Archives pour Commerce électronique: mythes
Bon, bon, bon, il faut que je parte quelques jours pour que Claude Malaison se décide enfin à péter sa coche?
Comme l’amie Michelle Blanc est partie vers la gloire à Toronto (juste avant le Festival du film et Brad Pitt), la porte est grande ouverte pour que je fasse, comme elle le dit si bien, «une montée de lait». Pourquoi direz-vous ? Parce que je suis malade et fatigué (sick & tired) de me faire rabâcher les oreilles avec les prix supposément trop élevés d’inscription à la conférence webcom-Montréal.
Et il en rajoute
En ce lundi nuageux et frisquet qui me fait penser à l’automne, je voulais parler de choses et d’autres. Juste quelques mots en premier sur mon dernier billet qui a suscité bien des commentaires, la majorité d’appui. En plus des commentaires, je voulais partager avec vous le billet de l’ami Francis Bilodeau sur son blogue Kranf.com, qui va dans le même sens. À lire aussi le commentaire du PDG de Dessins Dummond, Yves Carignan sur la «frilosité» des entreprises québécoises. Je ne suis pas le seul donc à déplorer le manque de vision des entreprises québécoises et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale.
Mon avis là-dessus?
Les Québécois sont reconnus comme un peuple innovant. Malheureusement, nos entreprises, lorsque vient le temps de parler de Web, sont toujours plus ou moins deux ans en retard sur ce qui se fait aux États-Unis (je généralise évidemment). Plusieurs facteurs contribuent à cet état de fait. Tout d’abord, durant plusieurs années le gouvernement à largement financer la R&D technologique, mais sans mettre une cenne sur l’analyse de marché, la validation du plan d’affaires ou la commercialisation. Ça a donné une panoplie de petites boîtes qui pensaient toutes avoir inventé le bouton à quatre trous (lire ici qu’ils croyaient avoir développé LE CMS révolutionnaire qu’ils voulaient vendre à prix d’or alors que des solutions « open source » plus performantes existent et sont disponibles gratuitement). Puis il y a aussi toute cette industrie des communications marketing qui font des cochonneries inutiles et dispendieuses et s’autocongratulent avec des prix qu’ils se donnent entre eux. De leurs clients imbéciles qui sont tout satisfait d’avoir remporté un prix (disons un Boomerang) sans se poser la question du retour sur l’investissement. Puis il y a aussi toute cette industrie des intégrateurs traditionnels (CGI, DMR, LGS et. al.) qui font de très gros projets qui ne finissent jamais, qui vont chercher dans les centaines de millions de dollars et qui pourraient être terminés en moins de deux si elles adoptaient plutôt des approches Web Services et SOA (c’était mon mémoire de maîtrise (PDF) d’il y a cinq ans (sic)). Je me souviens d’ailleurs d’un lunch avec l’un des premiers vice-présidents de l’une de ces grosses boîtes qui me répondit lorsque je lui demandais pourquoi sa boîte ne faisait pas de Web Services ou n’en parlait pas à ses clients « notre mission n’est pas de faire de l’éducation, mais elle est de faire de l’argent ». Disons que c’était assez clair. Puis il y a les Telcos qui tout en étant des diffuseurs de contenus, nous inondent de technologies de moyens de gammes à des coûts prohibitifs, plutôt que de favoriser l’innovation nationale en rendant disponible des technologies de pointe. Je me souviens encore de ce téléphone caméra Nokia qu’avait Loïc Le Meur lors de son dernier passage ici il y a deux ans. Ce téléphone n’est toujours pas disponible ici et ne le sera probablement jamais à cause de la guerre des standards sans fil que se font nos Telco. Et que dire de TIVO qui est disponible aux É.-U. depuis des années et que nous ne verrons jamais ici puisque les TELCO sont à la fois diffuseurs et compagnie de télécommunication? À bien des égards, sur plusieurs technologies, nous sommes à l’âge de pierre de l’innovation. Mais comme je le disais déjà à propos de l’approche de nos gouvernements par rapport aux médias sociaux (et ça s’applique aussi à nos entreprises)
La prudence est certes une vertu, mais elle empêche souvent l’émergence de l’innovation. Disons que dans un contexte gouvernemental, j’aime encore mieux le courage expérimental de la LAFD (Los Angeles Fire Department). Eux utilisent déjà les blogues, Twitter, Flickr, YouTube, les groupes de discussions, la baladodiffusion et j’en passe. Ici on observe prudemment et on attend, là-bas ils expérimentent et abattent les barrières pour s’approcher des citoyens. Deux visions diamétralement opposées qui font la différence entre un gouvernement de suiveux, ou de chef de file…
Ce n’est donc pas surprenant de constater que prêt de 60% des ventes en lignes des Québécois, échappent à notre économie nationale. On récolte ce que l’on sème… et on trouve que $395 “c’est pas mal cher”…
Article publié le Mardi, 26 août 2008 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Code-source libre, Commerce électronique: mythes, Edito sans question, Gouvernement électronique, Innovation, Marketing Internet, Médias sociaux, Stratégies de commerce électronique, Technologies Internet, Web 2.0 et politique et internet.
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Dans le iMediaConnection d’aujourd’hui, l’article Top 10 social media misconceptions, brise certains des mythes qui entourent les médias sociaux. Je vous suggère fortement d’aller lire l’article, mais aux fins de mon propre archivage, voici une traduction libre, et adaptée, de ces 10 mythes, avec mes commentaires personnels.
Une campagne médias sociaux doit s’attaquer à Facebook et MySpace.
- Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les 2 seuls sites de médias sociaux et que de grands groupes sociodémographiques n’y vont tout simplement pas. Ils utilisent plutôt Hi5, Orkut ou autre chose. Il y a aussi des sites comme Flickr, YouTube ou Dailymotion (le YouTube Français) qui doivent être considérés.
Les médias sociaux produisent du trafic de piètre qualité.
- Si tel est le cas, c’est que le public cible a mal été défini et rejoint.
Vous pouvez réutiliser des contenus déjà existants (comme les communiqués de presse) pour garnir vos contenus médias-sociaux
- Vous devriez plutôt adapter vos contenus spécifiquement pour le public cible que vous voulez atteindre. D’ailleurs, il existe aussi des communiqués de presse optimisés pour les engins de recherches. C’est l’une des nouvelles armes des spécialistes du référencement (comme moi par exemple).
Afin de se faire taguer dans un site comme Digg ou Delicious ou Wikio (pour le marché francophone) il faut amadouer les utilisateurs intensifs
- De se faire identifier comme un expert dans votre champ d’activité n’arrive pas du jour au lendemain. Soyez patient, pertinent et travaillez vos contenus et le miracle se produira.
Arriver sur la première page de Digg ou Wikio (pour le marché francophone) prend beaucoup de chance.
- Si vous votez pour les autres, si vous faites partie d’une communauté comme Yulbiz, Yulblog, Girl Power 3.0 ou autre, si vous commentez souvent sur les blogues des autres, vous augmentez vos chances qu’on vote pour vous un de ces jours…
Il est possible d’arriver à contrôler toutes les activités de votre marque sur tous les médias sociaux.
- D’être efficace, pertinent et réaliste quant aux médias sociaux, requiert d’accepter une perte de contrôle de votre image de marque. Il est évident que l’on ne sera pas toujours d’accord avec vous et qu’on va parler de vous en positif et en négatif. Voyez cela comme un focus group en temps réel, que vous ne payez pas
toutes les marques peuvent bénéficier de l’optimisation des médias sociaux (SMO, Social Media Optimization)
- Comme dans toutes activités d’affaires Web, le pourquoi est plus important que le quoi. Ayez un objectif d’affaires clair et soyez certain de pouvoir offrir des informations pertinentes, pratiques et utiles ou un divertissement intéressant, sinon peu de gens feront l’effort de lire ce que vous avez à dire
mesurer l’impact des médias sociaux est impossible.
- Les outils de mesures statistiques peuvent très facilement monitorer le trafic qui vous vient de vos présences médias sociaux.
L’optimisation des médias sociaux et le référencement sont distincts et séparés
- Le référencement et l’optimisation des médias sociaux vont de pair. Vous pourrez mesurer les clics qui viennent de vos présences médias sociaux et ils pourront augmenter vos hyperliens externes qui à leur tour, améliorent votre positionnement dans les moteurs de recherches. Les médias sociaux sont donc une tactique de plus dans l’arsenal efficace d’une stratégie Web plus globale.
Le point 10 n’existe pas mais c’est plus facile d’être repéré et hyperlié à l’externe avec une liste de 10 éléments qu’avec une liste de 9.
Article publié le Lundi, 4 août 2008 sous les rubriques Commerce électronique: mythes, Facebook, Marketing 2.0, Marketing Internet, Moteurs de recherche et référencement de sites Web, Médias sociaux, Relations publiques Internet, Stratégies de commerce électronique et Web 2.0.
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Comme suite à mon billet Le leurre du référencement des sites en Flash, qui semble avoir déchaîné les passions dans les commentaires, j’aimerais en rajouter une petite couche venant de Jacob Nielsen. Il avait déjà écrit Flash: 99% Bad, que je traduis par Flash c’est 99% mauvais. Les raisons qu’il développe un peu plus dans son billet sont :
Although multimedia has its role on the Web, current Flash technology tends to discourage usability for three reasons: it makes bad design more likely, it breaks with the Web’s fundamental interaction style, and it consumes resources that would be better spent enhancing a site’s core value.
Je ne suis pas toujours d’accord avec Nielsen, mais dans ce cas, je ne peux que m’incliner devant sa sagesse…
Article publié le Lundi, 28 juillet 2008 sous les rubriques Commerce électronique: mythes et Technologies Internet.
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Comme vous le savez déjà, je ne suis pas une grande fan des sites complètement montée en Flash. Je crois que Flash a son utilité si c’est un petit « frame » flash qui est dans un site HTML (ou mieux XHTML) et que l’application Flash a une utilité d’affaires qui répond à un objectif d’affaires. Mais voilà qu’Adobe s’entend avec Yahoo et Google pour que finalement, leur technologie qui était jusqu’alors invisible aux moteurs de recherches soit maintenant visible.
Pourquoi le référencement des sites Flash est un leurre?
Déjà il était possible de référencer techniquement un site en Flash. Pour ce faire, les développeurs faisaient une copie « fantôme » d’un site Flash en HTML. Le client payait donc pour deux sites au lieu d’un. Cette étape supplémentaire sera désormais inutile puisque les moteurs pourront voir les textes dans un site Flash, qui étaient invisibles jusqu’alors. Mais ce qui est possible techniquement est inutile et contreproductif dans la pratique. Pourquoi donc? Ce qui fait un bon référencement est un ensemble de facteurs dont les plus importants sont la qualité du contenu et sa mise à jour fréquente et le nombre d’hyperliens externes menant vers un site, qui agissent comme des votes de confiance. Plus vous avez d’hyperliens, plus vous devriez être pertinents et plus vous méritez d’apparaître dans les premiers résultats des engins de recherches. Or, la technologie Flash est une technologie dispendieuse qui ne permet pas de faire des mises à jour fréquentes à peu de frais. Donc, les clients qui achètent des sites en Flash ne le mettent à jour que très sporadiquement et ces sites perdent donc de la pertinence de jours en jours.
À partir du moment qu’ils sont mis en ligne, ils n’ont pas la chance de commencer à être considérés par les engins de recherches que déjà la dégringolade commence. De plus, lorsque vous naviguez dans un site en Flash, l’URL ne change pas, elle ne contient pas de mots-clés (ce qui est un autre avantage considérable en terme de positionnement dans les moteurs de recherches) et il est pratiquement impossible pour un visiteur externe d’y faire un hyperlien spécifique. Or, comme nous venons de le voir, le nombre d’hyperliens externes est l’un des critères majeurs d’un positionnement adéquat dans les engins de recherches. En résumé, même si les engins de recherches arrivent enfin à voir le contenu d’un site Flash, jamais ils n’arriveront à la cheville d’un site HTML qui est mis à jour fréquemment et qui jouit d’un nombre d’hyperliens externes raisonnables. Mais ça va permettre aux « Flasheux » de continuer de faire des « trips de concepts » d’agences et de faire du fric supplémentaire en vendant de la bannière et des campagnes AdWords pour que finalement quelqu’un sache que ce site Web existe…
Article publié le Jeudi, 24 juillet 2008 sous les rubriques Commerce électronique: mythes, Marketing Internet, Moteurs de recherche et référencement de sites Web et Technologies Internet.
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On est encore partie pour une ronde de promotion de la peur du Web et de la désinformation quant à la sécurité des renseignements personnels sur le Web, avec une nouvelle étude commanditée par CA Canada, qui incidemment, vend de la sécurité informatique. Quel hasard?
Ainsi, on apprend dans le communiqué de presse, que :
Seuls sept pour cent des Canadiens estiment avoir une grande confiance envers les détaillants, les banques et les gouvernements canadiens pour la protection de leurs renseignements personnels, révèle un nouveau sondage réalisé à l'échelle nationale de CA Canada, principale société de logiciels d'entreprises.
Parmi ces trois types d'organisations, les détaillants canadiens obtiennent le plus bas taux de confiance, alors que moins d'un pour cent (0,5 %) des consommateurs affichent une grande confiance quant à la capacité des détaillants à protéger leurs renseignements confidentiels en ligne.
L'image des grandes banques canadiennes à cet égard est aussi peu reluisante alors que seuls 9 % des Canadiens sont convaincus que les grandes institutions financières peuvent protéger leurs données confidentielles en ligne.
Loin d'obtenir un appui de taille, les gouvernements fédéral et provinciaux n'en demeurent pas moins les meilleurs dans l'opinion des Canadiens. Parmi les répondants, 12 % manifestent une grande confiance quant à la capacité des gouvernements canadiens à protéger leurs données confidentielles en ligne.
On nous informe aussi que :
Comme le volume des renseignements personnels se retrouvant en ligne augmente, un nombre accru de Canadiens ont été victimes de vol de renseignements personnels, notamment leur numéro d'assurance social ou des données sur leur carte de crédit. Parmi les répondants, 14 % ont indiqué avoir été victimes d'un vol de leurs renseignements personnels et près de la moitié (44 %) ont affirmé connaître quelqu'un qui a été victime de vol de ses renseignements personnels.
Paradoxalement, selon le FTC américain (PDF)
Prevalence. The 2003 survey found that 4.6% of the survey population had experienced ID theft during the one year period before the survey was conducted. The 2006 survey found that 3.7% of the survey population had experienced ID theft during 2005. The difference between the rates is not statistically significant.6 Given the sample sizes and the variances within the samples, one cannot conclude that the apparent difference between the two figures is the result of a real decrease in ID theft rather than a result of random variation.
Average amount obtained by the thief. Both the 2003 and 2006 surveys asked victims for their best recollection of the amount of money obtained by the thief. In the 2006 survey, the average amount obtained by the thief was $1,882, whereas the average was $4,789 in the 2003 survey.
Donc le vol d’identité n’a pas réellement augmenté aux É.-U. et il semble même que les montants associés à ces vols aient diminués (quoique Syvovate est assez transparente pour admettre que cela peut simplement être dû aux changements dans son questionnaire). Donc pas de quoi fouetter un chat. Pour le Canada, selon Phonebusters.com (site de la Gendarmerie Royale du Canda, de Ontario Provincial Police et du Couvernement du Canada), le nombre de victimes de vols d’identités est plus bas que ce qu’il était en 2002 pour un montant supérieur à celui de 2002, mais inférieur à ceux de 2003 ou 2004. Regardez d’ailleurs mon tableau colligé selon les chiffres « officiels » de l’organisme.

Les fraudes informatiques par rapport aux autres types de fraudes
Dans le tableau suivant, tiré de A Feasibility Report on Improving the Measurement of Fraud in Canada (PDF) de statistiques Canada, on apprend que les fraudes informatiques (computer fraud) ne représentent qu’un pour cent de tous les types de fraudes au Canada.

De plus, dans un mémoire du 8 mai 2007 Mémoire présenté au Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique sur le site du Commisariat à la protection de la vie privée du Canada, à la note de bas de page 3, on apprend que :
selon le Rapport de 2006 sur l’étude sur la fraude identitaire, basé sur 5 000 entrevues téléphoniques, 47 p. 100 des vols d’identité sont perpétrés par des membres de la famille, des collègues, des voisins ou d’autres personnes connues des victimes. Une étude diffusée à grande échelle par le professeur Judith Collins de l’Université d’État du Michigan indique qu’environ 70 p. 100 des vols d’identité résultent du vol de renseignements personnels faits par des employés au sein de leur entreprise.
Mais encore, selon le FBI, dans le rapport Internet Crime Report 2007 (PDF), de tous les crimes Internet reportés, le vol d’identité ne représente que 2.9% de tous les crimes internet répertoriés.

Ma conclusion
L’épouvantail du vol d’identité nuit au commerce électronique et à la perception des consommateurs quant à la sécurité des transactions en lignes. Il fait vendre de la sécurité informatique (ce qui n’est pas une mauvaise chose, on n’est jamais assez prudent) et créant un paranoïa artificielle qui répond à une branche de l’industrie des TI et nuit énormément aux autres portions de cette même industrie. L’industrie des TI est schizophrène en continuant de faire la promotion d’un problème qui n’est pas relié à son industrie et se tire continuellement dans le pied.
Article publié le Mercredi, 4 juin 2008 sous les rubriques Commerce de détail en ligne, Commerce électronique: mythes, Economie des affaires électroniques, Edito sans question et statistiques des affaires électroniques.
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Libelés : CA Canada, FBI, Federal Trade Commission, fraudes informatiques, Gendarmerie Royale du Canada, ID Theft, Internet Crime Report, Phonebusters, Statistiques Canada, Vol d'identité.
Cette semaine j’écoutais les nouvelles à la télévision et on parlait d’une entreprise qui avait perdu sa BD contenant des infos à caractères personnelles. Il n’en fallait pas plus pour qu’on interroge une madame qui avait reçu une lettre de la compagnie en question et qu’on lui fasse dire qu’elle « angoissait de prendre son courrier de peur qu’elle reçoive un compte à payer de quelqu’un qui aurait volé son identité ». Comprenez bien que la dame en question ne s’est jamais fait voler son identité. Elle a juste peur que ça arrive. Puis, on montre un spécialiste de l’épouvante, issue de l’industrie de la sécurité informatique (faut bien faire peur aux gens pour vendre ses cochonneries) qui rappelle que « l’internet c’est dangereux ». Donc, une BD physique (un disque dur en fait) est perdue quelque part. On ne parle pas de vol et encore moins de données qui auraient été corrompues à partir du Web. Non on parle d’un disque qui est envoyé par service de courrier et qui semble s’être perdu en chemin. On va même jusqu’à ajouter qu’à partir de maintenant, on fera transiter les données par le Web afin d’éviter ce genre de problème. Duh!
Comment peut-on en arriver à conclure que le Web c’est dangereux pour le vol d’identité? C’est ce genre de détournement insidieux qui nuit grandement au commerce électronique et à l’industrie des TI en général. À quand les entreprises de TI et de Web vont se lever debout pour fermer la gueule à tous ces vendeurs de sécurités qui leur tirent dans le pied à tout bout de champ?
90% du vol d’identité ne se passe pas sur le Web.
Pour changer de sujet et rester tout de même dans les éléments positifs qui peuvent augmenter la confiance des consommateurs, voici un tableau des fonctionnalités permettant d’atteindre ses buts. C’est tiré d’eMarketer.
Article publié le Vendredi, 2 mai 2008 sous les rubriques Commerce de détail en ligne, Commerce électronique: mythes, Economie des affaires électroniques, Marketing Internet, Medias et Internet et statistiques des affaires électroniques.
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C’est le titre sarcasme, avec fond de vérité, d’un billet du copain Vincent Gautrais, en réaction à un reportage de JE auquel il a participé (WMV). Il a déjà parlé de vie privée et peur du loup, sujet que j’affectionne aussi particulièrement. Le danger de dire n’importe quoi sur le web et de donner l’impression qu’il est dangereux, est qu’il nous détourne des réels moyens de protéger sa vie privée (que je répète ici pour la xieme fois), c'est-à-dire le déchiquetage de nos papiers livrés aux ordures ménagères. Encore ce week-end, dans un échange teinté d’un petit peu de jalousie, on me jetait à la face que « le Web est dangereux ». Je tentais calmement d’expliquer qu’il est plus dangereux de transiger des activités bancaires par guichet et dans la vie de tous les jours qu’il ne l’est par le Web. Mais « c’est passé à JE! » donc bien que ce soit ma spécialité, je dis n’importe quoi et je n’ai pas la crédibilité de la TIVI…
Pour revenir à Facebook qui « serait très dangereux », Vincent a cette savoureuse observation :
Les risques qui existent sans doute ne doivent donc aucunement 1) empêcher d’utiliser cette technologie, et les autres liés au web 2.0. Il serait en effet beaucoup plus dommageable pour un jeune d’être une « cyber nouille », ne sachant pas utiliser des technologies qui ne s’apprennent pas à l’école mais qui doivent être maîtrisées, notamment pour des fins professionnels. Ces technologies sont là pour rester et leur efficacité est telle qu’il serait « dangereux » de ne pas les utiliser. 2) Ensuite, il n’y a rien - ou presque rien, la sécurité absolue n’existe pas - contre lequel on ne puisse se prémunir avec un minimum d’éducation, de prise de conscience. Et si le contrat est nul, la personnalisation des modalités de confidentialité en haut à droite du site est vraiment très très bien.
Encore une fois, le danger principal de Facebook, c’est d’être ridicule, aujourd’hui ou demain à cause d’une exhibition d’information qui ne résiste pas au temps ou au bon goût.
Article publié le Jeudi, 27 mars 2008 sous les rubriques Commerce électronique: mythes et Facebook.
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Bon j’ai vraiment le tour de me faire des amis chez les aficionados du design et de Flash, mais que voulez-vous, j’aime ça foutre le bordel dans leurs conceptions de l’efficace. Toujours est-il que the Biving Report pose la question Does Good Design Matter? An Anecdote from the Thompson Campaign. L’anecdote tend à prouver que le design n’est pas LE critère d’efficacité d’une campagne en ligne. Faut tout de même s’entendre, par design on entend les fioritures extra qui font que la patente est belle. On ne parle pas ici d’ergonomie ou d’efficace. Mais regardez plutôt les exemples de Biving et la conclusion qu’ils en tirent. Ce n’est pas moi qui le dis… Je ne fais que le citer!

The whole situation was kind of embarrassing for our designers - the most rudimentary Flash piece we’ve ever done was being seen by more people than our best Flash work. After a week or so, we got sick of looking at the basic version and ended up posting a slightly more polished red truck.
Both versions of the truck worked equally well, as the Fredheads surpassed every online fundraising goal the Thompson campaign set. The simple truck did just as well as the fancier one. And while the simple version was homely, it was very usable and got the idea across well. The power was in the idea and the timing (which is always vital with these things), not in how professionally it was implemented. This was definitely a case that proves the old George Patton quote: “A good plan violently executed right now is far better than a perfect plan executed next week.”

Article publié le Vendredi, 29 février 2008 sous les rubriques Commerce électronique: mythes, Edito sans question, Marketing Internet et Stratégies de commerce électronique.
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François Aubin (l’un des top ergonomes au Canada) met en ligne un excellent billet 10 things to do for the success of your web site - the practitioner view. C’est à lire et à relire. Surtout, si vous êtes du genre à faire plus confiance à vos designers qu’à vos consultants Web. Il y a deux semaines justement, j’étais dans une réunion avec un client qui avait eu « la vision » d’emmener la designer de l’entreprise afin de décider quel serait leur prochain site Web. Ce qu’elle pouvait dire de connerie! Mais elle était l’épouse d’un des associés. Dans ces cas, je préfère me retirer et les laisser faire de très beaux sites Web inutiles, invisibles aux moteurs de recherches et non ergonomiques. Une fois qu’ils auront tiré leur argent par les fenêtres et s’en seront rendu compte, on pourra peut-être parler de nouveau. Comprenez bien ici que je n’ai absolument rien contre les designers qui ont une fonction essentielle dans la mise en ligne d’un site Web. C’est juste que je les vois plus dans la phase finale de réflexion, que dans la phase initiale. De plus, comme pour les consultants Web, il y en a qui savent de quoi ils parlent et d’autres qui n’ont que les mots « branding », couleur et « look » dans la bouche. Ce qu’ils m’emmerdent…
Avoid relying on branding. Users do not remember seeing your ads, brochure and other corporate information. Keep your brand simple and name your entire product line in relation to a user goal. If you already have a brand for a product, provide a prompt matching the user goal. This also help SEO (Search Engine Optimization). For the same reason, you don’t need to be that consistent between corporate brochure and web site.
Article publié le Lundi, 3 décembre 2007 sous les rubriques Commerce électronique: mythes, Moteurs de recherche et référencement de sites Web, Stratégies de commerce électronique et Technologies Internet.
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Voici une opinion qui se raffermit de jour en jour. Pourquoi l’industrie des TI a t-elle cette fixation à parler de vol d’identité? Cette industrie est-elle schizophrène? Le vol d’identité n’est pas un problème lié au Web. J’ai déjà dit que c’était de la faute des journalistes si on associait le vol d’identité au Web. Mais de plus en plus, je crois que c’est plutôt de la faute de l’industrie des TI elle-même si monsieur et madame tout-le-monde, croient que le vol d’identité est un phénomène Web. En fait, moins de 5% des vols d’identités se font sur le Web. 95% de ces vols se font dans vos poubelles, dans vos cases postales et dans votre récupération. Pourtant, à ma connaissance, jamais ces industries qui sont responsables de ces vols n’ont fait les manchettes avec ce fléau. Ils n’ont pas de comités sur le sujet, ne font pas de journées d’informations sur le sujet ou ne tiennent pas de colloques pour suggérer comment gérer ce problème. Alors pourquoi l’industrie des TI continue t’elle de crier au loup même si ces vols sont en décroissance constante au Canada depuis 3 ans? Est-ce que la portion de l’industrie qui s’occupe de sécurité et qui a avantage à créer des peurs est trop puissante? Je ne sais pas, mais je sais qu’en continuant d’alimenter la peur l’industrie des TI handicape grandement une autre portion non négligeable de son secteur d’activité, celui du commerce en ligne. Je trouve ça carrément schizophrène.
Scussez-la mais des fois je suis comme ça et je saute une coche…
Sécurité informatique et entretien de fausse peur
Entrevue Canal Argent sur le vol d’identité
Les criminels menacent la cyberéconomie? Non ce sont les journalistes qui le font
Article publié le Mardi, 9 octobre 2007 sous les rubriques Commerce de détail en ligne, Commerce électronique: mythes, Edito sans question, Medias et Internet et Personnel et peut-être même hors sujet.
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J’ai le don d’exagération et une mauvaise mémoire des chiffres. Lorsque je parle à quelqu’un ou que je fais une conférence marketing internet, il m’arrive de citer des chiffres qui peuvent ne pas être exact. Mais cela est fait dans l’idée d’une démonstration et l’ordre de grandeur est souvent plus ou moins valable. Il est tout autre si on écrit ces chiffres et si l’on est une source d’information considérée fiable comme le New York Times par exemple.
Ce matin, Seth Godin parle de cette propension à illustrer son propos à partir de chiffre et du danger pour son image et sa crédibilité, de les inventer.
The Times reports today that the MPAA has released a study that DVD pirates are costing New York City $903 million a year in lost wages.
Making up numbers is a brilliant marketing technique, especially when the numbers are precise and untestable. Ivory Soap, after all, is 99 and 44/100 % pure.
$903 million is about 9,000 jobs paying $100,000 a year each. That's a lot of ticket takers, Blockbuster
Article publié le Mardi, 11 septembre 2007 sous les rubriques Commerce électronique: mythes, Marketing Internet, Medias et Internet et statistiques des affaires électroniques.
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Plusieurs nouvelles m’interpellent ces jours-ci. Tout d’abord, c’est la semaine de la sécurité informatique (chez Dominic Arpin). C’est une très bonne nouvelle en soi. Surtout que pour la première fois, un site paragouvernemental s’ouvre « officiellement » à l’ère Web 2.0 en instituant un blogue. D’accord, ils sont un peu lèche-cul médiatique en n’invitant que les blogueurs des médias dans leur blogroll très illusoirement intitulé « communauté des blogueurs » (sic). Ils ont pourtant été conseillés par les très pertinents Philippe Martin et Christian Aubry. N’écoutent-ils pas les conseils que ces gens très bien informés leur ont certainement donnés? Mais c’est une autre histoire. Revenons plutôt à mon propos. Une semaine de la sécurité informatique et de la protection des renseignements personnels. Monsieur et madame tout-le-monde ont vraiment besoin d’informations de qualité à cet effet et le site semble livrer la marchandise. Cependant, je trouve insidieux, qu’encore une fois, on associe le vol d’identité à Internet. C’est même le thème principal de la campagne.
Bienvenue sur le blogue de l’ISIQ, lancé dans le cadre de la première campagne québécoise sur la sécurité de l’information et la protection des renseignements personnels. Le vol d’identité lié à l’utilisation d’Internet est le thème principal de cette première campagne de communication basée à presque 100 % sur Internet.
Quel est l’objectif de la sécurité informatique? Est-ce de nuire à sa propre industrie en propageant, (probablement involontairement) les mythes qui ont la peau si dure et nuisent à l’industrie qu’elle devrait protéger?
À cet effet, il est cocasse de remarquer qu’ils mettent un hyperlien sur le site de Sécurité Publique Canada, où on apprend à réellement se protéger du vol d’identité. Incidemment, sur le texte de 10 recommandations, une seule s’adresse à l’Internet!
Je réagis aussi à la nouvelle de Technaute Les Québécois peu soucieux du vol d’identité. C’est une mauvaise nouvelle pour les Québécois qui doivent se soucier de ce fléau, mais une excellente nouvelle pour le commerce électronique qui végète au Québec depuis trop longtemps à cause de peurs non vérifiées, liées à la sécurité des transactions en ligne.
Je mets aussi cette nouvelle en perspective, en citant un récent tableau d’eMarketer, qui classe les pays par le pourcentage de leurs sites Web infectés par des programmes malveillants (espiogiciel et autres). On y remarque que les sites canadiens finalement, ne sont pas si dangereux que ça…
Tableau des pays ayant des sites web contenant des programmes malveillants (% du total)

Article publié le Mardi, 12 juin 2007 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Commerce électronique: mythes, Edito sans question, Gouvernement électronique, Marketing 2.0, Marketing Internet, Medias et Internet, Web 2.0 et politique et internet.
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Le copain juriste/docte professeur/blogueur Vincent Gautrais signe un billet qui met en perspective les épouvantails à fraude et vols d’identités sur internet. Ce billet est sur son blogue et reprit dans le prestigieux blogue de juristes canadiens SLAW.ca. À lire..
Article publié le Mercredi, 28 février 2007 sous la rubrique Commerce électronique: mythes.
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Ce matin, j’étais à un petit-déjeuner de MPI qui avait pour conférencier le copain François Aubin. François est une sommité en ergonomie cognitive (aussi appelé interface homme-machine) et il expliquait les tenants et aboutissants de son champ d’expertise encore peu connue. Lors de sa présentation, il y avait une diapo qui m’a particulièrement frappé. Je la reproduis ici avec sa permission :

Il demanda à l’assistance ce qu’avaient de particulier tous ces sites. Nommément Yahoo, Google, Amazon, YouTube , eBay et wikipedia. Vous remarquerez qu’ils ont tous un fond blanc, une fonte commune, des hyperliens en bleu et presqu’aucun design. Pourtant, ce sont les leaders du Web (et même du Web 2.0), leur achalandage est impressionnant et ils représentent tous le sommet de leur champ d’expertise propre. Cela fait dire à la blague, par François, de virer tout ces designers qui viennent foutre le bordel dans les sites Web. Il expliqua aussi que lorsque nous lisons un livre, ce sont les mots qui nous transportent et que nous ne voyons plus l’enrobage, la couleur du livre ou la couverture. Il est donc pernicieux et contre-productif de faire des réunions à ne plus finir pour décider la couleur de l’interface, la grosseur de la fioriture ou la forme du carré que nous disposerons à la gauche de l’écran. ces détails éloignent de l’essentiel qui devrait être la rentabilité d’un site Web, sa fonction et la fonctionnalité qui en découlent et j’ajoute, sa perméabilité aux engins de recherches. Le Web est un médium principalement textuel et il est bon de se le rappeler. En outre, l’ergonomie est une science qui permet de faciliter l’utilisation d’une interface, d’augmenter la conversion et d’atteindre les objectifs d’affaires qui se doivent d’être clair et mesurable à la naissance même de tout projet.
Article publié le Mercredi, 7 février 2007 sous les rubriques Commerce électronique: mythes, Edito sans question, Moteurs de recherche et référencement de sites Web et Web 2.0.
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Pour la deuxième année, c’est avec plaisir que je vous partage les menaces, tendances et innovations que je perçois poindre à l’horizon pour 2007. Ce ne sont pas des prédictions (quoique si vous relisez mes tendances pour 2006, je ne me suis pas beaucoup trompé). Ce sont plutôt des observations tirées des prédictions des autres, de la littérature et des nombreuses idées qui ont germé dans mon esprit tout au long de l’année. Allons-y donc gaiement! Pour 2007, …
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Article publié le Mercredi, 31 janvier 2007 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Commerce de détail en ligne, Commerce électronique: mythes, Economie des affaires électroniques, Marketing 2.0, Marketing Internet, Medias et Internet, Médias sociaux, Relations publiques Internet, Stratégies de commerce électronique, Technologies Internet et Web 2.0.
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