De la peur de la compétition

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Ce matin, une cliente m’écrit en panique parce qu’un site web propose de faire de l’argent facilement à la maison, en faisant exactement ce que ma cliente propose. Cette cliente est reconnue pour son expertise, son talent et la qualité de ses produits. Ses prix sont au-dessus de la moyenne et elle travaille fort pour maintenir son créneau depuis plusieurs années. Mais elle « panique » parce que pour certains mots-clés, sa compétition déloyale score plus fort qu’elle.

J’ai aussi le même problème. Il pleut des spécialistes des médias sociaux et comme je le mentionnais dans mon billet Enflure et désenflure des médias sociaux, bientôt, avec un cours de 330 heures de niveau secondaire 5 (Diplôme d’études professionnel) vous pourrez prétendre être un « animateur de communauté ». Je vous fais remarquer que moi-même, je n’écris pas être une spécialiste des médias sociaux (même si mon 2e livre sur le sujet va paraître dans quelques semaines) et je laisse plutôt le soin aux autres de m’affubler d’un tel titre. De tous les temps, il y a eu des raccourcis pour devenir psy (par exemple les psychothérapeutes qui peuvent être extrêmement compétents sans études ou peuvent aussi être des fumistes), pour devenir mécanicien, auteur, journaliste, coiffeur, designer d’intérieur ou même politicien. Le designer d’intérieur qui a un cours par correspondance acheté sur le Web ne rivalisera certainement pas avec quelqu’un qui a un baccalauréat en design d’une université reconnue.

Il y aura toujours du bas de gamme, du moyen de gamme et du haut de gamme. Il y aura aussi des gens qui s’inventent, qui ont la passion et qui apprennent sur le tas et des gens qui vont au bout d’une formation spécialisée et qui ont en plus la « passion » qui fait une différence. Les raccourcis existent et existeront toujours et les clients, lecteurs ou électeurs finiront bien par séparer le grain de l’ivraie.

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Commentaires

  1. Sylvain Carle

    J’ajouterais que d’avoir de la compétition, c’est signe qu’on est dans un bon marché. Si on en a pas, au bout d’un certain temps, il y a des questions à se poser…

  2. Michèle

    Il y aura toujours des personnes qui opteront pour la qualité et d’autres pour le coût le plus bas. Avec le temps, la réputation se bâtit et la clientèle se fidélise. Le «bouche à oreille» demeure sans doute un excellent outil de marketing qui se produit de façon spontanée. J’ai appris cette leçon par la publication de mes livres qui se vendent très bien alors que je n’en fais pas de publicité particulière. Dans le monde des affaires, il devrait y avoir une place pour chaque personne qui le désire. Par ailleurs, on ne devrait pas craindre la compétition quand on offre un bon produit.

  3. Josée

    Je plusse Sylvain. La concurrence nous garde en mouvement. Elle nous pousse à rester alertes, créatifs et à l’écoute du marché.

  4. isabelle Boulanger

    Même si parfois effectivement c’est «sacrant», on fini toujours par en avoir pour son argent. Quand c’est vraiment pas cher ou beaucoup moins cher: posez-vous donc des questions…
    De là l’importance de connaître sa clientèle cible, qui sera prête a payer pour la qualité qu’elle désire. C’est tellemnt une question de perceptions!

  5. Jonathan Boulanger

    Ca, c’est bien vrai!!

    Et de toutes façons, les clients qui ne veulent pas payer ne sont généralement pas des clients payants!

  6. Francois Garon

    Bon point Jonathan!

    J’ai un jour entendu des paroles très simples mais combien réelles. Un formateur disait: « si tout le monde voulait payer le moins cher possible pour tout, il n’y aura que des autos LADA sur la route »

    Il va sans dire que cette leçon remonte à très loin…

    Il y a toujours de la place pour une personne compétente de plus sur le marché… Mot clé: compétente

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