Votresite.ca et François Charron vs Michelle Blanc


Note importante : Votresite.ca et Branchonslespme peuvent avoir une pertinence pour de nombreuses personnes et de nombreux clients. Il est aussi très possible que de nombreux clients soient extrêmement satisfaits des services de monsieur Charron et c’est tout à son honneur. Il y a de la place pour tout le monde sur le Web et avec tous les moyens et techniques imaginables. Moi-même j’adore manger des hot-dogs. Il y a un maudit gros marché pour ça. Cependant, je ne me fais pas croire que je mange de la gastronomie lorsque je bouffe un hot-dog.

Dans mon billet Les problèmes avec Wix, Web.com, Votresite.ca, Liki.com et autres faites-le vous-même je mentionnais François Charron et « ses bébés » Votresite.ca et Branchonslespme. Ce billet se voulait générique et exposait différents problèmes inhérents aux Faites-le vous-même (FLVM). Mais monsieur Charron ne la trouve vraiment pas drôle et sur Twitter il publie :

Ma réponse au billet de @MichelleBlanc publié ce matin: Faites vos devoirs Mme Blanc!

Ce à quoi il joint l’hyperlien de son billet Faites vos devoirs svp Michelle Blanc

Je comprends que monsieur Charron se débatte comme un diable dans l’eau bénite. Après tout, il prétend que je porte ombrage à sa business. Puisqu’il m’accuse de mentir et de ne pas faire mes devoirs, je lui accorde que certains des éléments de mon billet pouvaient porter à confusion. Tous n’ont pas le même niveau de compréhension de langue et peuvent confondre générique et spécifique. Je m’en excuse, monsieur Charron. Mais tout ce qui y est écrit est strictement vrai. Question de dissiper tout doute par rapport à SA plate-forme, voici donc une analyse plus rigoureuse et SPÉCIFIQUE à ses patentes BranchonsLesPME et Votresite.ca

Comme il le dit sur son billet (qui ne peut étrangement recevoir de commentaires :-) )

Madame Blanc, vous n’avez pas fait vos devoirs et vous commentez un produit québécois que vous ne connaissez pas.
Comme on le dit à Radio-Canada, on joue à Vrai-Ment

Préambule

Ça fait des mois que je songe à faire ce billet. Je fais régulièrement le tour du Québec et à chaque arrêt, on me parle de votresite.ca et des histoires d’horreur qui l’accompagne. Or, je ne connais pas personnellement monsieur Charron. C’est un excellent entrepreneur. Il m’avait même approchée lors de la mise sur pied de son projet de Votresite.ca pour que je le cautionne, moyennant rétribution. Je lui fis part de mes questionnements quant à la pertinence de ce projet pour les gens d’affaires, notamment en termes de référencement. J’étais certaine que ce serait payant pour monsieur Charron, mais j’avais de gros doutes pour les clients. Je ne voulais vraiment pas m’impliquer dans ce projet et j’ai hésité longtemps à faire ce billet parce que même s’il n’a aucune formation en numérique, monsieur Charron a fait œuvre de vulgarisation auprès de la masse. D’ailleurs le numérique n’a pas non plus d’ordre professionnel. Ça permet donc à tout un chacun, du jour au lendemain, de se prétendre expert de n’importe quoi (petite note ici, je parle en termes génériques et je ne cible pas monsieur Charron). Ça n’aide pas non plus les entrepreneurs à prendre des décisions éclairées. Qui dit vrai et qui dit de la bullshit enrobée de beaux termes techniques que personne ne comprend? Par ailleurs, je sais que monsieur Charron est aimé (je reviens au spécifique ici), qu’il est une personnalité médiatique importante et que de traiter de lui ou de ses projets, comporte de nombreux risques. J’en ai d’ailleurs déjà fait les frais auprès de ses fans sur son mur Facebook. Mais je me dois de répondre point par point à monsieur Charron qui met en doute mon expertise et ma probité.

Mon mea culpa

La seule erreur de mon billet est d’avoir utilisé Votresite.ca dans le paragraphe :

La majorité des FLVM sont en sous-domaine du domaine du fournisseur. Ainsi, votre URL sera quelque chose comme « XYZ.votresite.ca ». Ce sera vraiment très bon pour « votresite.ca », mais pour « XYZ », ce ne sera pas des plus performant. Ils vous permettront de rediriger votre « XYZ.ca » vers « XYZ.votresite.ca », mais dans les faits, votre URL ne sera qu’un masque de l’URL prédominante qui restera « XYZ.votresite.ca ».

J’aurais dû spécifier que dans les faits, il ne fait sans doute ça que pour la période dite « d’essai gratuit » de son produit. Je m’en excuse. N’empêche que pour la majorité des autres FLVM, c’est une pratique qui se poursuivra après la période d’essai.

Par ailleurs, pour les autres points soulevés par monsieur Charron, ils ne s’adressaient pas particulièrement à son entreprise, mais bien à l’ensemble de FLVM dont il fait partie. Je suis aussi fort aise d’apprendre qu’il incite les gens à acquérir leur propre nom de domaine (qu’il s’adonne aussi à vendre si le client le désire). Aussi, je trouve un peu étrange qu’il m’accuse de le mettre dans le même panier que les autres FLVM alors que lui-même, dans sa présentation PowerPoint, tout juste après avoir fait l’éloge de ses client, met dans le même panier les logos et exemples de Frank & Oak, Le Hunt Club ou Simons, ce qui pourrait laisser croire à tort, que ces entreprises sont peut-être avec Votresite. Amalgame pour amalgame et spécifique pour spécifique, je me sens tout d’un coup juste un peu moins coupable disons.

Mais pour ce qui est de son assertion, « vous n’avez pas fait vos devoirs et vous commentez un produit québécois que vous ne connaissez pas. »

Il est étrange de lire sur sa page Facebook de monsieur Charron le commentaire suivant de monsieur Frédérick Harper

où puis-je savoir que je peux transférer mon site si je ne suis pas content du service? Où puis-je lire que vous donner le code pour unlocker mon nom de domaine et me permettre d’aller dans un autre registraire? Où puis-je être renseigné et faire mes devoirs comme vous demandés, à titre juste si elle n’a effectivement pas fait ses devoirs, à madame Blanc? Je n’ai pas trouvé l’information, alors je me dis que probablement je n’ai pas bien cherché ou que cette information n’est pas disponible?

Et la réponse de François Charron

Ces infos ne sont pas publiée sur le site, mais en communiquant avec equipe@votresite.ca vous aurez tous les détails

Ha tiens! Avant d’écrire mon billet, je me devais donc de faire des recherches exhaustives sur la plate forme de monsieur Charron ou communiquer avec son équipe pour avoir des réponses? À titre de consommatrice éventuelle, je devrais me satisfaire d’infos nébuleuses et ne poser des questions que par courriel? Déjà, ça me tique un peu disons.

Les problèmes de Votresite.ca

D’abord, à la demande de monsieur Charron, j’ai en effet fouillé sa plate-forme. J’y ai découvert que pour la portion « site Web » l’entreprise de monsieur Charron utilise une version non « responsive » (donc pénalisé fortement par Google) du logiciel « Parallels Presence Builder 12.0.7 » qui a récemment été acheté par Odin et rebâti de toutes pièces. D’ailleurs, on me mentionne que certains hébergeurs qui utilisaient la même solution la mettaient gratuitement à la disposition de leurs clients. M’enfin, il faut bien que monsieur Charron vive. Pour la portion transactionnelle « boutique en ligne », renommée Shopp.it, il s’agit en fait du logiciel OpenCart qu’on ne découvre qu’en lisant le code source ou dans l’une des nombreuses lignes de sa notice légale. Lors des nombreuses présentations de monsieur Charron et sur ses PowerPoint, il mentionne très souvent que Votresite.ca est open source, mais sans dire qu’en fait, il s’agit d’OpenCart ou de Parallels Presence Builder. Opencart n’est vraiment pas un mauvais logiciel. Ce n’est pas ce que je conseillerais à mes clients, mais tous les goûts et besoins sont dans la nature. Il est totalement gratuit, mais bon, vous n’y connaissez rien et vous devrez donc payer pour le faire mettre en ligne et pourquoi pas utiliser les services de M. Charron? Certains des problèmes associés à OpenCart incluent (chez merchantmaverick.com)

• Hard to implement upgrades.
• Sporadic security issues.
• Difficult to install some themes.
• Some reports of messy code.
• Merchants are required to find website hosting.

Chez ecommerceguide.com on mentionne aussi

Not as SEO-Ready: By default, OpenCart isn’t as search engine friendly as it could be. This means it won’t be automatically performing in Google in the same way as other e-commerce sites might, and you will need to approach this issue separately to get the right results in search engines.

Donc ce n’est pas moi qui le dis.

Maintenant, je n’ai pas observé de plans de site ou de fichier Robot.txt dans le code que j’ai analysé. Ça ne veut par contre pas dire qu’il n’y sont pas. Ça veut simplement dire qu’il y a une limite à une analyse externe. Par ailleurs, certains des clients de votresite.ca qui sont dans des marchés peu achalandés, qui ont scrupuleusement activé les outils minimaux d’OpenCart en termes de référencement, peuvent en effet très bien sortir sur la première page de Google. Pour les autres, ça demeure un questionnement et dans le pire des cas, ce sera de toute évidence la faute du client lui-même à qui on dira qu’il n’a pas utilisé judicieusement toutes les fonctionnalités de l’engin, qu’il ne s’est pas appliqué à lire l’imposante documentation et en bref, que c’est de sa faute et stricte faute. Anyway, au prix que vous payez, faut pas charrier. Vous pourrez aussi très certainement faire faire la job par les très nombreux experts qui sont proposés (moyennant rétribution) sur Votresite.

Par ailleurs, le copain développeur Emmanuel Scotto me dit ceci dans ce courriel :

Boutique en ligne shop.it:
– Systeme OpenCart restylisé (http://www.opencart.com/).
– Conforme à l’adaptive design
– Conforme techniquement pour le SEO

Conclusion: Rien d’étonnant à ce que ça soit conforme: c’est juste pompé d’un logiciel open source qui est très bon à la base (opencart) et qui intègre toutes les conformités techniques du W3C. Par contre, c’est juste dommage que ça soit présenté comme « sa » solution (opencart est seulement mentionné en pied de page dans le back-office), car mise à part une modification de CSS pour le style, le coeur du système ne semble pas avoir été touché, à part un ajout pour permettre une synchronisation avec le logiciel comptable Adminico. Alors, présente-toi pas comme éditeur de solution logiciel, mais comme intégrateur de solution Opencart, à la limite. Ou il devrait le dire clairement dans son argument de vente, parce que pris comme cela, on croit vraiment que c’est lui qui a développé la solution et qu’il est éditeur.

En ce qui concerne le code HTML produit, c’est un truc craché automatiquement. Ça me fait penser à ces vieux sites faits avec Frontpage. J’ai quand même constaté un code de feuille de style CSS directement dans la page (au lieu d’être externalisé) et ça c’est pas terrible pour le concepteur que je suis, mais passons.… Je ne sais pas si Google en tient compte d’après la nouvelle politique, mais ça ne serait pas étonnant qu’ils pénalisent. D’une manière générale, le code passe correctement en code review: pas de trucs vraiment dégueulasses (ce qui est bon pour les robots Google). En ce qui concerne la conformité technique pour le SEO, on va dire que c’est correct pour les minima: les métadonnées y sont, les alt/title sur les images sont présentes en majorité (peut être des utilisateurs qui en oublient), bref, je pense que ça fait la job pour du référencement naturel de base. Pour les minimas, de mon point de vue…
Mais en étudiant le code, j’ai l’impression d’avoir déjà vu cette structure et certains éléments techniques quelque part… Pareil pour les screenshots de l’application présentée: ça me dit quelque chose, je suis certain d’avoir vu ça à quelque part… Je vais essayer de regarder ça de plus près, je te reviens là-dessus au plus vite. Je ne veux pas jouer ma « langue de pute », mais je mettrais bien un petit 2 sur le fait que ce n’est pas sa solution comme ça porte à croire quand on l’écoute….

Confirmé par F.Charron, les sites produits sont « compatibles mobile, et seront adaptive design en septembre ». Donc ils ne sont pas adaptive design présentement ;) Et donc pas compatibles avec la nouvelle politique de référencement si on en croit Google (là tu es plus callée que moi). La différence technique est celle-ci: un site « compatible mobile » est une sorte de duplicata du site « normal ». Quand un utilisateur arrive sur le site à partir de son téléphone, un javascript permet le repérer et « active » une version pour mobile. C’est ce qu’on appelle du « dynamic serving »: l’url reste la même, mais le code HTML est différent suivant la plateforme.
Dans le cas d’un site adaptive/responsive design, c’est le fichier CSS de style qui permet d’adapter réellement le site aux différents formats. Dans ce cas-ci, l’url ET le code HTML restent les mêmes quelque soit la plateforme. C’est donc extrêmement important au niveau du référencement suivant la politique Google.

Voilà ce que je peux en dire rapidement. Je dirais que c’est plus un « problème » d’éthique dans son discours en ce qui me concerne. Déjà, tu ne dois pas présenter comme TA solution un logiciel qui est open source. Je ne sais pas comment est la licence d’Opencart dans le détail, mais un petit lien en back-office me semble insuffisant. Surtout, ça laisse penser au potentiel acheteur et en fait à l’ensemble des gens que tu es un éditeur de logiciel. Ce qui n’est pas le cas, et l’éditeur concepteur que je suis est un peu « choqué » par la méthode. Je voudrais aussi vraiment regarder de plus près ce qui est utilisé pour la partie site, car comme je te le disais, je suis sur à110% que c’est produit par un logiciel que j’ai déjà audité. Je vais retrouver, mais si je ne me trompe pas, et bien c’est encore plus « grave » d’un point de vue éthique, à mon sens

2e Note importante

Mes sources sont notées au fur et à mesure avec des hyperliens directs et les citations sont claires et ne sont pas une reprise des textes des autres avec une nébuleuse note de bas de page laissant croire que j’ai la science infuse et que je sais réellement tout le temps de quoi je parle ou que j’ai rêvé cette expertise durant la nuit. Je respecte assez le droit d’auteur des autres pour ne pas reprendre leurs réflexions ou les adapter de l’anglais au français sans que ce ne soit clairement indiqué. Mais bon, je suis de l’école du blogue qui cite correctement ses sources. Et ce problème de « sources nébuleuses » est endémique chez plusieurs journalistes technos. Il suffit de lire Gizmodo, Techcrunch et autre pour que ça nous saute aux yeux. M’enfin… D’ailleurs, lorsque vous trouverez un vidéo sur mon blogue, toutes les redirections vers la source n’auront pas été effacées (ce qui se nomme du video scraping) pour y mettre mon logo et inciter les gens à repartager avec mon propre code comme le fait monsieur Charron. Ce n’est pas criminel de faire du vidéo scraping ou plutôt, les juges et avocats ne s’entendent pas encore sur comment, quoi ou qui on devrait poursuivre des très nombreux sites qui font ça. Mais c’est clairement une question d’éthique douteuse de se faire du trafic et du fric avec la propriété intellectuelle des autres. Vous pouvez lire un excellent article sur le sujet chez Venturebeat, How legal is content scraping.

BranchonsLesPME

Branchonslespme est une OSBL. C’est-à-dire qu’elle ne peut pas faire de profits. Elle peut de toute évidence par contre faire de l’argent. C’est le modèle qu’utilisent certains de nos grands festivals. Nous avons donc une OSBL qui reçoit de la commandite et des subventions et de l’aide gouvernementale pour disons « inciter les PME à être en ligne ». Ce qui est très noble et louable. Simultanément à ça, vous avez une entreprise qui elle est très lucrative et qui ramasse les retombées trébuchantes et sonnantes des activités de l’OSBL. Dans ce cas-ci c’est votresite.ca. Ainsi, monsieur Charron est largement subventionné et commandité pour faire le tour de la province avec BranchonslesPME pour faire le pitch (que nous appellerons ici conférence) de Votresite.ca qui lui appartient. Monsieur Charron à l’instar de certains géants du festival, est donc un excellent entrepreneur. Je lui lève mon chapeau.

Votresite.ca

Votresite.ca est une machine à saucisse. J’aime la saucisse. Celle haut de gamme comme celle qu’on vend dans les supermarchés. Par contre, celle des supermarchés ne peut certainement pas se targuer de faire de la gastronomie. C’est un peu le reproche global que je faisais à Votresite.ca. Il est vrai comme il le prétend que vous serez en ligne. Je ne doute pas (et je n’ai jamais dit spécifiquement) qu’il tient en otage le nom de domaine de ses clients. Je reconnais que la rédaction de mon billet pouvait porter à confusion sur ce point.

La machine FrancoisCharron, Votresite.ca et autres

FrançoisCharron.com existe depuis des années. Il a joui de la visibilité à la populaire émission SalutBonjour et de redirections très avantageuses chez le défunt Canoë.ca. Déjà ça lui faisait un trafic monstre. Puis au fil des ans, il s’est spécialisé dans ce que l’on nomme le clickbait et ce bien avant les Buzzfeed de ce monde. En gros, il prend les vidéos YouTube qui ont la cote, il enlève la redirection YouTube (ou Viméo ou autre), ajoute son logo et va même jusqu’à fournir le code pour qu’on le repartage à notre tour, mais en redirigeant vers son site plutôt que vers le détenteur légitime des droits de la vidéo.

Puis il eut l’idée d’élargir son offre. Ainsi, vous pouvez acheter les services de votresite.ca et durant les premiers mois chez lui, vous ferez partie de la page des exemples qu’il propose, vous créant ainsi un afflux de visiteurs qui ne seront pas clients, mais bien d’autres entrepreneurs qui se demandent s’ils doivent eux aussi s’inscrire à Votresite.ca.

Si nous revenons à OpenCart, caché dans le code de l’une des boutiques de Votresite.ca on peut lire :

<!–
OpenCart is open source software and you are free to remove the powered by OpenCart if you want, but its generally accepted practise to make a small donation.
Please donate via PayPal to donate@opencart.com
//–>
<!– Theme created by Welford Media for OpenCart 2.0 www.welfordmedia.co.uk –>

OpenCart est gratuit (même si vous payez pour) et il est de bonne pratique d’inciter les gens à faire une donation PayPal à donate@opencart.com. Bon, c’est certainement clairement indiqué aux clients de Votresite.ca quelque part qu’ils sont incités à faire une donation à OpenCart. Je n’ai pas trouvé ça à nulle part, mais je n’ai pas fait le tour des milliers de pages de Votresite pour vérifier ça, mais bon, je vais supposer que c’est là quelque part…

À propos de son argument qu’on peut partir de chez lui comme on le veut, sur le propre mur de monsieur Charron on peut lire

Une merdouille à sortir de sortir de son machin. J’ai tenté d’aider une copine… Pas marrant et pas easy user. Semble l’être au début, mais…. Puis lié avec Google pour les email , une fortune quand on sait que l’hébergement peu être 80%moins cher ailleurs

Et

Pourtant, la dernière fois que j’ai parlé à un membre de votre personnel, il m’a bien indiqué que si je partais de chez vous, je perdais tout ce que j’aurais fait et que je devrais recommencer à neuf… À moins que vos services aient changés entre temps

Mais la palme des commentaires sur le mur de monsieur Charron revient à

Fredolini-Frederico Boris Iuliani François Charron – Page officielle Je vous invite à dégrimper des rideaux et essayer un tantinet d’être magnanime et ouvert. Je me souviens de vous avoir posé deux ou trois questions lors d’une « conférence » « gratuite » à Delson ou vous expliquiez aux entrepreneurs de se brancher. Vous m’aviez dit que j’étais beaucoup trop avancé sur le web et que votre produit s’adressait à des néophytes, ceux qui commençaient sur le web. J’ai écouté attentivement tout votre pitch de vente, puisque c’était en fait un très long infomercial culpabilisant pour promouvoir votre « solution » et non pour être objectif. C’est bien beau un obnl, mais on s’entend pour dire que la charité bien ordonnée a semblé vraiment commencer par soi-même. Un peu plus et j’aurais cru être dans le film Leap of Faith avec Steve Martin et que les guérisons miraculeuses s’en venaient après la pause! Sérieusement, je suis tout à fait d’accord avec l’affirmation que vous faites du clickbait depuis des années, avec des vidéos tirées d’autres sites web. Le seul truc, c’est qu’ils ont été vu et revus bien avant publication sur votre page. Et votre « solution » est efficace pour des TTPE, des TRÈS TRÈS PETITES ENTREPRISES, ce qui est fort louable et très utile. Mais diantre, faudrait pas faire miroiter le tout telle une annonce à la Shamwow et laisser croire que 15$/mois est le seul investissent réel.
#JustSayind

En conclusion

Pour une coiffeuse qui veut être en ligne, allez sur GooglemyBusiness et vous y serez gratuitement.

Aussi tiré du mur Facebook de monsieur Charron, le commentaire

Mathieu Dumoulin François Charron – Page officielle En défense à Michelle, votre solution est peut-être élégante mais ne remplacera jamais le travail de programmeurs, gestionnaires de produits, équipe de marketing. Il s’adresse à des pme (et pas plus que des petites entreprises a mon avis). Il est tout bonnement impossible de croire qu’un produit vendu pour 15$/mois peut faire tout ceci de la façon la plus optimale fonctionelle et donc remplacer le travail de plusieurs programmeurs, gestionnaire de projet/produit, équipe de support de réseautique, équipe de dev-ops, équipe de marketing. Rien que mon outil de gestion de projet momenteo me coute 20$ par mois. C’est un bon produit, j’en suis sur mais faut faire attention au perpétuel adage du « Si c’est trop beau pour être vrai, c’est que c’est probablement trop beau pour être vrai! ». Belle initiative pour embarquer ceux qui n’aurait pas embarqué dans le monde du commerce en ligne mais très mauvais pour les professionnels du millieu qui eux travaillent dur à chaque jour pour faire valloir leur profession. J’ai des gens qui m’approche pour un site complêt à 500$ et c’est tout bonnement impossible et ils nous rient dans la face avec des: « Ben voyons, Wix, Liki et plein d’autre le font eux, t’est juste un arnaqueur » et c’est loin, mais très loin d’être vrai!

C’était donc l’essence même de mon précédent billet. Sur ce, la meilleure des chances è vous monsieur Charron et je suis convaincue que mon humble blogue ne détruira pas votre business. Il y a encore énormément d’entrepreneurs pour croire au Père Noël …

MAJ

(source: http://thankyoubusiness.net et merci à Louis Veillette sur Facebook pour le clin d’oeil)

Rappel aux journalistes/chroniqueurs technos qui ne citent jamais leur source: le point 3H du code déontologique http://www.fpjq.org/deontologie/guide-de-deontologie/#pt4 :-)

Les obligations de licence sous GPL (comme dans le cas d’une entreprise qui revend OpenCart disons) https://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9rale_GNU#Le_copyleft et la version GPLv3 spécifique à OpenCart 

Les mystères de la modération de Facebook

La semaine dernière, j’ai fait un statut qui a beaucoup fait réagir :

L’ironie des conditions d’utilisation de Facebook est de permettre la diffusion d’une photo d’une femme avec la tête décapitée d’un enfant mais d’interdire celles d’allaitement

Par ailleurs, je connais de nombreuses personnes (dont votre humble serviteure) qui ont eu des contenus Facebook « barrés » de la plate-forme. Comme je l’ai mainte fois mentionné, les conditions d’utilisation que personne ne lit (sauf les avocats spécialisés et les observateurs aguerris) changent continuellement et sans préavis. Vos contenus peuvent être barrés s’ils ont d’abord été signalés par un ou plusieurs usagers. Vous êtes alors incapable d’être sur Facebook pour une durée de temps qui variera en fonction du nombre de fois qu’on vous aura signalé. Ça va de 24 heures, à une semaine, à l’interdiction totale d’accès pour votre compte.

Il faut aussi comprendre qu’en plus du signalement d’un contenu inapproprié par un autre usager (qui peut être totalement pertinent ou qui n’aime tout simplement pas votre gueule, vos contenus pour des raisons politiques, religieuses, racistes, sexistes ou autre, votre contenu sera analysé par l’un des modérateurs de Facebook. Or ces modérateurs sont sous-payés et sont répartis aux quatre coins du globe. Plusieurs articles pointent vers les Philippines pour les contenus anglophones et le Maghreb, pour les contenus francophones. Il faut aussi comprendre que les conditions d’utilisations de Facebook sont une éloquente transposition de la culture de Facebook qui est américaine. Cependant, les modérateurs eux ont aussi leur propre culture et leur propre « vision » de l’interprétation d’un contenu. Ainsi, ce qui est scandaleux ici, peut ne pas l’être aux États-Unis ou dans la tête du modérateur (ou vice-versa). De surcroit, même chez des modérateurs issus d’une même culture, des biais basés sur l’âge, le niveau de scolarité ou le sexe et des usagers qui ont posté les contenus et des modérateurs qui les jugent auront aussi un impact déterminant sur le jugement du contenu. En outre, certains patois linguistiques, expressions ironiques et références culturelles permettant de comprendre adéquatement la nature d’un contenu, peuvent aussi créer des interférences et incompréhensions affectant le jugement de celui qui modère. Et tout cela, dans la plus grande opacité imaginable et sans recours direct pour l’usager qui pourrait être affecté d’une décision et voir disparaître son compte.

Voilà donc un autre argument qui milite en faveur de présences médias sociaux sur plusieurs plates-formes et surtout, pour une présence qui vous soit propre. Sur votre site web, vous êtes chez vous et l’on ne vous imposera pas le jugement de valeur et l’arbitraire de quelqu’un qui est à l’autre bout du monde.

Par ailleurs, j’ai aussi vu passer un article du Columbia Journalism Review, Facebook is eating the world. On y présente que certains éditeurs (tout comme certaines entreprises) peuvent décider de capitaliser massivement sur Facebook (ou autres médias sociaux). Mais cette stratégie est extrêmement risquée.

This is a high-risk strategy: You lose control over your relationship with your readers and viewers, your revenue, and even the path your stories take to reach their destination.

With billions of users and hundreds of thousands of articles, pictures, and videos arriving online everyday, social platforms have to employ algorithms to try and sort through the important and recent and popular and decide who ought to see what. And we have no option but to trust them to do this.

In truth, we have little or no insight into how each company is sorting its news. If Facebook decides, for instance, that video stories will do better than text stories, we cannot know that unless they tell us or unless we observe it. This is an unregulated field. There is no transparency into the internal working of these systems.

C’est grâce à Gawker et son article Inside Facebook’s Outsourced Anti-Porn and Gore Brigade, Where ‘Camel Toes’ are More Offensive Than ‘Crushed Heads’, que nous pouvons avoir une idée du protocole de modération des contenus que Facebook présente à ses modérateurs. Voici la version 6.2 de ce document.

Abuse Standards 6.2 – Operation Manual by Gawker.com

Sur Scribd, on peut aussi trouver le processus de traitement d’une plainte que Facebook met en place

Facebook Reporting Guide by Facebook Washington DC

Finalement, c’est chez whoishostingthis.com qu’on retrouve une infographie particulièrement révélatrice du traitement qu’offre Facebook à ses modérateurs.

La vie des modérateurs Facebook

Vous pourriez aussi aimer

L’article de Gismodo The horrifying lives of Facebook Content moderators
L’article de Wired The Laborers Who Keep Dick Pics and Beheadings Out of Your Facebook Feed
L’article de LeMonde Facebook précise pourquoi, et comment, il supprime des photos et messages litigieux
L’article de 20minutes.fr Vis ma vie de modérateur de l’extrême pour Facebook, Twitter et YouTube
Mon billet : Rapport sur la cyberagression sexuelle au Canada
Les articles de ma catégorie Cyberintimidation
Les articles de ma catégorie Facebook

Rapport sur la cyberagression sexuelle au Canada

L’automne dernier, après avoir fait une conférence à propos de la Cyberviolence à caractère sexuel pour les CALACS francophones d’Ottawa, ils m’ont demandé de faire une recherche de données secondaires (pour les néophytes il s’agit d’une revue de la littérature déjà disponible) pour le sujet de La cyberagression à caractère sexuel. Cette analyse est financée par Condition Féminine Canada et se poursuivra par une recherche de données primaire (il s’agit de sondage ou d’entrevues individuelles) auprès des jeunes de quatre écoles secondaires d’Ottawa.

Ça fait déjà longtemps que je fais des recherches et des écrits à propos d’une foule de phénomènes web. Mais ce mandat revêt un caractère très particulier pour moi. C’est que je sais qu’il permettra de comprendre un phénomène extrêmement dévastateur pour les victimes, qu’il offrira quelques pistes de solutions, qu’il identifiera les lacunes et les enjeux et qu’il me permet de passer outre mes propres blessures de victime de nombreuses menaces de mort et de harcèlement ne ligne. C’est une manière pour moi de créer du positif à partir d’évènements malheureux.

Ça me touche donc particulièrement de vous présenter ici, en primeur, le labeur de mon travail, mais aussi des très nombreuses personnes qui ont aussi planché sur ce document et qui sont nommées dans l’introduction rédigée par les CALACS francophones d’Ottawa. Je remercie aussi chaudement mesdames Josée Guindon et Josée Laramée qui mont confié ce mandat et monsieur Nam Hai Hoang (mon stagiaire) qui a passé de nombreuses heures à sélectionner et colliger l’imposante littérature que nous avons utilisée pour cette recherche.

Bonne lecture
La cyberagression à caractère sexuel
Recherche-action communautaire
Première partie : recension des écrits

Rapport: La cyberagression à caractère sexuel: aider la collectivité à intervenir by CALACS francophone d Ottawa

MAJ

Mon entrevue (audio) à l’émission Le midi-trente de la première chaîne de Radio-Canada Gatineau-Ottawa

Cette recherche et l’initiative de Calacs d’Ottawa fait aussi les manchettes télévisées de Radio-Canada
Les « cyberagressions sexuelles » sous la loupe du CALACS d’Ottawa

Le suffixe .Quebec et les autres nouveaux TLD, méchant casse-tête en vue

Sur Twitter on me demande ce que je pense du nouveau suffixe .Quebec qui sera disponible dès novembre.

Que pense les experts du web/MRK du .quebec? cc: @mcducas @MichelleBlanc @LucDupont @guillaumebrunet http://cnw.ca/Bx5br
https://twitter.com/C_Croteau/status/502455364059947010

Ma réponse fut courte et assez directe

@C_Croteau @mcducas @LucDupont @guillaumebrunet d’une inutilité qui sera très dispendieuse pour les brands
https://twitter.com/MichelleBlanc/status/502473978192343040

Permettez-moi de développer un peu plus ici.

Ce n’est pas la première fois que l’ICANN autorise de nouveaux Domaines de premier niveau (TLD Top-level Domain) ou plutôt de GTLD (Generic Top Level Domain) dans ce cas-ci. À chacune des nouvelles apparitions de TLD ou gTLD, on me demande ce que je pense des ces ajouts. C’est toujours un peu la même histoire. Tout d’abord avec l’explosion du nombre de sites internet sur le web, il était évident qu’il fallait ajouter des TLD. Ce n’est cependant plus le cas depuis belle lurette. Les ajouts de nouveaux gTLD ne servent maintenant plus qu’à enrichir les vendeurs de noms de domaine et l’ICANN et à complexifier la tâche des marques qui doivent acheter à fort prix une multiplicité de TLD et de gTLD pour protéger leur propriété intellectuelle pour très peu ou plutôt aucun avantage additionnel. Moi qui ne suis qu’une très petite marque, déjà je reçois de multiples demandes de domaineurs qui veulent faire une piastre avec les différentes déclinaisons de Michelleblanc.com et Analyweb.com comme AnalywebS.com Analyweb.cn, .fr, et toute les déclinaisons de TLD ou d’épellations possibles de mes marques. Imaginez maintenant ces déclinaisons d’épellations associées aux gTLD comme .travel, .name ou .biz. Maintenant, ajoutez à ça les NewgTLD qui sont déjà autorisés (vous en avez déjà plus de 300 (PDF)) comme .Quebec, vous vous retrouvez avec un capharnaüm d’adresses internet à enregistrer et à surveiller. Les seuls qui seront réellement heureux de cette situation sont les registraires de nom de domaines, les escrocs qui feront du cybersquattage avec la propriété intellectuelle des autres et les avocats et les consultantes comme moi qui aideront les clients à ne pas se faire arnaquer par cette nouvelle tour de Babel…

Finalement, on ne sait toujours pas comment les engins de recherche réagiront face à cette avalanche de nouveaux gTLD et comment les sites qui en seront affublés se positionneront dans les résultats des engins de recherches. Encore un autre casse-tête additionnel à monitorer…

MAJ
Pour ajouter au mal de tête et en plus des 300 nouveaux gTLD qui seront bientôt ajoutés, visualisez sur une page les TLD de pays et les gTLD qui existent déjà, chez IANA (Internet Assigned Number Authority).

Le Web a déjà mis la démocratie mondiale en péril

Il m’arrive de lire des analyses profondes et lumineuses. Mais rarement ai-je été autant à la fois bouleversée et transportée par la justesse d’un article. C’est ce qui m’arrive ce matin après la lecture de Privacy under attack: the NSA files revealed new threats to democracy Thanks to Edward Snowden, we know the apparatus of repression has been covertly attached to the democratic state. However, our struggle to retain privacy is far from hopeless.

Oui je sais depuis des années l’érosion de la vie privée, ou plutôt je connais le déplacement de cette ligne entre ce que JE considère comme étant un marchandage entre ce que je suis prête à partager en ligne et ce que les différents fournisseurs de services tels que Google, Facebook, Yahoo et autres font de mes informations. Par contre, je n’avais jamais songé qu’en utilisant ces services, je devenais moi-même complice de la scandaleuse intrusion gouvernementale de la vie privée de mes amis et des gens avec qui j’échange des courriels. Je n’avais pas non plus mesuré l’ampleur de l’attaque directe au fondement même de la démocratie qui est la liberté et pour laquelle le Canada, les États-Unis et la grande majorité des démocraties se sont battus durant la Deuxième Guerre mondiale. Je n’avais pas réalisé à quel point le totalitarisme contre lequel les démocraties avaient lutté avec tant d’acharnement était aujourd’hui une réalité numérique que nous sommes en voie de léguer à nos enfants. Par sa perspicacité, l’auteur nous indique comment la chute de Rome et les leçons de l’esclavagisme américain et sa guerre de Sécession subséquente sont des enseignements précieux pour le plus fondamental des enjeux globaux auxquels le Web nous convie, le combat à finir pour la liberté.

Our concept of « privacy » combines three things: first is secrecy, or our ability to keep the content of our messages known only to those we intend to receive them. Second is anonymity, or secrecy about who is sending and receiving messages, where the content of the messages may not be secret at all. It is very important that anonymity is an interest we can have both in our publishing and in our reading. Third is autonomy, or our ability to make our own life decisions free from any force that has violated our secrecy or our anonymity. These three – secrecy, anonymity and autonomy – are the principal components of a mixture we call « privacy ».

Without secrecy, democratic self-government is impossible. Without secrecy, people may not discuss public affairs with those they choose, excluding those with whom they do not wish to converse.

Anonymity is necessary for the conduct of democratic politics. Not only must we be able to choose with whom we discuss politics, we must also be able to protect ourselves against retaliation for our expressions of political ideas. Autonomy is vitiated by the wholesale invasion of secrecy and privacy. Free decision-making is impossible in a society where every move is monitored, as a moment’s consideration of the state of North Korea will show, as would any conversation with those who lived through 20th-century totalitarianisms, or any historical study of the daily realities of American chattel slavery before our civil war.

In other words, privacy is a requirement of democratic self-government. The effort to fasten the procedures of pervasive surveillance on human society is the antithesis of liberty. This is the conversation that all the « don’t listen to my mobile phone! » misdirection has not been about. If it were up to national governments, the conversation would remain at this phoney level forever.

(…)
We face two claims – you meet them everywhere you turn – that summarise the politics against which we are working. One argument says: « It’s hopeless, privacy is gone, why struggle? » The other says: « I’m not doing anything wrong, why should I care? »

(…)
Hopelessness is merely the condition they want you to catch, not one you have to have.
So far as the other argument is concerned, we owe it to ourselves to be quite clear in response: « If we are not doing anything wrong, then we have a right to resist. »

Et

This is a matter of international public law. In the end this is about something like prohibiting chemical weapons, or landmines. A matter of disarmament treaties. A matter of peace enforcement.

Cela était l’un de mes vieux arguments que j’avais développé sous une forme utopiste (à l’époque) dans un cours de droit des technologies de l’information de mon ancien prof. devenu copain Vincent Gautrais. J’avançais l’idée de créer, au plan législatif, un huitième continent avec le Web. Dans mon billet de 2006, Plaidoyer pour un cadre législatif international régissant le Web, je reprenais ma dissertation de 2001 De l’urgence d’un cadre juridique international du cyberespace (PDF)

« je me suis penchée, lors de certains travaux, sur l’utopie de réguler le Web, via des traitées internationaux distinct et faisant du cyberespace, un territoire supranational et encadré par des traités tel que ceux qui régissent les océans, l’Antarctique et la Lune et les corps célestes. Ces divers traités font de ces territoires, des espaces appartenant à tous et à aucun état en particulier. De plus, ces divers traités, permettent d’encadrer juridiquement, les activités humaines que les états et individus entreprennent sur ceux-ci.

De plus, nous pourrions considérer mandater l’ONU pour mettre sur pied un organisme de contrôle, d’arbitrage et de mise sur pied d’un organisme chargé de cet espace commun. »

Il n’en tient qu’à vous, citoyens du monde et acteurs du Web, de faire du Web ce huitième continent protégé par tous les états et n’appartenant à aucun état, comme on le fait déjà pour l’Antarctique, l’océan, la lune et les corps célestes…

Pour ce qui est de l’article Privacy under attack: the NSA files revealed new threats to democracy, je demeure profondément troublée par son constat. Ma vision du web et de son aspect totalitariste gouvernemental en complète opposition à la réelle LIBERTÉ civile ne sera plus jamais la même. Ça va me prendre plusieurs jours, voire même quelque mois, avant de réaliser à quel point ce texte a désormais changé ma vision du web, de nos gouvernements et de ma propre mission, vision et participation à comment je peux changer les choses…

MAJ

via l’amie D. Vézina sur Facebook

1984 de George Orwell
« A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. »

MAJ 2

MAJ 3

Via le Twitt
@MmeNatmark
@MichelleBlanc Tu as sûrement vu sa récente entrevue sur TedTalk? https://www.youtube.com/watch?v=yVwAodrjZMY …

MAJ 4

Médias sociaux et relations de travail, les trois côtés de la médaille

(Ce billet n’est pas un avis juridique. Vous êtes fortement conseillé de discuter avec un avocat spécialisé en droit des technologies avant de rédiger vos politiques et pour les aspects non juridiques, il me fera grand plaisir de vous aider :-) )

Les médias sociaux sont désormais partie prenante de la société et des organisations. Ils deviennent très utiles pour le recrutement, mais ils sont aussi la cause de certains maux de tête des dirigeants d’entreprise ou même, des syndicats. C’est que de plus en plus d’employés se servent des médias sociaux pour critiquer l’employeur ou même le syndicat ou la position syndicale. C’est ce que l’on nomme une lame à triple tranchant.

Les enjeux du côté employeur

Un employeur devrait toujours avoir une politique d’utilisation des technologies de l’information qui inclut spécifiquement une politique d’utilisation du Web et des médias sociaux. La majorité des contrats d’embauche stipulent déjà ce que l’employé peut ou ne peut dire à l’externe de l’entreprise et le Web et les médias sociaux font déjà parti de l’externe de l’entreprise. J’en discutais abondamment dans mon billet Comment créer une politique médias sociaux. Mais dans ce billet, je ne développais pas beaucoup l’aspect spécifique de la politique d’utilisation des médias sociaux pour les employés. C’est que cet aspect spécifique devra cadrer avec
• La culture d’entreprise,
• Le cadre juridique dans lequel évolue l’organisation (et sa zone géographique d’opération et les jurisprudences qui s’y rattachent),
• Le respect des données personnelles et organisationnelles,
• La gradation des sanctions en fonction de la gravité des contraventions à la politique d’utilisation des médias sociaux,
• L’adéquation et la synchronisation juridique avec les autres politiques de l’organisation,
• Et enfin le processus de validation et la preuve que l’employé à pris connaissance de la politique d’utilisation des médias sociaux.

Sur ce dernier point, un de mes clients qui est une organisation transnationale et syndiquée me signifiait que le syndicat réagirait certainement très négativement à toute modification du contrat ou des conditions de travail des syndiqués de l’entreprise. L’une des options envisagées était d’inclure la nouvelle politique dans la même enveloppe que le chèque de paye. Ainsi, l’employé et le syndicat ne pourraient invoquer la non-connaissance de la politique d’utilisation des médias sociaux. Mais ce dossier particulier étant toujours en cours, la justesse de cette stratégie patronale reste encore à valider. Plusieurs autres stratégies peuvent aussi être mises de l’avant, mais ce sera justement la culture d’entreprise et l’historique des relations patronales syndicales qui dicteront la manière la plus efficace d’intervenir sur ce point précis.

Les enjeux du côté syndical

Les syndicats aussi ont plusieurs enjeux organisationnels liés aux médias sociaux. Le client et ami Pierre Bouchard en a identifié plusieurs dans une série de billets spécifiques à cet effet.

Comme toute organisation, les syndicats se doivent aussi maintenant d’être sur les médias sociaux dans une perspective de relations publiques ou de marketing. Ils se doivent aussi d’entrer en dialogue avec leurs membres. Mais comme pour les organisations employeurs, ils peuvent aussi vivre des dérapages néfastes à leurs stratégies internes de négociations. Par exemple, les membres d’un syndicat peuvent se dire insatisfaits d’une position de négociation et décider de l’exprimer publiquement sur les médias sociaux. La négociation devient alors une négociation en temps réel, qui ne se passe plus que derrière des portes closes.

Les enjeux du côté travailleur

Indépendamment de la présence d’une politique d’utilisation des médias sociaux ou d’un syndicat, l’employé a déjà un devoir de loyauté envers son employeur. Le site Educaloi est d’ailleurs assez limpide à ce propos. Par ailleurs, il peut aussi être déchiré entre son devoir de loyauté envers l’employeur, son adhésion syndicale et ses propres intérêts personnels. Il sera aussi le bénéficiaire ultime ou la victime déçue d’une confrontation patronale-syndicale lors d’une grève ou d’un lock-out. En France, le journal Le Monde dans l’article Patronat contre syndicats : une lutte com’ à com’, expliquait comment les syndicats étaient très en retard face aux employeurs dans ce genre de situation. Mes observations personnelles (de même que celles de Pierre Bouchard) indiquent qu’ici aussi il y a probablement une adéquation entre l’usage efficient des médias sociaux des entreprises et des syndicats…

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La part de dieu et du diable et une pop-psychanalyse du web

C’est en discutant avec le pote avocat Me Éric Franchi sur son mur Facebook que j’ai pris conscience d’une réalité qui me trotte dans la tête depuis un certain temps. Il parlait du fameux cas Dieudonné et il se proposait pour défendre l’indéfendable paradoxe de la liberté d’expression vs l’abus de celle-ci, au nom de l’humour. Dans les commentaires, l’une de ses connaissances proposa l’hyperlien d’une vidéo YouTube du sociologue Français Gérard Bronner qui présente son livre La démocratie des crédules.

Dans celui-ci, il s’intéresse au rapport entre les croyances collectives et la démocratie. Sa thèse est qu’avec l’augmentation de la diffusion des connaissances et de l’information qui circule à une vitesse folle, on pourrait croire qu’il y a une augmentation de la rationalité des gens « ordinaires ». Or, c’est tout le contraire qu’il observe. C’est qu’avec toute cette information qui circule, il n’y a plus de mécanismes de régulation et de curation de celle-ci. Les experts, journalistes, politiques voire les savants, sont maintenant sur le même pied d’égalité que les gens qui partagent des idées farfelues et les théories conspirationnistes les plus folles. En somme, l’infobésité aurait pour effet de mettre sur le même pied (dans l’esprit des gens) les contenus vrais et argumentés, aux contenus douteux et farfelus. Cette infobésité creuserait alors un biais de confirmation. C’est-à-dire que vous avez tendance à accepter les idées (vraies ou fausse) auxquelles vous croyez déjà. Donc, notre société serait à une croisée des chemins entre une démocratie des crédules et une démocratie des connaissances.

Sans avoir lu le livre, je dois admettre être totalement en accord avec cette prémisse de base.

Dans un autre ordre d’idée, et tout de même pour faire suite à cette prémisse, je suis de plus en plus convaincue que le web devient notre conscient et notre inconscient collectif. Or, chez l’être humain, l’arbitre de la dualité entre le bien et le mal est le surmoi, qui vient ajouter une couche de « régulation » entre ce qu’il est convenu de juger acceptable ou non. Mais dans le web, ce mécanisme salutaire d’auto-régulation n’existe pas. Il y a bien les lois (civiles et criminelles) des états qui tentent, tant bien que mal, de réguler les contenus et comportements sur le Web, mais de l’externe et à postériori. Il y a certainement aussi différents filtres de censures qu’imposent certains joueurs du Web ou certains états. Mais le web comme tel, est un espace de diffusion libre, du meilleur et du pire, du bien et du mal, c’est l’œuvre de dieu et celui du diable. Or, la part du diable est d’une viralité hallucinante. Elle l’a toujours été. Avant le web (et encore aujourd’hui) dans les médias traditionnels, les 3S (sang, sexe et sport) ont toujours fait vendre, et font cliquer. Mais hors du Web, il y a tout de même plus de « surmoi ». Il y a ce que l’on appelle les « gatekeepers » que sont les rédacteurs en chef, les systèmes de revues des pairs scientifiques, le CRTC, les codes de déontologie et il y a aussi les lois. Sur le Web, rien, niet, nada. Pas (ou peu) de mécanismes de contrôle à l’entrée et pas (ou peu) de mécanismes de contrôle à la consommation. On m’a rappelé sur Twitter lorsque je préparais ce billet qu’il y avait tout de même la nétiquette. Mais la nétiquette est encore très peu comprise par l’usager moyen est somme toute inopérante contre les contenus ou comportements déviants. C’est là que le bat blesse. C’est là que les contenus et comportements déviants fleurissent et c’est là que je m’inquiète pour la salubrité émotive et intellectuelle des usagers.

Je n’ai pas de réponses, je n’ai pour l’instant que des questions et cette réflexion que je vous partage. Je ne crois pas que la censure soit la solution, mais je ne vois pas encore de solution. Je m’inquiète pour mon petit-fils, mais aussi pour les vôtres…

MAJ

Le synopsis de La démocratie des crédules :

Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se peopoliser … ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu être interviewé à un grand journal de 20 heures ? Comment, d’une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l’adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N’était-il pourtant pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation du niveau d’étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?

Cet essai vivifiant propose, en convoquant de nombreux exemples, de répondre à toutes ces questions en montrant comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes. Il est urgent de le comprendre.

La culture du mépris sur le web

C’est en lisant les billets de Marine Le Breton (Une étude fait un lien entre jeux vidéo et culture du viol) ou de Jocelyne Robert (Oui, nous vivons dans une culture du viol) que je songe de plus en plus à ce « nouveau cool » qui est en fait la culture du mépris.

Oui il y a bien nos faiseurs de troubles locaux qui s’amusent à mépriser bien des gens, sous le couvert de « ce sont des matantes, gaies, ne connaissent pas le web, vous n’êtes pas une femme, tu es fourables, tu a/es whatever » ridiculisent, diffament ou méprisent. Mais le phénomène de la méchanceté sur le Web (ou de la connerie qui alimente la culture du mépris) est réellement mondial. Pour vous en convaincre, regardez ce petit clip de l’américain Bill Maher qui fait une sortie contre la méchanceté gratuite sur Twitter et qui n’en revient pas qu’on puisse dire à une usine de gâteau carotte, d’aller se faire foutre.

Dans un article de Esquire There Are No Saints Online …but the Internet will be cleaned up yet, on peut lire :

The Internet has reached peak hate. It had to. At every other moment in history when there has been an explosion of text — whether through social change, like the birth of a religious movement, or technological change, like the advent of print — a period of nasty struggle ensued before the forces of civility reined it in. In the past few months alone, we’ve seen the catfishing of Manti Te’o, a professional tennis player quit because of trolling, and a rash of teenage suicides from cyberbullying alongside the by-now-standard Twitter hatestorms of various strengths and durations. The sheer bulk of the rage at the moment can seem overwhelming. But the fact that we recognize it and have acknowledged its unacceptability is a sign of the ancient process reasserting itself yet again. The Internet is in the process of being civilized.

Et

The change in tone is coming because the cost of hate is becoming clearer. The research on the psychological effects of bullying has become much starker in its analysis recently. In February, a long-term study published in the Journal of the American Medical Association Psychiatry established that bullies and their victims both have a higher rate of mental illness for decades afterward.

Ce tableau d’Esquire est aussi très révélateur.

Effets du cyberharcèlement Being an hasshole hurts everyone

Au Canada, selon mediasmarts.ca, nos lois ne sont pas encore adaptées à la réalité de la culture du mépris sur le web.

When hatred is determined to have been an inciting factor in a crime, penalties are increased. But the appropriateness of applying legislation meant for offline hatred to online hatred is debatable. The number of different laws which might be applied to online hate can lead to conflicting conclusions about the definition of hateful behaviour and freedom of expression; further, considerable debate exists over which types of speech should be subject to these laws at all.

Sur ce site j’y note aussi (ce que je savais déjà pour le vivre intensément depuis plusieurs années déjà) que

Transgender and transsexual individuals are also disproportionately targeted by hate groups. Bisexuals are targeted by hate groups less frequently, although this is partially due to a higher unwillingness by bisexual populations to report crimes due to fear of reprisal. Not surprisingly, there is a close connection between hate and cyberbullying: for example, lesbian, gay, bi-sexual and transgender (LGBT) youth are almost twice as likely to report having been bullied online.

Je ne suis donc pas sortie du bois.

De l’autre côté de l’Atlantique, même le polémique Beigbeder lance un truculent « Internet, c’est l’empire de la méchanceté, de la bêtise ».

Mais pour vous faire rire un peu (et pour un peu dédramatiser la chose, même si c’est un problème endémique) lisez sur le nouvelobs « Haters gonna hate » : 5 manières de réagir aux commentaires acerbes sur Internet.

Pour aider à combattre la culture du mépris
De The Anti-Defamation League : RESPONDING TO CYBERHATE Toolkit for Action (PDF)

Le concept de vie privée en ligne, back to the future

Le concept de vie privée et son évolution dans le temps est depuis quelques années intimement reliées au Web. Avec raison, plusieurs instances gouvernementales d’ici et d’ailleurs, se questionnent et légifèrent afin de limiter l’exploitation qu’en font ou que peuvent en faire les diverses organisations qui peuvent ou font la collecte de données personnelles.

À ce propos, je félicite bien bas ma cliente, amie et collaboratrice de dossiers clients communs, Me Eloïse Gratton, dont l’ouvrage capital « Understanding Personal Information: Managing Privacy Risks » (LexisNexis 2013) vient d’être cité à deux reprises dans un jugement de la Cour suprême du Canada (union free expression rights trump privacy concerns: Alberta PIPA unconstitutional ).

Mais pour revenir à la question de la frontière fluctuante de la vie privée, j’attire votre attention sur un récent article de Don Peppers Privacy: A « Boomer » Concept Soon Outdated? Il y dit:

Obviously, different people have different views about privacy, but there’s also a distinct and overtly obvious age gradient to it. The older you are, in general, the more likely it is you’ll be worried about your personal privacy. Baby Boomers seem to be all aflutter over the issue, but for most of us in the Millennial generation, privacy protection is practically a non-issue. Just try to start a conversation with a 20-something about how “scared” they are of having their privacy violated. You’ll likely get a “WTF?” look, but not much more. (And yes, I consider myself a mental-age Millennial, even if my chronological age disqualifies me.)

More important than a company having personal information about you is what they do with it. Increasingly, transacting in any sphere requires the exchange of digital data – personal information that is used to make a product or service more relevant, and to save the consumer from having to re-input information over and over again. But this data, like any other data, can be stored, analyzed, exploited and re-used, virtually forever.

This is certainly one reason people are demanding more and more trust from the vendors and others they deal with. One way I illustrate proactive trustworthiness, in my presentations, is by pointing out that Amazon will remind me that I already bought a book I am about to purchase, before I make the mistake of ordering it again. And if I can trust Amazon to watch out for my interests proactively like this, then why would I be worried that they’re going to somehow pull a “Big Brother” with my information? Does not compute. On the other hand, if I didn’t trust them, then I’d only expose myself to the minimum possible extent. Why on earth would anyone deal with a business they can’t trust?

Il y présente donc l’évidence qu’en fonction de l’âge, la perception de ce qu’est la vie privée en ligne, varie grandement, que l’information personnelle transmise à une organisation peut grandement améliorer, au bénéfice du consommateur, l’expérience client et que cette expérience elle –même engendre de la confiance envers l’organisation. Il rappelle aussi plus loin dans son texte, que ces données personnelles sont traitées par des machines et que les machines se foutent littéralement de qui vous êtes.

De toute évidence le besoin de légiférer et de paramétrer l’usage des données personnelles est primordial. On n’a qu’à suivre les récentes péripéties d’Edward Snowden pour s’en convaincre. Par contre, l’assertion populaire que « tout le monde sait qui vous êtes et ce que vous faites sur les médias sociaux » est souvent grandement exagérée. Et lorsqu’elle ne l’est pas, s’agirait-il simplement d’un retour dans le temps? Je vous rappelle que les grandes villes déshumanisent le citoyen, qui ne sait rien souvent de son voisin immédiat. Par contre, le web lui nous ouvre la porte à ce que l’on nomme le village global. Nous savons beaucoup de choses d’une personne à l’autre bout de la planète en ignorant tout de notre voisin physique. L’expression « village global » n’est pas anodine puisqu’il y a à peine 100 ans, nous vivions dans des villages et chacun des habitants savait tout de ses voisins. On dit d’ailleurs que cette proximité engendrait l’entraide, le support collectif et la valorisation que chacun avait un rôle à jouer dans la société. Même l’idiot du village et le mendiant étaient pris en considération. Chaque maison avait même son banc de quêteux à l’entrée des demeures.

Je vous rappelle aussi qu’il existait un instrument qui rendait disponible à la planète entière, vos noms, prénoms, adresse physique exacte et numéro de téléphone. Cela est presque impensable aujourd’hui. On appelait pourtant cette technologie « le bottin téléphonique ».

Alors la prochaine fois que vous « ferez des boutons » avec la peur que vos données personnelles soient en ligne, songez que c’est vous-mêmes qui décidez ce que vous partagez (ou pas) et qu’il y a certainement quelques très petits bénéfices possibles à ouvrir un tant soit peu, un pan de notre vie privée en ligne…

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Sexting, pédopornographie et comment nos jeunes sont inconscients

Il y a quelques années de ça, je donnais une entrevue à propos du phénomène de sexting aux É.-U., qui faisait de mineurs, des criminels. Comme pour tout phénomène web, ça arrive ici avec deux ans de décalage. Ainsi, cette semaine 10 jeunes hommes se sont fait arrêter et sont (LaPresse)

« accusés d’avoir produit et diffusé sur internet de la pornographie juvénile, qui consistait en des photos nues de sept de leurs consoeurs de classe obtenues par la menace et l’intimidation. »

Les adolescents faisaient ce que l’on nomme du « sexting » (Wikipedia)

mot-valise anglais formé à partir de sex (« sexe ») et de texting (« envoi de messages textuels via SMS »), est l’acte d’envoyer électroniquement des textes ou des photographies sexuellement explicites, surtout d’un téléphone portable à un autre.

Ils utilisaient la plate-forme Snapchat

La particularité de cette application est l’existence d’une limite de temps de visualisation du média envoyé à ses destinataires. Chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant une période de temps allant d’une à dix secondes ; le média cesse ensuite d’être disponible à la visualisation est supprimé des serveurs Snapchat. Cependant, il est assez aisé pour les utilisateurs de faire des captures d’écran.

Or, c’est là que le bât blesse. Les jeunes qui recevaient ces Snapchat (qu’on allègue qu’ils ont obtenus sous la menace), avaient le temps de faire des captures et de remettre en ligne ces contenus par la suite, d’où les accusations de production et de diffusion de pornographie juvénile.

De toute évidence, l’inconscience adolescente et le sentiment de toute puissance qui vient avec, n’aidera pas à endiguer facilement ce phénomène. Aux États-Unis, déjà plusieurs adolescentes se sont suicidées après que les contenus sexuels qu’elles avaient elles-mêmes mis en ligne furent partagés sur le web à des milliers d’exemplaires. D’une part les adolescentes veulent faire plaisir à leur « chum » du moment et d’autre part, ces « chum » voulant booster leur égo viril, partagent ces contenus dont ils sont fiers, à leurs copains qui à leur tour les propagent sur le web. Les adolescentes ne sont pas conscientes que même avec Snapchat, leurs petites vidéos osées, seront désormais démultipliées un nombre astronomique de fois et que ces erreurs de jeunesse les poursuivront toute leur vie. De même, les garçons qui trouvent ça « cool » d’avoir des contenus de leur petite amie « toute nue » ne réalisent pas non plus qu’ils sont sur la pente dangereuse de devenir des individus avec un dossier criminel qui les suivra aussi le reste de leurs jours. Pire encore, certains parents ne comprennent pas la gravité des actes de leurs enfants. Ce phénomène est donc un nouveau tournant du cyberharcèlement maintenant devenu 3X.

Mais pour les parents, voici certains outils recommandés par ReaderDigest

Websafety.com sells software that can be downloaded to your kid’s cell phone and computer to alert you if she’s sending inappropriate texts or photos.
Safe Eyes lets you track your child’s instant messaging, monitor social networking sites, and impose limits on his online minutes.
Cell Phone Spy Elite, a device from brickhousesecurity.com, retrieves deleted text messages from cell phones.

Souvenez-vous que les parents ont la responsabilité légale de leurs enfants, jusqu’à l’âge de 18 ans. Ils pourront ainsi être poursuivie au civil et leurs enfants au criminel. Ils ont aussi la responsabilité morale des actes de ceux-ci. Il est primordial d’ouvrir un dialogue avec les jeunes et de s’outiller et d’apprendre comment « monitorer » les comportements des jeunes en ligne et sur les ondes cellulaires. Il est aussi de la responsabilité de la société d’éduquer les parents et les adolescents à la réalité que ces petits jeux coquins d’adolescents ont des conséquences dramatiques pour les victimes, de même que pour les auteurs de ce qui sont des « actes de nature criminels ».

MAJ

Les jeunes ne sont plus « des fans finis » de Facebook. Ils sont de plus en plus sur les plateformes mobiles qui font notamment de la messagerie et du partage de photo et vidéos (ce qui n’aidera sans doute pas à endiguer le problème du sexting adolescent). C’est dans le GlobalWebIndex qu’on a de nouvelles données à ce sujet et l’index qui prend maintenant conscience du phénomène grandissant de Snapchat, l’inclura désormais dans son prochain palmarès.

Another service that we must include is Snapchat. It was only added to GlobalWebIndex’s Core research in Q3 2013 so we have no trend data yet, but we can already see that 10% of teens globally are using the popular photo messaging service, making it bigger than Pinterest, Vine, WeChat, Line, and LinkedIn. Moving forward, we’ll be able to project Snapchat’s growth rate among teens around the world in order to determine how big of a threat it presents to Facebook and co.

Tableau des propriétés web utilisées par les adolescents