Une nouvelle soi-disant étude, prédit les profiles narcissique grâce à Facebook

C’est via un twitt d’Isatruc que je prends connaissance de l’article Facebook Profiles Can Be Used To Detect Narcissism. Je me souviens de l’un de mes mentors et anciens professeurs Jacques Nantel, qui nous disait qu’il faut faire très attention avec les sondages puisque les gens ont l’habitude de vouloir se montrer sur leur meilleur jour. Ainsi, si on demande à un interviewé combien de fois il va au théâtre par année, une fois ces données colligées, on s’aperçoit qu’il n’y aurait pas assez de théâtres et de représentations à Montréal pour satisfaire à la demande apparente! Ce qui est très loin d’être le cas…

C’est ce genre de connerie que nous retrouvons dans cette pseudo étude qui prétend :

“We found that people who are narcissistic use Facebook in a self-promoting way that can be identified by others,” said lead author Laura Buffardi, a doctoral student in psychology who co-authored the study with associate professor W. Keith Campbell.

The researchers, whose results appear in the October issue of the journal Personality and Social Psychology Bulletin, gave personality questionnaires to nearly 130 Facebook users, analyzed the content of the pages and had untrained strangers view the pages and rate their impression of the owner’s narcissism.

The researchers found that the number of Facebook friends and wallposts that individuals have on their profile pages correlates with narcissism. Buffardi said this is consistent with how narcissists behave in the real-world, with numerous yet shallow relationships. Narcissists are also more likely to choose glamorous, self-promoting pictures for their main profile photos, she said, while others are more likely to use snapshots.

Quelle absurdité! Je me demande s’ils avaient fait le même test avec des albums de photos de mariage, s’ils auraient conclu que les mariés sont généralement narcissiques parce qu’ils se présentent avec de beaux habits, que tout le monde arbore un sourire qui peut être faux, et cetera.

De plus, dans l’article il n’est fait mention nulle part d’un test psychologique préalable qui aurait réellement évalué l’état psychologique des 130 utilisateurs Facebook pour valider lesquels d’entre eux sont réellement narcissique puis de corroborer cela avec les impressions des sondés. Des fois, lorsqu’on a des préconceptions et qu’on tente de prouver qu’elles existent, il devient facile par la suite de les prouver.

La crise financière américaine pourrait aider le Web

Comprenez bien que je ne suis pas devineresse. Je crois cependant que bien que la crise financière que nous vivons sera très néfaste pour plusieurs épargnants, pour les gens qui perdront leurs emplois ou leurs maisons à cause de problèmes hypothécaires, elle pourrait aussi avoir certains effets bénéfiques, notamment sur la croissance des affaires électronique. Pourquoi je pense ça?

Lors de rationalisation, les entreprises cherchent à trouver des moyens de faire plus avec moins. Le « self service » que permet le Web répond justement à cet objectif d’affaires.

Les outils de travail collaboratifs devraient être de plus en plus utilisés (web conférence à la Skype, outils de partages de documents à la NetMeeting, hub de gestion des connaissances comme les Wiki) afin de réduire les dépenses de déplacements et d’hébergements.

La crise financière jumelée à la croissance du prix de l’essence incitera de plus en plus les consommateurs à magasiner sur le Web avant d’utiliser la voiture pour aller faire un achat en magasin. J’anticipe aussi que les achats qui se feront sur le Web augmenteront pour la même raison.

Toujours dans l’esprit de rationalisation, les placements publicitaires traditionnels pourraient décroitre et être redirigés vers le Web qui « semble » plus efficace et moins couteux.

Le travail à domicile pourrait être valorisé afin d’épargner sur le pied carré et les frais associés en terme de location d’espace à bureaux.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, j’ai comme l’impression d’être dans un secteur économique qui sera choyé durant cette récession qui s’annonce. Et vous, vous êtes d’accord avec ça?

MAJ
Je reviens de la conférence de presse de l’indice du commerce électronique et en guise de conclusion, Philippe Le Roux de VDL2 écrivait :

  •   En mandarin, le mot crise est composé de deux caractères. Le premier signifie danger et le deuxième opportunité.
  • Le commerce électronique offre aux entreprises québécoises l’opportunité de mieux traverser le ralentissement économique actuel
  • L’adoption du commerce sur Internet offre à nos entreprises l’occasion de :
    • Récupérer 1.2 milliard de ventes pour les entreprises québécoises;
    • Réduire les coûts d’opération sans couper dans le service;
    • Rattraper le retard pris sur la concurrence internationale.

À la question que je lui posais, si vous étiez un devin, quelle serait votre perspective pour le Web par rapport à la récession américaine appréhendée? Il répondit :

On observe des coupures marketing aux É.-U. partout sauf sur Internet. Ces coupures vont de 15 à 18% en publicité traditionnelle, mais on observe une croissance de 8% en matière de publicité en ligne. Les entreprises devront faire plus avec moins et le Web permet ça. Les entreprises qui sont déjà sur le Web vont continuer sur leur lancée, mais ce sera plus difficile pour celles qui n’y sont pas. On observe aussi une croissance des ventes en ligne aux É.-U. au même moment que le prix de l’essence augmente, mais à ma connaissance, aucune étude n’a encore établi de corrélation directe.

J’en conclus donc que Philippe Le Roux et moi-même sommes pas mal sur la même ligne de pensée…

MAJ2

Ce billet est cité dans LePost.fr

Culture en péril et démocratie périlleuse

Concernant mon billet Dadaïsme 2.0, en période électorale, voici certaines mises au point que j’aimerais faire.

Tout d’abord, le viral fait par le groupe de pression artistique encore inconnu est d’une efficacité exemplaire. Il est évident qu’en mettant ensemble sur le même plateau de tournage, Stéphane Rousseau, Michel Rivard et Benoît Brière et de ne diffuser une production vidéo commune que sur le Web, ça obtiendra une « viralité » hors du commun.

Je suis aussi très consciente des difficultés jurisprudentielles énormes que peut avoir n’importe quelle loi, lorsqu’appliquée sur le Web. Ce tournage aurait pu être fait entièrement à l’étranger et mis en ligne via n’importe quelle partie de la planète et nos lois, pourraient ne pas s’y appliquer du tout et pourtant, la vidéo virale aurait eu exactement le même effet.

Je fais aussi une différence entre l’expression citoyenne de gens qui mettent des contenus textuels, vidéos, photographique ou autre à saveur politique (et du non-sens pour Élection Canada de tenter de sévir on de réguler cet espace numérique) et la vidéo de Culture en Péril, qui peut difficilement se faire passer pour une expression citoyenne. Ne serait-ce que par la qualité du rendue, des équipements sophistiqués (éclairages, sono, caméras, montages, décors etc.), de l’équipe de création, de production, de maquillage de post-production, du scénario, etcetera, cette production est une production professionnelle. De plus, il s’agit de toute évidence d’un collectif plus grand que celui des trois vedettes millionnaires qui jouent dans le clip. C’est donc ce qu’on pourrait appeler un groupe de pression. Or, les groupes de pression, lors d’élection générale, sont aussi sujet à la loi et leur vidéo peut être très certainement considérée comme une publicité électorale faite par des tiers. Je vous suggère d’ailleurs de revoir le TABLEAU DES INFRACTIONS LOI ÉLECTORALE DU CANADA et d’y remarquer le nombre impressionnant d’infractions que ce groupe de pression peur avoir commis, et les peines criminelles qui peuvent y être associé. Je comprends que les « artistes » ayant participés à cette « crosse » ne veulent pas se nommer. Ils sont peut-être couillons, mais ce ne sont pas des imbéciles. De plus, le bénévolat est permis dans les publicités électorales faites par des tiers. Cependant :

349. Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.
« dépenses »
(…)
• c) la valeur commerciale des produits et services donnés ou fournis, à l’exception du travail bénévole;
• d) les sommes égales à la différence entre les sommes payées et les dépenses engagées au titre des produits et services – exception faite du travail bénévole – d’une part et leur valeur commerciale d’autre part, lorsqu’ils sont fournis à un prix inférieur à cette valeur.

Les équipements, les services et tout ce qui entre dans la production de ce vidéo (hormis le « bénévolat ») doivent être comptabilisés et fournis au Directeur des élections. Ce qui n’est clairement pas le cas. Ça évite entre autres, les magouilles telles que celles qu’on a déjà connues lors du scandale des commandites…

En conclusion, ce n’est pas parce qu’il est difficile, voire impossible de réguler convenablement ce qui se fait sur le Web que je suis obligée de cautionner les conneries qui peuvent s’y faire. Il est clair que les partis eux-mêmes devraient s’inspirer de la viralité que « le groupe de pression artistique » a démontré dans cet exercice. Je suis POUR la culture et POUR son financement. Je suis cependant CONTRE les tactiques politiques déloyales, illégales, anonymes et clairement antidémocratiques. Lors du scandale des commandites, les firmes de communication marketing et de relations publiques faisaient aussi du bénévolat…

Dadaïsme 2.0, en période électorale

Ce matin, dans twitter, c’est l’effervescence à propos du vidéo mis sur YouTube d’une source inconnue, Cultureneperil, que voici.

C’est du dadaïsme 2.0!

Le dadaïsme c’est, selon Wikipedia :

Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les “vieilleries” du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite.

Nous assistons donc à une nouvelle forme d’expression artistique qui exploite, à des fins politiques partisanes, le Web 2.0 pour faire passer son message. Qui plus est, on écorche de manière « irrespectueuse, extravagante » l’autre solitude canadienne, celle qui est anglophone. Mais ce qui me dérange avec ça (comme ce qui devait déranger les biens pensants du début du 20e siècle, quoique ça me fait drôle de me mettre dans le camp des bien pensants) est qu’en période électorale, que des artistes éminents, pamphletisent à des fins électoralistes (il y a ce passage : Votez contre Harper et ses coupures dans la …) sans respect pour la loi qui demande de comptabiliser les dépenses électorales. Qui a payé pour ça? Ce vidéo peut difficilement entrer dans la catégorie de l’expression libre du simple citoyen. Je me souviens d’ailleurs à quel point j’avais été outrée de voir les déclarations d’amour du Canada anglais la veille du dernier référendum. Je trouve que « cette expression artistique 2.0 » entre dans la même catégorie de tactiques électoralistes déloyales. Ce n’est pas parce que je suis contre les coupures dans la culture que j’approuve les moyens douteux qui sont utilisés pour faire valoir le point de vue des artistes…

Voilà, vous pouvez contester mon point de vue maintenant…

Mon blogue censuré par le gouvernement fédéral

Il appert que les fonctionnaires du gouvernement fédéral ne peuvent visiter certaines portions de mon blogue à partir de leur lieu de travail. Mon site serait à l’index de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, le ministère qui gère les accès internet de l’ensemble des ministères canadiens. J’apprends cette nouvelle étonnante via les commentaires du billet de branchez-vous! Qui parle de ma critique du nouveau site du Parti conservateur, Élections automnales : un gaspillage?

Ben a dit le 5 septembre 2008
Intéressant, j’essaye d’aller sur le site de Michelle Leblanc et l’accès est bloqué. Je peux me rendre sur http://www.michelleblanc.com mais pas sur l’article mentionné par Madame Gladel.

On dirait que quelqu’un “s’amuse” à TPSGC à filtrer les sites avant les élections.

Cecile Gladel a dit le 5 septembre 2008
Ben : c’est votre accès internet qui doit bloquer car je n’ai aucun problème pour y accéder….

Ben a dit le 5 septembre 2008
@Cecile Gladel
C’est ce que je disais, c’est mon Ministère qui bloque l’accès aux sites. En fait, 2 des trois sites qui critiquent le gouvernement dans votre article ne sont pas accessibles à partir du bureau. On obtient notre beau message qu’on essait d’accèder un site non-autorisé. Le même message, exemple, que si on essait d’aller sur youtube. Vive la censure :)

Quelle nouvelle! Je serais censurée par mon propre gouvernement? Je savais que je dérangeais, mais à ce point là, ça me surprend…

MAJ

Le plus ironique de l’histoire est qu’un autre ministère a déjà sélectionné un autre de mes blogues, Côté givré, comme l’un des meilleurs exemples de la culture en ligne canadienne. Ma foi, ils ne se parlent pas entre eux?

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Selon un courriel que je viens de recevoir d’un fonctionnaire fédéral, il semble que ce soit maintenant tout mon site qui est censuré pour les fonctionnaires. Quelle tristesse et en plus comme ça, on peut noyer le poisson…

Parti Conservateur, un nouveau site “poche”

C’est le copain journaliste Tristan Péloquin qui me téléphone pour savoir ce que je pense du nouveau site du Parti Conservateur du Canada. Mon verdict : c’est de la merde. C’est un site qui est bâti à partir de la plate-forme de Backbone Technology, qu’ils appellent Expression . Ce n’est pas une mauvaise technologie (sur papier dans CMSMatrix) mais disons qu’elle est mal utilisée par ses créateurs et par le parti Conservateur. Ils n’ont pas fait de mod_rewrite ce qui fait que le site est très peu perméable aux moteurs de recherches (lire ici peu visible). Le premier sous-répertoire sert à discriminer entre le français et l’anglais ce qui est improductif. Il vaut mieux faire deux sites complètement franco et anglo et les hyperliers ensemble. Ils ont des menus déroulants et beaucoup de photos (sans alternate text (pour les aveugles) et avec des noms comme resampled_20080831-TopStory-GeoMap-f). Il y a peu de texte et ceux qu’on y trouve parlent du moi, moi, moi. On note aussi une percée vers les médias sociaux dans le genre de « parler de moi » plutôt que dans celui plus positif de « dialoguons ensemble ». Allez revoir le site d’Obama ou mon billet sur le site du Bloc Pot lors des dernières élections, et vous y verrez une méchante différence.

Ha oui, ils ont des balladodiffusion mais pas de blogues…

MAJ
De la philosophie différente
Sur le site d’Obama les onglets sont :

Learn
Issues
Media
Action
People
States
Blog
Store

Sur celui du Parti conservateur, les onglets sont:

Home
Leader
Party
Team
Policy
Press
Multimedia
Language

Sur la page d’accueil du site d’Obama, on est reçus par des textes signés du blogue principal du site (dont le dernier billet contient plus de 300 commentaires) et par d’autres contenus textuels. Le site incite à l’échange.

Sur la page d’accueil du site des conservateurs, de nombreuses photos présentant le PM ou critiquant l’opposant, genre BD, est la première impression que nous donne la présence Web. Est-ce un site vide d’idées et de contenus? Où est la section qui nous permet d’interagir? Après une journée de travail, vais-je réellement aller sur ce site relire les communiqués de presse ou revoir les pubs du Parti? Humm, je ne le pense pas…

MAJ2

Tristan Péloquin, comme suite à nos discussions téléphoniques concernant le nouveau site des conservateurs, a écrit l’article Les conservateurs en cybercampagne d’où il mentionne mon point de vue :

Aux yeux de Michelle Blanc, consultante montréalaise en positionnement sur l’internet, même si le Parti conservateur s’inspire largement du langage des réseaux sociaux pour son site, le résultat n’est pas convaincant. «C’est un site qui fait l’apologie du moi, moi, moi’. Il manque cruellement de possibilité de dialogue pour les internautes», croit-elle. «Aux États-Unis, c’est une chose que l’équipe de Barack Obama a très bien comprise. Son site permet aux fans de débattre entre eux, au risque de perdre le contrôle sur le message. Au bout du compte, cela fait en sorte que les gens s’approprient le discours du parti, et ça marche. Malheureusement, les conservateurs préfèrent plutôt mettre en ligne des photos et des textes léchés. Je doute qu’au bout du compte, M. ou Mme Tout-le-monde ait envie d’y aller après le travail, si c’est pour lire le même message aseptisé que celui qu’on entend à la télé toute la journée.»

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Ce billet est aussi cite sur le site de la télévision de Radio-Canada. Merci bien…

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Il est aussi cité sur le site de Branchez-Vous! Incidemment, ça apporte de la visibilité médiatique de mettre en pratique ses connaissances d’affaires, appliquées à l’actualité! Avis à mes clients, rien ne vous empêche de cerner dans vos pratiques d’affaires des liens avec des événements médiatiques courants, juste un petit clin d’œil comme ça…

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Il semble que ce billet est censuré pour les fonctionnaires fédéraux depuis leur lieu de travail.

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Ce billet est aussi cite dans l’article Cherche candidats sachant surfer du journal Metro Montréal

Google censure les rétroliens sur le billet à propos de GoogleChrome

Hier soir, en vérifiant mes statistiques de Mybloglog, je découvre avec stupéfaction plusieurs hits venant de http://googleblog.blogspot.com/2008/09/fresh-take-on-browser.html pour mon billet d’hier Chrome. Je vais donc visiter cette page pour découvrir que mon rétrolien n’y est pas et que la dernière visite remonte à 16h18. Aujourd’hui, aucun hit. Est-ce que Google censure les rétroliens qui ne flattent pas l’égo marketing de la nouvelle bébelle chromée? Il semble que ce soit le cas et ce n’est pas très éthique pour une entreprise de la trempe de Google. Peut-être ne sélectionnent-ils que les billets « qu’ils trouvent acceptables ». Je ne connais pas la politique des hyperliens sur les blogues de Google, mais ça me surprend et m’apparaît « douteux ». Je suis d’ailleurs curieuse de voire combien de temps ce nouveau billet restera dans la dite page…

Preuve que lhyperlien de mon billet est déjà apparu sur la page de Google

Preuve que l'hyperlien de mon billet est déjà apparu sur la page de Google

MAJ Mea Culpa

Finalement, je ne crois plus que Google censure les rétroliens, mais plutôt, comme le suggère Éric Baillargeon, qu’ils ne gardent que les 100 derniers rétroliens qui pointent vers leur billet. Ils auraient cependant avantage à l’indiquer CLAIREMENT quelque part. Mes excuses à Google…

Pour preuve, cette capture d’écran avec mon billet qui ne resteras probablement que quelques heures…

Preuve que Google ne censure pas les rétroliens

Preuve que Google ne censure pas les rétroliens

NON c’est pas cher

Bon, bon, bon, il faut que je parte quelques jours pour que Claude Malaison se décide enfin à péter sa coche?

Comme l’amie Michelle Blanc est partie vers la gloire à Toronto (juste avant le Festival du film et Brad Pitt), la porte est grande ouverte pour que je fasse, comme elle le dit si bien, «une montée de lait». Pourquoi direz-vous ? Parce que je suis malade et fatigué (sick & tired) de me faire rabâcher les oreilles avec les prix supposément trop élevés d’inscription à la conférence webcom-Montréal.

Et il en rajoute

En ce lundi nuageux et frisquet qui me fait penser à l’automne, je voulais parler de choses et d’autres. Juste quelques mots en premier sur mon dernier billet qui a suscité bien des commentaires, la majorité d’appui. En plus des commentaires, je voulais partager avec vous le billet de l’ami Francis Bilodeau sur son blogue Kranf.com, qui va dans le même sens. À lire aussi le commentaire du PDG de Dessins Dummond, Yves Carignan sur la «frilosité» des entreprises québécoises. Je ne suis pas le seul donc à déplorer le manque de vision des entreprises québécoises et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale.

Mon avis là-dessus?

Les Québécois sont reconnus comme un peuple innovant. Malheureusement, nos entreprises, lorsque vient le temps de parler de Web, sont toujours plus ou moins deux ans en retard sur ce qui se fait aux États-Unis (je généralise évidemment). Plusieurs facteurs contribuent à cet état de fait. Tout d’abord, durant plusieurs années le gouvernement à largement financer la R&D technologique, mais sans mettre une cenne sur l’analyse de marché, la validation du plan d’affaires ou la commercialisation. Ça a donné une panoplie de petites boîtes qui pensaient toutes avoir inventé le bouton à quatre trous (lire ici qu’ils croyaient avoir développé LE CMS révolutionnaire qu’ils voulaient vendre à prix d’or alors que des solutions « open source » plus performantes existent et sont disponibles gratuitement). Puis il y a aussi toute cette industrie des communications marketing qui font des cochonneries inutiles et dispendieuses et s’autocongratulent avec des prix qu’ils se donnent entre eux. De leurs clients imbéciles qui sont tout satisfait d’avoir remporté un prix (disons un Boomerang) sans se poser la question du retour sur l’investissement. Puis il y a aussi toute cette industrie des intégrateurs traditionnels (CGI, DMR, LGS et. al.) qui font de très gros projets qui ne finissent jamais, qui vont chercher dans les centaines de millions de dollars et qui pourraient être terminés en moins de deux si elles adoptaient plutôt des approches Web Services et SOA (c’était mon mémoire de maîtrise (PDF) d’il y a cinq ans (sic)). Je me souviens d’ailleurs d’un lunch avec l’un des premiers vice-présidents de l’une de ces grosses boîtes qui me répondit lorsque je lui demandais pourquoi sa boîte ne faisait pas de Web Services ou n’en parlait pas à ses clients « notre mission n’est pas de faire de l’éducation, mais elle est de faire de l’argent ». Disons que c’était assez clair. Puis il y a les Telcos qui tout en étant des diffuseurs de contenus, nous inondent de technologies de moyens de gammes à des coûts prohibitifs, plutôt que de favoriser l’innovation nationale en rendant disponible des technologies de pointe. Je me souviens encore de ce téléphone caméra Nokia qu’avait Loïc Le Meur lors de son dernier passage ici il y a deux ans. Ce téléphone n’est toujours pas disponible ici et ne le sera probablement jamais à cause de la guerre des standards sans fil que se font nos Telco. Et que dire de TIVO qui est disponible aux É.-U. depuis des années et que nous ne verrons jamais ici puisque les TELCO sont à la fois diffuseurs et compagnie de télécommunication? À bien des égards, sur plusieurs technologies, nous sommes à l’âge de pierre de l’innovation. Mais comme je le disais déjà à propos de l’approche de nos gouvernements par rapport aux médias sociaux (et ça s’applique aussi à nos entreprises)

La prudence est certes une vertu, mais elle empêche souvent l’émergence de l’innovation. Disons que dans un contexte gouvernemental, j’aime encore mieux le courage expérimental de la LAFD (Los Angeles Fire Department). Eux utilisent déjà les blogues, Twitter, Flickr, YouTube, les groupes de discussions, la baladodiffusion et j’en passe. Ici on observe prudemment et on attend, là-bas ils expérimentent et abattent les barrières pour s’approcher des citoyens. Deux visions diamétralement opposées qui font la différence entre un gouvernement de suiveux, ou de chef de file…

Ce n’est donc pas surprenant de constater que prêt de 60% des ventes en lignes des Québécois, échappent à notre économie nationale. On récolte ce que l’on sème… et on trouve que $395 “c’est pas mal cher”…

De l’utilité du blogue comme outil de catharsis

En lisant un récent billet de Michel Dumais, un autre de Mario Asselin sur la mort de son père (il est à noter ici que Mario ne parle que très rarement de sa vie personnelle) et en me remémorant mon propre coming out, j’en arrive à supporter l’hypothèse émise par l’un de mes lecteurs, que le blogue, dans certaines circonstances (dont l’authenticité), peut servir d’outil cathartique pour le lecteur et thérapeutique, pour l’auteur.

Dans Paperblog.fr on pouvait lire :

Qu’un blogue d’affaires à succès génère en même temps des bénéfices sociaux, voilà une belle contribution. Mais en plus, et là j’émets une hypothèse, je crois que cette histoire nous démontre également qu’un blogueur peut tirer un bénéfice personnel de sa popularité sur le Web pour mieux vivre une “crise”. Dans l’isolement, est que Michelle Blanc aurait eu la vie plus facile? Car on s’entend que ce qu’elle vit doit être extrêment difficile, le vivre publiquement encore plus. À ma première lecture du billet que je vous suggère plus haut, je me suis dis “Wow, ça doit être l’enfer d’annoncer ça à tous ses lecteurs”. Avec le temps, j’ai conclu que ce fut somme toute assez positif de pouvoir en parler avec tant de gens, avoir des discussions, recevoir des encouragements et faire avancer la compréhension sur la question.

La Catharsis, concept d’Aristote, est (selon Wikipedia) :

La catharsis est la purgation des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. Pour Aristote le terme est surtout médical mais il sera interprété ensuite comme une purification morale. En s’identifiant à des personnages dont les passions coupables sont punies par le destin, le spectateur de la tragédie se voit délivré, purgé des sentiments inavouables qu’il peut éprouver secrètement. Le théâtre a dès lors pour les théoriciens du classicisme une valeur morale, une fonction édifiante. Plus largement, la catharsis consiste à se délivrer d’un sentiment encore inavoué.(il faudrait de plus dire que l’opinion d’Aristote est contraire à celle de Platon et de saint-Augustin. )

Les commentaires de mon billet de coming-out et ceux du copain Mario Asselin sont tous plus positifs et profonds les uns que les autres. Les gens peuvent s’identifier aux émotions qui sont transmises par les révélations d’épreuves de vie comme en témoigne ce premier commentaire au billet de Mario :

Merci de partager cette réflexion personnelle avec nous tous, Mario. Quand je perdrai de vue qu’il est possible d’apprendre dans une épreuve, je relirai ce billet. Ta franchise et, surtout, ta sérénité dans ce moment douloureux me vont droit au coeur.

Les gens peuvent être et sont touchés émotionnellement par la lecture des blogues. Même s’ils ont une fonction éducative, d’affaires, politiques, personnelles ou autre, les blogues sont écrits par des humains qui vivent des situations dramatiques qu’ils se doivent quelquefois de partager. Mais la fonction thérapeutique des commentaires des lecteurs touche aussi le blogueur. Je peux en témoigner et je me souviens encore mes propres larmes à la lecture de ceux-ci de même que celles de mon ex-femme lorsqu’elle prit connaissance de tout cet amour que l’on m’écrivait. Mario aussi fut grandement touché par la lecture de ses commentateurs comme il le dit si bien lui-même :

En ce vendredi soir de spectacle, après avoir été entouré comme rarement dans ma vie, je suis seul à la maison (puis-je dire enfin?) et je prends le temps de relire ces réactions, tout doucement…

Comment vous remercier?

Ma famille a beaucoup apprécié ces témoignages de gens qu’elle ne connaît pas. Il a fallu que j’explique… Les blogues, la communauté des édublogueurs, La Toile, etc.

Merci.

J’ai vécu des moments extraordinaires ces derniers temps. Ce soir, je peux dire que la page est tournée. Pas grand-chose de «pas nettoyé», comme a dit Marie-Josée… Et la cérémonie de jeudi… Ouf! Quel ambiance… Vous étiez parmi nous, ne serait-ce que parce vous étiez dans plusieurs conversations ;-)

Je ne reprendrai pas chacune des interventions, mais disons simplement que vous m’avez fait beaucoup de bien, chacun de vous.

Les prochaines semaines seront chargées professionnellement et je me sens d’attaque comme rarement je me suis senti.

Un gros gros merci.

En conclusion, il m’apparaît clair que le partage, via les blogues, des événements dramatiques et réels que vit le blogueur, procure un effet de catharsis aux lecteurs, tout en le réconfortant grandement à son tour. Le blogue d’affaires est donc plus que strictement un outil commercial, il sert aussi à humaniser le blogueur et (peut-être même dans une certaine mesure à guérir, d’où la catharsis) la sphère de ses propres lecteurs…

La réponse du rédacteur de Direction Informatique

Direction Informatique n’écrivent pas souvent positivement sur les blogues mais ils sont vites à commenter et c’est apprécié. Ce matin, je mettais en ligne mon billet Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires. L’un des premiers à commenter est monsieur Patrice-Guy Martin (ce qui prouve entre autres choses que les blogues non journalistiques n’ont peut-être pas de problèmes criants avec la qualité des commentaires) dont voici le contenu

Direction informatique n’est pas contre les blogues. Quand le temps me le permet, je blogue, je «facebooke» et je «twitterise», pour le plaisir ou pour les affaires, c’est selon. Le collègue Dumais en fait de même sur Technaute.
Ce qui ne nous empêche certainement pas des remises en question et récemment, ce que Nelson a voulu souligner dans une chronique c’est le débordement et les excès, côté commentaires. Selon lui, et d’après ce que lui ont confié des lecteurs, la floppée de commentaires souvent haineux finit par décourager les lecteurs sérieux qui risquent de décrocher. Les solutions ne sont pas toujours évidentes et bannir les commentateurs excessifs semble être un exercice à résultats très variables.
Je vous invite à venir partager avec nous votre point de vue sur la question ici (http://blogues.directioninformatique.com/patrice/2008/08/08/des-commentaires-et-des-blogues/111).
C’est d’ailleurs un sujet que j’aurais aimé soumettre pour discussion à la communauté des blogueurs en me rendant au prochain Yulbiz. En espérant que les obligations familiales me le permettront!
Cordialement,
PGM

Et voici ma réponse politiquement incorrecte (comme c’est souvent le cas, que voulez-vous, on a peut-être sorti l’homme en moi mais il a été remplacé par une « bitch »).

Ce qui est triste dans cette histoire est qu’effectivement, l’article de monsieur Dumais, traitait particulièrement du problème des commentaires sur les blogues de journalistes et que le titre lui était « le phénomène blogue tire à sa fin » et qu’on transpose un problème réel, mais pourtant isolé des blogues journalistiques et qu’on en fait un problème de la blogosphère, ce qui n’est vraiment pas le cas. Faites-vous dans le journalisme de sensations maintenant? Et que dire de « le bogue avec les blogues » ou « Des dérives dans la pratique des blogues » ? À quand un article qui fait le tour de ce qui se fait de bien dans les blogues d’affaires au Québec? Nous sommes en retard en ce domaine et votre lectorat qui doit être principalement composé de gestionnaires TI, s’ils s’adonnent à ne lire que les titres de votre revue, auront-ils l’impression que les blogues peuvent être bons pour leurs entreprises? J’en doute. C’est un milieu avec malheureusement trop de conservatisme qui ralentit l’innovation. Dernièrement, le trio SOM, CEFRIO, VDL2 révélait que 56% des dépenses des Québécois en ligne (en mai), se faisait hors de nos frontières. Disons que ce qui pourrait être un organe d’information de gestion des TI offrant des exemples positifs permettant aux gestionnaires TI d’expérimenter avec le Web 2.0, semble plutôt être un épouvantail à con. C’est très très dommage et votre revue perd beaucoup de plumes à mes yeux quant à la qualité de son traitement. Si vous dites des conneries sur un sujet que je connais très bien, puis-je porter crédit à votre traitement d’autres sujets que je connais moins? Ça reste encore, malheureusement à démontrer.

De vous voir à Yulbiz serait très intéressant et vous serez surpris de voir la vitalité de cette blogosphère québécoise. Pour ce qui est de votre question, les convives présents se feront un plaisir d’y répondre lorsque vous leur poserez la question. Vous pouvez aussi devenir commanditaire d’un événement et écrire la question du mois qui sera publiée sur le site de Montreal.Yulbiz.org. Le coût de cette opération est de $5000 et ça pourrait certainement redorer votre blason qui commence à être sérieusement terni par les articles loufoques que vous écrivez à propos des blogues.
Très cordialement, malgré ma franchise décapante…

MAJ

La réponse de monsieur Martin

Je sais que vous n’avez pas aimé ces articles, et vous l’avez mentionné à plusieurs reprises. Mais ça ne fait pas de nous un journal à sensations. D’ailleurs, nous avons aussi publié d’autres articles sur le sujet du Web 2.0 en général, y compris sur le sujet des blogues. En voici quelques-uns que je vous invite à lire.
Les entreprises n’échappent pas à l’irrésistible percée des blogues et de la MI publié en 2006, ou encore L’émergence des carnets/blogues corporatifs, Le blogue, un nouveau levier pour la prospection commerciale, L’Aéroport de Québec donne la parole à ses clients, IBM ne veut pas être le cordonnier mal chaussé ou en 2007, ceci Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0, Webcom Montréal 2007 en mode participatif , Le droit du Web 2.0, Le Web, pour maintenir l’attention et susciter l’interaction, et plus récemment MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0, HEC : tableau noir, forums de discussion et wiki et Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise.

Par ailleurs, si Yulbiz ou ses membres ont une proposition commerciale à nous faire, on peut me rejoindre directement au 514.876.9964 poste 223 ou par courriel. Et nous ne le ferons certainement pas pour redorer un blason que je ne crois pas si terni au demeurant. Mais bien parce que depuis 20 ans nous avons toujours crû et soutenu autant que nous le pouvions l’industrie des TI d’ici.

et ma réponse

Merci de ces infos qui mettent en perspective la perception peut-être erronée que j’ai eue de votre ligne éditoriale et merci d’avoir pris le temps de répondre. Je vais me faire un devoir d’aller lire ces articles et je commencerais certainement par Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise, puisque le titre suggère une réalité que je m’efforce e changer…

Le futur possible des journaux en lignes

Comme suite à mon billet Le phénomène blogue tirerait à sa fin?, le copain et client Jeff Mignon de Mignon Média fait un commentaire très pertinent sur ce qu’il croit être le journal en ligne du futur. Mais avant de le lire (ou le relire si vous êtes un habitué de la lecture des commentaires de ce blogue, qui sont parfois plus pertinents que mes propres billets), vous devez savoir que Jeff est l’un des consultants médias journalistiques les plus importants de la planète. Ses clients sont le Who’s who des journaux et groupes médias les plus influents. Ainsi, il a dans ses clients :

Associated Press (The)
Info Presse
McGraw-Hill
Miami Herald (The)
New York Times (The)
Quebecor
Sun Media Corporation
Transcontinental
Washington Post
Agoravox (France)
Aula (Spain)
Bonnier Group (Sweden)
Business.hr (Croatia)
Corriere Della Sera (Italy)
Groupe Express Expansion (France)
Hachette Filipacchi (France)
Le Monde (France)
Paris Match (France)
Rizzoli (Italy)
Science et Vie (France)

Pour n’en nommer que quelques-uns et faire un peu de « name dropping » pour sa boîte. Tout ça pour vous dire que s’il y a quelqu’un dont le point de vue sur cette question peut être pertinent, c’est bien celui de Jeff. Le revoici donc :

Blog ou pas blog, ce qui ne va pas s’arrêter c’est l’édition rendue simple, l’analyse, la réflexion et la conversation.

C’est drôle cette histoire de disparition des blogs, parce que réfléchissant avec mon équipe à “A quoi pourrait ressembler un journal en ligne”, une idée n’arrête pas de remonter à la surface. Idée que nous essayons de chasser à chaque fois. Pourquoi ? Je ne sais pas. Conservatisme ?

Cette idée c’est : et si un journal en ligne était en fait une agrégation de blogs (ceux de la rédac et ceux de la communauté) pour la partie analyse et perspective + des infos brutes sous forme de dépêches + des archives (les articles de la version papiers) + une communauté qui produit de l’info pratique et la conversation.

Il nous semble que le ton blog — spontanéité + liens + réflexion + analyse + conversation — est beaucoup plus adapté à l’écriture pour le web que la pyramide inversée classique de l’écriture journalistique.

Et quand nous analysons les blogs qui fonctionnent dans les médias et ceux qui ne fonctionnent pas, nous constatons que, en général, plus l’écriture est journalistiquement traditionnelle moins ça fonctionne.

Je ne crois pas que les blogs de presse ont un manque de moyen. Je pense qu’ils ont un problème d’attitude… ou, pour certains, qu’ils sont écrits par des journalistes qui n’ont rien à dire. Et quand je dis “rien à dire”, je précise tout de suite “dans le format blog”.

La presse se pose peu — et plus souvent PAS — la question de l’écriture en ligne. Elle reproduit sur le web ce qu’elle sait faire (article + video + audio).

Le web est un nouveau territoire qui appelle des nouvelles façons de communiquer. Le blog est une première forme. Sans aucun doute pas la dernière. D’autres formes sont à inventer. On n’écrit pas pour la radio et la télé comme on écrit pour le papier.

Si le blog disparaît, c’est qu’on aura inventer des formes d’écriture encore plus adaptées au numérique.

En attendant, ce sont les journaux, les radios et les télévisions qui souffrent. Pas les blogs.

Et dire qu’il y a des journalistes pour se plaindre de la qualité de leurs commentaires! Peut-être que la merde attire la merde et la qualité attire la qualité? C’est juste une hypothèse que développe Michael Carpentier de manière beaucoup plus politiquement correcte et élaborée …

Il faut donc croire que 2 facteurs frappent de plein fouet les blogueurs des grands médias : leur popularité, et le fait de traiter de sujets généralistes (ou de voir son blogue exposé à côté de sujets d’intérêt général).

Comment déjouer les chinois lors des Jeux Olympiques

Pour les reporters et les blogueurs qui ont la chance d’aller à Pékin, humer le smog, prendre un bain de foule et apprécier les performances d’athlètes dont on se demande encore quelle nouvelle dope ils utilisent pour être si performant, il existe quelques solutions pour « traverser la muraille de la censure gouvernementale chinoise ». Ainsi, on m’informe que :

Pour passer les murailles - Spécial JO

Internet Sans Frontières, Street Reporters et PSIPHON s’associent pour mettre à la disposition des journalistes et blogueurs français qui couvrent les Jeux Olympiques de Pékin une solution gratuite et efficace de transfert anonyme et sécurisé des données.
Street Reporters est un site d’information généraliste et un média participatif. www.streetreporters.net où vous pourrez retrouver tous les détails de l’action “Pour passer les murailles” .

Psiphon est un projet logiciel mis au point dans le laboratoire du Munk Centre for International Studies de l’université de Toronto. Il permet notamment aux serveurs et aux ordinateurs personnels situés sur le territoire des pays où internet n’est pas censuré d’être mis à la disposition des personnes vivants dans les pays où la navigation sur le réseau est restreinte. http://psiphon.civisec.org

Pour bénéficier de la mise à disposition de cette solution sur votre ordinateur portable avant de partir couvrir les Jeux Olympiques contactez :
pekin@streetreporters.net

Le phénomène blogue tirerait à sa fin?

C’est du moins la prédiction du journaliste Nelson Dumais, que par ailleurs, je respecte beaucoup. Dans son article Le phénomène blogue tire à sa fin, il proclame que le blogue n’en a plus que pour un an ou deux.

Or, je suis parfaitement conscient que la chronique-blogue, telle que je l’exerce présentement, est un phénomène qui tire à sa fin. Je sais, je sens, je petit-doigtise, que bientôt, possiblement en 2009, au plus tard en 2010, il me faudra changer de moyen, il me faudra passer à autre chose pour continuer de prendre mon pied à écrire des articles technos. Pourquoi? Parce que les gens commencent à en avoir assez. Pas tous les gens, bien sûr. Parlons plutôt des utilisateurs précoces, ces « early adopters » qui achèvent de quitter et des « fidèles » de la deuxième vague qui commencent à manifester de la grogne.

Ha bon? Vraiment? Humm, je me demande qui sont ces utilisateurs précoces qui décrochent? Il y a sans doute son copain Michel Dumais qui lui en rajoute :

Tough shit pour les consultants et les vendeux de «bloyes».

Mouais, les vendeux de « bloyes ».
Moi je me questionne plutôt sur « les vendeux de journalisme ». Je crois plutôt que c’est le « phénomène journalisme classique » qui tire à sa fin. D’ailleurs, plus loin, dans l’article de Nelson Dumais, c’est plutôt le manque de contrôle des commentaires des blogues de journalistes qui semble être l’épine du problème et le sujet de l’article.

Si les blogues favorisent l’interactivité entre les auteurs et les lecteurs, il arrive que certains échanges de commentaires tournent au vinaigre, poussant des fidèles à quitter la barque. À terme, assistera-t-on à une implosion de la blogosphère?

C’est que les journalistes sont devenus blogueurs. C’est aussi que plusieurs ont eu des technologies blogues rudimentaires et souvent « inventés de toutes pièces » et fournis par leur corporation pour qu’ils pratiquent le nouvel art du blogueur journaliste. Je me souviens encore de ce journaliste de l’Actualité qui me demandait conseil sur son blogue. Après lui avoir dit à quel point sa techno était « poche » et qu’elle ne lui permettrait pas de bloguer dans les règles de l’art, il ne pouvait qu’acquiescer et me répondre que c’était les technos de Toronto qui décidaient tout et qu’il ne pouvait rien y faire. Ce qui est triste de cette histoire est que de prendre un épiphénomène et de le projeter sur l’ensemble des blogues, est un peu , ma foi, réducteur et non approprié. Les journalistes se plaignent des commentaires anonymes? Simple à résoudre, vous n’avez qu’à demander une inscription obligatoire et confirmation du courriel par le système tel que le fournit Wordpress par exemple. Vous n’aurez plus aucun anonyme, mais quelques pseudonymes. Vous n’avez pas le temps de modérer vos commentaires et n’y participerez pas? C’est évident que ça deviendra le bordel. La solution à ça est d’exiger des patrons qu’ils fournissent les moyens de leurs ambitions. S’ils veulent des blogues journalistiques, qu’ils paient les ressources humaines pour s’en occuper! À part ça, que les blogues meurent un jour? Non je ne le crois pas. Ils vont se transformer certes, les technos vont évoluer, mais le blogue qui représente « la parole citoyenne » est là pour rester et même pour s’amplifier. Les journalistes eux-mêmes participent à cet essor. Les blogues sont de l’opinion et les journalistes vedettes, ceux qui font encore vendre les journaux pour une couple d’années (je petit-doigtise ici) sont les chroniqueurs et éditorialistes, qui font de l’opinion. Humm, c’est étrange non? Et ce sont souvent les mêmes auxquels ont demandent de bloguer! Pour le journalisme « dit classique », ça devient tellement « standardisé » que ça n’intéresse plus personne…
Les nouvelles de LaPresse, du New York Times, de Radio-Canada ou du Journal de Montréal? Who cares?
Encore quelques Baby-boomers qui incidemment, enseignent l’art journalistique…

De la connerie de 3wmarketing.ca

La nouvelle entreprise 3wmarketing.ca a fait une grosse connerie hier. C’est qu’ils ont mis en ligne un blogue et ont décidé de pomper les fils RSS de plusieurs bonzes du Web dont celui de votre un peu moins humble servante, Adviso Conseil (la boîte que j’ai jadis cofondée), le blogue de l’AMM, CanoëKlik, celui de Guillaume Brunet (mon ancien associé), Éric Baillargeon, Kaufman et bien d’autres encore.

Mais quelle était leur connerie?

Vous n’avez besoin de la permission de personne pour republier le fil RSS de quelqu’un. Cependant, si le fil RSS contient l’entièreté du contenu du billet (versus un fil tronqué qui ne contient que les premières lignes) et que vous mettez ça en ligne, vous devenez de facto, une personne qui contrevient aux droits d’auteurs. Contrevenir aux droits d’auteurs est passible de poursuites criminelles dans tous les pays. En tant qu’éditeur, vous avez un droit de citation, mais ce droit n’inclut pas l’entièreté d’un billet (à moins évidemment que l’auteur ne vous ai cédé par écrit ses droits au préalable). De plus (ceci n’est pas un avis juridique) le droit de citation doit inclure un contexte. Vous devez donc expliquer avant ou après, les circonstances qui vous inclinent à citer un passage. Pour contourner ce genre de situation, plusieurs éditeurs prennent le fil RSS d’un autre éditeur, mais ne gardent que les deux ou trois premières lignes de leurs billets et s’assurent de conserver les redirections et de citer convenablement les auteurs. De plus, il y a une différence entre être un blogueur personnel (comme le blogue que vous lisez présentement) et être un blogue associé à une corporation. Dans ce cas, vous faites une utilisation dite « commerciale » des contenus et vous devriez parler à votre avocat afin de comprendre comment la licence Creative Common qui stipule « pas d’utilisation commerciale » s’applique à vous.

Mon fil RSS est repris à la grandeur de la planète et j’en suis fort aise. Cependant, si les éditeurs qui le reprennent commettent le moindre des impairs et bafouent mon droit d’auteur, je deviens très très très maligne. Tellement, qu’hier, je me suis amusée à envoyer mes copains Twitter et Facebook, défigurer leur site de merde à la tronçonneuse avec l’aide de l’application Netdisaster.

Moins d’une heure après avoir pété ma coche, tous les contenus externes de ce nouveau blogue étaient retirés. Ce sont peut-être des imbéciles, mais au moins ils réagissent vite. Ce qui est inquiétant est qu’ils se présentent comme des experts du Web et que des entreprises qui n’y connaissent rien pourraient les engager et se mettre dans « le caca mou » avec des gens qui s’improvisent « experts ». C’est d’ailleurs un des gros problèmes du Web puisque quelqu’un qui a un cours de programmation HTML au CEGEP ou quelqu’un qui s’est tapé une Maîtrise Scientifique en commerce électronique sont tous deux des experts! Par contre, comme la M.Sc. commerce électronique est chapeautée par la faculté de droit de l’UdeM, par la Faculté des arts et des sciences, Département d’informatique et de recherche opérationnelle et par HEC Montréal, si vous employez l’un de ses finissants, vous serez assurés que celui-ci aura reçu une formation juridique appliquée aux affaires électroniques, qui sans en faire un avocat, l’éclairera sur des pratiques d’affaires respectant le droit. D’accord, je prêche là pour ma paroisse, mais néanmoins, ça fait une méchante différence!

Magazine Dernière Heure, quiproquo

Je viens de recevoir le téléphone d’une dame qui veut parler à un journaliste du magazine Dernière Heure. C’est qu’elle a cherché « Magazine Dernière Heure » dans Google et qu’elle est tombée sur le seul billet que j’ai déjà fait sur eux Magazine Dernière Heure Bienvenue aux lecteurs. Ce billet se classe au 2e rang des résultats de Google, après la page qui incite les gens à s’abonner. Ce quiproquo devrait allumer des lumières aux gens de Canoë et aux autres entreprises et les inciter à rendre plus d’informations disponibles que le strict service d’abonnement. La revue n’est pas Web et c’est un choix de modèle d’affaires qui se défend. Par contre qu’il soit difficile de localiser et de rejoindre la rédaction de la revue, ça se défend un peu moins bien…

Les gens de Canoë (qui ont déjà été mes clients) s’cusez la…