La réponse du rédacteur de Direction Informatique

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Direction Informatique n’écrivent pas souvent positivement sur les blogues mais ils sont vites à commenter et c’est apprécié. Ce matin, je mettais en ligne mon billet Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires. L’un des premiers à commenter est monsieur Patrice-Guy Martin (ce qui prouve entre autres choses que les blogues non journalistiques n’ont peut-être pas de problèmes criants avec la qualité des commentaires) dont voici le contenu

Direction informatique n’est pas contre les blogues. Quand le temps me le permet, je blogue, je «facebooke» et je «twitterise», pour le plaisir ou pour les affaires, c’est selon. Le collègue Dumais en fait de même sur Technaute.
Ce qui ne nous empêche certainement pas des remises en question et récemment, ce que Nelson a voulu souligner dans une chronique c’est le débordement et les excès, côté commentaires. Selon lui, et d’après ce que lui ont confié des lecteurs, la floppée de commentaires souvent haineux finit par décourager les lecteurs sérieux qui risquent de décrocher. Les solutions ne sont pas toujours évidentes et bannir les commentateurs excessifs semble être un exercice à résultats très variables.
Je vous invite à venir partager avec nous votre point de vue sur la question ici (http://blogues.directioninformatique.com/patrice/2008/08/08/des-commentaires-et-des-blogues/111).
C’est d’ailleurs un sujet que j’aurais aimé soumettre pour discussion à la communauté des blogueurs en me rendant au prochain Yulbiz. En espérant que les obligations familiales me le permettront!
Cordialement,
PGM

Et voici ma réponse politiquement incorrecte (comme c’est souvent le cas, que voulez-vous, on a peut-être sorti l’homme en moi mais il a été remplacé par une « bitch »).

Ce qui est triste dans cette histoire est qu’effectivement, l’article de monsieur Dumais, traitait particulièrement du problème des commentaires sur les blogues de journalistes et que le titre lui était « le phénomène blogue tire à sa fin » et qu’on transpose un problème réel, mais pourtant isolé des blogues journalistiques et qu’on en fait un problème de la blogosphère, ce qui n’est vraiment pas le cas. Faites-vous dans le journalisme de sensations maintenant? Et que dire de « le bogue avec les blogues » ou « Des dérives dans la pratique des blogues » ? À quand un article qui fait le tour de ce qui se fait de bien dans les blogues d’affaires au Québec? Nous sommes en retard en ce domaine et votre lectorat qui doit être principalement composé de gestionnaires TI, s’ils s’adonnent à ne lire que les titres de votre revue, auront-ils l’impression que les blogues peuvent être bons pour leurs entreprises? J’en doute. C’est un milieu avec malheureusement trop de conservatisme qui ralentit l’innovation. Dernièrement, le trio SOM, CEFRIO, VDL2 révélait que 56% des dépenses des Québécois en ligne (en mai), se faisait hors de nos frontières. Disons que ce qui pourrait être un organe d’information de gestion des TI offrant des exemples positifs permettant aux gestionnaires TI d’expérimenter avec le Web 2.0, semble plutôt être un épouvantail à con. C’est très très dommage et votre revue perd beaucoup de plumes à mes yeux quant à la qualité de son traitement. Si vous dites des conneries sur un sujet que je connais très bien, puis-je porter crédit à votre traitement d’autres sujets que je connais moins? Ça reste encore, malheureusement à démontrer.

De vous voir à Yulbiz serait très intéressant et vous serez surpris de voir la vitalité de cette blogosphère québécoise. Pour ce qui est de votre question, les convives présents se feront un plaisir d’y répondre lorsque vous leur poserez la question. Vous pouvez aussi devenir commanditaire d’un événement et écrire la question du mois qui sera publiée sur le site de Montreal.Yulbiz.org. Le coût de cette opération est de $5000 et ça pourrait certainement redorer votre blason qui commence à être sérieusement terni par les articles loufoques que vous écrivez à propos des blogues.
Très cordialement, malgré ma franchise décapante…

MAJ

La réponse de monsieur Martin

Je sais que vous n’avez pas aimé ces articles, et vous l’avez mentionné à plusieurs reprises. Mais ça ne fait pas de nous un journal à sensations. D’ailleurs, nous avons aussi publié d’autres articles sur le sujet du Web 2.0 en général, y compris sur le sujet des blogues. En voici quelques-uns que je vous invite à lire.
Les entreprises n’échappent pas à l’irrésistible percée des blogues et de la MI publié en 2006, ou encore L’émergence des carnets/blogues corporatifs, Le blogue, un nouveau levier pour la prospection commerciale, L’Aéroport de Québec donne la parole à ses clients, IBM ne veut pas être le cordonnier mal chaussé ou en 2007, ceci Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0, Webcom Montréal 2007 en mode participatif , Le droit du Web 2.0, Le Web, pour maintenir l’attention et susciter l’interaction, et plus récemment MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0, HEC : tableau noir, forums de discussion et wiki et Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise.

Par ailleurs, si Yulbiz ou ses membres ont une proposition commerciale à nous faire, on peut me rejoindre directement au 514.876.9964 poste 223 ou par courriel. Et nous ne le ferons certainement pas pour redorer un blason que je ne crois pas si terni au demeurant. Mais bien parce que depuis 20 ans nous avons toujours crû et soutenu autant que nous le pouvions l’industrie des TI d’ici.

et ma réponse

Merci de ces infos qui mettent en perspective la perception peut-être erronée que j’ai eue de votre ligne éditoriale et merci d’avoir pris le temps de répondre. Je vais me faire un devoir d’aller lire ces articles et je commencerais certainement par Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise, puisque le titre suggère une réalité que je m’efforce e changer…

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Commentaires

  1. TeeWee

    Mais…

    Mais…

    You biatch ! ^^

  2. Christian Aubry

    Au profit de M. Martin et de mon vieil ami Nelson (à qui je fais la bise en passant), qui condescendront peut-être à lire les trois premiers commentaires de ce billet, voici un argument imparable relevé hier, chez Hubspot, au profit des blogues d’affaires: ceux-ci mettent les entreprises « sur la map » en leurs permettant de se distinguer à moindre frais dans les moteurs de recherche.

    Vrai? Pas vrai? On peut facilement le vérifier en cherchant, par exemple, « québec blogues ventes marketing » dans Google. Après deux pages de Tout le monde en blogue, tes anciens associés, Michelle, nous apprennent que le logiciel québécois a des problèmes de marketing (dû, peut-être, au faible nombre de blogues bilingues qu’il entretient), puis tu apparais comme la reine de l’opportunisme référentiel, ce qui ne t’a pas coûté un sou en placement média.

    Le fond de l’affaire, c’est que les blogues personnels, les blogues de médias et les blogues d’affaires sont trois concepts totalement différents. Les premiers relèvent de l’expression personnelle et sont rarement pollués par des trolls. Les seconds doivent composer avec les effets secondaires de leurs pouvoirs traditionnels et apprendre à profiter du contenu généré par l’utilisateur au lieu de le dénigrer. Les troisièmes, enfin, relèvent d’une logique d’affaires n’ayant rien à voir avec les précédentes et tout à gagner à bien utiliser les blogues, les réseaux sociaux, la vidéo en ligne et les outils de communication avancés aux fins de communication et de mise en marché.

  3. Mario Asselin

    Ce billet, c’est une nouvelle forme de «bisbille marketing», Michelle?

  4. Michelle Blanc

    @Christian
    Merci pour ton analyse

    @Mario
    J’ai toujours apprécié ta verve si personnelle et d’à-propos. Mais je m’attriste que cette fois tu te fasses le « porte-voix » de ton patron, pour une citation « cheap », mesquine et hors contexte qu’il a déjà fait et qui continue de me faire royalement chier. Je n’ai pas besoin du cash de DI et Yulbiz, je l’ai financé de mes poches et de celles de Philippe Martin. Pour ton info et faire taire le sarcasme « poche », je ne répondais qu’à sa suggestion de « sonder » les Yulbizeurs.

  5. Mario Asselin

    Michelle,

    Je suis capable de penser par moi-même, laisse de côté CFD, pour cette fois ;-)

    Comme tu avais employé toi-même le terme à trois reprises dans tes billets (1, 23, j’étais sous l’impression que la charge affective accolée à cette expression avait disparue. Mais bon…

    Je reçois ta réaction à l’effet que je n’ai pas fait preuve de bon goût dans ma façon de m’exprimer.

    Je tenterai de te dire ce que je voulais dire autrement, une prochaine fois. Je ne souhaitais pas être mesquin avec toi, mais questionner le sens de cette offre que je trouvais… disons… «surprenante» sur ton blogue, dans le contexte de l’intervention de M. Martin.

    Mais tu es chez vous, tu fais ce que tu veux. Ce n’est pas de mes affaires, tiens!

    Désolé.

  6. Michelle Blanc

    @Mario
    Oui la charge émotive est toujours grande et dans les billets que tu cites, il apparaît clair que cette allusion me fait réellement chier. Surtout que parlant d’émotivité, disons que j’ai des relents de mon week-end qui a coûté cher de kleenex, comme je l’explique dans un autre blogue. Le synchronisme n’est pas parfait, disons. Surtout venant d’un ami comme toi, et avec cette phrase qui me perce le cœur à chaque mautadine (tu vois je m’adoucis) de fois. Aussi je voulais signaler à M. Martin et aux autres lecteurs qui pourraient vouloir « sonder » les Yulbizeurs, que oui c’est très possible, mais que ça a un coût. Yulbiz est gratuit et pour que ça reste comme ça, il y a des factures qui se doivent d’être payées. De plus, si nous faisons un jour des profits, ils seront réinvestis dans la communauté des blogueurs d’affaires que certains articles de DI, s’amusent à titrer comme mort. Je trouvais le moment drôlement propice pour mettre les pendules à l’heure.

    Ça me fera toujours plaisir de jaser avec toi Mario, même si ça arrive que tu me pique comme peu de gens savent le faire…

  7. cfd

    Et dire que j’étais d’accord avec les propos de Michelle… :)

    (Je propose que l’on fasse plutôt entrer la notion de « bisbille marketing » dans la légende! Plusieurs s’en servent beaucoup mieux que Michelle! (Et ce n’est pas si négatif que ça dans le fond!))

    (Et j’aime ça aussi me faire qualifier de patron de Mario!)

  8. Michelle Blanc

    @Cfd :-)

  9. Christian Aubry

    Je viens de déposer une nouvelle marque de commerce à l’OPIC: « BISBILLE NETWORKING » :)

  10. cfd

    Aieee! C’est un dérivé d’un concept original ça! On va te poursuivre Christian!

    Bisbille commenting™

  11. Olivier

    Bisbille marketing/networking/commenting n’est pas marque déposée par animateurs sportifs et politiques ? Les blogueurs ont encore à apprendre des média, c’est pas facile d’atteindre 110%.

  12. Claude Malaison

    Longtemps à réagir à ce billet mais en total accord avec Michelle. Elle et moi avons publié au cours des derniers mois plusieurs billets sur le sujet, en particulier sur l’immobilisme des entreprises québécoises, en grande partie dû au conservatisme des départements de TI et cela, nous le constatons à tous les jours dans notre pratique professionnelle,. Patrice-Guy aurait avantage à consulter plus souvent sur nos blogues qui sont loin d’être sous respirateur artificiel. Et oui, les journalistes trad. ont un sérieux manque de «jetedoightrise» et n’ont plus le monopole sur l’avenir des médias, et des technologies, que ce soit au Québec ou ailleurs !

  13. Claude Malaison

    Et pour répondre à certains, ce n’est pas du bisbille marketing !

  14. Merci à Direction informatique • Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

    […] n’ai pas toujours été tendre avec Direction Informatique, mais eux le sont avec moi. Ça me fait me sentir coupable et ça démontre clairement qu’ils […]

  15. Tout le monde en parle, mes impressions d’après l’émission • Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

    […] des commentaires de sites médiatiques et d’une politique éditoriale de ces commentaires, dont j’ai déjà mainte fois parlé, est un problème qui peut se résoudre en affectant des ressources humaines pour gérer ça, ce […]