La crise économique américaine devrait épargner la pub numérique, mais faire mal à la pub traditionnelle

Déjà, dans mon billet La crise financière américaine pourrait aider le Web, j’exprimais l’idée que la publicité interactive pourrait continuer de croitre malgré les perturbations économiques. Cette assertion se confirme dans un récent article d’eMarketer, qui cite un sondage de septembre 2008, d’Epsilon, fait auprès de 175 CMO (Chief Marketing Officier) américains.

Chief Marketing Officers at many of the biggest brands in the nation are seeing a major shift in the marketing landscape. Almost two-thirds (63%) of the 175 marketing executives surveyed see an increase in their spending on interactive/digital marketing while 59% report a decrease in traditional marketing spend.
The survey additionally describes the tough challenges that top CMOs face in this current economic climate: 65% say that the money spent on advertising as a whole will decrease due to the current economy. In contrast, 94% of CMOs and marketing executives agreed with the statement, ‘A tough economic period is precisely the time when marketing plays a key role.’
CMOs are shifting to more targeted and measurable marketing strategies. When asked how their firm determines their target market for each channel, 50% stated that they use data driven marketing techniques: 31% of respondents agreed with the statement: “e You use sophisticated modeling tools to analyze existing customer data (behavioral, preference and demographic) ‘and 19% said that they ‘analyze past purchase behavior. ‘In contrast, 28% said they made ‘rough estimates based on past experience.’

Ça me réjouit de constater que mon instinct est aussi pertinent…

3,5 milliards $ d’achats en ligne sur un an au Québec

3,5 milliards $ d’achats en ligne sur un an au Québec, est le constat qui est maintenant possible d’observer comme suite à l’initiative du CEFRIO, de SOM et de VDL2 et de leur indice du commerce électronique, après un an d’existence.

Premier bilan annuel
« Après 15 mois de collecte, nous détenons désormais suffisamment de données pour tracer un portrait de l’évolution du commerce électronique au Québec et dégager de grandes tendances, déclare Eric Lacroix, directeur de projet, SOM Recherches et Sondages. Ainsi, selon une moyenne établie entre les mois de septembre 2007 et août 2008, 16 % des adultes québécois ont acheté pour 3,5 milliards de dollars de produits et services sur Internet au cours de la dernière année. »

« Ce premier bilan annuel nous apprend également que le commerce électronique a fait des gains notables au Québec. Ainsi, le total des achats mensuels en ligne est passé de 220 millions de dollars en septembre 2007 à 320 millions de dollars en août dernier, ce qui représente une hausse de 100 millions de dollars, déclare Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO. Au cours de la même période, le montant moyen dépensé par cyberacheteur a connu la même croissance passant de 244 $ à 362 $ par mois. »

Toutefois, bien que les budgets alloués aux achats sur Internet aient augmenté au Québec au cours de la dernière année, le nombre de cyberacheteurs est, quant à lui, demeuré stable (voir le graphique en annexe). Ainsi, près de 900 000 adultes québécois (16 %) ont dépensé en moyenne 314 dollars par mois sur Internet dans les derniers douze mois.

« Avec des achats de 3,5 milliards de dollars en un an, le commerce électronique devient une composante incontournable du commerce de détail. Or, l’Indice nous apprend qu’au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger, souligne Philippe Le Roux, président de VDL2. Ce qui représente une opportunité majeure pour les entreprises québécoises dans un contexte de ralentissement économique. »

Plus précisément, l’Indice a révélé que 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux), 146 millions de dollars en mai (58 %) et 103 millions de dollars en juillet (33 %).

Et qu’achètent les Québécois sur Internet ? Leurs paniers d’achats sont principalement composés de livres, revues et journaux en ligne (14 %), de vêtements, bijoux et accessoires (14 %), d’appareils électroniques grand public (11 %), de matériel d’ordinateur (9,8 %), de billets de spectacle et autres produits de divertissement (9,7 %), d’arrangements de voyage (8,9 %) et de musique (8,6 %).

Les réponses à la question que j’ai posée à M. Philippe Le Roux de VDL2 comme suite à la conférence de presse de l’indice du commerce électronique sont en mise à jour à mon billet La crise financière américaine pourrait aider le Web.

Les consommateurs en lignes sont de plus en plus exigeants

La marche va être de plus en plus haute pour les commerçants qui « dorment encore au gaz » et qui n’ont pas encore pris le virage internet. Cette marche grossit déjà pour ceux qui y sont. C’est ainsi que dans la plus récente livraison d’eMarketer, on apprend que les consommateurs en ligne augmentent leurs exigences face aux commerçants virtuels.

“Consumer expectations have risen in step with the development of social networks and blogs,” says Jeff Grau, senior analyst at eMarketer and author of the new report, The Customer Shopping Experience Online. “There is no question that routinely sharing product advice and customer care stories about products with a community of their peers has emboldened online shoppers.”

Ça fait déjà un bon bout que je parle de blogues dans un contexte d’affaires et j’ai même aussi écrit le chapitre Bloguer pour vendre (PDF). Disons que ça fait du bien de lire que les consommateurs eux-mêmes sont de l’avis que les blogues et les médias sociaux augmentent leurs attentes. Mais les commerçants comprendront-ils le message?

Je vous invite aussi à regarder les graphiques plus bas et à constater à quel point les consommateurs internet sont maintenant exigeants…

 

 

L’état de la bloguosphère 2008

C’est via Fred Cavazza que je prends connaissance du plus récent rapport de Technorati State of the Blogosphere 2008. Ce rapport est d’un ethnocentrisme américain assez évident, mais les citations dans le bas du premier document (d’autres suivront) nous documentent sur ce qu’envisionnent les gourous blogues américains. L’une de celle que j’aime bien et venant du copain Shel Israel

“Until recently, ‘the Blogosphere’ referred to a small cluster of geeks circled around a single tool. Now it refers to hundreds of millions of people using a vast warehouse of tools that allow people to behave increasingly online like they do in real life. We have entered the Age of Normalization in the Blogosphere.”
Shel Israel
Social Media writer & speaker
co-author, Naked Conversations
globalneighbourhoods.net

et je laisse la conclusion à Fred

Plusieurs indicateurs dans ce rapport nous mènent à penser que le phénomène des blogs est en train de se “tasser” et de rentrer dans le quotidien des internautes. Comprenez par là que les bloggeurs ne sont plus vus comme des extraterrestres / pionniers / égocentriques (rayez la mention inutile) mais comme des individus lambda qui pratiquent une activité sociale sur le web.

Indice du commerce électronique au Québec, de juillet 2008

Comme c’est maintenant leur habitude, le consortium responsable de l’Indice du commerce électronique, m’envoie les plus récentes statistiques du commerce électronique au Québec, pour le mois de juillet 2008 :

En juillet dernier, 14 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 314 millions de dollars de produits et services sur Internet, révèle le plus récent Indice du commerce électronique au Québec réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages. Rappelons qu’en juillet 2007, le volume total des achats se chiffrait à 274 millions de dollars. Le présent Indice démontre donc une fois de plus que le commerce électronique poursuit sa progression au Québec.
L’Indice de juillet 2008 dévoile également que le consommateur québécois achète davantage sur Internet qu’il y a un an. Ainsi, le montant moyen dépensé par acheteur est passé de 254 dollars en juillet 2007 à 376 dollars à pareille date cette année. Les adultes québécois qui consomment le plus sur Internet ont moins de 35 ans, détiennent un diplôme postsecondaire et disposent d’un revenu familial de 75 000 et plus. Enfin, l’Indice du commerce électronique nous apprend qu’en juillet dernier les Québécois ont effectué 33 % de leurs achats en ligne à l’extérieur du Canada, ce qui représente des dépenses totalisant 103 millions de dollars et une moyenne par consommateur de 124 $.

Quelques conseils aux partis politiques

Ça sent les élections fédérales et comme à leur habitude, les partis politiques canadiens risquent fort de faire n’importe quoi en ligne. À l’exception des partis de gaugauche qui ayant moins de moyens, sont souvent plus efficaces en ligne (ils ne travaillent pas avec les grosses boîtes de communication marketing et de RP qui font des sites qui coûtent cher et sont inefficaces). J’incite donc les partis fédéraux à s’inspirer des présences Web de Barack Obama ou de Nicolas Sarkozy, qui sont particulièrement efficientes.

Je mets aussi en ligne (afin de les stimuler à se dépasser) les résultats d’un sondage trouvé chez eMarketer, sur les meilleurs moyens, selon les internautes américains, pour attirer leur attention.

Meilleure méthode pour atteindre les électeurs selon les internautes électeurs américains

Meilleure méthode pour atteindre les électeurs selon les internautes électeurs américains

Il est aussi intéressant de remarquer qu’il y a un fossé entre ce que les stratèges croient être efficaces pour convaincre les électeurs et ce que les électeurs eux-mêmes, aimeraient qu’on utilise comme moyen, pour les rejoindre. Ainsi, dans eMarketer on peut lire :

One-quarter of political consultants surveyed said the candidate’s own Website was effective for communicating with base voters. Nearly one-half of all consultants (46%) said the best way to reach loyal base voters was through e-mail, followed by traditional means such as direct mail, events and telephone.

Voters were more progressive than political consultants on digital media. The majority of Internet users who vote (87%) figure that candidates will have an official Website, and 70% expect them to use it to raise money and post television ads.

Two out of three voters assume candidates will use online ads, Webcasts and campaign videos on other sites, while only 5% of consultants said those were effective methods.

“We are still seeing a wide gap between what voters expect and what campaigns are delivering online,” said Karen Jagoda, president of the E-Voter Institute, in a statement.

Nouveau classement des blogues francophones

Bon, ma tête va encore enfler d’un demi-centimètre. C’est que Vincent Abry met à jour son classement Feedburner des blogues francophones mondiaux, selon les hits.

voici maintenant un nouveau classement selon le nombre de “Hits” qui fait appel à l’API Feedburner.
(…)
Cette nouvelle mesure, les HITS, comptabilise uniquement les appels au flux RSS via un agrégateur (Netvibes, Google, Webwag, etc..) et ne tient pas en compte le nombre d’abonnés par email.
(…)
Le gros avantage de cette statistique c’est qu’on ne compte plus le nombre d’abonnés total du flux (y compris ceux qui ont déserté) mais bien les abonnés qui sont actifs sur le site à l’heure actuelle. C’est en quelque sorte un classement de popularité des flux RSS dans les agrégateurs.

Ce classement me positionne donc dans le top 100 mondial francophone (encore une fois ma tête enfle un tit peu) et dans les trois premiers au Québec. Je vais devoir prendre une grande respiration et aller laver ma vaisselle pour me ramener sur le plancher des vaches. C’est d’ailleurs ce que faisait Ginette Reno afin d’arriver à rester humble…

Autres perspectives sur les médias sociaux

Hier je mentionnais comment Twitter pouvait être utile aux médias traditionnels. Mais il aide aussi grandement les consultants TI comme moi. Ainsi, hier a été une journée fructueuse en info de première ligne. Ainsi, via le Twitt du copain Claude Malaison, j’apprends l’existence de nouvelles statistiques sur l’utilisation des médias sociaux, par continent, qui semble un peu différent de la cartographie des réseaux sociaux dans le monde que j’ai déjà présenté.

Via le Twitt de Pistachio, je découvre l’excellent SocialbrandIndex qui répertorie les marques, médias, individus d’importances, gouvernements, industrie du voyage, établissements d’enseignement et autres catégories d’organisations qui sont sur Twitter. Ce répertoire complète à merveille celui que j’avais commencé à développer sur mon billet Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques.

Finalement, via le Twitt de Loïc Le Meur, je découvre aussi que Jacob Nielsen (avec qui je ne suis pas toujours d’accord) met en ligne ses 10 meilleurs exemples de développement d’interfaces usager ergonomiques, d’applications.

Grosse journée de récolte finalement…

La croissance du trafic internet va créer des problèmes plus vite que prévu

J’ai déjà parlé de l’exodéluge qui va engorger le trafic internet d’une manière cauchemardesque et pratiquement arrêter le transfert des données. En fait, les données, à cause principalement de l’échange de fichiers vidéo qui sont très lourds, vont être dans un bouchon de circulation permanent. La solution à cela est notamment le P2P, que les telcos ne veulent pas permettre. Voilà que Cisco vient de mettre en ligne ses prévisions du trafic Web jusqu’en 2012 et qu’Éric Baillargeon traduit librement ces données :

Le trafic IP total a cru de 55% en 2007
Le trafic IP total va doubler à tous les 2 ans d’ici 2012
Le trafic vidéo des particuliers consomme 25% de la bande passante actuellement sans prendre en compte les serveurs de type P2P (Bittorent). Ces derniers consomment 600 petaoctets par mois ce qui équivaut à 150 millions de DVD
Le trafic vidéo des particuliers consommera 50% de la bande passante en 2012
Le trafic des donnés sur mobile doublera chaque année d’ici 2012
Le trafic IP total sera de 44 exaoctets par mois pour donner un peu plus d’un demi-zettaoctet annuellement. C’était moins de 7 exaoctets/mois en 2007
En 2012 le trafic IP total sera 100 fois plus grand qu’en 2002.

Des solutions à ce « major trafic jam » déjà prévisible, devront être trouvées rapidement, sous peine de voir le Web s’arrêter de façon quasi permanente…

Profilage internet et le Commissaire à la vie privée au Canada (mon entrevue à la radio Radio-Canada Alberta)

Voici une entrevue que j’ai accordée ce matin à Benoît Livernoche de l’émission Le Café Show de la radio de Radio-Canada Alberta . Le sujet porte sur l’intérêt ou non, pour le Commissaire à la vie privée au Canada, de se pencher sur les pratiques de profilages de navigation des internautes et des enjeux possibles que cela peut avoir sur la vie privée. Dans l’entretien, je discute des statistiques encore disponibles pour un certain temps sur eMarketer et de celles de l’Indice du commerce électronique du trio SOM, VDL2, CEFRIO. Aussi, comme vous le remarquerez, j’ai encore beaucoup de travail à faire au niveau de ma voix :-(     Cependant, ça n’enlève rien à mon expertise et à mon point de vue d’experte. Du moins, je l’espère…

L’entrevue d’une durée de 6 minutes 25 secondes, de format MP3

Classement Feedburner des blogues francophones mondiaux

Le copain Vincent Abry a eu la bonne idée de faire un classement mondial des blogues francophones, selon leur nombre d’abonnées Feedburner. Ça flatte mon ego puisque je suis la troisième blogueuse québécoise avec le plus d’abonnées après Benoît Descary et Vincent Abry lui-même. Notons toutefois que les blogues à orientations technologiques sont nettement avantagés dans ce classement puisque les abonnées Feedburner sont des gens plus « geek » que la moyenne et qu’ils lisent souvent, des blogues technos. C’est un bel effort tout de même pour nous montrer encore une fois, une nouvelle facette de ce qu’on peut qualifier d’une certaine influence des blogues…

Les ¾ des Canadiens seront en lignes bientôt

Dans mon dernier billet, Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays, on note que 60 % des ventes en ligne échappent à l'économie nationale. Ironiquement, de nouvelles statistiques d’eMarketer révèlent que les 2/3 des Canadiens sont maintenant en lignes, que les ¾ y seront en 2012 et que la pénétration des accès hautes vitesses y est plus forte que la plupart des pays, incluant les États-Unis! Quelle ironie que d’observer à quel point nos entreprises tirent encore de la patte pour être efficace en ligne!

Pénétration du nombre d'internautes au Canada

Pénétration des branchements hautes vitesses au Canada

Internet deux fois plus influent que la télévision et huit fois plus que l’imprimée

L’internet est deux fois plus influent que la télévision et huit fois plus que l’imprimée. C’est le constat étonnant auquel arrivent Fleishman-Hillard et Harris Interactive, dans une étude conjointe, le Digital Influence Index (DII). Cette étude vise à mesurer l’impact et l’influence de l’internet sur les comportements et le processus décisionnel des consommateurs britanniques, français et allemands.

Les constats :

  • Across all three countries addressed by the study, the Internet has roughly double the influence of the second strongest medium — television — and roughly eight times the influence of traditional print media. This indicates a need and an opportunity for companies to reprioritise their communications to address the media shift in consumer influence. 
  • Consumers use the Internet in different ways to make different decisions. For example, consumers are more likely to seek opinions of others through social media and product-rating sites when it comes to making decisions that involve choices that have a great deal of personal impact (e.g., healthcare options or major electronics purchases), but use company-controlled sources when making transactional decisions on commoditised items like utilities or airline tickets. 
  • While consumers see the clear benefits of the Internet on their lives, they continue to have concerns about Internet safety and the trustworthiness of some of the information they find online. In the UK, for example, 66 percent of online consumers state that the Internet helps them make better decisions, but just 28 percent trust the information on the Internet provided by companies.

Ce sont donc d’autres arguments en faveur de la croissance des investissements Web. Mais bon, les gestionnaires marketing non intéressés par le web lisent-ils mon blogue? Lisent-ils ce genre de statistiques et savent-ils que le changement s’opère? J’ei encore en mémoire ces conférences dans l’industrie du tourisme alors que je demandais aux personnes présentes quel pourcentage de leur budget marketing ils mettaient sur le Web. La majorité des répondants (à main levée) répondaient 1% alors qu’au Canada, 54% des Canadiens achèteront leur voyage en ligne! Il y aura donc encore de ces disparités entre ce que le consommateur, veut, ce qui l’influence et la réaction des entreprises à s’adapter rapidement à ces nouvelles réalités….

Facebook, l’accès au service permet de garder ses employés

Dans un récent billet Les réseaux sociaux suivent une route similaire à celle de la messagerie instantanée je mentionnais que :

Beaucoup d’entreprises sont réticentes à permettre à leurs employés de naviguer sur les réseaux sociaux sur les heures de travail. Ces réseaux sont considérés comme une perte de temps. Encore peu d’entreprises considèrent qu’ils peuvent apporter une contribution significative à l’entreprise. Un papier blanc de MessageLabs, Social Networking: Brave New World or Revolution from Hell? (gratuit sur inscription), fait l’analogie entre les résistances envers les médias sociaux et ce qui s’est aussi produit envers la messagerie instantanée il y a quelques années.

Un sondage commandité par Telindus et mentionné dans ITBusinessedge.com révèle que 39% des 18-24 ans américains considéreront quitter leurs emplois si l’entreprise bloque Facebook et qu’un autre 21% seront dégoutés d’une telle pratique. Voilà des statistiques assez surprenantes qui militent pour l’ouverture des entreprises envers les médias sociaux. Il est aussi étrange de constater que les entreprises dépensent plusieurs dizaines de milliers de dollars pour embaucher un employé et que simultanément. Lorsqu’il est en emploie, on lui signifie qu’on ne lui fait pas suffisamment confiance pour naviguer de manière responsable durant ses heures de travail et qu’on décide pour lui des sites qu’il peut on ne peut pas accéder de son PC.

Glassdoor, le Web 2 à la rescousse des infos salariale

C’est via un twitt de Vanina qui pointe vers Techcrunch que je prends connaissance de l’existence de Glassdoor.com, cette startup qui dévoile les dessous salariaux des grandes entreprises TI et des dirigeants qui les mènent. Au moment d’écrire ces lignes, le site était indisponible, sans doute dû à l’effet Techcrunch (mais peut-être ont-ils le même hébergeur que Twitter?).

The idea behind Glassdoor  is simple: You tell me your salary, and I’ll tell you mine. (…) The site collects company reviews and real salaries from employees of large companies and displays them anonymously for all members to see. (The startup plans to make money from ads targeted at job seekers, premium services, and aggregated compensation data it wants to sell to HR professionals).
The idea is to collect as much detailed salary information and feedback for every job title at a company so that job seekers can know how to evaluate an offer, and current employees can see how they are doing relative to their peers. “When the annual compensation review comes,” says CEO Robert Hohman, “you need to know what your market value is.” Or you can just live vicariously through others.