Archives pour Tourisme en ligne
Dans mon billet de ce matin L’industrie touristique au Québec et sa courte vue numérique je citais Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué qui disait aussi ceci :
L’industrie touristique représente 2,5% du PIB du Québec. L’année dernière, elle a rapporté des revenus de 10,4 milliards et fourni 134 600 emplois directs.
Or, je me suis amusé à comparer l’industrie du tourisme à celle des Technologies de l’information avec les chiffres que donnent Affaires étrangères et Commerce international Canada
Le secteur des TIC est un moteur de l’économie du Québec, puisqu’il génère des ventes de plus de 25 milliards de dollars. Ce secteur, qui compte quelque 5 000 entreprises dans la province, emploie approximativement 140 000 personnes. La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.
Si je récapitule ces chiffres, l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique .
Je pose la question.
Le tourisme a certainement besoin de l’aide des gouvernements. Cette aide, comme je l’explique dans mon billet précédent n’est peut-être pas celle que personnellement je souhaiterais, mais elle est tout de même là. Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?
Article publié le Mardi, 31 mai 2011 sous les rubriques Economie des affaires électroniques, Edito sans question, Tourisme en ligne et politique et internet.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Ce matin je prends connaissance de la nouvelle qu’un comité de performance de l’industrie touristique remet un rapport à la ministre Nicole Ménard, quant à la piètre performance de cette industrie au Québec.
Chez Radio-Canada on peut lire :
Mettre en valeur les atouts de chaque région
« Il faut subdiviser le message. Québec, c’est une ville historique et romantique, animée, une ville d’hiver », affirme Gilbert Rozon.
« Montréal, c’est une ville festive, où on aime aller prendre un coup, avoir du fun. C’est reconnu pour ça. C’est une ville de créateurs, cosmopolite. Il faut encadrer tous nos projets autour de ces idées fortes là et faire un branding clair », poursuit-il.
« Le fleuve c’est majestueux, c’est un icône. Les gens vont visiter l’Amazone, il n’y a pas de raison qu’ils ne viennent pas pour le Saint-Laurent. Et ils l’ont prouvé avec les croisières », mentionne-t-il.
« Et il y a les grandes régions traditionnelles, dont Charlevoix, les Laurentides, les Cantons-de-l’Est, la Gaspésie, et les autres, qui ont déjà une tradition de villégiature et de tourisme », ajoute-t-il.
M. Rozon insiste aussi sur la nécessité de diversifier l’offre touristique.
« La clé, c’est de se renouveler, de se réinventer. Il y a un danger que certains festivals se banalisent, par exemple. C’est important d’avoir une densité de produits attractifs de calibre international et que ça se poursuive dans le temps », dit-il.
Sous la plume de Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué de LaPresse, on se fait un peu plus précis :
Parmi leurs constats: une baisse de 30% des investissements privés entre 2007 et 2009, et de 29% de la clientèle américaine depuis 2004, notamment à cause de la montée du huard.
Le service à la clientèle serait déficient, et la main-d’oeuvre se raréfie. À ces problèmes s’ajoute le coût du transport aérien et des taxes, qui auraient un effet dissuasif.
(…)
Un constat que partage André Boisclair, président du conseil d’administration du Regroupement des événements majeurs internationaux. «Oui, il y a un ménage administratif à faire», dit-il. Il salue l’approche du comité, qui propose de promouvoir la province à partir de trois axes: 1) les portes d’entrée, Montréal, ville de festivals, et Québec, ville historique et romantique; 2) le fleuve Saint-Laurent, une «icône en devenir»; 3) les régions, dont la «nordicité» devrait être davantage exploitée.
Recommandations
Parmi leurs 10 recommandations, deux sont «urgentes»: établir d’ici à la fin de l’année un plan de financement pour ces trois axes. Les PME touristiques peinent à obtenir un financement du privé, qui les jugent risquées. L’autre urgence est de peaufiner les «produits» de ces trois catégories, par exemple, en utilisant les standards internationaux pour catégoriser les hébergements et en instaurant une navette aéroportuaire à Montréal. «Essayez de trouver votre chemin pour vous rendre de l’aéroport (Pierre-Elliott-Trudeau) au centre-ville de Montréal… Pour un touriste, c’est beaucoup trop compliqué!»
J’ai aussi ce matin discuté avec certains acteurs touristiques d’importance. Ma question était, dans ces 10 recommandations y a-t-il quelque chose pour le numérique? La réponse est non. Lorsqu’on parle de structure trop lourde, le gouvernement a-t-il décidé de couper dans les 22 Associations Touristiques Régionales qui dédoublent induement les dollars de promotions touristiques au Québec? La réponse fut : l’industrie est prête mais le ministère est frileu pour des raisons possiblement électoralistes. Les députés des régions touristiques qui seraient jumellés à une autre risquent de ne pas être content. J’ai de toute évidence oublié de poser la question de Bonjour Québec. Depuis des années, le Ministère du Tourisme engloutie des dizaines et des dizaines de millions de dollars dans ce site Web à 2 têtes (la deuxième étant Bell Canada) qui tente de faire le numérique, à la place de l’industrie elle-même.
Conclusion :
Donc, de ce que j’en comprends, pas de recommandations ne semblent avoir été fait du côté d’une politique numérique des infrastructures touristiques ou d’une campagne de sensibilisation auprès des prestataires touristiques pour qu’ils se mettent à la page du Web (comme ce qui avait été fait admirablement du côté de l’Ontario il y a des années déjà avec l’initiative Les clés du Tourisme). On ne semble pas non plus avoir abordé la question épineuse de Bonjour Québec (qui fait que le Ministère fait la job de promotion touristique de l’industrie au lieu de l’outiller pour qu’elle le fasse elle-même) ou celle de la multiplication absurde des acteurs promotionnels du tourisme (22 ATR ??? il me semble qu’une dizaine feraient sans doute l’affaire).
C’est triste pour l’industrie touristique. C’est aussi triste pour les autres industries qui ont tout avantage à tirer positivement parti du Web pour se faire une promotion efficace et efficiente à l’échelle de la planète…
Vous aimerez peut-être aussi lire
Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales
Chialage constructif pour le tourisme en ligne
Conférencière Tourisme Web 2.0 : communication directe avec la clientèle
Tendances de l’utilisation du Web par les e-touristes
Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques
Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques, partie 2
Assistons-nous à l’Américanisation du tourisme en ligne au Canada ?
Article publié le Mardi, 31 mai 2011 sous la rubrique Tourisme en ligne.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Mon travail est d’accompagner mes clients, de les challenger, de mettre en perspective leurs initiatives, de critiquer et de proposer des solutions à leurs problèmes. Mais je ne suis pas dieu, je suis faillible et il m’arrive d’être dans le champ. Surtout lorsque je sors de ma zone de confort pour discuter de sujets qui ne sont pas vraiment de mon expertise. Dans la plus pure tradition des #jeudiconfession sur Twitter, je me confesse de m’être trompé avec mon client Tourisme Mauricie.
Il y a un an de ça, nous avions une réunion de réflexion stratégique et nous discutions de différentes problématiques de mon client. Entre autres, ils avaient un slogan quelque chose comme « La vraie nature du Québec ». Je leur fis remarquer que ce slogan était inadéquat. J’arrivais des îles turquoise et le pays avait un slogan sensiblement identique. D’ailleurs, plusieurs des ATR du Québec ont des jeux de mots « poche » avec Nature et à la grandeur de la planète, qu’on se le dise, la nature est là et elle est belle en Mauricie, dans les Everglades, à Hawaï, au Kenya, dans les alpes ou ailleurs. Il n’y a vraiment rien de distinctif à la nature de la Mauricie et en outre, ça sous-entend qu’il n’y a peut-être rien à faire à Trois-Rivières ou que si je « trip » sport, ni la nature ni la ville ne m’intéresseront vraiment.
C’est alors que mon client, André Nollet, demeurait silencieux et regardait la table comme hypnotisé. J’étais inquiète. L’avais-je vexé avec mon constat? Non, c’était plutôt qu’André était en lui-même et songeait à comment il pourrait faire démarquer sa région qui avait tant à offrir, sans l’emprisonner dans un slogan qui ne voulait finalement rien dire.
Quelques mois plus tard, lors d’une autre réunion, ils me présentèrent le concept qu’ils avaient créé, le concept des Ambiances vacances, puis ils me parlèrent d’un projet de marketing croisé avec une compagnie de peinture du coin, Peinture Laurentide. Je trouvais les idées vraiment capilotractées (tiré par les cheveux) et je ne comprenais vraiment pas comment une région touristique pouvait arriver à s’associer avec une compagnie de peinture. J’y voyais un opportunisme sans valeur ajoutée et poche. Par ailleurs, je trouvais déjà la navigation du site de Tourisme Mauricie trop lourde et d’ajouter une couche de complexité supplémentaire, risquait fortement de mêler davantage le client qu’autre chose.
Mon client décidé que c’était ce qu’ils allaient faire, je me résolus à sa volonté en participant donc à l’évolution d’une idée avec laquelle je n’étais pas d’accord. Lors de différentes réunions de production, je bonifiais le concept de différentes tactiques marketing et d’une structure de mesure du ROI.
Puis le concept fut lancé officiellement, puis je visualisai ce que fit Peinture Laurentide. Je dois admettre m’être royalement trompée. Je reconnais aujourd’hui que ce concept facilite grandement le magasinage en ligne des touristes, que le maillage Peinture Laurentide / Tourisme Mauricie, bien qu’inusité, est particulièrement savoureux et prometteur et que mon client, eu l’instinct d’innovation de prendre le meilleur de mes conseils et d’ignorer les critiques qui auraient pu faire avorter son projet. Je vous invite d’ailleurs à visiter la page de Peinture Laurentide et à visualiser par vous-même comment l’intégration « couleur de peinture / éléments touristiques distinctifs » a été faite.
Conclusion
Un consultant est là pour donner le meilleur de lui-même. Il n’est pas infaillible. Un client se doit de toujours garder son esprit critique, de croire à son projet plus que quiconque et de relativiser les arguments positifs et négatifs qu’il peut recevoir de consultants, d’employés ou de ses amis. L’innovation est de faire des choses différentes de ce qui se fait déjà et cette différence, jusqu’à ce qu’elle se concrétise, sera toujours un rêve « flyé » que peu de gens comprendront au début. Je suis fière d’avoir contribué à ce projet, mais encore plus fière de la tête de cochon d’André Nollet et de son équipe qui ont continué de travailler avec moi et à me tirer le « jus de cerveau » pour aller dans la direction qu’eux avaient choisi…
MAJ
Admettre qu’on se trompe des fois fait aussi parti d’une saine présence médias sociaux. Entre autres, j’aimerais bien que les politiciens comprennent ça
Article publié le Jeudi, 21 avril 2011 sous les rubriques Innovation, Stratégies de commerce électronique, Technologies Internet et Tourisme en ligne.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Libelés : #Jeudiconfession, Monambiancevacance, Peinture Laurentide, Tourisme Mauricie.
Ça fait déjà un bon moment que je dis que les médias sociaux ce n’est pas tellement une question de budget qu’une question de philosophie communicationnelle, de passion et de compréhension du Web. Mon client, Tourisme Mauricie est clairement un chef de file du tourisme en ligne du Québec. Depuis des mois, son directeur général et le personnel de l’ATR se font titiller par les autres associations touristiques pour savoir :
Mais qu’est-ce que ça vous donne d’être sur les médias sociaux?
Est-ce réellement rentable votre présence Web?
Qu’est-ce que vous allez faire d’autre sur le Web?
Par ailleurs, le célèbre professeur de marketing et conférencier Luc Dupont a récemment décerné la palme de la stratégie Web 2.0 à Tourisme Mauricie lors du Rendez-vous 2011 de la Société des attractions touristiques du Québec (SATQ) et de Festival et événements Québec (FEQ).
Le trophée de la meilleure stratégie web 2.0 en tourisme selon @LucDupont va à… @Mauricie!!! Bravo!! #rvsatqfeq
Mon client, André Nollet, directeur général de Tourisme Mauricie, tête de cochon notoire, empêcheur de tourner en rond et sceptique de première, voulut savoir ce qu’il en était. Était-ce vrai? Sur quelle base pouvions-nous objectivement vérifier cette affirmation? Outre cette affirmation, comment Tourisme Mauricie se comparaît-elle réellement à l’ensemble des ATR (Association Touristique Régionale) quant à la présence médias sociaux et plus généralement quant à une présence Web? Il me donna donc le mandat de faire une analyse neutre, objective, avec des outils permettant à tous de confirmer (ou non) par eux-mêmes ces affirmations. Je me suis donc affairée à ce test de performance web 2.0.
Comparer des pommes avec des pommes
L’un des problèmes majeurs d’une analyse comparative, est de trouver des entreprises de tailles équivalentes, afin évaluer leurs performances respectives. Dans l’industrie touristique en général et chez les ATR en particulier, il y a une démesure de moyens qui est évidente. Comment comparer un Tourisme Montréal au budget faramineux, à une association touristique régionale de très petite taille comme celle de Tourisme Centre du Québec? Afin d’égaliser les chances et les résultats, j’avais donc besoin d’un facteur de pondération. Ce facteur m’a été fourni par monsieur Nollet. Il s’agit du nombre d’employés de chacune des organisations (un chiffre de 2009). Comme nous n’avons aucune idée des enveloppes budgétaires, des investissements web ou des ressources mises en place, nous pouvons supposer que le nombre d’employés d’une organisation est sans doute une unité qui devrait correspondre à l’enveloppe budgétaire globale d’une organisation (parce que les ATR ont toutes à peu près la même mission, les mêmes enjeux et les mêmes objectifs. Ce n’est que l’ampleur des moyens qui variera.) et que la masse salariale d’un ATR devrait sans doute aussi correspondre à un pourcentage équivalent de l’enveloppe budgétaire totale de l’organisation. J’ai aussi pris en considération que certains facteurs d’analyse ne se prêtent pas à une pondération et qu’un savant mélange de facteurs pondérés et de facteurs non pondérés, devrait donner une image assez précise des résultats web de chacun. Aussi, les outils de mesures utilisés ont tous des défauts qui leur sont propres. Cependant, ces biais agiront de la même manière pour chacune des organisations. Leurs effets sont donc nuls et ils peuvent servir d’outils de benchmark neutre. Finalement, chaque organisation a priorisé sa présence Web de différentes façons. Mon analyse a donc essayé de couvrir le plus large éventail d’une saine présence Web et d’une présence médias sociaux. Sauf quelques outils comme Klout ou le page Rank de Google (qui sont des indices d’influence) les outils utilisés sont des indicateurs quantitatifs, plutôt que qualitatifs.
Voici donc les résultats de mon analyse :

Meilleure présence médias sociaux
1-Tourisme Mauricie
2- Tourisme Montréal
3- ex-equo Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean et Tourisme Cantons-de-l’Est
4- Tourisme Gaspésie
Les surprises :
- Le Page Rank de 7 de Tourisme Montréal et la quantité phénoménale de vidéos vues sur Youtube par employés
- Le nombre impressionnant d’hyperliens par employés de Tourisme Centre du Québec
- Le nombre impressionnant de fans Facebook par employés de Tourisme Gaspésie
- La piètre performance de l’Office de tourisme de Québec
Le fichier abrégé des résultats (XLSX)
Le fichier abrégé des résultats (PDF)
(Pour le fichier complet des analyses, les journalistes peuvent me le demander par courriel. Ils peuvent aussi se présenter au kiosque de Tourisme Mauricie jeudi le 14 avril, lors de la journée La Bourse des médias 2011. Étant donné que cette analyse appartient à Tourisme Mauricie. Pour avoir le fichier complet de celle-ci, veuillez en faire la demande directement à Tourisme Mauricie via le courriel : info(at)tourismemauricie.com)
Conclusion
On me dira sans doute que mon analyse est biaisée. J’assume ce biais, dévoile que mon client paie cette étude, mais note tout de même que les outils externes utilisés disent quand même ce qu’ils disent. Ils révèlent que Tourisme Mauricie a performé de façon remarquable sur plusieurs indices externes de performances web et médias sociaux. Ils disent aussi que même avec les critères non pondérés, Tourisme Mauricie surclasse la très grande majorité des ATR. Ils démontrent aussi finalement que ce n’est pas tant une question de budget que de compréhension et de passion qui fait qu’une présence web est efficace et que ça se mesure l’efficacité sur le web, avec des critères externes. Je suis donc officiellement de l’avis de monsieur Dupont et je confirme que Tourisme Mauricie a la meilleure stratégie web 2.0 des ATR du Québec. Pour en rajouter une couche, voici un autre graphique permettant de juger de l’augmentation de l’achalandage du site de Tourisme Mauricie. (Tiré d’un courriel de madame Anaïs Laurent, Dir. Marketing de Tourisme Mauricie, avec permission de publier)

Prospective
Tourisme Mauricie étant en recherche et développement web constant, c’est jeudi le 14 que sera dévoilé son nouveau mécanisme de navigation et de sélection de services basé sur les besoins des clients, plutôt que sur les services offerts par une région touristique. Ce concept de navigation et de sélection révolutionnaire s’appelle Les ambiances vacances. En attendant de pouvoir essayer vous-même ce nouveau système de mise en marché Web, vous pouvez lire ce qu’en dit Le Nouvelliste Des ambiances vacances à promouvoir…
MAJ
C’est aujourd’hui qu’est finalement en ligne le module http://www.monambiancevacances.com ( Ambiances.tourismemauricie.com développé par la fabrique de blogues) qui est une innovation majeure dans la mise en marché web des destinations de voyages. Déjà avec les suggestions d’activités à faire en Mauricie en fonction de la météo, Tourisme Mauricie innovait il y a deux ans (concept qui a été repris entre autre par BonjourQuébec.com).

Mais avec le concept de navigation par ambiance, Tourisme Mauricie repousse les limites de la mise en marché web de destination. Le client a donc le choix entre huit ambiances vacances (il peut aussi répondre à un questionnaire dont le résultat lui indiquera l’ambiance qui convient le mieux à sa personnalité) qui chacune présente une offre touristique adaptée, en fonction de 6 zones géographiques spécifiques, permettant au touriste de se faire un itinéraire et une liste d’activités et d’attraits répondant exactement à ses besoins spécifiques. J’ai comme l’impression qu’encore une fois, Bonjour Québec et autres intervenants touristiques locaux et internationaux copieront cette innovation afin de l’intégrer à leur tour dans leur offre en ligne…

Article publié le Mercredi, 13 avril 2011 sous les rubriques Blogues d'affaires, Facebook, Innovation, Marketing 2.0, Marketing Internet, Moteurs de recherche et référencement de sites Web, Médias sociaux, Stratégies de commerce électronique, Technologies Internet, Tourisme en ligne, Twitter ou le microblogging, Veille stratégique et Internet, Web 2.0 et géolocalisation.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Libelés : ATR, Luc Dupont, Tourisme Mauricie.
Demain je serai conférencière Médias sociaux et festivals, lors d’un événement privé de la direction des commandites de Loto-Québec. C’est que Loto-Québec remercie ses partenaires événementiels en leur offrant une journée de formation. Le titre de ma conférence : Les Médias Sociaux 101 Pour ces organisations qui croient être des festivals
et ma première diapo :
VOUS N’ÊTES PAS
UN FESTIVAL
VOUS ÊTES
UN SUJET
Je vais certainement les « shaker un peu ». L’idée derrière cette boutade est de faire prendre conscience aux Festivals (comme à n’importe quelle organisation d’ailleurs) qu’ils sont avant tout un SUJET, s’ils veulent être efficaces en ligne et trouver une ligne éditoriale. Comme je l’explique dans mes autres billets Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux et Politique éditoriale et tabous:
En fait, comment pourriez-vous parler de vos produits et services sans parler de vos produits et services? Là est la question!
Comme c’est mon habitude lorsque je suis conférencière, ma présentation est disponible en ligne au préalable.
Article publié le Lundi, 21 mars 2011 sous les rubriques Blogues d'affaires, Code-source libre, Facebook, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Stratégies de commerce électronique, Tourisme en ligne, Twitter ou le microblogging, Web mobile, marketing mobile et À titre de conférencière.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Libelés : À titre de conférencière, Blogue, conférence, Facebook, Médias sociaux, ROI, Twitter.
Lors de l’événement LeWeb à Paris, c’est Michael Arrington, éditeur de TechCrunch qui interviewa Marissa Mayer, vice-présidente de Google. On n’y apprit pas grand-chose de nouveau, mais c’était vraiment ludique d’écouter Arrington taquiner madame Mayer et tenter de lui faire dévoiler des secrets du comité de direction du géant américain. Nous avons par contre eu droit à une démonstration, en première mondiale, de la nouvelle interface 3D de Google map qui sera disponible sur les nouveaux Androïd (version Nexus 5) qui seront en vente au Canada dans peut-être six mois (mais connaissant la rapidité et l’ouverture de nos télécoms locaux, je miserai plus sur 18 mois). Nous pourrons donc désormais regarder Google Map selon le plan qui nous intéresse et voir les édifices qui s’y trouvent en 3D. La démonstration était réellement stupéfiante (comme vous pourrez le constater dans la petite vidéo plus bas) mais la démo en première mondiale était à Paris et nous observions plutôt l’Empire State Building de New York au lieu de la tour Eiffel (ce que ne manqua pas de noter Arrington).
Marissa Mayer démontre Google map 3D d'Androïd Nexus 5 LeWeb
envoyé par MichelleBlanc. - Les derniers test hi-tech en vidéo.
Article publié le Mercredi, 15 décembre 2010 sous les rubriques Innovation, Moteurs de recherche et référencement de sites Web, Tourisme en ligne, géolocalisation et marketing mobile.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Libelés : Androïd, Google Plus, LeWeb, Marissa Mayer, Michael Arrington, Nexus 5.
Je dis toujours à mes clients que les médias sociaux c’est un investissement à moyen et long terme pour des retombées à moyen et long termes aussi. Oui il peut y avoir des raccourcis. On appelle ça de la pub, pas des médias sociaux. Par exemple, on peut faire un méga concours sur son blogue, twitter et Facebook. Inscrivez-vous sur ma propriété et risquez la chance de gagner une cochonnerie de grande valeur. Vous aurez des résultats rapides. Les gens aiment généralement les cochonneries de grande valeur. Mais « la question qui tue », ces nouveaux « amis » seront-ils fidèles à votre marque? Seront-ils de bons ambassadeurs de celle-ci? Vont-ils s’intéresser à vos contenus une fois que le concours est terminé? Je ne le crois pas. Je dis aussi souvent à mes clients qu’en affaire il n’y a pas de magie et que lorsqu’il y a de la magie on appelle ça aussi de la prestidigitation (j’ai d’ailleurs toujours de la difficulté à prononcer ce mot-là) et qu’en fait on appelle ça aussi de l’illusion…
Article publié le Mardi, 21 septembre 2010 sous les rubriques Blogues d'affaires, Commerce de détail en ligne, Commerce électronique: mythes, Edito sans question, Facebook, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Relations publiques Internet, Stratégies de commerce électronique, Tourisme en ligne, Twitter ou le microblogging, Web 2.0 et politique et internet.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
C’est lors d’un lunch avec le copain Henri Kaufman que j’ai pour la première fois été exposée à l’importance du Flashcode pour l’évolution du Web. Il en a d’ailleurs garni amplement son livre Internet a tout changé. Wikipedia décrit le flashcode comme étant
(…)la marque des codes-barres 2D développée par l’Association française du multimédia mobile. Ces pictogrammes composés de carrés peuvent notamment être décodés par des téléphones mobiles disposant du lecteur flashcode. Certains téléphones mobiles sont déjà équipés de ce lecteur, pour d’autres, il est nécessaire de l’installer.
La photographie d’un flashcode, comme celle d’autres types de code-barre 2D, avec un portable peut déclencher différentes actions, telles que :
- se connecter à un site Internet mobile pour recevoir aussitôt un article, par exemple ;
- envoyer un SMS, un MMS ou un courrier électronique ;
- générer un appel téléphonique ;
- enregistrer une carte de visite dans ses contacts.
Je vous parle de ça parce que le flashcode sera intégré à mon prochain livre (écrit en collaboration avec Nadia Seraiocco) et qu’il vous permettra en utilisant un lecteur de flashcode comme Mobiletag, installé sur votre téléphone intelligent, de lire une vidéo explicative d’un élément de mon livre ou toute autre information numérique que je pourrais vouloir vous partager. Ainsi, pour prendre un exemple d’affaires, les producteurs de volailles du Québec (clin d’œil ici au pote le chef Cong Bon, Chef officiel des producteurs de volailles) pourraient décider d’imprimer des flashcode spécifiques sur leurs emballages de poulet pour permettre de suivre une recette vidéo du chef Cong Bon qui nous illustre comment le préparer. Un producteur de spectacle pourrait aussi inclure des flashcode sur les affiches de ses spectacles à venir pour diriger l’internaute mobile vers un clip du groupe, le site d’achat de billets, une carte de la salle ou autre, comme le fait d’ailleurs Disneyland Paris (selon Wikipedia).
À Disneyland Paris, des flashcodes insérés sur les flyers distribués dans le parc et les affiches publicitaires permettent aux visiteurs équipés de découvrir la dernière vidéo de Mickey et de consulter les informations pratiques du parc (horaires des spectacles, offres spéciales sur les restaurants et boutiques)
Mais le code-barre que nous connaissons tous déjà et qui garnit tous les produits de consommation est maintenant aussi exploité par des outils mobiles permettant d’ajouter des informations générées utilisateurs, sur divers produits. L’application IPhone Stickybits permet déjà cette prouesse et quoiqu’elle ne soit encore peu utilisée ici, bientôt, les consommateurs ne se gêneront pas pour diffuser des infos pertinentes et des critiques positives ou négatives sur une foule de produits de consommation. Nous entrerons bientôt dans l’ère de l’intelligence numérique et ou collective des objets.
À quand des flashcode avec informations touristiques sur le mobilier urbain de Montréal comme c’est déjà le cas à Paris Bordeaux, Sarlat, et Toulouse?
Article publié le Mardi, 17 août 2010 sous les rubriques Commerce de détail en ligne, Economie des affaires électroniques, Innovation, Marketing Internet, Stratégies de commerce électronique, Technologies Internet, Tourisme en ligne, Web 2.0 et Web mobile.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Libelés : Chef Cong Bon, flashcode code barre.
La semaine dernière je reçois un jeune, « plutôt allumé », qui est le directeur général d’un festival. Il me demande si c’est une bonne idée de dire au début des spectacles qu’il présentera, quelque chose dans le genre de :
« Bienvenue à notre spectacle! Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez. N’hésitez pas à partager celles-ci sur vos réseaux sociaux et à inciter vos amis à venir eux aussi voir les excellents artistes de notre festival. Bon spectacle! »
Je lui dis que je trouvais que c’était une maudite bonne idée. Il me rétorqua que contractuellement, le quart de ses artistes vont permettre ce genre de chose et les trois quarts vont s’y opposer. Il ajouta que les artistes ont peur de « bruler » leur spectacle si des gens partagent « leur punch » et que les gens voient le spectacle sur le Web. Que faire?
Je lui dis que premièrement, les sites de partage ont une longueur de temps maximum permettant le partage de fichier vidéo. Donc, si un spectacle dure 1,5 heure, pas plus de 3 à 5 minutes d’un spectacle pourront être téléchargées à la fois. De plus, si quelqu’un est vraiment adepte d’un spectacle, après trois captures vidéo, il risque fortement d’arrêter de filmer parce qu’il manquera tout le spectacle pour avoir fait des captures vidéo (comme je l’ai vécue personnellement lors de la première de Totem du Cirque du Soleil, mais avec la permission du Cirque, à titre de blogueuse invitée). De plus, les gens qui feront ça sont très certainement des leaders d’opinions et qu’ils risquent d’inciter plusieurs autres personnes à aller voir le spectacle. Qui plus est, supposons que l’un de ces clips est vu par un millier de personnes, il reste tout de même 7 686 068 personnes au Québec, qui ne l’auront pas vue. Ce sera donc une publicité gratuite qui risque plus de faire du bien que du tord aux artistes qui permettront ce genre de trucs. Je lui suggérai aussi (comme je l’avais fait pour le sous-ministre du tourisme à propos des aéroports du Québec) de mettre du wi-fi dans chacune de ses salles, avec une page d’accueil faisant la promo de ses propriétés médias sociaux. De plus, il pourra suivre les profils de navigation des spectateurs et d’ainsi recueillir la plus belle étude de marché internet qui soit…
MAJ
Pour ceux qui croient que ça peut déranger leur quiétude d’avoir quelqu’un qui prend des photos ou vidéos avec un téléphone intelligent à côté d’eux je répète :
Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez.
De plus, on peut facilement prendre des photos et vidéos à la hauteur de l’épaule, ce qui n’obstrue nullement la vue des gens qui sont derrière. Il n’y a pas de flash dans un téléphone (sauf pour le nouveau Nexus de Google) et la sonnerie peut être coupe. Aussi, les organiseurs peuvent réserver une section spéciale dans la salle qui serait justement pour ceux qui veulent faire des captures d’un spectacle. Finalement, je répète ici le commentaire de Bruno Boutot :
Comme le répète souvent Cory Doctorow
(citation approx. de mémoire):
“Ce dont ont le plus besoin les artistes, ce n’est pas de copyright, c’est d’être connu.”
C’est aussi un des principes des “camps” et “unconferences”:
Tout participant est invité à diffuser le plus possible le contenu, à condition que ça ne dérange pas le déroulement de l’événement.
MAJ2
Voici le commentaire de Martin Durocher
Étant le directeur du Festival (Zoofest) dont Michelle parle, je constate que le débat lancé soulève les passions et génère de super bonnes idées ! Tant mieux, car c’est un sujet délicat à aborder et nous sommes à la recherche des meilleurs pistes pour promouvoir les artistes qui participent à Zoofest.
@Nadia : Et si on proposait aux gens de le faire dans le cadre d’une première média ? Dans une section réservée ”Médias Sociaux” ?
Ou, peut-être devrions-nous organiser un concours pour aller chercher les meilleurs talents du web pour venir partager leurs expériences ?
Mais qu’advient-il alors du simple spectateur qui veut parler d’un spectacle qu’il à adoré ? Les artistes peuvent-ils se passer de cette manne de nouveaux fans-promoteurs-avec-500-amis ?
Zoofest se veut un véritable laboratoire de création, de diffusion et de nouvelles idées. Les artistes qui ne veulent pas participer à l’expérience sont respectés à 100%. Ceux qui le font risquent de se retrouver avec beaucoup d’amis et de promoteurs improvisés !
Les ventes de billets finales devraient nous donner une bonne indication sur la valeur de cette initiative qui, je l’avoue, change les moeurs et soulève autant d’inquiétudes que de possibilités…
C’est carrément un débat à suivre !
Article publié le Dimanche, 9 mai 2010 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Facebook, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Relations publiques Internet, Stratégies de commerce électronique, Tourisme en ligne, Twitter ou le microblogging, Web 2.0 et Web mobile.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Cette semaine j’étais en Abitibi-Témiscamingue pour parler de tourisme en ligne. Je fus très surprise et déçue de m’apercevoir que mon iPhone ne fonctionnait pas. C’est que le 3G n’est pas encore chez Télébec (et on parle déjà de 4G), le fournisseur majeur de téléphonie cellulaire de la région. Ceux qui sont avec Rogers dans ce coin de pays, ont accès au 3G, mais les autres, rien. C’est très dommage parce que les touristes qui vont en Abitibi-Témiscamingue (et les vedettes et il y en a beaucoup à cause du festival international du film Abitibi-Témiscamingue et du Festival de musique émergente en Abitibi, entre autres) n’ont pas la possibilité de partager au reste du monde l’expérience inoubliable de gentillesse des gens de l’Abitibi-Témiscamingue. Je fis donc une montée de lait lors de ma conférence. Les élus qui étaient dans la salle acquiescèrent à mes récriminations et deux jours après ma sortie, Telébec fait savoir que le 3G sera disponible d’ici l’automne. Mais cette sortie fit réagir bien des gens d’autres régions qui dirent qu’eux aussi, n’avaient pas d’infrastructure cellulaire ou Internet adéquate. Moi je trouve ça scandaleux. On parle d’infrastructures permettant d’aider l’économie du Québec et il me semble que le Web et la mobilité sont des outils de développement permettant justement l’épanouissement des communautés éloignées. Que font le gouvernement du Québec et l’Union des municipalités dans ce dossier? À eux de répondre.
J’eu aussi le plaisir de rencontrer et de jaser avec M. Raymond Lesage, sous-ministre adjoint à l’accueil et à l’hébergement touristique au ministère du Tourisme. Je lui ai demandé pourquoi Tourisme-Québec n’offrait-il pas le Wi-Fi gratuit aux aéroports du Québec? Il me semble que c’est le lieu privilégié pour faire la promotion de BonjourQuébec, que d’offrir le Wi-Fi avec une page d’accueil personnalisé, permettrait de pousser encore plus l’offre touristique régionale et surtout de suivre les pérégrinations web mobiles des touristes arrivant chez nous? Comme outil d’étude de marché en temps réel, ce serait difficile de faire miteux. Monsieur Lesage écouta ma proposition qu’il trouva fort pertinente et il va sans doute en discuter avec ses collègues du ministère. (Petite note à moi-même, je n’ai même pas facturé cette bonne idée grrr).
Article publié le Vendredi, 23 avril 2010 sous les rubriques Edito sans question, Technologies Internet, Tourisme en ligne et politique et internet.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Demain je vais faire un petit tour à Rouyn-Noranda, pour divers mandats de consultation et surtout, pour être conférencière lors de l’événement Prenons les devant du Colloque de l’industrie touristique en Abitibi-Témiscamingue, organisé par Tourisme Abitibi-Témiscamingue.
Dans un monde Web en perpétuelle évolution, s’offrent à nous des opportunités. Encore faut-il être en mesure de les saisir! La relation avec le client prend une toute nouvelle tangente avec l’avènement des médias sociaux. Il faut lâcher prise sur le contenu et laisser la parole aux utilisateurs, mais comment se traduit ce changement pour nos entreprises touristiques?
Voici donc la présentation que j’y ferais :
Tourisme Web 2.0 : communication directe avec la clientèle
Article publié le Dimanche, 18 avril 2010 sous les rubriques Tourisme en ligne et À titre de conférencière.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Libelés : À titre de conférencière, conférence, Médias sociaux, réseaux sociaux, tourisme 2.0, voyage 2.0, Web 2.0.
L’application de téléphones intelligents Foursquare est présentement la darling des applications mobiles. En fait, c’est une application qui permet de dire à nos copains, qu’on a préalablement acceptés dans notre réseau, qu’on est présentement à tel restaurant ou tel lieu commercial. L’application permet aussi de laisser des messages et de dire par exemple : essayez le café latté chez XYZ puisque c’est le meilleur en ville. Après deux mois, la personne qui a été le plus souvent à un endroit donné devient le Mayor (maire) de l’endroit. Dans des grandes villes comme New York par exemple, les commerçants ont déjà flairé la bonne affaire et ils offrent des spéciaux aux utilisateurs de Foursquare et des cadeaux particuliers aux « Mayor » de l’endroit. C’est donc une nouvelle forme de marketing de fidélité par géolocalisation. L’entreprise Foursquare vient d’ailleurs de réaliser plusieurs ententes commerciales avec des joueurs majeurs comme Conde Nast, Bravo, les guides Zagat et The New York Times.
Les usagers utilisent Foursquare et ils sont récompensés de leurs efforts par un système élaboré de badges. Mais c’est bien là sont gros avantage à court terme et son talon d’Achille à long terme. Parce que c’est bien de se vanter d’avoir tel ou tel badge, mais après plusieurs mois d’utilisation, je ne vois pas encore les avantages inhérents à une telle assiduité d’utilisation. Bien certainement il peut être pratique de savoir si nos amis aiment tels ou tels resto ou entreprise et ce qu’ils nous suggèrent d’y prendre. Il peut aussi être pertinent de savoir à quel endroit se trouvent nos copains à un certain moment donnés. Mais ces avantages sont mis en reliefs par l’aspect potentiellement dangereux de dire à quel endroit on se trouve, comme cela est démontré clairement par l’application « PleaseRobMe » qui insiste sur le fait que si on est à un endroit précis, on est peut-être pas chez soi et de ce fait, on invite les voleurs à venir nous visiter. Cependant, comme c’est mon cas, mon adresse personnelle n’est pas publicisée sur aucuns médias sociaux, ce qui réduit substantiellement le risque d’être victime de vol. Quoi qu’il en soi, les assureurs sont de plus en plus nerveux face à ce genre d’applications et risquent éventuellement de ne pas couvrir les risques de vols s’il est démontré que vous avez activement participé à la publication de vos allés et venus.
Autres problèmes de Foursquare
La géolocalisation de Foursquare est encore déficiente et il est facile de dire que nous sommes dans tel ou tel établissement sans pour autant y être et même y avoir déjà mis les pieds. Il existe aussi un problème de duplication des établissements qui fait que par exemple, un café comme Laïka, peut se retrouver plusieurs fois dans l’application avec des noms comme :
Le Laïka
Laïka
café Laïka
Le Café Laïka
Laïka resto-bar et ainsi de suite. Cette problématique va toutefois être réglée par les « superuser » qui ont désormais le pouvoir d’éliminer les duplicatas et de certifier les endroits qui sont « officiels ». La problématique pour les usagers demeure donc encore pour l’instant la question fondamentale « what’s in it for me »?
Article publié le Mercredi, 10 mars 2010 sous les rubriques Commerce de détail en ligne, Innovation, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Tourisme en ligne, Web 2.0 et Web mobile.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Je termine une discussion avec une gestionnaire d’une association touristique régionale (dont je vais taire le nom pour ne pas la mettre dans l’embarras). Il y a quelques années de ça je lui avais dit que sa pub était merdique et que sa pub ne parlait qu’à ses membres touristiques et pas à aux touristes qu’elle voulait attirer chez eux. Sa pub a fait un tabac dans sa région et tous les membres de son ATR en étaient ravis. Le problème est que l’image qu’elle envoyait à l’extérieur de sa région me semblait plutôt négative pour qui ne connaît pas déjà le contexte spécifique, les personnalités ou attraits populaires de la région. Pour faire une image, je prendrais, disons, l’idée de ma propre personne. Je suis maintenant très connue au Québec et je commence à l’être dans la francophonie. Cependant, si Tourisme Montréal me demandait d’être la personnalité qu’ils utilisent pour vendre Montréal aux Américains, je crois que Tourisme Montréal ferait une grave erreur. Je ne suis vraiment pas représentative de Montréal, les Américains n’ont aucune idée de qui je suis et l’image que se ferait de Montréal les Américains en me voyant sur un panneau géant le long d’une autoroute, ne serait sans doute pas des plus productives. J’ai pourtant été reconnue par de nombreuses organisations et honorée de divers prix. Mais ce n’est pas aux Montréalais que Tourisme Montréal doit parler et ce n’est pas non plus aux membres de Tourisme Montréal. C’est aux touristes de l’extérieur qu’il faut s’adresser. Pour être efficace à titre de gestionnaire touristique ou même comme gestionnaire marketing, des fois il faut brasser la cage de ses actionnaires ou membre et leur révéler que notre nombril n’intéresse peut-être que nous…
En complément d’information, je vous invite aussi à lire Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques partie 1 et partie 2.
Article publié le Mardi, 23 février 2010 sous les rubriques Edito sans question, Marketing Internet et Tourisme en ligne.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Jamais je ne demande à une organisation d’être mon amie sur Twitter. Mais, si eux me le demandent, j‘accepte volontiers. Certaines sont vraiment, mais là vraiment perspicaces dans leur interaction avec moi, tandis que d’autres sont vraiment stupides. Le but d’une organisation qui est sur Twitter est, idéalement, de se faire une base de lecteurs et d’aficionado, qui pourraient (ou non) reprendre vos statuts et leur donner une deuxième envolée. Il semble donc souhaitable d’avoir le plus de gens possible comme Followers. J’en ai d’ailleurs déjà parlé dans mes billets
Twitter, comment suivre des milliers d’usagers et les Twittersnobs
Techtoc.tv : Twitter Comment réseauter en paix : principe de réciprocité? Comment trouver SON audience? Pro vs perso?
De l’impact des médias sociaux en régions éloignées
Twopcharts est de la merde et sur Twitter, suivre ou ne pas suivre? Telle est la question
La grosseur compte sur les médias sociaux
Mémoire de maîtrise : L’émergence de réseaux sociaux sur le Web comme nouveaux outils de marketing
Des organisations ont compris l’importance de se faire suivre par des milliers de gens et d’interagir efficacement aux moments opportuns. À titre d’exemple, il y a plusieurs semaines, j’étais dans les Cantons-de-l’Est au Manoir Hovey. L’ayant partagé sur Twitter, je reçois de @HotelGermain ces messages directs :
Si a North Hatley, il faut essayer le croissant jambon fromage de Justine chez saveurs et gourmandises ou le gateau au fromage… Bon we
Absolument! La mousse aux raisins de corinthe
Et j’ai dit gateau au fromage, c’etait vraiment carottes avec le crémage au fromage!!
Disons qu’ils sont entrés immédiatement dans mes bonnes grâces et que quelques semaines plus tard étant invitée par un client à coucher à l’hôtel Alt à Québec (l’une de leurs propriétés) je me faisais un plaisir de leur faire un twit favorable. Un peu plus tard, c’est le @Deltahotelsltd qui décide de me suivre sur Twitter. Justement au moment où je donnais une conférence à Québec et que j’étais au Delta de Québec, je me rends compte qu’ils décident de ne plus me suivre sur Twitter. Je n’ai pas dit un mot de mon expérience là-bas (qui n’était pas des plus positives de toute manière) et la semaine dernière, j’étais au centre des congrès de Trois-Rivières, justement assise à côté du très gentil directeur général de cet établissement et je me suis fait un plaisir de lui mentionner que je trouvais le gestionnaire de leur Twitt, un peu twit. Je viens d’ailleurs de Twitter à propos du Twitt de l’émission @mangetaville
@mangetaville m’a flushé de son Twitter et moi je les flushe de ma tv
Dans le cas de @mangetaville, je comprends qu’ils se sentent comme des journalistes et qu’ils aiment probablement se resserrer les coudes entre pros de l’information. C’est vrai que bien des journalistes ont des centaines, voire des milliers de followers et qu’eux, étant ce qu’ils sont (des vedettes), ne suivent probablement qu’une dizaine de leurs semblables. Ils me trouvent aussi probablement peu digne d’intérêt et c’est un point de vue qui se respecte. Cependant, si tel est le cas, il serait plus judicieux pour une organisation de faire la sélection à priori et de lire quelques pages des Twitts de la personne que l’on veut suivre, plutôt que de décider de suivre quelqu’un, que l’on flushe par la suite. Pour mes propres clients, moi je vais suggérer de suivre le plus de gens possible, d’utiliser des outils pour gérer la plèbe, d’identifier les influençeurs majeurs et d’interagir avec eux et de monitorer ce qui se dit sur Twitter et de dénicher les opportunités positives d’interaction (comme l’a fait adéquatement @HotelGermain) pour communiquer avec les gens. Si un assureur qui travaille seul, comme @DanyPaquin est capable de voir que je viens de m’acheter une voiture, de me proposer ses services d’assureur sur Twitteur et de faire un deal de $1500, une organisation un peu plus importante, est certainement capable d’en faire autant. De plus, si vous ne voulez pas me suivre, il n’y a certainement pas de problèmes avec ça. Mais si vous me suivez et que vous me flushez par la suite, les retombées de votre choix pourraient vous surprendre…
Article publié le Mercredi, 18 novembre 2009 sous les rubriques Marketing 2.0, Marketing Internet, Medias et Internet, Médias sociaux, Relations publiques Internet, Tourisme en ligne, Twitter ou le microblogging et Web 2.0.
Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.