Le questionnaire de la revue ZAQ, ce que je pense de la mode

Pour une prochaine édition de l’originale et excellente revue ZAQ, on me demande de répondre au Questionnaire de l’Inspecteur ZAQ qui porte sur la mode. C’est avec plaisir que vous avez ici mes réponses à ce fameux questionnaire, qui est adapté spécifiquement pour chacun des numéros.

Pratiques, habitudes et goûts. Vous portez volontiers le coton ouaté ou le legging aux motifs zébrés. On veut le savoir.

1. Votre tenue est classique, décontractée ou fashion victim ?

Ma ou plutôt mes tenues sont classique, décontractée et/ou artistique en fonction de comment je me lève le matin et de mon horaire de la journée. Il faut aussi comprendre que puisque j’ai vécu une deuxième puberté très tardive, je suis encore à peaufiner et expérimenter mon (mes) style.

2. Mode d’hiver ou d’été ? Autrement dit, gros chandail de laine ou petite camisole en dentelle ?

Je suis maintenant très frileuse, mais aussi coquette. Alors l’hiver j’aime bien les leggings chauds et les gros chandails, mais pour la saison chaude j’adore les petites robes d’été et ses tissus soyeux et satinés qui me font sentir femme.

3. L’époque qui vous inspire le plus en matière de look ?

J’aime bien l’époque actuelle qui nous permet justement de naviguer à travers différentes époques.

4. Ce que vous avez tendance à porter quand vous ne sortez pas ?

Lorsque je ne sors pas, j’aime bien mes grosses robes de chambre en ratine.

5. Que pensez-vous du « linge mou » (ces vêtements ultra confortables qui manquent de chic et de forme…) ?

J’adore le linge mou dans le privé de ma demeure.

6. Le vêtement que vous détestez le plus magasiner ?

J’haïs magasiner des souliers et des bottes. Comme je chausse du 13WW, il n’y a que deux magasins pour moi à Montréal avec un choix très limité. Je fais donc des efforts pour ne pas regarder les façades des boutiques de souliers, question de ne pas trop me faire souffrir.

7. Maîtrisez-vous le séchoir, le fer plat et les bigoudis ?

J’ai la chance d’avoir des cheveux frisés naturels. Le seul bogue avec ça est que pour qu’ils soient beaux, ils doivent sécher à l’air. Ce qui fait que si j’ai un déjeuner à 7h00, je dois me lever à 5h00 pour être présentable.

8. Devant le miroir, vous fermez les yeux ou aimez ce que vous voyez ?

Devant le miroir j’aime ce que je vois. J’ai en outre la chance d’être très photogénique. Ce que j’haïs par-dessus tout est d’entendre ma voix qui est encore beaucoup trop masculine.

9. Chez un homme : barbe, moustache ou favoris ?

Je me suis découvert une attirance pour la barbe. J’aime bien ça recevoir la bise d’un barbu et sentir les poils caresser ma douce joue ☺

Expériences et fantasmes. Souvenirs et désirs.

10. Votre âge le plus mémorable en matière d’apparence physique ?

J’étais très beau bonhomme à vingt ans. Mais comme je n’étais pas bien dans ma peau, ça n’avait pas d’importance pour moi. Aujourd’hui je suis vieille, mais je suis enfin la personne que j’aurais toujours dû être. Alors je me sens finalement en synchronisme avec moi.

11. La mode vestimentaire qui vous a le plus fait souffrir ?

La mode vestimentaire qui me fait souffrir est le bas-culotte. Je n’en trouve pratiquement jamais de ma grandeur et c’est toujours délicat de les remonter sans que ça paraisse. Par ailleurs, j’ai essayé les bas jarretelles et le maudit ti-plastique qui ceinture désormais la cuisse, me donne des éruptions cutanées ☹

12. La partie de votre corps que vous souhaiteriez changer ?

La partie de mon corps que j’aimerais changer est ma cuisse. J’aimerais TELLEMENT ça avoir une culotte de cheval, l’une des caractéristiques sexuelles secondaires que je n’aurai jamais.

13. À qui aimeriez-vous ressembler physiquement ?

Dans ma tête j’aime me faire croire que je ressemble à Charlize Theron. Si jamais il y a un film sur ma vie, j’aimerais TELLEMENT qu’elle soit celle qui joue mon rôle (après). Je revendique le droit de rêver et de se faire des « à croire ».

14. Et maintenant, l’inverse : à qui n’aimeriez-vous pas ressembler physiquement ?

Arnold Schwarzenegger

15. Vous connaissez l’expression « Coupe-de-cheveux-ratée-je-ne-peux-plus-sortir-de-chez-moi »?

Je n’ai heureusement pas encore expérimenté la catastrophe capillaire qui me retienne d’être fière de moi.

16. Ce que vous pourriez vous faire tatouer, de manière très visible ?

J’aimerais bien me faire tatouer un flashcode sur l’épaule

17. Pour un changement de carrière : designer de mode, chirurgien/ne esthétique ou conseiller/ère en image ?

Si je faisais un changement de carrière, je serais peut-être designer d’intérieur. J’ai un certain talent avec ça.

18. On vous donne 1000 $ pour changer votre garde-robe. Qu’achetez-vous ?

On me donne 1000$ pour changer de garde-robe et je vais m’assoir avec les designers Denis Gagnon, Luc Fontaine, Marie St-Pierre, Renata Morales, Kollontaï ou Karkass et je leur demande de me faire quelque chose d’inédit.

Phrases à compléter. En 2, 10 ou 25 mots. C’est vous qui voyez.

19. J’appelle une beauté plastique une personne qui …

Une allure à couper le souffle sans avoir chaleur humaine qui l’accompagne.

20. La Charte sur la diversité des apparences est…

Fondamentale afin que toutes puissent s’identifier et se trouver belles comme elles le sont déjà sans le savoir.

21. C’est dans les salons de coiffure que l’on…

Se fait du fun à jaser mode et potin.

22. Avoir un je-ne-sais-quoi signifie…

Dégager une aura, un style, une assurance qui détonne de la masse.

23. En matière de séduction, le rôle de l’apparence est…

Secondaire, ce qui importe réellement est la présence, la verve et le regard.

24. Rien de pire que… pour gâcher un look.

Que d’essayer d’être quelqu’un d’autre que soi.

25. Les mannequins d’aujourd’hui devraient ressembler à …

La moyenne des ourses qui sont voluptueuses, chaudes et maternelles.

26. Les perçages (apparents) du corps me font l’effet de…

D’une mode qui va mal vieillir

27. Dans la commode des Québécois on trouve toujours…
Une paire de gros bas de laine

28. On reconnaît le talent d’un designer de mode à…
L’intemporalité de ses créations

29. Le « Québécois moyen » a une apparence plutôt…

Sportive et débrouillarde. Elle manque malheureusement de style, de « oumff » et de personnalité unique et assumée.

30. Le look, c’est…

La porte d’entrée de la mise en relation, mais ce n’est tout de même que l’emballage.

Les étonnés et le rapport d’étonnement

Vous pouvez enfin prendre connaissance de notre Rapport d’étonnement (PDF) et je vous invite VIVEMENT à poursuivre la conversation sur le portail mis en ligne spécifiquement à cette fin http://plannumeriquequebec.org/, à le critiquer, l’améliorer et à le partager à votre tour. N’oubliez surtout pas de pousser dans le cul de nos élus afin qu’eux aussi, s’étonnent, s’indignent et finalement se bougent, pour que nos enfants et petits-enfants jouissent des retombés économiques de cette nouvelle économie de l’immatériel.

MAJ

 

Photo officielle - Les 13 étonnés (crédit photo Irois Léger)

Le groupe des 13 étonnés

Le groupe des 13 étonnés, dans l’ordre habituel, Monsieur Cyril Béraud, Monsieur Jean-François Gauthier, Madame Monique Savoie, Monsieur Michel Chioini, Monsieur Claude Malaison, Monsieur René Barsalo, Monsieur Mario Asselin, Monsieur Vincent Gautrais, entourant Madame Monique Chartrand, Monsieur Michel Cartier, Monsieur Hervé Fischer, Madame Michelle Blanc, ainsi que Monsieur Sylvain Carle qui s’est joint à celui-ci via Skype.

MAJ2

Le vrai rêveur est celui qui rêve de l’impossible.
Citations de Elsa Triolet

L’utopie est la volonté de modeler l’image de la Société à partir d’un idéal éthique, d’une certaine conception de la justice, du bonheur, de l’efficacité, de la responsabilté.
citation de Jacques Attali

Invitation aux rêveurs, aux utopistes et même aux réalistes, à brasser la cage de l’immobilité numérique ici http://plannumeriquequebec.org/

MAJ3

 

L’importance de la symbolique du mouvement étudiant

Il y a quelque semaines de ça, le réputé anthropologue Serge Bouchard parlait à Radio-Canada de la crise étudiante. Il soulignait entre autres l’importance de la symbolique de la crise étudiante. La veille, il était cité par Marie-Claude Lortie dans son article La fête, le risque et les casseroles :

Selon l’anthropologue Serge Bouchard, on est en train, sans s’en apercevoir, loin de nos divertissements solitaires, de «découvrir le plaisir d’être dans la rue, de respirer et d’exister collectivement».
Dans les médias, on parle beaucoup de la casse, des blessés, de la violence de la police et de certains manifestants… Mais combien de fois faudra-t-il répéter que ce n’est vraiment qu’un aspect très spécifique de ce qui se passe dans la rue?
Pour le reste, la foule porte le roi en dérision dans la joie et le bruit.
Et nos gouvernants devraient le comprendre.
«C’est typique, explique Serge Bouchard. Tout cela a été analysé souvent. Jean Baudrillard, notamment, a écrit là-dessus.»
Il serait intéressant, d’ailleurs, qu’on profite de ces recherches et réflexions pour donner au cabinet un petit cours accéléré de sociologie. Ainsi, ses membres pourraient comprendre ce que tout le monde ici voit bien en regardant les gens taper sur leurs casseroles: ce mouvement, aussi joyeux soit-il, n’a plus rien de rationnel.
On est dans un univers qui relève du cri du coeur et des symboles. On ne demande plus un gel des droits de scolarité, on demande du respect pour les gens dans la rue, un signe démontrant que leur colère n’a pas été méprisée, mais bien entendue et prise au sérieux. «On est dans le symbolique et pour sortir de ça, il va falloir nécessairement du symbolique», ajoute l’anthropologue.
Car il faut penser à une sortie de crise, c’est clair.
«La ligne entre la fête et l’émeute est extrêmement fine, continue Bouchard. Et on est dans un emportement qu’on ne contrôle pas.»

Quels sont certains des symboles de la crise étudiante?

L’AnarchoPanda

La Banane Anarchiste

Le carré rouge

La casserole

Le printemps érable

Le drapeau noir

Le salut hitlérien

Le SSPVM

Les hashtag Twitter #GGI #Manifencours #Casserolesencours

Manifestations nue

L’affiche La Liberté guidant le peuple

Certains des mots-clés
Perturbations, combat, anticapitalistes, lutte des classes…

Il serait vraiment intéressant que des sociologues neutres (si ça existe encore) s’intéressent à ces questions et nous aide à comprendre sans le parti pris de la gauche, ce phénomène nouveau au Québec. De mémoire d’homme, jamais un sigle politique (le carré rouge) n’avait été porté par une frange importante de la population ici. On sait sans doute que d’autres éléments symboliques politiques ont eu cette portée ailleurs dans l’histoire récente (le col mao, la barbe islamiste, la croix gammée), mais ici, au Québec, je ne trouve pas de corolaires. Dans vos commentaires, évitez de me dire que la jeunesse est belle et que c’est une saine expression de la colère. Je sais déjà tout ça et la jeunesse qui est belle a déjà très bien servi Hitler ou Mao (qui étaient de droite et de gauche). Comme le soulignait Bouchard, nous sommes maintenant dans l’irrationnel symbolique et ça va prendra sans doute un autre symbole pour nous sortir de cette crise.

Entretemps, regardez le clip du film The Wave, qui basé sur une expérience réelle, à Palo Alto en 1967, recréa la montée du nazisme dans une classe étudiante…

La culture et le choc des cultures numériques

Ce week-end je ferai pratiquement du bénévolat pour aider les artistes. Je donnerai une formation Web à plusieurs artistes de la galerie SAW à Ottawa. D’ailleurs, le site de cette excellente galerie (tout en Flash donc invisible aux moteurs de recherche) est symptomatique du choc des cultures des artistes non numériques avec ce qu’on pourrait appeler les artisans du web. Mais il y a pire. Les artistes souffrent beaucoup du Web. Pas juste parce que pour la très grande majorité ils ne le comprennent pas, mais parce que le Web, cette maudite invention, vient gruger chaque jour plus profondément dans leur poche, dans leur gagne-pain. Je les comprends. J’ai beaucoup d’amis artistes. Ce n’est pas facile pour eux en ce moment. Ce n’est pas facile non plus pour les journalistes. Ce ne sera pas facile bientôt pour les enseignants et pour plusieurs catégories de travailleurs. C’est que le web change la donne. Il la change lentement mais sûrement. Il change surtout les modes de rémunération et ce que nous appelons « platement » les modèles d’affaires.

Donc avant de continuer, je vais réécrire ici ce que j’ai déjà écrit dans mon billet : La difficulté des artistes avec le Web, en parlant d’un de mes potes qui est musicien reconnu internationalement.

(…)Quelques minutes plus tard, un autre pote qui lui est acteur vient me voir. Je lui raconte la mésaventure puis il me dit :

Tu sais Michelle, tu n’as pas été très à l’écoute. C’est très difficile pour les artistes présentement. Ils ne vendent presque plus de disque et contrairement à toi et tes conférences, faire des spectacles ce n’est pas payant. Ils ont une grosse équipe de tournée, des musiciens, des techniciens, de l’équipement, un manager, au bout du compte, ils ne touchent pratiquement rien. Je comprends qu’il ait pogné les nerfs. D’ailleurs, on a le même problème avec l’UDA qui n’arrive pas à se faire payer les pubs que les artistes font et qui passe sur le Web. Le web est en train de nous ruiner. La prochaine fois ferme ta gueule et écoute-le. Ne parle plus de Web.

Morale de l’histoire

Je compatis avec les artistes, je comprends que plusieurs n’usent pas du Web de la bonne manière et je suis consciente que ceux qui font le plus de frics avec les contenus en ligne, quels qu’ils soient, sont les fournisseurs de services internet qui ne paient aucune redevance à qui que ce soit et que c’est SCANDALEUX. Je comprends aussi que comme le mentionne Attali, les modèles d’affaires doivent changer et la culture qui a toujours été financé par le privée et le public, ne l’est pratiquement pas pour le web et les créateurs qui y déversent de nombreux contenus. Entre-temps, bien des gens sont pris dans l’étau du changement et n’arrivent plus à vivre de leur art et c’est d’une tristesse profonde.

J’aime les artistes et je suis prête à faire ma part pour les aider à capitaliser sur le Web plutôt qu’à le démoniser et à lutter avec acharnement contre les changements qui sont inévitables. Je suis donc prête à offrir mes services de consultante, à moitié prix, selon ma disponibilité aux regroupements d’artistes qui pourraient requérir mes services. Pour le reste, je ne peux malheureusement que compatir pour ceux qui malheureusement, sont pris dans le tordeur sans pitié du changement…

Pourquoi je vous parle de ça ? Sans doute parce qu’hier, ma Bibitte Électric chérie me dit : Michelle c’est toi qui avait dit à Luc De Larochellière cet été qu’il devait commencer à songer aux produits dérivés de son oeuvre pour faire plus d’argent ? Va lire sa déclaration dans l’article du Voir Manifeste pour la chanson de pointe.

(…)« Depuis l’avènement du gramophone, il a toujours été de plus en plus rentable d’être musicien jusqu’à aujourd’hui, où plutôt que de progresser, nos revenus régressent, lance Luc De Larochellière. Moi, quand un expert du Web me dit que de donner ma musique sur Internet va me faire vendre plus de t-shirts, j’ai juste envie de l’envoyer chier. Je ne suis pas un vendeur de t-shirts, mon travail est de composer des chansons, et cette musique a une valeur. »
(…)

J’étais en effet l’invitée de Penelope McQuade cet été, en même temps que Luc De Larochellière. Les recherchistes m’avaient demandé au préalable d’aller voir la présence de Luc De Larochellière en ligne. Elle était si moche que par respect pour monsieur De Larochellière, j’ai demandé au recherchiste de parler d’autre chose. C’est là qu’on me proposa de plutôt parler « de la musique en ligne ». J’ai en effet répété ce que je dis souvent : l’argent est maintenant dans les produits dérivés de l’œuvre plutôt que dans l’œuvre elle-même. L’argent est dans les spectacles, les ventes de CD sur place, les t-shirts, la musique pour la pub et regardez ce qu’est en train de faire Misteur Valaire pour vous inspirer (c’était donc une peu plus que strictement vendre des t-shirts). D’ailleurs encore la semaine passée, Guillaume Déziel, le brillant manager de Misteur Valaire récidivait pour son propre combat dans son article du HuffingtonPost L’aberration du droit d’auteur :

Culture, agriculture, droit d’auteur, brevet : même combat. Ce n’est pas ce qu’on invente qui a de la valeur; c’est ce qu’on en fait !

M’étant fait envoyer chier anonymement par monsieur De Larochelière (malgré que plusieurs centaines de milliers de personnes aient écouté l’émission où je suis supposé lui avoir dit de vendre des t-shirts) je reprends ici un commentaire du chroniqueur de Triplex, Laurent LaSalle, sur le mur Facebook de Marc Desjardins :

«Sur Internet, le contenu n’a plus aucune valeur. Pourtant, nos chansons et nos vidéoclips circulent en malade sur les réseaux sociaux.» En malade? Luc, un peu de sérieux…

Du système que ça prend pour faire rouler la machine

Comme vous le savez peut-être, je suis aussi auteure à succès. Mon Les médias sociaux 101 a en effet été best-seller durant 32 semaines au classement Gaspard/LeDevoir. Pourtant, je ne touche qu’environ $1.50 du livre vendu. Ce qui se résume à une intéressante avance puis plus rien. J’avais aussi le choix de m’autoéditer. Cependant, de s’autoéditer suppose que je ne serai qu’en numérique, pas en papier. Cela suppose que si je voulais être en papier, que j’avance moi-même les sommes nécessaires à l’impression, que je me monte un réseau de distribution, que je gère les stocks, que je monte moi-même ma campagne publicitaire, de relation publique, que j’engage un directeur littéraire, graphiste, réviseur et autre. Finalement, ça se résume à ce que je me monte une tout autre business parallèle. D’ailleurs, les éditeurs ont aussi des enjeux encore non résolus avec Apple (pour iTunes) et Amazon qui ne respectent pas les DRM et grugent un pourcentage indécent sur les éditeurs et les auteurs. De surcroit, mon livre ne se vend toujours pas en France, mais des discussions avancent (ironiquement) avec le marché chinois. Comme quoi mon livre qui est déjà en Français a plus de chance d’être traduit en chinois que d’être disponible en français en France. Mais c’est ça qui est ça et heureusement pour moi, je ne vis pas strictement de ma plume. On me dit aussi que ce qui se vend au Québec ce sont les bio et les livres de cuisine, mais que depuis 18 mois, étant donné la surabondance de livres de cuisine, les ventes de cette catégorie sont tombées de façon dramatique (heureusement pour moi ma bio va sortir l’automne prochain, peut-être avant que cette catégorie ne tombe aussi). Tout ça pour vous dire que les bio et les livres de cuisine ce n’est pas de la grande littérature. Ce n’est pas l’équivalent de ce que l’auteur  OLIVIER ROBILLARD LAVEAUX appelle « la chanson de pointe » dans son Manifeste pour la chanson de pointe, pour la littérature, disons. Mais c’est tout de même ça qui se vend. Tout comme la pop qui est peut-être une musique merdique, mais c’est elle qui se vend. On peut se draper dans le linceul « de l’artiste qui cré une œuvre originale et de pointe » et crever de faim, ou être extrêmement chanceux et trouver un mécène qui nous fait vivre, être déclaré génie par la population mondiale et faire bin du fric. La réalité est que ça risque rarement d’arriver et que pour tous les artistes, quelque soit leur art, le web est là pour foutre le bordel et révolutionner les manières de faire.

Je me rappelle aussi d’un pote de Québec qui durant des années a fait des sites Web pour l’industrie du cinéma québécois. Il a récolté de nombreux prix. Ces sites étaient tous en Flash et ne vivaient que quelques mois ou quelques années. Il les vendait pourtant plusieurs centaines de milliers de dollars. Il rit aujourd’hui de l’imbécillité du système qui finançait ses trucs à la con.

Le web dérange, il modifie, il retourne les gros joueurs, le corporatisme des éditeurs de musique, de livre, de tv, de cinéma, des regroupements d’artistes et de bien d’autres industries encore. Certains se font des concours pour se remettre des prix bidon pour leurs « œuvres web » et se rassurer que tout est toujours pareil. Ils font des sorties épisodiques contre ces méchants usagers (qui s’adonnent à être aussi des clients), mais rarement les entend-on réfléchir lucidement sur les modifications qu’eux même doivent entreprendre. Sans doute parce que ça ne fait pas encore assez mal…

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Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit.
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Permettre ou non l’utilisation de téléphones intelligents durant les spectacles?
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Robert Lepage et les médias sociaux
Le mauvais cheval de bataille de l’ADISQ
L’ADISQ poursuit sa campagne de perte de temps

Guignoleeduweb.org pour une quatrième année

Vous voulez aider les démunis? Vous voulez être certain que les argents amassés vont directement dans les coffres des organismes de charités, sans tataouinages, sans frais? Rien de plus facile. Pour une quatrième année, le site GuignoléeDuWeb.org est là pour ça. Ce site a été monté par une gang de bénévoles des médias sociaux et du Web. Personne ne touche un sou et ils dépensent eux-mêmes pour faire la promo, monter le site, l’héberger et mettre en ligne les hyperliens menant directement aux pages transactionnelles d’organismes reconnus pour leur efficacité à aider les pauvres. Que vous soyez blogueur, gestionnaire de site Web ou simplement généreux, vous pouvez afficher les différents formats de bannières sur vos sites ou blogues ou encore cliquez sur les hyperliens et faire directement un don.

Gros merci

P.-S.

Cette année, Infopresse et L’Itinéraire ont accepté d’être les premiers médias numériques à s’associés à l’initiative. Si vous êtes un média numérique, n’hésitez pas à vous joindre au mouvement :-)

Le web, les médias sociaux et la grande entreprise, de quelle fonction d’affaires s’agit-il ?

Dans un récent billet À propos des médias sociaux et des petits, je disais :

Étonnamment, les petits (pour petites entreprises, voire micro-entreprises) et les moyennes entreprises réussissent souvent mieux en ligne que les grosses organisations. C’est qu’ils n’ont pas à gérer le « red tape » les guerres de budget, d’égo et de politicaillerie interne qui existent inévitable chez les grands.

Le « red tape » est certainement l’un des écueils majeurs d’implantation des médias sociaux dans la grande entreprise, mais il y a aussi beaucoup plus que ça. En fait, le web est=il une sous-fonction de l’une des fonctions traditionnelles de l’entreprise (production, Ressources humaines, finance, communication, marketing, etc.) ou est-il une fonction en soi ? Répondre à cette question est déjà un indice du succès et des retombés d’affaires du Web, ou pas. Le Web comme fonction d’entreprise a la potentialité d’engendrer des retombés d’affaires à chacune des fonctions traditionnelles, mais pour ça, il a besoin de l’input de chacune d’entre-elles. Justement, à cause des guerres intestinales inhérentes à la grande organisation, si on place le web sous une fonction, les retombées de celui-ci seront souvent très limitées, même s’il existe une bonne entente entre les chefs des différents départements. Qui plus est, les médias sociaux sont au cœur des communications avec les publics internes et externes de l’entreprise et illustrent très rapidement la potentielle inefficacité communicationnelle de l’organisation.

À titre d’exemple, supposons un gestionnaire des médias sociaux qui soit issu de la fonction relation publique. On lui pose une question de ressources humaines. Il doit alors s’enquérir de la réponse auprès des gens de cet autre département et attendre la réponse avant de la communiquer à son tour à la personne qui avait posé la question sur les médias sociaux. Combien de temps ces échanges communicationnels prendront-ils ? On s’entend pour dire qu’il n’est pas nécessaire de répondre à une question sur les médias sociaux dans les minutes qui suivent, mais après 24 heures, le délai de réponse est sans doute trop long.

Il y a quelques semaines, je rencontrai différents gestionnaires d’une organisation internationale dans le secteur de la finance. Il y avait des gens de marketing, base de données, ressources humaines et TI. En fait, le bureau chef européen avait donné le feu vert à l’organisation pour « tester » les médias sociaux. Ils ont des problèmes de recrutement en TI. Alors c’est la fonction ressource humaine qui a pour mandat de tester les médias sociaux pour l’organisation. Le boss du marketing souhaite vraiment que ça fonctionne parce que lui est d’avis que ce serait très utile pour son marketing, la personne de base de données aimerait bien améliorer le champ d’expérimentation avec les médias sociaux, mais c’est la fonction Relations publiques qui fait déjà du monitorage Web, avec le budget qui vient avec et sans être présent à la table de discussion. De plus, le monitorage Web des relations publiques est donné en mandat à une firme externe (à gros coûts et ils ne donnent que les résultats) alors que les gens de base de données, de TI et d’intelligence client aimeraient bien eux aussi expérimenter et avoir des retombées d’affaires d’un monitorage web pour l’organisation. Ce micmac d’enjeux, de pouvoir, de compétence et d’objectifs variés exprime assez bien pourquoi toutes les parties prenantes d’une organisation peuvent avoir envie de participer à un effort médias sociaux et la tristesse du constat que bien souvent la main droite d’une organisation ne sait pas ou n’a pas de prise sur ce que la main gauche fait.

Je vous mentionne aussi qu’une récente étude de McKinsey How social technologies are extending the organization (disponible gratuitement en échange de données personnelles) démontre bien (voir graphique plus bas) comment les technologies sociales peuvent générer des retombés d’affaires pour une multitude d’initiatives internes et externes. La seule question qui est toujours en suspens est de savoir comment les grandes entreprises s’y prendront pour finalement en bénéficier ?

Ma salade aux patates de la mort et ma salade aux tomates au p’tit jus qui fait tomber su’l cul

La semaine dernière le pote MC Gilles est venu faire un tour à la maison et je lui ai fait ma fameuse marinade à steak B.B.Q. web 2.0 (avec le steak qui vient avec). Mais pour accompagner ce steak des dieux, j’ai aussi fait ma salade aux patates de la mort et ma salade aux tomates au p’tit jus qui fait tomber su’l cul. Je vous en partage donc les recettes

Ma salade aux patates de la mort

Chaque fois que je fais un buffet ou simplement parce que ça me tente, ma salade aux patates est devenue l’un de mes plats signature. Elle est si bonne qu’il est possible d’avoir une défaillance cardiaque de joie en la goûtant. C’est donc une salade à prendre avec précaution. Mais moi je m’y suis habituée et j’aime ça vivre dangereusement.

Ingrédient
8 pommes de terre rouges moyennes cuites la veille
6 œufs cuits durs cuits la veille
6 cornichons Polski Ogorki
rondelles de piments forts dans le vinaigre (au goût, mais moi j’en mets beaucoup)
mayonaise
sel et paprika fumé La Chinata

Coupé en cubes les pommes de terres, les œufs et en très petits cubes les cornichons et les piments. Dans un grand plat mélanger le tout et mettre le la mayonnaise pour lier le tout et le sel et le paprika selon vos préférences. Moi je mets l’équivalent de 2 cuillères à thé de sel et 3 cuillères à thé de paprika.

Salade aux tomates au p’tit jus qui fait tomber su’l cul

C’est en allant au restaurant Il piatto del la nonna que Bibitte Électrique et moi avons goûté pour la première fois une variance de cette recette. Elle était servie avec du pain et laissez-moi vous dire que le pain était vraiment très pratique pour récolter le jus de cette salade. Mais il faut être vraiment rapide et tenter de déjouer les autres convives qui invariablement voudont se battre pour la dernière goutte du jus.

En fait ça prend de belles tomates juteuses coupées en tranche, de l’oignon rouge coupé en rondelles et défait en petits cerceaux, des olives noires, du fromage feta, de l’origan séché, du basilic frais, sel poivre, huile d’olive vierge et vinaigre balsamique BLANC. C’est en fait le vinaigre balsamique blanc mêlé aux autres ingrédients qui nous fait tomber su’l cul. Vous pouvez aussi ajouter selon votre bon vouloir des quartiers de cœurs d’artichaut, des tranches de prosciutto ou tout autre ingrédient que vous avez le goût de mélanger à ce plat divin.

P.-S. Le pote MC Gilles et moi avons fait la jasette et mélangé les ingrédients de cette recette. Il en résulte quelques clips qui serviront à la promotion de Les médias sociaux 201 et qui seront insérés dans le flashcode à la fin du livre :-)

Conférencière Les médias sociaux 201 à l’UQO

Aujourd’hui ce sera une journée particulièrement remplie. À partir de 10 heures ce matin, je ferai la tournée de pratiquement tous les médias de l’Outaouais pour présenter mon prochain livre Les médias sociaux 201 et la conférence que je donne ce soir à l’UQO (L’Université du Québec en Outaouais). En outre, j’aurai le plaisir et l’honneur d’être introduite par l’un des préfaciers de mon livre, Denis Coderre. J’ai donc très hâte de retrouver la gang et le public de l’UQO pour jaser de médias sociaux. En outre, les premières 10 minutes de cette conférence seront disponible live sur Ustream. Comme cela est mon habitude (et quand cela est possible lorsque je ne suis pas conférencière pour un évènement privé qui requiert un certain niveau de confidentialité) , je vous donne déjà accès aux diapositives de ma présentation. Bon visionnement, bonne écoute ou encore bon spectacle si jamais vous pouvez y être (il reste encore des billets que vous pouvez acheter ici)

Conférencière Médias sociaux et festivals

Demain je serai conférencière Médias sociaux et festivals, lors d’un événement privé de la direction des commandites de Loto-Québec. C’est que Loto-Québec remercie ses partenaires événementiels en leur offrant une journée de formation. Le titre de ma conférence : Les Médias Sociaux 101 Pour ces organisations qui croient être des festivals

et ma première diapo :
VOUS N’ÊTES PAS

UN FESTIVAL

VOUS ÊTES

UN SUJET

Je vais certainement les « shaker un peu ». L’idée derrière cette boutade est de faire prendre conscience aux Festivals (comme à n’importe quelle organisation d’ailleurs) qu’ils sont avant tout un SUJET, s’ils veulent être efficaces en ligne et trouver une ligne éditoriale. Comme je l’explique dans mes autres billets Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux et Politique éditoriale et tabous:

En fait, comment pourriez-vous parler de vos produits et services sans parler de vos produits et services? Là est la question!

Comme c’est mon habitude lorsque je suis conférencière, ma présentation est disponible en ligne au préalable.

Vous êtes des voyeurs, des chercheurs de troubles et vous aimez la pagaille

Oui, oui, oui, vous mes lecteurs chéris et vous mes followers twitters et amis Facebook vous êtes de méchants voyeurs, chercheurs de troubles et aimez la pagaille. Ne vous en défendez pas. C’est humain et c’est ce qui fait tourner la presse depuis belle lurette. Vous vous souvenez peut-être de « la bonne nouvelle GM » (probablement pas)? C’était un clip d’infos présentés au Nouvelles du soir et qui était quelque chose de positif (avec la mention Bonne nouvelle GM). Curieusement ça ne marche plus et il n’y a plus de « bonne nouvelle whatever ». C’est à feu monsieur Péladeau qu’ont prête l’argument éditorial des trois « S », « sang » « sexe » et « sport » . Dans une optique de référencement, ce concept n’est probablement pas très efficace en termes de référencement. Mais en terme de clic à court terme, c’est vraiment passionnant d’observer le phénomène.

Il n’y a pas longtemps, j’ai mis en ligne mon billet La question du titre d’un billet de blogue (réflexion éditoriale), qui était une observation de pourquoi mon autre billet Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires, avait suscité un taux de clics si impressionnant. Hier soir j’ai pu vérifier de nouveau ce constat avec un simple statu Twitter et Facebook.

Suis encore chez ces esti de tabarnak de @BobLeChef et @AlexisBrault ! LA PREUVE http://twitpic.com/42eskc

Suis encore chez ces esti de tabarnak de @BobLeChef et @Alexi... on Twitpic

Ce statut est la suite d’une discussion avec  Bob Le Chef et Alexis Brault (qui a aussi été mon client pour son webzine 33Mag). Nous disions que c’était d’une tristesse de remarquer que des contenus que nous trouvons vraiment géniaux, ne soient pas particulièrement cliqués, alors que des inepties que nous écrivons, se tapent des scores incroyables. Pour preuve, l’un de mes billets récent dont je suis particulièrement fière (et que généralement on me pait pour savoir alors que je le rends disponible ici gratuitement) est Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux. Ce billet est sans doute là pour la postérité et il sera très efficace en termes de référencement, mais à court terme, un taux de clics sommes toutes assez moyen. C’est de votre faute :-)

Pour en revenir à mon twitt, si vous cliquez sur l’hyperlien et que vous voyez la photo, il est très évident que je suis loin d’être fâchée avec les copains. Ce serait même tout à fait le contraire (oui je suis (des fois) sarcastique). Après avoir mis cette photo en ligne, nous avons continué « le trash éditorial » avec un statut de @BobLeChef


La fois où @michelleblanc a peté sa coche pendant un tournage de l’Anarchie Culinaire http://bit.ly/fJawQZ #sorry

De la « rocket-science » ou pas, ce vidéo (que je vous mets plus bas dans ce billet) score particulièrement bien pour l’instant. À tel point que des gens croient que je suis réellement fâchée avec Bob et Alexis. Je suis donc une pas pire actrice finalement :-)

MAJ
Même si j’observe un taux de clic à court terme intéressant avec des titres trash, ce qui me fait réellement plaisir est de scorer positivement dans Google avec des requêtes plus appropriées comme « article scientifique commerce electronique ». :-) J’ai de ces paradoxes (et objectifs d’affaires)

MAJ2 + behind the scene

Question de remettre définitivement les pendules à l’heure, voici l’intégrale de mon historique rencontre avec Bob le Chef et son compares de toujours, Alexis Brault.

Je vous invite aussi à regarder les photos du “behind the scene” prise par Daniel Mathieu. Vous pourrez certainement comprendre rapidement la complicité joviale que j’ai eue avec cette bande de passionnés.