- Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultante, conférencière, auteure. 15 ans d'expérience - https://www.michelleblanc.com -

Twittertrash, Twitterfight et Twitt

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Je suis une grande sensible et mes réactions dans les médias sociaux ne sont certainement pas celles que je conseille à mes clients; c’est d’ailleurs l’une des difficultés de devenir soi-même un brand. L’émotivité n’est pas la même pour une entreprise que pour une personne sur qui on s’amuse à bitcher gratuitement, je suis capable d’en prendre et de répondre. Je suis même des fois un peu prompte sur la gâchette. À titre d’exemple, mon maître en polémique Embruns [2] (son compte Twitter [3]), a souvent été l’un de ceux qui me titillaient le plus. Il est cependant un « gentleman » fighter et a le courage de me bitcher en pleine face. Par exemple, l’un de ses twitts qui disait, un peu après mon opération de cet été :

Enfin, je ne pourrais plus me faire enculer par @michelleBlanc

Ce à quoi je répondais :

@Embruns mais voyons, je vais me trouver un godemichet et un fouet et même te laisser choisir la grosseur 🙂

Notez ici que dans ces échanges Twitter, si vous parlez de quelqu’un, la bienséance est de mettre le @ devant son indicatif pour que les autres Twitteriens et la personne en question puissent suivre le fil des conversations et savoir de qui on parle. Vous pouvez d’ailleurs écrire à un Twitterien qui ne vous suit pas. S’il a un profil ouvert, il saura de facto que vous lui parlez. Vous pouvez aussi parler de quelqu’un sans mettre le @ devant son nom. Souvent, c’est un manque de connaissance de l’outil Twitter. D’autres fois, c’est simplement de la bitcherie de bas étage. C’est humain de bitcher sur les personnalités publiques et j’en suis devenue une. Je suis aussi controversée et je n’ai pas peur de mes opinions. Il est donc normal que je me fasse des ennemis. Il existe aussi dans les médias sociaux (comme dans les cours d’école et je dis souvent que les médias sociaux sont comme une petite cour d’école), des clans, des cliques et des groupes. C’est d’ailleurs ce à quoi peut servir la nouvelle fonctionnalité de Twitter/list. Formaliser ses accointances, préférences et sous-groupes. C’est aussi ce que font bien des journalistes qui se twittent entre eux. La consanguinité est forte dans ce secteur d’activité, disons. La peur du changement et la bitcherie facile aussi. À titre d’exemple, peu éloquent, voici une suite d’échanges dont j’étais tout d’abord la victime, avant de devenir à mon tour l’agresseur (disons).
Il s’agit du journaliste Nicolas Langelier [4] et tout cet épisode Twittertrash, vient en réaction à la phrase de l’article Ego Inc. [5]:

Mme Blanc, elle-même une «marque» réputée de son milieu spécialisé, confie avoir reçu en consultation «plusieurs journalistes québécois» intéressés par leur propre mise en marché. «Des éditorialistes en particulier, parce qu’ils sont inquiets, dit la consultante, en gardant les noms de ses célèbres clients pour elle.

Voici donc la Twitter fight du Twitt à Langelier

De @NLangelier

Des journalistes qui en seraient rendus à consulter Michelle Blanc sur leur «mise en marché»? Pauvres eux. http://bit.ly/3d1hwp [6]

De moi-même

@nlangelier tu aurais beaucoup à apprendre de moi. À commencer par la politesse de mettre un @ devant le nom de quelqu’un qu’on bitch

De @NLangelier

@MichelleBlanc N’importe quoi, comme trop souvent. [7]

De Moi-même

@nlangelier Question de point de vue. Je trouve que tu es aussi pas pire dans le n’importe quoi. Je trouve même que ça définie ton brand [8]

de @HugoDumas

TweetFight! La guerre est pognée entre @MichelleBlanc et @nlangelier à propos du branding des journalistes. http://bit.ly/3d1hwp [9]

De @Poissant

Après Bombardier Vs Foglia on a @nlangelier VS @MichelleBlanc ? haha…heu..NON! VIA @catheoret Suit avec intérêt la chicane… [10]

De @CaTheoret

Suit avec intérêt la chicane entre @nlangelier et @MichelleBlanc [11]

De @NLangelier

Haha, c’est comme dans une cour d’école quand tout le monde s’approche pour voir la bataille 🙂 Ça finit là, en ce qui me concerne. [12]

De Catheoret

@nlangelier Ah come on, chicken! Pok pok pok! ;o) [13]

De @Reda_

@nlangelier too bad, on aurait pu avoir une version web de la prise de tête entre Foglia et Bombardier 🙂 [14]

De Moi-même

Le branding des journalistes sera un sujet qui fera “tilter” les wanabee, les hasbeen et les puristes longtemps http://bit.ly/4aT5Q7 [15]

De Moi-même

@hugodumas @poissant @cathygo40 boff @nlangelier préfère bitcher dans le dos que de débatre. y en a comme ça [16]

De @NLangelier

@mcbeaucage @catheoret La vie m’a appris à ne pas me battre avec le monde qui mordent et tirent les cheveux. [17]

Petite réflexion, serait-ce un commentaire sexiste?

De @NLangelier

Attends d’être ajouté à une liste Twitter qui ne serait pas «Médias/Journ.». Suggestions: Utopistes, Ailiers gauches, Clinodactyles. [18]

De @Inevernu

@nlangelier je pourrais partir une liste “monde qui se sont pognés avec Michelle Blanc”, ça t’irait? [19]

De moi-même

@inevernu je pense que je vais me partir une liste de gentils détracteurs. Ceux qui sont gentils avec moi et qui me chient dessus [20]

De @NLangelier

@inevernu Pourrait être long… [21]

De @Inevernu

@MichelleBlanc lol. Tu doit admettre que la liste dont je parlais serait assez longue. Comme le nbre de listes de fans l’est certainement 😉 [22]

Morale de cette histoire?
Il y a des gens qui ont l’audace de leurs opinions et d’autres qui après avoir bitché en croyant que leur bitcheries passeraient « incognito » aux yeux de la personne « bitchée», s’esquivent dans des mièvreries. Pour monitorer votre brand et pour savoir ceux qui parlent de vous dans votre dos twitterien, vous pouvez toujours utiliser l’engin de recherche de Twitter ou encore (ce qui est plus aisé) utiliser un outil comme Samepoint.com [23].
Je vais aussi commencer à faire de la méditation et tenter d’envoyer des ondes positives aux connards qui me font chier…