès à des ordinateurs et
2 - Les appels qui sont reçus, via Ushahidi (qui n’est pas connue et accessible par tous les organismes), via Twitter, Facebook et SMS ne sont pas rapportés. Par manque de temps, de resources ou resources humaines, il n’y a pas de système protocolé pour centraliser l’information des réponses d’urgences. Jusqu’à maintenant. Quelque chose de bien intéressant se produit!
Hier, je me suis finalement écoeurée d’être stressée et angoissé par tous ces appels et le sentiment d’incapacité. J’ai donc opté de faire un suivi moi-même. (Je n’ai jamais fait une telle chose - j’ai toujours cru laisser aux professionels leurs expertises et de me mêler de mes oignons, mais cette fois-ci j’avais un mauvais présentiment.)
J’ai communiqué avec un orphelinat qui avait un bureau au Colorado qui semblait avoir 170 enfants et un manque sévère d’eau. Quand j’ai parlé à la madame, elle m’avait dit qu’une seule autre personne avait appelé pour faire un suivi mais qu’elle était en contact via Yahoo Messenger avec l’orphelinat. Elle a pu répondre à toutes mes questions sur leur état.
Via Twitter à nouveau, j’ai pu tracer deux organismes et en faisant une simple recherche Google, j’ai obtenu leurs numéros et courriels et leur ont envoyé un rapport d’urgence au nom de l’orphelinat. À l’intérieur d’une heure, j’ai eu des messages des deux organismes. Voià que moins de 24 heures plus tard, j’ai eu les confirmations directes, par les orphelinats, les parents adoptifs des enfants et des organismes eux-même que l’appel avait été suivi.
J’ai même eu l’honneur de parler au Dr. Kevin Fussell du World Water Relief de vive voix en direct de Port-au-Prince avec la nouvelle qu’il se trouvait à côté d’un camion en direction à ce premier orphelinat rempli de bouteilles d’eau. Assez pour durer deux-trois jours, le temps que le WWR recoive leurs systèmes de purification à énergie solaire et aillent en installer un à l’orphelinat.
Michelle, je ne sais pas comment faire comprendre aux gens que oui, même d’un apartement à Montréal, nous pouvons faire bouger le monde. Oui, les haïtiens ont toujours besoin de notre aide.
J’invite ceux qui veulent aider à me suivre sur Twitter.com/rachellehoude ou Pierre Côté à www.ustream.tv/channel/pierrecote ou twitter.com/pierrecote
Merci à toi de porter attention sur ce nouveau phénomène du reportage dans les médias sociaux. Notre petit Twitter, engin égoique par excellence vient de se faire donner une âme.
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Encore mes états d’âme pour te dire comment le petit kayak est maintenant devenu un grand train de solidarité pour maintenir Internet en Haiti.
Comme je t’expliquais hier, Internet est actuellement aussi vital que l’eau et l’électricité en Haiti.
Le posting que tu as fais sur ton blogue hier a fait réagir Mathieu Turbide du Journal de Montréal, qui a fait réagir la plus haute direction de Québécor / Videotron qui aide actuellement Reporters Sans Frontière et qui fait que Multilink aidera le centre de presse de Reporters sans Frontière …
Autre résultats dans toutes cette chaîne fractale: Pierre Coté (Real-Time Réalité) avec l’aide de PBS Frontline World ont fait réagir la plus haute direction de Google et Youtube qui aide actuellement Multilink Haiti à trouver des volontaires ingénieurs de réseaux et de les transporter en Haiti.
@+
Stef
Morale de cette histoire :
Vous pouvez aider Haïti de l’endroit où vous êtes déjà. Il n’est pas nécessairement obligatoire de s’y rendre et d’engorger le petit aéroport qui a bien plus besoin d’être utilisé pour accueillir les médecins, ressources spécialisées et équipement nécessaires aux opérations urgentes de support à la population. Vous pouvez aussi faire des reportages sur Haïti via l’extérieur, avec l’aide des ressources locale déjà présente, sans engorger inutilement le théâtre des opérations. Réflexion média 2.0
Au lieu d’envoyer des centaines, voire des milliers de journalistes de différents médias sur les lieux, pourquoi ne pas développer une coopération intermédia (voire transmédia) et limiter au maximum le nombre de journalistes sur les lieux et partager ceux qui y sont déjà entre différents médias (dans l’esprit de collaboration des médias sociaux notamment)?
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Voici le courriel que je viens de recevoir du directeur marketing de Multilink :
Multilink est une société à 100% haitienne. Multilink est le fournisseurs #1 de services Internet aux grandes institutions, gouvernement et corporation depuis 10 ans. Seul canadien dans l’entreprise, je dirige les comms et le mkt. Haiti est mon pays d’adoption depuis près de 25 ans.
Les observations de Stéphane sont d’une importance capitale pour comprendre comment le web peut et pourras (dans le futur) venir en aide aux populations aux prises avec une situation catastrophique. L’armée, les ONG et les gouvernements pourraient s’inspirer de cette histoire pour préparer les mesures d’urgences. Multilink transmets via des ondes radio internet.
Michelle,
Tel que discuté, je t’envoie les grandes lignes de l’expérience que je veux partager avec toi. C’est plus un état d’âme envoyé sur le vif.
Mardi, au moment du séisme, je suis en ligne avec mon équipe à PaP. Comme nous le faisons 24/24. Je travaille la plupart du temps en remote. Notre collaboration est continuelle, mais virtuelle. Comme si je suis dans le même bureau. Très vite la confusion s’est installé. Mais nous sommes demeuré connecté via Skype.
Les lignes téléphoniques nationales étaient déjà over saturées. La panique s’installait dans le pays. Plus rien ne passait autre que via les médias Internet.
Mon équipe est demeuré connectée pratiquement tout le temps depuis mardi via Skype essentiellement, chacun là où nous étions.
Twitter, Skype, Facebook allaient ouvrir une page de l’histoire. Les nouveaux médias jouent actuellement un rôle comme jamais dans une catastrophe de l’ampleur du Tsunami en Asie du Sud-Est ou du 911: assurer la mobilisation la plus rapide possible, faire circuler l’information, mais aussi consoler, rassurer les millions d’Haitiens et d’amis d’Haiti désespérés qui recherchent les leurs, optimiser la collaboration. Bref garder le pont ouvert entre Haiti et le reste du monde!
La première réaction est venue des Haitiens qui recherchaient leurs proches. Ils voulaient savoir ce qui se passait, être rassurer, partager leur inquiétude.
La deuxième réaction fut les médias traditionnels, qui voulait des sources d’informations lives devenues non disponibles selon leurs moyens habituels .
Leurs recherchistes ont été lancés à la chasse aux contacts “interviewables” via Internet. Ils ont sollicité tout ce qui bougeait!
Ensuite, un vaste mouvement de collaboration s’est installé, intuitivement, surtout via Facebook, Twitter et Skype, entre Haitiens et amis d’Haiti. Mais, il y avait et il y a toujours tant de confusion, que la priorité était de les réconforter, de les amener à croire aux bonnes nouvelles. À demeurer positifs.
Les haitiens en Haiti Twittent via cell phone (en quelques années, Haiti est passé de zero à 3.2 millions d’usagers cellulaires). Pratiquement tous les Haitiens ont un cell dans les mains. Des amis à moi, inquiets de leurs parents, sans nouvelles, réusissent à rejoindre les bonnes de leurs parents qui ont un cellulaire pour être rassurer sur la santé de leurs parents. La plupart des sources Twitter sur le terrain, comme @CarelPedre, @RamHaiti, @Melindayiti, @FredoDupoux, etc… opèrent grâce à leur cellulaire sur Internet GSM low bandwidth approx 128/256k. Sur le terrain, avec leur téléphone, il ont photographié, filmé la tragédie que vie Haiti pour la transmettre via Twitter, Flickr et YouTube.
Les services Internet de Multilink sont demeurés opérationnel tout le temps, sauf quelques ruptures corrigées avec diligence. Notamment deux fusibles à remplacer. Notre siège social sis à Delmas 18 est un bunker solide comme le rock. C’est l’ancien building de l’ambassade du Canada en Haiti. Il n’a pas bougé. Des tuiles du plafond sont tombées. De la poussière s’est levée. Aussi, comme par hasard, la semaine dernière, avant le tremblement de terre, nous devenions le premier fournisseur de services Internet à disposer d’une deuxième connection internationale, en back-up, pour accroître la sécurité de nos services.
La mission de Multilink dans ce drame que subit Haiti est simple: assurer la viabilité de nos services Internet, utiliser les médias Internet pour rassurer la population et le monde extérieur, informer, consoler, mobiliser, renforcer la collaboration locale et externe sur le déploiement des mesures d’urgence, maintenir le flow des communications.
Nous considérons que l’Internet, comme l’eau et l’électricité est vital. Nous faisons notre modeste part dans ce que nous savons bien faire. Internet.
Comme anecdote à citer: Multilink (à travers @InternetHaiti sur Twitter) a entre autre permis la diffusion des premières images en live video streaming avec mon directeur général, Paolo Chilosi, et Carel Pedre animateur de TV et radio. Cette diffusion c’est faite via Pierre Coté, qui avait une solution disponible immédiatement pour diffuser une émission vidéo collaborative via Skype, Twitter et Ustream. Non, seulement nous diffusions, mais nous établissions aussi une collaboration video et chat entre les différents viewers qui étaient aux 4 coins de la planète (jusqu’à 2000 simultanément en période de pointe) en temps réel entre Haiti et le reste du monde.
Les médias québécois autant que mondiaux, ne savaient que faire avec Skype. (notamment (… et …) qui demandaient des interviews live; ils pataugeaient totalement car Skype n’était ou pas installé chez eux ou ils n’en maitrisaient pas le fonctionnement.). Des compagnie mondiales comme (…) nous contactaient, inquiètes pour des employés/consultants disparus, nous avouaient que leurs politiques interne interdisent l’utilisation de Twitter)
Conclusion:
1) jamais il n’y a eu une telle mobilisation à travers les nouveaux médias pour une catastrophe d’ampleur mondiale;
2) la mobilisation à travers les nouveaux médias fut essentiellement l’oeuvre d’initiatives individuelles, comme au bon vieux temps du CB ou de la radio amateur. Il n’y avait pas de gestion réelle de ces médias par les gouvernements et organisation locales et internationales. On éteignait le feu avec des chaudières d’eau comme on dit, à qui mieux mieux. Ce sont les Haitiens et leurs amis qui se sont mobilisés sur Twitter, Skype et Facebook!
2) le gouvernement Haitien, autant que les organisations internationales n’utilisent pas les nouveaux médias à leur plein potentiel; ils devraient déjà disposer de plateforme collaborative transmedia fonctionnant en temps réel, ultra rapides à déployer/voire instantanées, pour intervenir en temps de crise sur low bandwidth, en situation de rupture critique des communications traditionnelles. Ceci afin de rapidement rétablir/optimiser la collaboration entre les coordonateurs des mesures d’urgence et la population et leurs proches.
Internet aura été le kayak d’Haiti!
On en parle de vive vox quand tu veux. Je n’ai fait qu’essayer de t’écrire comme tu me le demandais, les grandes lignes de l’expérience… en état d’âme.
Je te remercie de ta sensibilité à Haiti en ce moment,
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Je suis une personne certes très émotive (comme le prouve mon dernier billet) mais aussi très pragmatique. J’ai écouté plusieurs des reportages sur la catastrophe Haïtienne aujourd’hui et la capitale, Port-au-Prince, est aux prises avec divers besoins criants allant des médicaments, aux équipes de secouristes, aux infrastructures qui seront à reconstruire et pour cela ça va prendre beaucoup d’argent. Mais ce qui est vraiment criant et qui fera bien des morts si des solutions ne sont pas trouvées rapidement, c’est le besoin en eau pour abreuver une population de plusieurs millions de personnes qui sont pour l’instant sans eau. Or le Québec regorge d’eau. Plusieurs multinationales viennent d’ailleurs ici nous la pomper pour la vendre partout dans le monde. Pourquoi ne l’envoyons-nous pas à Haïti? Ce n’est pas de la rocket science et il m’apparaît que dans moins d’une semaine, ce sera la denrée la plus importante qui soit. Si vous avez des amis chez Naya, Labrador ou à divers paliers gouvernementaux, passez le mot. Haïti aura besoin d’eau très rapidement et nous en avons énormément.
Ils auront besoin d’argent aussi, soyez généreux…
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Ce matin, comme le reste de la planète, je me réveille avec le choc de la dévastation qui touche Haïti comme suite au terrible tremblement de terre d’hier soir. Je suis vraiment attristée par ce sort qui s’acharne sur le peuple Haïtien. J’ai beaucoup d’amis Haïtiens à Montréal et j’ai tout de suite songé à l’inquiétude qui les habite en ce moment. J’ai aussi songé aux blessures profondes que plusieurs Haïtiens m’ont fait subir lors de mon dernier voyage aux Îles Turquoises ou lors de leur rencontre dans les rues de Montréal. C’est que plusieurs Haïtiens sont profondément catholiques et que pour plusieurs d’entre eux, je suis une incarnation du diable sur la terre. Ils me l’ont dit, ils me l’ont fait sentir et ils m’ont méprisé comme je ne l’ai jamais été dans ma vie. Ma douleur s’est transformée en amour et je revois ces visages de haine dans ma tête et j’aimerais tellement les avoirs devant moi pour leur envoyer de l’amour aujourd’hui. J’aimerais qu’ils puissent constater que la diablesse de leur perception a un cœur meurtri pour eux aujourd’hui. J’aimerais les prendre dans mes bras pour les consoler de leur chagrin et pour les supporter dans leur épreuve. J’aimerais qu’ils sachent que j’ai un cœur. J’aimerais qu’ils sachent que je comprends la source religieuse et culturelle de leur mépris et que je leur pardonne.
J’ai écrit le Twitt : La majorité des gens qui me méprisaient aux Îles Turquoises étaient des Haitiens. Aujourd’hui je leur envoie de l’amour
Des gens ont mal réagi à ce Twitt. Je les comprends. Ils ne sont pas dans ma tête et ne sont pas dans mon cœur. J’ai écrit par la suite :
La perception d’un objet comme désirable ou indésirable ne réside pas dans l’objet lui-même, mais dans la façon dont on le perçoit. Jean-François Revel
Passer de l’opinion à la perception de l’imagination au fait de l’illusion à la réalité de ce qui n’est pas à ce qui est, voilà le cheminement. Swami Prajnanpad
Maintenant j’écris ce billet. Le timing n’est certainement pas le plus judicieux si vous me cherchez des problèmes. Par contre, si vous comprenez ma douleur profonde, vous comprendrez aussi, l’amour immense qui me traverse en ce moment et vous verrez plutôt que justement, le timing ce cet événement douloureux est une révélation d’amour pour moi. Je ne regarderai plus jamais le mépris de la même manière…
MAJ
En anglais, il y a une expression : “Put your money where your mouth is”. Je viens de faire un don de $500 à CECI (Centre d’étude et de Coopération Internationale) pour soutenir l’effort d’aide à Haïti. Je vous incite à donner aussi… https://dons.ceci.ca/fr/
MAJ2 À mes frères et sœurs Haïtiens(nes) inquiets et en deuil de leur famille, j’offre mes sympathies . Je suis Haitienne au lendemain de cette catastrophe.
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Je ne suis pas surprise de constater que les entreprises Fortunes 100 sont poche sur Twitter (lire qu’elles sont inadéquates pour les potes d’outre-Atlantique ou pour les politiquement correctes). Ce constat que je fais moi-même depuis un certain temps, vient d’une étude de Weber Shandwick Do Fortune 100 CompaniesNeed a Twitter-vention? (PDF). Leur conclusion :
For the majority of Fortune 100 companies, Twitter remains a missed opportunity. Many of their Twitter accounts, examined by Weber Shandwick, did not appear to listen to or engage with their readers, instead offering a one-way broadcast of press releases, company blog posts and event information.
This falls short of the opportunity that Twitter offers as a valuable communications channel and strategic social network. For those companies, Weber Shandwick prescribes a Twittervention to help them:
• Create a companywide engagement strategy; a set of guidelines with best practices
• Demonstrate a consistent and comprehensive brand presence
• Build a dialogue that paves the way to new relationships with customers and advocates
• Generate loyalty among new and existing communities
To maximize the benefits of Twitter, companies should offer opinions and encourage discussions, reach out to their communities of customers and advocates, build relationships with new customers and look for untapped supporters.
Ça reprend très bien ce que j’ai dit dans plusieurs autres billets à propos de l’importance de la communication bidirectionnelle ou du Je, Tu, Il, Nous, Vous, Ils d’une saine conversation. Mais c’est tellement plus simple de pousser sa même « crap » et d’espérer que les internautes soient assez dupes pour nous lire…
Par ailleurs, les entreprises qui sont à l’écoute et au dialogue, ont quant à eux des bénéfices qui semblent très pertinents tel que le démontre une autre étude de cas de Twitter à propos de Dell:
Raising awareness
So instead of using Twitter just to let people know about deals, the company has come to think of it as a good place to interact with customers—and to raise awareness about the brand. “When we respond to people on Twitter, they get really excited, and we gain advocates.”
That doesn’t mean Dell Outlet has abandoned the deals. In fact, the company often posts offers that are exclusive to Twitter. They twitter only a few times a week so as not to spam their followers, and they use tracking URLs to gauge what followers find most appealing.
Increasing sales
Do the coupons work? Big time. Not only do they get retweeted and picked up by coupon sites—both of which spread the brand name—they also drive sales. Dell Outlet has booked more than $3 million in revenue attributable to its Twitter posts. In addition, the division has done research showing that awareness of the outlet has grown, too. “The uplift has been more than we dreamed,” says Nelson.
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Un espace a été également réservé aux applications pour iPhones.
«Apple ne nous a pas permis d’utiliser son AppStore, alors nous avons conçu notre propre boutique» d’applications, a expliqué Steve August, le co-propriétaire de la société HotTrix, connue pour ses jeux iBeer, iMunchies, et iBug. «Nous avons un moyen de fournir des programmes pour adultes sur l’iPhone sans aucunement pirater votre iPhone», assure M. August.
Ses applications permettant d’accéder à des clips ou des photos déshabillées ont déjà été téléchargées à 2 millions de reprise, selon lui.
L’industrie pornographique est réellement l’industrie la plus innovante du Web…
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Avant de discourir du sujet du traitement de la nouvelle de la mort de la très grande chanteuse Lhasa De Sela, dans les médias sociaux, je tiens à offrir mes condoléances à sa famille, ses proches et ses fans.
Lhasa de Sela est décédé et la nouvelle de sa mort s’est d’abord manifestée sur Twitter puis Facebook Facebook puis Twitter. L’historique de l’événement est bien documenté sur les blogues des copains Nadia Seraiocco et Geoffroi Garon.
J’ai appris la nouvelle via certains twitt qui m’interpellaient directement pour que je prenne part aux débats et par le téléphone de quelques journalistes qui voulaient mon avis sur ledit débat. J’étais en vacance et une fois par deux ans, ça me fait du bien de décrocher des petites guéguerres que se font des pseudopuristes des médias traditionnels versus certains adeptes des médias sociaux. Mais, après-coup, voici mon opinion sur toute cette situation (et j’admets que c’est plus facile de réagir à froid, que d’être dans le feu de l’action). Je précise aussi que le cas de la mort de Lhasa de Sela me rappelle péniblement celle de la mort de ma copine Renée Wathelet, qui a aussi été très médiatisée, notamment dans les médias sociaux. Renée n’était pas une vedette (elle l’était dans le cœur de ses amis mais elle n’avait certes pas le rayonnement médiatique de madame de Sela), mais les médias considéraient que la nouvelle de sa mort était d’intérêt public. Le cercle de ses amis proches, à appris le décès de Renée le jeudi soir, jour de sa mort. Nous avions décidé de ne pas en parler avant le lendemain matin et de dormir là-dessus. Étant donné les circonstances pénible de sa mort, nous avons aussi décidé d’un commun accord, et par respect pour le deuil de sa famille, d’honorer sa vie et de ne pas discourir indûment sur les causes de son décès et de laisser les médias et les policiers, faire leur travail de fouille-merde. J’y vois une certaine similitude avec le cas Lhasa de Sela. Il me semble clairement d’intérêt public d’annoncer le fait de la mort d’une artiste de l’envergure de Lhasa de Sela. Cela est de soi, une information journalistique pertinente. Les circonstances du décès peuvent quant à eux être retenues un certain temps, afin de ménager les membres de la famille et de leur permettre de faire le deuil de leur chère. Mais j’ai bien du mal à comprendre que l’on fasse un procès d’intention, et qu’on accuse de manque d’éthique ceux qui en ont parlé sur Twitter ou sur Facebook. Surtout qu’il appert que des membres de la famille de madame de Sela ont eux-mêmes partagé ces informations sur leur mur Facebook respectif. J’y vois de plus un deux poids deux mesures inquiétant. Dans le cas de Renée Wathelet, certains journalistes sans vergogne trouvaient normal d’insinuer que Renée connaissait son assassin alors qu’on s’indigne que la mort de madame de Sela ait été coulée sur Twitter, sans respect pour le deuil de ses proches? Une vedette aurait-elle donc un droit à la vie privée plus grand que celui d’une personne non proche des cercles journalistiques? Le fait véridique de la mort d’une personnalité est-il du domaine privé et combien de jours cette nouvelle doit-elle rester secrète afin de satisfaire le chagrin d’une famille endeuillée? Voilà des questions auxquelles je n’ai pas de réponses. Je sais cependant que la frontière vie privée/vie publique devient de plus en plus ténue. Je sais aussi qu’un fait, aussi douloureux soit-il, demeure un fait. J’observe aussi qu’avec la célébrité, vient un poids qui pèse sur la vie privée et qu’il est légitime pour une célébrité de protéger sa vie privée. Cependant, Twitter et Facebook ne sont que des moyens, des outils. Leur faire un procès est démagogique. Faire le procès de leur utilisation est déjà plus éclairé et les motivations d’une chasse aux sorcières médias sociaux devraient sans doute être analysées pour comprendre que la tempête dans un verre d’eau, demeure une tempête vraiment très, mais très localisée…
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