Le dimanche 21 février se tenait le webothon Haiti, un évènement organisé par Michelle Blancen vue de venir en aide à Haiti et de parler de médias sociaux dans la sphère humanitaire.
Le résumé de l’opération, les capsules vidéo et le programme complet se trouvent ici.
Le webothon était une première à plusieurs niveaux et une innovation remarquable dans le domaine de la philanthropie 2.0. J’ai donc voulu en savoir plus sur les attentes et les résultats des principaux intéressés. J’ai interrogé certains des participant que je connaissais. Leurs réponses m’incitent à penser que nous verrons avant longtemps d’autres webothon pour d’autres causes. D’abord et avant tout, contrairement à ce que le nom de webothon avait pu me laisser penser, il ne s’agissait absolument pas d’un téléthon sur le web. Comme me le précisait Michelle au téléphone, l’idée n’était pas de se péter les bretelles sur les montants donnés, ni de jouer à battre des records de donations… ce que j’ai effectivement toujours trouvé assez malsain à la télé. Par ailleurs, le webothon était entièrement bénévole, aucun participant n’a été rémunéré, et aucun argent n’a transité par eux: les dons étaient directement redirigés vers les via http://haiti.guignoleeduweb.org/ aux organismes choisis:
Le webothon jouait sur la force du web, soit la création d’hyperliens. Or, si on cherche aujourd’hui webothon sur google, on tombe sur plus de 28 000 résultats. Pour un mot qui n’existait pas le mois dernier, c’est un premier joli succés…
Par ailleurs, Marisa Curcio d’Oxfam Québec m’a bien précisé que l’objectif premier de sa participation n’était pas forcément le montants des dons au cours de la journée mais plutôt de sensibiliser les ONG aux médias sociaux et surtout de venir faire partager l’expérience en nouveaux médias d’Oxfam. Le webothon n’aura certes eu que peu d’impact sur la fréquentation du site d’Oxfam, par contre, il est difficile de mesurer l’influence de la journée puisque tout le contenu est encore consultable - et consulté - sur Ustream (ce qui est un autre avantage par rapport au traditionnel téléthon télévisé).
C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la philosophie de Michelle Blanc quand elle dit que « Donnez un poisson et vous nourrissez quelqu’un pour un jour, montrez-lui à pêcher et vous le nourrissez pour la vie ».
Le webothon se voulait donc avant tout une tribune pour parler d’Haiti et faire en sorte que les médias sociaux soient utilisés plus fréquemment et de manière plus pertinente en période de crise par les organismes caritatifs.
Par ailleurs, d’un point de vue plus technologique, Philippe Martin me faisait remarquer qu’une chaine de télé faisait ainsi pour la première fois l’expérience de la diffusion sur le web. En effet si l’évènement se tenait dans les bureaux de la chaine de télé Vox, sa diffusion avait lieu exclusivement sur Ustream, en utilisant également Skype afin de réunir des intervenants issus de plusieurs continents. Je retiens que mettre les moyens de la télé pour diffuser sur le web est une avenue que l’on commence à peine à explorer et je trouve passionnant de constater que c’est la philanthropie qui permets d’ouvrir cette voix.
Je me suis également demandé, et je m’en suis ouvert en toute transparence à Michelle, si au delà de la pertinence de l’opération, on ne parlait pas seulement à un groupe d’initiés: les afficionados des médias sociaux, qui sont déjà des convaincus.
Il est difficile de prévoir l’impact du webothon sur le traitement des prochaines crises par les ONG et impossible de mesurer son impact sur le taux de pénétration des médias sociaux au sein des ONG au cours de la prochaine année. Toutefois, je crois que Michelle a raison d’être optimiste à ce sujet puisqu’elle me signalait que la Vice-consul d’haiti l’avait contactée dés le lendemain du webothon pour un colloque, ce qui illustrait bien que l’on était déjà sorti du cercle des initiés.
Alors finalement le webothon, un succés?
- Au regard de l’importance de la discussion sur le web, assurément, rendu là, on peut même parler de buzz.
- En terme de levée de fonds, pas terrible certes, mais si on considère que ce qui a été accompli est un travail d’éducation, et que les ONG seront désormais mieux outillées pour lever des fonds sur le web, il y a lieu d’être optimiste et de ne pas attacher trop d’importance à ce critère, du moins à court terme.
- Enfin, troisième point, qui dépasse de loin le seul cadre de la philanthropie, si le webothon a permis de faciliter la diffusion par des chaines TV de contenu sur le web, c’est un pas en avant non négligeable pour toute l’industrie.
Bilan des courses: un succés oui, et une innovation qui dépasse largement le cadre de la philanthropie. Je ne serai pas étonné d’assister à d’autres webothons dans un avenir rapproché. Peut-être même, on peut bien réver, un webothon multi-causes, qui parviendra à ressouder les pots cassés lors de la polémique du téléthon…
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Hier soir j’ai mis en ligne le billet De la connerie d’un usager Twitter et de la police qui nous protège. Ce billet a beaucoup de réactions allant de « moi je savais que c’était une blague » à « vous avez bien fait d’alerter la police ». Outre l’histoire de Stéphane E Roy qui s’amuse à crier au loup, ma morale de l’histoire ne semble pas faire réagir tellement. C’est pourtant le point le plus troublant de toute l’affaire. Je l’ai même écrit en gras :
Mais le plus inquiétant de cette histoire est la réaction des gens du service 911 qui n’ont pas le droit d’aller sur Twitter, qui ont des serveurs qui ne peuvent recevoir de gros fichiers et qui semblent complètement déconnectés des réalités du Web.
Supposons que le tueur de Dawson, Kimveer Gill, ait utilisé Twitter, de Tremblant, pour annoncer qu’il s’en allait tirer du monde sur la pente de ski ? Que se serait-il passé ? Que les policiers en région, n’ai pas la formation pour monitorer le Web est une chose. Qu’ils n’aient pas la possibilité d’aller sur le Web vérifier les faits rapportés par un citoyen en est une autre. C’est cela qui m’inquiète et qui je croyais, ferait réagir mes lecteurs. Et là je ne parle même pas d’utilisation des médias sociaux dans des cas de mesures d’urgences et d’alertes à la population.
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Ce soir j’ai vécu un événement disons, tragi-comique, d’une envergure qui me dépasse. C’est qu’un connard, le comédien Stéphane E. Roy, semble en perdition dans un bois prêt de Tremblant. J’ai été mise au parfum de ce « drame » via le twit privé d’une personne qui croit qu’avec mon réseau je peux aider ce pauvre mec sans ressources. Je vais voir son statut via mon outil Twhirl et voilà ce que j’y aperçois :
Ayant fait ma formation d’officier d’infanterie, à Gagetown en plein hiver, je sais que la panique est la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un de perdu dans le bois. Je décide donc de tenter un contact avec Roy
911- Oui
moi- Oui j’appelle parce qu’il y a quelqu’un qui twitt qu’il est perdu prêt de Tremblant dans la forêt depuis un bon moment déjà et je pense que vous devez l’aider.
911- je ne comprends pas ce que vous me dites
moi- Vous connaissez Twitter
911- oui
moi- Alors, il y a quelqu’un qui utilise twitter pour dire qu’il est perdu dans le bois et qu’il a besoin d’aide. C’est le comédien Stéphane E Roy et il est près de Tremblant.
911- Alors je vous transfert à la police de Tremblant, restez en ligne
À ce moment on me branche sur la police de Tremblant à qui je raconte l’histoire de nouveau, et mes détails personnels et patati et patata. Puis je dis à la préposée du 911
moi- Allez sur Twitter.com/StephaneeRoy et vous verrez son statut
Police de Tremblant : on n’a pas le droit d’aller sur Twitter. Lisez-moi plutôt les statuts
Je prends donc la peine de lire chacun des statuts. La préposée me fait répéter plusieurs fois puisqu’il semble qu’elle n’est pas très rapide pour prendre des notes. Puis elle me demande de vérifier s’il y a d’autres messages. Je fais un « refresh avec Twhirl et rien n’est apparut. Puis je vais sur Twitter directement et c’est là que je vois les nouveaux statuts de Stephane E. Roy
Je lis donc les nouveaux statuts de monsieur Roy à la préposé du service 911. Je lui propose de lui envoyer des copies d’écrans de cette aventure puis elle me donne une première adresse de courriel, se trompe et m’en donne une suivante. Je lui mentionne que je vais faire une copie conforme aux deux adresses et que je lui envoie ça dans les minutes qui suivent.
Par le retour du courriel je reçois le message d’erreur
Delivery to the following recipient failed permanently:
Technical details of permanent failure:
Google tried to deliver your message, but it was rejected by the recipient domain. We recommend contacting the other email provider for further information about the cause of this error. The error that the other server returned was: 552 552 5.3.4 Error: message file too big (state 18).
Morale de cette histoire
Twitter est un canal de communication publique. Si quelqu’un menace de se suicider, d’assassiner quelqu’un ou est en détresse, c’est votre devoir de citoyen d’en informer les autorités policières (même si de toute évidence, ils ont encore des croutes à manger). Tout comme partout ailleurs sur le Web, vous pouvez être tenu criminellement et civilement responsable de vos propos. Ce n’est pas le lieu de prédilection pour crier aux loups ou menacer d’égorger des brebis. Mais le plus inquiétant de cette histoire est la réaction des gens du service 911 qui n’ont pas le droit d’aller sur Twitter, qui ont des serveurs qui ne peuvent recevoir de gros fichiers et qui semblent complètement déconnectés des réalités du Web. Ça fait longtemps que je dis que le Québec est en retard sur le Web mais à ce point-là, ça devient troublant. Le positif de l’histoire est que si c’était réellement arrivé à quelqu’un, les gens de twitter seraient là pour réagir. Faut juste espérer que ça arrive du côté de Los Angeles puisque comme je l’ai déjà expliqué, eux au moins sont déjà sur Twitter avec le LAFD…
MAJ
Réaction après le fait. On me dit sur différentes plates-formes qu’il aurait pu téléphoner s’il pouvait twitter. Mon expérience avec Haïti notamment, me prouve le contraire. De plus, ayant moi-même fait beaucoup de vélo sur la piste le petit train du nord, j’ai expérimenté la perte d’ondes cellulaires à plusieurs endroits. Je me disais qu’il était donc possible qu’il puisse chatter sans pouvoir téléphoner. Aussi, je sais que lorsque la panique commence à saisir quelqu’un, ce qui apparaît être le cas en lisant ses rares twitts qui sont répartis sur une période de 6 heures, la logique n’est souvent plus présente. Aussi, le point le plus troublant pour moi dans cette histoire est la réaction du service de police qui me parlait comme si j’étais une « dérangée mentalement » sans avoir la possibilité de vérifier mes dires. Plusieurs autres disent n’avoir pas cru en cette histoire. Grand bien leur en fasse. Si Stephane E. Roy disait vrai et s’il était mort de froid ce matin (ce qui est tout à fait plausible comme histoire), ils y songeraient à deux fois avant de prendre à la légère un autre appel de détresse sur le Web. Pour ce qui est de Stéphane E. Roy, que dire d’autre sauf que son mélodrame est d’une connerie sans pareil…
Qu’est-ce qui traverse nos esprits lors d’un accident ? De quoi se rappelle-t-on par la suite ? Frôler la mort, est-ce que ça change notre vision de la vie ?
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Hier après-midi, le dimanche 21 février 2010, des studios de VOXTV à Montréal, avait lieu le Webothon-Haiti. Cette expérience télévisuelle/Web/médias sociaux a permis de faire interagir sur le même plateau des invités qui dialoguaient avec nous, des quatre coins de la planète et des internautes qui réagissaient via les médias sociaux. Le contenu de ce dialogue international sur les médias sociaux, s’il avait été payant, aurait sans doute coûté plusieurs centaines de dollars par auditeurs. Il vous est rendu disponible gratuitement via des outils Web et les gens qui ont fourni leur expertise et leur temps, l’on fait gracieusement afin de permettre une levée de fonds pour venir en aide à Haïti. Si vous aimez ce contenu et qu’il vous apprend quelque chose, n’hésitez pas à visiter http://haiti.guignoleeduweb.org/ et à cliquer sur l’un des nombreux hyperliens menant vers les pages transactionnelles d’organismes aidant Haïti et qui se trouvent dans la barre latérale de droite de ce blogue. Mon analyse du Webothon-Haiti
Je suis de toute évidence très biaisée pour analyser le Webothon-Haiti étant donné que j’en suis l’instigatrice. Je peux cependant vous partager mon grand bonheur d’avoir participé et mis sur pied cette folie expérimentale et très fière et des nombreux collaborateurs qui ont participé à cet effort. Déjà ce matin, madame Junia Barreau, la vice-consule d’Haïti qui était aussi de notre Webothon, m’écrivait pour me dire qu’elle a l’intention de se servir des médias sociaux pour diffuser à la diaspora haïtienne, un colloque sur Haïti qui se tiendra prochainement à Montréal. J’ai aussi reçu de nombreux témoignages d’auditeurs de ce Webothon qui étaient enchantés de la qualité des interventions de nos différents panellistes et qui se sont empressés de faire un don à l’un des organismes que nous parrainons avec cette initiative. Je sais que cette première expérience d’un amalgame télévision / Web fera des petits dans plusieurs médias traditionnels et je sais aussi que les nombreux apprentissages tirés de ce riche contenu qu’est le Webothon, aidera aussi plusieurs organisations à enfin entreprendre un virage médias sociaux. J’ose espérer qu’ils auront aussi une pensée pour Haïti et qu’ils participeront activement à sa reconstruction et au partage des savoirs et informations permettant aux Haïtiens de reprendre une vie productive, heureuse et normale le plus rapidement possible. Encore une fois UN GROS MERCI à tous ceux ayant rendu cette folie possible.
Comme le disait sur le plateau du Webothon-Haiti, notre invité Martin Lessard :
Les réseaux sociaux permettent de revenir en arrière et d’apprendre”
Dans cet esprit de trace numérique et de pérennité des données que permet le web, voici donc l’intégrale de l’expérience télévision/Web/médias sociaux.
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Dans mon billet Webothon médias sociaux pour aider Haïti, je parlais d’un show live, via et utilisant les médias sociaux, pour venir en aide à Haïti et pour discuter
de comment les médias sociaux peuvent venir en aide aux ONG et aux gouvernements en temps de crises et de catastrophes majeures. On parlera de comment le travail journalistique est maintenant transformé par l’apport des médias sociaux et de comment les médias sociaux sont maintenant une nouvelle donne, dans l’univers médiatique, philanthropique et organisationnel de nos sociétés.
Je sors à peine de réunion avec le directeur général de Vox TV, Éric Fournier, et toute l’équipe de production et de gestion de l’une des stations de télévision les plus innovantes du Québec. Nous avons reçu un feu vert plus qu’enthousiaste pour ce projet de Webothon.
À la liste des prestigieux intervenants déjà mentionnés dans mon précédent billet, se joindront aussi à nous:
• Madame Junia Barreau, Vice-consule d’Haïti à Montréal
• Guillaume Brunet Directeur nouvelles initiatives et médias sociaux Groupe Transcontinental
D’ici quelques jours un site Web sera en ligne pour donner tous les détails sur les dons que vous pouvez faire en ligne, sur les bannières que vous pouvez diffuser sur vos propriétés Web pour accroitre les dons en ligne pour aider Haïti et sur le programme de ce webothon Haïti. Nous présenterons aussi les différentes URL vous permettant de capter l’événement sur le Web, d’interagir avec nous et de pousser plus loin la réflexion et l’interaction avec les différents intervenants et entre vous-mêmes.
Ce Webothon sera aussi une expérimentation en direct, de ce que sera la convergence télévision/Web de demain. Nous discuterons de comment vous pourrez, de votre garage, refaire vous aussi cette expérimentation à partir de votre laptop, iPhone ou autres instruments informatiques de base. Ce sera donc un événement philanthropique, didactique, expérimental, conversationnel et Web 2.0 comme le fait déjà notre muse Pierre Côté avec son RealTime/Realité…
Pour vous mettre un peu l’eau à la bouche, voici le premier reportage sur cet événement, fait à partir d’un iPhone, et uploadé sur YouTube par celui qui sera mon coanimateur pour les 4 heures que durera le Webothon, Philippe Fehmiu. Fin du meeting de production dans les locaux de Vox TV / Vidéotron
MAJ
Les URL préliminaires de l’opération Webothon Haiti seront http://haiti.guignoleeduweb.org pour la page servant à rediriger les dons vers les pages d’organisations caritatives de même que pour la page où seront les bannières pour faire la promotion des dons pour Haiti sur les médias sociaux. Pour ce qui est de l’événement Webothon Haïti du dimanche le 21 Février 2010 de 12 :00 à 16 :00hr (Montréal) et de 16 :00 à 20 :00hr (Paris et Bruxelles) et le canal Ustream qui servira à diffuser le Webothon sera www.ustream.tv/channel/webothon-haiti .
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J’ai contacté plusieurs personnes pour mettre sur pied un Webothon Médias sociaux, dans le but de lever des fonds pour venir en aide à Haïti. Mais ce webothon se veut aussi une expérience médias sociaux et éducative. Ça devrait avoir lieu le dimanche 21 février de 12 :00 à 16 :00 heure de Montréal et de 18 :00 à 22 :00 heure de Paris et de Bruxelles. Ça se fera sur une plateforme dans le genre de celle de Ustream, à une URL à être déterminé. On y discutera entre autres de comment les médias sociaux peuvent venir en aide aux ONG et au gouvernements en temps de crises et de catastrophes majeures. On parlera de comment le travail journalistique est maintenant transformé par l’apport des médias sociaux et de comment les médias sociaux sont maintenant une nouvelle donne, dans l’univers médiatique, philanthropique et organisationnel de nos sociétés. Les copains Bruno Guglielminetti (Radio-Canada), Damien Van Achter (RTBF), Philippe Martin (Fabrique de blogue), Claude Malaison, Martin Lessard, Philippe Fehmiu (CECI, LeLab Voxtv, Radio-Canada) et Pierre Côté (RealtimeRealite)ont déjà accepté d’y participer et je vous invite ici à me faire vos suggestions de sujets, de collaboration ou de technologies pour que cet événement Web permette d’amasser le plus de fric possible pour les Haitiens, tout en servant de lieu de partage Web2.0, de ce que les médias sociaux peuvent maintenant faire pour nos sociétés.
MAJ
Ont accepté de participer aussi Mateusz Kukulka (attaché de presse et ancien journaliste Belgique) et Jon Husband (Wirearchy, Vancouver).
MAJ2 Loïc Le Meur (Paris, San Francisco), Multilink (Service internet en Haïti) et Carla Beauvais (InsideDisaster.com) seront aussi des nôtres. Christian Aubry accepte volontiers d’être le geek en chef de l’événement.
MAJ3
Le copain FredCavazza (Paris) confirme aussi sa participation comme intervenant. Je suis aussi en discussion avec d’autres joueurs avisés d’importances. Le projet avance dans une très très bonne direction. Wouhouhou
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Le compte Twitter d’InternetHaïti (la boîte de service Internet encore en fonctionnement à Port-au-Prince dont je vous ai parlé ici et ici) sert principalement à diffuser des messages de détresses d’Haïtiens encore sous les décombres, ou encore en manque de médicaments, d’eau ou autre nécessitée, en temps réels, comme en fait foi ces quelques exemples :
InternetHaiti RT @karljeanjeune: People alive Carribean Market plzz tweet @cnnbrk or email as much as we can so they can activate… http://bit.ly/7on4sx
Ce phénomène d’entraide est assez répandu sur Twitter, Facebook et autres médias sociaux en ce moment. Mais donne-t-il des résultats? Selon un courriel que je viens de recevoir de Rachelle Houde (son compte twitter), il semble que ce soit le cas.
Bonjour Michelle,
Mon témoignage ne cherche pas à être une tappe sur le dos ou une recherche de validation, mais plutôt une preuve que nous, les Geeks et amateurs de médias sociaux passifs POUVONS CONCRÈTEMENT AGIR POUR L’AMÉLIORATION DE LA CONDITION EN HAITI. C’est un appel à l’aide de tous mes confrères et consoeurs qui voient passer tous ces cris, et croient que tous ces cris sont suivis et ne font que les voir défiler, centaines par centaines.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les ONG et les n’ont pas facilement les moyens communications afin d’obtenir les informations des endroits où les urgences se trouvent, sauf ceux-ci: Twitter, Facebook et SMS, et le site haiti.ushahidi.com
J’ai eu l’opportunité de parler de vive-voix, par échange courriel et sur GoogleWave avec des représentants de plusieurs différentes organismes aux ÉU (je ne vois pas d’activité des ONGs et OBNLs québécois et canadiens sur Twitter, pourtant j’y suis activement depuis mardi soir!). Je constate les plus gros problèmes.
1 - Les organismes ne recoivent pas tous les appels et rapports d’urgence puisque les lignes téléphoniques terrestres et cellulaires, comme nous savons, sont endommagées et inutilisables. Pas tout le monde a accès à des ordinateurs et
2 - Les appels qui sont reçus, via Ushahidi (qui n’est pas connue et accessible par tous les organismes), via Twitter, Facebook et SMS ne sont pas rapportés. Par manque de temps, de resources ou resources humaines, il n’y a pas de système protocolé pour centraliser l’information des réponses d’urgences. Jusqu’à maintenant. Quelque chose de bien intéressant se produit!
Hier, je me suis finalement écoeurée d’être stressée et angoissé par tous ces appels et le sentiment d’incapacité. J’ai donc opté de faire un suivi moi-même. (Je n’ai jamais fait une telle chose - j’ai toujours cru laisser aux professionels leurs expertises et de me mêler de mes oignons, mais cette fois-ci j’avais un mauvais présentiment.)
J’ai communiqué avec un orphelinat qui avait un bureau au Colorado qui semblait avoir 170 enfants et un manque sévère d’eau. Quand j’ai parlé à la madame, elle m’avait dit qu’une seule autre personne avait appelé pour faire un suivi mais qu’elle était en contact via Yahoo Messenger avec l’orphelinat. Elle a pu répondre à toutes mes questions sur leur état.
Via Twitter à nouveau, j’ai pu tracer deux organismes et en faisant une simple recherche Google, j’ai obtenu leurs numéros et courriels et leur ont envoyé un rapport d’urgence au nom de l’orphelinat. À l’intérieur d’une heure, j’ai eu des messages des deux organismes. Voià que moins de 24 heures plus tard, j’ai eu les confirmations directes, par les orphelinats, les parents adoptifs des enfants et des organismes eux-même que l’appel avait été suivi.
J’ai même eu l’honneur de parler au Dr. Kevin Fussell du World Water Relief de vive voix en direct de Port-au-Prince avec la nouvelle qu’il se trouvait à côté d’un camion en direction à ce premier orphelinat rempli de bouteilles d’eau. Assez pour durer deux-trois jours, le temps que le WWR recoive leurs systèmes de purification à énergie solaire et aillent en installer un à l’orphelinat.
Michelle, je ne sais pas comment faire comprendre aux gens que oui, même d’un apartement à Montréal, nous pouvons faire bouger le monde. Oui, les haïtiens ont toujours besoin de notre aide.
J’invite ceux qui veulent aider à me suivre sur Twitter.com/rachellehoude ou Pierre Côté à www.ustream.tv/channel/pierrecote ou twitter.com/pierrecote
Merci à toi de porter attention sur ce nouveau phénomène du reportage dans les médias sociaux. Notre petit Twitter, engin égoique par excellence vient de se faire donner une âme.
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Encore mes états d’âme pour te dire comment le petit kayak est maintenant devenu un grand train de solidarité pour maintenir Internet en Haiti.
Comme je t’expliquais hier, Internet est actuellement aussi vital que l’eau et l’électricité en Haiti.
Le posting que tu as fais sur ton blogue hier a fait réagir Mathieu Turbide du Journal de Montréal, qui a fait réagir la plus haute direction de Québécor / Videotron qui aide actuellement Reporters Sans Frontière et qui fait que Multilink aidera le centre de presse de Reporters sans Frontière …
Autre résultats dans toutes cette chaîne fractale: Pierre Coté (Real-Time Réalité) avec l’aide de PBS Frontline World ont fait réagir la plus haute direction de Google et Youtube qui aide actuellement Multilink Haiti à trouver des volontaires ingénieurs de réseaux et de les transporter en Haiti.
@+
Stef
Morale de cette histoire :
Vous pouvez aider Haïti de l’endroit où vous êtes déjà. Il n’est pas nécessairement obligatoire de s’y rendre et d’engorger le petit aéroport qui a bien plus besoin d’être utilisé pour accueillir les médecins, ressources spécialisées et équipement nécessaires aux opérations urgentes de support à la population. Vous pouvez aussi faire des reportages sur Haïti via l’extérieur, avec l’aide des ressources locale déjà présente, sans engorger inutilement le théâtre des opérations. Réflexion média 2.0
Au lieu d’envoyer des centaines, voire des milliers de journalistes de différents médias sur les lieux, pourquoi ne pas développer une coopération intermédia (voire transmédia) et limiter au maximum le nombre de journalistes sur les lieux et partager ceux qui y sont déjà entre différents médias (dans l’esprit de collaboration des médias sociaux notamment)?
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Voici le courriel que je viens de recevoir du directeur marketing de Multilink :
Multilink est une société à 100% haitienne. Multilink est le fournisseurs #1 de services Internet aux grandes institutions, gouvernement et corporation depuis 10 ans. Seul canadien dans l’entreprise, je dirige les comms et le mkt. Haiti est mon pays d’adoption depuis près de 25 ans.
Les observations de Stéphane sont d’une importance capitale pour comprendre comment le web peut et pourras (dans le futur) venir en aide aux populations aux prises avec une situation catastrophique. L’armée, les ONG et les gouvernements pourraient s’inspirer de cette histoire pour préparer les mesures d’urgences. Multilink transmets via des ondes radio internet.
Michelle,
Tel que discuté, je t’envoie les grandes lignes de l’expérience que je veux partager avec toi. C’est plus un état d’âme envoyé sur le vif.
Mardi, au moment du séisme, je suis en ligne avec mon équipe à PaP. Comme nous le faisons 24/24. Je travaille la plupart du temps en remote. Notre collaboration est continuelle, mais virtuelle. Comme si je suis dans le même bureau. Très vite la confusion s’est installé. Mais nous sommes demeuré connecté via Skype.
Les lignes téléphoniques nationales étaient déjà over saturées. La panique s’installait dans le pays. Plus rien ne passait autre que via les médias Internet.
Mon équipe est demeuré connectée pratiquement tout le temps depuis mardi via Skype essentiellement, chacun là où nous étions.
Twitter, Skype, Facebook allaient ouvrir une page de l’histoire. Les nouveaux médias jouent actuellement un rôle comme jamais dans une catastrophe de l’ampleur du Tsunami en Asie du Sud-Est ou du 911: assurer la mobilisation la plus rapide possible, faire circuler l’information, mais aussi consoler, rassurer les millions d’Haitiens et d’amis d’Haiti désespérés qui recherchent les leurs, optimiser la collaboration. Bref garder le pont ouvert entre Haiti et le reste du monde!
La première réaction est venue des Haitiens qui recherchaient leurs proches. Ils voulaient savoir ce qui se passait, être rassurer, partager leur inquiétude.
La deuxième réaction fut les médias traditionnels, qui voulait des sources d’informations lives devenues non disponibles selon leurs moyens habituels .
Leurs recherchistes ont été lancés à la chasse aux contacts “interviewables” via Internet. Ils ont sollicité tout ce qui bougeait!
Ensuite, un vaste mouvement de collaboration s’est installé, intuitivement, surtout via Facebook, Twitter et Skype, entre Haitiens et amis d’Haiti. Mais, il y avait et il y a toujours tant de confusion, que la priorité était de les réconforter, de les amener à croire aux bonnes nouvelles. À demeurer positifs.
Les haitiens en Haiti Twittent via cell phone (en quelques années, Haiti est passé de zero à 3.2 millions d’usagers cellulaires). Pratiquement tous les Haitiens ont un cell dans les mains. Des amis à moi, inquiets de leurs parents, sans nouvelles, réusissent à rejoindre les bonnes de leurs parents qui ont un cellulaire pour être rassurer sur la santé de leurs parents. La plupart des sources Twitter sur le terrain, comme @CarelPedre, @RamHaiti, @Melindayiti, @FredoDupoux, etc… opèrent grâce à leur cellulaire sur Internet GSM low bandwidth approx 128/256k. Sur le terrain, avec leur téléphone, il ont photographié, filmé la tragédie que vie Haiti pour la transmettre via Twitter, Flickr et YouTube.
Les services Internet de Multilink sont demeurés opérationnel tout le temps, sauf quelques ruptures corrigées avec diligence. Notamment deux fusibles à remplacer. Notre siège social sis à Delmas 18 est un bunker solide comme le rock. C’est l’ancien building de l’ambassade du Canada en Haiti. Il n’a pas bougé. Des tuiles du plafond sont tombées. De la poussière s’est levée. Aussi, comme par hasard, la semaine dernière, avant le tremblement de terre, nous devenions le premier fournisseur de services Internet à disposer d’une deuxième connection internationale, en back-up, pour accroître la sécurité de nos services.
La mission de Multilink dans ce drame que subit Haiti est simple: assurer la viabilité de nos services Internet, utiliser les médias Internet pour rassurer la population et le monde extérieur, informer, consoler, mobiliser, renforcer la collaboration locale et externe sur le déploiement des mesures d’urgence, maintenir le flow des communications.
Nous considérons que l’Internet, comme l’eau et l’électricité est vital. Nous faisons notre modeste part dans ce que nous savons bien faire. Internet.
Comme anecdote à citer: Multilink (à travers @InternetHaiti sur Twitter) a entre autre permis la diffusion des premières images en live video streaming avec mon directeur général, Paolo Chilosi, et Carel Pedre animateur de TV et radio. Cette diffusion c’est faite via Pierre Coté, qui avait une solution disponible immédiatement pour diffuser une émission vidéo collaborative via Skype, Twitter et Ustream. Non, seulement nous diffusions, mais nous établissions aussi une collaboration video et chat entre les différents viewers qui étaient aux 4 coins de la planète (jusqu’à 2000 simultanément en période de pointe) en temps réel entre Haiti et le reste du monde.
Les médias québécois autant que mondiaux, ne savaient que faire avec Skype. (notamment (… et …) qui demandaient des interviews live; ils pataugeaient totalement car Skype n’était ou pas installé chez eux ou ils n’en maitrisaient pas le fonctionnement.). Des compagnie mondiales comme (…) nous contactaient, inquiètes pour des employés/consultants disparus, nous avouaient que leurs politiques interne interdisent l’utilisation de Twitter)
Conclusion:
1) jamais il n’y a eu une telle mobilisation à travers les nouveaux médias pour une catastrophe d’ampleur mondiale;
2) la mobilisation à travers les nouveaux médias fut essentiellement l’oeuvre d’initiatives individuelles, comme au bon vieux temps du CB ou de la radio amateur. Il n’y avait pas de gestion réelle de ces médias par les gouvernements et organisation locales et internationales. On éteignait le feu avec des chaudières d’eau comme on dit, à qui mieux mieux. Ce sont les Haitiens et leurs amis qui se sont mobilisés sur Twitter, Skype et Facebook!
2) le gouvernement Haitien, autant que les organisations internationales n’utilisent pas les nouveaux médias à leur plein potentiel; ils devraient déjà disposer de plateforme collaborative transmedia fonctionnant en temps réel, ultra rapides à déployer/voire instantanées, pour intervenir en temps de crise sur low bandwidth, en situation de rupture critique des communications traditionnelles. Ceci afin de rapidement rétablir/optimiser la collaboration entre les coordonateurs des mesures d’urgence et la population et leurs proches.
Internet aura été le kayak d’Haiti!
On en parle de vive vox quand tu veux. Je n’ai fait qu’essayer de t’écrire comme tu me le demandais, les grandes lignes de l’expérience… en état d’âme.
Je te remercie de ta sensibilité à Haiti en ce moment,
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Bien des gens d’affaires et des consultants que je rencontre veulent tous soudainement être sur Facebook. C’est quoi la folie? C’est quoi cette quête d’être « in », d’avoir la « nouvelle affaire », de pouvoir se péter les bretelles à être sur Facebook? Comprenez-moi bien, d’être sur Facebook dans un contexte d’affaires peut certainement avoir ses gros avantages. Si on a un branding fort, si on est une organisation d’importance, si on est très médiatisé, ça peut valoir certainement le coup et le coût et servir d’outil de fidélisation de la clientèle, de service client, de canal de dialogue direct avec la clientèle, les employés ou les partenaires, de magasine interne et de plusieurs utilités encore. Le problème est que souvent, on pense à Facebook pour faire de l’acquisition de client, d’électeurs et de partisans via une page Facebook ou un groupe. Je me permets ici de faire un « wake-up call ». Vous ne ferez pas d’acquisition de client avec une page Facebook ou un groupe Facebook, ou si peu. Si vous avez 300 fans de votre page d’entreprises, c’est tout ce que vous avez, 300 fans et ils sont déjà fans et vous connaissent ou ont pitié ou se sont fait forcer le bras par l’un de leurs amis qui est déjà sur Facebook. « That’s it that’s all ». Vous ne parlerez à personne d’autre que ce groupe de 300 personnes et si vous êtes vraiment bon, efficace, drôle, pertinent et à valeur ajoutée, peut-être que quelques-uns d’entre eux reprendront vos statuts et infos pour les partager à leurs 300 amis. Vous serez donc fermé au reste du monde, au reste du web et à ceux qui ne vous connaissent pas déjà. Ça me fait donc vraiment rire de voir des politiciens qui pensent se faire élire avec leurs 300 potes sur Facebook. Ces mêmes ignares vomissent sur Twitter en disant que seulement 2% des Québécois y sont. Ils ne comprennent pas que ce 2% est le deuxième groupe le plus influent du Web et que s’ils vous trouvent intéressants, ils auront le « pull » pour faire voyager votre message à la grandeur du Web et qu’ils risquent même d’être repris par les médias traditionnels. De plus, Twitter lui est ouvert au reste du Web. Mais comme je le dis maintenant presque chaque semaine, le king des médias sociaux reste le blogue et c’est en outre un excellent outil d’acquisition client, surtout s’il est mis en relation avec ces autres médias sociaux utilitaires, conversationnels ou faire valoir que sont facebook, Twitter mais aussi LinkedIn, Flickr, SlideShare, YouTube, Plaxo et la myriade d’autres outils Web 2.0 qui s’offrent à vous et à votre niche spécifique. Mais juste pour vous faire baver un peu et pour réaliser que certaines entreprises qui ont déjà englouti des fortunes en branding et en marketing et qu’elles ont ainsi un méchant pull de gestion client sur Facebook, voici une présentation des 50 meilleurs page Facebook de Fan des entreprises. (via un twitt de @KarineMiron et @JsChouinard).
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Ça fait longtemps que je dis que notre économie numérique fou le camp hors du pays. Je cite souvent cette vieille statistique qui dit que chaque mois, entre 30 et 60% des dépenses des Québécois en ligne, sortent du pays. À la même date l’an dernier, j’étais d’ailleurs chez Christiane Charette pour documenter notre retard alarmant en termes d’économie numérique. Je dis souvent qu’en 2000, toutes les entreprises voulaient être sur le Web puis juste après, la disette. Ou bien les entrepreneurs se disent « le Web c’est de la merde et je le sais parce que j’ai payé pour et que je n’ai eu aucun retour sur l’investissement » ou bien ils réalisent « le web, je n’ai peut-être pas fait la bonne chose ». Tout ça pour vous dire que je viens de recevoir ce courriel accompagné d’une étude locale à propos du web. J’ai comme l’impression que les observations tirées de cette étude pourraient se transposer aux autres régions du Québec et à celui-ci dans son ensemble. Néanmoins, vous trouverez sans doute que ce n’est pas des plus reluisant.
Madame,
Je me présente, Jacques Bernard de Granby, professionnel et passionné du Web. Une passion qui date de 1986, en comprenant clairement que ce nouvel univers numérique que créait l’ordinateur deviendrait et serait le moyen de communication tous azimuts.
Vous vous demandez probablement pourquoi je vous écriis à vous plutôt qu’à une autre personne. Parce qu’instinctivement je crois que vous êtes la bonne personne avec votre sens direct de la réplique et votre excellente connaissance de ce qu’est le Web, pour m’éclairer sur ma démarche professionnelle.
(…) Pour cela je vous envoie une analyse que j’ai fait sur 300 sites Web de ma région, qui je l’espère vous permettra de juger de mon professionnalisme.
Petite mise en contexte.
J’essaie de gagner ma vie en faisant du développement Web de façon professionnelle (il y a-t-il une autre manière?), mais le marché de ma région est loin d’être réceptif.
Lors de ma prospection, j’ai constaté que les gens d’affaires préconisent très peu le Web et son apport stratégique pour l’entreprise. Oubliez ici le Web 2.0, ne pensez pas même pas au Web sémantique, on a même pas encore maîtrisé le Web 1.0 dans ma région.
Devant ce manque de connaissances, je me suis dit que la chose à faire était d’instruire les gens sur ce qu’est un bon site Web. Mon pari est simple, plus un client est instruit, plus il peut prendre de meilleures décisions en termes de besoins et distinguer les professionnels des neveux, des cousins ou du beau frère.
J’ai donc développé des outils pour instruire les gens d’affaires (…) dont une analyse de 300 sites Web de Granby et région pour démontrer aux décideurs l’étât du Web de ma région.
J’ai offert gratuitement ces deux outils è la Chambre de Commerce de ma région, ainsi qu’à d’autres organisations oeuvrant dans le milieu des affaires, croyant qu’il revenait à celles-ci de faciliter le transfert des connaissances vers leurs membres, mais aucune réponse, l’ignorance totale.
(…)
Cordialement
Jacques Bernard
BeZen Studio
Points saillants et implications
97,3 % des sites (292/300) comportent des problèmes d’accessibilité.
80,3 % (241/300) des sites ne sont pas optimisés pour le référencement naturel (difficiles à trouver avec des mots clés).
Un fait surprenant, 17,6 % (49/267) des entreprises (parmi elles de grandes) ne sont pas propriétaires de leur nom de domaine.
60,4 % (165/273) des sites dont nous avons pu obtenir l’âge, ont plus de sept ans d’existence.
44,3 % (133/300) des sites sont de langue française seulement alors que 49,0 % (147/300) des sites sont de langue française et anglaise.
88,7 % (266/300) des sites n’ont pas de politique sur la protection de la vie privée.
92,0 % (266/300) des sites n’affichent pas de date de mise à jour.
88,0 % (264/300) des sites n’affichent pas de page d’erreur personnalisée (qui explique l’erreur et oriente l’utilisateur à l’intérieur du site) lorsque l’utilisateur du site a cliqué sur un lien brisé ou tapé une adresse URL invalide.
Avec 99,3 % (298/300) des sites qui n’ont pas de blogue, 99,0 % (297/300) des sites n’offrent de lien vers les réseaux sociaux, 93,0 % (279/300) des sites n’offrent pas infolettre et 99,3 % n’utilisent pas la syndication de contenu (RSS). Les entreprises de Granby et région sont très loin d’avoir embrassé l’ère du Web 2.0.
3,7 % (11/300) seulement des sites effectuent du commerce en ligne.
Ma conclusion
C’est pitoyable et ça devrait militer pour des programmes de formations aux entreprises, leur permettant d’être enfin positivement sur le Web.
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Les grosses nouvelles de la fin de semaine sont toutes deux liées à Facebook. Il y a cette sortie de madame Janine Krieber (l’épouse de l’ancien chef du Parti Libéral du Canada, Stéphane Dion) qui sur son mur Facebook, parlait négativement du chef actuel, Michael Igniatief, de même que cette dame, Nathalie Blanchard, qui s’est vue retiré son indemnités d’assurance à cause de photos d’elle sur Facebook. Jusque-là, rien de bien extraordinaire à mon point de vue. Mais aux yeux des médias, c’est une grosse histoire. Hier j’ai reçu l’appel d’un journaliste de la presse écrite et aujourd’hui, c’est une recherchiste d’un média électronique d’importance qui voulait avoir mon point de vue sur la chose. Le journaliste d’hier a fait son topo sans mentionner mon point de vue et la recherchiste d’aujourd’hui m’a envoyé le message suivant :
Bonjour madame Blanc,
L’équipe (XXX) vient de sortir de réunion….
Ils cherchent à aborder l’aspect légal de la question et la recherchiste a demandé à un prof de droit.
Merci quand même pour votre disponibilité.
Ce sera pour une prochaine fois.
Cordialement,
Vous aurez donc mon point de vue. Auparavant, il y avait les discussions dans les toilettes qui pouvaient être écoutées par une personne qui était dans la toilette d’à côté et être répétée à un journaliste qui en faisait un papier. Il y avait aussi ces gens, qui victime d’un mal de dos, assuré, se faisaient photographiés à leur issue par des enquêteurs d’assurance et qui perdaient leurs indemnités une fois qu’il était démontré qu’ils étaient encore capables de pelleter la neige de leur entrée malgré le mal de dos. Le rapport dans tout ça? Aucun. Justement. Nous ne faisions pas le procès de la toilette ou de l’enquêteur. Mais ces infos ont été colligées sur le Web. Ça change donc tout aux yeux des journalistes. Oui il faut être prudent. Oui les cas de Mme Krieber et de Mme Blanchard viennent de Facebook et elles avaient des profils protégés qui ne permettaient qu’aux « amis » de les voir. Mais comme je le disais au journaliste hier, il y a un monsieur qui s’appelait dans le temps « Jules César » et à ce qu’on en dit, c’est justement « ses amis » qui l’auraient poignardé. Et Facebook n’existait pas à cette époque. Peut-être devrions-nous nous inquiéter de la sécurité des dits couteaux? Peut-être aussi que les médias devraient s’intéresser aux experts qui ne vont pas à la course répéter les âneries et l’angle « objectif » que les médias veulent bien donner à « l’histoire »?
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Mercredi prochain je serai conférencière à la Journée de l’informatique du Québec, du réseau Action TI (chapitre de Québec). Je sais, d’ores et déjà, que ma conférence de mercredi sera l’une des plus délicates de ma carrière. C’est que je suis informée que le programme de ce que je me propose de dire ne fait pas l’affaire de certains intervenants TI. On me suggère d’éviter des sujets, de formuler différemment, d’être dans « la tournure positive », de motiver les gens. Voici donc ce que je me propose de dire, tel que c’est déjà affiché sur le site d’Action TI :
Lors de sa présentation, Madame Blanc explique que les marchés sont désormais des conversations auxquelles il faut prendre part. Elle explique aussi que les jeunes générations sont déjà dans la mouvance de cette communication bidirectionnelle asymétrique. D’ailleurs, le phénomène n’est pas nouveau. Il a juste plus d’ampleur. Déjà, en 1993, un grand manufacturier de solutions de télécommunications faisait le pari de la transparence sur ce qu’on appelait à l’époque les e-communautés (sur les forums) qui sont en fait les ancêtres des médias sociaux d’aujourd’hui. Cette transparence rapporta gros à ce manufacturier.
Les médias sociaux sont une foule d’éléments fonctionnels différents et ils ont un impact qui varie en fonction de critères géographiques, sociodémographiques, de niches, d’utilités et/ou de fonctionnalités diverses. Pour interagir sur ceux-ci, la US Air Force s’est dressé un tableau du processus d’intervention de son organisation, en fonction des types de contenus possibles qu’ils peuvent y trouver.
L’adoption par les organisations des médias sociaux ou même du Web efficace est plus une question de philosophie communicationnelle ou d’ouverture de contexte technologique. Le contexte socio-économique récent du développement des TI et des communications marketing au Québec n’a d’ailleurs pas aidé les entreprises et organisations à y recourir de façon positive et active. Finalement, la crainte des enjeux de sécurité est un faux problème dont on se sert pour épouvanter inutilement les gestionnaires. La compréhension de ces divers enjeux, problèmes et opportunités pourrait permettre d’ouvrir la voie du gouvernement et de l’entreprise de demain…
La conférence de Michelle dans le cadre des petits déjeuners « Grands conférenciers » de la Société des communicateurs (Québec) a été fortement appréciée des participants. Madame Blanc est une conférencière hors pair que les communicateurs en agence ou en entreprise auraient tous fortement intérêt à entendre. Le monde du Web 2.0 est une révolution de la communication; un grand dérangement qui remet en question les façons de faire traditionnelles des entreprises et des acteurs de la communication.
C’est avec passion et conviction que Madame Blanc nous amène à prendre conscience et à nous remettre en question.
Voici donc ma présentation et advienne que pourra…
MAJ
Vous apprécierez aussi sans doute de prendre connaissance de la présentation de Jennifer Bell, directrice à Visiblegovernment.ca qui s’intitule Benefits of Open Government Data
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Voici une discussion sur ce qu’est le buzz négatif et son impact positif ou non, sur les gens ou entreprises qui en sont victimes. Cette discussion a eu lieu à Paris, sur le plateau de Techtoc.tv et j’ai eu le plaisir d’y participer depuis Montréal. On y discute entre autres d’un buzz touchant la politicienne Ségolène Royal (dont j’avoue d’emblée qu’on s’en fout ici, sauf durant les présidentielles françaises http://www.dipity.com/timeline/desirdavenir) et de la saga dont j’ai été victime avec l’agence Vanksen et dont je parlais dans mon billet : On salit mon image, mais on corrige positivement.
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