Bravo et merci à Terroirs Québec

Il est de ces gens timides et discrets qui font de petites choses et qui se battent pour leurs convictions. La micro-entreprise Terroirs Québec est l’une de celle-là. C’est une entreprise de distribution en ligne, de produits du terroir québécois. L’entreprise se débat entre autres dans les méandres non encore réglementés de la distribution alimentaire en ligne, dans le but avoué de faire connaître et de promouvoir nos produits agricoles de qualité. Il disait d’ailleurs dans l’un des commentaires de mon blogue :

De mon côté, je vis la même chose avec le MAPAQ (Ministère Agriculture/Pêches) dans le cadre de la promotion des produits du Québec. Je ne peux pas y participer car il n’est pas prévu de volet internet mais uniquement des boutiques réelles.

Je connais sont propriétaire Cédric Fontaine, pour l’avoir rencontré à Yulbiz à quelques reprises, nous avons toujours eu un rapport courtois, mais de peu de durée. Je ne le connais donc que très superficiellement. Cependant, je peux vous dire que c’est un entrepreneur humain et efficace. Pourquoi je vous dis ça? Cet été, j’ai subi une grosse opération dont j’ai parlé dans mon blogue, quelques jours après cette opération voici un courriel que je reçus de monsieur Fontaine :

Bonjour,

J espere sincerement que l operation s est bien deroulee. Pour te permettre de penser a autre chose, je te propose de choisir pour 50$ de gourmandises dans ma boutique Terroirs Quebec. Si l offre te tente, je t envoie un code promo qui te permettra de passer ta commande.


Cordialement,
Cedric Fontaine

Comme je devais manger de la soupe durant un mois, je l’ai remercié de sa gentille offre, mais je ne m’en suis pas prévalue. Mais voilà que deux mois plus tard, il m’envoie un autre courriel

Tu n as pas profite de ce bon cadeau… C est un cadeau sans arriere pensee, sans rien en echange… Fait toi plaisir !

C’est donc une personne vraiment, vraiment gentille. Je vous fais cette longue introduction pour vous informer qu’il vient de mettre à jour son nouveau site Terroirsquebec.com , ainsi que le blogue qui l’accompagne Terroirsquebec.com/blog. Je vous invite à aller le visiter et à acheter de ses produits, parce que ça aide l’agriculture et les produits du terroir d’ici, mais surtout parce que Cedric Fontaine est vraiment un chic type…

Myco Anna ou comment avoir un service clientèle pourri

Voici l’histoire de comment la boutique Myco Anna (sur le boulevard St-Laurent au coin de Villeneuve à Montréal) sait faire pour perdre deux bonnes clientes le même jour, tout en étant convaincu d’avoir raison. Pour faire une histoire longue courte, il y a trois semaines Bibitte(le mot d’amour que je donne à ma chérie) et moi-même y allons et achetons pour $800 de linge, puis rendu à la caisse Bibitte me faire remarquer une bague qu’elle aime beaucoup. La semaine suivante j’y retourne acheter la Bague ($45 +tx). Ma voiture est stationnée en double et ça prend une éternité à sortir la facture, le système est « jammé » et la vendeuse me demande d’attendre. Je lui demande s’il est possible que je paye et que de toute façon, s’il y a un problème je reviendrais avec Bibitte la changer le même week-end, je n’ai vraiment pas le temps d’attendre. Donc je paye, je demande un emballage-cadeau, mais coup du sort, ils en ont plus. Une fois la bague donnée à Bibitte, elle ne fait pas. Je retourne donc avec elle au magasin pour l’échanger, mais la vendeuse ne peut pas l’échanger, car son système « est down » et la gérante n’est pas là. Elle me suggère de revenir la semaine suivante, ce que je fais aujourd’hui. En arrivant au magasin, la gérante dit qu’elle ne peut pas changer la bague (qu’elle reconnaît très bien) parce que je n’ai pas ma facture. Je lui conte l’histoire, elle me demande d’attendre et va voir l’autre vendeuse qui était là. L’autre vendeuse lui dit que je ne voulais pas attendre pour la facture et que « c’est ça qui est ça », et dit qu’eux se sont fait leur propre facture. La gérante revient me voir pour me dire qu’il est impossible de faire quoi que ce soit et que c’est ma faute de toute manière. Puis elle ajoute que si j’avais eu la facture elle ne pourrait pas faire d’échange anyway. Je lui fais valoir que nous avons déjà acheté dans son magasin (je porte d’ailleurs un chandail de chez eux, à $185), que de faire une note de crédit ce n’est pas compliqué, qu’elle aura 2 clientes heureuses et que je lui ai déjà envoyé « bin des clients » via Twitter et Facebook. Elle me répond qu’elle ne marche pas au chantage et qu’elle ne fera rien. Ma conclusion, ce sont des trous de culs qui ne comprennent vraiment pas c’est quoi un service client qui peut générer des ventes additionnelles, ils ont un système de facturation tellement « bâtard » que ça prend une éternité à payer et « c’est aux clients à s’ajuster » et je perçois « une petite vendetta » parce que la vendeuse est frustrée que je ne voulais pas attendre « qu’elle reboute » son ordi parce que j’étais parké en double. On ne parle pas d’une multinationale avec des étiquettes à code-bar là, on parle d’une shop « manuelle » avec un système qui fonctionne tout croche. La moindre des choses est qu’ils aient un peu de compréhension et surtout, qu’ils travaillent pour faire la deuxième, troisième et quatrième vente au lieu de faire chier les clients. Si elle avait repris la bague et fait une note de crédit, elle aurait probablement fait une vente de plus de $200 au lieu de son $45 initial et n’aurait pas frustré de cliente pour la vie…

Plus jamais je ne remettrais les Pieds chez Myco Anna à Montréal et je me console en sachant très bien qu’il pleut d’autres grands créateurs (designers de modes) de talents à Montréal et que ce sera plutôt les autres qui feront du fric avec mes achats.

Dadaïsme 2.0, en période électorale

Ce matin, dans twitter, c’est l’effervescence à propos du vidéo mis sur YouTube d’une source inconnue, Cultureneperil, que voici.

C’est du dadaïsme 2.0!

Le dadaïsme c’est, selon Wikipedia :

Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les “vieilleries” du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite.

Nous assistons donc à une nouvelle forme d’expression artistique qui exploite, à des fins politiques partisanes, le Web 2.0 pour faire passer son message. Qui plus est, on écorche de manière « irrespectueuse, extravagante » l’autre solitude canadienne, celle qui est anglophone. Mais ce qui me dérange avec ça (comme ce qui devait déranger les biens pensants du début du 20e siècle, quoique ça me fait drôle de me mettre dans le camp des bien pensants) est qu’en période électorale, que des artistes éminents, pamphletisent à des fins électoralistes (il y a ce passage : Votez contre Harper et ses coupures dans la …) sans respect pour la loi qui demande de comptabiliser les dépenses électorales. Qui a payé pour ça? Ce vidéo peut difficilement entrer dans la catégorie de l’expression libre du simple citoyen. Je me souviens d’ailleurs à quel point j’avais été outrée de voir les déclarations d’amour du Canada anglais la veille du dernier référendum. Je trouve que « cette expression artistique 2.0 » entre dans la même catégorie de tactiques électoralistes déloyales. Ce n’est pas parce que je suis contre les coupures dans la culture que j’approuve les moyens douteux qui sont utilisés pour faire valoir le point de vue des artistes…

Voilà, vous pouvez contester mon point de vue maintenant…

Le ROI

Du toujours pertinent GeekandPoke, à propos du ROI (retour sur investissement).

Le questionnaire de Proust, version geek

C’est en lisant Andrew McAfee que j’eus l’idée, comme le fit Hubspot où les réponses de McAfee sont postées, de refaire et traduire librement en français, le questionnaire de Proust, version geek.

Quel est le bidule dont vous ne pourriez pas vous séparer?
Quelle est votre application logicielle préférée?
Quel est le blogue que vous lisez le plus?
Quels sont les médias sociaux que vous utilisez réellement?
Quel est votre livre d’affaires préféré?
Quel est votre journal préféré?
Qui est la personne qui vous inspire et pourquoi?
Qui était votre meilleur gestionnaire et pourquoi?
Quel était votre premier emploi?
Quel est l’endroit où vous viennent les meilleures idées?
Que valorisez-vous le plus chez un collègue ou employé?
Vous aimeriez être le meilleur au monde pour?

Voici donc mes réponses et je vous invite à vous aussi vous posez ces questions et à les diffuser, si le cœur vous en dit. Ce serait d’ailleurs intéressant que nos chefs de partis politiques en fassent autant. Nous les connaitrions sous un angle différent…

Quel est le bidule dont vous ne pourriez pas vous séparer?
Mon Blackberry
Quelle est votre application logicielle préférée?
Le fureteur (Internet Explorer ou Firefox en fonction de mes humeurs)
Quel est le blogue que vous lisez le plus?
Micropersuasion
Quels sont les médias sociaux que vous utilisez réellement?
Facebook, Twitter, Flickr
Quel est votre livre d’affaires préféré?
How digital is your business de Slywotsky et. Al.
Quel est votre journal préféré?
LaPresse, les rares fois que je lis un journal
Qui est la personne qui vous inspire et pourquoi?
Mon défunt oncle Yvon Vigneault qui fit faillite à l’âge de 49 ans. À cette époque, lorsqu’on faisait faillite, on perdait absolument tout. Il était épicier dans sa ville natale d’Havre St-Pierre et à cause de la honte d’être « un failli », il partit pour la ville de Québec avec sa femme et ses onze enfants et recommença sa vie à partir de rien. Lorsqu’il prit sa retraite à 65 ans, ses enfants qui voulaient aller à l’université y allèrent tous, sa maison était payée et il était désormais le surintendant de construction des plus gros chantiers de la ville de Québec (dont le complexe G et la Place Ste-Foy).
Qui était votre meilleur gestionnaire et pourquoi?
Mon meilleur patron était Yves Chapleau de Coefficience. Son intelligence, sa perspicacité et son côté humain m’inspirent encore après toutes ces années. Nous prenons un café ou un lunch à peu près une fois par année depuis que je ne travaille plus pour lui.
Quel était votre premier emploi?
J’étais cabaretière au Pif Paf Pouf (je ramassais et nettoyait les cabarets que les clients laissaient sur les tables après avoir mangé), qui était un restaurant de hamburger dans le Mail St-Roch à Québec. J’avais 13 ans et j’avais été cherché un formulaire spécial au gouvernement pour faire signer mes parents afin qu’ils m’autorisent à travailler en bas de l’âge légal de 14 ans. Je voulais me payer une mobylette de marque « Québécoise », que je me suis payée un an plus tard.
Quel est l’endroit où vous viennent les meilleures idées?
Dans mon bureau, généralement le matin.
Que valorisez-vous le plus chez un collègue ou employé?
L’intelligence, l’authenticité et le sens de l’humour
Vous aimeriez être le meilleur au monde pour?
Pour le chant, mais lorsque j’étais jeune, j’étais dans une chorale et le maître de chant me demandait de faire du « lypsinc » pour ne pas déstabiliser l’ensemble. C’est une des raisons pourquoi j’aime la messe de minuit. C’est l’un des seuls endroits où je puis chanter et que personne n’ose me dire de me fermer la gueule…

Profil d’entrepreneure transsexuelle dans LesAffaires

C’est avec un “ti peu” d’émotion que je prends connaissance du profil qu’a rédigé le journaliste Martin Jolicoeur dans son article 60 secondes avec… , du Journal Les Affaires. Le sujet est :

Michelle Blanc. Une des consultantes les plus influentes de la francophonie conjugue changement de sexe et succès en affaires.

Merci monsieur Jolicoeur pour votre traitement sobre de ce sujet délicat…

Bloguez votre bureau


C’est Dominic Arpin qui m’incite à vous partager une photo de ce qu’a l’air l’endroit d’où j’écris mes billets. Alors, je m’exécute avec plaisir et je vous mentionne aussi que mon bureau est drôlement propre. C’est que j’ai fait une session intensive de maquillage parce que d’habitude, mon bureau est couvert de papiers, rapports, études, factures et autres livres. Mais c’est tellement un fouillis, que je n’ose le montrer qu’à mes clients qui ont la chance de venir me consulter. Je suis fière, que voulez-vous. Alors, imaginez ce bureau à l’envers et ça risque d’être plus prêt de la réalité. Mais à moins que vous ne m’engagiez, ça restera dans ce qui me reste de vie privée…

Aussi, Dominic a pris son inspiration du site Wherewedowhatwedo, mais il est à noter que déjà, en 2002 Martine Pagé avait elle aussi fait une initiative identique

MAJ

Voici une 2e photo prise de mon 2e bureau non officiel, le Café Laĩka sur St-Laurent. Cette photo est une gracieuseté de la copine Renée Wathelet d’Endirectdesiles

Mon blogue censuré par le gouvernement fédéral

Il appert que les fonctionnaires du gouvernement fédéral ne peuvent visiter certaines portions de mon blogue à partir de leur lieu de travail. Mon site serait à l’index de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, le ministère qui gère les accès internet de l’ensemble des ministères canadiens. J’apprends cette nouvelle étonnante via les commentaires du billet de branchez-vous! Qui parle de ma critique du nouveau site du Parti conservateur, Élections automnales : un gaspillage?

Ben a dit le 5 septembre 2008
Intéressant, j’essaye d’aller sur le site de Michelle Leblanc et l’accès est bloqué. Je peux me rendre sur http://www.michelleblanc.com mais pas sur l’article mentionné par Madame Gladel.

On dirait que quelqu’un “s’amuse” à TPSGC à filtrer les sites avant les élections.

Cecile Gladel a dit le 5 septembre 2008
Ben : c’est votre accès internet qui doit bloquer car je n’ai aucun problème pour y accéder….

Ben a dit le 5 septembre 2008
@Cecile Gladel
C’est ce que je disais, c’est mon Ministère qui bloque l’accès aux sites. En fait, 2 des trois sites qui critiquent le gouvernement dans votre article ne sont pas accessibles à partir du bureau. On obtient notre beau message qu’on essait d’accèder un site non-autorisé. Le même message, exemple, que si on essait d’aller sur youtube. Vive la censure :)

Quelle nouvelle! Je serais censurée par mon propre gouvernement? Je savais que je dérangeais, mais à ce point là, ça me surprend…

MAJ

Le plus ironique de l’histoire est qu’un autre ministère a déjà sélectionné un autre de mes blogues, Côté givré, comme l’un des meilleurs exemples de la culture en ligne canadienne. Ma foi, ils ne se parlent pas entre eux?

MAJ2

Selon un courriel que je viens de recevoir d’un fonctionnaire fédéral, il semble que ce soit maintenant tout mon site qui est censuré pour les fonctionnaires. Quelle tristesse et en plus comme ça, on peut noyer le poisson…

Indra Nooyi, la femme la plus puissante selon Forbes, soyez vrai

C’est via le twitt, puis le blogue d’une nouvelle amie Twitter, Shri Nagesh, que je prends connaissance de l’histoire inspirante d’Indra Nooyi, CEO, Pepsi Co., la 5e femme la plus puissante de 2007, selon Forbes.

A lesson Ms. Nooyi learnt: This anecdote dates back to 1973 when Ms. Indra was to attend her first job interview out of Yale University, the school she graduated from. She wanted to wear a formal western outfit for the occasion. With some difficulty she could put together $50 to buy it. Being an Indian, she wasn’t very comfortable with a formal outfit and ended up buying a pair of trousers that reached down to her ankles. Pondering on the reasons for the rejection at the interview, she turned to her professor for help. Professor asked her what she would’ve worn, if she were in India. Her quick reply was ‘sari’ (traditional Indian costume). Professor advised, “Wear your own shoes. Don’t try to step into other’s shoes because they expect you to. Be genuine and people will trust & respect you”. She wore a sari to the next interview and followed this philosophy for the rest of her career.

Bottom Line: “Be genuine. It is possible to get ahead in life without portraying a false image of yourself to meet other’s expectations. People appreciate if you are genuine”.

La sincérité encore une fois, semble avoir été le leitmotiv de madame Nooyi. Moi je parle souvent de transparence et d’authenticité, on n’en est pas très loin. La semaine dernière, j’étais dans la division d’une grande banque canadienne pour parler de blogues. Ont me demandais qui devait bloguer dans l’entreprise. Évidemment, je parle immédiatement d’objectifs d’affaires puis vient la question de « la passion ». Je dis que ce que les lecteurs veulent, c’est la passion. La passion (comme la sincérité, la transparence et l’authenticité) est quelque chose que les gens perçoivent , qu’ils reconnaissent et qu’ils apprécient. Ce ne sont pas des caractéristiques qui sont toutes mutuellement exclusives, mais je trouve qu’elles vont vraiment bien ensemble

Sincérité
Transparence
Authenticité
Et passion

Ça pourrait peut-être inspirer aussi nos politiciens? Qui sait?

Le spammeur romantique ou les retombées surprenantes de mon blogue

C’est avec stupéfaction que je prends connaissance de ce courriel :

Bonjour Michelle B

Ma Chère, j’ai vu ton adresse, et aussi tôt je me suis interésser a toi.
Je suis Tony Falanko, medécin de formation, militaire au grade de colonel et homme politique,48 age, divorsée depuis 2004, 1,85m de taille, 90kg, originaire de la Guinée-équatoriale, je vie actuellement en exile à Cotonou/Benin. Je parle francais et l’espagnol.
Maman, je trouve en toi une femme de qualité, intelligente, forte et courageuse, par concequent, tu es la model de femme qu’il faut pour un homme politique comme moi aujourd’hui, se pour quoi je n’ais pa pu attendre lontemp pour t’écrire et t’exprimé mes profond sentiments, d’estime et d’amour. A cet effet depuis que je suis divorcée je suis a la recherche d’une épouse. Si tu est disponible repond moi le plus tôt possible.
Voici mon numero de téléphone. XXXXX.XX.XX.XX.XX

Je t’ambrasse fort.
Tony.
Cotonou/Benin.

Humm, je me sens pas maternelle à ce point et quelqu’un qui est intéressé par mon adresse, ça me laisse un tit peu froide… Ça a l’avantage de m’avoir fait rire un bon coup…

MAJ
Quand je pense qu’on m’a demandé en mariage :-)
Je vais prendre un scotch pour fêter ça et pleurer que mon atout le plus “hot” soit mon adresse :-(
Je ne savais pas qu’une adresse pouvait être “sexy”. Je n’aurais pas besoin de la maquiller

MAJ2
J’aurais aussi dû intituler ce billet l’Hameçonneur romantique puisqu’il est évident que c’est un courriel visant à soutirer des infos de natures personnelles afin de voler l’identité des pôvres victimes. Cependant, l’hameçonnage est un sous-groupe des pourriels (spam), mon titre est donc acceptable, mais il aurait été plus clair et précis avec « hameçonnage ».

Réponse à un expatrié qui renie ses origines

Dans mon récent billet Nouveau classement des blogues francophones je disais :

Ce classement me positionne donc dans le top 100 mondial francophone (encore une fois ma tête enfle un tit peu) et dans les trois premiers au Québec. Je vais devoir prendre une grande respiration et aller laver ma vaisselle pour me ramener sur le plancher des vaches. C’est d’ailleurs ce que faisait Ginette Reno afin d’arriver à rester humble…

Or, un petit connard s’insurge et commente ce qui suit :

Je suis expatrié en France et je suis tombé sur ce blog (on dit blog et non pas blogue, merde) et je reagis suite à une mention de Ginette Reno. Who the fuck is Ginette Reno ? Personne ne connait Ginette Reno en dehors du Quebec. Elle est encore vivante ?

Tant de mépris pour sa culture d’origine me fait vomir, mais en même temps, c’est vrai que pour les francophones hors Québec, Madame Ginette Reno, mérite une mise en texte qui est digne de l’immensité de son talent et que l’utilisation du mot « blogue », mérite aussi que je me répète, pour les quelques incultes qui ne se souviennent plus de leur fierté d’être d’ici. C’est d’ailleurs ironique qu’hier j’écrive le billet De l’importance de la sphère culturelle sur le Web dans lequel je dis :

Dans ma ligne éditoriale, je fais même exprès d’utiliser des expressions québécoises afin de signifier mon appartenance à ma sphère culturelle micro, et à « contaminer » les francos d’ailleurs, de ma particularité québécoise.

Et que ce soit un Québécois expatrié qui ne comprenne pas sa propre richesse culturelle? M’enfin.

Pour ce qui est de l’utilisation de blogue, dans le billet blog ou blogue de 2006, je prenais position :

Moi je dis blogue. C’est une manière de signifier que je viens du Québec. Je dis aussi magasinage, stationnement et fin de semaine. J’aime bien nos petites expressions locales… Même si elles peuvent sonner faux dans certaines oreilles…

Pour ce qui est de la très grande dame de la chanson québécoise, pour les incultes Québécois et au bénéfice de ceux qui peuvent ne pas la connaître à l’extérieur du Québec, sachez que c’est l’une de nos plus grandes chanteuses, actrice et femme de cœur. Sachez aussi qu’avant Céline Dion, René Angelil était son manager et qu’il lui ouvrit les portes de la France, mais qu’elle prit peur et qu’elle bousilla elle-même sa carrière là-bas qui l’aurait sans doute porté aux côtés de la grande Édith Piaf. Sachez aussi que le moment de télévision le plus touchant, le plus intense, le plus beau qu’ait connue la télévision québécoise de l’an dernier, fut lorsque dans l’émission Taxi22, Madame Reno (se jouant elle-même) vint pousser une chansonnette pour Nancy, la flamme du sympathique chauffeur de taxi Rogatien Dubois Jr, joué par Patrick Huard. Au bénéfice de tous, regarder ce clip pour la première fois, ou de nouveau. Ayez une boîte de Kleenex (papiers-mouchoirs pour les copains) parce que vous risquez fort de pleurer, comme c’est mon cas à chaque fois que je réécoute (à partir de 2.20 min.).
Voilà

De l’utilité du blogue comme outil de catharsis

En lisant un récent billet de Michel Dumais, un autre de Mario Asselin sur la mort de son père (il est à noter ici que Mario ne parle que très rarement de sa vie personnelle) et en me remémorant mon propre coming out, j’en arrive à supporter l’hypothèse émise par l’un de mes lecteurs, que le blogue, dans certaines circonstances (dont l’authenticité), peut servir d’outil cathartique pour le lecteur et thérapeutique, pour l’auteur.

Dans Paperblog.fr on pouvait lire :

Qu’un blogue d’affaires à succès génère en même temps des bénéfices sociaux, voilà une belle contribution. Mais en plus, et là j’émets une hypothèse, je crois que cette histoire nous démontre également qu’un blogueur peut tirer un bénéfice personnel de sa popularité sur le Web pour mieux vivre une “crise”. Dans l’isolement, est que Michelle Blanc aurait eu la vie plus facile? Car on s’entend que ce qu’elle vit doit être extrêment difficile, le vivre publiquement encore plus. À ma première lecture du billet que je vous suggère plus haut, je me suis dis “Wow, ça doit être l’enfer d’annoncer ça à tous ses lecteurs”. Avec le temps, j’ai conclu que ce fut somme toute assez positif de pouvoir en parler avec tant de gens, avoir des discussions, recevoir des encouragements et faire avancer la compréhension sur la question.

La Catharsis, concept d’Aristote, est (selon Wikipedia) :

La catharsis est la purgation des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. Pour Aristote le terme est surtout médical mais il sera interprété ensuite comme une purification morale. En s’identifiant à des personnages dont les passions coupables sont punies par le destin, le spectateur de la tragédie se voit délivré, purgé des sentiments inavouables qu’il peut éprouver secrètement. Le théâtre a dès lors pour les théoriciens du classicisme une valeur morale, une fonction édifiante. Plus largement, la catharsis consiste à se délivrer d’un sentiment encore inavoué.(il faudrait de plus dire que l’opinion d’Aristote est contraire à celle de Platon et de saint-Augustin. )

Les commentaires de mon billet de coming-out et ceux du copain Mario Asselin sont tous plus positifs et profonds les uns que les autres. Les gens peuvent s’identifier aux émotions qui sont transmises par les révélations d’épreuves de vie comme en témoigne ce premier commentaire au billet de Mario :

Merci de partager cette réflexion personnelle avec nous tous, Mario. Quand je perdrai de vue qu’il est possible d’apprendre dans une épreuve, je relirai ce billet. Ta franchise et, surtout, ta sérénité dans ce moment douloureux me vont droit au coeur.

Les gens peuvent être et sont touchés émotionnellement par la lecture des blogues. Même s’ils ont une fonction éducative, d’affaires, politiques, personnelles ou autre, les blogues sont écrits par des humains qui vivent des situations dramatiques qu’ils se doivent quelquefois de partager. Mais la fonction thérapeutique des commentaires des lecteurs touche aussi le blogueur. Je peux en témoigner et je me souviens encore mes propres larmes à la lecture de ceux-ci de même que celles de mon ex-femme lorsqu’elle prit connaissance de tout cet amour que l’on m’écrivait. Mario aussi fut grandement touché par la lecture de ses commentateurs comme il le dit si bien lui-même :

En ce vendredi soir de spectacle, après avoir été entouré comme rarement dans ma vie, je suis seul à la maison (puis-je dire enfin?) et je prends le temps de relire ces réactions, tout doucement…

Comment vous remercier?

Ma famille a beaucoup apprécié ces témoignages de gens qu’elle ne connaît pas. Il a fallu que j’explique… Les blogues, la communauté des édublogueurs, La Toile, etc.

Merci.

J’ai vécu des moments extraordinaires ces derniers temps. Ce soir, je peux dire que la page est tournée. Pas grand-chose de «pas nettoyé», comme a dit Marie-Josée… Et la cérémonie de jeudi… Ouf! Quel ambiance… Vous étiez parmi nous, ne serait-ce que parce vous étiez dans plusieurs conversations ;-)

Je ne reprendrai pas chacune des interventions, mais disons simplement que vous m’avez fait beaucoup de bien, chacun de vous.

Les prochaines semaines seront chargées professionnellement et je me sens d’attaque comme rarement je me suis senti.

Un gros gros merci.

En conclusion, il m’apparaît clair que le partage, via les blogues, des événements dramatiques et réels que vit le blogueur, procure un effet de catharsis aux lecteurs, tout en le réconfortant grandement à son tour. Le blogue d’affaires est donc plus que strictement un outil commercial, il sert aussi à humaniser le blogueur et (peut-être même dans une certaine mesure à guérir, d’où la catharsis) la sphère de ses propres lecteurs…

Mon blogue a trois ans

Le premier billet de ce blogue remonte au 23 aout 2005 (j’étais sous l’impression que c’était le 26), quoique je bloguais ailleurs depuis plus longtemps (sur Branchez-vous). Mon blogue a donc trois ans. Il marche et parle depuis un bon bout déjà, mais là, il est dans sa phase de négation et de questionnement (petit clin d’œil aux jeunes parents). Commencer ce blogue fut l’une des expériences d’affaires et humaines les plus profitables à tous les points de vue. Ça a permis à ma pratique de consultation et de conférence en marketing internet et stratégies Web de décoller. Ça a grandement concrétisé ma crédibilité (la crédibilité, c’est les autres qui la donnent et le blogue est l’un des meilleurs outils pour ça) auprès de mes clients, grâce aux nombreuses entrevues médiatiques issues de mon blogue. Ça m’a permis de me faire de très bons amis ici et ailleurs. Ça m’a servi de groupe de soutiens dans des moments très difficiles et ça me permet de documenter mes trouvailles pour des utilisations ultérieures. Il y a beaucoup d’autres retombés positives venant de mon blogue, mais là, j’ai l’œil humide et je vais plutôt aller fêter ça. De toute façon, j’en ai déjà discuté de long et en large dans les 1559 billets, recoupés dans les 42 catégories de ce blogue. Je vous remercie aussi très chaleureusement pour votre lectorat et pour les 4146 commentaires approuvés de mon blogue. Ils sont une source d’inspiration, d’information et d’émerveillements pour moi…

De choses et d’autres

Un petit mot juste pour vous dire que les gens de Yahoo-Canada étaient vraiment sympa et que mon shooting photo de la semaine dernière restera l’une des expériences les plus mémorables de ma vie. Patrice Laing de Yahoo a eu la gentillesse d’être mon escorte pour le trajet Montréal-Toronto et il a été d’une galanterie à me faire rougir. Puis que dire du personnel de Michael Cooper, le photographe attitré de la campagne Big idea Chair de Yahoo (un concept développé par OgilvyOne)? Ils ont été FABULEUX. C’était la première fois de ma vie que je me trouvais belle, au point d’en être émue. J’ai vraiment hâte que vous voyiez cette pub sur deux pages, qui risque fort de toucher les gens. Je remercie aussi Adina Zaiontz et Catherine Sapoeira de Yahoo, pour leur gentillesse et leur efficacité.

Puis demain soir, c’est le Yulbiz-Montréal de la rentrée. Venez-y donc en grand nombre. Demain sera aussi le troisième anniversaire de mon blogue, donc encore des émotions à vivre cette semaine…

MAJ
À ce qu’on me dit, la publicité devrait apparaître dans MarketingMag pour la fin octobre et dans InfoPresse pour novembre. Comment vais-je faire pour patienter jusque-là? Aucune idée. De plus, une seule photo du shooting de jeudi sera dans la pub alors qu’ils en ont pris des dizaines. Ils me les feront toutes parvenir une fois la pub publiée. Entre autres, il y en a une ou j’étais assise sur le bras du fauteuil mauve de Yahoo et Michael Cooper me demanda de poser comme si je voulais « connecter » avec le dossier. De le serrer dans mes bras et d’être en symbiose avec lui. Ça a tellement bien marché que le fauteuil partit vers l’arrière et que je faillis me casser la gueule. Le staff de monsieur Cooper sont tous arrivé en courant et nous en avons bien rigolé. Par la suite, j’étais juste une petit peu moins en symbiose avec le dossier…

Les questions de MarketingMag

Tout de suite après le shooting photo de demain, je donne une deuxième entrevue vidéo à un journaliste de MarketingMag, qui m’avait déjà interviewée en février dernier. Ses questions méritent réflexions et j’y penserais cette nuit et dans l’avion demain. Pour connaître les réponses, vous devrez sans doute attendre de voir la vidéo qui sera tournée et qui sera en ligne en même temps que la promo ou de lire l’article qui accompagnera les deux pages de pubs de Yahoo-Canada. D’ailleurs, lorsqu’ils m’ont sélectionnée pour me mériter cet honneur d’être l’une de leur célébrité Big Idea Chair, ils ne savaient pas encore que je débutais ma transition. Lorsqu’ils l’ont appris, ils ont décidé pour la première fois, de faire deux pages de pubs au lieu d’une. C’est ce qu’on peut appeler des gens très ouverts d’esprits. Ça m’a beaucoup touchée qu’ils réagissent de cette manière.

Voici les questions auxquelles je m’efforcerais de répondre :

• How has physically becoming a woman changed your life, the way you view the world?

• What role has the web played in your journey? In what ways did the medium empower you, surprise you, trouble you, support you?

• The last time we spoke, you mentioned one of your clients said she was glad that you were becoming on the outside what you are on the inside, because it means you’d be even more productive. With that comment in mind, how has it changed the way you work and communicate?

• As a user of the web, have you found your online habits have changed? In what ways, that perhaps surprised you?

• What has the client reaction been post-surgery, particularly during face-to-face meetings?

• In the time since we’ve spoke, what has changed online? What now most excites you? How has the industry changed in the four months or so since we last spoke?

Et les questions auxquelles j’ai déjà répondu

1. What drew you to the marketing business?
2. Who has inspired you the most throughout your career?
3. Which media campaign/marketing initiative that you worked on are you most proud of?
4. What gets you excited about your job these days?
5. What’s the biggest change you foresee in the media/marketing business during the next few years?
6. Tell us something about yourself that most people wouldn’t know
7. What are you listening to on your iPod/MP3 player?
8. What’s the coolest website/blog you’ve been to lately?
9. What’s your favourite viral ad campaign?
10. What have you forwarded to friends most recently?
11. What’s the most important rule of online media buying?
12. What’s your biggest career regret/mistake?
13. What’s the one piece of advice would you offer to someone just entering the business?