MERCI au PDG de Via Capitale

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Cette semaine j’ai géré une crise média sociétale que j’ai moi-même créé (comme je gère des crises médias sociaux pour de très gros clients, je suis aussi capable d’en concevoir de toutes pièces pour faire valoir un point de vue que je juge important). En fait, il s’agit de la crise de la publicité disgracieuse de Via Capitale (qui est exposé dans mon précédent billet).

Le lendemain matin de la parution de la publicité et de ma sortie sur les médias sociaux, David Martin, le PDG de l’entreprise, me téléphone de New York où il était en congrès. Notre discussion a duré une trentaine de minutes et dès le début, il m’offre ses excuses et celle de son entreprise et m’informe qu’il a déjà donné les directives pour que cette publicité disparaisse. Sur un ton qui m’apparaissait très sincère et humain, il m’explique qu’après avoir lu mon billet et avoir reçu de nombreux commentaires de gens troublés par ces annonces, qu’il réalisait à quel point « l’esprit bon enfant » avec lequel il avait autorisé cette publicité, pouvait blesser et être perçu totalement différemment de ce qu’il avait lui-même escompté. Il comprenait tout à fait la problématique et réalisait la délicatesse du message sous-jacent que la publicité pouvait projeter.
J’ai accepté ses excuses sur le champs et l’ai félicité pour la célérité et la délicatesse de son action.

C’est aussi avec grand plaisir que plus tard dans la journée, j’ai appris le don de $3000 que faisait Via Capitale à l’organisme Aide aux transsexuel(les) du Québec.

Comme monsieur Martin me le dit lui-même lors de notre conversation, l’enfer est pavé de bonnes intentions et il arrive que l’on se trompe.

Merci de votre compréhension, monsieur Martin.

Aussi, parce que je sais que certaines personnes ne comprennent toujours pas pourquoi la défense des droits des trans peut encore être un enjeu en 2017, je reproduis ici l’excellent commentaire de Lou Morin, qu’elle fit sur la page Facebook de Judith Lussier

Un sondage Angus-Reid (2016) nous révèle que près de 80% de a population canadienne croyait que l’on a assez ou trop parlé des personnes trans dans les deux dernières années. Ah oui? Vraiment? Et si je vous demande que savez-vous de la réalité transgenre après ces deux années d’exposition, vous allez me répondre quoi? Probablement des clichés, car cette normalisation de cette population se fait au travers la lunette de producteurs blancs et cisgenres. Même l’émission « Je suis trans » que de nombreuses personnes transgenres voient comme positive reste controversée parce que les réalisateurs et producteurs, tous des blancs cisgenres, ont choisi de présenter une série de stéréotypes qui confortent leur vision de ce monde. La bonne nouvelle est que ça change. La créatrice de OITNB se soucie de demander à ses actrices qui jouent des minorités leur opinion sur la façon dont elle les représente. Les sœurs Wachowski (the Matrix) avec leur Sense 8, les créateurs de Transparent, Jen Richard qui a gagné un Emmy pour sa série web « Her Story », ce sont des exemples de personnes transgenres qui reprennent un peu le contrôle sur la diffusion de leur image, mais c’est encore marginal.

Le cliché de la personne trans comme responsable des drames familiaux vient renforcer des préjugés qui sont à la source de nombreuses souffrances. J’ai fait ma transition célibataire sans enfant, mais j’ai en tête de nombreux drames de femmes trans qui doivent se battre pour voir leurs enfants malgré un paquet de données qui démontre que la transition d’un parent n’influence pas négativement le développement de ses enfants et malgré le support de juges qui leur donnent raison. Les personnes se font dire qu’elles sont responsables de briser des vies, qu’elles auraient pu attendre avant de faire leur « trip » (comme si c’en était un). On encourage l’idée que les parents trans brisent des familles comme si c’était un caprice et vous ne pouvez savoir la transphobie et la culpabilisation que ces personnes intériorisent. La présidente d’un des premiers groupe d’aide et de soutien au Québec qui compte plus de 70 ans de vie ne compte plus le nombre de personnes trans surtout des parents qu’elle a enterré pour cause de suicide à cause de ces clichés. C’est dans ces circonstances que la « joke » de Via Capitale est mal digérée.

Vous en voulez d’autres clichés? La femme trans comme un film d’horreur. Voir ici Ace Ventura ou Hangover II ou la tonne de mèmes que l’on voit circuler sur le web de « oh mon Dieu, la fille a un pénis » comme si on découvrait que c’était un alien venu d’une autre planète. Cela combiné au fait que les producteurs choisissent tout le temps des hommes pour jouer des femmes transgenres (ou des hommes trans même si j’ai adoré Hillary Swank dans Boys dont cry). Des actrices trans aux États-Unis, il y en a, sinon choisissez des femmes comme Felicity Huffman dans TransAmerica. Parce que ça renforce le cliché que les femmes trans sont des hommes qui se déguisent en femme pour piéger les hommes. Résultat: près de 60% des personnes trans ont vécu de la violence et le scénario typique c’est le dude qui te trouve cute et là réalise que t’es trans. L’homme se sent alors attaqué dans sa masculinité parce qu’il pense dans sa tête que t’es un homme et il compense en devenant violent. C’est comme ça que les femmes trans surtout racisées se font assassiner. J’ai un témoignage d’une fille qui s’est fait embrasser de force pour ensuite se faire agresser quand le gars s’est fait dire par une autre personne qu’elle était trans. Chaque fois que je me fais aborder par un gars dans la rue un vendredi soir sur Crescent avec des « hey baby come here » j’accélère la cadence pour disparaître de son champs de vision avant qu’il ne découvre le son « erreur ». Parce que j’ai peur des conséquences bien réelles et trop communes.

Mais je devrais avoir de l’autodérision face à ces « jokes »?

Et ce à chaque fois que l’on fait la joke du « hey la personne t’as ben eu, elle a un pénis »? Je devrais juste être contente que l’on parle des personnes trans à la télé quand ces représentations renforcent la violence que nous vivons? Sourire quand devant les « blackfaces » version trans? En passant, ça fait presque l’unanimité que Jared Leto était mauvais dans Dallas Buyer club, son interprétation était une série de clichés. Mais il a gagné un Oscar! Ça vous démontre bien le décalage entre les producteurs, les juges de l’Académie et la réalité que nous vivons. Ce sont ces clichés et ces caricatures que vous connaissez de la réalité, alors il est naturel que l’on réclame d’arrêter des propager si ce n’est pas accompagné d’une exposition plus « normale »!

Même chose pour l’image de la personne transgenre comme prostituée toxicomane (hey, pourquoi tu ris pas Lou en regardant cet acteur homme jouer un autre cliché de prostituée trans dans Sons of Anarchy, c’est drôle pourtant? Ben non, c’est pas drôle, parce que les femmes trans sont vues comme des objets de fantasmes sexuels continuellement toxicomane. Est-ce que ça existe cette réalité (des femmes ou même hommes trans qui se prostitue et se drogue? Oui, mais encore si on le représente il faut donner du contexte, expliquer pourquoi cette réalité existe).
Sinon vous avez des personnes trans qui travaillent dans tous les domaines: du DEP en plomberie au MBA en passant par la médecine et l’infirmerie. Elles sont où ces représentations nuancées et non caricaturales? Nulle part. Il est où l’homme trans infirmier dans une télé-réalité de Télé-Québec sur les employés de l’urgence? Elle est où la femme trans qui est une bonne avocate dans une fiction télé de droit? Alors oui on l’a de travers quand chaque fois que l’on montre notre réalité c’est via des clichés ou du blackface version trans.

Désolée cher égocentrique de mr Morissette, mais les « moustiques » n’ont pas fini d’exercer leur liberté d’expression, cette liberté n’appartient pas qu’aux humoristes blancs privilégiés.

Ps: vous voulez une série produite, réalisée et jouée par une personne transgenre, en voici un exemple:


HER STORY S1, Episode 1
Her Story is a 6-episode new-media series that looks inside the dating lives of trans &….

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Via Capitale, charognards de l’immobilier

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Hier était la journée nommée « lundi blues», la journée la plus déprimante de l’année. Selon Atlantico, cette journée serait même associée à une hausse des suicides. Il est aussi peut-être judicieux de rappeler que dans le cas des trans, 65% de la population a fait une tentative de suicide, que 57% des personnes transgenres ont perdu les liens avec leur famille et que 55% des transgenre ont perdu leur emplois.

 

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que hier, lors de la diffusion de l’une des émissions les plus écoutées, le retour de la série Les Pays d’en haut, on pouvait voir cette pub de Via Capitale.

 

https://www.instagram.com/p/BPWXjQtjB3R/?taken-by=blancmichelle

 

Étant donné la délicatesse qui entoure les services funéraires, le soutien psychologique ou les services juridiques qui peuvent justement être associés aux drames humains que sont le divorce, le suicide et autres épreuves troublantes et difficiles de la vie, leur publicité sont fortement encadrée. Et c’est bien ainsi. Il doit y avoir une certaine décence à vivre et faire du fric sur le dos des gens affligés de tragédies.

 

Cette décence élémentaire vole complètement en éclat avec cette pub à soi-disant saveur humoristique.

 

C’est l’agence de publicité Alfred qui est derrière ce chef-d’œuvre de mauvais goût et comme me le disait Frédéric Henri sur ma page Facebook

 

Il y a 2 erreurs grossières :

 

  1. impliquer que le changement = drame = bris de famille automatique. Ce sont des stéréotypes indéfendables.

 

  1. tenter de blâmer la personne qui change de sexe auprès des enfants pour le drame (…depuis que papa est devenu maman) : le déménagement est la faute du papa devenu maman.

 

 

Je passe ma vie à relativiser le mépris de ma transsexualité. Pas besoin en plus de voir ça à la tv dans une estie de pub poche… de Via Capitale

 

Chiffes transphobie

P.S.

Notez que dans mon texte il n’y a pas d’hyperliens vers Via Capitale. Déjà que je rediffuse leur pub merdique, je ne leur donnerai pas du google juice en plus…

 

MAJ

Je reproduis ici le commentaire de monsieur David Martin, qui apparaît dans la section commentaire de ce billet:

 

David Martin

Notre campagne présente sur un ton léger et bon enfant diverses situations concrètes et contemporaines de la vie pouvant inciter des gens à reconsidérer leur type de résidence ou vendre leur propriété : infidélité conjugale, tanguy quittant enfin la maison familiale, gens attendant un héritage laissé à une tierce personne, grossesse imprévue, dettes auprès de gens peu recommandables.
Une des exécutions évoque le changement de sexe d’un parent. Nous pensions avoir abordé ce cas avec respect, sans jugement et avec le ton qui caractérise nos communications publicitaires.
Nous avons entendu certaines personnes exprimer un malaise ou un mécontentement. Nous tenons à réitérer publiquement notre sensibilité et notre respect envers elles, leur réalité et leur opinion. À cet égard, nous avons choisi de retirer ce message des ondes. De plus, nous avons décidé de faire un don à l’association des transsexuelles du Québec.

David Martin, président et chef de la direction
Via Capitale

 

Je vous invite aussi à prendre connaissance de mon autre billet MERCI au PDG de Via Capitale

 

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Haute Vitesse : Les beaux rêves et les bonnes blagues du CRTC et des gouvernements

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J’apprends à l’instant l’excellente nouvelle que le CRTC promet que « tous les Canadiens ont droit en principe d’avoir accès à une connexion internet de 50 mégabits par seconde (Mb/s) et un forfait internet avec des données illimitées ». J’apprends aussi dans un article de LaPresse et dans le communiqué de presse du CRTC que « Le CRTC estime que la proportion de Canadiens ayant accès à une vitesse internet de 50 Mb/s passera de 82% à 90% d’ici 2021, et à 100% d’ici 10 à 15 ans ».

Juste avant Noël, c’est un rêve. Je ne me peux plus. Je suis hors de moi d’extase et de bonheur… un gros 30 secondes. Par la suite, le triste réalisme fait place à la déception parce que je sais que c’est une bonne blague, voire, une triste plogue ou pire, du cynisme pour endormir les foules. Mais soyons positifs durant le gros 30 secondes dont je parlais. Au moins le CRTC a élevé son minima de vitesse pour les Canadiens de 5 à 50 MBPS. C’est déjà une cible juste un peu plus réaliste. Aussi, pour la première fois, le CRTC parle maintenant de données illimitées (les fameux datacap) pour tous les Canadiens. Je me prends à presque m’exciter le poil des jambes de nouveau.

Pourquoi est-ce une mauvaise blague ?

Que le CRTC avance le plus sérieusement du monde que 82% des Canadiens ont déjà 50 MB/s est un oxymoron. Selon le dernier rapport Akamaï dont j’ai pris connaissance ce matin, on apprend que seulement 31% de Canadiens ont une vitesse moyenne supérieure à 15MB/s. Alors je demande qui est réellement dans le champ ? Notre CRTC ou Akamaï ???

vitesse internet au canada selon akamai

Par ailleurs, les gouvernements du Québec et du Canada se gargarisent qu’ils veulent brancher les régions (quoiqu’au fédéral on confond souvent région et région éloignée avec un gros penchant pour l’éloigné). Or, pour pouvoir jouir des investissements fédéraux ou provinciaux pour acquérir la haute vitesse, il faut que l’on « fit » dans le tableau mis de l’avant par Industrie Canada pour déterminer si notre région a ou n’a pas « la haute vitesse ». Hier je parlais à mon maire, Michel Surprenant pour lui pousser dans le cul afin qu’il redépose de nouveau son projet de fibrer ma localité de Chertsey (projet qui a déjà été refusé par le fédéral) pour le provincial. Or il m’apprend que pour être éligible au programme provincial, il faut qu’on ne soit pas dans la « zone grise de la map » d’industrie Canada. Malheureusement pour nous, Industrie Canada considère que nous sommes en « zone urbaine non admissible » puisque nous avons déjà la haute vitesse. Wouah !!! Personne ici n’était au courant ??? Même le maire, le préfet de la MRC, moi-même ou tous mes voisins.

Haute vitesse supposé à Chertsey selon Industrie Canada

Alors je décide de vérifier par moi-même. Tout d’un coup que la haute vitesse est arrivée en cachette et que personne n’était au courant. Sur le tableau, on parle de Bell qui ferait du DSL. Or non Bell ne fait pas DSL ici et DSL est loin d’être de la haute vitesse. Puis on parle de Sans-fil fixe de GroupAcces Communications. Alors je vérifie leur service de 10MBPs et non, ils disent ne pas être disponibles ici. Puis on passe au suivant Xplornet (du Nouveau-Brunswick) qui enfin est disponible ici. J’ai déjà acheté leur 10MBPS, mais après avoir vérifié ma vitesse qui n’était jamais supérieure à 4MBPs, on m’explique que le satellite ne peut me fournir la vitesse pour laquelle je paye parce qu’il appert que le signal de Chertsey arrive sur le « edge » du satellite. Alors je demande pourquoi on ne me fait pas payer pour du 5, ce qu’on se dépêche de changer sans pour autant me créditer les mois que je payais pour du 10 alors qu’il n’était pas disponible. Puis vient les services mobiles. Oui en effet les modems cellulaires 3G à 10MBPS sont disponibles ici. Ils coûtent la peau des fesses, mais oui ils sont dispo. Est-ce vraiment de la haute vitesse ? Disons que c’est discutable. C’est très loin du 50MBPS et de la fibre optique entéka. Et avec une datacap très vorace en termes de coûts. Puis finalement, DeryTelecom qui offre de la fibre. J’inscris l’adresse de l’hôtel de ville (qui est ce qu’il y a de plus central à Chertsey) et non, malheureusement le service n’est pas disponible.

En résumé, c’est bien de vouloir offrir la haute vitesse à 50MBPS. Sauf qu’il semble que ce soit déjà disponible lorsque ce ne l’est pas et qu’il ne soit pas possible de se qualifier pour un projet de fibre optique municipal pour avoir la haute vitesse, parce que malgré ce que l’on peut penser ou observer, le gouvernement est convaincu que nous sommes déjà servis et comble de l’ironie, que nous sommes en zone urbaine.

La morale de l’histoire, vous seriez mieux d’être en région très éloignée plutôt qu’à 100km d’un grand centre, car dans ce cas, vous risquez définitivement de faire partie longtemps du tier-monde numérique Canadien et Québécois branché à 82% à 50MBPS…

MAJ

Juste pour en avoir le cœur net, j’ai vérifié d’autres localités (sur la carte interactive d’Industrie Canada) que je connais bien puisque j’y ai fait de nombreux ateliers médias sociaux et TOUS les entrepreneurs se plaignaient de se faire fourrer par Xplornet (la Néo-Brunswickoise) et de ne pas avoir de haute-vitesse, je ne veux pas vous faire pleurer mais vous aussi avez déjà la haute vitesse et vous ne le savez pas. Je parle ici de Val-D’or, Rouyn, Ville-Marie (dans le Témiscamingue), Lac-Mégantic, Coaticook, Ste-Marie de Beauce, Saint-Malo (Estrie) et St-Armand. Là je me suis arrêté parce que je pense que je ferais le tour des villages du Québec et qu’ils sont déjà tous sur la haute-vitesse. Mais bon, il ne faut pas en vouloir à Industrie Canada. Ils ont une notice de désistement :

Désistement de responsabilité concernant l’information provenant de tiers
Certains des renseignements contenus dans cette page proviennent de sources externes. Le gouvernement du Canada n’est pas responsable de l’exactitude, de la fiabilité ou de l’actualité des renseignements provenant de sources externes. Les utilisateurs qui désirent des renseignements fiables ont intérêt à communiquer directement avec la source en question. L’information provenant de sources externes n’est pas assujettie aux exigences en matière de langues officielles, de protection des renseignements personnels et d’accessibilité.

Alors ce n’est pas Industrie Canada qui dit n’importe quoi et qui se sert de ce n’importe quoi pour déterminer l’éligibilité (ou pas) des projets de haute vitesse locaux qui peuvent être présentés. C’est la faute des « maudits tiers » qui fournissent de la mauvaise info et qui nous fourrent à tour de bras en même temps.

Oui, oui, oui, Bell Fibe pis Vidéotron s’en viennent qu’ils disaient…

Le désistement de responsabilité c’est une manière polie de dire « on écrit n’importe quoi et on s’en criss »

De demander aux TELCOs s’ils offrent de la haute vitesse et de fournir leur étendue c’est comme les sondages qui demandent « Combien de fois par semaine faites-vous l’amour? ou Quelle est la longueur de votre pénis? » Les résultats sont toujours très près de la réalité…

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La culture du mépris

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Cette semaine, la très talentueuse Safia Nolin a été la cible du mépris outrancier que lui ont témoigné plusieurs personnes sur les médias sociaux. Cela faisait suite à son passage au Gala de l’ADISQ alors qu’elle allait y chercher son trophée de révélation de l’année. Le « petit Jérémy » a lui aussi connu son heure d’humiliation publique sur les médias sociaux. En fait, de très nombreuses personnes connues, ou moins connues, se font régulièrement vomir dessus par la plèbe qui s’exprime avec l’excuse de « c’est ma liberté d’expression ».

On parle de plus en plus de culture du viol. On devrait sans doute aussi parler de « culture du mépris ». Nos humoristes qui ont été très rapide à défendre la liberté d’expression du droit au mépris d’un certain Mike Ward, sont pourtant absent pour défendre un Raïf Badawi qui croupit en prison pour une réelle liberté d’expression.

Jadis, à l’époque de mon adolescence, des beaux dimanches, du magazine Perspective et des Yvon Deschamps, Sol et autres Cyniques, ont pouvait aller très loin dans la critique sociale sans tomber dans les vacheries de bas étage. La liberté d’expression existait pourtant.

Je suis moi-même d’une culture particulièrement critique, voire scabreuse (il suffit de lire ce que je considère mon chef d’œuvre Pour toi Serge c’est avec fierté que je te chie un poème pour s’en rendre compte), mais il me semble que rarement (sauf peut-être pour le cas de Nathalie Petrowski qui m’avait méprisé elle-même dans LaPresse) j’ai eu ce besoin vital de vomir publiquement sur quelqu’un. À l’importante masse de contenu que je partage en ligne depuis des années, vous trouverez sans doute matière à me contredire. N’empêche que depuis que j’ai moi-même été victime de mépris ouvert et de douloureuses et répétitives calomnies, je suis particulièrement sensible à ce que peut ressentir quelqu’un qui se voit lyncher (à tort ou à raison) sur la place publique.

Comprenez bien que je suis une grande défenderesse de la liberté d’expression et de la critique, mais j’ai de plus en plus de difficulté avec cet avilissement de l’autre qu’on claironne dans les médias et les médias sociaux au nom de cette sacro-sainte liberté d’expression. Je trouve qu’il serait judicieux qu’à l’instar d’un Raîf Badawi, on s’en serve pour élever l’esprit des hommes, plutôt que pour le piétiner pour du cash, une gloire médiasociétale éphémère, pour du clic ou plus simplement comme exutoire de nos propres cacas intérieur…

MAJ
Il y a aussi le traditionnel : « si tu ne vaux pas une risée tu ne vaux pas grand-chose »

Mais disons que des centaines de milliers de risées, ça fait une maudite grande-chose…

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Conférencière : Comprendre comment utiliser le web et les médias sociaux à son avantage et celui de son entreprise

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C’est vendredi le 21 octobre que je serai à Edmonton pour l’évènement Le rendez-vous d’affaires du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) (commandité par Le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDEE)) pour présenter ma conférence Comprendre comment utiliser le web et les médias sociaux à son avantage et celui de son entreprise. Comme c’est mon habitude, vous trouverez plus bas le PPT de ma présentation. Par ailleurs, les 20 premières minutes de ma présentation seront diffusées en ligne à 19 h (heure de l’Alberta) sur la page Facebook de Radio-Canada Ici-Alberta.


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Certains des problèmes structuraux du commerce électronique au Canada

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De toute évidence, le plus gros problème des entreprises Canadiennes et québécoises face aux défis du commerce électronique, est leurs propres inhabilités ou pires, leur absence à acquérir une saine présence en ligne. Cela va de soi. Mais au-delà de cette présence qui est déjà déficiente, plusieurs autres problèmes structuraux nuisent à nos entreprises.

Tout d’abord, la question de l’iniquité des taxes (en ligne vs hors-ligne) est un facteur déterminant dans le déclin des ventes en magasin et en ligne au Canada. C’était d’ailleurs un argument présenté la semaine dernière par le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), tel qu’expliqué chez Radio-Canada.

« Le problème fondamental, c’est que nous assistons à une situation inéquitable au vu et au su de nos décideurs politiques », a résumé le président-directeur général du CQCD, Léopold Turgeon, lors d’un point de presse tenu mardi matin, à Québec.
« Le CQCD dénonce cet état de fait depuis au moins trois ans et rien ne bouge », déplore-t-il, en soulignant qu’il en va pourtant « de la survie même de plusieurs détaillants et, par extension, de celle de nos artères commerciales et de nos centres commerciaux, partout au Québec. »
« Nos détaillants ici paient des taxes, des salaires, des loyers, alors que toutes les entreprises étrangères qui nous envoient leurs produits, leurs services, ici, au Québec et au Canada, ne contribuent en rien à l’économie du Québec », résume M. Turgeon dans sa capsule diffusée en ligne.

Puis il y a la question des coûts de transport avec Poste Canada. J’en parlais récemment dans mon billet : Comment Poste Canada nuit au Commerce en ligne canadien.

Faire livrer un produit acheter en ligne au Canada chez une entreprise canadienne peut coûter jusqu’à dix fois plus cher que si le même produit est livré par une entreprise chinoise, depuis la Chine.
C’est le triste constat que fait l’entrepreneur Claude Denis, PDG d’Électro-5 dans une lettre qu’il a adressée à Françoise Bertrand, Présidente du Groupe de travail sur l’examen de Postes Canada.

Il y a certainement aussi la fracture numérique qui existe entre les services internet disponibles dans les grands centres et ceux disponibles en régions. Ainsi, un commerce de détail qui se trouve dans l’une de ces régions aura toutes les difficultés du monde à téléverser les images de son produit sur son propre site internet. Si cette entreprise doit téléverser des vidéos ou un inventaire très volumineux, on parle alors d’une tâche quasi impossible. Cette fracture numérique grand-centre/région est un thème abordé dans ce blogue depuis des années déjà.

Finalement, il y a aussi le problème criant de la disparité des prix et des taxes, des deux côtés de la frontière canado-américaine, pour un produit strictement identique. C’était le propos d’un article du National Post hier Why Canadian Club is cheaper in America: A product-by-product look at the U.S.-Canada price gap.

BFGoodrich Advantage T/A (size 195/65R15)
U.S. (TireRack): $94.75 ($71.25 USD)
Canada (Canadian Tire): $120.99
Price gap: 27.6% more expensive

Canadian Club Whiskey (1.75 L)
U.S. (BevMo!): $25.25 ($18.99 USD)
Canada (LCBO): $59.00
Price gap: Canadian price is 233% of U.S. price (133% higher)

Mini stripe crewneck sweater
U.S. (The Gap): $79.73 ($59.95 USD)
Canada (The Gap): $64.95
Price gap: 18.6% cheaper

Barney’s Version
U.S. (Barnes and Noble): $15.27 ($11.48 USD)
Canada (Chapters Indigo): $19.98
Price gap: 31% more expensive

The Canadian Customs Tariff Schedule is a 1,600-page document detailing virtually every product known to humanity, and outlining whether or not it’s slapped with a surcharge at the Canadian border. Near-identical products can have wildly different tariffs, and the tariff also depends heavily on where the product is from. Footwear is a particularly byzantine section of the schedule. Soccer cleats are hit with a 17.5 per cent tariff, while Australian cleats are only 13 per cent. A women’s running shoe can be hit with a border tariff of as much as 18 per cent, while luxury women’s shoes with an “at cost” rate of more than $30 only get an 11 per cent tariff. For reasons that may be forever lost to history, the highest shoe tariff of all (20 per cent) is for “riding boots.” Nobody ever lost an election by levying higher taxes on people who own ponies. 

C’est intéressant de s’attaquer aux défaillances de présence en ligne de nos entreprises, mais il ne faudrait certainement pas oublier les autres facteurs qui aggravent de manière généralisée, la compétitivité de nos entreprises qui y sont déjà, face à cette concurrence qui est de plus en plus mondiale…

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Conférence : Comment les milléniaux modifient le commerce en ligne, une présentation de SAS Canada

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C’est grâce à l’appui financier de SAS Canada, que j’aurais le plaisir de présenter la conférence Comment les milléniaux modifient le commerce en ligne au Palais des Congrès de Montréal, dans le cadre de l’événement « eCommerce-Québec 2016 » du Conseil Québécois du Commerce de Détail (CQCD).

Depuis des années, SAS Canada est l’un de mes très bons clients. Ils ont la sagesse de m’engager pour faire du transfert de connaissance aux évènements qu’ils produisent ou auxquels ils sont associés, plutôt que de faire le « traditionnel pitch de vente déguisé en conférence » que trop d’organisations mettent de l’avant. C’est aussi ce que l’on nomme judicieusement, du marketing de contenu.

Comme je le fais souvent, lorsque cela est possible, voici donc le PowerPoint de la présentation que je ferai. Bonne lecture :-)


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Comment la fibre optique nous rendrait collectivement plus riches

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Le site du gouvernement du Québec nous informe que le PIB du Québec est de $363 milliards. Or selon différentes études de l’impact de la très large bande sur les économies nationales et tel que je l’ai présenté dans mon billet Pourquoi la Caisse de dépôt et placement ne s’intéresse-t-elle pas à la fibre optique ?, à chaque augmentation de pénétration de la très large bande de 10 % d’un territoire, le PIB de ce même territoire augmente de 0.25 % à 1.38 %.

most studies conclude that broadband penetration has an impact on GDP growth. However, one observes that such a contribution appears to vary widely, from 0.25 to 1.38 per cent for every increase in 10 per cent of penetration

Si nous supposons que le Québec décide de couvrir de fibre optique notre territoire et qu’elle arrive à le couvrir à 90 %, nous avons donc une pénétration de 90 % du territoire (nous sommes actuellement à plus ou moins 2 % de la pénétration de la fibre optique au Canada), on parlerait donc d’une croissance de notre PIB variant de 9 X 0.25 % à 9 X 1.38%.

Question de mettre ces chiffres en perspective, avec le scénario le plus pessimiste, notre PIB aurait une croissance de $742 millions et avec le plus optimiste, de $4.09 milliards. Je rappelle ici que pour couvrir 100 % du territoire, j’ai déjà démontré qu’il en coûterait $2,9 milliards. Donc avec l’hypothèse la plus pessimiste (des différentes études colligées par le Forum Économique Mondial et l’International Telecommunication Union,) la croissance du PIB couvrirait le tiers des coûts de la fibre optique et selon le scénario optimiste, elle en paierait la totalité en générant un beau milliard additionnel. Il faut aussi considérer qu’au-delà de l’augmentation du PIB, ce service se payerait lui-même (s’il était développé par nos gouvernements) puisque les usagers n’en profiteraient pas gratuitement. Ils paieraient pour ces services.

Par ailleurs, je lisais ce matin dans les actualités que:

Hydro-Québec pourrait investir jusqu’à 20 milliards $ pour prendre de l’expansion à l’étranger au cours des prochaines années.

Il serait peut-être pertinent qu’Hydro-Québec prenne de l’expansion chez nous plutôt qu’ailleurs! Par la mise en chantier de la fibre optique sur tout le territoire par exemple…

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Pourquoi la Caisse de dépôt et placement ne s’intéresse-t-elle pas à la fibre optique ?

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Michel Surprenant, le Maire de Chertsey, avait fait des études préliminaires pour couvrir de fibre optique notre localité. Pour les 300 km² de notre ville, il en couterait $8millions.

Si nous extrapolons ce calcul à la province, en considérant que celle-ci compte 110 000 km² de territoire habité (selon Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord (CEFAN)) avec une simple règle de trois, on obtient un beau $2,9 milliards pour couvrir le Québec habité en entier.

Or, au moment d’écrire ces lignes, la CDP est prête à investir $5,5 milliards pour son réseau électrique métropolitain. Dans le site web dédié à cette initiative, elle présente que pour un investissement de $5,5 milliards, il y aura des retombés de $3 milliards, sur une période de 4 ans.

Les retombées potentielles de ce réseau représentent plus de 3 milliards de dollars sur quatre ans pour le PIB québécois. En ce qui concerne les développements immobiliers le long du tracé, près de 5 milliards de dollars en investissements privés sont actuellement anticipés. Près de 7 500 emplois directs et indirects seront également générés durant chacune des quatre années de construction de ce nouveau réseau. Plus de 1 000 emplois permanents seront générés à la suite de sa mise en service.

L’économiste Hal Singer (financé par Bell Canada) dans son document Economic Impact of FTTH Deployment in Toronto, présente que pour un investissement de $1 milliard dans la fibre optique à Toronto, il prévoit la création de 19 000 emplois et des retombés de $3 milliards pour ce même PIB, mais sur une période de 2 ans.

impact économique de la Fibre optique à Toronto

Pourtant, j’imagine que la CDP est au fait des publications du Forum Économique Mondial, de même que de l’International Telecommunication union (ITU)? Or, selon le Forum Économique Mondial

Based on a significant body of research1 on the economic impact of broadband, it is generally accepted that broadband has a beneficial impact on economic growth. Moreover, some research suggests that broadband speed matters. The impact of broadband includes (1) direct effects through large-scale infrastructure investments that lead to increased economic activity in the investment area (e.g. immediate increase in employment and purchase of raw material), (2) indirect- or long-term effects that spur innovation and productivity through e.g. improved broadband speeds, and (3) induced effects such as spill-over into other economic sectors by enabling access to entertainment, education, healthcare, banking services, e-commerce and other. The benefits of faster broadband include economic effects such as increased innovation and productivity, social effects such as better access to services and improved healthcare and environmental effects such as more efficient energy consumption.

et

Studies of the impact of broadband on the economy have generated a number of elasticity estimates for a 10% increase in broadband penetration. These estimates refer to different geographic regions and country clusters. The range proposed by these studies for the impact on GDP of a 10% increase in broadband penetration is 0.25%- 1.38%. For broadband speed, it has been found that a doubling of broadband speeds for an economy can add 0.3% to GDP growth.6 These different elasticities are set out in Table 1 below. It should be noted that results indicate that the impact on GDP from an increase in penetration and also speed is higher for lower-income countries, as compared with higher income countries. However, results also show that a critical mass of penetration is needed to achieve these positive effects.

Quant à elle, l’ITU présente que

The study of the impact of broadband on economic growth covers numerous aspects, ranging from its aggregate impact on GDP growth, to the differential impact of broadband by industrial sector, the increase of exports, and changes in intermediate demand and import substitution. While the research on the contribution of broadband to GDP growth has confirmed its positive impact, it has also yielded results that vary widely. Constrained by data availability, the analyses have primarily focused on OECD countries (generally Western Europe and North America) and states in the United States (see Table 1).

Tableau des études d'impact de la fibre optique sur le PIB

As the data in Table 1 indicates, most studies conclude that broadband penetration has an impact on GDP growth. However, one observes that such a contribution appears to vary widely, from 0.25 to 1.38 per cent for every increase in 10 per cent of penetration

Quoi qu’il en soit, il m’apparaît évident que les retombées économiques trébuchantes de la mise en place de la fibre optique à la grandeur du Québec risquent clairement d’être plus rentables que dispendieuses. Et cela autant au bénéfice de la Caisse de dépôt et placement du Québec, ou du gouvernement lui-même, que pour la santé de notre produit intérieur brut.

D’ailleurs, si on investissait dans la fibre optique, nous n’aurions probablement plus besoin de ce réseau électrique métropolitain et les bénéfices de ces investissements rejailliraient sur le Québec tout entier plutôt que strictement à la région métropolitaine de Montréal…

5 commentaires

Coworking 6Cent1, merci de l’accueil et de l’atmosphère productive

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lobby du 6cent1

Depuis maintenant 11 ans, je travaillais seule dans mon bureau à rencontrer des clients ou à faire avancer les dossiers qu’ils me confient. Mais depuis le début de l’été, j’ai emménagé au coworking 6cent1, à Outremont. Je travaille toujours de mon bureau dans l’bois à Chertsey (et j’y fais aussi des rencontres clients, entre autres sur mon ponton), mais j’ai maintenant accès aux salles de conférences du 6cent1, pour rencontrer mes clients qui préfèrent Montréal.

De toute évidence, ça fait du bien de changer d’air de temps à autre et de socialiser avec d’autres entrepreneurs. En outre, ça me permet aussi d’avoir un point de départ de Montréal, pour rencontrer les clients qui préfèrent me recevoir dans leurs installations.

Tout ça pour vous dire que ce changement est des plus bénéfique pour mon entreprise et que je vous recommande fortement les espaces coworking en général et le 6cent1 en particulier. C’est d’ailleurs l’un des tout premiers coworking de Montréal.

salle de conférence du 6cent1

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