Les tentacules de Facebook n’ont que peu à voir avec vos paramètres de sécurité

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L’utilisation et le monitorage des données personnelles par Facebook n’est vraiment pas un art. C’est plutôt une science particulièrement bien développée et qui a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête. Oui Zuckerberg l’a eu vraiment facile la semaine dernière lors de son passage devant les élus américains. En termes de relations publiques traditionnelles, il a eu le beau jeu, et ce, pour plusieurs raisons. Il a gardé son calme, il s’est excusé et a promis que les choses changeraient. C’est pas mal ce que voulaient entendre les élus et les investisseurs qui lui ont permis de rattraper plusieurs des points qu’il avait perdus en bourse.

Mais c’est une toute autre histoire pour la Sillicon Valley, les geeks, les avocats spécialisés de droit de l’internet et pour les observateurs avisés.

Tout d’abord, Zuckerberg il avait le « scape goat » idéal. Ces méchants de Cambridge Analytica et ces dizaines de milliers de développeurs externes qui ne sont vraiment pas gentils et qui faisaient n’importe quoi avec vos données personnelles avant que le bon Facebook ne ferme le robinet des données en 2014. L’autre excuse est celle de vos paramètres de sécurité. Zuckerberg a expliqué en long et en large que vous pouvez utiliser les paramètres de sécurité afin de décider qui verrait vos statuts. Le monde entier ou vos amis proches. Ça avait l’avantage de sous-entendre que si vos données sont utilisées, ce sera peut-être de votre faute parce que vous êtes ignorants et que si vous paramétrez convenablement vos comptes Facebook, vous ne devriez pas avoir d’inquiétude. Or c’est à la fois vrai et particulièrement Faux.

Dans pjmedia on apprend que même si vous n’avez jamais été sur Facebook, vous pourriez être suivi par eux.

(…) So if you’re one of those who blames Facebook users for allowing their personal data to be compromised, don’t be so smug. Facebook may be sharing your personal data as well.

(…) When people sign up for Facebook, they’re encouraged to upload their contacts to make it easier for Facebook to connect them with their friends. That allows Facebook to access personal contact information for people who never signed up for the platform or gave their permission to share their information. Facebook knows that these contacts are friends of the new Facebook user, and can start compiling additional details on these non-members.

Et Buzzfeed confirme que même lorsque vous n’êtes pas sur Facebook et que vous avez désactivé votre compte (momentanément ou pas, que vous êtes logged-out) vos « j’aime », servent et serviront à suivre vos préférences et ils vont même jusqu’à monitorer vos achats hors ligne.

(…) You know those Facebook “like” buttons you see around the internet? (There’s even one on this article.) They’re tracking your browsing activity whether you’re a Facebook user or not. “If you’re logged into Facebook and visit a website with the Like button, your browser sends us information about your visit,” Facebook’s website says. “If you’re logged out or don’t have a Facebook account and visit a website with the Like button or another social plugin, your browser sends us a more limited set of info.”

(…)Businesses can upload their data to Facebook to see if the ads they run on Facebook lead to sales in their stores; they do this via something Facebook calls offline conversions. Here’s how Facebook’s website describes them to advertisers: “Facebook’s offline conversion measurement solution helps you understand which offline events, such as purchases in your retail store or orders made over the phone, happened as a result of your Facebook ads.” Businesses upload their in-store sales data in spreadsheet format and then Facebook matches that data with the people that saw its ads.

Donc paramètres de sécurité ou pas et même d’être sur Facebook ou pas, vous êtes déjà dans le collimateur des tentacules de Facebook. C’est aussi pourquoi, il me semble qu’un cadre règlementaire qui devrait s’intéresser particulièrement aux ramifications tentaculaires du marchandage de nos données personnelles, devient plus que nécessaire…

On peut d’ailleurs lire ce matin dans le Journal de Montréal, que Des avocats identifient des jurés grâce à Facebook…

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Le blogue, il est plus que temps qu’il revienne à la mode pour les entreprises

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Le blogue est mort, vive le blogue ! Depuis des années déjà, on prédit la mort du blogue. Ironiquement, depuis des années aussi, les dirigeants marketing reconnaissent le blogue comme l’un des outils les plus performants de l’arsenal du marketing numérique. Mais contrairement à Facebook, le blogue ne peut être donné à rédiger au petit dernier stagiaire qui vient d’arriver. C’est que sur le blogue on doit savoir de quoi on parle pour être pertinent et que le blogue « c’est du travail ».

Avec la chute drastique de la portée naturelle des statuts des pages Facebook et la récente pluie de scandales des données personnelles de ce même outil, il est peut-être temps de se reposer les bonnes questions ? Il est peut-être temps de se retrousser les manches et d’ENFIN être « maitre chez soi » et de miser sur la pérennité de son investissement ? Contrairement à Facebook, vos contenus auront une vie après leur mise en ligne, même plusieurs années plus tard.

D’ailleurs, c’est en 2012 que j’écrivais le billet Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500 ou Le blogue demeure l’outil média social le plus efficace, mais encore mal aimé des CMO. On peut y comprendre qu’il est plus facile de se dédouaner de ses responsabilités en payant de fortes sommes d’argent pour « qu’une agence » les prenne à notre place. Mais les résultats seront éphémères, dispendieux et on pourra toujours dire que c’est la faute de l’agence si les résultats n’y sont pas. On pourra aussi se gargariser du nombre d’abonnés de notre page Facebook et de la soi-disant portée de nos statuts. Sur votre blogue, les données Google Analytics de trafic et de conversion elles ne seront pas des créations de l’esprit…

Comme je l’expliquais déjà dans ces billets, (Malgré le temps les constats restent pas mal les mêmes, seules les statistiques varient un peu) les patrons marketing reconnaissent l’apport inestimables du blogue et observent que les médias sociaux ont un impact exagéré comme on peut encore le voir dans le document State of inbound 2017, dont les tableaux ici-bas sont tirés (notez aussi que les deux premières priorités, le référencement et le blogue, sont en fait un peu la même chose puisque le blogue est le meilleur outil pour améliorer le référencement).

Les priorités du marketing entrant

Les tactiques marketing exagérées

D’ailleurs dans un autre document, Blogging Statistics and Trends: The 2017 Survey of 1000+ Bloggers on apprend que :

« We are spending more time creating content and more money promoting it, and the investment is paying off. Bloggers are reporting stronger results from content marketing.
When asked to report on the effectiveness of their efforts, almost 30% of respondents reported “strong results.” The vast majority of bloggers are seeing rewards from their efforts and meeting their goals, whatever they might be.
Less than 1 in 5 bloggers answered “I don’t know” or reported disappointing results. »

Et finalement, pour ceux qui sont peu enclins à l’effort (et souvent les résultats iront avec), l’article New Blogging Trend: Short Form Blogging présente qu’à l’instar du célèbre Seth Godin, vous pourriez rédiger de courts billets et avoir tout de même un certain impact puisqu’il semble que ce soit une nouvelle tendance. Par contre, cet autre article Les tendances du blogging en 2017 expose exactement le contraire, les blogueurs écriraient des articles de plus en plus longs.

longueur d'un billet de blogue

C’est d’ailleurs l’une des questions les plus fréquentes de ma clientèle. Quelle est la longueur d’un billet de blogue ? Ma réponse est : Utilisez la longueur nécessaire à votre pertinence. Dans certains cas ce pourra être quelques lignes et dans d’autres, plusieurs pages. Par contre j’ajoute aussi « la longueur standard d’un article journalistique est de 750 mots. Donc si vous faites un billet de 1500 mots, divisez-le en deux en utilisant titre/partie1 et titre/partie 2 et insérez un billet d’un autre sujet entre les deux pour forcer le clic.

En conclusion, le blogue reste indubitablement l’un des outils social et marketing les plus performants pour les entreprises et le blogue, quoique beaucoup moins à la mode, est certainement à considérer pour une saine présence web, générant des retombées trébuchantes et sonnantes…

Vous pourriez aussi aimer les billets :

Ce qui sera ou devrait être tendance sur les médias sociaux en 2014 : le blogue

Bloguer fort ou dépenser beaucoup d’argent, quelle est votre stratégie?

Le blogue demeure l’outil média social le plus efficace, mais encore mal aimé des CMO

Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500

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Le drame des infrastructures numériques au Québec, ma conférence à la COMAQ

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Demain je serai conférencière à a 10e édition de la Journée des TI de la COMAQ (Corporation des officiers municipaux agréés du Québec) et du RIMQ (Le Réseau de l’informatique municipale du Québec) pour parler du drame des infrastructures numériques au Québec. J’y présenterai :

¬ L’aveuglement
¬ La Baie James du 21e siècles
¬ La bullshit
¬ Le pourquoi
¬ Les problèmes
¬ Pistes de solutions

Je ferai entre autre un parallèle avec l’histoire de l’électrification au Québec des années 30 et 60. Dans les années 30, le Québec s’est électrifié en région grâce à la « municipalisation » tandis que la nationalisation n’est venue que 30 ans plus tard. Avec le manque de vision de nos politiciens actuels, ce sera malheureusement la même histoire qui se répètera.

Par ailleurs, lorsque la fibre optique couvre 10% d’un territoire, son PIB augmente de 0,25 à 1,38%. Si le Québec habité était fibré en entier, on augmenterait notre PIB de 7,52 à 51,89 Milliards de plus. Disons que la fibre optique se paieraient toute seule et ça c’est sans même parler de la croissance de l’emploi, de la réduction de la pollution et des besoins d’infrastructures routières, de l’augmentation de la valeur du parc foncier de 3,1% et d’une foule d’autres bénéfices pécuniers et sociétaux dont je parlerai dans ma conférence. Mais pour vous en faire une idée, je vous recommande de consulter mon PPT qui est disponible plus bas…


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Un texte puissant contre la transphobie médiatique de Michel Beaudry du Journal de Montréal

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Je suis profondément touchée de lire le texte de Claude Bordeleau, qu’il a mis en commentaire à la suite de mon statut à propos de la chronique transphobe de Michel Beaudry du Journal de Montréal. Le voici:

C’est au top ten des fois où j’ai eu le plus mal de ma vie.

Ma sœur s’est suicidée la semaine dernière. Elle était en processus de changement de sexe pour être reconnue comme la femme qu’elle était.

J’ai eu la malchance le lire le ‘billet d’opinion’ du 6 mars de Michel Beaudry dans le Journal de Montréal cette semaine.

L’objectif d’un éditorial est de mettre de l’avant un point de vue. Parfois controversé, souvent polarisant, l’éditorial sert de plate-forme permettant de donner une personnalité propre au média dans lequel il est publié.

En lisant Michel Beaudry, je ne perçois que de la haine, de l’intimidation et de l’immaturité. Je ne lis aucun message pertinent, si ce n’est que de tenter de justifier son intolérance sous le couvert de la plaisanterie et de la vulgarité populiste.

J’adore l’humour noir et irrévérencieux. Cependant, l’humour sans message et sans contenu n’est qu’un corps gras insipide qui bouche les artères de notre cœur collectif. L”humoriste’ Gab Roy a été à juste titre vilipendé pour n’avoir pas su faire cette distinction. Qu’un éditorialiste publié dans un de nos principaux médias provinciaux puisse propager l’intolérance sans représailles est une honte pour le journalisme. Non seulement le fond de sa chronique est ignoble, mais la forme est d’un amateurisme gênant.

Les journalistes ont une responsabilité qu’ils devraient assumer avec dignité. Les transgenres démontrent déjà un courage admirable en affrontant quotidiennement les quolibets et les regards désapprobateurs d’inconnus. Comment apprendre à bien vivre dans sa peau quand les bully de l’école secondaire se voient récompensés avec un piédestal médiatique? L’influence insidieuse des propos irresponsables de M Beaudry ne sont pas à sous-estimer. Encourager de tels préjugés arriérés peut suffire à étouffer le bourgeon de l’estime naissante d’une âme souffrante.

J’ai foi en la bonté humaine et je présume que M Beaudry a écrit sa chronique en toute candeur. Qu’il ne réalise pas les responsabilités inhérentes à son travail. Que l’humour qu’il a vu dans la situation n’est pas causé par un manque d’empathie psychopathique, mais par l’ignorance. Qu’il aura la décence de s’excuser pour son attaque publique et personnelle envers quelqu’un qui doit déjà quotidiennement faire face à de grands défis.

Ma réponse:

Ouf Claude. Mes plus sincères condoléances à toi, ta famille et aux amis de ta soeur. C’est justement pour tenter de sauver des vies, ne serait-ce qu’une seule, que j’ai décidé il y a maintenant 10 ans, de parler haut et fort et d’exprimer ce que c’est que d’être trans et de me battre pour les droits de cette population dont les taux de tentative de suicide sont de 33%, ce qui est le taux le plus élevé de tous groupes socio-démographique. Ton texte me fait mal et je suis triste d’avoir perdu une soeur en devenir. Mais ton texte permettra je l’espère, d’ouvrir les yeux et les coeurs du trop grand nombre de transphobes qui persiste encore. MERCI

Pour lire le texte particulièrement dégueulasse de Beaudry:

C’est au top ten des fois où j’ai le plus ri dans ma vie. Tôt un samedi matin, en ligne à la caisse des entrepreneurs au Réno-Dépôt. Devant moi, une femme, grande, corpulente, blonde, pas vraiment jolie et exagérément maquillée. Lorsqu’elle tend sa carte de crédit, la caissière alterne son regard entre les yeux de la cliente et sa carte. Et la caissière lance spontanément : « Ben là… » Je ne comprends pas ce qui se produit. L’employée de Réno-Dépôt, qui voit bien que je suis préoccupé par ce qui se passe, se tourne vers moi et me dit : « Elle s’appelle Jacques… » Je ne comprends toujours pas, mais la blonde s’impatiente. « Ben oui, je m’appelle Jacques. C’est pas de tes affaires, ça, câlisse ! » Et, ensuite, toujours très offusquée, elle empoigne sa propre chevelure, lève sa perruque découvrant un crâne d’homme rasé et conclut en disant à la caissière de manger vous savez quoi. Elle fout le camp sans payer, abandonnant du même coup des achats à la caisse.

INOUBLIABLE

Une scène de film de Louis de Funès. Lorsque j’ai vu la tronche de ce gars sous la perruque, je n’ai pu m’empêcher d’éclater.

Rajoutez le rire aussi soudain et encore plus fort de la caissière. Je n’étais plus capable de m’arrêter. Je ne faisais que croiser les yeux de la caissière et je repartais dans mon délire… j’en ai pleuré. En route pour la maison, je ne faisais que revoir cette séquence de la perruque et je m’esclaffais instantanément. Je devais me concentrer de toutes mes forces pour ne plus y penser et cela a duré des semaines.

Statistiques des personnes transgenre (tiré du site de l’ATQ)

  • 78% rapportent avoir été victimes de harcèlement verbal
  • 48% ont même été victime d’assaut (armé ou sexuel).
  • 40% des patients suivis en clinique d’identité du genre en Alberta entre 1996 et 2008, ont eut recours à une chirurgie de réassignation sexuelle.
  • De façon générale, 10% des crimes contre la personne au Canada ont des motivations reliées à l’orientation sexuelle! Ce nombre atteint 17% au États-Unis!
  • 8.3%(1/12) des personnes MTF aux États-Unis courent la chance de se faire tuer alors que le taux normal est de 0.005% (1/18000). C’est 1500 fois plus élevé.
  • 34% des personnes trans obtiendront un diplôme d’étude supérieure contrairement à 27% dans la population générale.
  • 70% ont déjà pensé au suicide et entre 33% y ont déjà eu recours.
    Le taux de suicide est 20 fois moins élevé une fois que les personnes trans « traité » pour leur trouble de l’identité que chez les « non-traité »
  • 24% utilisent des hormones du marché noir.

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Robert Dumas de la Financière Sun Life : une vision proactive de la santé

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Le lundi 26 février dernier, j’étais au diner-conférence du Cercle canadien pour écouter Robert Dumas, président et chef de la direction à la Financière Sun Life (qui est aussi client), parler de la santé globale. Il était rafraichissant d’entendre un PDG, du secteur de l’assurance de surcroit, parler de prévention. Avec de très nombreux exemples, M. Dumas démontra qu’aider les employés à prévenir les problèmes de ce qu’il nomme la « santé globale », permet d’avoir un impact positif sur la productivité du personnel, le taux d’absentéisme et de prévenir la détresse psychologique. Cette santé globale dont il parle inclut la santé physique, psychologique et financière. Disons que c’était inédit d’entendre ça. Un exemple parmi ceux qu’il a présentés :

À Gatineau, un entrepreneur de l’événementiel voyait que ses employés étaient débordés et que le moral des troupes était bas. Il a décidé de donner à tous ses employés une semaine de vacances de plus par année. Je sais que notre premier réflexe est de nous demander combien ça lui a coûté. Eh bien, sa motivation était simplement de faire la bonne chose pour avoir des employés heureux et engagés.

Un an plus tard : la rétention d’employés est pratiquement parfaite, les employés sont encore plus motivés… et les revenus de l’entreprise sont en croissance !

Faire une place à cette vision de la « santé globale » en entreprise, contribue à une saine approche de développement durable, qui inclut l’actif le plus important des entreprises : leurs employés. D’ailleurs à la lecture des diapos de sa présentation PPT que j’ai partagé sur les médias sociaux et que je vous présente ici-bas), on ne peut qu’être étonné de ces constats.

Santé financière
Santé Physique
Santé mentale

Voici d’ailleurs certaines des statistiques tirées de son discours.

On sait que si on faisait un peu plus d’exercice, on arrêtait de fumer et si on consommait moins d’alcool, on pourrait réduire de 80 % les cas de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires et de diabète de type 2. On pourrait même prévenir 40 % des cancers.

Et tout cela, grâce à de saines habitudes de vie. Grâce à des choix personnels pour prioriser sa santé.
On sait tout ça, mais on ne le fait pas.

(…) Selon nos analyses, 1 réclamation sur 3 en invalidité à long terme découle d’un problème de santé mentale. C’est plus que le cancer ! Et dans 44 % des cas, l’absence de la personne dure plus de six mois.

(…) Les employés qui ont un problème financier passent 13 % de leur temps au travail à essayer de régler leurs problèmes. C’est environ 1 heure par jour.

Par ailleurs, après son allocution, monsieur Dumas s’est présenté à la table des médias/blogueurs. Étant un peu baveuse (et j’ose croire d’à-propos), je lui ai demandé : « On comprend que les assureurs se doivent de prévenir la fraude et qu’il est normal qu’ils refusent certaines réclamations, mais que pensez-vous du scandale de réclamations qui a éclaboussé Desjardins la semaine dernière? »

Il commença par dire que ça aurait aussi pu arriver à la Financière Sun Life. Il ajouta que certains de ses conseillers jugeaient que c’était un moment délicat pour lui de parler d’assurance après ce scandale, mais qu’il pensait que ce n’était pas le moment de se cacher. Il m’expliqua que, contrairement à la santé physique, la santé mentale est beaucoup plus difficile analyser et donc à compenser. Il mentionna qu’effectivement une personne atteinte mentalement peut avoir besoin de retourner travailler par petits blocs d’heures, ne serait-ce que pour aider son estime de soi et faciliter la guérison, et qu’un assuré ne devrait pas être pénalisé pour ça. Il me dit que malgré l’arbitraire qui peut entrer dans la prise de décision face à un assuré, les fraudes en cas de réclamation pour santé mentale sont très minimes, qu’un processus de révision des décisions (présentées systématiquement aux assurés en cas de rejet de leur réclamation) et qu’un ombudsman est même disponible en cas de litige entre un assureur et un assuré. Je lui indiquai alors que ma conjointe étant psychologue, c’est plus souvent avec la CSST qu’avec les assureurs que ses patients ont de la difficulté. Il reconnut ce problème et nota qu’on en parlait sans doute pas assez. Il dévoila aussi que les prestations pour santé mentale des employés de la Financière Sun Life sont passées de 1 200 à 12 500 $ / an, afin de fournir aux employés des ressources pour les soutenir.

Il était surpris que je l’aborde d’abord avec ma question sur la fraude. Je lui répondis que j’avais fait de nombreux mandats avec SAS Canada, qui est entre autres spécialisée en détection de fraude (pour les services financiers, banques et assureurs notamment).

Je le remerciai d’avoir le courage de se jeter dans la gueule du loup, sans le filet de ses gens de relations publiques, ce à quoi il sourit amicalement.

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Expedia et son ouverture à la diversité (conférence)

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conference de Michelle Blanc chez Expedia
Il y a quelques mois je reçois un téléphone d’un gestionnaire d’Expedia pour faire une conférence aux employés des départements d’ingénieries des quatre coins de la planète via leur intranet sécurisé. Ma surprise est venue de la requête de ce gestionnaire (Philippe Deschenes, que je connais depuis plusieurs années puisqu’on a déjà siégé ensemble sur le comité aviseur de MCETECH). Il me demandait de parler de diversité, de l’apport des trans en technologie, de ma transition, de comment les embuches que j’ai pu rencontrer m’ont aidé à innover et de sexisme. J’étais enchantée de pouvoir parler aux employés de cette prestigieuse entreprise, mais surtout, de tenter d’exprimer comment d’être différente, au lieu d’être un poids, pouvait plutôt être un atout. Voici donc le PPT de ma conférence et MERCI à Expedia d’avoir une ouverture si évidente à la diversité, qu’elle soit culturelle, raciale, sexuelle ou de genre.


MAJ

Dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes 2018, du 8 mars prochain, Desjardins Lab, m’invite à prononcer cette même conférence, cette fois-ci en Français, pour le bénéfice de leurs employés et des gens intéressés à l’innovation, aux enjeux LGBTQ2 ou aux droits de femmes. Vous pourrez assiter à cette conférence en vous inscrivant sur Eventbrite

Elle a eu à faire des choix très difficiles dans sa vie, dont celui de changer de sexe. Elle était déjà une personnalité médiatique connue et son changement de sexe s’est fait sous le regard des médias québécois. Elle a beaucoup perdu, mais a gagné encore plus.

Comment ses expériences personnelles l’ont inspirée à innover, à donner et à s’adapter à des événements particulièrement stressants? Comment recevoir des menaces de mort lui a permis de développer une expertise en cybercriminalité? Pourquoi y a-t-il tant de trans en technologie et dans l’armée? Qu’est-ce que d’être une femme en technologie et comment cela a-t-il un impact sur le design? Comment gérer et se réinventer tout en vivant le sexisme? Et pourquoi, à sa mort, elle sera fière d’avoir osé parler ouvertement de sa transition?

Voilà quelques-unes des questions auxquelles elle répondra dans sa conférence.


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Qu’est-ce qu’un « pivot » ou comment changer son modèle d’affaires

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Lorsque j’étais enfant, j’allais chez Beaulieu. Beaulieu était le dépanneur situé dans le sous-sol de l’un de nos voisins. Longtemps, avant que ma mère me dise « va chercher un pain chez Beaulieu » elle disait plutôt « va me chercher un pain chez le barbier ». C’est que monsieur Beaulieu, était barbier pour enfant. Or, il n’avait pas tellement de talent comme barbier. Afin de grossir et de fidéliser sa clientèle, il offrait aussi et vendait des bonbons. Les enfants aimant les bonbons et se foutant un peu des qualités esthétiques de son travail, aimaient bien aller se faire couper les cheveux chez lui. Mais après un certain temps, et l’appréciation esthétique des mamans aidant, monsieur Beaulieu vendait pas mal plus de bonbons qu’il ne coupait les cheveux. C’est alors qu’il commença à diversifier son inventaire et à vendre du lait, du pain et de la bière. Comme il était le seul dépanneur/barbier dans une dizaine de rues aux alentours, son barbier/magasin de bonbons/dépanneur se transforma. Il devint de plus en plus dépanneur, un peu moins magasin de bonbons et pratiquement plus barbier. Sa chaise trônait toujours dans son échoppe, mais plus personne ne s’y assoyait. Avec le temps et la poussée de la demande pour la bière, sa chaise disparue un jour. Sauf les enfants habitués du coin, pratiquement personne ne remarqua ce changement majeur. Dans les rues avoisinantes, le « va me chercher un pain chez le barbier » perdura encore un certain temps puis, les gens se mirent à dire « va chercher un pain chez Beaulieu ».

C’est là toute l’essence de ce qu’on appelle le pivot. Ce n’est pas un concept nouveau mais avec l’éclosion des startups, on en parle de plus en plus. C’est en fait de se monter une entreprise qui rend un service, puis avec le temps, de s’adapter au marché, aux besoins des consommateurs et surtout, de réaliser que notre rêve du départ, n’est pas coulé dans le béton, que l’on doit s’adapter et surtout, qu’il faut réaliser ce qui devient payant et ne pas s’accrocher à notre rêve initial…

Dans une définition moins poétique, Wikipédia définit le pivot comme étant :

Dans le processus d’apprentissage par itérations, une startup peut découvrir par des retours terrain avec de vrais clients que son produit n’est pas adapté, qu’il ne répond pas à un besoin. Toutefois, pendant ce processus d’apprentissage, il se peut que la startup ait identifié un autre besoin (souvent connexe au premier produit). Lorsque la startup change de produit pour répondre à ce nouveau besoin identifié, on dit qu’elle a effectué un « Pivot ».
À noter qu’un pivot peut tout aussi bien concerner un changement de modèle d’entreprise.
Une startup peut pivoter plusieurs fois au cours de son existence

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Ces gens ordinaires qui m’inspirent

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Samedi matin dernier, je songeais à ces gens qui m’inspirent. Ce sont des gens qui sont ou qui ont été près de moi. Ces personnes ne font pas les nouvelles, ils roulent leurs bosses et si vous les rencontriez, à moins de ne discuter un certain temps avec eux, vous n’imagineriez jamais à quel point ils sont spéciaux. J’ai partagé un petit bout de leur histoire sur les médias sociaux et ce fut un succès qui m’a grandement surprise. Je découvre avec joie que oui, malgré les « fake news », le négativisme et les conneries qu’on retrouve sur les médias sociaux, les gens ont encore besoin d’espoir, d’histoires positives et d’inspiration.

Voici mes statuts

J’ai un ami qui il y a 10 ans, était sur le bord de la faillite avec une maladie du coeur. Il est maintenant millionnaire, travaille à l’international et est un succès digne de mention. Je suis vraiment heureuse pour lui et ça m’inspire à ne jamais perdre confiance. Le succès des autres ne doit pas susciter la jalousie, mais plutôt l’inspiration à se dépasser…

Mon parrain, oncle Yvon, a fait faillite à 49 ans. Il a quitté Havre St-Pierre pour Québec, sans le sou, avec quelques valises et 11 enfants. Il a recommencé à zéro et à sa retraite à 65 ans, ses enfants qui voulaient aller à l’université y sont allés, sa maison était payée, sa retraite planifiée et il a été le chef contremaître du Complexe G, de Place Laurier et de plusieurs des plus importantes constructions de la ville de Québec. Tomber peut arriver à tous, mais de se relever est la réelle inspiration…

Il avait une boucherie et ce qui l’a mis en faillite a été d’être trop gentil et de faire crédit à ses clients dans ces temps difficiles. Les banques elles n’avaient pas ce même élan de compréhension et dans ce temps-là, faire faillite était assez catégorique. Lorsqu’ils sont arrivés à Québec, il n’avait même pas d’ustensiles pour manger. Durant les premières années, ils vivaient dans un 4 1/2 à treize personnes…

Mon voisin, monsieur Robert, s’ennuyait après avoir vendu son abattoir à 65 ans. Il décida de s’acheter 2 terres à bois et jusqu’à ses 81 ans, il abattait des arbres, coupait, fendait et livrait lui-même mon bois de chauffage. Les gens inspirants sont plus nombreux qu’on le pense…

et c’est le même voisin qui se trompait tout le temps à me parler au masculin jusqu’à ce que je lui dise, “si tu te trompe encore je te french”. Depuis, il ne fait plus d’erreur 🙂

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Ce  client dont on avait « épuré » le contenu web

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Une organisation qui travaille en accompagnement des jeunes travailleurs et des entreprises qui ont des problématiques en recrutement, a récemment fait refaire son site web. On lui a conseillé un site en parallaxe (c’est la dernière tendance parait-il) et on a « épuré le contenu du site » qui semblait-il, était trop volumineux.

Je vous ai déjà parlé de la connerie du Parallaxe et de ces « modes web ». Vous vous souvenez sans doute des sites en Flash qui faisaient fureur à une certaine époque ? 🙂

Mais pour revenir à ma discussion à-propos d’un site au contenu « épuré », lorsque je pose des questions sur la vision d’affaires, les objectifs à court et moyen termes, les cibles de marché, on me dévoile une foule d’informations les plus pertinentes les unes que les autres. De surcroit, cette organisation se doit de parler autant aux entreprises (qui recrute), qu’aux jeunes (qui se cherche un emploi). Pourtant, dans l’architecture du site et dans ses contenus, il n’y en a que pour les jeunes… et encore. C’est qu’il y avait trop de redites et qu’on se perdait dans du charabia. Il faut être efficace maintenant. Le résultat est un site avec une quinzaine de pages et une visibilité Web soutenue par des Adwords, et par une présence Google MyBusiness (qui est gratuit) et qu’on facture $100/mois.

Lorsque les gestionnaires me disent qu’ils avaient trop de contenus, je leur demande – Trouvez-vous que LaPresse à trop de contenu ? Et Amazon, Harvard Business Review, une librairie ou Netflix ? Vous sentez-vous perdu lorsque vous visitez ces sites? Peut-être est-ce juste parce que l’info de votre site était mal distribuée et encadrée? Comment arriverez-vous à communiquer à vos différents publics si rien dans votre site ne leur parle ? N’avez-vous pas jamais entendu parler de « marketing de contenu » ? Qu’est-ce que font vos employés à longueur de journée ? Ne gèrent-ils pas de l’information ? Pourquoi ces très nombreux PDF, études, dossiers et analyses qui dorment sur vos serveurs ne sont-ils pas disponibles en ligne  (sur Slideshare, Scribd, YouTube et autres) ? Vous me parlez de cette initiative particulièrement inspirante et innovante dont vous aimeriez que les médias parlent et pourtant, elle n’est mentionnée ou expliquée à aucun endroit sur votre site ?

Comme ce sont des gens intelligents, ils ont allumé assez rapidement sur mes questions et remarques qui ironisaient gentiment la « duperie que des soi-disant spécialistes web » leur avaient vendue.

C’est triste et enivrant à la fois. C’est aussi symptomatique de trop nombreux clients qui se font conseiller « la dernière mode web » et qui se font présenter une « expertise » la plupart du temps basée sur la facilité et l’improvisation.

Ce qu’il y a d’heureux pour moi est que j’ai encore bien du travail devant moi et ce qui est triste pour les organisations est que plusieurs d’entre elles, font partie du Web invisible sans le savoir puisque comme ils peuvent aller sur le web admirer leur beau site Web qui bouge, ils ne réalisent souvent malheureusement pas, qu’ils sont les seuls à admirer ces inepties qui donnent le mal de tête…

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Rich snippet, schema, https et autres baguettes magiques du référencement

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Depuis 15 ans déjà, j’observe l’évolution du référencement (SEO Search Engine optimization) de sites web, j’ai fait de nombreuses analyses, j’ai formé des gens à ces techniques, mais étant une généraliste, je me réfère aussi à plus spécialiste que moi pour des questions très techniques. Ainsi, le pote et sous-traitant occasionnel, Eric Baillargeon, me parle de ces baguettes magiques depuis un bout déjà.

Je vous invite à lire ses billets Les résultats zéro s’étoffent dans Google et 5 tactiques de référencement local.

Mais pour revenir à mon sujet, qu’est-ce que les Rich snippet et le Schema? Selon definitions-marketing.com.

Le « rich snippet » ou extrait enrichi est un descriptif de page apparaissant dans les pages de résultats de Google qui est enrichi par rapport au snippet classique qui ne comprend généralement que 2 lignes. 

Au moment de l’écriture de cet article, le rich snippet est essentiellement utilisé par Google pour présenter des avis consommateurs, des définitions, des données relatives à l’adresse d’un entreprise, des données relatives à un individu, des concerts ou des recettes de cuisine. Les types de contenus affichés sous formes de rich snippet ont cependant tendance à s’étendre et on les désigne généralement sous le terme de données structurées.

Pour bénéficier d’un rich snippet dans les SERP Google, une page web doit le plus souvent être optimisée par le biais du balisage de données structurées.

Donc, le « rich snippet » permet de mieux se positionner dans les résultats des moteurs de recherche. En fait, ça pourra même vous permettre que dans ses résultats, on voie plus de vos informations. Le « schema » quant à lui est, est une structure permettant de classifier les données structurées. Il y a une foule de schema (par exemple XML Schema) mais lorsqu’on parle de schema en corrélation avec les rich snippets et le référencement, on fait plutôt référence à Schema.org, qui est un effort particulier regroupant les principaux moteurs de recherches (Google, Bing, Yandex et Yahoo) pour standardiser (pour eux-=même et les webmasters) le code associé à une structure de donnée pour le web, les courriels.

Les avantages d’utiliser la structure de données de Schema.org sont nombreux. Comme les moteurs de recherches eux-mêmes sont les instigateurs de ce système, vous faciliterez leur vie et risquez d’en tirer de nombreux bénéfices, dont ceux d’augmenter la visibilité de votre site dans les résultats de recherche (en termes de position et d’espace dans les résultats) puisque les extraits affichés dans les résultats occuperont plus de lignes avec des détails comme le prix, heures d’ouvertures, avis de consommateurs et autre. Ces informations peuvent aussi augmenter le taux de conversion en augmentant la crédibilité de vos produits et services aux yeux des consommateurs.

HTTPS

Depuis quelques mois, Google pénalise fortement les sites qui ne sont pas sécurisés avec HTTPS. Il arrive souvent que lorsque vous recevez un hyperlien dans Google Chrome et que vous cliquiez dessus, on vous indique que le site qui y est associé n’est peut-être pas sécurisé. Il en est de même à partir de votre mobile et d’une foule de services médias sociaux. Il est donc maintenant impératif de modifier chez votre hébergeur, les paramètres de sécurité, d’acquérir un certificat SSL et de passer au HTTPS. Vous pouvez visiter le tutoriel de Moz pour débuter votre transfert vers https.

Le web et les techniques de référencement n’étant pas coulé dans le béton, il est primordial de faire évoluer ses présences web au gré des dieux « moteurs de recherches » et leurs dernières innovations (visant à améliorer l’expérience utilisateur et favoriser le web sécuritaire) sont donc à prendre très au sérieux et requiert de s’adapter puisqu’ils sont des portes d’entrée majeures vers vos sites et vers votre prospérité…

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