C’est avec étonnement, ravissement et déception que ce matin j’ai discuté avec Valérie Schlosser, chef du projet Etalab du gouvernement français. Étonnement, parce que ce matin lors de l’événement LeWeb, j’ai pu constater de visu l’étendue de l’ouverture des données du gouvernement français (comme vous le pouvez aussi d’ailleurs), en visitant le site Data.gouv.fr qui est en ligne depuis lundi. Ravissement parce que ces données sont sous format fichier .csv, permettant à tous d’y avoir accès et de les reformater pour en faire de nouvelles données issues des combinaisons que l’entreprise voudrait bien en faire.
La « Licence Ouverte / Open Licence » présente les caractéristiques suivantes :
• Une grande liberté de réutilisation des informations :
o Une licence ouverte, libre et gratuite, qui apporte la sécurité juridique nécessaire aux producteurs et aux réutilisateurs des données publiques ;
o Une licence qui promeut la réutilisation la plus large en autorisant la reproduction, la redistribution, l’adaptation et l’exploitation commerciale des données ;
o Une licence qui s’inscrit dans un contexte international en étant compatible avec les standards des licences Open Data développées à l’étranger et notamment celles du gouvernement britannique (Open Government Licence) ainsi que les autres standards internationaux (ODC-BY, CC-BY 2.0).
• Une exigence forte de transparence de la donnée et de qualité des sources en rendant obligatoire la mention de la paternité.
• Une opportunité de mutualisation pour les autres données publiques en mettant en place un standard réutilisable par les collectivités territoriales qui souhaiteraient se lancer dans l’ouverture des données publiques.
Finalement ma déception découle de notre retard par rapport à la France, qui ne fait que grandir. En effet, il y a quelques semaines, je vous disais dans mon billet Henri-François Gautrin, faudrait peut-être l’écouter cette fois-ci que le gouvernement du Québec se penche ces jours-ci sur la question des données ouvertes. Alors nous sommes encore à l’étape de la réflexion. Pour l’action, faudra sans doute encore attendre plusieurs mois, voire plusieurs années, avant que nos ordinosaures fonctionariales ne se diguidinent un tant soir peu ☹
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Pourtant, ses conclusions et recommandations étaient lumineuses pour l’époque et elles le sont toujours aujourd’hui. Mais la mafia des TI et des fonctionnaires « vieille école » veillait au grain. J’ai d’ailleurs déjà parlé de ces mafias dans mon billet Les scandales TI aux gouvernements du Québec et du Canada, tentative d’explication.
Entre-temps, le Canada se vante d’avoir branché 80% des foyers canadiens à la haute vitesse. On oublie cependant de dire que cette haute vitesse est de 1,5 mbps, ce qui est juste un peu plus rapide que le ADSL. On ne note pas non plus qu’aux USA, le standard de ce qu’on nomme haute vitesse est de 4mbps et qu’en Corée du Sud, c’est 92mbps. À ce propos, je vous invite à relire mon billet Réponse à Le Canada et la Gaspésie sont le tiers-monde des technos usagers. Entre-temps aussi, j’ai noté dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans le bon panier? Que :
l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois.
(…)La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.
(…)Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?
J’ai aussi dans mon billet Les TI sont le fer de lance de la prospérité économique, noté que de nombreux rapports confirment l’apport extraordinaire pour une économie nationale, de ces gugus issus des geeks de toute sortes.
La lumière au bout du tunnel ?
Or malgré le salmigondis que je me suis efforcée de vous proposer plus haut, il me reste un espoir. Cet espoir est justement Henri-François Gautrin. Il a repris le bâton de pèlerin et frappe à la porte de plusieurs intervenants majeurs de l’entreprise privée, d’organismes sans but lucratif et de ministères (oui que oui, il doit même se battre avec ceux qui devraient l’appuyer), afin de tenter une ultime quête de l’efficacité gouvernementale technologique. Sa quête est une Consultation publique Web 2.0 qui vise à comprendre:
Comment le gouvernement du Québec peut-il exploiter le Web 2.0 – réseautage social, sites wiki, applications composites (mashups), blogues – pour améliorer la qualité des services aux citoyens et son efficacité interne?
Conclusion
Je ne suis pas pratiquante, mais j’ai comme le goût de prier que cette fois-ci, ce soit la bonne et qu’elle débouche sur un chantier encore plus large et encore plus important qui est celui d’une politique numérique pour le Québec !
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J’ai eu de nombreuses réponses publiques et privées. Voici donc une idée de ce que les gens ont répondu. Ceci n’a rien de scientifique, mais les réponses sont très certainement le reflet d’un certain « inconscient collectif ». À vous d’en juger (notes que #TLMEP signifie la populaire émission Tout le monde en parle) :
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Il y a quelques semaines j’avais annoncé une collaboration avec les potes de Nexalogy Environics, visant à analyser, grâce à leur expertise et technologie, le pouls de la blogosphère en cette période électorale. Voici donc le PDF Federal Election 2011 Blogosphere Before and After the Debate Rapport Bilingue, qui fait le tour des éléments de contenus significatifs, qui ont été recensés dans les blogues canadiens-anglais et français, avant et après chacun des débats des chefs.
Dans l’analyse de Nexalogy Environics, après le débat des chefs en Anglo, sur 8584 billets de blogues recensés au Canada, le nom des chefs étaient présent dans une proportion de (page 3)
Harper 41%
Ignatief 33%
Layton 14%
May 8%
Duceppe 4%
Dans l’analyse de Nexalogy Environics, après le débat des chefs en Français, sur 891 billets de blogues recensés au Canada, le nom des chefs étaient présent dans une proportion de (page 10)
Harper 33%
Layton 29%
Ignatief 20%
Duceppe17%
May 1%
En page 10, nous avons un découpage illustrant le pourcentage de fois qu’un chef de parti a été mentionné dans les blogues, après le débat des chefs. Il est intéressant de comparer ces résultats à ceux du récent sondage Crop sur les partis au Québec. Chez Radio-Canada
Selon un sondage de la maison CROP réalisé pour le compte du quotidien La Presse, les néo-démocrates récolteraient pas moins de 36 % des intentions de vote au Québec, devant le Bloc qui glisserait à 31 %. Les conservateurs arrivent au troisième rang avec 17 % de la faveur populaire. Les libéraux, autrefois bien implantés au Québec, fermeraient la marche avec 13 % des intentions de vote.
Bien que les pourcentages diffèrent sensiblement, on peut tout de même remarquer que dans les billets de blogues (tout comme dans le sondage de Crop) monsieur Layton est mentionné plus de fois que monsieur Duceppe. Signalons toutefois que ce calcul du nombre de citations n’indique pas la nature qualitative des commentaires qui sont associés au nom des chefs. Est-ce qu’on en parle en mal ou en bien? Cela n’est pas mentionné. On sait cependant dans les autres pages du rapport que les grands thèmes qui sont abordés après le débat sont bien différents de ceux dont on discute avant le débat. D’ailleurs, des informations additionnelles sur cette étude seront rendues disponibles en début de semaine, la semaine prochaine.
Notons aussi dans le deuxième document, l’importance relative du phénomène « madame Paillé », (Madame Paille (PDF) C’est un gros fichier, le temps de téléchargement peu être long) qui devint une vedette instantanée du deuxième débat. Cela illustre certainement (à mon point de vue) le désenchantement des acteurs médias sociaux (et twitter en particulier) quant aux thèmes soulevés par le débat des chefs et les réponses offertes par ceux-ci aux questions des citoyens.
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Cette semaine, une pétition en ligne pour la démission du premier ministre du Québec, Jean Charest fait un tabac. Vous pouvez même suivre l’évolution du nombre de signataires (jusqu’au 15 février 2011) en temps réel. Cette pétition ne fera sans doute pas tomber le gouvernement (pas plus qu’une pétition papier d’ailleurs) mais elle illustre parfaitement le raz le bol de la population et est certainement un signal fort militant pour la démocratie électronique. Nous avons eu de malheureux exemples de votations électroniques au Québec à cause de l’utilisation de technologies dont j’avais prédis l’échec, à priori, dans un billet World e-voting experiment benchmark. Mais l’engouement pour cette pétition en ligne, signale aussi la facilité avec laquelle les citoyens peuvent maintenant s’exprimer. On comprendra que dans un cadre de votation, le système sécuritaire se devra tout de même d’être plus rigoureux (lire mon billet précédent), mais ça démontre que lorsque les gens ont accès à un canal d’expression populaire accessible, ils l’utiliseront massivement. Ça prouve aussi la puissance, dans un contexte politique, des médias sociaux. On notera que cette pétition a été propulsée sur le Web par Amir Khadir, de Québec Solidaire. Que j’ai déjà fait observer ici l’efficacité de son parti sur Twitter et que cette offensive « médias sociaux » venant d’un député et d’un parti somme toute marginal, donnera peut-être le signal que les médias sociaux et les initiatives Web politiques peuvent faire des remous importants dans les médias dits, traditionnels. Ce sera un cas de politique web, fascinant à observer dans les prochaines semaines…
Je vous invite à lire ou relire mes catégories politique et internet Vote électronique Démocratie en ligne
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En d’autres mots, rien de plus facile que de voter sur le web, que d’y donner son opinion ou son appui, que de relayer des informations mais concrètement, politiquement, socialement et littéralement, ça ne change pas le monde. Ce qui n’enlève rien à l’utilité et à l’efficacité des réseaux sociaux quand il s’agit de se retrouver à 2000 dans la rue pour protester ou pour dîner en blanc. Mais de là à croire que les réseaux sociaux vont déclencher une réelle révolution politique, que ce sont eux qui ont fait élire Obama ou qu’un jour ces mêmes réseaux vont faire triompher la démocratie en Iran, il y a un pas que Gladwell refuse à raison de franchir. Pourquoi? Parce que les réseaux sociaux ne sont qu’un outil. Et que ça prend plus qu’un outil pour enrayer le racisme, la ségrégation ou le déficit démocratique.
Mais c’est qu’elle a enfin raison. Les médias sociaux ne sont qu’un outil. De dire qu’ils peuvent changer le monde est sans doute nettement exagéré. Par contre, Gladwell ne parle pas d’Obama et oui, c’est certainement Internet et les médias sociaux qui l’ont mis au pouvoir. Mais posons la question autrement. La télévision a t’elle changé le monde? La radio a t’elle créé des soulèvements populaires, le téléphone a t’il créé des révolutions. La réponse sera sans doute oui, mais la démonstration en sera plus compliquée. Grâce à la télévision, les esprits se sont ouverts sur une foule d’enjeux sociaux, politiques et culturels. De nombreuses études ont été rédigées sur la portée de celle-ci sur une foule d’aspects sociétaux. La radio était montrée comme principale responsable des soulèvements meurtriers du Rwanda et le téléphone permit à bien des révolutionnaires de planifier leurs attentats. Pourquoi les médias sociaux devraient-ils être plus efficaces que ces autres outils réunis? Sans doute parce que des enthousiastes ont exagéré grandement l’impact de twitter sur la crise iranienne, sur les événements au Darfour ou sur la crise de Moldavie. Les livres ont eu un impact considérable sur l’humanité. Les médias sociaux (incluant les blogues) sont le nouveau type de livre du XXI siècle (la preuve se blogue est désormais sous format livre). Laissons donc le temps aux médias sociaux de changer les choses et ne les investissons donc pas de pouvoirs « extraordinaires » trop rapidement. Mais reconnaissons tout de même qu’ils aient un potentiel et une efficacité de communication, de relations publiques, de partage de l’information et de mobilisation qui à terme, peuvent certainement être des outils efficaces qui additionnée à plusieurs autres outils et initiatives, peuvent changer les choses…
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Aujourd’hui je suis conférencière à St-hyacinthe pour parler lors d’un événement conjoint de la Corporation des officiers municipaux agréés du Québec et du Réseau de l’Informatique Municipale du Québec, de la relation avec les citoyens à l’ère du Web 2.0. Je trouve fascinant que les fonctionnaires municipaux se penchent sur ces questions et j’anticipe qu’ils vont un jour changer la façon dont le citoyen interagit avec ceux qui sont dans le fond, nos employés. Comme cela est mon habitude, voici donc le PowerPoint de ma présentation. Le citoyen 2.0
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Alors voilà ce qui c’est passé… Je suis sur l’exécutif du Parti Québécois dans mon coin (Saint-Henri, Sainte-Anne, dans le Sud-Ouest de Montréal). Depuis toujours je suis militant indépendantiste (tel que clairement spécifié sur mon profil Facebook). J’ai participé à la campagne Web de Labeaume, la campagne Web de Harel, certains députés sur Bloc à Québec ET Montréal. J’ai été sur le Forum Jeunesse du Bloc Québécois dans Montréal-Ouest, j’ai même été un blogueur invité à un colloque du PQ en novembre dernier à Montréal pour bloguer pendant le congrès… bref, je suis impliqué et je suis militant pour la cause indépendantiste de manière très claire.
Récemment, j’ai été élu sur l’exécutif du PQ de SHSA. Ils m’ont demandés de joindre en grande partie parce que je connais le Web, les nouvelles tendances, parce que je suis politique et parce que j’ai été en affaires. Bref, ils veulent utiliser mon réseau et mes capacités, ce qui me va.
Je leur demande donc pour avoir accès au groupe Facebook et au blogue de SHSA, ce qu’ils acceptent. Ils envoient la demande aux admins du PQ, et TADAM, voilà ce qui me revient:
“Salut!
J’espère que tu vas bien. J’ai acheminé la demande à la permanence pour te permettre de publier sur le site de notre comté (pqshsa.org)… Mais il y a un petit problème… C’est lié à ton adhésion à un groupe facebook qui réclame la démission de Pauline Marois! Qu’est-ce que c’est que cette histoire? J’aimerais comprendre.
Mieux vaut toujours être précis. On peut jaser des réserves ou critiques qu’on peut avoir à l’endroit du leadership de Mme Marois devant une bière un de ces quatre. Ce n’est pas tellement le point.
Par contre, adhérer à un groupe fb qui réclame sa démission quand on fait partie d’une instance du parti n’est pas anodin. À preuve, les réticences de la permanence à t’autoriser à publier sur notre site pqshsa.org
J’aimerais savoir ce qui te motive à adhérer à ce genre de groupe et si tu es conscient des problèmes que ça pose pour quelqu’un qui milite sur une instance.
Suis-je plus clair?”
!!!!
On me demande très clairement de me désabonner d’un groupe facebook parce que ça peut faire mal paraître le parti politique.
Ils ont spécifiquement monitoré les groupes que je joins (et j’en ai joins quoi? 200?), dans le but de s’assurer que le message était épuré un MAXIMUM et pour paraître le plus “propre” possible. Bref, faire tomber les opinions divergeantes, même si celles-ci sont clairement péquistes.
Bref, je ne vais pas me désincrire du groupe Facebook et je vais PAS accepter de me faire fermer la gueule comme ça. Je peux PAS accepter qu’on censure ainsi les gens sur le WEB.
Est-ce que ça signifie que tous les militants seront scrutés à la loupe? C’est quoi cette espèce d’approche Big Brother du Web là?
Tu imagines si Obama avait voulu censurer les suivants de Clinton comme ça?
Entk, je vais me battre. Si tu veux, j’ai les screenshots de la discussion qu’il me fera plaisir de t’envoyer par courriel!
À la demande de monsieur François Lemay, président, Parti Québécois de Saint-Henri - Sainte-Anne , en commentaire de ce billet, voici l’intégralité d’une portion des échanges qu’il a eu avec monsieur Luc Lefebvre sur Facebook, en complément de ce billet:
MAJ2
La beauté avec Québec Solidaire et avec leur campagne affichez vos couleurs sur Twitter est qu’on en faisait pas d’enquêtes sur les militants, on demandait à n’importe qui, qui le voulait bien, de mettre le logo Je vote QS sur leur avatar. Ça a donné un premier député au parti. Ce qui me saute aux yeux avec l’histoire ci-haut mentionnée est l’aspect « push » que j’y dénote. La ligne du parti, es-tu assez militant pour nous, on va te vérifier pour ne pas que tu nous mettes dans la marde. Plutôt que l’aspect « pull », voici nos idées, discutez-en, on va prendre la crème de vos réflexions collectives et on vous incite à nous faire de la pub gratis. Vous pouvez même nous faire de la pub si vous n’êtes pas totalement en accord avec nous. On va la prendre pareil cette pub. Deux approches à l’opposée… Il me semble que ça ne doit pas se battre aux portes pour donner son temps gratuitement à un parti. Mais c’est probablement juste moi… Moi j’aiderais bien les partis, mais jusqu’à présent ils m’ont tous tété des idées gratuitement (en payant le scotch)… Sont cheaps et « control freak »…
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Pour ma vingtième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de Barack Obama et sa gestion de la communication sur Internet: La voici donc : Barack Obama et sa gestion de la communication sur Internet
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Hier après-midi, le dimanche 21 février 2010, des studios de VOXTV à Montréal, avait lieu le Webothon-Haiti. Cette expérience télévisuelle/Web/médias sociaux a permis de faire interagir sur le même plateau des invités qui dialoguaient avec nous, des quatre coins de la planète et des internautes qui réagissaient via les médias sociaux. Le contenu de ce dialogue international sur les médias sociaux, s’il avait été payant, aurait sans doute coûté plusieurs centaines de dollars par auditeurs. Il vous est rendu disponible gratuitement via des outils Web et les gens qui ont fourni leur expertise et leur temps, l’on fait gracieusement afin de permettre une levée de fonds pour venir en aide à Haïti. Si vous aimez ce contenu et qu’il vous apprend quelque chose, n’hésitez pas à visiter http://haiti.guignoleeduweb.org/ et à cliquer sur l’un des nombreux hyperliens menant vers les pages transactionnelles d’organismes aidant Haïti et qui se trouvent dans la barre latérale de droite de ce blogue. Mon analyse du Webothon-Haiti
Je suis de toute évidence très biaisée pour analyser le Webothon-Haiti étant donné que j’en suis l’instigatrice. Je peux cependant vous partager mon grand bonheur d’avoir participé et mis sur pied cette folie expérimentale et très fière et des nombreux collaborateurs qui ont participé à cet effort. Déjà ce matin, madame Junia Barreau, la vice-consule d’Haïti qui était aussi de notre Webothon, m’écrivait pour me dire qu’elle a l’intention de se servir des médias sociaux pour diffuser à la diaspora haïtienne, un colloque sur Haïti qui se tiendra prochainement à Montréal. J’ai aussi reçu de nombreux témoignages d’auditeurs de ce Webothon qui étaient enchantés de la qualité des interventions de nos différents panellistes et qui se sont empressés de faire un don à l’un des organismes que nous parrainons avec cette initiative. Je sais que cette première expérience d’un amalgame télévision / Web fera des petits dans plusieurs médias traditionnels et je sais aussi que les nombreux apprentissages tirés de ce riche contenu qu’est le Webothon, aidera aussi plusieurs organisations à enfin entreprendre un virage médias sociaux. J’ose espérer qu’ils auront aussi une pensée pour Haïti et qu’ils participeront activement à sa reconstruction et au partage des savoirs et informations permettant aux Haïtiens de reprendre une vie productive, heureuse et normale le plus rapidement possible. Encore une fois UN GROS MERCI à tous ceux ayant rendu cette folie possible.
Comme le disait sur le plateau du Webothon-Haiti, notre invité Martin Lessard :
Les réseaux sociaux permettent de revenir en arrière et d’apprendre”
Dans cet esprit de trace numérique et de pérennité des données que permet le web, voici donc l’intégrale de l’expérience télévision/Web/médias sociaux.
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Mercredi prochain je serai conférencière à la Journée de l’informatique du Québec, du réseau Action TI (chapitre de Québec). Je sais, d’ores et déjà, que ma conférence de mercredi sera l’une des plus délicates de ma carrière. C’est que je suis informée que le programme de ce que je me propose de dire ne fait pas l’affaire de certains intervenants TI. On me suggère d’éviter des sujets, de formuler différemment, d’être dans « la tournure positive », de motiver les gens. Voici donc ce que je me propose de dire, tel que c’est déjà affiché sur le site d’Action TI :
Lors de sa présentation, Madame Blanc explique que les marchés sont désormais des conversations auxquelles il faut prendre part. Elle explique aussi que les jeunes générations sont déjà dans la mouvance de cette communication bidirectionnelle asymétrique. D’ailleurs, le phénomène n’est pas nouveau. Il a juste plus d’ampleur. Déjà, en 1993, un grand manufacturier de solutions de télécommunications faisait le pari de la transparence sur ce qu’on appelait à l’époque les e-communautés (sur les forums) qui sont en fait les ancêtres des médias sociaux d’aujourd’hui. Cette transparence rapporta gros à ce manufacturier.
Les médias sociaux sont une foule d’éléments fonctionnels différents et ils ont un impact qui varie en fonction de critères géographiques, sociodémographiques, de niches, d’utilités et/ou de fonctionnalités diverses. Pour interagir sur ceux-ci, la US Air Force s’est dressé un tableau du processus d’intervention de son organisation, en fonction des types de contenus possibles qu’ils peuvent y trouver.
L’adoption par les organisations des médias sociaux ou même du Web efficace est plus une question de philosophie communicationnelle ou d’ouverture de contexte technologique. Le contexte socio-économique récent du développement des TI et des communications marketing au Québec n’a d’ailleurs pas aidé les entreprises et organisations à y recourir de façon positive et active. Finalement, la crainte des enjeux de sécurité est un faux problème dont on se sert pour épouvanter inutilement les gestionnaires. La compréhension de ces divers enjeux, problèmes et opportunités pourrait permettre d’ouvrir la voie du gouvernement et de l’entreprise de demain…
La conférence de Michelle dans le cadre des petits déjeuners « Grands conférenciers » de la Société des communicateurs (Québec) a été fortement appréciée des participants. Madame Blanc est une conférencière hors pair que les communicateurs en agence ou en entreprise auraient tous fortement intérêt à entendre. Le monde du Web 2.0 est une révolution de la communication; un grand dérangement qui remet en question les façons de faire traditionnelles des entreprises et des acteurs de la communication.
C’est avec passion et conviction que Madame Blanc nous amène à prendre conscience et à nous remettre en question.
Voici donc ma présentation et advienne que pourra…
MAJ
Vous apprécierez aussi sans doute de prendre connaissance de la présentation de Jennifer Bell, directrice à Visiblegovernment.ca qui s’intitule Benefits of Open Government Data
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Loin de moi l’idée de prétendre que des événements politiques survenus dernièrement, sont le fruit de mon expertise et de mes recommandations. Je remarque cependant que les deux éléments dont j’ai parlé lors de mon passage à Tout le monde en parle, semblent avoir trouvé un écho fortuit et favorable chez les fonctionnaires de la santé et les stratèges du PQ.
Discussion :
Tout d’abord, je disais à madame Marois que le traitement offert par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, envers les transsexuelles était kafkaïen et pratiquement inexistant et qu’il était inadmissible que les rares trans qui avaient la chance de voir le seul psy au Québec autorisé à signer les papiers, aillent se faire opérer en Europe de l’Est.
Discussion :
Je disais à madame Marois que le site du PQ était poche et qu’elle devait s’inspirer de Barack Obama (et même de Sarkosy, Royal et Le Pen (ce qui a été coupé au montage) et favoriser la communication bidirectionnelle, authentique visant à permettre aux citoyens de s’approprier les enjeux politiques, de les discuter, de les bitcher et de les diffuser à leur tour, lorsqu’ils les auront faites leur.
S’inspirant de la recette qui a fait le succès de Barack Obama, le Parti Québécois entend multiplier débats, groupes de travail, visites de cégeps et d’université, mobilisation de militants sur fond d’utilisation accrue de l’internet, pour mousser son option politique.
Conclusion :
De passer à Tout le monde en parle ne change pas le monde, mais il semble que les sujets qui y sont discutés, paraissent avoir des capacités prémonitoires sur des événements qui auront lieu dans le futur et qui n’y sont absolument pas reliés (ceci n’est qu’une hypothèse évidemment). Et j’en suis très heureuse pour les transsexuelles et pour le PQ et pour les autres partis qui risquent de ne pas avoir le choix de suivre… et pour les citoyens qui en profiteront.
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