The proof is in the pudding II

Pour faire suite à mon précédent billet The proof is in the pudding, où je m’amusais à comparer diverses statistiques de mon site à celles de grosses boîtes web du Québec et ayant découvert l’outil d’évaluation monétaire d’un site Web http://bizinformation.org . j’aimerais compléter ici la valeur que donne cet outil aux sites de ces entreprises qui elles-mêmes, vendent souvent des sites à leurs clients pour plusieurs centaines de milliers ou même, millions de dollars.

Fjordinteractif.com valeur de $6,181.70 (US)

marketel.com valeur de $13,286.90 (US)

sidlee.com valeur de $103,842.80 (US)

Nurun.com valeur de $146,412.20 (US)

Michelleblanc.com valeur de $255,204.83 (US)

Comme le dit l’expression américaine: Makes me go hummmmmmmmmmmmmm…?

MAJ
Je me confesse. Je suis juste un petit peu baveuse…

Comparatif par industrie de l’efficacité des sites Web

À chaque année, j’aime bien prendre connaissance du Internet Standards Assessment Report (PDF) et observer à quel point certaines industries sont efficaces sur le Web tandis que d’autres, sont vraiment médiocres. C’est ainsi qu’année après année (comme je le disais lors de ma conférence sur l’avenir des médias) je suis surprise d’observer que des industries qui devraient être très efficaces en ligne, comme les journaux en ligne ou les relations publiques, sont plus poches, que l’industrie de la construction, ce qui me semble encore inconcevable. Mais enfin, le ISAR comme on l’appelle, se décrit comme suit :

Our data is taken from a dozen years of judging Web sites during our annual WebAward competition. Since 1997, we have used a quantitative methodology that, over time, has allowed us to establish clear benchmarks for a significant number of industries. Our judges have reviewed 15,017 sites to date which is the basis for this report.
(…)
Entries are judged on the following seven criteria on a scale of 0-10 points:
o Design
o Innovation
o Content
o Technology
o Interactivity
o Copywriting
o Ease of use
LES RÉSULTATS

Industry Overall
Movie 8.29
TV 8.27
Entertainment 8.17
Electronics 8.13
Political 8.11
Beverage 8.07
Computer: Hardware 8.03
Media 8.03
Leisure 7.94
Music 7.94
Automobile 7.87
Food Industry 7.84
Sports 7.80
Technology 7.79
Catalog 7.74
Events 7.74
Game Site 7.71
Consumer Goods 7.69
Family 7.69
Travel 7.67
Architecture 7.67
Fashion 7.67
Application Service Provider 7.64
Consulting 7.64
Advocacy 7.61
Hotel and Lodging 7.61
Retail 7.60
Investment 7.59
Regional 7.59
Diversified Business 7.59
Design 7.56
Other 7.54
Portal 7.54
Online Community 7.53
Bank 7.49
Pharmaceuticals 7.47
Arts 7.46
Mutual Fund 7.44
E-Zine 7.44
Financial Services 7.43
Toy & Hobby 7.43
Airline 7.41
Biotechnology 7.41
Energy 7.41
Interactive Services 7.39
General Interest 7.37
Average 7.37
Marketing 7.36
Medical 7.36
Advertising 7.34
Telecommunication 7.34
Shopping 7.31
Broadcasting 7.29
Health Care 7.29
B2B 7.27
Transportation 7.27
Non-Profit 7.26
Healthcare Provider 7.26
Photography 7.24
Publishing 7.24
Magazine 7.23
Manufacturing 7.21
Directory or Search Engine 7.20
News 7.20
Internet Service Provider 7.19
Construction 7.19
Computer: Software 7.16
Employment 7.16
School 7.16
Intranet 7.14
Public Relations 7.13
Insurance 7.11
Professional Services 7.11
Radio 7.11
Real Estate 7.09
Computer: Retailer 7.07
Education 7.07
Blog 7.04
International Business 7.04
Military 7.04
Restaurant 7.04
University 7.03
Small Business 7.01
Credit Union 7.00
Associations 6.99
Newspaper 6.97
Investor Relations 6.94
Medical Equipment 6.90
Home Building 6.87
Information Services 6.87
Government 6.86
Email 6.71
Faith-based 6.61
Legal 6.54
Auction 6.46
Institutional Services 5.77

Obstination à propos de la crédibilité des sources et de Twitter

Il m’arrive de reprendre des commentaires de ce blogue et d’en faire des billets. C’est la 2e fois que j’ai une obstination avec Marc Desjardins que je juge pertinente au point d’en faire un billet. À quand ton blogue cher Marc?
Comme suite à mon billet La question de la crédibilité des sources, voici le fil de notre discussion :

Marc Desjardins

Ta démonstration, par contre, prouve qu’à certains égards, Twitter n’est absolument pas novateur et original, particulièrement en ce qui a trait, justement, à l’accès au scoop pour le journaliste. Il n’est, ni plus ni moins, qu’une redondance du téléphone ou de la messagerie texte qui sert au citoyen pour signaler un événement qu’il croit digne de faire la nouvelle. Il n’est ni plus efficace, ni plus immédiat. Comme Twitter ne pourra jamais distiller efficacement la nouvelle (la limitation à si peu de caractères et la nécessité pour quelqu’un de suivre une ou l’autre source), il est franchement limité à ce simple rôle d’accessoire supplémentaire et, je trouve, un peu redondant.

Pour ce qui est de la possibilité de diffuser directement, à ceux et celles qui cherchent de l’information, des scoops, il est peu crédible puisque tout le monde ne peut pas suivre tout le monde. Il devient alors une sorte de téléphone arabe technologique qui fait rebondir l’info d’une source à une autre avant de vraiment infuser la toile. Dans ce sens, il y avait déjà des outils bien plus efficaces pour faire ça sur le Web. De plus, je doute que le citoyen avide de scoop vérifie la source comme devrait le faire le journaliste.

Pour ce qui est de se servir de Twitter Grader ou Technorati pour démontrer une crédibilité, j’ai un doute. Ces outils mesurent la popularité mais il y a très longtemps que j’ai cessé de mesurer la crédibilité par le succès ou la popularité.

Je commence à croire que la popularité grandissante de Twitter risque de lui nuire à plus ou moins court terme. Après tout, pour que l’outil soit vraiment efficace, il faut suivre et être suivi et on finit rapidement, en collectionnant les contacts, à être inondé de sources et surtout de messages très souvent d’une futilité navrante. On en arrive à ne plus avoir le temps de lire. J’aime bien utiliser Twitter pour lire les commentaires extrêmement fréquents de stars comme Lily Allen ou Stephen Fry, à l’humour certain et surtout faisant partie de la sphère du potin nécessaire de par leur statut. Par contre, je trouve qu’il faut beaucoup de vanité pour passer sa vie à croire que chaque état d’âme que l’on a est intéressant pour tout un chacun.

Malheureusement, des penseur(e)s articulé(e)s du Web et des nouveaux médias comme toi, il y en a fort peu mais trop de gens qui savent à peine écrire engluent un médium qui devrait peut-être se réarticuler pour acquérir toute sa pertinence

Michelle Blanc

Marc, Marc, Marc
Technorati tout comme TwitterGrader sont des mesures d’influence bien plus que de popularité. Ils mesurent l’interaction notamment en termes de backlinks d’où l’influence qui peut servir de benchmark à la crédibilité. Je connais des blogues très populaires qui sont nuls dans Technorati. De plus, Twitter n’est pas l’apanage de rien du tout, juste un autre outil qui se rajoute à de nombreuses sources Web et hors Web. Oui c’est un téléphone arabe qui permet entre autres d’avoir des photos de l’avion qui flotte sur la Hudson River avant qu’un média n’ait le temps et les ressources disponibles pour prendre la même photo par exemple. Pour Mumbaï, ça a été tellement efficace que les autorités policières avaient peur que ça ne serve d’outil de prédiction des activités de celle-ci auprès des terroristes. Les journalistes devront apprendre à composer et à évaluer les diverses sources et les sources elles-mêmes publient, souvent en se foutant que les médias les reprennent. C’est aux médias à faire leur job et à être à l’écoute et à valider. Ils peuvent aussi s’en passer et ne reprendre que ce que CNN, AFP et Reuter eux prennent sur Twitter…

Marc Desjardins

Michelle,
J’ai encore beaucoup de difficulté à considérer une mesure d’influence comme une mesure de crédibilité. Mesurer des backlinks, c’est une autre manière de quantifier une popularité disons plus active, mais de là à en faire une pondération qualitative plutôt que différement quantitative, il y a un gros pas.

En fait, c’est ce que je reproche à beaucoup de nos processus d’analyse qui ne mesurent que les anciens paramètres marketing soit l’influence, le rayonnement ou les vecteurs démographiques. À une époque où on invoque le long tail et les marchés de niche pour justifier l’approche micro économique du Web et du Web 2,0, c’est contradictoire. En plus, c’est complètement antithétique à l’approche de l’information qui elle demande la crédibilité, l’analyse et l’objectivité.

En plus, il est bizarre de voir comment on évoque Twitter comme s’il s’agissait d’une plateforme ou d’un médium alors qu’il n’est qu’un réseau de plus, un regroupement différent des mêmes joueurs, utilisant les mêmes outils et le même médium qu’auparavant.

Beaucoup de gens peuvent se passer une information rapidement ainsi, mais ça ne sera jamais un médium de masse, celui qui pousse l’info à des joueurs passifs, comme la télé. Étant donné que nous avons à coeur de créer une masse critique active et non passive, il faut se méfier de croire que les évangélistes et les early adopters constituent la majorité.

Michelle Blanc

Les évangélistes et les early adopters ne sont pas la majorité certes, mais ils sont la 2e source la plus influente de Web après les médias trad. Aussi, je suis d’accord avec toi qu’influence et crédibilité ne sont pas synonymes. Mais l’influence induit tout de même une certaine crédibilité qui se doit d’être vérifiée. D’ailleurs, il y a 1000 ans les savants qui disaient que la terre était plate étaient jugés très crédibles à l’époque. Cette notion de crédibilité elle-même s’inscrit donc dans une mouvance. Mais il ne faut pas s’empêcher pour autant de tout rejeter et s’empêcher de donner une certaine crédibilité “suspicieuse peut-être” aux diverses sources que l’on peut rencontrer sur son passage sur le Web ou ailleurs… D’ailleurs, la crédibilité est aussi affaire de consensus et les backlinks, c’est aussi une forme de consensus.

Le crédo de mon Internet

Voici une traduction d’un crédo que je trouve absolument génial et très Web 2.0. Il m’a été pointé par la copine Kim Vallée ( elle me connaît assez pour savoir que j’aimerai ça) et nous viens de Noisydecentgraphics, via designnotes.info.

  1. Mon Internet n’utilise jamais Flash, à moins que ce ne soit pour un vidéo et pour un vidéo seulement et encore…
  2. Mon Internet préfère le HTML partout ou c’est possible.
  3. Mon Internet me permet d’utiliser mon adresse de courriel ou mon nom ou mon pseudonyme. Il ne m’en fournit pas un par défaut ou ne m’oblige à en créer un nouveau.
  4. Mon Internet me laisse le mot de passe de mon choix. Il ne m’oblige pas à rajouter des chiffres ou des majuscules aux 3ndroits qui ne font pas mon affaire.
  5. Mon Internet privilégie la simplicité et la clarté par-dessus tout.
  6. Mon Internet préfère les outils que je connais déjà comme Flickr, YouTube, iTunes, Google etc. Il ne réinvente pas la roue juste pour le plaisir de le faire.
  7. Mon Internet a une résolution de 1024×768, pour le moment, car ça changera plus vite que vous ne le croyez.
  8. Mon Internet fournit des URL absolues pour absolument tout.
  9. Mon Internet n’est peut-être pas de la même couleur que le matériel imprimé.
  10. Si mon Internet devait choisir entre la vitesse et les effets visuels captivants, il choisirait la vitesse sans hésitation.
  11. Mon Internet n’a pas de boutons avant, arrière ou imprimé. C’est ce à quoi sert déjà mon navigateur.
  12. Mon Internet fournit les détails de contacts de manière très, très visible.
  13. Mon Internet ne fonctionnera pas pour tous, tout le temps, de la même manière, tout le temps. Il ne fonctionnera pas du tout pour les « matantes » qui s’adonnent aussi à être des chefs d’entreprises.

N’hésitez pas à reprendre ce crédo et même à rajouter vos points…

Autres perspectives sur les médias sociaux

Hier je mentionnais comment Twitter pouvait être utile aux médias traditionnels. Mais il aide aussi grandement les consultants TI comme moi. Ainsi, hier a été une journée fructueuse en info de première ligne. Ainsi, via le Twitt du copain Claude Malaison, j’apprends l’existence de nouvelles statistiques sur l’utilisation des médias sociaux, par continent, qui semble un peu différent de la cartographie des réseaux sociaux dans le monde que j’ai déjà présenté.

Via le Twitt de Pistachio, je découvre l’excellent SocialbrandIndex qui répertorie les marques, médias, individus d’importances, gouvernements, industrie du voyage, établissements d’enseignement et autres catégories d’organisations qui sont sur Twitter. Ce répertoire complète à merveille celui que j’avais commencé à développer sur mon billet Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques.

Finalement, via le Twitt de Loïc Le Meur, je découvre aussi que Jacob Nielsen (avec qui je ne suis pas toujours d’accord) met en ligne ses 10 meilleurs exemples de développement d’interfaces usager ergonomiques, d’applications.

Grosse journée de récolte finalement…