Steve Proulx et son Twitter ou Téteux

Dans le Voir de la semaine dernière, sous la plume de Steve Proulx, on pouvait lire l’article Twitter ou téteux? Il y disait :

Je me suis amusé la semaine dernière. J’ai laissé sur Facebook et Twitter quelques commentaires peu complaisants. Par exemple, j’ai dit que j’en avais marre qu’on interviewe la “papesse” du Web, Michelle Blanc, dans chaque article portant sur les réseaux sociaux. En privé, certains m’ont dit que j’avais eu du courage, de l’audace, un front de bœuf. “Oser dire ça!”
Pourtant, la critique est tout à fait légitime. Plusieurs, d’ailleurs, pensent la même chose. Mais personne ne le dit. Dans ce cas comme dans d’autres, on n’ose pas vinaigrer ce bel oasis de bonheur et de plaisirs à partager.
Sur Facebook, le sarcasme, la remarque désobligeante, voire le simple débat, sont à peu près absents. Les gens s’expriment et attendent les bravos. Mais rarement ai-je été témoin d’un véritable débat avec des pour et des contre. Rarement.

Voici la réponse que je lui fis dans son blogue, qui est le pendant de la version imprimé :

re: Twitter ou téteux?
Cher Steve

C’est gentil de faire de moi, à ton tour, la papesse du Web. Pour te rassurer, je te fais remarquer que sur Twitter, j’ai mon lot de détracteurs, dont tes collègues de chez BangBangBlog (qui travaillent aussi pour Urbacom inc. propriétaire de Voir et avec qui je suis en ce moment même en démarche judiciaire). Sur Facebook c’est plus délicat, entre autres parce que Facebook est une collection de ce que l’on nomme « des amis ». Moi-même, je supporte très mal les critiques sur Facebook parce que je considère que c’est mon endroit « doudou », que j’y ai un profil barré et que si je fais la faveur d’accepter quelqu’un dans « ma gang » il y a un minimum de savoir vivre qui devrait venir avec. Par contre, sur Twitter, c’est le « free for all ». J’y reçois du bon et du méchant, voire du très méchant et j’accepte que dans un espace public (contrairement à un espace semi-public tel que Facebook), ça vient avec. On a même inventé un mot pour ça qui s’appelle « twitfight ». C’est tout dire! Tant que ce n’est pas des menaces ou des propos carrément discriminatoire, j’apprends à vivre avec ça. D’ailleurs, sur Facebook il n’y a peut-être pas de fonction « dislike » mais les groupes qui n’aiment pas tel ou tel choses et qui s’insurgent à propos de n’importe quoi, pleuvent. S’en est même d’un ridicule à peine consommé. Ta vision « moumounesque » de la gentillesse 2.0 est donc à mon avis très parcellaire. Au plaisir de t’envoyer chier ici, sur Twitter et en courriel privé sur Facebook si cela peut te faire du bien (gros sourire ici).

P.-S.
J’ai bien aimé cette remarque de Thoma Daneau vue dans Twitter :

On dirait que chaque semaine, quelqu’un se donne la peine d’écrire un ARTICLE CHOC contre twitter et/ou Michelle Blanc… come on..

Mon entrevue avec MC Gilles dans Urbania, LA BREBIS NOIRE

Crédit photo: Marie-Claude Hamel | Leitmotiv Studio

C’est avec grand plaisir qu’avec la permission d’Urbania, je peux  reproduire ici l’entrevue que le très gentil MC Gilles a faite avec moi, pour la dernière édition du magazine.
Source La Brebis Noire, Urbania
Par MC Gilles

Michelle Blanc est une des «gourouses» du marketing internet au Québec, en plus d’être la twittereuse la plus populaire de la province. Autrefois connue sous le nom de Michel Leblanc, elle a partagé en temps réel son opération de changement de sexe sur les réseaux sociaux, en parlant entre autres de ses problèmes de constipation et de moule vaginal. Rencontre entre MC Gilles et la sommité la plus colorée du web.

Est-ce que je me trompe ou tu es un peu comme la Paris Hilton du web au Québec?
Quel beau compliment!

Près de dix mille personnes te suivent sur Twitter. C’est quand même incroyable quand on sait que la majorité de tes commentaires portent sur ta vie privée. Est-ce que tu es la même personne en ligne que dans la vraie vie?
Oui et non… Je suis toujours authentique. Les gens me disent: «Michelle, t’es tellement transparente, tu dis tout». C’est faux! Sur Twitter, j’ai une transparence relative, c’est moi qui décide de ce que je mets en ligne.

Mais qu’est-ce que tu ne mets pas en ligne? On connaît même la marque de ton auto et le nom de ta blonde?!
On connaît juste son SURNOM, Bibitte. Même si les gens ont de la misère à me croire, je me censure beaucoup. Quand j’ai twitté live ma transition et ma chirurgie pour devenir une femme, par exemple, j’ai pas mis de photos ou de vidéos, et y a pas beaucoup de choses que j’ai pas dites. Quand j’ai eu mon diagnostic, j’ai engagé des gens de relations publiques pour leur demander comment gérer ça. Parce que, mon brand, c’est moi, pis là, j’avais un méchant problème… Quand tu changes de sexe, tu peux pas dire au monde: «Mes seins ont poussé parce que j’ai mangé trop de crème glacée!»

C’est là que Mirador est entré en jeu?
Eux autres, ils m’ont dit: «Michelle, t’en parles pas. Tu feras une entrevue dans un média sérieux, quand t’auras ta chirurgie faciale». Mais j’ai un autre de mes chums qui m’a dit: «Au contraire, tu as le don de la communication, tu as le devoir d’ouvrir ta gueule. C’est un sujet qui a besoin d’être vulgarisé, s’il y a quelqu’un qui peut le faire au Québec, c’est bien toi!» Il FAUT que tu en parles. Donc, j’ai choisi des plateformes où j’avais le temps d’en discuter intelligemment: sur le web, sur mon blogue, sur mon profil Facebook et mon compte Twitter.

Au fait, d’après toi, quelle est la différence entre Twitter et Facebook?
Facebook c’est qui tu connais, Twitter c’est ce que tu connais! Facebook, c’est monsieur et madame tout le monde, Twitter, c’est les initiés «hot», comme nous autres. C’est vrai, à peu près toute la population du Québec est sur Facebook, mais seulement 2% est sur Twitter. Mais ce 2% là, c’est le deuxième groupe le plus influent du web, après les médias traditionnels: les supers geeks, les supers blogueurs, les journalistes et les faiseurs de tendances.

Mais toi, sur Twitter, tu suis près de 8000 personnes. Comment tu fais pour «follower» tout ce monde-là?
Mettons que je suis dans un show où il y a 2000 personnes. Bref, pendant le show, la probabilité de discussion est phénoménale, mais j’vais pas arrêter de vivre parce que j’ai pas capté les 2000 conversations qui ont eu lieu durant le spectacle au complet! Twitter, c’est la même chose?: c’est une rivière d’informations et faut pas que t’essaies de la boire, parce que tu vas te noyer.

Malgré tout, en ce moment, on est en train de manquer un paquet de bons twits, non?
Mais c’est vrai pour tout: pour la télévision, pour le web… Essaies-tu de lire le web en entier?! Twitter, c’est pareil.

Tu encourages le débat dans des twitfights notoires. Est-ce que les médias sociaux encouragent une nouvelle forme de prise de becs?
J’aime la polémique documentée. Tu peux me traiter de conasse, mais explique-moi pourquoi je suis une conasse. Les insultes gratuites ne sont pas acceptées.

Au fait, est-ce que tu frises naturel?
Oui! Tu sais, je vis une deuxième puberté. Je suis en train de tout redécouvrir. Mon style, le maquillage, mes cheveux… J’expérimente même de nouvelles couleurs!

Vas-tu twitter ça?
Je twitte toutes sortes d’affaires. Twitter, c’est un peu comme un fumoir dans une entreprise. Si tu passes ta journée là, tu ne travailleras pas, pis en plus, tu vas puer le criss. Mais quand t’es là, que tu es vraiment là, il existe une réelle transmission d’informations. Les médias sociaux, ce sont des médias «conversationnels», comme un fumoir. Quand t’écris tes statuts dans Facebook ou dans Twitter, si tu parles toujours au «Je» et au «Nous», ça devient un monologue. C’est pourquoi, dans le fumoir, c’est important de toujours faire du «Je», «Tu», «Il», «Nous», «Vous» et du «Ils».

Mais 8000 personnes, ç’t’un méchant fumoir!
Ça fait ben d’la boucane mais c’est ça qui est passionnant! L’histoire que le web isole les gens, c’est complètement faux. Le web permet aux gens de se rencontrer et de partager des passions qui peuvent être excessivement nichées.

Permettre ou non l’utilisation de téléphones intelligents durant les spectacles?

La semaine dernière je reçois un jeune, « plutôt allumé », qui est le directeur général d’un festival. Il me demande si c’est une bonne idée de dire au début des spectacles qu’il présentera, quelque chose dans le genre de :

« Bienvenue à notre spectacle! Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez. N’hésitez pas à partager celles-ci sur vos réseaux sociaux et à inciter vos amis à venir eux aussi voir les excellents artistes de notre festival. Bon spectacle! »

Je lui dis que je trouvais que c’était une maudite bonne idée. Il me rétorqua que contractuellement, le quart de ses artistes vont permettre ce genre de chose et les trois quarts vont s’y opposer. Il ajouta que les artistes ont peur de « bruler » leur spectacle si des gens partagent « leur punch » et que les gens voient le spectacle sur le Web. Que faire?

Je lui dis que premièrement, les sites de partage ont une longueur de temps maximum permettant le partage de fichier vidéo. Donc, si un spectacle dure 1,5 heure, pas plus de 3 à 5 minutes d’un spectacle pourront être téléchargées à la fois. De plus, si quelqu’un est vraiment adepte d’un spectacle, après trois captures vidéo, il risque fortement d’arrêter de filmer parce qu’il manquera tout le spectacle pour avoir fait des captures vidéo (comme je l’ai vécue personnellement lors de la première de Totem du Cirque du Soleil, mais avec la permission du Cirque, à titre de blogueuse invitée). De plus, les gens qui feront ça sont très certainement des leaders d’opinions et qu’ils risquent d’inciter plusieurs autres personnes à aller voir le spectacle. Qui plus est, supposons que l’un de ces clips est vu par un millier de personnes, il reste tout de même 7 686 068 personnes au Québec, qui ne l’auront pas vue. Ce sera donc une publicité gratuite qui risque plus de faire du bien que du tord aux artistes qui permettront ce genre de trucs. Je lui suggérai aussi (comme je l’avais fait pour le sous-ministre du tourisme à propos des aéroports du Québec) de mettre du wi-fi dans chacune de ses salles, avec une page d’accueil faisant la promo de ses propriétés médias sociaux. De plus, il pourra suivre les profils de navigation des spectateurs et d’ainsi recueillir la plus belle étude de marché internet qui soit…

MAJ

Pour ceux qui croient que ça peut déranger leur quiétude d’avoir quelqu’un qui prend des photos ou vidéos avec un téléphone intelligent à côté d’eux je répète :

Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez.

De plus, on peut facilement prendre des photos et vidéos à la hauteur de l’épaule, ce qui n’obstrue nullement la vue des gens qui sont derrière. Il n’y a pas de flash dans un téléphone (sauf pour le nouveau Nexus de Google) et la sonnerie peut être coupe. Aussi, les organiseurs peuvent réserver une section spéciale dans la salle qui serait justement pour ceux qui veulent faire des captures d’un spectacle. Finalement, je répète ici le commentaire de Bruno Boutot :

Comme le répète souvent Cory Doctorow

(citation approx. de mémoire):

“Ce dont ont le plus besoin les artistes, ce n’est pas de copyright, c’est d’être connu.”

C’est aussi un des principes des “camps” et “unconferences”:

Tout participant est invité à diffuser le plus possible le contenu, à condition que ça ne dérange pas le déroulement de l’événement.

MAJ2

Voici le commentaire de Martin Durocher

Étant le directeur du Festival (Zoofest) dont Michelle parle, je constate que le débat lancé soulève les passions et génère de super bonnes idées ! Tant mieux, car c’est un sujet délicat à aborder et nous sommes à la recherche des meilleurs pistes pour promouvoir les artistes qui participent à Zoofest.

@Nadia : Et si on proposait aux gens de le faire dans le cadre d’une première média ? Dans une section réservée ”Médias Sociaux” ?

Ou, peut-être devrions-nous organiser un concours pour aller chercher les meilleurs talents du web pour venir partager leurs expériences ?

Mais qu’advient-il alors du simple spectateur qui veut parler d’un spectacle qu’il à adoré ? Les artistes peuvent-ils se passer de cette manne de nouveaux fans-promoteurs-avec-500-amis ?

Zoofest se veut un véritable laboratoire de création, de diffusion et de nouvelles idées. Les artistes qui ne veulent pas participer à l’expérience sont respectés à 100%. Ceux qui le font risquent de se retrouver avec beaucoup d’amis et de promoteurs improvisés !

Les ventes de billets finales devraient nous donner une bonne indication sur la valeur de cette initiative qui, je l’avoue, change les moeurs et soulève autant d’inquiétudes que de possibilités…

C’est carrément un débat à suivre !

Noisette Sociale, son incompréhension 2.0 et putasserie des blogueurs

C’est drôle les retours de la vie, les clans dont je parlais dans mon dernier billet, les histoires « non-officielles » qui façonnent celles qui le deviennent. C’est encore plus drôle de jouir d’archives, de les faire travailler et de s’en servir à bon escient. Vous me direz « mais qu’est-ce que le bon escient »? Et je pourrais en discourir (comme je le fais déjà ici depuis belle lurette) de longs moments. Parlons-en donc de bon escient. Madame Sociale (du blogue Noisette sociale) ou devrais-je dire Noisette, a une belle plume. Elle se fait des fans. Elle fait même la démonstration qu’à plusieurs égards, on peut être pertinent et se faire un auditoire, en n’ayant pas à s’afficher publiquement et d’écrire en plein jour, avec son nom. Je trouve même ça très bien puisque dans ma famille, ma conjointe, pour des raisons professionnelles, écrit sous le pseudonyme de Bibitte Électrique. Il y a donc bien des raisons légitimes d’écrire sous le couvert de l’anonymat. Mais même les pseudonymes peuvent se faire usurper et les auteurs qui se cachent derrière, peuvent aussi en être blessé. D’ailleurs, pour revenir à cette chère Noisette, on se connaît un peu. On s’est déjà rencontré pour de vrai. Elle m’avait dit sa façon de pensée comme suite de la polémique dans laquelle son pseudo avait été impliqué et que j’avais résumée dans mon billet À propos de la putasserie des blogueurs. Ce n’était pas un cas d’autoplogue, mais un cas de « plogue directe » mettons. Elle ne l’avait pas digéré. Voilà donc pour l’histoire « non officielle ». L’officielle s’en vient donc.
Madame sociale dit dans son blogue, dans le billet Incompréhension 2.0 :

C’est ainsi que j’ai appris que tout le monde s’est enflammé autour d’un article de Nathalie Petrowski. En lisant certaines réactions, je me pensais de retour à l’époque des gladiateurs. Non mais tant que ça?
Les réactions étaient tellement vives et outrées que j’ai pris la peine de relire son article 2 fois, puis 3 et puis 4… et même 5 pour être certaine que j’avais bien compris toutes les subtilités de sa prose et ma foi… je ne comprends pas.
Quelqu’un peut m’expliquer en quoi son article est choquant?

Si j’ai bien compris, il ne faut jamais insérer l’expression « auto-promotion » quand on parle du 2.0… sauf si on est un expert du 2.0.
Et là, je suis tombée sur la réaction de Michelle Blanc qui avait été accusée, en gros, d’être la reine de l’auto-promotion, réaction que j’ai trouvé excessivement excessive (et là je me trouve drôle) et en lisant les commentaires du type « Bravo, tu as tellement raison », j’ai eu un malaise. Son billet fielleux n’était pas, à mon avis, justifié et même justifiable. Et de vouloir faire un mauvais nom sur le web à Nathalie Petrowski en faisant du référencement abusif, j’ai trouvé ça pas mal trop fort pour une simple mention dans un article de journal qui lui, ne sera pas référencé longtemps et ne risque pas d’entacher sérieusement la réputation de Michelle Blanc

Alors, tout comme pour l’article de madame Petrowski, je suis nommée personnellement, On n’y parle pas de blogueurs en général, On parle de Michelle Blanc. C’est moi ça. Je le prends donc personnel et me fait un plaisir de donner un petit cours de 2.0, question d’améliorer la compréhension des mesdames.
Dans votre critique vous parlez de référencement abusif. Le référencement abusif, pour votre info, est ce que l’on appelle dans le jargon du « black hat SEO ». Il s’agit en fait d’utiliser des techniques qui vont à l’encontre des politiques aux webmasters qu’édictent les engins de recherches comme Google par exemple. Ce que j’ai fait avec madame Petrowski, est du référencement blanc, optimisé, respectant les paramètres des engins de recherches. Je comprends très bien le référencement et je pense que dans ma réponse, j’instruis madame Petrowski et vous-même sur la marche à suivre pour être efficace sur le Web. Je trouve même ça très didactique et ça vient en plus contredire l’assertion qu’elle fait, que je ne suis qu’en mode « autoplogue ». Deuxièment, le corolaire de mon bon référencement, est le sien qui est mauvais. Ce n’est pas de ma faute si les archives de La Presse ne sont pas en ligne et si madame Petrowski n’est sur aucun média social, afin de s’assurer que les premiers résultats de Google seront tenus par elle. Si elle ne sait pas « s’autoploguer » sur le Web, ça s’apprend et je suis disponible pour lui enseigner. Vous madame Sociale, vous êtes tout de même très bonne à ce chapitre.

Pour l’argument de l’article de journal qui ne sera pas référencé longtemps, vous avez totalement raison. Mais ça, c’est de la faute à La Presse. Les articles de Branchez-vous! par exemple, sont référencés depuis les 10 dernières années. Monsieur Pierra, son créateur, est une personne très allumée sur ces questions. Par contre, je vous soulignerais que le gruau que me servit madame Petrowski est  possiblement lu par des centaines de milliers de personnes et que ça risque de prendre des mois avant que le Web, n’équivalent en terme de tête de pipe, un nombre égal de lecteurs que celui des insultes gratuites qu’elle m’a servies. C’est encore malheureusement l’un des points faibles du web par rapport au média traditionnel.
Finalement, si vous ne comprenez pas pourquoi cet article est choquant pour moi, je vous ramène à mon billet À propos de la putasserie des blogueurs et à votre propre réaction à celui-ci et il me semble que ça devrait vous allumer des lumières dans la tête.

Madame Sociale dit aussi :

J’ai remarqué que dès qu’un journaliste traditionnel ose critiquer un tant soit peu les réseaux sociaux, les façons de faire 2.0 ou tout ce qui tourne autour de ça, il y a un mouvement général d’auto-ostracisation et je pense que c’est lié à cet espèce de traumatisme du passé.

(…)

Les blogueurs disent souvent qu’ils sont ouverts au débat, qu’ils aiment la discussion et tout ça et dès qu’on remet le moindrement en question leur médium, ça joue aux vierges effarouchées.

Je répète encore ici que ce débat, celui de la futilité du Web versus la pertinence des grands médias, est un débat éculé, qui a été fait maintes fois et dont je pense que la majorité des blogueurs sont fatigués de répondre. Si des interlocuteurs pertinents arrivent avec des arguments nouveaux, une perspective positive, des questions plutôt que des accusations, je suis certaine que le débat pourrait renaître pour le bénéfice des journalistes qui angoissent de leur avenir. C’est une question de perspective sans doute. De mémoire aussi, c’est pourquoi les archives deviennent si importantes. Vous pourrez d’ailleurs en avoir un bref aperçu en relisant ma réponse à Simon Jodoin dans le billet Simon Jodoin, une réponse à ses récriminations.

Qu’est-ce que les médias sociaux? en 140 caractères

Cette semaine, Leslie Doumerc m’a demandé pour un dossier “Journalistes et Réseaux Sociaux” à paraitre dans le prochain numéro du Reporter, le journal des étudiants en journalisme de l’UdeM, de dire ce que représentent les réseaux sociaux pour moi, en format twitter. Voici donc ma définition des médias sociaux en 140 caractères :

Les médias sociaux sont la rivière des infos dont il faut savoir s’abreuver et apprendre à y nager pour ne pas s’y noyer

Le Webothon-Haïti L’intégrale et retour sur l’expérience

Hier après-midi, le dimanche 21 février 2010, des studios de VOXTV à Montréal, avait lieu le Webothon-Haiti. Cette expérience télévisuelle/Web/médias sociaux a permis de faire interagir sur le même plateau des invités qui dialoguaient avec nous, des quatre coins de la planète et des internautes qui réagissaient via les médias sociaux. Le contenu de ce dialogue international sur les médias sociaux, s’il avait été payant, aurait sans doute coûté plusieurs centaines de dollars par auditeurs. Il vous est rendu disponible gratuitement via des outils Web et les gens qui ont fourni leur expertise et leur temps, l’on fait gracieusement afin de permettre une levée de fonds pour venir en aide à Haïti. Si vous aimez ce contenu et qu’il vous apprend quelque chose, n’hésitez pas à visiter http://haiti.guignoleeduweb.org/  et à cliquer sur l’un des nombreux hyperliens menant vers les pages transactionnelles d’organismes aidant Haïti et qui se trouvent dans la barre latérale de droite de ce blogue.
Mon analyse du Webothon-Haiti
Je suis de toute évidence très biaisée pour analyser le Webothon-Haiti étant donné que j’en suis l’instigatrice. Je peux cependant vous partager mon grand bonheur d’avoir participé et mis sur pied cette folie expérimentale et très fière et des nombreux collaborateurs qui ont participé à cet effort. Déjà ce matin, madame Junia Barreau, la vice-consule d’Haïti qui était aussi de notre Webothon, m’écrivait pour me dire qu’elle a l’intention de se servir des médias sociaux pour diffuser à la diaspora haïtienne, un colloque sur Haïti qui se tiendra prochainement à Montréal. J’ai aussi reçu de nombreux témoignages d’auditeurs de ce Webothon qui étaient enchantés de la qualité des interventions de nos différents panellistes et qui se sont empressés de faire un don à l’un des organismes que nous parrainons avec cette initiative. Je sais que cette première expérience d’un amalgame télévision / Web fera des petits dans plusieurs médias traditionnels et je sais aussi que les nombreux apprentissages tirés de ce riche contenu qu’est le Webothon, aidera aussi plusieurs organisations à enfin entreprendre un virage médias sociaux. J’ose espérer qu’ils auront aussi une pensée pour Haïti et qu’ils participeront activement à sa reconstruction et au partage des savoirs et informations permettant aux Haïtiens de reprendre une vie productive, heureuse et normale le plus rapidement possible. Encore une fois UN GROS MERCI à tous ceux ayant rendu cette folie possible.

Comme le disait sur le plateau du Webothon-Haiti, notre invité Martin Lessard :

Les réseaux sociaux permettent de revenir en arrière et d’apprendre”

Dans cet esprit de trace numérique et de pérennité des données que permet le web, voici donc l’intégrale de l’expérience télévision/Web/médias sociaux.

  • Animation: Michelle Blanc et Philippe Fehmiu
  • Collaborateurs: Carla Beauvais, Claude Malaison
  • Production et réalisation: VOXTV
  • Webdiffusion et animation Web: Christian Aubry
  • Première heure: mise en contexte et théorie des média sociaux

    Avec: Fred Cavazza, Cyrille De Lasteyrie et Martin Lessard.

    Deuxième heure Médias sociaux et ONG  et gouvernement,

    Avec Denis Coderre, Junia Barreau, Marisa Curcio, Jon Husband, Claude Malaison et Myriam Fehmiu.

    Troisième heure Médias sociaux et journalisme

    Avec Bruno Guglielminetti, Damien Van Achter, Clothilde Le Coz et Carla Beauvais.

    4e heure Comment faire les médias sociaux

    Avec Stéphane d’Amours, Pierre Côté, Philippe Martin et Christian Aubry.

    Internet Haïti – Les retombées positives d’un simple billet

    Hier je mettais en ligne le billet Primeur : Haïti : Comment Internet est-il encore possible depuis Port-au-Prince. Déjà, cet humble billet fait bouger des choses positives pour Haïti comme en témoigne ce nouveau courriel de Stéphane, le directeur marketing de Multilink.

    Bonjour Michelle,

    Encore mes états d’âme pour te dire comment le petit kayak est maintenant devenu un grand train de solidarité pour maintenir Internet en Haiti.

    Comme je t’expliquais hier, Internet est actuellement aussi vital que l’eau et l’électricité en Haiti.

    Le posting que tu as fais sur ton blogue hier a fait réagir Mathieu Turbide du Journal de Montréal, qui a fait réagir la plus haute direction de Québécor / Videotron qui aide actuellement Reporters Sans Frontière et qui fait que Multilink aidera le centre de presse de Reporters sans Frontière

    Autre résultats dans toutes cette chaîne fractale: Pierre Coté (Real-Time Réalité) avec l’aide de PBS Frontline World ont fait réagir la plus haute direction de Google et  Youtube qui aide actuellement Multilink Haiti à trouver des volontaires ingénieurs de réseaux et de les transporter en Haiti.

    @+

    Stef

    Morale de cette histoire :
    Vous pouvez aider Haïti de l’endroit où vous êtes déjà. Il n’est pas nécessairement obligatoire de s’y rendre et d’engorger le petit aéroport qui a bien plus besoin d’être utilisé pour accueillir les médecins, ressources spécialisées et équipement nécessaires aux opérations urgentes de support à la population. Vous pouvez aussi faire des reportages sur Haïti via l’extérieur, avec l’aide des ressources locale déjà présente, sans engorger inutilement le théâtre des opérations.
    Réflexion média 2.0
    Au lieu d’envoyer des centaines, voire des milliers de journalistes de différents médias sur les lieux, pourquoi ne pas développer une coopération intermédia (voire transmédia) et limiter au maximum le nombre de journalistes sur les lieux et partager ceux qui y sont déjà entre différents médias (dans l’esprit de collaboration des médias sociaux notamment)?

    Mon projet de livre sur les médias sociaux

    À l’instar de Seth Godin ou de Loïc Le Meur qui ont déjà mis en ligne leur livre complet et le plan de ceux-ci, je vous présente mon projet de livre, que je propose à des éditeurs. Des gens me diront que je suis stupide de mettre ça en ligne puisque des radins pourraient décider de s’imprimer le livre eux-mêmes à partir de mes billets. Mais en réalité, ça ne risque pas d’arriver puisque de faire le travail de recherche, de regrouper mes billets et de les imprimer soi-même à partir de mon corpus, reviendrait certainement plus cher que d’acheter le livre qui en sera fait. Les radins ont cette particularité, puisqu’ils sont radins, ils prendront le temps de faire ce calcul. De plus, l’idée du livre est aussi de rejoindre « les vieux », qui ne lisent peut-être pas mon blogue ou qui n’en ont lu que quelques bribes. Voici donc ce que je propose à certains éditeurs :

    Projet de livre
    Titre de travail : Les médias sociaux (le réseau mondial de beaux-frères, belles-sœurs)
    Michelle Blanc M.Sc. et Nadia Seraiocco M.A.

    Idée de base du livre :
    La révolution des médias sociaux est en cours et le nombre d’adeptes croit de façon exponentielle. Il y a quelques années encore, quand on voulait acheter une voiture ou un ordinateur, on prenait le téléphone et on appelait un ami ou un parent pour avoir une opinion. Aujourd’hui avec le nombre de contacts que chacun accumule sur les réseaux sociaux, plutôt que de téléphoner, on va en ligne et on consulte notre monde… De même, les membres de notre réseau ne se gênent pas pour faire connaître leur bonne ou moins bonne opinion sur un service ou un produit. Le web et les médias sociaux constituent une nouvelle façon de s’informer, de communiquer et de consommer. Le mouvement est tout juste amorcé, mais il va en s’affirmant et son influence bouleverse tous ceux qui jusque-là avaient un grand pouvoir d’influence sur le grand public : les médias et les publicitaires. Bienvenue, dans le réseau mondial des beaux-frères et des belles-sœurs!
    Le contenu et le ton
    Ce livre se fonde sur les billets publiés par la conseillère en stratégie web Michelle Blanc. À l’image du blogue de Michelle, le ton est amusant, irrévérencieux, les idées claires, les conseils judicieux et la matière d’actualité. Les billets sont retravaillés pour garder leur actualité et les différents billets sont reliés entre eux par de courtes mises en contexte. Le livre propose une série de thèmes sous lesquels sont regroupés les billets de manière à faciliter la lecture et ce que je dégage les grandes lignes d’un sujet.
    Organisation des chapitres
    Michelle Blanc a publié plus de deux mille billets depuis la création de son blogue. Son blogue documente au quotidien les changements majeurs que le web apporte à notre façon de communiquer et de consommer. Chaque chapitre de ce livre met en lumière, par des exemples et des réflexions, comment le web et les médias sociaux modifient tous les rapports que nous entretenons. Bref, vous saurez ce qui est poche et pourquoi!
    Le découpage des chapitres :


    On en apprend des choses grâce à la porno (Avant-propos) :

    •  Ce que l’industrie de la pornographie nous a appris
      • Sex drug and rock & roll les innovateurs du Web
    • Ce que le web a changé et comment se sont développé les médias sociaux
      • L’échange et le partage d’information
      • Les communautés en ligne
    • Qu’est-ce qu’une présence Web efficace
      • critères d’une présence Web efficace
      • perméabilité engins de recherches, contenus, hyperliens
    • De la transparence : ou choisir de dire ce qu’on peut assumer

    Le réseau des belles-sœurs et des beaux frères unis… (Introduction – Un survol des médias sociaux)

    • Les médias sociaux
      • La manne illimitée
      • Les différences géographiques
      • Les différences sociodémographiques
      • Les différences fonctionnelles
    • Le blogue peut importe sa forme est toujours KING des médias sociaux
      • La flexibilité du blogue
      • Différents types de blogues et différents usages
    • Certains outils sociaux
      • Facebook / YouTube-Dailymotion / Slideshare / Flickr / Linked-In / Twitter / Wiki
    • Les grands principes
      • Le concept de discussion (je, tu, il, nous, vous, ils)
      • Le temps réel L’importance grandissante des moteurs de recherches en temps réel
    • L’importance croissante de la mobilité et les nouveaux médias sociaux mobiles
      • Géolocalisation : Foursquare
      • Twitter – Twitpic

    L’entreprise, le web et les médias sociaux

    • La peur de perdre le contrôle de son message – on ne vous le dit pas, mais vous êtes déjà sur le web, parce que des gens parlent de vous…
      • Exemples de mauvaise gestion de crise sur le web
      • le partage des savoirs qui coupe de la job
    • Les questions de sécurité – ex. le code Source ouvert…
      • DOD, CIA, Gendarmerie Française sont Open Source (ce sont les gens de sécurité qui ne semble pas avoir peur de la sécurité du open source)
      • Exemple du Brésil (exige le code source de Microsoft traduit en Portugais)
    • CMO’s Dilemna
    • Comment vendre médias sociaux aux patrons
    • Le blogue d’affaires : ROI (return on investment) du blogue
      • Interne / externe / des médias sociaux
      • La gestion des commentaires
        • Exemple US Air Force
        • politique éditoriale des contenus, des commentaires
    • Le référencement du blogue = engorgement des résultats de recherches donc la marque est « sécurisée »
    • La nouvelle génération, l’entreprise et le web
    • Le mash-up : des pistes pour être moins « poche »…

    Faire de la politique 2.0 : on y arrive ou pas?

    • Du 1.0 au 2.0
    • Les partis politiques ont saisi l’importance du web et des médias sociaux
      • Mais les ont-ils bien exploités?
      • Quelques exemples près de nous
      • Les avantages – désavantages
      • La gouvernance 2.0
      • Les bons et moins bons exemples : être là c’est une chose, être poche c’en est une autre… De qui faut-il s’inspirer?

    Les agences de publicités

    • Les dilemmes des gens de publicité, marketing et relations publiques et du voisin qui sait soudainement la couleur de notre vaisselle
    • Le shift des modèles d’affaires des agences de pub
      • Le dur tournant des agences classiques vers le web
      • …du 15% à se pogner le cul, à la gestion de la conversation
        • Les agences et le 2.0
    • les outils traditionnels : le communiqué de presse se meurt
    • Les vieilles habitudes qui sont dures à casser – les cas
      • Astroturfing etc.
    • Le nouveau modèle pour être moins poche : le mix marketing-médias

    Journalistes, médias et diffusion de l’information

    • La fameuse crise des médias
      • Quelques cas
    • Blogueurs vs journalistes
      • la démocratisation des moyens
      • à qui parlent les relationnistes de presse?
      • à qui parlent les médias?
      • Le mix médias
    • Les transformations du métier de journaliste
    • Le gestionnaire médias sociaux et celui des communautés
    • Le temps réel : la vélocité de l’information sur Twitter qui force les médias à réviser leur position

    Les rapports interpersonnels

    • Parabole de l’espace
    • Les fausses peurs des médias sociaux
      • vol d’identité
      • Diffamation
      • Et si ma mère me voyait (et vice-versa)
      • la notion public/privée
    • La réciprocité
      • Seul dans l’univers?
      • Le problème avec le web, c’est que les autres aussi peuvent répondre et diffuser
        • Exemples – cas personnel – chicane en ligne etc.
    • Pourquoi les artistes sont poche sur le Web
    • Gérer son image ou sa marque – et la notion de transparence

    MAJ
    Comme on me le suggère dans Facebook, il va certainement y avoir une section sur le WOUHOUHOU qui est devenu une sorte de signature sur Twitter et Facebook et j’ay parlerai de l’importance stratégique de savoir déconner en affaire, mais dans la vie de tous les jours aussi…

    Les sites web des entreprises québécoises sont d’une désuétude…

    Ça fait longtemps que je dis que notre économie numérique fou le camp hors du pays. Je cite souvent cette vieille statistique qui dit que chaque mois, entre 30 et 60% des dépenses des Québécois en ligne, sortent du pays. À la même date l’an dernier, j’étais d’ailleurs chez Christiane Charette pour documenter notre retard alarmant en termes d’économie numérique. Je dis souvent qu’en 2000, toutes les entreprises voulaient être sur le Web puis juste après, la disette. Ou bien les entrepreneurs se disent « le Web c’est de la merde et je le sais parce que j’ai payé pour et que je n’ai eu aucun retour sur l’investissement » ou bien ils réalisent « le web, je n’ai peut-être pas fait la bonne chose ». Tout ça pour vous dire que je viens de recevoir ce courriel accompagné d’une étude locale à propos du web. J’ai comme l’impression que les observations tirées de cette étude pourraient se transposer aux autres régions du Québec et à celui-ci dans son ensemble. Néanmoins, vous trouverez sans doute que ce n’est pas des plus reluisant.

    Madame,

    Je me présente, Jacques Bernard de Granby, professionnel et passionné du Web. Une passion qui date de 1986, en comprenant clairement que ce nouvel univers numérique que créait l’ordinateur deviendrait et serait le moyen de communication tous azimuts.

    Vous vous demandez probablement pourquoi je vous écriis à vous plutôt qu’à une autre personne. Parce qu’instinctivement je crois que vous êtes la bonne personne avec votre sens direct de la réplique et votre excellente connaissance de ce qu’est le Web, pour m’éclairer sur ma démarche professionnelle.
    (…) Pour cela je vous envoie une analyse que j’ai fait sur 300 sites Web de ma région, qui je l’espère vous permettra de juger de mon professionnalisme.

    Petite mise en contexte.

    J’essaie de gagner ma vie en faisant du développement Web de façon professionnelle (il y a-t-il une autre manière?), mais le marché de ma région est loin d’être réceptif.

    Lors de ma prospection, j’ai constaté que les gens d’affaires préconisent très peu le Web et son apport stratégique pour l’entreprise. Oubliez ici le Web 2.0, ne pensez pas même pas au Web sémantique, on a même pas encore maîtrisé le Web 1.0 dans ma région.

    Devant ce manque de connaissances, je me suis dit que la chose à faire était d’instruire les gens sur ce qu’est un bon site Web. Mon pari est simple, plus un client est instruit, plus il peut prendre de meilleures décisions en termes de besoins et distinguer les professionnels des neveux, des cousins ou du beau frère.

    J’ai donc développé des outils pour instruire les gens d’affaires (…) dont une analyse de 300 sites Web de Granby et région pour démontrer aux décideurs l’étât du Web de ma région.

    J’ai offert gratuitement ces deux outils è la Chambre de Commerce de ma région, ainsi qu’à d’autres organisations oeuvrant dans le milieu des affaires, croyant qu’il revenait à celles-ci de faciliter le transfert des connaissances vers leurs membres, mais aucune réponse, l’ignorance totale.

    (…)
    Cordialement

    Jacques Bernard
    BeZen Studio

    Points saillants et implications

    • 97,3 % des sites (292/300) comportent des problèmes d’accessibilité.
    • 80,3 % (241/300) des sites ne sont pas optimisés pour le référencement naturel (difficiles à trouver avec des mots clés).
    • Un fait surprenant, 17,6 % (49/267) des entreprises (parmi elles de grandes) ne sont pas propriétaires de leur nom de domaine.
    • 60,4 % (165/273) des sites dont nous avons pu obtenir l’âge, ont plus de sept ans d’existence.
    • 44,3 % (133/300) des sites sont de langue française seulement alors que 49,0 % (147/300) des sites sont de langue française et anglaise.
    • 88,7 % (266/300) des sites n’ont pas de politique sur la protection de la vie privée.
    • 92,0 % (266/300) des sites n’affichent pas de date de mise à jour.
    • 88,0 % (264/300) des sites n’affichent pas de page d’erreur personnalisée (qui explique l’erreur et oriente l’utilisateur à l’intérieur du site) lorsque l’utilisateur du site a cliqué sur un lien brisé ou tapé une adresse URL invalide.
    • Avec 99,3 % (298/300) des sites qui n’ont pas de blogue, 99,0 % (297/300) des sites n’offrent de lien vers les réseaux sociaux, 93,0 % (279/300) des sites n’offrent pas infolettre et 99,3 % n’utilisent pas la syndication de contenu (RSS). Les entreprises de Granby et région sont très loin d’avoir embrassé l’ère du Web 2.0.
    • 3,7 % (11/300) seulement des sites effectuent du commerce en ligne.

    Ma conclusion
    C’est pitoyable et ça devrait militer pour des programmes de formations aux entreprises, leur permettant d’être enfin positivement sur le Web.

    L’étude complète : Analyse de 300 sites Web de Granby et Région Novembre 2009 (PDF)

    Club Social TV5 : Vie privée, vie publique. Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux

    Il y a plusieurs semaines de ça, j’accordais une entrevue à Philippe Desrosier (vraiment très sympathique et documenté ce mec) pour l’émission Club Social sur TV5. Le topo de l’émission :

    Vie privée, vie publique. Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux annoncent-ils la fin de la vie privée? Un reportage de Philippe Desrosiers.

    Le reportage débute à 03 :22min. pour se terminer à 10 :00min.

    Ces organisations qui ne comprennent pas Twitter

    Jamais je ne demande à une organisation d’être mon amie sur Twitter. Mais, si eux me le demandent, j‘accepte volontiers. Certaines sont vraiment, mais là vraiment perspicaces dans leur interaction avec moi, tandis que d’autres sont vraiment stupides. Le but d’une organisation qui est sur Twitter est, idéalement, de se faire une base de lecteurs et d’aficionado, qui pourraient (ou non) reprendre vos statuts et leur donner une deuxième envolée. Il semble donc souhaitable d’avoir le plus de gens possible comme Followers. J’en ai d’ailleurs déjà parlé dans mes billets
    Twitter, comment suivre des milliers d’usagers et les Twittersnobs

    Techtoc.tv : Twitter Comment réseauter en paix : principe de réciprocité? Comment trouver SON audience? Pro vs perso?

    De l’impact des médias sociaux en régions éloignées

    Twopcharts est de la merde et sur Twitter, suivre ou ne pas suivre? Telle est la question

    La grosseur compte sur les médias sociaux

    Mémoire de maîtrise : L’émergence de réseaux sociaux sur le Web comme nouveaux outils de marketing

    Des organisations ont compris l’importance de se faire suivre par des milliers de gens et d’interagir efficacement aux moments opportuns. À titre d’exemple, il y a plusieurs semaines, j’étais dans les Cantons-de-l’Est au Manoir Hovey. L’ayant partagé sur Twitter, je reçois de @HotelGermain ces messages directs :

    Si a North Hatley, il faut essayer le croissant jambon fromage de Justine chez saveurs et gourmandises ou le gateau au fromage… Bon we

    Absolument! La mousse aux raisins de corinthe :) Et j’ai dit gateau au fromage, c’etait vraiment carottes avec le crémage au fromage!!

    Disons qu’ils sont entrés immédiatement dans mes bonnes grâces et que quelques semaines plus tard étant invitée par un client à coucher à l’hôtel Alt à Québec (l’une de leurs propriétés) je me faisais un plaisir de leur faire un twit favorable. Un peu plus tard, c’est le @Deltahotelsltd qui décide de me suivre sur Twitter. Justement au moment où je donnais une conférence à Québec et que j’étais au Delta de Québec, je me rends compte qu’ils décident de ne plus me suivre sur Twitter. Je n’ai pas dit un mot de mon expérience là-bas (qui n’était pas des plus positives de toute manière) et la semaine dernière, j’étais au centre des congrès de Trois-Rivières, justement assise à côté du très gentil directeur général de cet établissement et je me suis fait un plaisir de lui mentionner que je trouvais le gestionnaire de leur Twitt, un peu twit. Je viens d’ailleurs de Twitter à propos du Twitt de l’émission @mangetaville

    @mangetaville m’a flushé de son Twitter et moi je les flushe de ma tv

    Dans le cas de @mangetaville, je comprends qu’ils se sentent comme des journalistes et qu’ils aiment probablement se resserrer les coudes entre pros de l’information. C’est vrai que bien des journalistes ont des centaines, voire des milliers de followers et qu’eux, étant ce qu’ils sont (des vedettes), ne suivent probablement qu’une dizaine de leurs semblables. Ils me trouvent aussi probablement peu digne d’intérêt et c’est un point de vue qui se respecte. Cependant, si tel est le cas, il serait plus judicieux pour une organisation de faire la sélection à priori et de lire quelques pages des Twitts de la personne que l’on veut suivre, plutôt que de décider de suivre quelqu’un, que l’on flushe par la suite. Pour mes propres clients, moi je vais suggérer de suivre le plus de gens possible, d’utiliser des outils pour gérer la plèbe, d’identifier les influençeurs majeurs et d’interagir avec eux et de monitorer ce qui se dit sur Twitter et de dénicher les opportunités positives d’interaction (comme l’a fait adéquatement @HotelGermain) pour communiquer avec les gens. Si un assureur qui travaille seul, comme @DanyPaquin est capable de voir que je viens de m’acheter une voiture, de me proposer ses services d’assureur sur Twitteur et de faire un deal de $1500, une organisation un peu plus importante, est certainement capable d’en faire autant. De plus, si vous ne voulez pas me suivre, il n’y a certainement pas de problèmes avec ça. Mais si vous me suivez et que vous me flushez par la suite, les retombées de votre choix pourraient vous surprendre…

    Conférencière : Entreprise touristique et réseaux sociaux

    La semaine dernière, dans le cadre de l’événement les 24 heures du tourisme de Tourisme Mauricie, j’étais conférencière sur le sujet Entreprise touristique et réseaux sociaux – Le cas de Tourisme Mauricie. Voici la présentation que j’y ai faite.

    On salit mon image, mais on corrige positivement

    Vendredi dernier, j’ai vécu une petite commotion. C’est que l’agence de communication Vanksen, justement spécialisée en médias sociaux, met en ligne un billet à mon propos qui frise la transphobie et la xénophobie. Plutôt que de réagir sur le billet en question je préfère exprimer mon dégoût sur Twitter et Facebook. Les réactions de mes amis et Followers ne se font pas attendre et sont unanimes. Même mon maître, en questions polémiques, l’ineffable Embruns, y va d’un billet assez truculent (même si c’est plus fort que lui et qu’il me tire une flèche au passage). Entretemps, le billet est retiré du site de Vanksen et je reçois un appel du directeur des communications de l’agence, Gregory Pouy, qui m’offre les excuses de celle-ci. Je lui suggère de remettre le billet en ligne, en image, puisque de toute façon le texte de celui-ci a déjà amplement été diffusé via le Web et qu’il est déjà dans la cache de Google. Il n’est donc pas facile d’effacer une gaffe qu’on met en ligne. De plus, je suggère que la chose honorable à faire est de remettre le billet incriminant en ligne (mais plutôt en image avec une barre rouge diagonale), avec les excuses et les explications que monsieur Pouy me donne au téléphone et enfin, de laisser les internautes qui ont réagi à ce billet, voir leurs commentaires qui avaient été retenus jusqu’alors. Ce qui a été fait et j’accepte les excuses de la firme Vanksen et de mademoiselle Faustine Henry.

    Les enseignements de ce fuck-up sont :
    -L’humour d’un rédacteur en ligne est difficile à saisir et peut aisément se retourner contre son auteur. Ce que l’internaute voit, ce sont des mots, dénués de ton et de langage non verbal. Le premier degré est souvent celui qui saute à la face.
    -Si vous écrivez une connerie en ligne, elle restera inscrite dans différentes archives Web.
    -Si on vous attaque ou si on vous calomnie, les autres faire-valoir d’un blogue que ce sont Twitter et Facebook sont idéals pour faire passer votre message et inciter vos amis à vous défendre.
    -Il faut être capable d’accepter le blâme, de s’excuser et de réparer publiquement ce qu’on met en ligne et qui est jugé ne pas être convenable.
    -Le Web francophone est actif 18 heures par jour à cause du décalage horaire. Ainsi, un billet qui est mis en ligne à Paris à 17 :00h locale, avant que les bureaux ne ferment, apparaîtra à un internaute canadien à 11:00h, heure locale, lui laissant amplement le temps de réagir et de s’indigner sans contrepartie, en temps réel, de l’autre côté de l’Atlantique.
    -Il est bon de monitorer son brand en temps réel grâce à divers outils comme Samepoint.com, ce qui m’a permis de visualiser le twitt de @culture_buzz_fr , malgré le fait qu’ils n’avaient pas mis mon indicatif Twitter @michelleblanc. Cela nous permet de savoir ce qui se dit sur nous et de réagir tandis que le fer est chaud.

    Prime time pour les réseaux sociaux sur RDI: Michelle Blanc est une femme qui était Michel Blanc avant, un homme.. http://bit.ly/7pU0i

    Twitter, le profil sociodémo, les bénéfices et le point de vue de son CEO

    Twitter est le chouchou du Web du moment (en fait ça l’est déjà depuis un bout) et eMarketer nous pointe sur un portrait sociodémographique mondial assez complet, nous venant de Sysomos et de leur document Inside Twitter, An In-Depth Look Inside the Twitter World (PDF).
    Les grandes conclusions de Sysomos sont :

    72.5% of all users joining during the first five months of 2009.
    • 85.3% of all Twitter users post less than one update/day
    • 21% of users have never posted a Tweet
    • 93.6% of users have less than 100 followers, while 92.4% follow less than 100 people.
    • 5% of Twitter users account for 75% of all activity
    • New York has the most Twitters users, followed by Los Angeles, Toronto, San Francisco and Boston; while Detroit was the fast-growing city over the first five months of 2009
    • More than 50% of all updates are published using tools – mobile and Web-based – other than Twitter.com. TweetDeck is the most popular non-Twitter.com tool with 19.7% market share.
    • There are more women on Twitter (53%) than men (47%)
    • Of people who identify themselves as PR professionals, 65.5% have never posted an update
    • Of the people who identify themselves as PR professionals, 15% follow more than 2,000 people. This compares with 0.29% of overall Twitter users who follow more than 2,000 people.

    Aussi, eMarketer qui cite Andersen Analytics dévoile que selon une étude de mai 2009, 52% des utilisateurs de réseaux sociaux deviennent des admirateurs ou des « follower » de compagnies ou de marques, que 46% disent des choses positives à propos de celles-ci sur les réseaux, ce qui est le double de ceux qui disent des choses négatives (23%). Il apparaît donc profitable pour les entreprises de se créer une présence sur ces réseaux et surtout d’apprendre des critiques négatives en vue d’améliorer son produit ou son service. Qui plus est, eMarketer rapporte aussi que les gestionnaires marketing américains reconnaissent l’apport de ces réseaux sur l’image de marque de leur entreprise, comme on peut le voir dans le tableau suivant.

    Gestionnaires marketing américains qui croient que les réseaux sociau ont un avantage stratégique pour leur marque. Décembre 2008 (en %)

    Gestionnaires marketing américains qui croient que les réseaux sociaux ont un avantage stratégique pour leur marque. Décembre 2008 (en %)

    Finalement, en guise de dessert, je vous invite à réécouter l’entrevue du toujours excellent Charlie Rose, avec le CEO de Twitter Evan Williams, qui explique comment Twitter se situe par rapport aux autres réseaux sociaux et son avantage asynchrone, de temps réel et d’ouverture aux Followers qui ne sont pas nécessairement nos amis.