Les demi-mesures en commerce électronique apporteront peut-être des demi-résultats

Dans mon dernier billet Tous ne sont pas égaux lorsqu’il est temps de faire du marketing de contenus et du positionnement naturel, j’expliquais que l’environnement numérique dans lequel on évolue, aurait un impact indéniable sur la quantité de travail qu’on aura à faire pur avoir des résultats. C’est vrai pour le positionnement naturel dans les résultats des moteurs de recherche, mais c’est vrai aussi si on veut vendre en ligne.

Au cours des dernières décennies, plusieurs changements ont affecté le commerce de détail (et même de gros). Plusieurs stratégies ont aussi été mises à profit. On parle de marketing expérientiel (faire vivre une expérience en magasin, comme d’avoir une rivière artificielle pour faire essayer des canots), de marketing multicanal (multiplier les points de contact avec les clients), de marketing cross canal (stratégie valorisant la complémentarité des canaux de distribution, numérique, mobile, papier (catalogue) et physique) et de marketing omnicanal (faciliter l’expérience client d’un canal de vente à une autre). Le diagramme plus bas tiré de business.critizr.com, illustre parfaitement les différences.

Bien des entrepreneurs doivent aussi prendre conscience de la complémentarité qui existe entre le site web et les ventes en magasin. Bien des consommateurs feront du lèche-vitrine en ligne avant d’acheter en magasin ou encore visiteront le magasin pour vérifier les prix de la compétition en ligne. C’est entre autres pourquoi il est si important d’être pertinent aux deux endroits (ce à quoi l’on peut ajouter le mobile, l’infolettre et le catalogue traditionnel).

La question de niche est aussi fondamentale. Traditionnellement, nous avons la niche de produit (je ne vends que des épices), la niche de segment de clientèle (mes produits s’adressent aux femmes de couleur ou aux personnes de très grande taille) et nous avons maintenant la niche de canal de distribution (je connais une entreprise qui vend pour plusieurs millions de dollars en étant strictement sur Instagram). Dans tous les cas, la présence Web deviendra un incontournable.

Malheureusement, plusieurs détaillants sont toujours pratiquement absents du web et encore ne veulent y être que de manière minimale. Comprenez bien que le minimalisme a toujours sa place. Mais même le minimalisme se doit d’être très développé dans le secteur qu’elle convoite. L’exemple de l’entreprise qui n’est que sur Instagram pourrait être une exemple de ce minimalisme (et je ne la nomme pas pour des raisons de confidentialité client). Cependant, la présence Instagram de cette entreprise est extrêmement développée et léchée. Ils y diffusent des vidéoclips extrêmement pertinents, travaillés, qui ciblent directement leurs publics cibles et avec des moyens financiers importants. De croire que d’aller sur Instagram avec une présence minimale apportera des retombées financières importantes est illusoire. Il faut voir le web comme un magasin physique et y investir les ressources humaines, technologiques et financières adéquates (avec une stratégie pertinente) afin que les retombées trébuchantes et sonnantes soient possibles. Les demi-mesures apporteront des demi-résultats. Je répète aussi que contrairement à la croyance populaire, le coût d’un site web est « la petite dépense ». Le réel coût d’une présence web sera de le faire vivre et le faire connaître une fois qu’il sera en ligne…

Orgie de publicités trompeuses sur Facebook

Depuis quelques jours, sur mon fil Facebook je vois défiler une orgie de publicités trompeuses pour vendre un anorak 100% laine à un prix dérisoire. Toutes ces publicités redirigent vers des sites qui ont moins d’un mois d’existence et qui à première vue, semblent tout à fait légitimes. Sauf qu’ils font un vol de propriété intellectuelle (des photos notamment) et qu’ils disent vendre à une fraction du prix, ces mêmes anoraks de la compagnie Borealmountainanoraks canadienne Canadianoutdoorequipment qui se détaillent de $360 à $421. Mais ces filous vous vendraient la même chose pour $64.55.

Pubs frauduleuses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sites frauduleux

 

 

Le seul hic est que vous risquez fortement de ne jamais recevoir votre achat.

site légitime

 

 

 

L’ironie de la chose est que plus je dénonce à Facebook cette escroquerie, plus je revois cette même publicité, mais avec un nouveau nom de compagnie, comme vous pouvez le voir plus haut. Le processus est d’ouvrir de nombreux sites transactionnels identiques pour ce produit, via Shopify par exemple, puis de fermer cesdits sites une fois que la tromperie est découverte. L’été dernier c’était de superbes tentes de glamping qui valent au-delà de $1000, qu’on vous vendait en ligne pour $125. Comme ce ne sont que de petits montants, les gens floués ne feront pas des recherches intensives pour récupérer leurs deniers (ce que de toute évidence ils ne récupèreraient pas) et ne se donneront probablement pas le trouble d’aller à la police pour déclarer ces arnaques. De toute manière, la police ne pourrait pas faire grand chose dans ces cas puisque les malfaiteurs sont très probablement hors de leurs juridictions et que ni les who-is pour les retrouver, ni les soi-disant adresses de courriel pour rejoindre ces marchands, ne sont traçables à moins d’investir des énergies et des sommes colossales pour retrouver ces bandits.

 

Entretemps, et ces bandits et Facebook, font du bel argent sur le dos des Canadiens. Comme c’est très payant pour Facebook de diffuser ces publicités trompeuses, ils ne feront pas de détour pour enrayer cette plaie et comme c’est très payants et peu risqué pour ces arnaqueurs de première de faire leur escroquerie, ils continueront encore longtemps à utiliser ce processus.

Pour éviter de vous faire prendre, la méthode est de sauvegarder l’une des photos de ces produits À PRIX INCROYABLES et de faire une recherche inversée sur Google image avec la copie de la photographie que vous aurez préalablement enregistrée sur votre ordinateur. Vous tomberez alors que l’entreprise légitime qui est détentrice des droits des produits et des photos et vous verrez tous les détails techniques dont une portion auront été recopiés intégralement sur les sites frauduleux. Vous pourrez alors acheter ce produit à son vrai prix avec une réelle adresse de retour et vous risquerez donc d’avoir le produit recherché…

La pensée magique du commerce électronique

Je discutais avec un pote de longue date qui comme moi, est impliqué dans le Web, de ces entrepreneurs qui veulent un site transactionnel. La Covid-19 a poussé plusieurs commerces à tout d’un coup, vouloir faire le saut sur le Web. Il leur demande combien ils ont de produit, de photos, de catégories, de texte et autres questions de base. La plupart du temps, ils n’ont rien. Ils veulent vendre en ligne, mais n’y ont pas encore vraiment pensé. De plus, ils veulent ça pour presque rien. Ce genre de demandes pullule.

Ce qui n’aide pas est qu’ils se font dire qu’aller sur le web est facile (ce qui est relativement vrai), qu’ils ont l’habitude d’aller sur Facebook et que de faire un site de commerce en ligne ça ne doit pas être si compliqué puisqu’il pullule des offres de site web gratuit.

La réalité est très différente. D’abord, le coût d’un site web n’est que le début de l’aventure et de l’investissement. Il faudra par la suite le garnir et le faire vivre. C’est-à-dire de produire des contenus sur une base régulière.

Oui il existe du gratuit pour le commerce en ligne

J’ai déjà parlé de Google Mon entreprise qui est gratuit et que toute entreprise, quelle qu’elle soit, devrait utiliser. Surtout que sa présence Google mon Entreprise est plus performante que les Pages Jaunes qui sont payantes. Vous pourriez aussi décider d’aller vendre sur Amazon, Etsy ou d’utiliser Shopify. Cependant, ils sont loin d’être gratuits. Vous paierez à la transaction et en fonction de votre volume de vente, ça peut représenter un joli magot. En outre, vous ne serez pas chez vous et ne contrôlerez pas parfaitement votre environnement. Et quoi qu’il en soit, d’être sur ces plates-formes va requérir aussi un travail régulier de mise en ligne de vos contenus. On n’en sort pas. Vous pourriez décider de choisir un Faites-le vous même. J’ai déjà parlé de ces choix dans mes billets Sur le Web, la magie et les miracles, ça n’existe pas, Les problèmes avec Wix, Web.com, Votresite.ca Liki.com et autres faites-le vous-même et Votresite.ca et François Charron vs Michelle Blanc. À la lecture de ces billets, il vous apparaîtra évident qu’une saine présence web et transactionnelle ne passe pas nécessairement par ce genre de baguette magique.

La réalité du commerce en ligne

Comme vous êtes une personne d’affaires, vous savez déjà que votre commerce de détail « brique et mortier » comporte son lot d’investissement en temps, effort et argent. Vous devez payer votre loyer (ou vous faire construire), le meubler, acquérir un inventaire, l’entreposer, décorer votre commerce, faire la publicité et payer les employés qui y seront durant vos heures d’ouverture. Faire du commerce en ligne est sensiblement la même chose. Si vous payez un loyer, ce sera le centre d’achat qui fera la promotion de l’emplacement. Si vous avez pignon sur rue, ce sera à vous de faire cette promotion. Il est évident que dans un centre d’achat et sur une rue commerciale, il y aura des passants. C’est loin d’être évident sur le Web étant donné les milliards de pages qui s’y trouvent. Vous devrez donc travailler à acquérir « ses passants virtuels » avec ce que l’on nomme le référencement et les médias sociaux. J’écrivais d’ailleurs que ce travail de référencement est une activité régulière et capitale d’une présence en ligne dans mon billet Le référencement, c’est comme le jardinage.

Des employés

Dans votre magasin « physique », vous avez des employés qui sont des vendeurs, gérants, étalagistes, employés d’entretien, manutentionnaires et autres. Vous avez peut-être aussi travaillé avec des architectes, décorateurs, livreurs, spécialiste de l’approvisionnement, marketeurs, gestionnaires, éclairagistes, paysagistes, comptables, avocats et une foule d’autres professionnels. En outre, vous deviez faire de la publicité, participer à des salons, chambres de commerces et congrès divers. Sur le Web, c’est sensiblement la même chose. Ce n’est pas parce que le web permet la dématérialisation que tous ces spécialistes indispensables à un commerce physique à succès n’existent plus pour le virtuel. Ils doivent aussi prendre part à vos activités numériques. Il est évident que dans bien des cas, vos employés actuels pourront ajouter des activités numériques à leurs activités traditionnelles. Cependant, ça devra faire partie de leurs descriptions de tâche, être payé pour ça et le temps qu’ils investiront dans le numérique ne sera pas disponible pour vos activités courantes.

Des chiffres

Si vos coûts d‘opération sont actuellement de disons $500K pour faire fonctionner votre commerce de détail physique, comment pourraient-ils n’être que de 5, 10 ou 20K pour faire fonctionner un commerce en ligne? C’est entre autres là que la pensée magique ne fonctionne pas. J’ai déjà dévoilé que la première plate-forme de vente en ligne d’IGA avait coûté $300K et qu’avant la première vente en ligne, ils avaient eu pour $800K de retombées médiatiques. C’était il y a des années et ce genre de stunt de relations publiques est très difficile maintenant, l’effet d’être le premier, étant passé. Par contre vous serez sans doute surpris d’apprendre que IGA en ligne vend ce que deux magasins physiques vendent (et ce avant la pandémie). En outre, il avait été démontré que les acheteurs de IGA en ligne étaient principalement des habitués d’autres bannières qui allaient faire leurs commandes en ligne pour leur chalet et qu’ils passaient prendre leur commande en arrivant à destination. J’ai aussi un client dont la présence médias sociaux se résume à Instagram et il vend pour plus de 5M$ dans 40 pays. J’ai un autre client qui lors de sa première année en ligne sur le marché américain, pensait vendre ses produits d’épices et d’herbes au gramme et qui finalement vend plutôt au kilo. Disons que j,aurais bien aimé être payé à pourcentage plutôt qu’à mon taux horaire pour l’avoir aider 🙂

Quoi qu’il en soit, le message est que oui il y a de tes nombreuses histoires à succès dans les commerces de détail (et de gros) sur le web, mais que ces histoires viennent avec bien du travail et avec les ressources financières, humaines, stratégiques et de créativité qui sont indispensable à la réussite. Si vous pensez aller en ligne parce que vous n’avez pas le choix, pensez-y encore et prenez le temps de planifier , de budgétiser, de travailler votre concept et soyez conscient que d’aller en ligne, c’est comme si vous décidiez d’ouvrir une deuxième succursale physique…

Ma catégorie

Commerce de détail en ligne

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Ce n’est vraiment pas le temps de disparaître de la carte. En effet, l’usage des médias sociaux et du web est en pleine progression ici et ailleurs. C’est donc le temps idéal de fournir à vos clients et clients potentiels des informations pertinentes sur « votre sujet » (pour découvrir SON sujet, lisez mon billet Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu) et sur comment votre entreprise s’adapte à la crise que nous vivons tous.

Plusieurs entreprises ont des budgets de représentations pour participer à des foires, congrès et salons. Comme ceux-ci ont été pour la plupart, annulés, il est peut-être judicieux de transférer le budget qui y était dédié, au numérique. Si votre présence numérique et sociale n’est que très rudimentaire, vous pourriez sans doute les améliorer et même commencer à faire du transactionnel en ligne. Pour trouver des ressources pour vous améliorer, vous pouvez consulter les nombreuses références qui sont dans mon récent billet Guides pour le commerce en ligne, travailler avec un expert local ou téléphonez-moi  mes clients sont à la grandeur du Québec.

Profitez-en pour mettre à jour votre présence Google mon entreprise, pour créer et partager plus de contenus sur vos présences Facebook, Twitter, Linkedin, YouTube, Slideshare et autre et pour faire parler vos clients, employés et fournisseurs. Bref, il est temps d’entrer et de faire partie de la conversation.

Cependant, évitez d’avoir l’air de profiter ou de vouloir vous enrichir du malheur des gens. Vous devez plutôt
• reconnaître l’impact de la pandémie sur vos consommateurs,
• être empathique avec eux,
• discuter de l’impact du virus sur leurs vies et sur la vôtre,
• réassurez-les sur le maintien de la qualité des services et produits que vous vendez.

Étant donné que plusieurs entreprises ont diminué leur budget marketing, il serait temps, au contraire, d’augmenter le vôtre pour profiter du vide qu’ils ont laissé et du temps de navigation et du nombre d’usagers numérique qui ont sensiblement augmenté…

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Le capharnaüm du commerce en ligne et des répertoires

TROP C’EST COMME PAS ASSEZ

Tout d’un coup, tout le monde veut faire du commerce en ligne et son propre répertoire. C’est une excellente et une triste nouvelle. C’est une excellente nouvelle parce que ça aurait dû être fait depuis très longtemps. C’est une triste nouvelle parce que l’offre va de l’excellent au n’importe quoi. C’est triste aussi parce que ça se fait dans l’urgence avec les moyens et les budgets du bord.

Étant donné la réalité de la covid-19, tout le monde veut acheter local. C’est une très bonne chose. Mais comment acheter local est LA question que se posent de nombreux consommateurs? D’innombrables initiatives sont donc nées de ce besoin d’achat local. Chaque hiérarchie administrative, qu’elle soit sectorielle, municipale, régionale, chambre de commerce, provinciale, aide au développement économique ou autre, propose SA solution. Le problème est que LA solution doit se battre avec l’enflure de compétiteur et le commerçant ou le consommateur ne savent plus où donner de la tête et Google et Facebook pleuvent de soi-disant ressources qui se compétitionnent entre elles sans pour autant rejoindre le consommateur. J’en vois de ces pages Facebook d’achat local qui se parle entre les promoteurs qui l’on mit en place. Ou pire encore, une région que je ne nommerai pas, a mis en place un « groupe fermé » d’achat local pour lequel on doit d’abord être approuvé avant d’y avoir accès. BONJOUR L’ACQUISITION DE CLIENT???

Puis il y a les répertoires. Les très (trop) nombreux répertoires. Chaque administration a le sien. Ajoutez à ça les répertoires de joueurs indépendants « qui ont flairé la bonne affaire », ceux des joueurs sectoriels et tous les autres.

Certains sont transactionnels, d’autres pas. Certains proposent des produits, d’autres pas. Certains vous redirigent vers les commerces, d’autres s’y substituent. Certains focalisent sur les produits réellement faits au Québec, d’autres sur n’importe quelle entreprise qui vend n’importe quoi y compris des « gugus » fait en Chine, mais vendus au Québec.

Si vous êtes un entrepreneur, vous devrez vous inscrire à des dizaines de ces sites. Si vous êtes consommateurs, vous devrez en visiter des centaines.

Le plus simple était décidément d’avoir votre propre site web et de transiger directement avec le marchand. Ou de faire comme avant et d’aller cogner à sa porte…

Juste pour vous donner une idée, tapez « achat local » dans la barre de recherche de Facebook, puis allez à la section page, des résultats. Puis, faite la même chose dans Google. Sur Google, vous aurez 296 000 000 de résultats pour vous divertir…

Le plus beaux est que plusieurs de ces initiatives seront payées par vos impôts et vos taxes…

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LePanierBleu

AlimentsduQuebec

AcheterQuebecois

Signé Local

MaZoneQuebec

Faitcheznous

signelocal

SoyezLocal

GardemangerduQuebec

TerroirsQuebec

Achat local UPA

et je n’ai fait que gratter la surface…

Pour favoriser la reprise économique des commerces, le juste milieu entre mesures de sécurité adéquates et la paranoïa

panier d'ACHAT
(SOURCE: Pixabay https://pixabay.com/fr/illustrations/panier-d-achat-shopping-1019926/)

Les exemples de mesures et de comportements exagérés chez certains commerces et leurs employés n’aideront en rien leurs reprises économiques. Il est évident qu’il faille protéger les employés et les clients du coronavirus qui peut tous nous affecter. Il est tout aussi évident que la majorité des clients comprennent l’importance de nouvelles règles de comportements dans nos commerces. Cependant, nous pouvons déjà noter une grande disparité de mesures sanitaires et de politiques, d’un commerce à l’autre. Or, la rigidité (ou non) de certains employeurs et/ou de leurs employés, pourraient faire disparaître des consommateurs qui voulaient venir y dépenser leurs argents.

Voici donc quelques exemples :

Argent comptant
Certains commerces refusent maintenant l’argent comptant. Est-il bon de rappeler que l’argent comptant a toujours valeur légale au pays, que certaines personnes n’ont pas de cartes de débit et que chaque transaction avec un terminal au point de vente est facturée par les banques aux clients engraissant ainsi indument ces institutions? Aussi, pour ceux qui ne le réalisent pas, notre argent est fait de polymères (et non de papier) et ils sont très faciles à laver avec de l’eau et du savon. En outre, les terminaux de point de vente sont un méchant ramassis de germes autrement plus dangereux pour le consommateur que l’argent « liquide » qu’ils peuvent donner aux caissières qui travaillent avec des gants.

Politique d’échange
Hier je suis allé dans une quincaillerie pour acheter un flotteur de remplacement pour mettre sous l’une des sections de mon quai. Avant de payer, j’ai demandé si c’était échangeable puisque je devrai d’abord retourner mon quai pour vérifier la forme exacte du modèle du flotteur qui est encore en place afin que celui qui sera à l’autre bout de la section lui soit identique. Or, on me dit que tout ce qui est acheté sera non échangeable. J’ai donc décidé de ne pas acheter cette pièce (qui coûte $125) et j’irai probablement l’acheter ailleurs une fois que je saurai exactement le numéro et le modèle du flotteur. D’ailleurs. Le plus ironique est que cette pièce est faite de gros plastique, qu’elle passe les journées à l’extérieur dans leur cour à bois et qu’il serait très facile de désinfecter celle-ci une fois retournée.

Politique de ne pas toucher aux produits
Je suis nouvellement cardiaque et il est maintenant essentiel pour moi de vérifier le taux de sodium de chacun des produits alimentaires sur l’étiquette du fabricant. Or, les épiceries ont l’habitude de cacher les étiquettes de renseignements nutritifs afin de mettre en valeur le devant des produits. Si je me fais apostropher par un employé qui m’oblige à acheter un produit que j’ai retourné, il est certain que ce sera la dernière fois que je mettrai les pieds dans ce commerce. Surtout, qu’on nous oblige à nous laver les mains ou qu’on nous asperge de désinfectant avant même d’entrer dans le commerce. À un moment donné, il faut être conséquent avec les mesures qu’on met en place. Ou on ne nous désinfecte pas et on nous oblige à acheter le produit touché, ou on nous désinfecte et on nous laisse toucher le produit.

J’ai aussi acheté en ligne chez LaBaie. Mes achats ont été livrés par Purolator. Comme les vêtements étaient trop petits pour moi, j’ai imprimé le bond de retour et suis allé au point de dépôt de mon quartier qui se trouve dans une pharmacie. Sur le site de Purolator, il est clairement indiqué que cette succursale prend les colis prépayés. Or, lors de ma visite, on refuse de prendre le colis « à cause du coronavirus ». Je demande à parler au gérant qui m’explique que c’est trop dangereux de prendre le colis parce qu’il est peut-être contaminé et qu’ils ne sont « qu’un point de service pour aider Purolator ». Je n’en reviens pas. Je vais donc au deuxième point de service comme indiqué sur le site Web de Purolator, qui se situe à Rawdon. J’entre je montre ma boîte avec l’étiquette Purolator, la caissière la prend et me dit merci et passez une belle journée. Pourtant nous parlons de la même boîte et en principe, du même service d’un tiers de Purolator. Cependant, on remarque une attitude et un service aux antipodes.

Politique d’âge du consommateur.
Un de mes voisins qui a 70 ans s’est fait dire dans une pharmacie qu’ils ne voulaient plus le voir dans l’établissement à cause de son âge et que dorénavant il devait commander par téléphone et attendre une livraison à la maison. Il n’ira plus jamais dans cette pharmacie.

Le nombre de clients à l’intérieur
Avant tout le monde, Costco désinfectait les paniers d’épiceries. La première fois que j’ai vu ça, j’étais agréablement surprise de cette mesure de sécurité. Maintenant c’est une chose commune. Par contre, bien des épiceries limitent grandement le nombre de clients à l’intérieur tandis que Costco ne semble pas le limiter. La question est « quel devrait être ce nombre? La CNESST suggère de limiter le nombre de clients à l’intérieur sans le mentionner. Mais il semble que la norme soit la moitié du nombre de personnes qui est permise dans un bâtiment selon le code protection des incendies. Or, l’été il est aisé d’attendre à l’extérieur lorsqu’il fait beau. Lorsqu’il pleut et qu’il fait froid, ça devient plus difficile. L’automne et l’hiver prochain, si nous avons une deuxième vague, ça pourrait devenir passablement plus incommodant. La question du nombre de personnes permise, selon l’entrepreneur, prendra alors tout son sens. D’ailleurs, dans la localité dans laquelle je fais mes emplettes alimentaires, 4 compétiteurs dans un très court rayon géographique, se partagent le marché. Alors, comme sans doute certains autres consommateurs le font, je fais le tour pour observer l’achalandage de la file d’attente avant de choisir quel sera le supermarché de mon choix pour cette semaine particulière. Cet enjeu risque donc de devenir un facteur important du chiffre d’affaires des entrepreneurs.

L’exagération de la sécurité
Les entrepreneurs sont tout à fait légitimés de prendre les mesures qu’ils exigent nécessaires pour satisfaire les obligations légales auxquels ils font face, à la perception qu’ils ont de ces obligations, à la perception qu’ils ont du danger pour leurs employés et eux-mêmes. Ils doivent aussi cependant réaliser que ces mesures seront aussi évaluées par leurs clients. Certains trouveront qu’ils ne vont pas assez loin, tandis que d’autres y verront de l’exagération. En outre, les clients visiteront aussi d’autres commerces et compareront l’accueil qu’ils y auront. Ces divers éléments feront indéniablement partie de l’expérience client et la fidélité de la clientèle risque d’être plus volatile que jamais. Songez-y donc sérieusement avant d’implanter vos politiques…

Pour aller plus loin

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CNESST Guide de normes sanitaires en milieu de travail pour le secteur du commerce de détail – COVID-19

Centre Canadien d’Hygiène et de sécurité au travail, Conseils commerces de détail

Guides pour le commerce en ligne

En ces temps de confinement, de plus en plus d’entreprises, qu’elles soient B2C ou B2B , qu’elles vendent des produits ou des services, grossistes ou détaillants, s’intéressent finalement à la vente en ligne. Je dirais ENFIN puisque ça fera bientôt 20 ans que je les incite à le faire. Pour ces retardataires, la marche peut être haute. En fonction de la qualité des services internet de leur localité (ce qui est encore loin d’être un acquis en région), des prestataires de technologies Web (ils peuvent toujours sortir de leur région s’ils ne trouvent pas les fournisseurs qui leur conviennent) et de leur propre connaissance du sujet, de très nombreuses questions se poseront. C’est pourquoi j’ai colligé ici, certains des nombreux guides pour le commerce en ligne qui sont disponibles en ligne.

Je rappelle que d’avoir un site Web n’est souvent que le début de la démarche et que de le faire vivre et d’en faire la promotion, contrairement à ce qu’on peut croire, sera le gros du travail et la grosse dépense. Tout comme dans le monde physique, ce n’est pas parce que vous avez loué ou acheté un espace commercial et que vous y avez installé une pancarte magasin que par miracle, les acheteurs arriveront. Il en est de même pour le Web. Ça vous prendra une stratégie marketing, du personnel, une gestion du point de vente et de l’inventaire et un travail acharné pour en retirer des bénéfices. En outre, comme je l’explique lors de mes ateliers Web et médias sociaux, vous pourriez même vendre en ligne sans même avoir votre propre site transactionnel et utiliser des services tels qu’Amazon, eBay, Etsy, Alibaba et autre. D’ailleurs, j’ai déjà fait une émission de radio avec un entrepreneur qui une fois en ligne sur Amazon pour vendre ses antiquités de la IIe guerre mondiale, vendit ses deux magasins physiques pour s’y consacrer et acheta un 2e entrepôt pour satisfaire à la demande qu’il avait créée. Je connais aussi plusieurs entrepreneurs qui grâce à un efficace marketing de contenus sur le blogue et site informationnel, suscitent les ventes hors-ligne qui se feront en magasin ou au téléphone. Tous les modèles sont donc possibles. D’ailleurs, pour des raisons de pérennité de l’investissement marketing, j’ai toujours valorisé le marketing de contenu à la publicité en mentionnant que ce sont de gros efforts qui génèrent des retombées à moyen et à longs terme, mais que pour le court terme, la publicité demeurera un incontournable. Déjà, il y a plus de 10 ans, dans le chapitre du collectif Pourquoi bloguer, je présentais Bloguer pour vendre qui jetais les bases de cette approche du marketing de contenus.

Quel que soit l’approche de commerce en ligne que vous privilégierez, la mesure de rendement ultime sera toujours faites-vous des ventes ou pas? Après 12 mois vous pourrez mesurer si effectivement l’investissement que vous avez fait en vaut la peine ou pas. Cependant, il est aussi bon de rappeler que même Amazon, a attendu 10 ans avant de commencer à être rentable. Alors il faut regarder les objectifs à long terme, évaluer la justesse des décisions et des stratégies qu’on a prises afin de ne pas se conforter à croire « que le Web c’est de la marde parce que j’y ai investi sans retombée» alors que les raisons d’échecs peuvent être multiples.

Voici donc certains guides qui pourraient vous être utile

Bloguer pour vendre

10 étapes pour réussir son entrée Web

Le guide de création de crédibilité d’un site Web de Standford

Comment mettre en place une initiative d’achat local dans sa région ou sa localité?

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CEFRIO Guide de référence sur les processus d’affaires et les équipes à mettre en place pour sa boutique en ligne

BDC : Guide commerce électronique : Livre numérique gratuit: réussir en commerce électroniqueDécouvrez comment augmenter vos ventes grâce au commerce électronique

Poste Canada : La vente en ligne au Canada en 2020, Les facteurs qui maximisent l’expérience client

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Comment mettre en place une initiative d’achat local dans sa région ou sa localité?

J’ai été impliqué dans de nombreux ateliers (en personne et virtuels dans des villes comme Sherbrooke, Coaticook, Lac Mégantic, Magog, Rawdon, Ville-Marie, Val-d’or, Rouyn-Noranda Ou La Sarre) de transfert de connaissance du commerce électronique, du web et des médias sociaux pour les entrepreneurs. Ces ateliers sont fondamentaux puisqu’ils outillent convenablement les entrepreneurs afin qu’il se fassent une place en ligne. Cependant, ces efforts, s’ils ne sont pas jumelés à une vision plus holistique des problématiques et des solutions possibles aux défaillances de commerce régional, ne seront pas suffisants. Il est impératif que l’ensemble des acteurs économiques d’une ville ou d’une région, agissent de concert pour développer chez les entrepreneurs locaux, le réflexe d’aller en ligne, de travailler ensemble et d’informer les citoyens de la localité de l’existence de leurs entreprises de proximité (que souvent ils connaissent peu ou pas du tout), des produits et services qu’ils ont à offrir et des moyens de se les procurer. En outre, une ville ou une région peut bien se faire une page Facebook et un site web répertoire des entreprises pour favoriser l’achat local, mais si les citoyens ne savent pas que cette page ou que ce site existe, ces initiatives isolées ne serviront pas à grand-chose. En outre, si les entrepreneurs ne sont pas habilités à être eux-mêmes proactifs en ligne, les retombées économiques et réelles de ces efforts risquent de ne pas être au rendez-vous. Et quoi qu’on en pense, les médias locaux traditionnels, les bannières et la signalisation locale physique en point de vente et dans la localité, ont encore une grande importance et ne doivent vraiment pas être négligés.

Pour se faire, il faut donc une action étendue et concertée. Ce type d’action devrait inclure :
• La liste des partenaires et des sources de financement
• La définition du problème
• Le ou les objectifs de l’initiative (avec le budget qui y est accordé)
• Les bénéfices escomptés
• Les mesures de rendement
• Les clients potentiels
• Les étapes du projet et les étapes subséquentes

Voici d’ailleurs un tableau développé par l’un de mes clients, qui a servi à fédérer les acteurs économiques locaux et à mettre en place une de ces initiatives d’achat local.

Achetons Local, document de… by MchelleBlanc on Scribd

MAJ
Comme je le dis souvent, les médias sociaux c’est excellent si on travaille fort, dans le moyen et le long terme. Si on veut des résultats dans le court terme et de surcroit, dans un périmètre très géolocalisé, comme, disons présentement avec la Covid-19, on n’a pas le choix de faire de la publicité traditionnelle et de la signalisation physique…

Voici d’ailleurs le plan de mes ateliers:

 

Les ateliers sont :
Atelier 1 – Les médias sociaux et le web pour les affaires

  • Profil sociodémographique, mythes et types et usages du Web et des médias sociaux
    Les plate-formes transactionnelles
    Survol des mythes tenaces associés aux Web et aux médias sociaux
    Profil sociodémographique de divers médias sociaux
    Efficacité des médias sociaux en fonction des objectifs d’affaires
    Les médias sociaux c’est pour la vente, le marketing, les communications, le recrutement, les TI, pour l’organisation ou pour les clients?
  • Atelier 2 – Rédiger pour les médias sociaux et le web de façon stratégique
    La rédaction Web, storyline et les diverses politiques éditoriales

  • Comment écrire pour le Web
    L’importance des titres, des éléments du corps du texte et des balises meta
    L’infolettre
    Les diverses politiques : d’utilisation du web pour les employés, éditoriale, des
    commentaires
    Calendrier éditorial
  • Atelier 3 – Médias sociaux et relations publiques

  • Les risques communicationnels de divers médias sociaux
    Le communiqué de presse pour le web
    La gestion de crise médias sociaux
    Études de cas
  • Atelier 4 – Les médias sociaux : la recette parfaite!
    Les étapes d’une mise en place d’une présence médias sociaux :

  • Phase 1 : Écoute et monitorage
    Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
    Phase 3 : Création de contenus
    Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
    Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir
  • MAJ2

    Remerciement pour les ateliers virtuels de transfert de connaissance du commerce électronique, du web et des médias sociaux pour les entrepreneurs

    Remue-méninge Les changements post-covid19, Tout Le Monde En Rêve #TLMER

    En chinois, le signe crise signifie danger et opportunité. Vous êtes invités à assister à un remue-méninge avec des invités d’expérience et de vision qui vont se pencher sur les opportunités et réfléchir à comment notre société changera ou devrait changer après le Covid19…

    Tous ne sont pas à la même place dans l’adaptation à la crise. Les 6 étapes d’adaptation sont:

    • Dénie = Ce n’est qu’une grippe
    • Colère = Je t’ai dit que ce n’était qu’une grippe va tu comprendre?
    • Négociation = Je vais prendre de la vitamine C et tout va être correct
    • Peur et l’anxiété = Tout va s’effondrer, je m’achète du papier de toilette
    • Dépression = Nous allons tous l’attraper
    • L’acceptation = C’est ça qui est ça, nous devons nous adapter.

    Ce premier #TLEMR est donc une première discussion sur ce que pourrait ou devrait être l’après covid19. Vous pouvez aussi y participer en utilisant:

    • le hashtag #TLMER pour partager vos idées sur les médias sociaux
    • en faisant vous aussi d’autres remue-méninges par la suite

    Mon groupe d’invités n’est pas représentatif de l’ensemble des enjeux que nous devrons analyser. Il n’a pas de jeunes, de fermiers, de manufacturiers, de pêcheurs ou d’une foule d’autres catégories qui nous sera indispensables à la réflexion. Vous m’excuserez aussi de tutoyer mes invités puisque ce sont des gens que je connais déjà depuis 20 ans pour certains, qu’ils sont particulièrement éclairés sur certains des enjeux que nous discuterons aujourd’hui, qu’ils ont une renommée qui permettra peut-être à de nombreuses autres personnes de s’intéresser à cette initiative et à lui donner une vie et une viralité qui sera nécessaire.

    Je sais le et les sujets que chacun abordera, mais je n’ai aucune idée de ce qu’ils diront. Après le partage de leurs réflexions, nous aurons un court moment pour réagir collectivement à ce qui aura été dit. Puis à la fin, nous discuterons ensemble des constats qui auront été faits.

    Nous ne sommes pas et vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec ce qui aura été dit. C’est ça l’idée d’un remue-méninge. Il est aussi possible qu’il y ait des fuck up techniques étant donné la médiocrité de nos réseaux internet en région. Je vous demande donc d’être clément dans vos jugements.

    J’espère cependant que cette initiative inspirera au moins quelques personnes à entrevoir l’après covid19 avec espoir et lucidité et qui sait, qu’il aidera nos entrepreneurs, administration locale, régionale provinciale et même nationale à sortir des sentiers battus pour que collectivement on prenne le taureau par les cornes pour le meilleur de tous.

    Mes invités sont, dans l’ordre de leur prise de parole

    Jean-Luc Mongrain
    Jacques Nantel
    Randa Napky
    Ianik Marcil
    Christine St-Pierre
    Gyslaine Desrosiers
    Daniel Breton
    Et
    Maka kotto

    Lors de ce remue-méninge, mes invités et moi-même vont discuter de l’après #covid19 et de ce que pourrait être l’impact et les changements sur le journalisme, l’éducation à distance, le marketing, les commerces, l’économie, le tourisme, la culture, la politique, la santé, l’environnement, les industries énergétiques, le numérique et bien d’autres choses encore… Un exercice de partage et de réflexion collective…

    L’une des nombreuses critiques de cet entretien

    Critique #TLMER

    Y a-t-il encore des lecteurs pour le blogue?

    C’est la curieuse question que se pose la journaliste Lise Ravary sur Facebook. Mais c’est aussi la question que se posent des présidents d’entreprises ou des patrons marketing. La question subséquente qui devrait être aussi posée est « Est-ce encore pertinent et encore plus, est-ce rentable? ».
    Y a-t-il encore des lecteurs pour le blogue?

    Ces questions sont tout à fait légitimes et reviennent sporadiquement depuis au moins dix ans. Les réponses sont oui, oui et oui. Dans mon billet de 2008, Le blogue est immortel, je parlais d’un article de Wired qui avait décrété la mort du blogue et qui soulignait que le blogue « était tellement 2004 ». Ironiquement, dans ce même billet, je citais aussi un article de ClickZ qui lui ,affirmait que c’était le blogue qui avait le plus d’impact dans la décision d’achat… Study: Blogs Influence Purchases More Than Social Sites.

    Mais que voulez-vous, que ce soit en 2004, en 2008 ou en 2019, le blogue n’est pas la solution facile. Le blogue demande du travail. Le blogue demande des ressources et ces ressources on doit les trouver. Il est tellement plus facile d’engager à l’externe pour se faire faire une campagne publicitaire traditionnelle, une campagne Adwords, Facebook,  YouTube ou d’engager des gestionnaires de communautés que de réellement créer des contenus. Mais comme je l’ai démontré dans mon récent billet La pourriture marketing web Partie 2 (fraude par clic), vous tirerez votre argent par la fenêtre sans jamais atteindre la pérennité de votre investissement et la permanence de vos contenus comme cela est possible avec le blogue.

    À mes débuts, il y a de nombreuses années, on parlait déjà de 20% des budgets de publicité numériques qui étaient en fait de la fraude. Puis on parla plus récemment de 30 puis de 50%. La blague étant même “que 50% des budgets de placement de publicité numériques sont de la fraude, mais on ne sait pas lequel des deux 50% est le bon”. C’est tout dire. Mais avec l’avènement de la programmatique, selon le Dr. Fou, ce pourcentage de dépenses frauduleuses monterait maintenant à 90%, dans certains cas.

    Mais pour revenir aux questions spécifiques relevées en début de billet, y a-t-il des lecteurs pour le blogue en 2019?

    Chez Optinmonster on présente que :

    Each month, approximately 409 million people view more than 20 billion pages.
    77 million new blog comments are generated by readers each month.
    Websites that also have a blog are shown to have 434% more indexed pages.
    77% of internet users read blogs.
    Internet users in the US spend 3X more time on blogs than they do on email.

    Est-ce que le blogue est encore pertinent? Pour répondre à cette question, je prendrai le détour de vous demander si le contenu est toujours pertinent? La réponse est certainement oui. Le blogue est un outil, voire un support de communication, mais c’est aussi une philosophie communicationnelle valorisant entre autres le partage. Il y a d’ailleurs plus de dix ans, avec plusieurs autres blogueurs, nous publions l’ouvrage Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires? (vous pouvez encore vous le procurer chez Amazon) Pour ma part, j’avais rédigé le chapitre bloguer pour vendre (qui est toujours en ligne). Selon mes collègues blogueurs, vous pouvez bloguer pour :

    Influencer
    Informer
    Réseauter
    Se souvenir
    Apprendre
    Se définir
    Être vu
    Communiquer
    Provoquer
    Et finalement pour vendre.

    Toutes ces motivations étaient pertinentes il y a plus de 10 ans, et elles le sont toujours. De surcroit, on se demandera si c’est rentable. Toujours chez Optinmonster, on apprend que :

    Marketers who prioritize blogging are 13x more likely to have a positive ROI on their efforts.
    64% of B2B marketers outsource blog copywriting.
    57% of marketers say they’ve gained customers specifically through blogging.
    B2B marketers who have blogs get 67% more leads than those who don’t.
    72% of online marketers describe content creation as their most effective SEO tactic.

    Et dans le rapport State of inbound 2018 de Hubspot, après le référencement, le blogue est la 2e priorité des marketeurs. Or, le blogue est justement l’outil de référencement le plus efficace.

    priorités marketing inbound des CMO

    Alors devriez-vous bloguer? Très certainement. Comment mettre en place un blogue, développer les diverses politiques nécessaires à une pratique de contenu efficace, développer une stratégie éditoriale et de contenu et savoir écrire pour le blogue et toutes les autres questions relatives au blogue? Visitez dans mes archives qui regorgent de réponses à ses questions (entre-autres visitez ma catégorie blogue). Vous pouvez aussi me contacter pour que je vous accompagne. Finalement, depuis peu, j’ai aussi fondé une nouvelle entreprise, NicheScribes, dont la mission est de fournir des contenus de niche à des clients organisationnels. Avec nos 65 rédacteurs/journalistes, avant même d’avoir débuté notre mise en marché, nous avons déjà un contrat annuel avec un premier client du secteur médical. Alors, n’hésitez pas à me demander une présentation de nos services de rédaction de billets de blogue.

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