Transparence communicationnelle sur le Web

Je médite sur l’idée de faire un livre sur la transparence communicationnelle sur le Web. C’est en discutant avec le copain Claude Malaison que l’idée s’est cristallisée. Il est évident que mon expérience personnelle y serait pour beaucoup, mais bien avant « mes événements », déjà je parlais de transparence radicale, synthétique et autres concepts associés à ce qui « sonne vrai » et à ce qui semble efficace dans les mouvances de la communication internet. Je vais méditer là-dessus encore, mais déjà, c’est le sujet que je pense aller présenter lors de la conférence Podcamp Montréal de cet automne. C’est une histoire à suivre…

MAJ
Si vous avez des idées ou des références à me partager, gênez-vous surtout pas…

Twitter, le nouveau fil de presse?

J’ai déjà parlé de l’utilisation de Twitter à des fins journalistiques dans le billet Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques. Voilà que l’épisode de l’explosion de Toronto permet de se rendre compte de nouveau de la vélocité des informations citoyennes versus celle des médias traditionnels. Cet épisode, relaté par Threeminds qui fait référence à Jeremiah Owyang, fait dire à celui-ci que le nouveau fil de presse est Twitter, qu’il nomme à juste titre, le Twire (en référence à l’expression News Wire).

Ce n’est pas la première fois qu’une nouvelle apparait d’abord sur les médias sociaux, avant de faire le tour des médias traditionnels. Ils devront donc désormais monitorer ce qui se passe sur Twitter, Flickr, YouTube et autre pour être au fait des événements lorsqu’ils surviennent. Mais l’information citoyenne, bien qu’elle facilite la vie des médias, n’est pas sans risque, comme le note Owyand :

Of course, this leads to some risks: 1) Sources may panic, and over or under state the situation. 2) Determining who is a credible source is a challenge, 3) Echos from the online network may over pump or mis state very important facts that could impact people’s safety. How did I know that Photojunkie wasn’t lying? I don’t. I did however first review his site, his history on Twitter, and saw his pictures and videos before pointing to them.

Key Takeaways

The new News Wire is now Twitter, the “Twire”?
News continues to break from first hand sources, in the past, the press would break the stories.
The jobs of the press are both easier and harder: They’ve improved access to sources in real time, but the level of noise has increased.
Press and Media must monitor Twitter: we’ve never seen information break as fast as this.
Press still have a very important role: vetting out what’s true and false to the best of their ability.
The community (myself included) must be mindful of what’s real and what’s not, over hyping or spreading false information could impact lives.
Emergency response teams and local municipalities should monitor the online chatter, just as they do emergency short wave channels.

La réponse du rédacteur de Direction Informatique

Direction Informatique n’écrivent pas souvent positivement sur les blogues mais ils sont vites à commenter et c’est apprécié. Ce matin, je mettais en ligne mon billet Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires. L’un des premiers à commenter est monsieur Patrice-Guy Martin (ce qui prouve entre autres choses que les blogues non journalistiques n’ont peut-être pas de problèmes criants avec la qualité des commentaires) dont voici le contenu

Direction informatique n’est pas contre les blogues. Quand le temps me le permet, je blogue, je «facebooke» et je «twitterise», pour le plaisir ou pour les affaires, c’est selon. Le collègue Dumais en fait de même sur Technaute.
Ce qui ne nous empêche certainement pas des remises en question et récemment, ce que Nelson a voulu souligner dans une chronique c’est le débordement et les excès, côté commentaires. Selon lui, et d’après ce que lui ont confié des lecteurs, la floppée de commentaires souvent haineux finit par décourager les lecteurs sérieux qui risquent de décrocher. Les solutions ne sont pas toujours évidentes et bannir les commentateurs excessifs semble être un exercice à résultats très variables.
Je vous invite à venir partager avec nous votre point de vue sur la question ici (http://blogues.directioninformatique.com/patrice/2008/08/08/des-commentaires-et-des-blogues/111).
C’est d’ailleurs un sujet que j’aurais aimé soumettre pour discussion à la communauté des blogueurs en me rendant au prochain Yulbiz. En espérant que les obligations familiales me le permettront!
Cordialement,
PGM

Et voici ma réponse politiquement incorrecte (comme c’est souvent le cas, que voulez-vous, on a peut-être sorti l’homme en moi mais il a été remplacé par une « bitch »).

Ce qui est triste dans cette histoire est qu’effectivement, l’article de monsieur Dumais, traitait particulièrement du problème des commentaires sur les blogues de journalistes et que le titre lui était « le phénomène blogue tire à sa fin » et qu’on transpose un problème réel, mais pourtant isolé des blogues journalistiques et qu’on en fait un problème de la blogosphère, ce qui n’est vraiment pas le cas. Faites-vous dans le journalisme de sensations maintenant? Et que dire de « le bogue avec les blogues » ou « Des dérives dans la pratique des blogues » ? À quand un article qui fait le tour de ce qui se fait de bien dans les blogues d’affaires au Québec? Nous sommes en retard en ce domaine et votre lectorat qui doit être principalement composé de gestionnaires TI, s’ils s’adonnent à ne lire que les titres de votre revue, auront-ils l’impression que les blogues peuvent être bons pour leurs entreprises? J’en doute. C’est un milieu avec malheureusement trop de conservatisme qui ralentit l’innovation. Dernièrement, le trio SOM, CEFRIO, VDL2 révélait que 56% des dépenses des Québécois en ligne (en mai), se faisait hors de nos frontières. Disons que ce qui pourrait être un organe d’information de gestion des TI offrant des exemples positifs permettant aux gestionnaires TI d’expérimenter avec le Web 2.0, semble plutôt être un épouvantail à con. C’est très très dommage et votre revue perd beaucoup de plumes à mes yeux quant à la qualité de son traitement. Si vous dites des conneries sur un sujet que je connais très bien, puis-je porter crédit à votre traitement d’autres sujets que je connais moins? Ça reste encore, malheureusement à démontrer.

De vous voir à Yulbiz serait très intéressant et vous serez surpris de voir la vitalité de cette blogosphère québécoise. Pour ce qui est de votre question, les convives présents se feront un plaisir d’y répondre lorsque vous leur poserez la question. Vous pouvez aussi devenir commanditaire d’un événement et écrire la question du mois qui sera publiée sur le site de Montreal.Yulbiz.org. Le coût de cette opération est de $5000 et ça pourrait certainement redorer votre blason qui commence à être sérieusement terni par les articles loufoques que vous écrivez à propos des blogues.
Très cordialement, malgré ma franchise décapante…

MAJ

La réponse de monsieur Martin

Je sais que vous n’avez pas aimé ces articles, et vous l’avez mentionné à plusieurs reprises. Mais ça ne fait pas de nous un journal à sensations. D’ailleurs, nous avons aussi publié d’autres articles sur le sujet du Web 2.0 en général, y compris sur le sujet des blogues. En voici quelques-uns que je vous invite à lire.
Les entreprises n’échappent pas à l’irrésistible percée des blogues et de la MI publié en 2006, ou encore L’émergence des carnets/blogues corporatifs, Le blogue, un nouveau levier pour la prospection commerciale, L’Aéroport de Québec donne la parole à ses clients, IBM ne veut pas être le cordonnier mal chaussé ou en 2007, ceci Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0, Webcom Montréal 2007 en mode participatif , Le droit du Web 2.0, Le Web, pour maintenir l’attention et susciter l’interaction, et plus récemment MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0, HEC : tableau noir, forums de discussion et wiki et Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise.

Par ailleurs, si Yulbiz ou ses membres ont une proposition commerciale à nous faire, on peut me rejoindre directement au 514.876.9964 poste 223 ou par courriel. Et nous ne le ferons certainement pas pour redorer un blason que je ne crois pas si terni au demeurant. Mais bien parce que depuis 20 ans nous avons toujours crû et soutenu autant que nous le pouvions l’industrie des TI d’ici.

et ma réponse

Merci de ces infos qui mettent en perspective la perception peut-être erronée que j’ai eue de votre ligne éditoriale et merci d’avoir pris le temps de répondre. Je vais me faire un devoir d’aller lire ces articles et je commencerais certainement par Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise, puisque le titre suggère une réalité que je m’efforce e changer…

Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires

Outre Direction informatique qui remet sporadiquement en question la pertinence des blogues (je ne comprends toujours pas pourquoi d’ailleurs) comme dans les récents articles de Nelson Dumais, de Gérard Blanc ou de Patrice-Guy Martin, d’autres médias reconnaissent l’impact des blogues. Ainsi, dans un billet de Renard Léveillé de Branchez-vous, on peut lire :

Il y a de quoi se réjouir, surtout si on croit comme moi que le blogue est un outil citoyen parfaitement malléable, potentiellement bienheureux pour la démocratie, et qui en plus préconise l’emploi de la parole, de la discussion, du dialogue face aux problématiques actuelles. C’est un antidote contre la superficialité, enfin, dans la plupart des cas…

Ce billet de branchez-vous, se réfère aussi à un article d’Alain McKenna de Technaute Cyberpresse, Les entreprises s’intéressent plus aux blogues ou on peut lire :

Les blogues, ces carnets électroniques sur lesquels tout internaute peut ajouter son grain de sel, prennent de plus en plus de place dans le paysage médiatique. Sans faire directement concurrence aux médias traditionnels, leur influence auprès des entreprises, voire du gouvernement, semble de plus en plus évidente.
À l’échelle mondiale, les blogues sont en pleine explosion. L’agrégateur Technorati en recense 112,8 millions à l’heure actuelle, et leur influence auprès des consommateurs est généralement acceptée: un sondage pancanadien réalisé l’été dernier par Ipsos Reid révélait que plus de six Canadiens sur 10 basaient leur décision d’achat sur la teneur -positive ou négative- des commentaires émis sur des blogues.
Pas surprenant, donc, si les entreprises soucieuses de bien paraître tentent de calmer le jeu dans la blogosphère, si leur image y est malmenée.
(…)

Certaines entreprises ont commencé à se servir de l’influence naissante des blogues pour des fins promotionnelles. Le jour où elles tenteront de le faire pour agir sur le gouvernement n’est pas si loin, estime le professeur universitaire. «Ça pourrait arriver, dit-il. Il y a une authenticité, une désorganisation dans les blogues qui n’ont pas l’air feintes et qui ont un impact sur l’opinion publique.»

Il semble donc y avoir maintenant deux écoles journalistiques face aux blogues d’affaires. Celle de ceux qui discréditent les blogues (souvent sans fondements étayés par des statistiques ou des faits. Comme le dit Nelson Dumais il « petitdoigtise » et celle de ceux qui observent que les blogues prennent de plus en plus d’importances chez les entreprises et qu’elles ont un impact sur l’opinion publique. Je prêche pour ma paroisse, mais je préfère nettement la deuxième, surtout qu’étrangement, ils ne semblent pas « petitdoigtiser ».

Le futur possible des journaux en lignes

Comme suite à mon billet Le phénomène blogue tirerait à sa fin?, le copain et client Jeff Mignon de Mignon Média fait un commentaire très pertinent sur ce qu’il croit être le journal en ligne du futur. Mais avant de le lire (ou le relire si vous êtes un habitué de la lecture des commentaires de ce blogue, qui sont parfois plus pertinents que mes propres billets), vous devez savoir que Jeff est l’un des consultants médias journalistiques les plus importants de la planète. Ses clients sont le Who’s who des journaux et groupes médias les plus influents. Ainsi, il a dans ses clients :

Associated Press (The)
Info Presse
McGraw-Hill
Miami Herald (The)
New York Times (The)
Quebecor
Sun Media Corporation
Transcontinental
Washington Post
Agoravox (France)
Aula (Spain)
Bonnier Group (Sweden)
Business.hr (Croatia)
Corriere Della Sera (Italy)
Groupe Express Expansion (France)
Hachette Filipacchi (France)
Le Monde (France)
Paris Match (France)
Rizzoli (Italy)
Science et Vie (France)

Pour n’en nommer que quelques-uns et faire un peu de « name dropping » pour sa boîte. Tout ça pour vous dire que s’il y a quelqu’un dont le point de vue sur cette question peut être pertinent, c’est bien celui de Jeff. Le revoici donc :

Blog ou pas blog, ce qui ne va pas s’arrêter c’est l’édition rendue simple, l’analyse, la réflexion et la conversation.

C’est drôle cette histoire de disparition des blogs, parce que réfléchissant avec mon équipe à “A quoi pourrait ressembler un journal en ligne”, une idée n’arrête pas de remonter à la surface. Idée que nous essayons de chasser à chaque fois. Pourquoi ? Je ne sais pas. Conservatisme ?

Cette idée c’est : et si un journal en ligne était en fait une agrégation de blogs (ceux de la rédac et ceux de la communauté) pour la partie analyse et perspective + des infos brutes sous forme de dépêches + des archives (les articles de la version papiers) + une communauté qui produit de l’info pratique et la conversation.

Il nous semble que le ton blog — spontanéité + liens + réflexion + analyse + conversation — est beaucoup plus adapté à l’écriture pour le web que la pyramide inversée classique de l’écriture journalistique.

Et quand nous analysons les blogs qui fonctionnent dans les médias et ceux qui ne fonctionnent pas, nous constatons que, en général, plus l’écriture est journalistiquement traditionnelle moins ça fonctionne.

Je ne crois pas que les blogs de presse ont un manque de moyen. Je pense qu’ils ont un problème d’attitude… ou, pour certains, qu’ils sont écrits par des journalistes qui n’ont rien à dire. Et quand je dis “rien à dire”, je précise tout de suite “dans le format blog”.

La presse se pose peu — et plus souvent PAS — la question de l’écriture en ligne. Elle reproduit sur le web ce qu’elle sait faire (article + video + audio).

Le web est un nouveau territoire qui appelle des nouvelles façons de communiquer. Le blog est une première forme. Sans aucun doute pas la dernière. D’autres formes sont à inventer. On n’écrit pas pour la radio et la télé comme on écrit pour le papier.

Si le blog disparaît, c’est qu’on aura inventer des formes d’écriture encore plus adaptées au numérique.

En attendant, ce sont les journaux, les radios et les télévisions qui souffrent. Pas les blogs.

Et dire qu’il y a des journalistes pour se plaindre de la qualité de leurs commentaires! Peut-être que la merde attire la merde et la qualité attire la qualité? C’est juste une hypothèse que développe Michael Carpentier de manière beaucoup plus politiquement correcte et élaborée …

Il faut donc croire que 2 facteurs frappent de plein fouet les blogueurs des grands médias : leur popularité, et le fait de traiter de sujets généralistes (ou de voir son blogue exposé à côté de sujets d’intérêt général).

Comment déjouer les chinois lors des Jeux Olympiques

Pour les reporters et les blogueurs qui ont la chance d’aller à Pékin, humer le smog, prendre un bain de foule et apprécier les performances d’athlètes dont on se demande encore quelle nouvelle dope ils utilisent pour être si performant, il existe quelques solutions pour « traverser la muraille de la censure gouvernementale chinoise ». Ainsi, on m’informe que :

Pour passer les murailles - Spécial JO

Internet Sans Frontières, Street Reporters et PSIPHON s’associent pour mettre à la disposition des journalistes et blogueurs français qui couvrent les Jeux Olympiques de Pékin une solution gratuite et efficace de transfert anonyme et sécurisé des données.
Street Reporters est un site d’information généraliste et un média participatif. www.streetreporters.net où vous pourrez retrouver tous les détails de l’action “Pour passer les murailles” .

Psiphon est un projet logiciel mis au point dans le laboratoire du Munk Centre for International Studies de l’université de Toronto. Il permet notamment aux serveurs et aux ordinateurs personnels situés sur le territoire des pays où internet n’est pas censuré d’être mis à la disposition des personnes vivants dans les pays où la navigation sur le réseau est restreinte. http://psiphon.civisec.org

Pour bénéficier de la mise à disposition de cette solution sur votre ordinateur portable avant de partir couvrir les Jeux Olympiques contactez :
pekin@streetreporters.net

Le phénomène blogue tirerait à sa fin?

C’est du moins la prédiction du journaliste Nelson Dumais, que par ailleurs, je respecte beaucoup. Dans son article Le phénomène blogue tire à sa fin, il proclame que le blogue n’en a plus que pour un an ou deux.

Or, je suis parfaitement conscient que la chronique-blogue, telle que je l’exerce présentement, est un phénomène qui tire à sa fin. Je sais, je sens, je petit-doigtise, que bientôt, possiblement en 2009, au plus tard en 2010, il me faudra changer de moyen, il me faudra passer à autre chose pour continuer de prendre mon pied à écrire des articles technos. Pourquoi? Parce que les gens commencent à en avoir assez. Pas tous les gens, bien sûr. Parlons plutôt des utilisateurs précoces, ces « early adopters » qui achèvent de quitter et des « fidèles » de la deuxième vague qui commencent à manifester de la grogne.

Ha bon? Vraiment? Humm, je me demande qui sont ces utilisateurs précoces qui décrochent? Il y a sans doute son copain Michel Dumais qui lui en rajoute :

Tough shit pour les consultants et les vendeux de «bloyes».

Mouais, les vendeux de « bloyes ».
Moi je me questionne plutôt sur « les vendeux de journalisme ». Je crois plutôt que c’est le « phénomène journalisme classique » qui tire à sa fin. D’ailleurs, plus loin, dans l’article de Nelson Dumais, c’est plutôt le manque de contrôle des commentaires des blogues de journalistes qui semble être l’épine du problème et le sujet de l’article.

Si les blogues favorisent l’interactivité entre les auteurs et les lecteurs, il arrive que certains échanges de commentaires tournent au vinaigre, poussant des fidèles à quitter la barque. À terme, assistera-t-on à une implosion de la blogosphère?

C’est que les journalistes sont devenus blogueurs. C’est aussi que plusieurs ont eu des technologies blogues rudimentaires et souvent « inventés de toutes pièces » et fournis par leur corporation pour qu’ils pratiquent le nouvel art du blogueur journaliste. Je me souviens encore de ce journaliste de l’Actualité qui me demandait conseil sur son blogue. Après lui avoir dit à quel point sa techno était « poche » et qu’elle ne lui permettrait pas de bloguer dans les règles de l’art, il ne pouvait qu’acquiescer et me répondre que c’était les technos de Toronto qui décidaient tout et qu’il ne pouvait rien y faire. Ce qui est triste de cette histoire est que de prendre un épiphénomène et de le projeter sur l’ensemble des blogues, est un peu , ma foi, réducteur et non approprié. Les journalistes se plaignent des commentaires anonymes? Simple à résoudre, vous n’avez qu’à demander une inscription obligatoire et confirmation du courriel par le système tel que le fournit Wordpress par exemple. Vous n’aurez plus aucun anonyme, mais quelques pseudonymes. Vous n’avez pas le temps de modérer vos commentaires et n’y participerez pas? C’est évident que ça deviendra le bordel. La solution à ça est d’exiger des patrons qu’ils fournissent les moyens de leurs ambitions. S’ils veulent des blogues journalistiques, qu’ils paient les ressources humaines pour s’en occuper! À part ça, que les blogues meurent un jour? Non je ne le crois pas. Ils vont se transformer certes, les technos vont évoluer, mais le blogue qui représente « la parole citoyenne » est là pour rester et même pour s’amplifier. Les journalistes eux-mêmes participent à cet essor. Les blogues sont de l’opinion et les journalistes vedettes, ceux qui font encore vendre les journaux pour une couple d’années (je petit-doigtise ici) sont les chroniqueurs et éditorialistes, qui font de l’opinion. Humm, c’est étrange non? Et ce sont souvent les mêmes auxquels ont demandent de bloguer! Pour le journalisme « dit classique », ça devient tellement « standardisé » que ça n’intéresse plus personne…
Les nouvelles de LaPresse, du New York Times, de Radio-Canada ou du Journal de Montréal? Who cares?
Encore quelques Baby-boomers qui incidemment, enseignent l’art journalistique…

Internet deux fois plus influent que la télévision et huit fois plus que l’imprimée

L’internet est deux fois plus influent que la télévision et huit fois plus que l’imprimée. C’est le constat étonnant auquel arrivent Fleishman-Hillard et Harris Interactive, dans une étude conjointe, le Digital Influence Index (DII). Cette étude vise à mesurer l’impact et l’influence de l’internet sur les comportements et le processus décisionnel des consommateurs britanniques, français et allemands.

Les constats :

  • Across all three countries addressed by the study, the Internet has roughly double the influence of the second strongest medium — television — and roughly eight times the influence of traditional print media. This indicates a need and an opportunity for companies to reprioritise their communications to address the media shift in consumer influence. 
  • Consumers use the Internet in different ways to make different decisions. For example, consumers are more likely to seek opinions of others through social media and product-rating sites when it comes to making decisions that involve choices that have a great deal of personal impact (e.g., healthcare options or major electronics purchases), but use company-controlled sources when making transactional decisions on commoditised items like utilities or airline tickets. 
  • While consumers see the clear benefits of the Internet on their lives, they continue to have concerns about Internet safety and the trustworthiness of some of the information they find online. In the UK, for example, 66 percent of online consumers state that the Internet helps them make better decisions, but just 28 percent trust the information on the Internet provided by companies.

Ce sont donc d’autres arguments en faveur de la croissance des investissements Web. Mais bon, les gestionnaires marketing non intéressés par le web lisent-ils mon blogue? Lisent-ils ce genre de statistiques et savent-ils que le changement s’opère? J’ei encore en mémoire ces conférences dans l’industrie du tourisme alors que je demandais aux personnes présentes quel pourcentage de leur budget marketing ils mettaient sur le Web. La majorité des répondants (à main levée) répondaient 1% alors qu’au Canada, 54% des Canadiens achèteront leur voyage en ligne! Il y aura donc encore de ces disparités entre ce que le consommateur, veut, ce qui l’influence et la réaction des entreprises à s’adapter rapidement à ces nouvelles réalités….

Magazine Dernière Heure, quiproquo

Je viens de recevoir le téléphone d’une dame qui veut parler à un journaliste du magazine Dernière Heure. C’est qu’elle a cherché « Magazine Dernière Heure » dans Google et qu’elle est tombée sur le seul billet que j’ai déjà fait sur eux Magazine Dernière Heure Bienvenue aux lecteurs. Ce billet se classe au 2e rang des résultats de Google, après la page qui incite les gens à s’abonner. Ce quiproquo devrait allumer des lumières aux gens de Canoë et aux autres entreprises et les inciter à rendre plus d’informations disponibles que le strict service d’abonnement. La revue n’est pas Web et c’est un choix de modèle d’affaires qui se défend. Par contre qu’il soit difficile de localiser et de rejoindre la rédaction de la revue, ça se défend un peu moins bien…

Les gens de Canoë (qui ont déjà été mes clients) s’cusez la…

Curriculum vitae de 140 caractères ou moins

Ce sera peut-être une tendance du futur. Celle de faire son « elevator pitch » en 140 caractères ou moins. C’est en fait le défi trouvé sur BusinessWeek via un Twitt de Monster. Envoyez un curriculum vitae de 140 caractères pour la chance d’être l’un des blogueurs de BW. Ils appellent ça un « resuwitters » que je traduirais par un curiculumtwitter (elle était facile).

Ce n’est pas tout, quoi qu’encore « sur la frange » cette idée de mise en contact par média sociaux avec l’interdiction d’envoyer un CV complet a déjà été mise en pratique par Jason Falls de Socialmediaexplorer qui voulait un gestionnaire marketing par média sociaux. Après la description traditionnelle de ce qu’il recherchait via son blogue, voici d’autres instructions inusitées :

HERE’S HOW YOU GET THE JOB
1. Don’t send me resumes. Connect with me. I’m easy to find.
2. Give me an elevator pitch on why you are the person we’ve described.
3. Send me (via whatever electronic method you deem most efficient) a short list of what you’ve done and where I can find evidence of it. Or have a full profile on LinkedIn. It’s easier that way.
4. If your profiles are hard to link to you on social media sites, tell me which are yours and what you’re hiding.
5. Understand this will be a competitive search and I’m hiring one person. Be outstanding.

Dans une entrevue à Socialmediahunter

2) Did you get better resumes from job postings or from your blog and other social media avenues?

Most definitely from the blog and social media avenues. However, I expressly said in my posting that I didn't want resumes. We also pointed all of our official job postings (LinkedIn, Louisville AdFed, etc.) back to my blog post, so most people who reached out about the job got what we were shooting for. Thankfully, I only got a couple of real resumes, which were immediate rejections, of course. If you're online and you connect with me about the job, your LinkedIn profile and a Google search is really all I need.
) What was the most common error that candidates made in applying to this position?

4) In looking through resumes/url's, what caught your eye in determining who got an interview?

Entrepreneurial spirit in social media activity. If you had a blog, managed a community, did web video just for fun or to figure it out … anything that said you were exploring, learning and doing. One young man, who I ultimately interviewed, built his own Ning community around doing video resumes so each profile was, in essence, a LinkedIn profile but all geeked out with multimedia. I thought that was particularly cool. Plus, seeing a three minute video on who he is and why he's passionate about social media told me almost everything I needed to know about assessing his want and ability to do the job. (Ultimately, he did not get the job, but was a finalist and is someone I'm very happy to know and keep an eye on)

Votre présence Web, si elle est efficace, doit pouvoir déjà parler de vous intelligemment et abondamment, l’idée d’une candidature de 140 caractères ou moins, devient donc vraiment possible et même souhaitable. Ça devrait couper beaucoup de blabla inutile, mais aussi créer du temps supplémentaire afin de visiter tous les lieux de votre présence Web.

SocialMedia Actualités

C’est vraiment drôle la vie! Je viens de recevoir et d’accepter la proposition de dupliquer mes contenus sur la réputée plate-forme SocialMediaToday, qui duplique les billets d’autorités telles que Charlene Li, Shiv Singh ou autre. He bien, la plateforme de renommée mondiale se francise et devient SocialMedia Actualités, Le meilleur du Web2.0 et du Web social. Au moment d’écrire ces lignes nous ne sommes que trois, Philippe Martin, Vanina Delobelle et moi-même. Les billets sont choisis individuellement par un éditeur de l’entreprise et j’ai bien hâte de voir qui seront les futurs contributeurs de la plate-forme? Mais disons que ça fait drôle de recevoir une invitation du cofondateur Jerry Bowles et d’accepter la duplication de mes billets, surtout après avoir vécut le puritanisme technique de gens qui étaient proche de moi. Nul n‘est prophète en son pays comme ils disent…

OpenX.org, faire votre propre régie publicitaire

C’est l’un de mes clients, Benoît Grenier, qui me fit découvrir l’excellent logiciel à code source ouvert OpenX.org. Ce logiciel de régie publicitaire (ad server) peut vous permettre de monter une petite entreprise de publicité personnalisée sur votre ou vos sites (surtout si vous avez déjà un beau réseau de contacts Web ou une équipe de vente qui peut en plus vendre de la bannière pour vos propriétés Internet. Mais c’est aussi un outil qui peut être très précieux (clin d’œil ici à mes clients touristiques) si vous-mêmes placez de la bannière à différents endroits. Ainsi, vous pourriez « taguer » vos bannières et savoir réellement (avec tout de même un certain pourcentage d’erreur) si elles ont été diffusées à la hauteur de ce qu’on vous réclame en coût de placement (CPM, Coût par mille). Car entre ce qu’on vous vend et ce qu’on vous livre, il y a parfois de méchantes différences que vous devriez connaître et valider en tant gestionnaire efficace.

OffbeatGuides.com, un nouveau service touristique à surveiller

Via Techcrunch, j’apprends qu’un nouveau service d’informations de voyages, OffBeatGuides.com, risque de bouleverser la donne. C’est qu’il sera mis en ligne par le fondateur de Technorati, David Sifry. Il escompte vendre ces guides en version PDF ($10) ou en version imprimée (25$). Ce sera un mix entre Lonelly Planet et Le Guide du routard, entièrement issu d’informations en lignes. C’est peut-être le point d’inquiétude de ce projet, car pourquoi payer ce qui est déjà disponible en ligne? Peut-être simplement pour se faciliter la vie et pouvoir lire les infos dans l’avion, si nous n’avons pas de portable…

MAJ

Le blogue d'OffBeatGuides.com

Les paparazzis citoyens

Le journalisme citoyen a déjà fait couler beaucoup d’encre et reste l’un des enjeux majeurs de l’évolution des modèles d’affaires médias à l’ère du Web. Mais contrairement aux textes, ça fait longtemps déjà que les médias s’alimentent de ce que la plèbe veut bien fournir comme photos, gratuitement. Mais voilà que certains clichés peuvent valoir leur pesant d’or. Toute une industrie, nommément celle des Paparazzis, ne vit que de ces clichés « newsworthy », qui peuvent valoir dans certains cas plusieurs dizaines de milliers de dollars, voire quelques centaines. Une nouvelle entreprise mise peut-être sur ce phénomène et tentera de promouvoir les « paparazzis citoyens ». Il s’agit de shootnews.com dont je viens de recevoir le communiqué :

 

Shootnews: la nouvelle agence web 2.0 des photographes amateurs

Quel que soit l’évènement, il engendre des témoins !

Aujourd’hui, chaque citoyen est en mesure de capter des faits divers qui peuvent représenter un intérêt d’actualité, notamment grâce aux appareils photos, téléphones portables ou encore caméscopes.

Grâce à l’avancée technologique, il y aura bientôt plus de sources provenant de particuliers que de professionnels pour alimenter les médias. Et après ? Quelle valeur possède un cliché ? À qui le vendre ? À quel prix ? Autant de questions qui restent sans réponse.

Shootnews a décidé d’y répondre en créant une plateforme d’échange qui facilite les relations entre particuliers et professionnels des médias et envisage de nouvelles perspectives journalistiques !

Avec Shootnews vous pouvez proposer tout type de document, qu'il s'agisse de photos de people que vous croisez ou de faits d'actualité dont vous êtes témoins.

Alors à vos appareils ! La chasse aux scoops est ouverte…

Visitez le site: http://www.shootnews.com

 

Est-ce réellement une avancée ou un recul. Devrons-nous encore plus nous méfier de ces centaines de milliers de caméras portables qui suivent nos gestes quotidiens et risquons-nous de voir notre photo vendue au plus offrant? Voilà bien des questions auxquelles je ne saurais répondre pour l'instant, mais si j’étais une politicienne ou une vedette, je serais de plus en plus craintive disons…

Médias traditionnels et blogues

Dans le courriel promo d’eMarketer d’aujourd’hui on parle de l’utilisation des blogues par les grands médias américains. Les chiffres qu’on y présente contrastent avec d’autres chiffres d’années passées. Ils citent entre autres the BivingsReport et on remarque que plusieurs fonctionnalités Web 2.0 sont maintenant courantes dans les médias de nos voisins :

• The use of RSS increased in 2007 by 21 percent since 2006. Now 96 of the papers we researched are using this technology. Within this group, 93 papers offer partial text feeds, while three offer full text RSS feeds. No papers have begun embedding advertisements in their RSS feeds.
• Ninety-two percent of America’s top 100 papers now offer video on their websites. This represents a significant jump from 2006, where just 61 percent offered video. In this group, there is a mixture of local, Associated Press, and original content available on newspaper websites. Thirty-nine papers offer original content, 26 use AP video streams, 13 offer video content from local news outlets, four papers use all three technologies, and 10 papers use a mixture of two different types of video.
• The number and quality of reporter blogs also improved in 2007. Now, 95 percent of papers offer at least one reporter blog. Ninety-three percent (88 papers) of these blogs allow comments. In 2006, 80 percent of the papers offered blogs, with 83 percent (67 papers) allowing comments.
• One-third of newspapers now allow comments on articles. This represents a 14% improvement on 2006 statistics, when only 19 percent of papers allowed comments on articles.
• The number of papers requiring registration increased by six percent from last year’s results. Twenty-nine percent of the nation’s top 100 papers now require users to register before gaining full access to their website. Of this group, three papers required a paid subscription, while 26 papers required free registration.

L’étude complete de Bivingsreport American Newspapers and the internet : Threat or opportunity? (PDF)

Cependant, eMarketer amoindrit l’impact des blogues comme source potentielle de nouvelles.

In a survey of US journalists by PR Week, PR Newswire and Millward Brown, 57.7% of respondents said they used blogs to measure sentiment, and 51% used them to gauge how their competitors were covering stories. Fewer journalists—less than 30% of respondents—used blogs as a mechanism to dig up sources.
(…)
Other research confirms the relative lack of importance of blogs as a hard-news medium. A survey conducted by Synovate for the Marin Association of REALTORS found that only 3.9% of US adult consumers regarded blogs as a news source. This response rate put blogs squarely at the bottom of the list in that study.

Disons que j’ai de gros doutes là-dessus. Surtout si on compare ça avec d’autres sondages de février de cette année…