Agression d’un couple Canadien LGBT à Paris, fil des événements et appel à témoin

Dans mon dernier billet Un couple de Canadiennes sauvagement battu à Paris parce que l’une d’elles est trans, j’explique l’attaque sauvage dont ont été victime mes amies. Dans les commentaires reçus dans ce blogue, mais aussi sur différents médias qui ont repris la nouvelle, plusieurs questions légitimes sont soulevées. Ces questions trouveront réponse dans le communiqué de presse de Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon qui relate les faits et lance un appel à témoin de l’événement. Le voici donc

Communiqué de presse – 02 août 2012
Deux québécoises sauvagement agressées en plein jour devant leurs enfants !
APPEL A TEMOIN

L’association Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon vient d’être saisie par deux victimes d’une agression xénophobe, transphobe et lesbophobe qui s’est déroulée en plein cœur de Paris (18ème arrondissement) en plein après-midi le 1er août 2012, sur deux ressortissantes canadiennes venues faire du tourisme avec leurs enfants de 6 et 7 ans.

Les deux jeunes femmes, sont originaires du Canada, Marie-Eve est Québécoise et transgenre, sa compagne Claire d’origine française. Marie-Eve occupe des responsabilités au sein de l’association Fierté Montréal Pride, structure avec laquelle la LGP Montpellier LR a noué des liens d’amitiés au travers des mandats internationaux qu’exercent les deux associations. Quant à elle, Claire est membre du conseil d’administration de la chambre de commerce gai du Québec et est activement impliquée dans la communauté.

Cette agression odieuse, sauvage, révoltante et scandaleuse s’est déroulée sous les yeux de leurs jeunes enfants. Les auteurs de l’agression, s’en sont pris aux deux jeunes femmes au prétexte de leur origine canadienne, de l’identité de genre de Marie-Eve, et de leur orientation sexuelle.

Marie-Eve et Claire allaient faire le plein avant de rendre la voiture de location par le boulevard de Clignancourt. Une voiture de type Clio blanche (ancien model) avec une conductrice à son bord, accompagnée d’un homme et de deux chiens, un Pitbull et un Rottweiler, coupe la route aux deux jeunes femmes. Marie-Eve au volant, klaxonne la Clio et se voit insultée. Celle-ci répond en français et québécois. Les deux individus répliquent par un doigt d’honneur et le jet de cigarette sur leur voiture de location. Marie-Eve entend la conductrice indiquer à son passager : « elles sont canadiennes ». Les insultes reprennent de plus belle et se font de plus en plus violentes : « C’est deux nanas mais elle c’est un gars a qui ont a enlevé les couilles et on va vous rentrer dedans. ».

Le feux passant au vert, Marie-Eve change de file afin de mettre fin à cette situation. Pris dans les embouteillage, les agresseurs positionnent volontairement leur véhicule à hauteur des deux jeunes femmes. Marie-Eve fait constater au passager de la Clio l’imprudence de sa conductrice et se voit en réponse cracher au visage. Dans l’incompréhension face au comportement de cet homme, Marie-Eve sort de son véhicule. Aussitôt ils ouvrent une fenêtre pour menacer Marie-Eve avec les 2 chiens. Celle-ci constant que les deux animaux ne montrent pas de signe d’agressivité, s’adresse à l’homme. L’agresseur saisit alors les montant de la portière du véhicule dans lequel il se trouvait, prend son élan et assène un violent coup de pied en plein visage à sa victime. Marie-Eve se retrouve projeter au sol complètement sonnée par la violence du coup. L’homme continuera de s’acharner sur Marie-Eve, toujours étendue sur le sol, en lui portant plusieurs coups de pieds au visage. Malgré la peur, Claire sort du véhicule et tente de s’interposer, mais se retrouve à son tour attrapée violemment par l’homme et par la femme qui la tire agressivement par les cheveux, la mord à la main, le griffe au dos et la roue de violemment coups poings à la tête. Elle est ensuite jeté par terre et fini ainsi par se dégager pour porter secours à sa conjointe qui, toujours au sol, recevait des coups de pieds au visage.

Malgré la douleur, Marie-Eve parvient à reprendre ses esprits et remarque sa compagne ensanglantée se fait à son tour servir des coups de poings et des coups pieds par les deux agresseurs en même temps. Elle décide à son tour d’intervenir et tente d’immobiliser l’agresseur. C’est alors que la conductrice de la Clio saisit violemment Marie-Eve par les cheveux et tente de l’étrangler à l’aide de la chaîne autour du coup de la victime. Claire intervient à son tour et permet à Marie-Eve de se dégager qui en profite pour immobiliser l’homme au sol. La fatigue et la douleur conduise la victime à relâcher son étreinte. L’homme en profite à son tour pour se dégager avant de porter un coup violent au visage de Marie-Eve, puis lui mettre plusieurs doigts dans la bouche et de la traîner sur le sol.

Malgré une agression proférée en plein après-midi et la violence de la scène qui s’est déroulée devant de nombreux passants, personne n’a trouvé bon d’intervenir pour secourir les victimes ! Les deux jeunes femmes se sont senties démunies, livrées en pâture devant une foule qui leurs disait de rentrer dans leur pays, et terriblement angoissées à l’idée de ne pas pouvoir ce sortir du lynchage en règle qu’elles subissaient sous les yeux de leurs jeunes enfants traumatisés par la scène et hurlant de terreurs !

Les agresseurs continuent de s’acharner sur les victimes qui doivent leur salue au hurlement poussé par les victimes demandant aux passants d’appeler la police. L’un deux fini par répondre que l’appel est passé. Un scooter conduit par un autre individu surgit alors de nulle part, s’arrête à la hauteur d’un des agresseurs et l’enjoint de monté à l’arrière avant de s’adresser à la conductrice de la Clio pour l’inviter à prendre la fuite « go, go, go ! ». Les auteurs parviennent donc à prend la fuite avant l’arrivée de la police appelée sur les lieux.

À cause de leur état physique, le traumatisme et la peur extrême des victimes, Marie-Eve et Claire sont conduites en ambulance par les pompiers à l’hôpital Bichat de Paris qui délivrera un premier certificat initiale des blessures !

Jeudi 2 août, les victimes ont déposé plainte au commissariat du Vème arrondissement de Paris et ont transmis aux forces de l’ordre le numéro de plaque minéralogique des auteurs de l’agression. Elles seront examinées par la médecine légale vendredi 3 août.

La Lesbian & Gay Pride Montpellier LR exige que les auteurs soient identifiés, interpelés et traduits en justice sans délai. Nous demandons au Parquet de Paris de se saisir de cette affaire d’une violence haineuse, xénophobe, transphobe et lesbophobe afin que les coupables ne restent pas impunis et soient sanctionnés à la hauteur de la gravité de leurs actes. Nous attendons également que soient identifiées les personnes ayant assistées à cette agression et qui n’ont pas trouvé utile d’apporter assistance aux victimes. Nous ne pouvons accepter que de tels actes puissent se dérouler en toute impunité, aux yeux de tous, et au détriment d’un devoir de solidarité, de civisme et d’assistance.

De telles agressions barbares n’ont pas de place dans une société civilisée. La Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon suivra avec beaucoup d’attention les avancées de cette affaire révoltante et met en garde contre toute tentative de classement sans suite de ce dossier, et ce au-delà du retour au Canada des deux victimes.

Marie-Eve et Claire souffrent de nombreuses blessures et hématomes, sont terriblement affectées d’avoir été victimes d’une telle sauvagerie, devant leurs enfants, sans intervention extérieure, sont blessées dans leur identité, et en état de choc. Les enfants sont traumatisés, apeurés, et ont passé la nuit à pleurer. La famille attend désormais avec impatience de rentrer chez elle, au Québec.

La Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon salue le courage de Marie-Eve, Claire et leurs enfants. Nous leur renouvelons notre profonde amitié, et notre soutien. L’association restera plus que jamais à leurs côtés. Nous poursuivrons notre collaboration avec notre homologue Fierté Montréal Pride avec laquelle nous assurerons le suivi de cette affaire. A l’heure où la France semble sur la voie de l’égalité, il est grand temps que le gouvernement mettent en œuvre un plan ambitieux de lutte contre toutes les discriminations, sensibilise les forces de l’ordre et personnels hospitalier au traitement et à l’accueil des victimes, et demande aux juges de faire preuve de tolérance zéro.
Discrimination = Crime de la différence !

APPEL A TEMOIN : nous demandons que toute personne ayant assistée à cette agression ou disposant d’éléments, de contacter l’association au 06 76 31 36 31 ou le commissariat de police du Vème arrondissement afin d’aider la police à identifier les auteurs de cet agression.

L’équipe de la LGP Montpellier LR

Les marques et organisations doivent-elles être neutres sur le Web et dans les médias?

Il y a de ça 6 ans, dans mon billet Politique éditoriale et tabous j’écrivais :

Lorsque j’étais au Collège Militaire Royal de St-Jean, lors de ma formation d’officier, nous avions des cours de bienséances visant à nous préparer aux « Mess Diner ». Ce sont en fait de grands diners de gala extrêmement protocolaires. L’une des choses qu’on nous apprenait et qu’il était proscrit de discuter de trois sujets lors de ces soupers, mais aussi lorsque nous étions dans le mess d’officier. Nous ne devions pas parler de RELIGION, POLITIQUE ou de SEXE. Étrangement, je suis restée avec ces tabous et je crois que dans une politique éditoriale médias sociaux d’entreprise, ce sont des tabous qu’il est certainement préférable d’observer.

À cette époque, je parlais tout de même de ma transition, mais je ne parlais pas vraiment de religion, politique et de sexe. Mais depuis, mon point de vue a passablement évolué. Les organisations tout comme les marques, sont des « personnes morales ». Or, les choix moraux qu’elles feront ou pas, seront un actif ou un boulet avec lequel elles devront composer. Nous avons tous en tête que Volkswagen et IBM ont collaboré avec les nazis. Par contre, la plupart des gens ont oublié que Coca-Cola, Hugo Boss, Ford ou plusieurs autres l’ont fait aussi. D’Ailleurs, les choix moraux des entreprises, comme ceux des individus, pourront avoir un impact à court, moyen ou long termes. Par ailleurs, la neutralité est sans doute plus sécurisante, mais elle n’aura jamais d’impact publicitaire ou sociétal et comme je le disais aussi en conclusion d’un récent billet:

Les places les plus chaudes en enfer sont réservées à ceux qui lors des grandes crises morales maintiennent leur neutralité.
de Dante

Ces derniers jours, trois articles traitent du sujet de la prise de position des marques et organisations face aux enjeux politiques, sociaux et moraux. Ils s’agit de What brands need to understand about controversial content, The radical future of branding et LA HAINE ET L’ARGENT. Nous avons aussi eu lors du dernier Superbowl, plusieurs entreprises qui ont pris position contre la directive de Donald Trump qui refuse l’accès des États-Unis aux ressortissants de sept pays. D’ailleurs, le procès contre cette directive est supporté publiquement par plusieurs des grandes entreprises technos.

Plus localement, nous avons eu de petits commerçants qui sont montés au front contre les travaux interminables sur les artères de Montréal, contre l’homophobie, contre l’islamophobie ou contre tout autre enjeu qui peut avoir un impact négatif sur leurs ventes, leurs ressources ou leurs valeurs. La neutralité a ses avantages, mais même la neutralité est une prise de position en temps de crise politique ou morale.

Comme il est mentionné dans l’article de LaPresse qui cite Chris Baillargeon

« Une question me turlupine depuis quelques jours », écrit la directrice de création chez Cossette, qui précise toutefois que le billet a été écrit à titre personnel. « Sommes-nous les bailleurs de fonds de la haine ? »

« Vous me direz, poursuit-elle : “Avons-nous vraiment le droit d’influencer les médias ? N’avons-nous pas, comme obligation, d’être impartiaux ?”

« Oui et non. Certes, nous ne sommes pas des éditorialistes et nous ne sommes pas garants de la qualité des médias dans lesquels nous réalisons nos placements. La presse doit être libre. Nous sommes, par contre, responsables de leur santé financière. »

Mais avant de prendre quelque décision éditoriale que ce soit, il est bon de garder en tête les trois recommandations de ThenextWeb

So how can you make controversy work for your brand? To get big results, your content needs to get people talking. Keep in mind, though, that adding a contentious angle also opens the door for people to question – and even criticize – your content, so here are some ways to minimize any risks.

Understand there are different forms of controversy and stick to what’s appropriate for your brand

(…)Realizing that are different forms of controversy is crucial when outlining an idea that will get your campaign noticed and not dragged through the mud. Different types of controversy include presenting something shocking and unexpected, igniting a debate, or taking a strong opinion – the latter being the most difficult to execute. Regardless of which option you choose, though, understand that your content should be tasteful and grounded in respect.

(…) Ensure credibility with a quality data source

Another thing any controversial campaign should be rooted in? Reliability. In order to limit any kind of backlash from publishers and their audiences, your content should rely on a credible and trustworthy data source.

(…)Connect your content back to your brand’s mission or services

(…)Shocking an audience simply to shock won’t deliver the results you’re looking for if the content doesn’t tie back to your brand and its core messages.

Quant à elle, Fastcodesign prédit que les marques se radicaliseront.

Conventional wisdom has it that brands shouldn’t talk politics. Why risk alienating potential customers? That was before Donald Trump.

Now that a sneering, orange man-child is sinking his tiny fingers into every aspect of American life, experts believe activism will become nearly as ubiquitous in the brand world as it is on college campuses. « As a reflection of the changing political tides, many brands will evolve from ‘mission-driven’ to ‘activist,’ encouraging consumers to go beyond simply subscribing to a set of core values and driving them to participate in actions to defend them, » says Geoff Cook, partner at the branding agency Base Design. « In choosing sides, brands will alienate certain consumers, yes, but will galvanize an impassioned constituency in the process. »

To Melanie McShane, head of strategy at Wolff Olins in New York, activism isn’t just about tapping into the zeitgeist; it’s a business imperative. « With the rise of political authoritarianism, brands will face fundamental choices, » she says. « About whether to take a stand on issues that offend them and their users, risking the wrath of politicians and their acolytes. Or stay quiet and seem complicit. »

Pour ma part, j’ai déjà pris parti. Ma ligne éditoriale fait une part importante au militantisme LGBT et plus spécifiquement trans. Je milite depuis des années pour un Plan numérique pour le Québec et le Canada et pour une infrastructure numérique décente à des prix raisonnables, j’ai milité avec les Janettes pour la laïcité et j’ai été résolument anti-Harper. J’ai donc déjà choisi mes camps et je l’ai fait (humblement) dans un esprit altruiste d’améliorer ma société et pour le bien être de mes concitoyens.

Et vous, resterez-vous sur les banquettes des spectateurs?

 

#Jeudiconfession je ne voulais pas devenir une activiste trans

#Jeudiconfession je ne voulais pas devenir une activiste trans. Ça fait de moi une cible et ça nuit à ma business. D’être devenu une sorte de symbole, c’est lourd à porter. Mais avec le don de la communication vient la responsabilité de s’en servir à bon escient et au bénéfice de ceux qui n’ont pas de voix. J’ai la chance inouïe de bien gagner ma vie malgré ma différence qui est encore ostracisée dans notre société. J’ai aussi le devoir de faire avancer la cause humanitaire de la minorité dont je fais partie et de lutter pour l’établissement de droits humains minimaux, qui contrairement à tous les autres citoyens canadiens, nous ne sommes pas encore pourvues. De vulgariser ma condition me prends énormément d’énergie, de redites, de cassettes que je ne me peux plus de faire entendre pour répondre à ces questions incessantes de « gens qui veulent réellement savoir et comprendre ou qui veulent satisfaire une curiosité malsaine ». Ça démystifie l’une des nombreuses variantes naturelles de la condition humaine pour laquelle, encore trop de gens se suicident, sont assassinés ou vivent des violences quotidiennes.

Je n’ai pas choisi ce chemin et je n’ai jamais rêvé de vivre ce que je vis. J’accepte par contre ce destin qui s’est tracé malgré moi et j’avance dans ce combat qui tranquillement s’est immiscé dans ma vie. Après avoir résisté, nié, renié ce fardeau lourd de conséquences, j’observe maintenant que mon humble contribution ouvre des cœurs et des esprits et qu’elle m’aide personnellement à faire le deuil de cette vie soi-disant « normale » que j’ai vécu durant 45 ans.

Je déteste qu’on me définisse par ma condition. Je suis TELLEMENT plus que ça. J’ai bien peur de rester une transsexuelle aux yeux de la majorité, pour le reste de ma vie et de ne jamais être à leurs yeux, cette femme que je suis dans mon cœur et maintenant dans mon corps. Je sais par contre que lors de mon trépas, j’aurai participé positivement à l’avancement de la société et de la condition humaine et que je serai fière de ma contribution. Je le suis déjà…

MAJ

Simultanément à la sortie de mon billet, Lysiane Gagnon de LaPresse qui m’avait déjà écorché gratuitement dans un article sans aucun rapport avec moi et à propos de PKP, en disant :

Nul ne sait où mènera la métamorphose de PKP, laquelle est encore plus spectaculaire que celle qui a changé Michel Blanc en femme.
(sic et notez qu’elle me nomme au masculin)

sort ce matin un pamphlet transphobe du titre pompeux de LGBT : UN AMALGAME TROMPEUR.

Heureusement, la brillante copine Judith Lussier lui répond avec plus de tact que j’en aurai eu, dans sa chronique Les amalgames. Le pamphlet de la Gagnon a au moins le mérite d’illustrer éloquemment et dans l’un de nos très respectés médias, la petitesse des arguments transphobes qui servent à ostraciser la condition de transsexuel (les) qui est la mienne de même que de ces femmes biologiques qui deviennent des hommes et dont elle ne reconnaît pas non plus l’existence ou le simple droit d’exister…

Mon combat est loin d’être vain et la lutte sera longue en criss…

Mon audition en commission parlementaire à propos de la Charte

Cette semaine, j’étais en audition à la commission parlementaire sur le Projet de loi 60, communément appelez la Charte des valeurs. Quelle expérience! Vous avez d’ailleurs un excellent résumé de mon allocution sur le site de SFLRP.

MICHELLE BLANC, SPÉCIALISTE DES MÉDIAS NUMÉRIQUES (EN SON NOM PERSONNEL)

Position :

Pour la Charte dans son ensemble. La Charte ne va pas assez loin dans l’interdiction de signes religieux tels que la croix à l’Assemblée nationale ou la fiscalité des organisations religieuses.

Arguments :

Il faut dénoncer l’intégrisme religieux sous toutes ses formes;
La communication inclus du verbal et du non-verbal et il faut reconnaitre que les signes non-verbaux ont une connotation assez forte;
La publicité envers les enfants est interdite car ils sont trop influençables. En ayant des gens qui portent des symboles religieux dans nos écoles et garderies, on expose les enfants à ces influences;
Les organisations religieuses ne payent aucune taxe et cette exemption s’applique à toutes sortes de religions ou à des gourous comme Raël;
La violence faite aux LGBT par des gens de plusieurs religions doit cesser et l’égalité hommes femmes doit être protégée.
Enjeux :

Le mémoire de Mme Blanc présente plusieurs enjeux jusqu’à aujourd’hui peu abordés. En tant que membre de la communauté LGBT, elle tient à protéger ceux-ci contre les préjugés de plusieurs intégristes religieux issus de toutes les religions. Mme Blanc témoigne également de plusieurs démonstrations de haine et de rejet qu’elle a subit de la part de gens qui portaient des signes religieux ostentatoires.

Mémoire complet :

http://www.assnat.qc.ca/Media/Process.aspx?MediaId=ANQ.Vigie.Bll.DocumentGenerique_78365&process=Default&token=ZyMoxNwUn8ikQ+TRKYwPCjWrKwg+vIv9rjij7p3xLGTZDmLVSmJLoqe/vG7/YWzz


C. P. PL60 Charte des valeurs québecoise… par cchefphileas

À l’écoute de mon audition, vous remarquerez que je manque de souffle au début de ma présentation. C’est que quelques minutes avant celle-ci, j’avais une envie soudaine et que les toilettes les plus proches étaient trois étages plus bas. Vous comprendrez donc que de faire ça à la course, m’a coupée un peu le souffle.

Quelques minutes avant l’entrevue, CTV voulait aussi m’interviewer. Ils ont d’ailleurs été l’un des rares médias à rapporter mon propos de manière juste et équitable. Ce que j’ai pu entendre de conneries qu’on m’a faites dire, en ne prenant qu’un court extrait de mon témoignage d’une heure, pour faire avancer le topo anticharte du média en question. Ou encore, d’interpréter mes propos et de les réduire, afin encore une fois, afin de faire avancer le point de vue du journaliste, dans le genre de « la transgenre Michelle Blanc croit que s’il y a la charte elle pourra se promener à Montréal en sécurité ». Tout d’abord je ne suis pas transgenre, je ne l’ai jamais été. Je suis transsexuelle et idéalement, femme. Puis, encore aujourd’hui, bien des pays (principalement musulmans) punissent l’homosexualité de la peine de mort. Je me suis enfargée lors de l’audition et je voulais dire « les pays du golfe persique ». D’ailleurs, ne prenez pas ma parole pour du cash, mais lisez plutôt TheGardian :

Only in Africa and Asia do individuals risk paying for their sexual orientation with their lives. In five countries, legislation remains in place that punishes homosexuality with the death penalty – Mauritania, Sudan, Iran, Yemen and Saudi Arabia. In parts of Nigeria and Somalia too, the murder of gay and lesbian individuals is practised and not prohibited in state legislation.

But national legislation doesn’t quite capture the full picture – in many places homosexuals are murdered by vigilantes while the state turns a blind eye. In Jamaica, where homophobia is deep-seated, Dwayne Jones, a « cross-dressing » 17-year-old was « chopped and stabbed to death » by a mob according to local media reports. Incitement to hatred based on sexual orientation is only prohibited in 26 countries.

The statistics on imprisonment further demonstrate the extremes in the protection of gay rights. In ten countries, the punishment for ‘homosexual illegal acts’ is a sentence anywhere between 14 years and life. In a further 55 countries. homosexuals can face imprisonment for up to 14 years – 27 of those countries are in Africa.

With a few notable exceptions such as South Africa, most African countries from Algeria to Zimbabwe had some form of legal persecution against homosexuals. Reading the text of the laws themselves, most sentences are accompanied by considerable fines to be paid to the state.

Or, il s’avère que nous avons de l’immigration qui nous arrive de ces pays. Je ne parle ici que de l’homosexualité. Imaginez maintenant si je discutais aussi de l’égalité homme femme? Ce ne serait plus un billet de blogue, mais bien un livre…

Je suis donc convaincue qu’il faut signifier « ostentatoirement » la laïcité de l’état afin de démontrer de manière non équivoque, qu’ici la l’égalité homme femme et que les droits LGBT sont quelque chose de non négociable.

Je me suis en outre faire reprocher de servir aux minorités religieuses, l’argument pernicieux qu’on sert justement aux communautés LGBT. Mais comment expliquer ça aux enfants? Onpeut justement tout expliquer aux enfants. On peut leur dire « la madame avec une voix grave a déjà été un monsieur parce que la nature s’est trompée ». Elle est juste différente. Pour la femme voilée qu’est-ce qu’on dira? La madame ne croit pas au même dieux que toi et son dieu exige qu’elle se cache des monsieurs qui pourraient être méchant pour elle?

Changer de sexe n’est pas un choix, être gai non plus. Porter un signe ostentatoire par contre l’est. On nait gai, lesbienne ou trans, on ne le devient pas. Par contre on nait sans religion et la pression culturelle et l’endoctrinement ou le choix personnel (si ça vient beaucoup plus tard) vous donneront une religion avec le code moral qu’elle comporte. Les signes ostentatoires seront justement l’outil symbolique de démonstration de ce code moral. Voilà

D’ailleurs l’homosexualité ne s’apprend pas, la religion si. C’est d’ailleurs le sujet d’un article de ce matin dans LaPresse Une musulmane dénonce l’appel à la prière dans une garderie.

La culture du mépris sur le web

C’est en lisant les billets de Marine Le Breton (Une étude fait un lien entre jeux vidéo et culture du viol) ou de Jocelyne Robert (Oui, nous vivons dans une culture du viol) que je songe de plus en plus à ce « nouveau cool » qui est en fait la culture du mépris.

Oui il y a bien nos faiseurs de troubles locaux qui s’amusent à mépriser bien des gens, sous le couvert de « ce sont des matantes, gaies, ne connaissent pas le web, vous n’êtes pas une femme, tu es fourables, tu a/es whatever » ridiculisent, diffament ou méprisent. Mais le phénomène de la méchanceté sur le Web (ou de la connerie qui alimente la culture du mépris) est réellement mondial. Pour vous en convaincre, regardez ce petit clip de l’américain Bill Maher qui fait une sortie contre la méchanceté gratuite sur Twitter et qui n’en revient pas qu’on puisse dire à une usine de gâteau carotte, d’aller se faire foutre.

Dans un article de Esquire There Are No Saints Online …but the Internet will be cleaned up yet, on peut lire :

The Internet has reached peak hate. It had to. At every other moment in history when there has been an explosion of text — whether through social change, like the birth of a religious movement, or technological change, like the advent of print — a period of nasty struggle ensued before the forces of civility reined it in. In the past few months alone, we’ve seen the catfishing of Manti Te’o, a professional tennis player quit because of trolling, and a rash of teenage suicides from cyberbullying alongside the by-now-standard Twitter hatestorms of various strengths and durations. The sheer bulk of the rage at the moment can seem overwhelming. But the fact that we recognize it and have acknowledged its unacceptability is a sign of the ancient process reasserting itself yet again. The Internet is in the process of being civilized.

Et

The change in tone is coming because the cost of hate is becoming clearer. The research on the psychological effects of bullying has become much starker in its analysis recently. In February, a long-term study published in the Journal of the American Medical Association Psychiatry established that bullies and their victims both have a higher rate of mental illness for decades afterward.

Ce tableau d’Esquire est aussi très révélateur.

Effets du cyberharcèlement Being an hasshole hurts everyone

Au Canada, selon mediasmarts.ca, nos lois ne sont pas encore adaptées à la réalité de la culture du mépris sur le web.

When hatred is determined to have been an inciting factor in a crime, penalties are increased. But the appropriateness of applying legislation meant for offline hatred to online hatred is debatable. The number of different laws which might be applied to online hate can lead to conflicting conclusions about the definition of hateful behaviour and freedom of expression; further, considerable debate exists over which types of speech should be subject to these laws at all.

Sur ce site j’y note aussi (ce que je savais déjà pour le vivre intensément depuis plusieurs années déjà) que

Transgender and transsexual individuals are also disproportionately targeted by hate groups. Bisexuals are targeted by hate groups less frequently, although this is partially due to a higher unwillingness by bisexual populations to report crimes due to fear of reprisal. Not surprisingly, there is a close connection between hate and cyberbullying: for example, lesbian, gay, bi-sexual and transgender (LGBT) youth are almost twice as likely to report having been bullied online.

Je ne suis donc pas sortie du bois.

De l’autre côté de l’Atlantique, même le polémique Beigbeder lance un truculent « Internet, c’est l’empire de la méchanceté, de la bêtise ».

Mais pour vous faire rire un peu (et pour un peu dédramatiser la chose, même si c’est un problème endémique) lisez sur le nouvelobs « Haters gonna hate » : 5 manières de réagir aux commentaires acerbes sur Internet.

Pour aider à combattre la culture du mépris
De The Anti-Defamation League : RESPONDING TO CYBERHATE Toolkit for Action (PDF)

Mon mémoire personnel pour la Commission des institutions qui se penche sur la Charte des valeurs du Québec

Voici le préambule de mon mémoire personnel, qui sera présenté à la Commission des institutions de l’Assemblée nationale du Québec.

Préambule

Mon dada personnel est le numérique et j’aurais grandement préféré discuter avec vous d’un plan numérique pour le Québec. Malheureusement, très malheureusement même, un tel plan n’est pas encore à votre agenda. Par contre, le sujet CAPITAL de la laïcité des institutions et de la société québécoise y est. Pour la première fois de ma vie, j’ai pris la parole publiquement et politiquement pour soutenir cette initiative. J’ai ainsi fait partie des 20 Janette, été cosignataire de la lettre LGBT Libre opinion – La laïcité, une garantie d’égalité pour les minorités sexuelles dans LeDevoir et cosignataire du Rassemblement pour la laïcité. Vous comprendrez donc que le sujet me tient énormément à cœur. Je vous présente ici, le cheminement de ma pensée à propos de La Charte. Mon cheminement est non-partisan et je n’ai payé qu’une carte de membre d’un seul parti politique, le parti Libéral du Québec, il y a plusieurs années, en support moral pour l’excellent livre vert Vers un Québec Branché en 2004, du député Henri-François Gautrin. Rapport qui a malheureusement été rapidement tabletté…

Mémoire personnel de madame Michelle Blanc M.Sc. (PDF)

MAJ
Voici les hyperliens qui ne sont pas cliquables dans le document PDF

Libre opinion – La laïcité, une garantie d’égalité pour les minorités sexuelles

Rassemblement pour la laïcité

Vers un Québec Branché

homosexualité et religion

transsexuelle est assassinée à chaque 3 jours sur la planète et que pour la majorité des cas, ce sont des « motifs religieux » qui incitent à ces violences

qu’un gamin hassidique n’apprenne plus que la Thora à partir de 12 ans

L’été dernier, Rayane Benatti, une jeune joueuse de neuf ans de Gatineau, est restée sur le banc durant les matchs, parce que la Fédération québécoise du soccer n’acceptait pas son voile. Radio-Canada

Des certificats de virginité ? Des mini-Miss ? Des fillettes voilées ?

Le voile dans les garderies

rapport du Conseil Canadien des femmes musulmanes La violence à l’égard des femmes 2013

LA PROTECTION DE LA JEUNESSE VUE PAR DES PARENTS RÉFUGIÉS La famille au coeur de la protection de la jeunesse

AQESSS soient contre la Charte

Accommodements raisonnables : la nécessité d’aller au-delà des perceptions

selon L’ONU

Haut-Commissariat des Nations-Unis aux droits de l’homme

l’entrevue de Me André Sirois qui répliquait à Charles Taylor à propos de La Charte des valeurs québécoises à l’émission de Dutrizac au 98,5FM.

Serment d’Hippocrate

Cyberintimidation, existe-t-il des solutions?

La cyberintimidation et le cyberharcèlement (lorsqu’il s’adresse aux adultes) sont maintenant une problématique sociétale majeure. Vendredi dernier la copine Marie-Plourde (en remplacement d’Isabelle Maréchal au FM98,5) discutait de cyberintimidation. Dans la ligne ouverte qui s’ensuivait, certains auditeurs suggéraient de bannir les cellulaires des écoles. Les invités, quant à eu suggérait plutôt de valoriser la discussion, l’information et l’éducation auprès des jeunes.

Par ailleurs, ce matin, dans la foulée du suicide de REHTAEH PARSONS (tel que révélé dans le Journal de Montréal), notre premier ministre Stephen Harper suggère d’analyser les trous de notre législation.

Les parents de Rehtaeh Parsons, qui s’est suicidée à l’âge de 17 ans après avoir été victime d’agression sexuelle, puis de cyberintimidation, ont rencontré mardi le premier ministre Stephen Harper afin de le convaincre de revoir le Code criminel.

(…)Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a indiqué mardi qu’il a demandé l’accélération de la mise sur pied d’un comité d’études portant sur les possibles trous législatifs concernant la cyberintimidation et la diffusion d’images sans consentement.

Que le gouvernement se penche sur cette question est de toute évidence une très bonne chose. Par contre, quelle sera la (ou les) conclusion de ce comité d’études et comment notre gouvernement envisage de modifier le Code criminel est LA grande question à laquelle nous n’avons pas de réponses. D’ailleurs, légiférer le web est toujours une chose délicate et implanter des mesures coercitives efficaces l’est sans doute encore plus. Surtout lorsqu’on sait que la majorité des policiers et des procureurs de la couronne n’ont même pas un simple accès aux médias sociaux pour faire déjà leur travail. La pente est à tout le moins plutôt abrupte pour en faire des défenseurs de l’opprimé du web. De plus, il est extrêmement difficile pour un citoyen de déposer une plainte pour harcèlement en ligne et que cette plainte soit réellement investiguée. Il y a donc énormément de travail à faire pour former puis pour changer les comportements des policiers et finalement leur donner les outils et les budgets pour qu’ils deviennent réellement efficaces en ligne.

Pour revenir à la suggestion de bannir les téléphones cellulaires des écoles, c’est sans doute une suggestion encore plus rétrograde. Comme le web et le numérique deviennent de plus en plus mobiles, voulons-nous réellement accroître davantage le retard web de nos enfants? Non je ne le crois pas. De plus, ils auront toujours le loisir d’utiliser leur web mobile durant les récréations et après les heures de classe. Ça ne règlerait donc certainement pas grand-chose.

Par contre, je suis convaincue que de faire de l’éducation auprès des parents et des enseignants pour qu’ils interviennent plus efficacement auprès des enfants, est certainement une voie à explorer. De développer des campagnes sociétales pour changer les comportements des internautes l’est sans doute aussi puisque l’intimidation en ligne n’est réellement pas qu’un problème de jeunes. De toute évidence l’impact sur un adulte qui est victime d’intimidation sera moins dévastateur que pour un enfant qui n’a pas la maturité assez développée pour se protéger de ces assauts et qui court le risque de se suicider, mais les impacts négatifs sont tout de même assez importants pour être pris en compte.

J’ai donc très hâte de prendre connaissance des conclusions du comité d’experts du ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson et je demeure convaincu que des campagnes d’information et des campagnes sociétales visant à modifier les comportements des usagers, demeurent les meilleures solutions à court termes pour s’attaquer à ce fléau.

Statistiques sur la cyberintimidation au Canada

• Canada has the 9th highest rate of bullying in the 13-years-olds category on a scale of 35 countries1
• At least 1 in 3 adolescent students in Canada have reported being bullied recently2
• Among adult Canadians, 38% of males and 30% of females reported having experienced occasional or frequent bullying during their school years3
• 47% of Canadian parents report having a child victim of bullying4
• Any participation in bullying increases risk of suicidal ideas in youth5
• The rate of discrimination experienced among students who identify as Lesbian, Gay, Bisexual, Trans-identified, Two-Spirited, Queer or Questioning (LGBTQ) is three times higher than heterosexual youth4
• Girls are more likely to be bullied on the Internet than boys6
• 7% of adult Internet users in Canada, age 18 years and older, self-reported having been a victim of cyber-bullying at some point in their life7
• The most common form of cyber-bullying involved receiving threatening or aggressive e-mails or instant messages, reported by 73% of victims6
• 40% of Canadian workers experience bullying on a weekly basis

Pourquoi un adulte fait-il du cyberharcèlement

So why do adults bully? Dr. Haber says that bullies are looking for support and also power. They feel as if they connect more with people through their nasty behavior. And if the support system – or bystander as they’re called – would do something about it, the bully might stop, but that hardly ever happens. The bullies are rewarded and there’s this incredible cycle that reinforces the bullying.

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L’anarcho-syndicalisme et la bourgeoisie syndicale

Je me suis faite haranguée sur mon mur Facebook par le VP d’une centrale syndicale pour avoir publié ce statut.

MERCI Isabelle Maréchal pour ce texte pertinemment juste: Le carré de la honte http://www.journaldemontreal.com/2012/05/20/le-carre-de-la-honte #GGI #Manifencours

Voici donc une portion des échanges :

L’interlocuteur :

Quel texte insignifiant, sans argument et qui conforte les petits bourgeois prétentieux et ignorants. A-t-on vu un seul argument en faveur de la hausse? Jamais! Par contre, nos jeunes nous proposent la justice sociale. Mais, ça dérange le confort de ceux qui font passer les affaires avant les droits de la personne.

Isabelle Maréchal n’a visiblement pas lu la loi 78. Pérorer sans savoir, ça n’aide pas la crédibilité.

Que dit madame Maréchal de l’article 17 de la loi 78 qui oblige toute personne participant à une manif à se substituer à la police!

Les élans émotifs de Michelle Blanc souffrent d’un manque d’analyse flagrant. J’ai déjà dû la rappeler à l’ordre sur la désobéissance civile qui, grâce par exemple à Stonewall en 1969, a permis au mouvement LGBT de prendre son essor. Sans la désobéissance civile, aujourd’hui Michelle Blanc serait soit à l’asile, soit en prison, soit morte. Elle devrait lire la loi 78, étudier l’historique du conflit et sortir de ses pantoufles avant de porter des jugements à l’emporte-pièce et extrêmement superficiels.

Ma réponse

à XXX hey le syndicaleux qui travaille pour monter son futur chèque de paye avec des étudiants tout en faisant des clauses orpheline lorsque ça arrange la gang qui est déjà là, je ne crois pas avoir besoin de cours d’histoire du mouvement gai. Suis à gauche pour certaines bonnes raisons et à droite contre la connerie

L’interlocuteur

Alors, le chat est sorti du sac, la petite bourgeoise au service des affaires est dérangée. Elle crache sur le syndicalisme qui lui a fourni tant d’occasions de progresser. Des cours d’histoire sur tous les sujets, il faut, mais aussi des cours d’humanisme.

Quelle ignorance de croire que nos revenus augmentent selon le nombre de syndiqués ou d’adhérents! Ouf, ça vole pas haut!

Ma réponse

by the way, oui j’ai fait une mineure en relations industrielles et je connais l’histoire des syndicats qui ont fait de grands biens mais qui aujourd’hui ne sont plus là que pour leurs acquis et foutre la merde. La bourgeoisie et le corporatisme syndical sont des sangsues qui ne travaillent plus pour leurs bases, mais pour leur apparatchik dont tu fais partie… By the way, je ne vais jamais foutre la merde sur ton mur. Mais toi tu sembles aimer ça faire chier les autres chez eux. Est-ce symptomatique du mouvement que tu défends? Aussi, n’est-ce pas la FTQ qui finance Accurso?

Fin de la discussion

L’anarcho-syndicalisme

La CLASSE est financée et appuyée par les centrales syndicales. Les étudiants ne connaissent sans doute pas les célèbres clauses orphelins de ces mêmes syndicats. Ils ne savent sans doute pas non plus que si le gouvernement est corrompu, les syndicats le sont tout autant. Entretemps, on romantise la désobéissance civile et on pratique le clivage du discours et démonise ceux qui sont “contre”.

Anarcho-syndicalisme

L’anarcho-syndicalisme, anarchosyndicalisme, ou syndicalisme anarchiste est un syndicalisme basé sur les principes de fonctionnement de l’anarchisme(autogestion, libre fédéralisme, démocratie directe, mandatés élus temporairement et révocables, etc).
En d’autres termes, le militant anarchosyndicaliste pose le syndicat comme forme d’organisation des travailleurs, et refuse le principe de parti, d’association ou de regroupement corporatiste. Le syndicat est alors la structure qui permet aux classes opprimées de s’organiser à la base et de mener la lutte selon les choix des individus regroupés en collectifs et non selon des directives hiérarchiques données par un bureau politique (en d’autre termes, du bas vers le haut et non du haut vers le bas).

Pratiques et idéologie de l’anarcho-syndicalisme
Les militants anarchosyndicalistes ont théorisé nombre de pratiques syndicales. S’ils ont beaucoup réfléchi sur la grève générale comme moyen pour la classe ouvrière de seréapproprier ses outils de production, ils ont aussi popularisé l’action directe (occupations, piquets de grève), le sabotage3 (refus de produire des marchandises de qualité, et boycott par les prolétaires des produits en question) comme moyens d’action, ainsi que, dans certains cas, la réappropriation directe des richesses produites.

Morale de l’histoire
Ils sont tout de même brillants les syndicats d’instrumentaliser une certaine CLASSE d’étudiants et de leur faire expérimenter le romantisme de l’idéologie anarcho-syndicaliste. Si ça fonctionne pour les étudiants (et à ce jour ça marche plutôt bien), peut-être que ça fonctionnera aussi pour les syndicats? Mais ha, c’est vrai, les syndicats fonctionnent aussi de manière très corporatiste. Ça ne servira donc qu’à régler d’autres vieux comptes avec les libéraux et peut-être même faire oublier leur prope magouille et corruption syndicale…

Vive la solidarité pour une solidarité syndicale étudiante! (Notez ici que comme pour la dénomination de la Classe, le syndicat passé en premier…)

Implication sociale

Membre du conseil d’administration du Conseil Québécois LGBT
L’une des 80 marraines de LeChaînon
Instigatrice du Webothon Haïti
Michelle Blanc aux enchères chaque année pour venir en aide aux plus démunis
Co-présidente d’honneur de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec
Présidente d’honneur de la Fierté de Montréal
Porte-parole Alter-Heros
Modèle pour une publicité du RQASF (Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes) visant à contrer l’utilisation de jeunes filles comme modèle, pour l’industrie de la mode
Instigatrice de la Guignoleeduweb.org
Porte-parole COCQ-Sida
Juge pour le Gala de la Chambre de commerce LGBT du Québec
Conférencière gratuite pour de nombreuses organisations communautaires et ou classes universitaires de premier et deuxième cycle

Honneurs

Tableau d’honneur des 50 CÉGÉPIENS d’exception du CEGEP de Ste-Foy pour le 50e anniversaire de l’institution octobre 2017

10 blogueurs (et comptes Twitter) francophones sur les médias sociaux à consulter absolument Alliance des radios communautaires (ARC du Canada) juin 2015

Récipiendaire du prix Iris-Media du Conseil québécois LGBT. Ce prix vise à reconnaître la contribution de madame Blanc tant sur le plan professionnel que du militantisme au cours des années.(oct 2014)

L’un des 10 meilleurs blogues marketing au Canada selon la prestigieuse revue américaine Search Engine Journal
SEOlympics: Best Marketing Blogs of Canada (août 2014)
Récipiendaire du Coup de chapeau 2013 de la Fondation Émergence pour sa contribution manifeste à la lutte contre l’homophobie et la transphobie (mai 2013)

Mentionné dans la liste des 25 oubliés du classement du magazine américain Forbes Who Are The Top 50 Social Media Power Influencers, 2013? Dans l’article du HuffingtonPost Social Media Influence Is Much More Than This Forbes List Shows (avril 2013)

TOP 20 des Personnalités de la Diversité 2012 de Médiamosaïque: Michelle Blanc: quand l’expertise fait échec à la discrimination

Les 12 Québécois qui se sont démarqués dans le domaine techno. MSN (avril 2012)

Une des 10 personnes qui rendent le Canada merveilleux Vancouver Observer (juillet 2011)

Détentrice du compte « Twitter » le plus inspirant selon un sondage d’Adviso Conseil (juillet 2010) le plus influent du Québec

Une des huit incontournables du Montréal 2.0 (LaPresse, mai 2010)

Son blogue Femme 2.0 figure parmi les 11 finalistes mondiaux de la BOB’s Award (Best of blogs award (catégorie blogue en Français) de la Deutsche Welle, la radiotélévision internationale allemande) (mars 2010)

Récipiendaire du Prix Webcom 2009 «Industrie numérique-soutenir l’excellence québécoise» Vision, dynamisme, compétence. (Vidéo)

L’une des 15 femmes qui feront bouger le Québec (Journal Les Affaires – 2009)

La première Twittereuse du Québec (Radio-Canada – 2009)

L’une des 100 femmes qui marquent le Québec « catégorie visionnaire » (Châtelaine – 2009)

L’une des 19 personnalités de l’année 2009 (QuébecScope – 2009)

Présidente d’honneur des célébrations de la fierté de Montréal (2009)

Personnalité Big Idea Chair de Yahoo-Canada (2008)

La 3e femme la plus influente des médias sociaux Canadiens (Profectio – 2008)

Développement de la stratégie Web de Dessins Drummond qui a gagné le premier prix du concours Français Le Prix Intrablog 2008 dans la catégorie Prix intrablog Initiative 2.0

Coup de cœur de la revue Strategies.fr (2006)