The least popular tweets were those directed at people other than the user, as in a conversation, or tweets about people’s current mood or activity. Andre suggests that applications could be developed to “learn” a user’s preferences and filter out unwanted content, or to display information in different ways. He does acknowledge that users may be willing to tolerate some unwanted content.
@WhoGivesaTweet… Get Over Yourself
How about, instead of contemplating ways to further dilute the personal value that each user brings to the conversation and subsequently risk falling further into the filter bubble, we simply accept that you have to take some of the bad to get the good?
Are we really becoming so selfish that we would believe only content we deem worthy of our precious time being set before our eyes is a good thing? Twitter is a wealth of free information, contacts, and resources precisely because many users share openly and, for the most part, unselfishly.
A user might tweet a valuable gem every few days, between tweets about their personal life, conversations with friends, etc. You might not find those tweets as valuable, it’s true. But someone please explain to me why it’s acceptable to take only what you want and feel you deserve from a person while effectively filtering out everything else they have to share?
D’ailleurs, les chercheurs on fait leur propre liste de recommandations sur comment éviter d’être « inintéressant » :
Nevertheless, the analysis confirms some conventional wisdom and suggests nine lessons for improving tweet content:
Old news is no news: Twitter emphasizes real-time information. Followers quickly get bored of even relatively fresh links seen multiple times.
Contribute to the story: Add an opinion, a pertinent fact or add to the conversation before hitting « send » on a link or a retweet.
Keep it short: Followers appreciate conciseness. Using as few characters as possible also leaves room for longer, more satisfying comments on retweets.
Limit Twitter-specific syntax: Overuse of #hashtags, @mentions and abbreviations makes tweets hard to read. But some syntax is helpful; if posing a question, adding a hashtag helps everyone follow along.
Keep it to yourself: The cliched « sandwich » tweets about pedestrian, personal details were largely disliked. Reviewers reserved a special hatred for Foursquare location check-ins.
Provide context: Tweets that are too short leave readers unable to understand their meaning. Simply linking to a blog or photo, without giving a reason to click on it, was « lame. »
Don’t whine: Negative sentiments and complaints were disliked.
Be a tease: News or professional organizations that want readers to click on their links need to hook them, not give away all of the news in the tweet itself.
For public figures: People often follow you to read professional insights and can be put off by personal gossip or everyday details.
Par ailleurs, un bon ami avec je mangeais ce week-end me dit qu’il aimait vraiment mieux mes hyperliens professionnels sur ma page Facebook que mes états d’âme, mes recettes ou mes digressions à propos de Charlotte et qu’il trouvait que ça diluait ma pertinence et que je l’intéressais beaucoup moins dans ces cas là.
L’art de la conversation
Je répondis à mon ami que je comprenais son point de vue, mais que je remarquais que bien qu’il lise de manière quasi religieuse mes statuts, que jamais il n’interagissait avec eux. Il en va de même d’ailleurs avec la très grande majorité de mes statuts « plus pertinents », disons. Ils sont retwittés sur Twitter, on leur fait quelquefois des pouces en l’air sur Facebook ou des + sur Google+, mais pratiquement aucun commentaire. Par contre, mes statuts non pertinents comme par exemple :
Très touchant et humain Jean-Marie Lapointe à #TLMEP hier soir. Pas besoin d’être moine pour s’élever spirituellement…
ça fait du bien de voir encore le soleil passé 17 heures
Reçoivent plusieurs centaines d’interactions (commentaires et RT, pouce en l’air +1, sur tous mes médias sociaux combinés). Ma propre expérimentation médias sociaux va donc à l’encontre de la sagesse populaire de mon ami et des conclusions de l’étude Who gives a tweet. La raison en est très simple. Les médias sociaux sont des médias conversationnels. Les usagers aiment ça faire la conversation et pour qu’ils puissent la faire, il leur faut des sujets qui ne soient pas hors de leur portée. Or mes Twitts professionnels sont (humblement) souvent en anglais et d’un niveau technique ou philosophique ou intellectuel qui n’est malheureusement pas à la portée de tous. De surcroit, comme dans toute conversation humaine, il est plus facile de parler du beau temps que de se casser la tête à trouver des arguments pour débattre d’une question sérieuse. Qui plus est, souvent les gens manquent de confiance en eux et d’interagir à propos de sujets dit « non-pertinents » (voire universels) leur donne la confiance pour éventuellement discuter de choses plus sérieuses. Finalement, la discussion humaine, en ligne et hors ligne, suit généralement une progression dans le niveau d’implication. Prenez l’exemple d’une rencontre d’affaires importante. Vous commencez par parler de choses et d’autres avec votre client avant d’entrer dans le vif du sujet, puis vous reviendrez aux choses plus anodines avant de terminer la rencontre, question de laisser votre client sur une note humaine et positive. Je prétends qu’en ligne et que via les différents statuts qu’on met sur les médias sociaux, ça devrait (et c’est le cas pour les usagers qui ne sont pas des machines) être exactement la même chose…
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Hier, durant la nuit, on annonçait la mort de Jean Charest en première page numérique du journal Le Devoir. J’ai accordé une entrevue à LCN et au FM93. Après mon entrevue avec l’animateur du FM93 Sylvain Bouchard, celui-ci dit qu’il préfère le format papier au format numérique parce que ce genre de chose ne s’y retrouve pas.
Aparté
On a aussi « pété une coche » sur twitter parce que j’osais discuter « de sécurité informatique » alors qu’il semble que mon créneau ne devrait se résumer qu’aux médias sociaux. Je précise que ma Maîtrise ès Sciences en commerce électronique incluait des cours de droits, de technologie informatique et de gestion et que j’ai eu plusieurs cours qui touchaient de manière précise « les questions de sécurité informatique » au niveau technologique, de gestion et de droit. J’ai d’ailleurs eu un cours spécifique Gestion du risque, contrôle et sécurité du commerce électronique dans lequel 2 sessions données par un spécialiste de Price Waterhouse Coopers portaient spécifiquement sur les outils et techniques de hacking moderne (si on veut se protéger il faut aussi savoir et comprendre l’antithèse de cette réalité qui est le hacking). Je rappelle aussi que lors de mes consultations avec mes clients, je couvre très souvent les questions relatives à la gestion du risque informatique. Ce n’est donc pas parce que je n’en ai pas fait une spécialité que je ne sais pas de quoi je parle lorsque je me prononce sur les questions de sécurité du Web. (Pour les lecteurs qui ont des problèmes de sécurité majeurs, je recommande souvent le pote Dominic Jaar, responsable national de la e-discovery chez KPMG).
Pour revenir à nos moutons (en l’occurrence l’assertion selon laquelle le papier est plus crédible que le numérique) je rappelle que les fausses nouvelles, les canulars et les impostures sont vieux comme le monde (pour s’en convaincre regardez canular ou « list of hoaxes » dans wikipedia) et qu’ils existaient bien avant le Web. Je vous suggère d’ailleurs de visiter le site Accuracy in media ou de relire chez Slate Pourquoi les médias sont les pros des canulars et à réfléchir à la conclusion de NT2 Le canular, une pratique renouvelée par le web:
(…) le canular est une pratique qui questionne la véridicité des objets auxquels il s’en prend. Nous avons dégagé certains thèmes sujets au canular de manière récurrente : l’information et ses débordements dans la vie privée, les objets de consommation et leur envahissement de l’espace du Web, les peurs socialement partagées, par exemple la peur de virus informatiques ou encore de complots politiques, ainsi que l’abondance de pornographie que l’on constate sur le Web. Au terme de notre réflexion, il nous semble que le choix de ces thèmes ne soit pas anodin : en effet, ce sont tous des espaces discursifs où la joute entre le vrai et le faux peut se déployer de manière particulièrement complexe. Quelle valeur de vérité peut-on accorder aux discours médiatiques, aux images de citoyens qui sont véhiculées par les médias ? À quel point les peurs socialement partagées sont-elles justifiées ?
Le canular, en nous trompant à propos des sujet qu’il traite, révèle en même temps la précarité de la conception que l’on peut avoir de ces sujets. Il s’agit ainsi d’un mensonge particulier en ce qu’il met en place un processus réflexif engageant la personne dupée à adopter une attitude critique à l’égard des vérités admises. Nous avons également vu que le canular s’adapte au média qui l’accueille. Dans le cas du Web, les sites de vente, les chaînes de courriels et la pornographie sont quelques exemples de terrains propices aux activités canularesques dans la mesure où le nombre d’internautes susceptibles de se faire leurrer y est particulièrement élevé. De fait, le canular profite toujours du climat de confiance qui règne autour d’un sujet.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Il y a près de 10 ans maintenant, je faisais mon mémoire de maîtrise et celui-ci était publié au CIRANO (Centre Universitaire en Analyse des Organisations) sous forme d’un Rapport Bourgogne LES WEB SERVICES ET LEUR IMPACT SUR LE COMMERCE B2B (PDF), puis j’étais invité au Council on e-business innovation du Conference Board of Canada pour le présenter.
Pour rendre une histoire longue et compliquée accessible à tous, je vous dirai ceci. Les fuck-up TI sont peut-être associés sans doute à du graissage de patte éhonté, mais aussi à une approche d’intégration qui rend les projets impossible à livrer et créent une spirale inflationniste ingérable. Voici donc l’explication.
Supposons que vous vouliez relier entre elle cinq applications d’affaires différentes. Dans un processus d’intégration classique, vous avez besoin du carré du nombre de connexions, en termes de branchement à la nouvelle application commune que vous créerez. Les employés de chacun des départements devront suivre de nombreuses formations pour comprendre comment le nouveau système créé fonctionne. Aussi, si l’une de ses applications change, vous devrez refaire chacune des connexions à cette application et modifiez la majeure partie de votre système et recommencez la formation (qui inclut, il va de soi ce qu’on appelle aussi la gestion du changement). Comme l’univers organisationnel est de facto un univers en changement permanent, la spirale des coûts et des recommencements successifs explose assez rapidement. Dans une approche Web Services, on se fou des applications et on ne touche pas du tout à son intégrité. Tout ce qu’on fait est de se questionner sur les informations ou les processus d’affaires qui ont une valeur à être partagé et grâce à une série de standards permettant l’interopérabilité universelle, on ne développe que des connexions qui ne touchent pas à l’intégrité des applications. En quelques mois et à faibles coûts, on a déjà des applications diverses qui se parlent, les employés n’ont pas besoin d’apprendre de nouvelles applications et une fois un certain nombre d’informations ou de processus d’affaires partagé par tous et évalué en terme de bénéfices directs, on décide quels autres informations ou processus valent la peine d’être intégré. Voilà.
Il y a plusieurs années je mangeais avec un gros VP d’une firme d’intégration à trois lettres et je lui demandais
Mais pourquoi ne faites-vous pas de Web Services aux différentes instances gouvernementales? Vous connaissez les standards, vous savez qu’ils fonctionnent alors pourquoi ne sont-ils pas utilisés?
Il me répondit
Nous sommes en affaire pour faire du fric, pas de l’éducation. Le gouvernement veut de l’intégration, on lui en vend.
On parle de scandale de la construction. Cependant en supposant qu’il y ait malversations dans cette industrie, au moins sur un projet d’autoroute qui coûte 500 millions et dont des entrepreneurs se graissent largement la patte, au bout il y a tout de même une autoroute. En TI, au bout il n’y a strictement rien. Ou plutôt si, il y a de nombreux rapports…
Je vous rappelle aussi que les appels d’offres du gouvernement excluent de facto, les petites organisations de TI qui ont l’habitude de développer des applications et de l’intégration pour des multinationales reconnues mondialement (notamment avec des Web Services ou en développement avec la méthode agile) mais qu’ils ne peuvent jamais travailler pour nos gouvernements parce qu’ils n’ont pas des chiffres d’affaires de plusieurs centaines de millions de dollars, parce qu’ils ne sont pas ISO ou tout simplement parce qu’ils ne font pas parti de la clique très fermée du « Boys club » des décisionnels des TI gouvernementaux.
Une autre problématique à laquelle font face les entreprises se tournant vers Internet est le nombre croissant de partenaires potentiels. Cette croissance est souvent liée à une augmentation des coûts liés à l’élaboration et le déploiement des interfaces entre les systèmes d’information de ces partenaires. En particulier, trois défis se posent :
• Distribution des centres de contrôles : Les entreprises peuvent dicter l’utilisation d’une plate-forme homogène à l’intérieur de leurs frontières. Ils peuvent même obliger certains de leurs fournisseurs à s’adapter à cette plateforme s’ils ont une position dominante déterminante. Cependant, lorsque le nombre et la diversité des partenaires augmentent, il devient difficile de maintenir un seul centre de contrôle;
• Diversité des plates-formes technologiques : Sans un centre de contrôle unique, les entreprises se battent continuellement avec la diversité croissante des plates-formes qu’ils ont à brancher. Ces branchements se doivent aussi d’être abordables et réalisables pour les PME qui doivent aussi supporter les coûts de ses branchements;
• L’environnement dynamique : Dans un monde économique en mouvance perpétuelle, les entreprises se doivent d’être capable d’intégrer les nouveaux partenaires à leurs systèmes informatiques et ce, de façon efficace, rapide et économique. Ils doivent aussi avoir la flexibilité d’abandonner certaines alliances d’affaires sans avoir à radier de leurs bilans des dépenses et investissements technologiques.
En réponse à ces défis, les Web Services offrent les solutions suivantes :
• La simplicité : Les Web Services réduisent la complexité des branchements tout en rendant la tâche plus facile aux nouveaux participants. Cela se fait en ne créant la fonctionnalité qu’une seule fois plutôt qu’en obligeants tous les participants à reproduire la fonctionnalité à chacun des bouts (comme avec l’architecture client/serveur);
• Composante logicielle légèrement couplée : L’architecture modulaire des Web Services, combinée au faible couplage des interfaces associées, permet l’utilisation et la réutilisation de services qui peuvent facilement être recombinées à différents autres modules;
• Hétérogénéité : Les Web Services permettent d’ignorer l’hétérogénéité entre les différentes applications et modules. En effet, ils décrivent comment transmettre un message (standardisé) entre deux applications, sans imposant comment construire ce message;
• Ouverture : Les Web Services permettent de réduire les inquiétudes liées aux différents «lock-in» que les entreprises subissent des fournisseurs informatiques. Ils permettent aussi de tirer une valeur économique supplémentaire des infrastructures informatiques existantes et des plates formes ouvertes tel que l’Internet
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
C’est grâce à une de mes lectrice avisée, que j’ai pris connaissance d’une allocution de monsieur David Crystal, l’un des plus éminents linguistes de la planète, qui détruit le mythe persistant que les sms, les twitts et l’écriture Web, diminuent les capacités littéraires et nuisent à la bonne orthographe des jeunes (bien que monsieur Crystal soit anglophone, ces observations valent certainement aussi pour le Français). Ces arguments sont :
Mythe 1 Les messages textes et twitter sont remplis d’abréviations. En fait, seulement 10% du contenu des messages sont des abréviations. D’ailleurs, 80% des messages textes sur le Web ne sont pas entre adolescents, mais plutôt entre adultes.
Mythe 2 Les nouvelles abréviations sont un langage codé d’adolescents. La plupart des abréviations utilisées dans les messages textes et twitter ont plus de cent ans d’existence. Par exemple, « C U Later » (pour à bientôt) était déjà utilisé par Lewis Caroll à l’époque victorienne. À cette époque, ils jouaient le soir à se divertir en faisant des jeux de mots abrégés. La reine Victoria elle-même utilisait ces abréviations.
Mythe 3 Les ados font disparaître des lettres dans l’orthographe de mots parce que simplement ils ne savent pas écrire. Les ados répondent parce que ça peut sauver de l’argent de texter avec moins de lettres, parce que c’est plus pratique et parce que c’est cool. La réflexion est donc que si vous enlevez des lettres parce que c’est cool, vous savez donc que vous enlevez ces lettres. Vous ne serez pas cool si vous ne savez pas le code. Donc vous savez de facto « le code ». En fait, ça prouve aussi que les meilleurs « texteurs » sont aussi des champions de l’autographe. Plusieurs recherches démontrent d’ailleurs que plus vous textez et plus vous commencez à texter jeune, pour votre niveau de littératie sera grand. Parce que souvent les adultes (et les parents) oublient que d’utiliser Twitter, les SMS et le Web, dans le fond ce qu’on fait est de lire et d’écrire.
Mythe 4 Les jeunes sont tellement inconscients de leurs erreurs d’orthographes lorsqu’ils écrivent les textos, qu’ils reproduisent ces erreurs dans leurs textes scolaires. Lorsqu’on demande aux professeurs s »’ils retrouvent ces abréviations dans les travaux de leurs étudiants, ils confirment que ce n’est pas le cas et si on le demande aux étudiants eux-mêmes, ils croient que vous blaguez ou que vous n’êtes pas sérieux.
Voici le message de l’une de mes lectrices (son nom est caviardé pour protéger son identité)
Mythes: twitter, texter a des effets pervers sur la qualité de la langue
Bonjour,
Bel et bien des mythes. Un linguiste britannique le démontre et si le sujet vous intéresse, voici une vidéo YouTube dans laquelle il explique (31 minutes).
David Crystal – Texts and Tweets: myths and realities
Il parle pour la langue anglaise. Mais j’ai tendance à penser que cela s’applique aussi au français. Je dis souvent que mes fils (16, 13 et 10 ans) sont tri ou quadrilingues : français, anglais, serbo-croate (pour mon plus grand) et… Twitt/Text. Ils en savent bien plus sur l’adjectif « K10″ que je ne l’aurais imaginé…
Toujours un plaisir de vous lire (ou vous voir dans les médias),
(caviardé)
PS: Je découvre une nouvelle photo de vous sur votre blog. Vous êtes s.u.p.e.r.b.e. !
L’allocution de monsieur David Crystal sur Youtube
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
L’éternelle guéguerre Twitter/Facebook est littéralement un sujet inépuisable. Ce sont 2 outils complémentaires dans un coffre à outil marketing moderne, that’s it. Ce genre de généralisation ne rend pas service à ceux qui sont déjà tout mêlés là dedans.
J’aimerais voir des données, des stats qui démontrent que pour une entreprise les efforts mis dans Twitter seront plus payants que dans Facebook. J’ai l’impression que cette conclusion provient de ta pratique personnelle au sujet du produit “Michelle Blanc” et oui, peut-être que dans ton cas précis, Twitter est un meilleur investissement que Facebook mais tu es dans le B2B et ca s’adonne que tes cibles d’affaires sont justement ces super-influenceurs, early adopters, journalistes etc. Si on prend, un PME manufacturière, une petite entreprise de service, un Gym, une OSBL, une cause, etc ou n’importe quelle organisation qui doit faire du B2C, Facebook est un outil beaucoup plus naturel et convivial pour rejoindre notre cible.
Dans l’ordre de priorisation de l’utilisation des médias sociaux, si j’avais à généraliser, je recommanderais sans gêne de mettre son temps dans Facebook et lieu de Twitter.
Voici donc ma réponse, très cher Étienne.
Tout d’abord, tu as raison, idéalement pourquoi choisir l’une ou l’autre plate-forme? Idéalement, il faut être sur les deux (trois, quatre ou cinq puisqu’il y a une panoplie de médias sociaux qui peuvent répondre aux besoins d’un objectif d’affaires et d’une organisation). Mais si on doit maximiser ses efforts, il faut discriminer quelle plate-forme on priorise, la question de la différence des plates-formes se posera donc très rapidement.
Deuxio, tu as tout à fait raison, mes impressions viennent aussi de mon expérience personnelle. Ce que je dis à mes clients, je ne l’ai pas seulement lu dans un livre (ou écrit moi-même dans un livre, hehehe), mais je l’ai d’abord expérimenté et je suis un laboratoire vivant de médias sociaux. Cependant, quoi que tu ailles raison en disant que ma cible principale soit le B2B, je te rappelle que je suis maintenant aussi B2C puisque mon livre, Les médias sociaux 101, s’adresse à monsieur madame tout le monde et que mes conférences attirent une vaste gamme de gens. Ma pratique se transforme donc un peu. De plus, mes clients eux sont autant dans le B2B, que le B2C ou que le B2G, le G2C ou tout autre acronyme désignant l’organisation émettrice et ses interlocuteurs primaires.
Finalement, les fameuses données prouvant hors de tous doutes que Twitter est supérieur à Facebook ne sont pas disponibles pour un tas de raisons. L’une qui est très pratique pour mon argumentaire, mais qui est tout de même la réalité est que mes clients n’aiment pas réveiller leur compétition en fournissant des stats et études de cas qui prouvent à quel point « la croyance populaire » est à côté de la track. Par contre, je vais tout de même répondre à ton questionnement en poussant un peu plus ma démonstration.
Twitter and Facebook are both good at what they do. Twitter is like Times Square on New Year’s Eve – noisy and open to all. Facebook is more like a party invitation with an RSVP. Where would you rather go?
-facile à naviguer et mettre à jour et hyperliens pour promouvoir n’importe quoi
-une portée au-delà du cercle restreint des amis ou des admirateurs
-Tout le monde peu suivre la discussion (sauf si profil barré ou si un utilisateur est barré)
-un outil de communication direct et une réponse instantanée
-Vous n’avez pas besoin d’être inscrit nulle part pour lire les infos Twitter qui peuvent même être liés à un lecteur RSS
-La plate-forme est très interactive et disponible via des API ouverts
-Énormément d’applications externes sont développées
-Des revenus potentiels de messages SMS venant de réseaux sans fil (même si Twitter dit ne pas encore recevoir de dividendes)
-des revenus publicitaires et ou par inscription possible
-Les couts d’opération de Twitter sont minimes comparativement à Facebook (ce qui lui donne un avantage de coût comparatif)
Twitter les contre
-Fonctionalités limitées, trouver des gens, envoyer de brefs messages, messagerie privée
-Limite de 140 caractères par message
-Une courbe d’apprentissage plus longue et ardue que Facebook
-Trop d’emphase est mis sur le nombre de Followers
-Une plus petite base d’usages que Facebook
-Un modèle d’affaires encore nébuleux
Facebook les pour
-Applications plugiciel, trouver des gens, faire des connexions, courriels, chat, partage de photos, vidéos, textes
-La plupart des gens comprennent rapidement la valeur de se mettre en relation avec ses amis, famille et certaines personnes se servent de Facebook plutôt que le courriel ou le chat traditionnel
-Différents niveaux de transparence possible de l’information partagée
-Plus d’emphase mis sur la qualité de la relation vs la quantité de relations
-Une base d’usagers énorme et encore en croissance
-Demande un grand investissement de temps et d’argent avant d’atteindre des bénéfices durables
-Un modèle « opt in » qui demande aux usagers de d’abord se connecter
-moins de réponses immédiates à moins d’être branché continuellement
-La pluralité des plugiciels et d’applications lourdes peut limiter la portabilité et faire exploser la structure de coûts
J’ajouterai aussi que dans un contexte d’affaires, sur une page par exemple, on a aucune idée des statistiques réelles de Facebook. On parle par exemple du nombre d’impressions du message d’une page. Qu’est-ce que ça veut dire? Pas grand-chose en fait. Par exemple, est-ce le nombre de fois que le message d’une page est apparu sur la timeline d’un usager? Est-ce qu’il a lu votre message, a-t-il besoin de défiler sa page pour le voir? Nous n’en savons strictement rien. On ne parle pas ici de message vu, mais bien d’impressions. De plus, Facebook me rappelle un peu la folie des entreprises au tour de l’an 2000 avec le Web. Ça nous prend un site Web alors on dépense et on croit que par magie des retombés d’affaires arriveront. Alors on cré une page Facebook et on espère que parce qu’on y est, les retombés d’affaires viendront toute seule. De plus, comme je le mentionne, les conditions d’utilisation de Facebook et les API qu’ils mettent à la disposition des développeurs externes changent constamment, ce qui met sérieusement en péril la pérennité des contenus qu’on y expose et des applications tierces qu’on y développe.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Commentaires récents