La crise économique américaine devrait épargner la pub numérique, mais faire mal à la pub traditionnelle

Déjà, dans mon billet La crise financière américaine pourrait aider le Web, j’exprimais l’idée que la publicité interactive pourrait continuer de croitre malgré les perturbations économiques. Cette assertion se confirme dans un récent article d’eMarketer, qui cite un sondage de septembre 2008, d’Epsilon, fait auprès de 175 CMO (Chief Marketing Officier) américains.

Chief Marketing Officers at many of the biggest brands in the nation are seeing a major shift in the marketing landscape. Almost two-thirds (63%) of the 175 marketing executives surveyed see an increase in their spending on interactive/digital marketing while 59% report a decrease in traditional marketing spend.
The survey additionally describes the tough challenges that top CMOs face in this current economic climate: 65% say that the money spent on advertising as a whole will decrease due to the current economy. In contrast, 94% of CMOs and marketing executives agreed with the statement, ‘A tough economic period is precisely the time when marketing plays a key role.’
CMOs are shifting to more targeted and measurable marketing strategies. When asked how their firm determines their target market for each channel, 50% stated that they use data driven marketing techniques: 31% of respondents agreed with the statement: “e You use sophisticated modeling tools to analyze existing customer data (behavioral, preference and demographic) ‘and 19% said that they ‘analyze past purchase behavior. ‘In contrast, 28% said they made ‘rough estimates based on past experience.’

Ça me réjouit de constater que mon instinct est aussi pertinent…

Pétition demandant l’utilisation du logiciel libre au gouvernement du Québec

Je vous ai déjà parlé de Cyrille Béraud, ce Donquichotte du logiciel libre et de sa poursuite contre le gouvernement du Québec qu’il accuse d’être une succursale de Microsoft. Vous pouvez, à votre manière, supporter sa cause en signant une pétition en ligne via le site Mesopinions.com dont voici le texte :

A l’attention de : Monique Jérôme-Forget, ministre des finances et présidente du conseil du trésor du Québec

Le gouvernement du Québec fait face à deux poursuites entamées par des organismes liés aux logiciels libres. En mars 2008, Cyrille Béraud, de Savoir-Faire Linux, une société informatique de Montréal, a fait parvenir à la Cour supérieure une poursuite contre la Régie des rentes du Québec. En effet, la Régie annonçait qu’elle comptait effectuer, sans appel d’offres, le renouvellement des licences de ses systèmes d’opération.

Voilà maintenant que l’organisme FACIL, une association à but non lucratif qui fait la promotion de l’informatique libre au Québec, affirme que le gouvernement du Québec octroie aussi des contrats sans appel d’offres, violant ainsi ses propres règles. Le Québec aurait déjà versé plus de 80 millions de dollars à Microsoft pour l’achat de licences du système d’exploitation Windows Vista et aurait octroyé des contrats d’achats de logiciels pour plus de 25 millions de dollars durant la période de février à juin 2008.

Alors que la plupart des pays industrialisés ont commencé, depuis plusieurs années, la migration de leurs infrastructures technologiques en utilisant des logiciels libres, l’administration publique québécoise accuse déjà un retard prononcé. En France, des centaines de milliers de postes de travail de fonctionnaires migrent vers des logiciels libres et, au Pays-Bas, l’administration publique, l’une des plus modernes du monde, a rendu obligatoire l’utilisation de formats libres, en plus de mesures obligeant le secteur public à évaluer et opter pour des logiciels libres.

Une politique d’utilisation de logiciels libres dans l’Administration publique permettrait la création d’emplois durables, ainsi que des économies substantielles. Le gouvernement du Québec refuse, pour l’instant, d’évaluer et même d’envisager l’option du logiciel libre.

Nous demandons donc, à la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor du Québec de favoriser le développement et l’utilisation des logiciels libres dans l’administration publique, et ce, pour le bien-être économique du Québec.

Donc, si vous êtes en faveur de cette requête (que je trouve très légitime), n’hésitez pas à signer ici

3,5 milliards $ d’achats en ligne sur un an au Québec

3,5 milliards $ d’achats en ligne sur un an au Québec, est le constat qui est maintenant possible d’observer comme suite à l’initiative du CEFRIO, de SOM et de VDL2 et de leur indice du commerce électronique, après un an d’existence.

Premier bilan annuel
« Après 15 mois de collecte, nous détenons désormais suffisamment de données pour tracer un portrait de l’évolution du commerce électronique au Québec et dégager de grandes tendances, déclare Eric Lacroix, directeur de projet, SOM Recherches et Sondages. Ainsi, selon une moyenne établie entre les mois de septembre 2007 et août 2008, 16 % des adultes québécois ont acheté pour 3,5 milliards de dollars de produits et services sur Internet au cours de la dernière année. »

« Ce premier bilan annuel nous apprend également que le commerce électronique a fait des gains notables au Québec. Ainsi, le total des achats mensuels en ligne est passé de 220 millions de dollars en septembre 2007 à 320 millions de dollars en août dernier, ce qui représente une hausse de 100 millions de dollars, déclare Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO. Au cours de la même période, le montant moyen dépensé par cyberacheteur a connu la même croissance passant de 244 $ à 362 $ par mois. »

Toutefois, bien que les budgets alloués aux achats sur Internet aient augmenté au Québec au cours de la dernière année, le nombre de cyberacheteurs est, quant à lui, demeuré stable (voir le graphique en annexe). Ainsi, près de 900 000 adultes québécois (16 %) ont dépensé en moyenne 314 dollars par mois sur Internet dans les derniers douze mois.

« Avec des achats de 3,5 milliards de dollars en un an, le commerce électronique devient une composante incontournable du commerce de détail. Or, l’Indice nous apprend qu’au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger, souligne Philippe Le Roux, président de VDL2. Ce qui représente une opportunité majeure pour les entreprises québécoises dans un contexte de ralentissement économique. »

Plus précisément, l’Indice a révélé que 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux), 146 millions de dollars en mai (58 %) et 103 millions de dollars en juillet (33 %).

Et qu’achètent les Québécois sur Internet ? Leurs paniers d’achats sont principalement composés de livres, revues et journaux en ligne (14 %), de vêtements, bijoux et accessoires (14 %), d’appareils électroniques grand public (11 %), de matériel d’ordinateur (9,8 %), de billets de spectacle et autres produits de divertissement (9,7 %), d’arrangements de voyage (8,9 %) et de musique (8,6 %).

Les réponses à la question que j’ai posée à M. Philippe Le Roux de VDL2 comme suite à la conférence de presse de l’indice du commerce électronique sont en mise à jour à mon billet La crise financière américaine pourrait aider le Web.

La crise financière américaine pourrait aider le Web

Comprenez bien que je ne suis pas devineresse. Je crois cependant que bien que la crise financière que nous vivons sera très néfaste pour plusieurs épargnants, pour les gens qui perdront leurs emplois ou leurs maisons à cause de problèmes hypothécaires, elle pourrait aussi avoir certains effets bénéfiques, notamment sur la croissance des affaires électronique. Pourquoi je pense ça?

Lors de rationalisation, les entreprises cherchent à trouver des moyens de faire plus avec moins. Le « self service » que permet le Web répond justement à cet objectif d’affaires.

Les outils de travail collaboratifs devraient être de plus en plus utilisés (web conférence à la Skype, outils de partages de documents à la NetMeeting, hub de gestion des connaissances comme les Wiki) afin de réduire les dépenses de déplacements et d’hébergements.

La crise financière jumelée à la croissance du prix de l’essence incitera de plus en plus les consommateurs à magasiner sur le Web avant d’utiliser la voiture pour aller faire un achat en magasin. J’anticipe aussi que les achats qui se feront sur le Web augmenteront pour la même raison.

Toujours dans l’esprit de rationalisation, les placements publicitaires traditionnels pourraient décroitre et être redirigés vers le Web qui « semble » plus efficace et moins couteux.

Le travail à domicile pourrait être valorisé afin d’épargner sur le pied carré et les frais associés en terme de location d’espace à bureaux.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, j’ai comme l’impression d’être dans un secteur économique qui sera choyé durant cette récession qui s’annonce. Et vous, vous êtes d’accord avec ça?

MAJ
Je reviens de la conférence de presse de l’indice du commerce électronique et en guise de conclusion, Philippe Le Roux de VDL2 écrivait :

  •   En mandarin, le mot crise est composé de deux caractères. Le premier signifie danger et le deuxième opportunité.
  • Le commerce électronique offre aux entreprises québécoises l’opportunité de mieux traverser le ralentissement économique actuel
  • L’adoption du commerce sur Internet offre à nos entreprises l’occasion de :
    • Récupérer 1.2 milliard de ventes pour les entreprises québécoises;
    • Réduire les coûts d’opération sans couper dans le service;
    • Rattraper le retard pris sur la concurrence internationale.

À la question que je lui posais, si vous étiez un devin, quelle serait votre perspective pour le Web par rapport à la récession américaine appréhendée? Il répondit :

On observe des coupures marketing aux É.-U. partout sauf sur Internet. Ces coupures vont de 15 à 18% en publicité traditionnelle, mais on observe une croissance de 8% en matière de publicité en ligne. Les entreprises devront faire plus avec moins et le Web permet ça. Les entreprises qui sont déjà sur le Web vont continuer sur leur lancée, mais ce sera plus difficile pour celles qui n’y sont pas. On observe aussi une croissance des ventes en ligne aux É.-U. au même moment que le prix de l’essence augmente, mais à ma connaissance, aucune étude n’a encore établi de corrélation directe.

J’en conclus donc que Philippe Le Roux et moi-même sommes pas mal sur la même ligne de pensée…

MAJ2

Ce billet est cité dans LePost.fr

Les programmes des partis politiques canadiens et Internet

C’est via un billet Facebook de Gilles Dauphin que je prends connaissance de sa collection d’énoncés politiques de nos grands partis et reliés à l’internet.

Plan d’action pour le XXIè siècle du Parti libéral
http://www.liberal.ca/story_14804_f.aspx
- Terminer l’extension du réseau Internet à haute vitesse à toutes les collectivités rurales.
- … un nouveau gouvernement libéral élaborera une Stratégie canadienne des médias numériques. Cette stratégie consistera à garantir que les créateurs canadiens puissent devenir
des chefs de file dans ce secteur …
- Aider les provinces à se servir d’Internet pour offrir des services de santé dans les deux langues officielles, …
- Un gouvernement libéral restaurera le site Internet du populaire Réseau canadien
de la santé afin de fournir des informations exactes et à jour sur les modes de vie
sains et sur la prévention des maladies.
- un gouvernement libéral fera rapidement adopter un projet de loi qui prévoira :
• Des dispositions plus sévères pour réprimer les tentatives d’usage illicite d’Internet, notamment les conversations en ligne initiées par des adultes pour leurrer les enfants.
• Des dispositions visant à régler le problème croissant du cyber-harcèlement, qui peut être tout aussi effrayant et menaçant pour les enfants d’aujourd’hui que l’intimidation et la violence dans les cours d’école.

Énoncé politique du Bloc québécois
http://www.presentpourlequebec.org/dossiers/Enjeux/
- L’économie québécoise, qui est axée sur les industries manufacturière et forestière, la recherche, la culture et les industries de haute technologie, requiert des politiques spécifiques et un soutien de l’État. … En coupant brutalement les fonds aux organismes au centre de cette activité, le gouvernement Harper n’a pas hésité à piétiner les intérêts économiques et sociaux de la nation québécoise.
- Le rétablissement des programmes de soutien à la culture

Les dossiers clés du Parti conservateur
http://www.conservative.ca/FR/4739/
- un investissement de 400 millions de dollars dans l’Inforoute Santé du Canada afin de créer des dossiers de santé électroniques qui permettront de diminuer les risques d’erreur médicale.

Le programme du Nouveau Parti Démocratique
http://www.npd.ca/workingfamiliesfirst
- A dévoilé et dénoncé les compressions de Stephen Harper dans des programmes importants d’art et de culture, et a défendu les artistes et les consommateurs en s’opposant à la tentative de Harper d’importer des lois américaines en matière de droit d’auteur qui donnent plus de pouvoir aux conglomérats médiatiques.
- A demandé au gouvernement d’habiliter les agences de réglementation pour qu’elles puissent protéger les usagers des téléphones sans fil contre les contrats abusifs et les frais injustes comme les nouveaux frais pour les messages textes entrants.
- A lutté pour vos droits numériques en dévoilant les pratiques de ralentissement de la circulation de l’information sur Internet et a opposé le projet de loi de Stephen Harper sur les droits d’auteur qui nuit aux consommateurs.

La plate-forme du Parti Vert du Canada
http://www.partivert.ca/fr/plate-forme
- Consacreront des ressources aux experts de la criminalité informatique qui luttent contre
l’exploitation sexuelle en ligne des enfants, qu’il s’agisse de pornographie ou de leurre par
Internet; la GRC doit disposer des ressources et des outils adéquats pour mener une lutte
nationale contre ce fléau. (Vision verte)
- Proposeront des projets de loi pour accorder à Internet le statut spécial de transporteur public interdisant ainsi aux fournisseurs d’accès Internet de faire de la discrimination en raison du contenu, tout en les libérant de toute responsabilité pour le contenu transmis par l’entremise de leurs systèmes. (Vision verte)

Ce qui est vraiment triste avec ça est qu’il n’y a strictement rien pour l’économie numérique, pour la commercialisation en ligne ou pour aider les entreprises à finalement utiliser le Web à bon escient… Surtout si on sait, comme je le disais dans mon billet, que Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays.

D’une tristesse…

Plaidoyer pour le budget perpétuel

C’est dans le récent document de Harvard Business Review des professeurs Péter Horvath et Ralf Sauter Why budgeting fails : One management system is not enough, que j’apprends l’existence du concept de budgétisation perpétuelle. On nous y explique pourquoi les méthodes de budgétisation traditionnelle réduisent l’efficacité des gestionnaires en les emprisonnant de chiffres qui ne tiennent souvent pas compte de la nature changeante des entreprises et des opportunités d’affaires qui apparaissent et dont ils ne peuvent profiter en étant prisonniers de leur prévision budgétaire fixe. La solution serait dans ce qu’ils appellent le « rolling Forecast » ou budget perpétuel.

The rolling forecast looks five quarters ahead – through the following year, plus one quarter – and is updated each quarter. On March 31, for example, you look at the remaining three quarters of the year and the next two quarters of the upcoming year. Rolling accomplishes two things: it gets managers away from their year-end focus, and it allows for targets to move as conditions change. That lets companies take advantage of unforeseen opportunities or shore up resources. It also forces less detail – another positive.
The rolling budget gets set based on the rolling forecast and additional resource allocation decisions.

C’est vraiment pas bête comme concept et vous pouvez obtenir Why budgeting fails : One management system is not enough gratuitement en échange de données à caractères personnelles.

Les achats en lignes au Québec sont en croissance

Les achats en lignes au Québec sont en croissance, c’est ce que révèle le plus récent Indice du commerce électronique du trio VDL2, SOM et CEFRIO. Voici la portion intéressante du communiqué :

Hausse des achats en ligne au Québec : 80 M $ de plus qu‘en juin 2007
En juin dernier, 14 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 322 millions de dollars de produits et services sur Internet comparativement à 251 millions de dollars en mai 2008, révèle le plus récent Indice du commerce électronique au Québec réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages. Ainsi, la dépense moyenne par consommateur québécois sur Internet est passée de 240 dollars en mai à 371 dollars en juin 2008.
Et qu’ont acheté les Québécois sur Internet en juin dernier ? Principalement, des livres, revues et journaux (18 %); des vêtements, bijoux et accessoires (15 %) et des billets de spectacle (11 %). Suivent ensuite le matériel d’ordinateur (8,5 %) et les logiciels (6,8 %), les appareils électroniques grand public (6,5 %), la musique (5,7 %), l’équipement sportif (5,1 %), les arrangements de voyage (4,4 %), les produits automobiles (3,6 %) et les produits pour la santé et la beauté — excluant les médicaments d’ordonnance (3,4 %).
Après une année de mesure, l’Indice montre donc une certaine progression du commerce électronique au Québec. Ainsi, le montant total des achats en ligne est passé de 242 millions de dollars en juin 2007 à 322 millions de dollars en juin dernier. Toutefois, le nombre de Québécois à acheter des produits et services sur Internet est, quant à lui, demeuré stable. À preuve, le pourcentage des adultes québécois à avoir réalisé des achats sur le web se chiffrait à 15 % en juin 2007 alors qu’il atteignait 14 % un an plus tard.

La réponse du rédacteur de Direction Informatique

Direction Informatique n’écrivent pas souvent positivement sur les blogues mais ils sont vites à commenter et c’est apprécié. Ce matin, je mettais en ligne mon billet Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires. L’un des premiers à commenter est monsieur Patrice-Guy Martin (ce qui prouve entre autres choses que les blogues non journalistiques n’ont peut-être pas de problèmes criants avec la qualité des commentaires) dont voici le contenu

Direction informatique n’est pas contre les blogues. Quand le temps me le permet, je blogue, je «facebooke» et je «twitterise», pour le plaisir ou pour les affaires, c’est selon. Le collègue Dumais en fait de même sur Technaute.
Ce qui ne nous empêche certainement pas des remises en question et récemment, ce que Nelson a voulu souligner dans une chronique c’est le débordement et les excès, côté commentaires. Selon lui, et d’après ce que lui ont confié des lecteurs, la floppée de commentaires souvent haineux finit par décourager les lecteurs sérieux qui risquent de décrocher. Les solutions ne sont pas toujours évidentes et bannir les commentateurs excessifs semble être un exercice à résultats très variables.
Je vous invite à venir partager avec nous votre point de vue sur la question ici (http://blogues.directioninformatique.com/patrice/2008/08/08/des-commentaires-et-des-blogues/111).
C’est d’ailleurs un sujet que j’aurais aimé soumettre pour discussion à la communauté des blogueurs en me rendant au prochain Yulbiz. En espérant que les obligations familiales me le permettront!
Cordialement,
PGM

Et voici ma réponse politiquement incorrecte (comme c’est souvent le cas, que voulez-vous, on a peut-être sorti l’homme en moi mais il a été remplacé par une « bitch »).

Ce qui est triste dans cette histoire est qu’effectivement, l’article de monsieur Dumais, traitait particulièrement du problème des commentaires sur les blogues de journalistes et que le titre lui était « le phénomène blogue tire à sa fin » et qu’on transpose un problème réel, mais pourtant isolé des blogues journalistiques et qu’on en fait un problème de la blogosphère, ce qui n’est vraiment pas le cas. Faites-vous dans le journalisme de sensations maintenant? Et que dire de « le bogue avec les blogues » ou « Des dérives dans la pratique des blogues » ? À quand un article qui fait le tour de ce qui se fait de bien dans les blogues d’affaires au Québec? Nous sommes en retard en ce domaine et votre lectorat qui doit être principalement composé de gestionnaires TI, s’ils s’adonnent à ne lire que les titres de votre revue, auront-ils l’impression que les blogues peuvent être bons pour leurs entreprises? J’en doute. C’est un milieu avec malheureusement trop de conservatisme qui ralentit l’innovation. Dernièrement, le trio SOM, CEFRIO, VDL2 révélait que 56% des dépenses des Québécois en ligne (en mai), se faisait hors de nos frontières. Disons que ce qui pourrait être un organe d’information de gestion des TI offrant des exemples positifs permettant aux gestionnaires TI d’expérimenter avec le Web 2.0, semble plutôt être un épouvantail à con. C’est très très dommage et votre revue perd beaucoup de plumes à mes yeux quant à la qualité de son traitement. Si vous dites des conneries sur un sujet que je connais très bien, puis-je porter crédit à votre traitement d’autres sujets que je connais moins? Ça reste encore, malheureusement à démontrer.

De vous voir à Yulbiz serait très intéressant et vous serez surpris de voir la vitalité de cette blogosphère québécoise. Pour ce qui est de votre question, les convives présents se feront un plaisir d’y répondre lorsque vous leur poserez la question. Vous pouvez aussi devenir commanditaire d’un événement et écrire la question du mois qui sera publiée sur le site de Montreal.Yulbiz.org. Le coût de cette opération est de $5000 et ça pourrait certainement redorer votre blason qui commence à être sérieusement terni par les articles loufoques que vous écrivez à propos des blogues.
Très cordialement, malgré ma franchise décapante…

MAJ

La réponse de monsieur Martin

Je sais que vous n’avez pas aimé ces articles, et vous l’avez mentionné à plusieurs reprises. Mais ça ne fait pas de nous un journal à sensations. D’ailleurs, nous avons aussi publié d’autres articles sur le sujet du Web 2.0 en général, y compris sur le sujet des blogues. En voici quelques-uns que je vous invite à lire.
Les entreprises n’échappent pas à l’irrésistible percée des blogues et de la MI publié en 2006, ou encore L’émergence des carnets/blogues corporatifs, Le blogue, un nouveau levier pour la prospection commerciale, L’Aéroport de Québec donne la parole à ses clients, IBM ne veut pas être le cordonnier mal chaussé ou en 2007, ceci Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0, Webcom Montréal 2007 en mode participatif , Le droit du Web 2.0, Le Web, pour maintenir l’attention et susciter l’interaction, et plus récemment MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0, HEC : tableau noir, forums de discussion et wiki et Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise.

Par ailleurs, si Yulbiz ou ses membres ont une proposition commerciale à nous faire, on peut me rejoindre directement au 514.876.9964 poste 223 ou par courriel. Et nous ne le ferons certainement pas pour redorer un blason que je ne crois pas si terni au demeurant. Mais bien parce que depuis 20 ans nous avons toujours crû et soutenu autant que nous le pouvions l’industrie des TI d’ici.

et ma réponse

Merci de ces infos qui mettent en perspective la perception peut-être erronée que j’ai eue de votre ligne éditoriale et merci d’avoir pris le temps de répondre. Je vais me faire un devoir d’aller lire ces articles et je commencerais certainement par Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise, puisque le titre suggère une réalité que je m’efforce e changer…

La SEC reconnaît les sites Web, blogues et forums comme canaux officiels de communications

Une excellente nouvelle ce matin venant du blogue de Pisani :

Les entreprises devraient bientôt pouvoir utiliser leurs sites publics et leurs blogs pour diffuser des informations officielles sur leurs activités. C’est ce que vient d’annoncer la Securities and Exchange Commission (SEC) qui veille à ce que Wall Street respecte la loi. Brian Solis salue l’initiative et croise les doigts pour qu’elle entraîne la mort des communiqués de presse. J’applaudis. M’abonner aux flux RSS qui m’intéressent m’épargnerait de pester contre leurs RP qui m’inondent chaque matin de communiqués dont je n’ai que faire.

Sur le site de la U.S Securities and exchanges commision on peut lire :

The release addresses certain issues that continue to arise under the antifraud provisions regarding the use of company web sites.
First, the release updates current guidance regarding the effect of accessing previously posted materials or statements on company web sites so that such previously posted materials or statements would not, without more, be considered reissued or republished for purposes of the antifraud provisions of the federal securities laws, including any duty to update such information.
Second, the release provides further guidance on how companies can hyperlink to third-party web sites without “adopting” the third-party information for liability purposes. The guidance suggests, among other things, that companies explain the context for the hyperlink to make clear why the hyperlink is being provided, be aware that selective choices to hyperlink to specific third-party information may indicate that the company has a positive view or opinion about that information, and consider using other methods to denote that the hyperlink is to third-party information.
Third, the release provides guidance for companies that provide summaries of information on their web sites in the context of the antifraud provisions including techniques that companies can use to highlight the summary nature of the information provided.
And fourth, the release addresses antifraud issues that may arise when issuers, their officers, and employees speak on company-sponsored blogs or electronic shareholder forums. In particular, it provides guidance for companies hosting or participating in blogs or electronic shareholder forums about the applicability of the antifraud provisions to statements made by the company or by a person acting on behalf of the company. It also highlights the restrictions on a company’s ability to require investors to waive protections under the federal securities laws as a condition to entering or participating in a blog or forum.
The release also provides guidance about the extent to which “disclosure controls and procedures” apply to statements on company web sites and helps to clarify the boundaries of disclosure controls and procedures, since companies must disclose whether their disclosure controls and procedures are effective.
Finally, the release acknowledges that the nature of online information is increasingly interactive, and not static. The release, therefore, makes clear that information appearing on company web sites does not need to satisfy a printer-friendly standard or be in a format comparable to paper-based information, unless the Commission’s rules explicitly require it.

Bon, cela étant dit, les paris sont ouverts pour savoir ça va prendre combien de temps à l’Autorité des marchés financiers pour en faire autant de ce côté-ci de la frontière. Moi je prédis deux ans, et vous?

Profilage internet et le Commissaire à la vie privée au Canada (mon entrevue à la radio Radio-Canada Alberta)

Voici une entrevue que j’ai accordée ce matin à Benoît Livernoche de l’émission Le Café Show de la radio de Radio-Canada Alberta . Le sujet porte sur l’intérêt ou non, pour le Commissaire à la vie privée au Canada, de se pencher sur les pratiques de profilages de navigation des internautes et des enjeux possibles que cela peut avoir sur la vie privée. Dans l’entretien, je discute des statistiques encore disponibles pour un certain temps sur eMarketer et de celles de l’Indice du commerce électronique du trio SOM, VDL2, CEFRIO. Aussi, comme vous le remarquerez, j’ai encore beaucoup de travail à faire au niveau de ma voix :-(     Cependant, ça n’enlève rien à mon expertise et à mon point de vue d’experte. Du moins, je l’espère…

L’entrevue d’une durée de 6 minutes 25 secondes, de format MP3

Les ¾ des Canadiens seront en lignes bientôt

Dans mon dernier billet, Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays, on note que 60 % des ventes en ligne échappent à l'économie nationale. Ironiquement, de nouvelles statistiques d’eMarketer révèlent que les 2/3 des Canadiens sont maintenant en lignes, que les ¾ y seront en 2012 et que la pénétration des accès hautes vitesses y est plus forte que la plupart des pays, incluant les États-Unis! Quelle ironie que d’observer à quel point nos entreprises tirent encore de la patte pour être efficace en ligne!

Pénétration du nombre d'internautes au Canada

Pénétration des branchements hautes vitesses au Canada

Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays

Déjà en 2005, je m’inquiétais de l’américanisation possible de notre industrie touristique en ligne. Ces craintes sont maintenant confirmées par l’indice du commerce électronique qui révèle que près de 60 % des ventes en ligne échappent à l'économie nationale.

En mai dernier, 17 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 251 millions de dollars de produits et services sur Internet, révèle le plus récent Indice du commerce électronique au Québec réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages. Ainsi, plus d'un million d'adultes québécois ont dépensé une moyenne de 240 dollars par consommateur.
L’Indice révèle également que 58 % des achats effectués sur Internet par les adultes québécois au cours du mois de mai 2008, ont été réalisés sur des sites situés à l’extérieur du Canada. Ainsi, 146 millions de dollars ont abouti dans des coffres non canadiens, ce qui représente, en moyenne, une dépense de 139 dollars par acheteur québécois. À titre comparatif, rappelons qu’en mars 2008, l’Indice dévoilait que 36 % des achats effectués en ligne par les Québécois avaient été réalisés auprès de détaillants ou de particuliers situés à l’étranger.
Sur une période d'un an, l'Indice démontre une certaine stabilité. En mai 2008, 17 % des adultes québécois ont acheté des produits et services sur Internet contre 18 % en mai 2007. Le montant moyen dépensé par acheteur a, quant à lui, subi une légère baisse passant de 281 dollars en mai 2007 à 240 dollars un an plus tard.

Encore un autre incitatif qui devrait motiver les gouvernements à aider nos entreprises à se positionner convenablement sur le web et à celle-ci, à se « diguidiner » (pour les copains français ça veut dire à se sortir les deux pieds de la même bottine) et à enfin être là ou les consommateurs les attendent…

Glassdoor, le Web 2 à la rescousse des infos salariale

C’est via un twitt de Vanina qui pointe vers Techcrunch que je prends connaissance de l’existence de Glassdoor.com, cette startup qui dévoile les dessous salariaux des grandes entreprises TI et des dirigeants qui les mènent. Au moment d’écrire ces lignes, le site était indisponible, sans doute dû à l’effet Techcrunch (mais peut-être ont-ils le même hébergeur que Twitter?).

The idea behind Glassdoor  is simple: You tell me your salary, and I’ll tell you mine. (…) The site collects company reviews and real salaries from employees of large companies and displays them anonymously for all members to see. (The startup plans to make money from ads targeted at job seekers, premium services, and aggregated compensation data it wants to sell to HR professionals).
The idea is to collect as much detailed salary information and feedback for every job title at a company so that job seekers can know how to evaluate an offer, and current employees can see how they are doing relative to their peers. “When the annual compensation review comes,” says CEO Robert Hohman, “you need to know what your market value is.” Or you can just live vicariously through others.

EconPapers, documents scientifiques économiques

Bon, ce sera ma journée "CONTENUS DUPLIQUÉS", pour vous parler d’un autre site qui duplique un de mes contenus depuis des années et dont je suis particulièrement fière. Il s’agit de EconPapers

EconPapers provides access to RePEc, the world's largest collection of on-line Economics working papers, journal articles and software.

 Et RePEc

(Research Papers in Economics) is a collaborative effort of hundreds of volunteers in 63 countries to enhance the dissemination of research in economics. The heart of the project is a decentralized database of working papers, journal articles and software components. All RePEc material is freely available.

Pourquoi je vous parle de ça? Parce que depuis des années, je reçois les statistiques de téléchargement et de visionnement du seul contenu qu’ils ont de moi. Il s’agit du document scientifique Les Web Services et leur impact sur le commerce B2B (PDF) qui est un résumé de mon mémoire de maîtrise Les Web Services : Définition, technologie, acteurs, impacts sur les entreprises et problèmes (PDF). Comme quoi, la duplication de contenus n’est pas réservée qu’aux imbéciles ou qu’aux gens en manque de visibilités…
Incidemment, c’est aussi une source inépuisable de documents économiques de qualités et drôlement pertinents.

L’épouvantail de la sécurité des données et des renseignements personnels

On est encore partie pour une ronde de promotion de la peur du Web et de la désinformation quant à la sécurité des renseignements personnels sur le Web, avec une nouvelle étude commanditée par CA Canada, qui incidemment, vend de la sécurité informatique. Quel hasard?

Ainsi, on apprend dans le communiqué de presse, que :

Seuls sept pour cent des Canadiens estiment avoir une grande confiance envers les détaillants, les banques et les gouvernements canadiens pour la protection de leurs renseignements personnels, révèle un nouveau sondage réalisé à l'échelle nationale de CA Canada, principale société de logiciels d'entreprises.
    Parmi ces trois types d'organisations, les détaillants canadiens obtiennent le plus bas taux de confiance, alors que moins d'un pour cent (0,5 %) des consommateurs affichent une grande confiance quant à la capacité des détaillants à protéger leurs renseignements confidentiels en ligne.
    L'image des grandes banques canadiennes à cet égard est aussi peu reluisante alors que seuls 9 % des Canadiens sont convaincus que les grandes institutions financières peuvent protéger leurs données confidentielles en ligne.
    Loin d'obtenir un appui de taille, les gouvernements fédéral et provinciaux n'en demeurent pas moins les meilleurs dans l'opinion des Canadiens. Parmi les répondants, 12 % manifestent une grande confiance quant à la capacité des gouvernements canadiens à protéger leurs données confidentielles en ligne.

On nous informe aussi que :

Comme le volume des renseignements personnels se retrouvant en ligne augmente, un nombre accru de Canadiens ont été victimes de vol de renseignements personnels, notamment leur numéro d'assurance social ou des données sur leur carte de crédit. Parmi les répondants, 14 % ont indiqué avoir été victimes d'un vol de leurs renseignements personnels et près de la moitié (44 %) ont affirmé connaître quelqu'un qui a été victime de vol de ses renseignements personnels.

Paradoxalement, selon le FTC américain (PDF)

Prevalence. The 2003 survey found that 4.6% of the survey population had experienced ID theft during the one year period before the survey was conducted. The 2006 survey found that 3.7% of the survey population had experienced ID theft during 2005. The difference between the rates is not statistically significant.6 Given the sample sizes and the variances within the samples, one cannot conclude that the apparent difference between the two figures is the result of a real decrease in ID theft rather than a result of random variation.

Average amount obtained by the thief. Both the 2003 and 2006 surveys asked victims for their best recollection of the amount of money obtained by the thief. In the 2006 survey, the average amount obtained by the thief was $1,882, whereas the average was $4,789 in the 2003 survey.

Donc le vol d’identité n’a pas réellement augmenté aux É.-U. et il semble même que les montants associés à ces vols aient diminués (quoique Syvovate est assez transparente pour admettre que cela peut simplement être dû aux changements dans son questionnaire). Donc pas de quoi fouetter un chat.  Pour le Canada, selon Phonebusters.com (site de la Gendarmerie Royale du Canda, de Ontario Provincial Police et du Couvernement du Canada), le nombre de victimes de vols d’identités est plus bas que ce qu’il était en 2002 pour un montant supérieur à celui de 2002, mais inférieur à ceux de 2003 ou 2004. Regardez d’ailleurs mon tableau colligé selon les chiffres « officiels » de l’organisme.

Les fraudes informatiques par rapport aux autres types de fraudes

Dans le tableau suivant, tiré de A Feasibility Report on Improving the Measurement of Fraud in Canada (PDF) de statistiques Canada, on apprend que les fraudes informatiques (computer fraud) ne représentent qu’un pour cent de tous les types de fraudes au Canada.


De plus, dans un mémoire du 8 mai 2007 Mémoire présenté au Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique sur le site du Commisariat à la protection de la vie privée du Canada, à la note de bas de page 3, on apprend que :

selon le Rapport de 2006 sur l’étude sur la fraude identitaire, basé sur 5 000 entrevues téléphoniques, 47 p. 100 des vols d’identité sont perpétrés par des membres de la famille, des collègues, des voisins ou d’autres personnes connues des victimes. Une étude diffusée à grande échelle par le professeur Judith Collins de l’Université d’État du Michigan indique qu’environ 70 p. 100 des vols d’identité résultent du vol de renseignements personnels faits par des employés au sein de leur entreprise.

Mais encore, selon le FBI, dans le rapport Internet Crime Report 2007 (PDF), de tous les crimes Internet reportés, le vol d’identité ne représente que 2.9% de tous les crimes internet répertoriés.

Ma conclusion

L’épouvantail du vol d’identité nuit au commerce électronique et à la perception des consommateurs quant à la sécurité des transactions en lignes. Il fait vendre de la sécurité informatique (ce qui n’est pas une mauvaise chose, on n’est jamais assez prudent) et créant un paranoïa artificielle qui répond à une branche de l’industrie des TI et nuit énormément aux autres portions de cette même industrie. L’industrie des TI est schizophrène en continuant de faire la promotion d’un problème qui n’est pas relié à son industrie et se tire continuellement dans le pied.