Dans Clin d’œil, Célèbres et branchées, article sur Julia Allison

Dans le Clin d’œil de novembre, l’article du journaliste Guillaume Jousset, Célèbres et branchées, me cite comme une « blogueuse reconnue et spécialiste en stratégie Web », mais rassurez-vous, le titre de l’article ne se réfère pas à moi (ce serait plutôt Un peu célèbre et Branchée). La conversation que nous avons eue pour son sujet, était l’une des plus joviales que j’ai eue avec un journaliste depuis bien longtemps. Il voulait savoir si le cas Julia Allison, qui faisait la première page du Wired du mois d’août, serait possible au Québec. Je lui répondis que ce serait plus improbable puisque nous n’avons pas ici de blogues tels que Gawker qui a un auditoire autant imposant et qui peut permettre un marketing personnel aussi fabuleux. Je vous invite à lire l’article et j’anticipe le plaisir de rencontrer un jour Guillaume Jousset pour le remercier de sa gentillesse et surtout de son humour et de sa candeur…

Branding sur Facebook, devriez-vous faire un groupe ou une page de fans?

Si vous voulez faire de la commercialisation à ces narcissiques qui sont sur Facebook (blague facile se rapportant à mon dernier billet) devriez-vous opter pour une page d’admirateurs ou faire un groupe? À mon avis vous devriez faire les deux. Mais pour les besoins de la discussion, l’article de Marketing Vox Branding on Facebook: Groups or Fan Pages? réponds à cette question.

• Fan Pages are visible to unregistered users and are indexed by the search engines. Starting one may benefit marketers from a search engine optimization perspective, and also help manage its perceived brand value in the social networking space.
• Groups enable members to send “bulk invites” to other users, whether or not they are members. This makes Groups good for viral or events-oriented marketing.

Dans tous les cas, au prix que ça coûte (c’est à dire trois fois rien) ne vous privez pas de l’impact de référencement et de celui qui est plus viral et rejoins les gens.

France24, la réponse du responsable de Les Observateurs

Comme suite à mon billet France24, des journalistes invisibles et des collaborateurs qui ne le savent pas, voici le commentaire que me laisse le responsable du site Les Observateurs de France 24, Julien Pain :

Bonjour Michelle,
Je suis le responsable du site Les Observateurs de France 24.
J’ai lu votre billet et je suis désolé de cette mésentente entre vous et notre journaliste.
Lorsque nous faisons intervenir quelqu’un sur notre site, son commentaire est publié in extenso et non sous forme d’interview. Qu’il soit pris par téléphone, ou qu’il nous soit envoyé par email, le format est le même.
Le fait que votre visage apparaisse dès la Une du site n’implique pas que vous ayez écrit l’intégralité du billet, nos lecteurs le savent. Cela montre uniquement que vous y avez participé.
Ensuite, nous ne mettons jamais le nom des journalistes qui ont contribué au billet, car nous voulons mettre en valeur nos intervenants, qui sont les personnes compétentes sur un sujet.
Je vois enfin que vous n’aviez pas compris que vous seriez inscrite comme Observatrice.
Etre Observateur pour notre site est juste le signe que nous apprécions votre travail et que nous souhaiterions que vous participiez, en fonction de vos disponibilité et selon vos domaines de compétence, à certains de nos billets.
C’est très occasionnel, et absolument pas obligatoire. Encore une fois, c’est surtout le signe que nous avons particulièrement apprécié votre commentaire.
Il semble que ces messages ne soient pas bien passés au téléphone avec notre journaliste, j’en suis désolé.
Je vous propose donc de supprimer immédiatement votre profil de notre site, ainsi que votre commentaire, afin de régler ce problème. Il vous suffit de me renvoyer un email en ce sens et je le ferai moi-même immédiatement.
J’ai conscience que le fonctionnement des Observateurs est particulier et qu’il peut étonner au premier abord.
J’espère que mes explications aurons été utiles, et je suis prêt à poursuivre la discussion sur ce sujet si vous le souhaitez.
Bien cordialement,
Julien Pain

CE MESSAGE A EGALEMENT ETE ENVOYE PAR MAIL.

Ma réponse:

Maintenant que j’ai vos explications, je comprends le quiproquo. Cependant, j’imagine que la confusion qu’engendre votre mise en page peut aussi confondre vos lecteurs ou d’autres observateurs. Une page explicative avec un bouton qui mène vers celle-ci en bas d’article pourrait certainement régler celui-ci. Comme je le disais en début de billet, j’estime beaucoup votre média et c’est avec plaisir que j’accepte d’être observatrice. Je collabore d’ailleurs, à titre d’experte, à des dizaines de médias écrits et électroniques et c’est toujours avec grand plaisir que je partage ma vision de l’économie numérique, des stratégies Web, du marketing Internet ou des usages positifs Web que peuvent faire les entreprises. C’est une forme efficace de relations publiques et c’est aussi une manière d’assainir des pratiques internet qui font souvent malheureusement défaut. Comme je le dis à la blague à mes clients « I’m a bitch for hire, with a purpose ». Vous ferez bien ce que vous voudrez de mon conseil et de toute manière, je dis aussi « un conseil gratuit est un conseil qui ne vaut rien » ce à quoi l’un de mes avocats répondit un jour « un conseil gratuit est un conseil qui n’a pas de prix ».

Bonne chance à vous et longue vie à France24…

Le commentaire de monsieur Pain

C’est un bon conseil, même s’il est gratuit… Nous travaillons sur une V2 du site et je vais voir comment intégrer un peu plus d’explications sur notre fonctionnement. Votre premier commentaire est la preuve que c’est nécessaire. Longue vie aussi à votre blog. Je vous garde donc parmi nos Observatrices?
Julien Pain

Un personnage de série télé interagit sur Twitter

Quelle ne fut pas ma surprise hier de recevoir l’avis que j’étais maintenant « follower » sur Twitter par la plus que belle Betty Draper (son premier profil Twitter est ici, mais elle en a aussi un deuxième). Vous devez cependant savoir que Betty Draper (jouée par January Jones et de nombreuses photos sont ici) est l’un des personnages de la série Mad men qui met en vedette son mari, Don draper, un gestionnaire de compagnie de pub. Vous connaissez « mon amour » pour les gens de pub (qui s’amuse entre autres à faire des sites en Flash (sic)) je me suis donc amusée à interagir sur Twitter avec la madame…

@bettydrapper it is strange that you follow me, being the wife of an Ad men, since i regularly puke on Ad men?

I always thought @don_draper and I made a great team. But I guess he wanted a bigger team than I do.

@bettydraper those bastards

@MichelleBlanc Well, now that you mention it…

Il faut croire que les personnages fictifs ont plus d’acuité médias sociaux que nos chefs de partis politiques? Ou est-ce que nos chefs de partis sont des personnages fictifs?

ma conclusion

Je suis “follower” par @bettydrapper un personnage de tv. De plus en plus “weird” mais efficace Twitter. La preuve, j’en parle

Les avantages de la transparence en ligne, l’audio de ma conférence est en ligne

Le week-end dernier je donnais la conférence Les avantages de la transparence en ligne (PDF) lors du PodcampMontréal. Or le journaliste radio Simon Roy, de la station communautaire CKRL à Québec, vins me voir pour me demander la permission d’enregistrer celle-ci. Je lui ai donné la permission et depuis ce matin, la portion audio de ma conférence se retrouve complètement en ligne sur OpenSourceAudio d’InternetArchive. Comme vous le constaterez, j’ai encore du travail à faire sur ma voix pour qu’elle se féminise davantage (snif, snif). J’ose cependant croire que le contenu est pertinent…

Les partis politiques canadiens et les médias sociaux. Un concours de kékette

C’est en lisant le blogue d’Ogilvy Public Relation Worldwide que je me suis rappelé à quel point le site électoral de Nicolas Sarkozy était innovateur et efficace à encourager la participation des électeurs dans le débat politique. Comme le dit d’ailleurs John Stauffer (dans la langue de Shakespeare) à propos du site de monsieur Sarkozy :

The video Q&A seems to be one of the most notable features that really touches on OneWebDay’s ‘participation’ theme. Here’s the somewhat rough translation from a visitor who asked Sarkozy about the role of the Internet in campaigns.

(Link to clip, I wish the site provided the embed code)
12-01-07
Question: For the first time Internet should play an important role in your campaign, are you prepared?
Nicolas Sarkozy:
Yes, I am. The Internet is not simply a technique is a new concept of society. All information will be available on all the territory for everyone at the same time. It is a formidable instrument of democratization.
I want to convince, I want to seek voters one by one, get in contact with France and passion for a new debate. With the Internet, I can reach more people is a way for me to engage in dialogue.

Traversons l’océan et regardons maintenant ce que fait Obama. Dans le billet How Barack Obama Is Using Web 2.0 to Run for President d’About.com on peut lire :

Obama and Social Networking
If we were to look for the ace up Obama’s sleeve, we would find Chris Hughes. As one of the founders of Facebook, Chris Hughes knows a thing or two about social networking. Obama’s wooing of the social networking whiz may not have made headlines at the time, but it’s been a major factor in Obama’s success.

Barack Obama isn’t the first to utilize social networking in a bid for the presidency — Howard Dean used Meetup.com to become a serious contender for his party’s nomination in 2004 — but he may have perfected it. The rule of thumb for any great application is to pack a powerful punch while being as simple to use as possible. And that’s what My.BarackObama.Com delivers.

A full-fledged social network, My.BarackObama allows users to create their own profile complete with a customized description, friends list and personal blog. They can also join groups, participate in fund raising, and arrange events all from an interface that is both easy-to-use and familiar to any Facebook or MySpace user.

Revenons maintenant à nos partis canadiens


Il est vraiment décourageant de remarquer à quel point nos partis politiques (hormis le Bloc Québécois et dans une petite mesure le Parti vert) ne comprennent pas la philosophie et les avantages de la conversation À l’ère du Web 2. Ils sont dans les médias sociaux, mais ce n’est que pour y faire un concours de kékette. Dans Facebook, nos chefs ont une page, mais ils n’ont pas de profils (excepté la chef du Parti vert qui semble avoir compris quelque chose). Facebook est un outil de réseautage social et pour pouvoir réseauter et réellement dialoguer, il faut à tout le moins y être convenablement.
Les chefs sont désormais tous sur Twitter et j’ai déjà expliqué les grands avantages d’y être convenablement. Mais comme pour Facebook, la communication est unidirectionnelle sauf pour Gilles Duceppe et madame May qui daignent quelquefois, répondre aux conversations que des Twittereurs entament avec eux. Pour les autres chefs de partis, c’est encore un outil qui vise à prouver, qui pisse le plus loin. Vous pouvez facilement vérifier mon assertion Twitter en visitant l’agrégateur de twitts des chefs de partis electopinion.ca et vérifier le nombre de réponses (avec un @ qui sont faite à d’autres twittereurs).

Les autres outils sociaux tels que YouTube, Flickr et autre, servent encore une fois de faire-valoir des chefs. Aucune conversation n’y a lieu.

En terminant, sur les sites des partis, nous retrouvons encore le « moi, moi, moi » sauf pour le site du Bloc Québécois qui a l’intelligence d’inciter au dialogue, via le blogue, à partir du widget « Venez discuter ». Je lui donne une très bonne note pour ça et on peut effectivement vérifier que sur leur blogue, la discussion s’engage vraiment.

Pour ce qui est d’outiller les citoyens pour qu’il sortent les débats du web et les continuent dans des assemblés de cuisines, comme l’avait initié Howard Dean avec l’outil meetup, aucun de nos stratèges politiques, ne semble encore avoir été ébloui par cette lumière.

En conclusion, je suggèrerais aux partis politiques d’arrêter de se regarder le nombril (ou la kékette) et d’entrevoir qu’il est possible d’avoir un dialogue constructif avec l’électorat. Mais je rêve encore sans doute. Entretemps, je continuerais d’apprécier ce qui se fait ailleurs (snif, snif, snif).

Pour continuer la réflexion, relisez mes précédents billets :
De la réactivité Twitter des chefs de partis politiques
La campagne électorale en ligne me désespère déjà
Quelques conseils aux partis politiques
Twitter, le nouveau fil de presse?

Les conneries du DGE, le Web et les technologies
Denis Coderre, un politicien qui comprend les médias sociaux
De l’importance d’Internet en campagne électorale

Culture en péril et démocratie périlleuse

Concernant mon billet Dadaïsme 2.0, en période électorale, voici certaines mises au point que j’aimerais faire.

Tout d’abord, le viral fait par le groupe de pression artistique encore inconnu est d’une efficacité exemplaire. Il est évident qu’en mettant ensemble sur le même plateau de tournage, Stéphane Rousseau, Michel Rivard et Benoît Brière et de ne diffuser une production vidéo commune que sur le Web, ça obtiendra une « viralité » hors du commun.

Je suis aussi très consciente des difficultés jurisprudentielles énormes que peut avoir n’importe quelle loi, lorsqu’appliquée sur le Web. Ce tournage aurait pu être fait entièrement à l’étranger et mis en ligne via n’importe quelle partie de la planète et nos lois, pourraient ne pas s’y appliquer du tout et pourtant, la vidéo virale aurait eu exactement le même effet.

Je fais aussi une différence entre l’expression citoyenne de gens qui mettent des contenus textuels, vidéos, photographique ou autre à saveur politique (et du non-sens pour Élection Canada de tenter de sévir on de réguler cet espace numérique) et la vidéo de Culture en Péril, qui peut difficilement se faire passer pour une expression citoyenne. Ne serait-ce que par la qualité du rendue, des équipements sophistiqués (éclairages, sono, caméras, montages, décors etc.), de l’équipe de création, de production, de maquillage de post-production, du scénario, etcetera, cette production est une production professionnelle. De plus, il s’agit de toute évidence d’un collectif plus grand que celui des trois vedettes millionnaires qui jouent dans le clip. C’est donc ce qu’on pourrait appeler un groupe de pression. Or, les groupes de pression, lors d’élection générale, sont aussi sujet à la loi et leur vidéo peut être très certainement considérée comme une publicité électorale faite par des tiers. Je vous suggère d’ailleurs de revoir le TABLEAU DES INFRACTIONS LOI ÉLECTORALE DU CANADA et d’y remarquer le nombre impressionnant d’infractions que ce groupe de pression peur avoir commis, et les peines criminelles qui peuvent y être associé. Je comprends que les « artistes » ayant participés à cette « crosse » ne veulent pas se nommer. Ils sont peut-être couillons, mais ce ne sont pas des imbéciles. De plus, le bénévolat est permis dans les publicités électorales faites par des tiers. Cependant :

349. Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.
« dépenses »
(…)
• c) la valeur commerciale des produits et services donnés ou fournis, à l’exception du travail bénévole;
• d) les sommes égales à la différence entre les sommes payées et les dépenses engagées au titre des produits et services – exception faite du travail bénévole – d’une part et leur valeur commerciale d’autre part, lorsqu’ils sont fournis à un prix inférieur à cette valeur.

Les équipements, les services et tout ce qui entre dans la production de ce vidéo (hormis le « bénévolat ») doivent être comptabilisés et fournis au Directeur des élections. Ce qui n’est clairement pas le cas. Ça évite entre autres, les magouilles telles que celles qu’on a déjà connues lors du scandale des commandites…

En conclusion, ce n’est pas parce qu’il est difficile, voire impossible de réguler convenablement ce qui se fait sur le Web que je suis obligée de cautionner les conneries qui peuvent s’y faire. Il est clair que les partis eux-mêmes devraient s’inspirer de la viralité que « le groupe de pression artistique » a démontré dans cet exercice. Je suis POUR la culture et POUR son financement. Je suis cependant CONTRE les tactiques politiques déloyales, illégales, anonymes et clairement antidémocratiques. Lors du scandale des commandites, les firmes de communication marketing et de relations publiques faisaient aussi du bénévolat…

Les avantages de la transparence en ligne, ma présentation à Podcamp Montréal

Durant ce week-end avait lieu le Podcamp-Montréal. J’eue l’honneur d’y présenter la conférence Les avantages de la transparence en ligne (PDF) que je vous mets en ligne avec plaisir. Ce thème qui m’est cher, va continuer de se développer et j’anticipe d’en faire un livre un de ces jours. D’ailleurs si vous avez des contenus à me proposer pour garnir ma réflexion, n’hésitez pas à me le faire savoir…

Dadaïsme 2.0, en période électorale

Ce matin, dans twitter, c’est l’effervescence à propos du vidéo mis sur YouTube d’une source inconnue, Cultureneperil, que voici.

C’est du dadaïsme 2.0!

Le dadaïsme c’est, selon Wikipedia :

Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les “vieilleries” du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite.

Nous assistons donc à une nouvelle forme d’expression artistique qui exploite, à des fins politiques partisanes, le Web 2.0 pour faire passer son message. Qui plus est, on écorche de manière « irrespectueuse, extravagante » l’autre solitude canadienne, celle qui est anglophone. Mais ce qui me dérange avec ça (comme ce qui devait déranger les biens pensants du début du 20e siècle, quoique ça me fait drôle de me mettre dans le camp des bien pensants) est qu’en période électorale, que des artistes éminents, pamphletisent à des fins électoralistes (il y a ce passage : Votez contre Harper et ses coupures dans la …) sans respect pour la loi qui demande de comptabiliser les dépenses électorales. Qui a payé pour ça? Ce vidéo peut difficilement entrer dans la catégorie de l’expression libre du simple citoyen. Je me souviens d’ailleurs à quel point j’avais été outrée de voir les déclarations d’amour du Canada anglais la veille du dernier référendum. Je trouve que « cette expression artistique 2.0 » entre dans la même catégorie de tactiques électoralistes déloyales. Ce n’est pas parce que je suis contre les coupures dans la culture que j’approuve les moyens douteux qui sont utilisés pour faire valoir le point de vue des artistes…

Voilà, vous pouvez contester mon point de vue maintenant…

MIXX-Canada, ma présentation en ligne

Dernièrement, je vous mentionnais que je serais conférencière d’honneur (ahum) à l’événement MIXX-Canada organisé par le Bureau de la publicité interactive du Canada. Comme cela est mon habitude, voici ma présentation Bâtir votre entreprise en bloguant (PDF) pour ceux que ça pourrait intéresser. Je vous invite aussi à vous inscrire à l’événement et il n’est pas nécessaire d’être membre d’IAB pour pouvoir profiter de la sagesse (ahum, ahum) des conférenciers présents.

Nouvelle philosophie communicationnelle Web

À lire les commentaires sur Twitter, dans Facebook et dans les blogues à propos des compagnies de téléphones de plusieurs utilisateurs, je crois que ma présentation de cet après-midi, Philosophie communicationnelle à l’ère du Web 2.0 (PDF), lors du congrès annuel de l’association des compagnies de téléphone du Québec, risque de les aider à comprendre comment cette communication clientèle est maintenant différente.

De la réactivité Twitter des chefs de partis politiques

C’est bien le Web 2 dans l’esprit de la communication multidirectionnelle. C’est inutile et contre-productif dans le sens de la communication unidirectionnelle. Ça fait bien de dire qu’on est dans les médias sociaux, mais faut-il aussi y participer activement. Au moment d’écrire ces lignes, l’un des médias sociaux les plus importants en terme de relation publique est certainement Twitter. J’ai déjà expliqué dans mon billet Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques que Twitter n’est pas encore « grand public » mais que les gens qui s’y trouvent « les supergeeks », sont après les médias traditionnels, le deuxième groupe le plus influent du web. C’est que les blogueurs influents y dénichent des infos qu’ils bloguent, puis qui peuvent être reprises par les médias traditionnels. J’ai donc décidé de tester la réactivité des chefs de partis qui sont sur Twitter.

Des quatre chefs, il n’y a que Stéphane Dion qui n’y est pas. Je me suis donc inscrite au Twitt de Stephen Harper, de Jack Layton et de Gilles Duceppe. Comme suite à l’un de leurs commentaires, j’ai posé une question à chacun des chefs et seul Gilles Duceppe a daigné répondre. Puis je me suis souvenu que lorsque l’on va sur la page principale de quelqu’un qui est sur Twitter, il suffit de voir si elle contient des @, qui est le symbole utilisé pour répondre à quelqu’un, pour vérifier si les chefs ont déjà daigné avoir une réelle réactivité sur Twitter. Encore une fois, seul Gilles Duceppe se sert convenablement de cet outil. Bravo à vous monsieur Duceppe, vous marquez des points numériques dans mon cœur de geekette…

Et vous vous méritez aussi ce billet qui reconnaît votre acuité média social.

P.-S. Il est très possible que ce ne soit pas Gilles Duceppe lui-même qui twitt ses conversations. Il a peut-être un « ghost writer » qui fait ça pour lui. N’empêche que les autres chefs aussi peuvent avoir une équipe qui soit efficace en ligne et que ce n’est apparemment pas le cas…

MAJ
Ce billet est repris sur le blogue du journaliste de Technaute/Cyberpresse Tristan Péloquin.

MAJ2
Ce billet me vaut l’insigne honneur d’être citée à la première page de TheGazette dans l’article de Roberto Rocha, Parties fall short online.

La campagne électorale en ligne me désespère déjà

Je n’ai écrit encore qu’un billet sur la présence des partis politiques en ligne pour la campagne électorale et déjà, je suis submergée d’appels de journalistes qui veulent savoir mon point de vue. J’en suis vraiment ravie et ça démontre à quel point les médias réalisent maintenant l’importance possible du Web, en campagne électorale. Ce sont malheureusement les partis politiques eux-mêmes qui sont encore dans la négation de cette réalité. Je les invite notamment à relire mon billet Quelques conseils aux partis politiques, qui pourraient sans doute éclairer leurs lanternes embuées.

Je trouve qu’il est encore tôt dans la campagne pour faire un tour éclairée de ce qui se passe en ligne avec les partis, mais déjà, ils me désespèrent. Tout d’abord, il y a ce « cyber-bullying » que se font les partis principaux avec Notaleader.ca, site des conservateurs qui ridiculisent Stéphane Dion et Scandalpedia, site des libéraux qui s’amusent à recenser des scandales conservateurs.

Selon Wikipedia :

Cyber-bullying involves the use of information and communication technologies to support deliberate, repeated, and hostile behaviour by an individual or group, that is intended to harm others

Disons que ça part déjà mal.

Puis, il y a cette bourde immense du Bloc Québécois qui change complètement d’URL en début de campagne, sans avoir l’intelligence de conserver les actifs Web (hyperliens externes notamment) de leur ancien site lors du changement. Cette erreur stratégique Web est bien expliquée par le copain Éric Baillargeon.

Le positif?
Il y a ce blogue du Bloc Québécois, blogue.presentpourlequebec.org qui est déjà un début d’ouverture au dialogue et les chefs des partis qui sont désormais en train d’expérimenter Twitter. J’ai hâte que la campagne avance pour vérifier si les partis, au lieu de faire de la publicité négative à leur opposant, sauront enfin, dialoguer réellement avec les électeurs et débattre d’idées, plutôt que d’images…

La passion selon Brogan

Je ne suis certes pas la seule à parler de passion. Déjà, dans le chapitre Bloguer pour vendre (PDF) du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires, je vous disais que c’était l’un des éléments essentiels d’une présence blogue efficace. Chris Brogan, nous offre le eBook gratuit Personal branding for the business professional. Dans ce court, mais très instructifs document, il a des sous-titres particulièrement pertinents, qui vont exactement dans le sens de ce que je répète déjà depuis un certain temps :

Passion drives personnal brand
Passion is rarely aligned with what is popular
Passion is hard to fake
Passion includes mistakes and failure
Passion means helping others see it
Passion requires work and thought
Passion isn’t a “me too” game

Je ne peux qu’être entièrement d’accord avec ça…

La tristesse de travailler avec des gens allumés

Lors d’un meeting avec la direction et les employés de DessinsDrummond.com, je fis un jour cette sortie :

Je viens ici, je dis ce qu’il faut faire, je reviens un mois plus tard et c’est déjà fait! C’est quoi ces affaires là? Je n’ai même pas la chance de me répéter, bande de trop efficaces!

Un autre de mes anciens clients qui est vites « en mautadit » et avec qui je n’ai plus de mandats parce qu’il a compris ça fait un méchant moment est Pierre Bouchard d’Indico communication. C’est un pro des relations publiques traditionnelles qui s’est mis au blogue et qui les utilise maintenant comme outil de gestion de l’opinion publique lors de projets immobiliers d’importance. Il a eu un succès retentissant avec Le marché du Vieux-Longueuil et il récidive avec un projet immobilier pour Couche-Tard et un autre pour alimentation Métro.

Bravo cher Pierre pour cette vision proactive de ce à quoi peuvent servir les blogues dans un contexte de gestion de la communication et de l’opinion publique. Son étude de cas du marché du Vieux-Longueuil est ici et y-a-t-il des clients dans la salle qui veulent une consultante et qui ne sont pas très vite à assimiler les apprentissages? J’aimerais presque ça avoir des clients nono…

MAJ
Reçu via Twitter

Billet intéressant. Je travaille pour le gouv. Celui qui paie 3 fois pour le même rapport ! Payant pour toi, mais plate à mort!

Bon, alors je répète ma question, Y-a-t-il des fonctionnaires qui veulent une consultante?