Les métavers, réalité virtuelle, augmentée et mixte

Pin It

Voici le onzième et dernier cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • Réalité virtuelle, Réalité augmentée, Réalité mixte
    Les métavers
    Second Life vs Horizon World
    Second Life et comment on a oublié le passé et fait table rase de ses nombreuses innovations
    Considérations marketing et entrepreneuriales
    Hyper réalité

  • Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Le 8e cours DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

    Le 9e cours Médias sociaux et relations publiques

    Le 10e cours Les étapes d’une présence web et sociale réussie

    Laisser vos commentaires

    Les étapes d’une présence web et sociale réussie

    Pin It

    Voici le dixième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • Phase 1 : Écoute et monitorage
    Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
    Phase 3 : Création de contenus
    Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
    Phase 5 : Création d’une communauté
    Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir

  • Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Le 8e cours DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

    Le 9e cours Médias sociaux et relations publiques

    2 commentaires

    Médias sociaux et relations publiques

    Pin It

    Voici le neuvième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de

  • Les médias ne sont plus ce qu’ils étaient
    Les risques communicationnels de divers médias sociaux
    Le communiqué de presse pour le web
    La gestion de crise médias sociaux
    Études de cas

  • Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Le 8e cours DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

    Laisser vos commentaires

    DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

    Pin It

    Voici le huitième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • Devenir « newsworthy »
    Les types de contenus
    Les stratégies de contenus
    La ré-utilisation des contenus
    Étude de cas

  • Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Laisser vos commentaires

    VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Pin It

    Voici le sixième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • La valeur et le modèle d’affaires,
    Le « pense-bête » stratégique web
    bundling, versioning, longue traîne, modèles open source
    Le pitch
  • Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    2 commentaires

    Analyse compétitive web

    Pin It

    Voici le Cinquième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • Analyses primaire et secondaire
    Identifier le marché et les compétiteurs
    Analyser leurs présences web
    Analyser ceux qui communiquent avec eux
    Comprendre ce qu’ils offrent et à quel coût
    Faire des tableaux comparatifs
  • Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    Laisser vos commentaires

    La revanche des régions

    Pin It

    Ce billet est une suite de la réflexion présentée dans Le point de rupture écologique et le développement effréné de nos économies me poussent à rêver d’un futur différent.

    Hier je recevais dans mon courriel, un contenu de mon homonyme (du temps que j’étais un homme) Michel Leblanc, PDG de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, qui traitait de l’impact du télétravail sur la diminution drastique des travailleurs au centre-ville de Montréal et de la campagne de la CCMM pour attirer de nouveau, les travailleurs dans les bureaux désertés de Montréal.

    Le télétravail a fait très mal au centre-ville, les travailleurs l’ayant déserté lors de la pandémie. De surcroit, le retour au bureau ne s’est pas fait à une vitesse satisfaisante pour la CCMM, pour plusieurs gestionnaires immobiliers et pour certaines entreprises. Ils ont raison de s’inquiéter et il est tout à fait légitime qu’ils tentent de rapatrier les travailleurs à Montréal. Si j’étais à leur place, je ferais très probablement la même chose.

    Cependant, je ne le suis pas. J’observe aussi cette migration des travailleurs des grands centres, vers les banlieues, puis vers les régions. C’est le constat que fait aussi froidement l’un de mes mentors, Jacques Nantel, dans son ouvrage Notre consommation entre pandémie et crise climatique, S’EN SORTIR dont je reproduis ici les pages 54 et 55.

    Page -54-55 de notre consommation entre pandémie et crise climatique, S'EN SORTIR!

    C’est aussi le constat que fait Steve Case, fondateur de AOL et important VC (capital risqueur) de la Silicon Valley, dans son dernier livre The Rise of the Rest: How Entrepreneurs in Surprising Places are Building the New American Dream, qui est discuté dans l’article de Forbes The Next Silicon Valley Will Be in the US Heartland. L’un des justificatifs pour les déplacements des entreprises hors de la « valley » pour s’établir dans le « heartland » (qui sont dans le fond, nos régions du Québec) est le suivant :

    There’s a whole host of things that people consider when they’re moving to a city and relocating their families. Some of these social issues will likely be important. The momentum is quite strong for many of these places, like Tulsa, Oklahoma, and northwest Arkansas, but there is a risk that might slow. But other people might be drawn to tax incentives, the lower cost of living, a shorter commute, or a desire to raise their family where they grew up. I’m quite confident that with the Rise of the Rest, we will have a more evenly dispersed innovation economy, where the majority of very successful, disruptive companies will come from outside of Silicon Valley. Maybe it will help knit together a very divided country, at least in a small way.

    Avec la fibre optique qui se déploie pratiquement à la grandeur des régions, il n’est plus nécessaire d’être dans un grand centre pour pouvoir travailler. De même, pour une start-up ou même pour une entreprise établie, les coûts d’achat ou de location immobilières, sont beaucoup plus bas, la qualité de vie y est très différente et le « prestige » d’avoir une adresse dans l’une des tours imposantes d’un centre-ville, n’est plus l’argument de crédibilité qu’il était. Même Elon Musk a quitté la Californie pour le Texas afin de profiter d’une taxation plus basse et d’un prix du pied carré d’un terrain plus avantageux afin d’y construire son nouveau siège social et de nouvelles usines. D’ailleurs, autour de mon lac, la valeur domiciliaire a subi une hausse très importante étant donné la croissance phénoménale de la demande. Le prix pour une propriété dans mon bois est cependant très loin de ceux de l’île de Montréal et pour un prix équivalent, voire inférieur, vous pouvez avoir un cottage face à un lac et près d’une pente de ski avec des écoles privées de grande qualité à mois de 10km, comparativement à un 5 ½ dans les quartiers centraux de Montréal. Les rues commerciales en région connaissent aussi une croissance qu’ils n’avaient pas vu depuis des décennies et plusieurs travailleurs et entrepreneurs s’interrogent ouvertement désormais sur les possibilités de travailler, d’habiter et d’investir hors des grands centres. Dans l’article de Radio-Canada Le malheur de Montréal fera-t-il le bonheur des régions?, Bernard Vachon, professeur retraité du Département de géographie de l’UQAM observe ce qui suit :

    Plaidoyer pour la déconcentration
    Si on conjugue tous ces facteurs, on arrive aujourd’hui à un contexte qui est propice à l’éclatement des grands ensembles du fait qu’on n’a plus besoin de la concentration pour un nombre croissant d’activités économiques, conclut-il. Et cela n’est pas une négation du phénomène métropolitain, mais c’est une remise en question de l’hégémonie de l’idéologie métropolitaine.

    L’idée n’est donc pas d’opposer deux modes d’occupation des territoires, que sont les métropoles et les régions, mais d’aller dans une perspective de déconcentration. De sorte que la croissance économique et démographique dont ont bénéficié les grands centres va être mieux partagée entre les villes métropolitaines et les régions.

    Benard Vachon a bon espoir qu’on va assister dans les prochaines années à un renforcement des villes moyennes en région et des chefs-lieux des MRC (municipalités régionales de comté), ce qui ferait de ces dernières des bassins d’activités, économiques notamment, et d’emplois.

    « La consolidation des (87) MRC à travers tout le Québec, ce serait un réseau de territoires dynamiques sur les plans économique et démographique, qui ferait contrepoids en quelque sorte à la puissance des zones métropolitaines, notamment Montréal et Québec. »
    — Une citation de Bernard Vachon

    Dans leur quête de croissance, les régions rurales devraient toutefois, comme les villes, composer avec les mêmes contraintes de développement spatial, dont celles imposées par le zonage agricole, rappelle le professeur à la retraite.

    C’est aussi ce que monsieur Vachon exprimait dans son article Régions : après l’exode, les signes d’une reconquête, en avril 2020.

    La pandémie : coup d’accélérateur au mouvement de reconquête des régions ?

    Cet a parte sur la pandémie et ses suites, n’est pas sans lien avec le sujet de ce billet, soit la reconquête des régions. Nous avons évoqué plus haut un ensemble d’évolutions en cours qui créent les conditions d’une nouvelle attractivité des régions, de leurs petites villes et territoires ruraux. Les prises de conscience à la fois économiques et sociales issues de la pandémie viennent ajouter de nouveaux éléments à cette attractivité.

    Le courant de mondialisation des marchés si impérativement instauré depuis les années 70, risque de voir surgir un plaidoyer pour un retour aux économies nationales et une montée en puissance des mérites du développement local et régional. L’objectif étant d’innover et de produire où l’on vend (municipalité, région, pays). Autosuffisance, agriculture paysanne ajoutée à l’agriculture conventionnelle, circuits courts, commerces de proximité, achat local, valorisation des systèmes productifs locaux, synergie des partenaires publics et privés au sein des communautés, sentiment d’appartenance, etc., autant de notions plus ou moins considérées marginales par rapport à la « vraie économie » qui occuperont peut-être une place plus noble dans la définition de l’économie post-pandémie.

    Après la vague de délocalisation d’entreprises vers des pays à faible coût de production, on pourrait assister à un mouvement de retour d’unités de production au pays, un phénomène de « relocalisation ».

    La conscience environnementale pourrait accélérer l’adhésion aux principes de l’économie circulaire et favoriser le développement de nouvelles filières au tableau du développement durable.

    Certains spécialistes en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire invitent les autorités des grandes villes à revoir les mesures de densification (croître en hauteur plutôt qu’en largeur), arguant que les fortes densités sont propices à la propagation de pathologies contagieuses. De ce point de vue, la croissance urbaine serait encouragée à se déployer dans les banlieues et les couronnes éloignées : les « suburbs » et les « exurbs ». Commentant le nombre particulièrement élevé de personnes contaminées par le Covid-19 dans la ville de New York, le gouverneur de l’état, Andrew Cuomo, déclarait mercredi dernier :

    « We have one of the most dense, close environments in the country, and that’s why the virus communicated the way it did. Our closeness makes us vulnerable. »

    La propagation du Covid-19 force la pratique du télétravail et son intégration dans les organisations du travail et les systèmes de production. La pérennité de cette pratique dans les mois et les années à vernir contribuera à réduire la congestion routière, diminuer les émissions de GES et décider de nombreux travailleurs indépendants et salariés à faire le choix d’une installation dans une petite ville ou village en région.

    Voilà un florilège de réalités bien actuelles à la source du mouvement de reconquête des régions, de leurs villes et villages.

    D’ailleurs Jacques Nantel, cité plus haut, termine son chapitre Le rapport aux espaces : Les espaces commerciaux, le bureau, la résidence et la mobilité, par ce paragraphe d’une grande sagesse.

    S’il est juste de dire que le chemin vers la « normale » n’existera plus après cette pandémie, il est tout aussi juste de dire que cette même pandémie devra nous permettre d’oser mettre en pratique beaucoup de nouvelles solutions, des solutions réellement novatrices. L’avenir ne requiert pas tant plus de connaissances ou de données. Il demandera surtout du courage.

    Laisser vos commentaires

    Le point de rupture écologique et le développement effréné de nos économies me poussent à rêver d’un futur différent

    Pin It

    C’est le pote Jean-François Renaud qui sur linkedIn m’a fait découvrir l’ahurissante vidéo TikTok Métaux, minéraux, mine verte.. 10 minutes avec Aurore Stéphant.

    @felonyaffetmez Métaux, minéraux, mine verte.. 10 minutes avec Aurore Stéphant à #onestlapourvous ♬ son original – foktukpt 💤

    Je l’ai partagé à mon tour avec la mention :

    Inévitablement, nous devrons éventuellement retourner aux “métiers traditionnels”, nous tourner vers l’agriculture et l’élevage de proximité et vers les énergies passives. Ça fait un bout que j’y songe. Mon choix d’habiter en forêt y est pour quelque chose et bien que je sois dans le numérique, je découvre que d’être proche de la terre, de l’eau et de la forêt est une forme de compensation physique, mentale et écologique et même sociale de cette perte sensorielle qu’induit le numérique. Comme vous le savez peut-être , ça fait au moins 10 ans que je parle de télétravail et avant la pandémie, j’étais une rêveuse déconnectée. Maintenant, cette “utopie” est devenue réalité. Je devrais sans doute écrire un billet sur le sujet…

    Je suis une rêveuse et dans plusieurs billets, j’ai partagé ma vision d’un avenir plus prometteur. D’abord dans mon billet (de 2012) Montréal, dans 50 ans. Lettre à mon petit-fils.

    J’y disais entre autre :

    La connaissance se transmettra, grâce aux réseaux sociaux, d’une manière fulgurante. Beaucoup des emplois que nous connaissons aujourd’hui auront été modifiés. Au lieu d’un docteur, d’un professeur ou d’un journaliste, nous parlerons plutôt d’un facilitateur d’apprentissage, d’un sage médical et d’un analyste de l’information factuelle. Cette connaissance ubiquitaire aura toujours besoin de guides spécialisés qui servent à la valider, la mettre en contexte, la repartager et l’expliciter. Nous aurons toujours besoin de chirurgiens qui se « mettent les mains » dans nos blessures, mais ils ne seront désormais plus guidé que par leur mémoire. Nous aurons des conseillers pédagogiques, mais ils serviront davantage de support aux facilitateurs d’apprentissage qui auront de plus en plus de classes virtuelles. À cause du coût croissant de l’énergie, il sera maintenant plus pratique de travailler et d’apprendre de chez soi. Il y aura toujours des lieux utilisés pour des rencontres de travail et de partages occasionnels, mais la vocation des grands édifices à bureau, des écoles, des Bibliothèques et des hôpitaux, risque de grandement changer. Une portion importante d’un édifice comme la Place Ville-Marie, ne sera plus à vocation d’affaires. Ce sera l’une des tours d’habitation haut de gamme et historique de Montréal, les plus en vue. Quelques étages seulement serviront de lieu de rencontre d’affaires, de salles de meeting et d’étage de partage holographique virtuels. Déjà en 2012 nous pouvons nous rencontrer virtuellement dans des univers 3D, mais en 2062, ces Univers et les gens qui la composent se retrouveront sur un plancher avec seulement quelques personnes physiques, pour interagir avec eux. Cette science-fiction nous la connaissons déjà dans certains de nos programmes de télévision. Nous avions une idée de ce type de salle dans une émission populaire de notre époque, Star Trek.

    Comme les gens ne se déplacent presque plus, nous n’avons plus besoin de cette quantité phénoménale de routes qui font le quadrillage de Montréal. Plusieurs de ces rues sont maintenant des jardins et des parcs, qui permettent à la faune et à la flore locale de transiter d’un point à l’autre de l’île. On observe aussi certains enclos spécifiques, servant à garder le bétail pour la consommation humaine et tous les toits des édifices sont maintenant des jardins permettant une quasi-autosuffisance alimentaire. Il y a d’ailleurs beaucoup moins de monde à Montréal. Plusieurs sont partis peupler le nord du Québec, attiré par la météo plus clémente et la prospérité liée à l’eau et aux autres ressources naturelles qui y sont abondantes.

    Dans mon autre billet (de 2017) Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille…

    Je présentais :

    (…)
    Nationalisation de l’eau

    Nous avons une ressource naturelle qui vaut maintenant plus cher au litre que l’essence raffinée. Pourtant, nous ne faisons pratiquement rien de l’eau que les multinationales viennent pomper ici et revendent à fort prix partout dans le monde. En outre, nous gaspillons et polluons allègrement cette ressource renouvelable dont nous pourrions tirer collectivement profit.

    Si le Québec exportait 10% de ses 1000 milliards de m3 d’eau douce renouvelable par an à un prix égal au coût actuel de dessalement de l’eau de mer, soit 0,65 $/m3, et si le gouvernement percevait 10% de cette somme en redevances, cela générerait des revenus de 6,5 milliards $ par an pour le gouvernement, soit 5 fois plus que le dividende versé par Hydro-Québec.
    tiré de Le Québec et sa vision économique du 19e siècle

    (…)Nationalisation des infrastructures numériques et cellulaires
    Comme ça a été le cas pour l’électricité, les infrastructures numériques deviennent des outils de développements économiques majeurs. Ces infrastructures sont désuètes à la grandeur du Québec. Plusieurs études démontrent que la croissance de la pénétration de la fibre optique sur un territoire augmente significativement le produit intérieur brut de ce même territoire. Ces infrastructures se paieraient elles-mêmes et deviendraient un outil d’attraction des capitaux étrangers et de croissance de la main-d’œuvre.

    most studies conclude that broadband penetration has an impact on GDP growth. However, one observes that such a contribution appears to vary widely, from 0.25 to 1.38 per cent for every increase in 10 per cent of penetration

    (…)
    Exploitation du travail à domicile
    Avec des réseaux hautes-vitesses à la grandeur du territoire habité, nous n’aurions plus besoin d’autant de tours de bureaux et de l’énergie et capitaux pour les chauffer et les entretenir. En outre, la congestion routière diminuerait sensiblement. Nous pourrions commencer à songer aux campagnes intelligentes plutôt que strictement aux villes intelligentes. La délocalisation du travail est une réalité planétaire. Plus vite nous nous y adapterons, meilleur sera les chances de notre force de travail. Avec différents programmes et crédits d’impôt, nous pourrions complètement modifier nos pratiques en ce sens.

    Production et développement des produits garantis à vie et à énergies vertes

    Le temps de l’hyperconsommation et des produits à obsolescence programmée tire à sa fin. Plusieurs pays émergents se sont positionnés dans la fabrication de tels produits avec une main d’œuvre à bas coûts. Pourquoi ne pas nous positionner comme étant LA société qui valorise les produits garantis à vie et ou avec des composantes biodégradables et réutilisables ? Ce serait un nouveau marché hautement lucratif.

    Valorisation de l’agriculture urbaine, autonome, de proximité et des serres biologiques communautaires
    L’objectif est de viser l’autonomie alimentaire 4 saisons dans toutes les régions du Québec.

    Afin de viser à une autonomie alimentaire, nous devons être capables de nous nourrir convenablement et de continuer à nous approvisionner d’aliments frais même en plein hiver. Nos aïeuls colons avaient cette compréhension et nous pourrions retourner à ces sources de l’autosuffisance alimentaire grâce aux technologies et au partage des connaissances agricoles en terre libre et en serre avec l’ensemble de la population. Instauration de cours de jardinage dès le primaire et d’élevage et d’écologie au secondaire et transformation des plates-bandes urbaines, de portions des cours d’école et des terrains gouvernementaux en jardins communautaires et ouverts à tous. Création de crédits d’impôt pour la construction de serres bio.

    Développement écoresponsable des ressources naturelles et du grand-nord

    Nous avons un territoire immense qui regorge de ressources naturelles. Or ces ressources appartiennent à tous les Québécois et aux diverses nations autochtones qui peuplent notre territoire. Le développement des ressources naturelles n’est pas une course contre la montre. Que nous les exploitions ou pas, ces ressources prennent et prendront de la valeur étant donné les capacités limitées de notre planète. Alors, aussi bien analyser soigneusement les opportunités de développements des ressources naturelles et le faire en codéveloppement gouvernemental.

    Aussi, pourquoi ne pas donner des « terres de la couronne » aux colons du XXIe siècle qui voudraient partir coloniser notre territoire en haut du 48e parallèle ? Ce développement devrait se faire sans créer d’autoroutes pour s’y rendre (sauf des routes de terre battue et l’utilisation de motoneiges en hiver) et valoriser les véhicules de types 4X4, Quad, chenillette, hydravion et hélicoptère. On pourrait développer un système de trains pour le déplacement des personnes, de la machinerie et des marchandises. On réduira ainsi les coûts associés au développement d’infrastructures routières, tout en préservant le plus possible l’environnement boréal. On y pratiquera et développera les services de santé à distance et approvisionnera numériquement les nouveaux villages grâce aux réseaux micro-ondes.

    Santé

    Planification, financement et implantation de services de santé ambulatoire, de la médecine à distance, des soins psychologique et services sociaux à distance et des chirurgies automatisées et à distance. Valorisation des services spécialisés dématérialisés tels que radiographie à distance et autres services diagnostiques spécialisés, délocalisés et numérisés. Planification et instauration des services des super-infirmières.

    Instauration et financement des aidants naturels. Jumelage et expérimentation des modèles d’intégration des garderies et des centres de personnes âgés.

    À ces observations passées, j’ajoute qu’étant donné l’omniprésence du numérique dans nos vies et cette omniprésence qui ira en s’accroissant, il sera de plus en plus important de se « brancher » à la vie réelle, de toucher la terre, de sentir la nature, d’observer la flore et de cultiver soi-même. D’ailleurs l’un des nouveaux concept d’urbanisme américain valorise le « farm-base ne Neighborhoods » aussi dénommé « agrohood ». Dans son article Meet The Farm-Based Neighborhoods Changing The Face Of Master-Planned Communities, Forbes présente:

    (…)According to the Urban Land Institute, “Agrihoods offer proven financial, health, and environmental benefits—to the stakeholders involved in their implementation, to surrounding communities and to the planet.”
    (…)“It provides a lifestyle that seems to have been left behind in bygone times,” Helman said. “The homes have front porches, you know your neighbors here, and there are children always playing in the fresh outdoors. This community brings hometown values, fresh-grown vegetables and neighbors knowing neighbors back to us.”
    (…)As ULI explains, “By building agrihoods, real estate decision-makers—including developers, investors, owners and property managers—can leverage a focus on food production in development to create value, promote equitable economic development, enhance environmental sustainability and improve public health.”

    L’un des exemples mentionnés dans l’article est Willosfordconservancy, que je vous invite à consulter. Imaginez donc que de plus en plus de terres agricoles en région, sont convoitées afin de répondre à la croissance régionale et à l’exode des villes à cause notamment de la covid. Si les urbanistes et le gouvernement réalisaient que de tels concepts permettraient de créer des communautés pratiquement autosuffisantes, le développement régional se ferait avec une vision plus écologique. D’ailleurs, le golf étant en déclin et la question fondamentale que se posent plusieurs municipalités, dont Montréal, à savoir « comment transformer ces terrains ». Cette vision d’agrihoods pourrait être une avenue à considérer.

    Une autre observation que je fais depuis que j’habite « en région » est que les pressions de la mode, s’y fait moins sentir. Il y est moins important « d’être à la dernière mode » et mes habitudes de consommation vestimentaire y sont donc moins élevées. J’achète donc des vêtements qui sont plus utilitaires, de longue durée et adaptée au climat et à l’environnement. À titre d’exemple, depuis 5 ans j’ai deux paires de bottes en fourrure animale et elles me seront certainement encore très utiles un autre 10 ans.

    J’achète ma viande directement chez des éleveurs locaux et durant la saison chaude, j’achète chez des marchands de fruits et légumes qui s’approvisionnent chez des fermiers locaux.

    Je suis très certainement loin d’être la personne la plus écologique. Par contre, je fais plusieurs petits gestes qui , bien qu’ils ne soient pas « idéologiques », participent activement à ce but ultime qui devrait être de consommer et de vivre plus en harmonie avec la planète. De plus, je partage ici et je partagerai encore, plusieurs idées qui pourraient nous permettre d’être éventuellement plus vert, dans la pratique à tous le moins…

    Laisser vos commentaires

    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    Pin It

    Voici le Quatrième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

    • Les types de veille
    • Monitorage organisationnel
    • Les outils de monitorage et de veille
    • Monitorage collaboratif
    • Les « sites d’autorités »
    • Les influenceurs du secteur
    • Cas DessinsDrummond


    Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    Laisser vos commentaires

    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    Pin It

    Voici le Troisième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

    • La rédaction Web, storyline et les diverses politiques éditoriales
    • Comment écrire pour le Web
    • L’analyse de mots-clés
    • L’importance des titres, des éléments du corps du texte et des balises méta
    • Les hashtag
    • L’infolettre
    • Les diverses politiques : d’utilisation du web pour les employés, éditoriale, des commentaires
    • Charte éditoriale
    • Calendrier éditorial
    • La règle des tiers en photographie


    Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    Et le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    Laisser vos commentaires