Questionnaires stratégie et modèle d’affaires numérique

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C’est en faisant le ménage de mes vieux dossiers que je suis tombé sur un petit bijoux de questionnaire stratégie numérique et d’analyse d’un modèle d’affaires Web.

Le document est divisé en deux sections. La première s’intéresse aux grandes lignes de l’analyse de l’existant de l’entreprise, tandis que la deuxième portion s’intéresse plus aux questions du modèle d’affaires et de son efficacité (ou pas).

Ces questionnaires s’arriment bien avec cet autre Questionnaire Médias Sociaux pour membres de la haute direction d’une organisation que j’avais publié en 2012. En fait, ce sont plus des aide-mémoires puisqu’il est rare de les utiliser dans leurs entièretés, sauf dans les cas de « revue stratégique » pour les grandes entreprises.

Quoi qu’il en soit, ça demeure des questions que tout entrepreneur doit se poser, périodiquement, durant la vie de l’entreprise. (Note, la deuxième partie du questionnaire est tiré d’un cours de stratégie numérique que j’avais suivi, il y a maintenant près de 20 ans, lors de ma M.Sc commerce électronique à HEC Montréal). Comme quoi, même les vieux contenus ont toujours une pertinence.

Questionnaire-stratégique by MchelleBlanc

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Les singeries de Patrick Lagacé

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Je connais Patrick Lagacé depuis 15 ans. Il était venu sur le tard à écrire des billets de blogue (en 2005) et participait aux défuntes rencontres Yulblog qui rassemblaient les blogueurs autour d’un verre. On se saluait de loin, ne faisant pas partie du même cercle. Puis nous avons été bénévoles ensemble pour les étudiants qui se préparaient « Aux jeux de la communication ». Enfin, en 2008, je faisais mon coming-out de transsexuelle. C’est alors que monsieur Lagacé me contacta pour faire un papier sur mon histoire. J’étais vraiment très réticente à cette idée puisque j’avais toujours eu le contrôle de ma communication et je ne voulais pas qu’on déforme mes propos. Mais j’acceptai avec la condition que je puisse autoriser certains passages qui pourraient être sensibles. Patrick Lagacé refusa que je relise son texte avant publication, mais il accepta de me lire au téléphone certains passages que j’aurais pu trouver délicats avant publication, ce qu’il fit. Cependant, il ne me lut jamais un certain passage. Dans son article, question d’ajouter du poids à ma virilité préchangement de sexe, il écrivit que j’avais les dents croches à force de m’avoir battue. C’était un détail complètement faux. Je ne lui avais jamais dit ça et j’avais les dents croches parce qu’il me manquait trop de molaires et que mes dents se déplaçaient. Mais ça faisait bien dans son histoire.

Monsieur Lagacé est un gars brillant. Il a la plume et la verve incisives. Il a le jugement facile aussi. Il est chroniqueur et non pas journaliste. Sa job est de fournir une opinion et il est normal que son opinion soit subjective. Cependant, on s’attend tout de même à ce qu’il discute de faits, pas qu’ils les inventent et pas qu’il se servent de ses très nombreuses tribunes, dans les journaux, à la radio et à la télévision pour détruire des réputations, régler ses comptes ou démoniser des gens. On s’attend aussi à ce qu’il ait une certaine rigueur et l’humilité de reconnaître des erreurs qui peuvent inévitablement survenir à toute personne normalement constituée. C’est d’ailleurs arrivé quelquefois à Foglia qui reconnaissait avoir été trop loin. Nous sommes tous humains. Mais monsieur Lagacé semble au-dessus de tout ça.

Toujours est-il qu’il y a deux ans, je me présentais en politique. Avant même que je ne sois officiellement candidate, Patrick Lagacé disait sur toutes les tribunes que je ne devrais pas être candidate parce que j’étais une sorte d’écervelée qui écrivait n’importe quoi sur Twitter. Pour prouver son opinion, il reprenait certains de mes statuts Twitter hors contexte et les présentait comme s’ils étaient la norme de ce que j’écris tous les jours. Il ajoutait de surcroit qu’il me connaissait bien et que ça faisait des années que je faisais des « singeries » sur le Web. Avec une agressivité peu commune, il détruisait mon image avant la campagne électorale, durant et après. J’aurais été la pire gaffe du PQ. Ainsi, il donna le ton aux journalistes qui ne cessèrent de m’accabler tout au long de cette campagne.

Il disait :

Mais qu’est-ce qui a occulté cette journée et fait perdre du jus de cerveau et de l’espace médiatique à son chef ?

Une péquiste.

Une péquiste et ses singeries.

Michelle Blanc, la candidate dans Mercier (Montréal).

Pif, paf, pouf, la vie numérique de Michelle Blanc a toujours été très divertissante : ici, une déclaration-choc sur l’islam ; là, un tweet ponctué de grossièretés et de jurons d’église à propos de tout et de rien (bien souvent de rien), sans oublier une menace de poursuite contre un chroniqueur et une confession sur sa première vaginite.

(…)
Sauf que la vie numérique de Michelle Blanc est bien sûr devenue un coffre aux trésors qui recèle des peaux de bananes grosses comme la toile du Stade, une fois qu’elle est devenue « Michelle Blanc, candidate ».

Une citoyenne privée peut bien assimiler la vue d’un hijab à la lapidation des homosexuels, ça n’engage que sa personne, même si c’est légèrement réducteur. Elle peut sacrer comme une cochère et comparer l’électeur à « un dumpling qu’il faut fourrer » (2014), elle a le droit, à l’époque, ça n’engageait qu’elle…

Une fois candidate, c’est une autre histoire.

Or, après la campagne, j’écrivis en privé à Patrick Lagacé. Voici l’échange de nos discussions.

Or, comme il le mentionne, « On verra si j’ai plus de mal à expliquer ces tweets que tu en as eu à expliquer les tiens ». Or, je ne pouvais pas expliquer mes tweets. J’étais en campagne électorale et j’avais reçu le mot d’ordre de laisser mon chef prendre le micro pour me défendre. Il ne fallait pas faire dévier la campagne. Je me suis d’ailleurs expliqué un an plus tard dans mon billet Pour pouvoir marcher la tête haute de nouveau, stop au #lynchagepublic. Dans ce billet, je reprenais certains tweets hors contexte de journalistes, pour faire la démonstration qu’il est ridicule de juger du corpus entier d’un compte twitter, sur quelques bribes de son corpus. Je n’identifiais personne justement parce que je ne voulais cibler personne. L’un de ces journalistes reconnut un de ces tweets et m’invita aussitôt à une entrevue pour discuter de ça. Ce journaliste était Dutrizac. Il avait eu l’honnêteté de reconnaître le ridicule du processus. Son entrevue est ici. Or, plusieurs des « singeries de journalistes » qui sont dans cet exercice sont celles de Patrick Lagacé qui a toutes les tribunes pour expliquer ses tweets. Je lui offre donc la possibilité de le faire une fois pour toutes et de justifier ses utilisations des mots « nègres », « fif », « stie de neg » et autres. Le « politically correct », la « cancell culture » et la « call-out culture » sont des aberrations. Il arrive à tout le monde d’en échapper une ou tout simplement, d’être plus incisif. Mais ces soi-disant « singeries » ne devraient jamais définir une personne, sauf si par de vicieuses manigances, on décide de crucifier quelqu’un. Cette démonstration n’a qu’un objectif. Celui d’insuffler un peu d’humilité à monsieur Lagacé afin qu’il puisse peut-être un jour, reconnaître qu’il est loin d’être parfait, que personne ne l’est et qu’il est démagogique de détruire des gens pour des bribes de contenus tout comme il le serait de prendre une phrase d’un livre et de prétendre que cette phrase représenterait le livre en entier et pire encore, l’auteur lui-même…

Voici ici quelques tweets choisis, sur plusieurs dizaines que j’ai en archive.

Notez aussi que le nombre de captures d’écrans ici-bas n’est qu’indicatif de la récurrence de ce que monsieur Lagacé nomme lui-même des « singeries », dans ces propres contenus. Je vous ferai observer que les dizaines de contenus « colorés » de monsieur Lagacé ne représentent en rien l’ensemble de son corpus. C’est même l’exception. De tenter de faire croire que c’est la norme relèverait de la malhonnêteté intellectuelle et de la fourberie…

 








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Les dangers de concentrer ses efforts médias sociaux sur une seule plate-forme

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Un de mes clients a créé une niche extrêmement payante sur Instagram. Ils sont vraiment efficaces en marketing de microcontenus dirigé vers les jeunes 15-25 ans et vendent une catégorie de produits qui leur sont destinés.

Tous les œufs dans le même panier

Très prochainement je serai en réunion avec eux et je devrai les informer des inquiétudes que j’ai face à leur modèle d’affaires. Étant « vieille et expérimentée », je sais les dangers de mettre tous ses œufs dans le même panier. J’ai encore en mémoire MySpace. Dans un billet de 2006, je présentais que MySpace était le premier site de réseautage social le 7e site le plus visité des États-Unis. Nous connaissons tous la suite de l’histoire. En 2010, j’écrivais cet autre billet Facebook = vous n’êtes pas chez vous. La conclusion étant que Facebook (ou tout autre média social) peut décider du jour au lendemain, de vous évincer de leur plate-forme. Il est aussi possible, comme cela s’est produit avec MySpace, qu’une erreur technique vous fasse simplement disparaître à jamais. C’est ce qui s’était produit entre 2003 et 2015 alors qu’ils ont fait disparaître 12 ans d’archives musicales lors d’un changement de serveur. Par ailleurs, MySpace a aussi fait disparaître plusieurs comptes de radio-communautaires prétextant qu’ils n’avaient pas les droits d’auteur de la musique qui était sur leurs profils. Ils n’avaient eu quelques jours pour sauver leurs archives avant que tout ne disparaisse.

Conquérir de nouveaux clients ou de nouveaux marchés

Le public cible qui aime les produits de mon client est très certainement sur Instagram. Mais plusieurs d’entre eux n’y sont peut-être pas? Ils sont peut-être sur Twitch, Vine, WhatsApp, Tik-Tok, Twitter, Snapchat et oui, même Facebook ou la pléiade de compétiteurs et d’alternatives possibles (vous pouvez lire Top 10 Instagram alternatives in 2020). Aussi, il est évident que les microcontenus de mon client intéresseront un segment de clientèle particulier. Par contre, ces clients potentiels, tout comme l’ensemble des internautes, se retrouvent sur de nombreuses plates-formes. En outre, le design de leurs produits pourrait très certainement attirer d’autres segments de marché auxquels ils ne s’adressent pas encore. Finalement, en diversifiant ses présences, en plus d’être un gage de pérennité si jamais Instagram, pour quelque raison que ce soit, n’apportait plus l’eau au moulin dont ils ont besoin, ça renforcerait leur présence Instagram puisque les médias sociaux s’alimentent en trafic les uns les autres et que lorsqu’un produit est beau et qu’il plait à un segment de marché, il continuera de plaire indépendamment de la plate-forme sur laquelle il est promut…

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Slow Content ou comment revenir au Web d’antan qui était plus positif pour tous

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Lorsque j’ai commencé ma pratique, le web était loin d’être celui que nous connaissons aujourd’hui. Facebook n’existait pas encore et son prédécesseur MySpace (et avant lu Friendster) n’avait pas la portée que Facebook a aujourd’hui et ses contenus étaient surtout musicaux et les contenus textuels étaient plus étoffés et consistants. C’était aussi les belles années des blogues. Google valorisait les contenus qui avaient plusieurs hyperliens externes, ce qui était une sorte de validation externe de la qualité des contenus. Nous parlions alors (terme de Martin Lessard) de l’effet de percolation de la qualité. En 2005 il écrivait :

1. (to verify the accuracy of the information) Les carnets sont reconnus pour citer leurs sources.

2. (a real organization) Le carnet est géré par une personne qui est généralement identifiable.

3. (Highlight the expertise) Le carnet de qualité regroupe des billets sur des sujets que l’auteur maîtrise.

4. (Show honest and trustworthy people) L’auteur signe chacun de ses billets.

5. (Make it easy to contact you) L’auteur laisse souvent son courriel ou permet les commentaires sur ses billets.

6. (Design your site) Les blogues, plutôt simple dans leur design, a donné lieu a une nouvelle esthétique.

7. (Make your site easy to use) Dur d’être plus simple qu’un carnet, avec un système d’archive par date, et les billets à la queu-leu-leu sur une même page.

8. (Update your site’s content often). La fréquence de mise à jour raprochée est une condition sine qua non d’un carnet.

9. (restraint with any promotional content) L’écrasante majorité des bloggeurs ne pourront / voudront pas avoir de la pub.

10. (Avoid errors of all types) Ça, par contre, je ne sais pas…

Peut-être avons nous là un mobile supplémentaire de penser que l’engouement pour les blogues ne soient pas une mode passagère mais bien une composante structurelle non conjoncturelle.

Par effet de percolation, les blogs, en ayant les attributs listés ici, ont acquis, par eux même, cette crédibilité car ils correspondaient à l’attente du public.

Il existait donc une certaine forme de standard de qualité des contenus sur le web. Puis, nous avons connu l’explosion sans précédent des contenus et des usagers. Avec le Web 2.0, tout le monde pouvait maintenant partager des contenus et participer au Web. J’étais la première à en être enthousiasmée. Cependant, au fil des ans, les contenus se sont vus raccourcir en termes de longueur et s’appauvrir en qualité. La « percolation de la qualité » dont parlait Martin s’est amoindrie très sensiblement. À tel point que maintenant, l’opinion d’un prix Nobel est l’équivalent de celle d’un quidam. Même le sacro-saint establishment journalistique est désormais qualifié de « fake news » et étant donné les difficultés de financement des médias, le journalisme d’enquête, qui a toujours été le socle de la crédibilité journalistique, n’est plus que l’ombre de lui-même.

Comme pour le fast-food, nous avons maintenant les snack-content, ces contenus brefs à digérer rapidement. L’analyse rigoureuse, la citation des sources, la nuance, les démonstrations complexes, l’identification des auteurs et l’absence de publicité sont désormais pratiquement inexistants et plus difficilement mises en pratique. Cet âge d’or des contenus a disparu. Mais, comme c’est souvent le cas des phénomènes sociaux, le balancier pourrait bien favoriser un retour en arrière. C’est qu’un mouvement de Slow content fait son apparition.

Qu’est-ce que le Slow content?

Le slow content est une pratique de marketing de contenus valorisant les textes plus longs, plus fouillés et avec une fréquence de publication moins frénétique. C’est une réaction aux microcontenus des médias sociaux. D’ailleurs, lorsque je donne des ateliers à propos des médias sociaux et du Web, on me demande toujours qu’elle est la longueur idéale d’un blogue. Ma réponse est toujours que c’est la longueur qui est nécessaire à la pertinence. Ça peut être de 200, 500 ou même 300 mots. Dans mon propre blogue, en fonction des sujets traités, vous trouverez une grande diversité de texte. Par contre, on observe que de plus en plus, les longs textes ont maintenant la cote. Comme le présente l’article de SEM Rush, Quelle est la longueur idéale d’un texte pour se positionner en SEO ? plusieurs études démontrent que les textes de 2000 mots et plus ont un excellent score de référencement. Mais tout comme je viens de le faire, il note aussi que la pertinence, la réponse aux besoins du lecteur signifiée par l’intention de la recherche dans Google, la thématique et la qualité des contenus, sont ce qui fera la différence et qui permettra à vos textes d’être repérés et valorisés par les internautes et les moteurs de recherche.

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Après la Covid-19 et la possibilité d’une 2e vague, les chambres de commerce doivent aussi se réinventer

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Je suis sur le CA de plusieurs Chambres de Commerce et j’ai et ai eu plusieurs d’entre-elles comme client. Comme pour pratiquement tous les secteurs économiques, les chambres de commerce doivent aussi se réinventer. Traditionnellement, les chambres sont le lieu de prédilection pour le réseautage d’affaires. Étant donné les règles de distanciation sociale, les activités de réseautage en ont grandement souffert. Ce sont d’ailleurs des sources importantes de revenus pour ces chambres. Mais une chambre de commerce, c’est beaucoup plus que ça. C’est aussi une importante voix de représentation politique et économique auprès des instances politiques locales, un outil de réflexion économique et sociale et de partage des connaissances, un hub de partage de nombreux services aux entreprises, un acteur majeur de développement commercial et une identité collective locale ou sectorielle.

 

Plusieurs chambres de commerce, tout comme les entreprises, trouvent la période que nous vivons extrêmement difficile. Toutes, ne jouissent pas de la même diversité des sources de financements et en fonction de la spécificité de chacune d’elles, elles ont aussi des compétiteurs institutionnels qui peuvent être à la fois des partenaires et des compétiteurs. Si nous ne songeons qu’au développement commercial, certaines MRC, municipalités et SADC sont des compétiteurs directs de ces chambres. Dans deux récents billets (Comment mettre en place une initiative d’achat local dans sa région ou sa localité? Et Le capharnaüm du commerce en ligne et des répertoires) j’illustrais comment l’indispensable idée de valoriser l’achat local peut devenir un immense foutoir si les différentes instances économiques locales et régionales ne coopèrent pas ensemble. Mais cet exemple n’est pas anecdotique. Il en est de même pour la formation aux entrepreneurs, la recherche de financement, l’aide aux start-ups, le développement de plans d’affaires, la mise sur pied d’un marché local, le développement commercial local et une foule d’autres initiatives économiques et sociales qui se retrouvent aussi dans l’offre de nombreuses organisations. Chacune de ces entités doit justifier son existence par des accomplissements mesurables et qui lui sont propres. D’où la compétition et l’apparition d’initiatives dupliquées qui deviennent malheureusement contre-productives et qui finissent par coûter collectivement plus cher et être moins efficaces que si elles avaient été conjointes.

 

À contrario, certaines chambres de commerce ont la chance d’avoir intégré dans leurs murs une SADC, un service de développement commercial, de l’aide au recrutement et à la formation de la main-d’œuvre et même des services gouvernementaux (comme les succursales de la SAAQ que plusieurs chambres de commerce fournissent en région). Certaines chambres de commerce sont aussi propriétaire de l’immeuble qu’ils occupent, ce qui est une création d’actif non négligeable.

 

Mais la question posée en début de billet demeure. Comment les chambres de commerce peuvent-elles se réinventer? De toute évidence, plusieurs chambres ont compris l’apport du numérique pour transformer leurs activités. D’ailleurs, ça m’a permis d’offrir des ateliers Web, commerce en ligne et médias sociaux à la Chambre de Commerce de Rawdon, d’Abitibi-Ouest et bientôt à celle du Centre du Québec. Plusieurs ont aussi offert différents types de formations en ligne, de réseautage et de 5à7 virtuels et d’autres initiatives numériques. Certaines ont travaillé avec les partenaires locaux pour développer conjointement des initiatives d’achat local et autres « services » spécialisés aux entreprises et à la communauté. Mais dans tous les cas, il est clair qu’afin de pouvoir survivre, les chambres de commerce se devront d’innover et de travailler conjointement avec les autres acteurs de leurs communautés. D’ailleurs, ces acteurs partenaires/compétiteurs, que ce soit les entreprises locales, MRC, Municipalités, SADC ou ministères provinciaux, doivent aussi réaliser qu’il en va de leurs propres efficacités et rayonnement économique de supporter le plus possible les chambres de commerce puisque si elles disparaissent, faute d’appuis, c’est tout l’écosystème économique local et régional qui en pâtira. Surtout que même si on ne le mentionne que trop rarement, malgré les employés et leurs permanences, ces chambres sont animées par une foule de bénévoles qui ne coûtent rien à ces écosystèmes et qui la plupart du temps, rapporte beaucoup plus qu’elles ne coûteront jamais. Ces chambres sont aussi le réservoir des forces économiques vives et de l’expertise terrain de ces mêmes localités. Les laisser dépérir serait une erreur grave pour l’économie du Québec…

 

 

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Le marketing et la communication en temps de crise (sanitaire ou autre)

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Ce n’est vraiment pas le temps de disparaître de la carte. En effet, l’usage des médias sociaux et du web est en pleine progression ici et ailleurs. C’est donc le temps idéal de fournir à vos clients et clients potentiels des informations pertinentes sur « votre sujet » (pour découvrir SON sujet, lisez mon billet Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu) et sur comment votre entreprise s’adapte à la crise que nous vivons tous.

Plusieurs entreprises ont des budgets de représentations pour participer à des foires, congrès et salons. Comme ceux-ci ont été pour la plupart, annulés, il est peut-être judicieux de transférer le budget qui y était dédié, au numérique. Si votre présence numérique et sociale n’est que très rudimentaire, vous pourriez sans doute les améliorer et même commencer à faire du transactionnel en ligne. Pour trouver des ressources pour vous améliorer, vous pouvez consulter les nombreuses références qui sont dans mon récent billet Guides pour le commerce en ligne, travailler avec un expert local ou téléphonez-moi  mes clients sont à la grandeur du Québec.

Profitez-en pour mettre à jour votre présence Google mon entreprise, pour créer et partager plus de contenus sur vos présences Facebook, Twitter, Linkedin, YouTube, Slideshare et autre et pour faire parler vos clients, employés et fournisseurs. Bref, il est temps d’entrer et de faire partie de la conversation.

Cependant, évitez d’avoir l’air de profiter ou de vouloir vous enrichir du malheur des gens. Vous devez plutôt
• reconnaître l’impact de la pandémie sur vos consommateurs,
• être empathique avec eux,
• discuter de l’impact du virus sur leurs vies et sur la vôtre,
• réassurez-les sur le maintien de la qualité des services et produits que vous vendez.

Étant donné que plusieurs entreprises ont diminué leur budget marketing, il serait temps, au contraire, d’augmenter le vôtre pour profiter du vide qu’ils ont laissé et du temps de navigation et du nombre d’usagers numérique qui ont sensiblement augmenté…

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Le projet d’identité numérique du gouvernement du Québec ou comment faire n’importe quoi

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Heureusement que je suis assise. Sinon je tomberais à la renverse à lire les dépêches à propos du projet des « milliards de dollars » que le gouvernement du Québec commence à dépenser pour (selon TVA Nouvelles)

« L’ambitieux projet coûtera des milliards de dollars et n’a jamais été réalisé ailleurs dans le monde. ». (…)

« L’identité numérique sera basée sur les chaînes de blocs, une technologie « réputée inviolable », selon le ministre délégué à la Transformation numérique, Éric Caire. »(…)

« Pour les deux premières phases, ce sont essentiellement des cerveaux qui sont payés. Mais pour les deux suivantes, ça inclura de nouvelles infrastructures. Des structures hyper énergivores comme des serveurs et de nouveaux réseaux informatiques. Un chantier de plusieurs milliards de dollars, selon nos sources. »

Ou bien TVA Nouvelles écrit n’importe quoi, ou bien c’est Éric Caire qui dit n’importe quoi et qui a réussi à endormir le conseil des ministres et le premier ministre. Déjà à lire les trois paragraphes cités plus haut, on peut déjà réaliser le ridicule des informations présentées. Allons-y par étape.

« L’ambitieux projet n’a jamais été réalisé ailleurs dans le monde »

Il faut croire qu’Éric Caire n’a jamais lu le Plan numérique du Parti Québécois qui citait la technologie X-Road de l’Estonie (qui e débuté en 1998), qui fait exactement ce que prétend développer notre gouvernement, mais sans le boulet de la Chaîne de bloc. D’ailleurs le code source de X-Road est disponible sous licence MIT. L’Estonie et la Finlande utilisent depuis des années avec succès cette technologie et les Pays-Bas utilisent eu une adaptation nationale de X-Road. D’ailleurs, la carte X-Road world map nous permet de visualiser les pays tels que le Japon, l’inde, le Cambodge, Israël, l’Allemagne, l’Écosse et plusieurs autres qui sont en train de l’implanter chez eux. Donc, pour la première mondiale, on repassera.

« L’identité numérique sera basée sur les chaînes de blocs, une technologie « réputée inviolable »

Pour la réputation d’inviolabilité des chaînes de bloc, il suffit de lire l’article Top 5 Blockchain Security Issues in 2019, pour comprendre la fumisterie de cet énoncé.

Mais pour les deux suivantes, ça inclura de nouvelles infrastructures. Des structures hyper énergivores comme des serveurs et de nouveaux réseaux informatiques.

En effet, la technologie Blockchain est réputée très énergivore. Il est vrai que le Québec jouit de l’accès à l’électricité peu dispendieuse d’Hydro-Québec, mais cette énergie pourrait aussi servir à alimenter les petites serres afin d’atteindre la sécurité alimentaire quatre saisons. Les data-center qui seront nécessaires pour héberger les données seront très certainement utiles. Mais il semble que ce même gouvernement avait décidé de plutôt aller dans le cloud d’Amazon ou d’un autre joueur américain? Est-ce un revirement de vision? Si c’est le cas, c’est tant mieux.

Par ailleurs, les milliards qui seront injectés dans ce projet pourraient certainement l’être plutôt dans l’installation de fibre optique à la grandeur du Québec habité. Cela créerait immédiatement un cinquantaine de milliers d’emplois, augmenterait significativement notre PIB et serait très rentable pour le gouvernement et la société si au lieu de financer les TELCO avec cet argent, le gouvernement mandatait Hydro-Québec à installer la fibre et à recevoir des redevances des Telcos qui elles, s’occuperaient du transport sur le réseau national ainsi créé. Mais bon, il semble qui l’improvisation et les courbettes aux lobbys TI et des TELCOs soient plutôt la voie stratégique qui est préconisée. C’est profondément triste et à la fois particulièrement inquiétant…

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Le capharnaüm du commerce en ligne et des répertoires

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TROP C’EST COMME PAS ASSEZ

Tout d’un coup, tout le monde veut faire du commerce en ligne et son propre répertoire. C’est une excellente et une triste nouvelle. C’est une excellente nouvelle parce que ça aurait dû être fait depuis très longtemps. C’est une triste nouvelle parce que l’offre va de l’excellent au n’importe quoi. C’est triste aussi parce que ça se fait dans l’urgence avec les moyens et les budgets du bord.

Étant donné la réalité de la covid-19, tout le monde veut acheter local. C’est une très bonne chose. Mais comment acheter local est LA question que se posent de nombreux consommateurs? D’innombrables initiatives sont donc nées de ce besoin d’achat local. Chaque hiérarchie administrative, qu’elle soit sectorielle, municipale, régionale, chambre de commerce, provinciale, aide au développement économique ou autre, propose SA solution. Le problème est que LA solution doit se battre avec l’enflure de compétiteur et le commerçant ou le consommateur ne savent plus où donner de la tête et Google et Facebook pleuvent de soi-disant ressources qui se compétitionnent entre elles sans pour autant rejoindre le consommateur. J’en vois de ces pages Facebook d’achat local qui se parle entre les promoteurs qui l’on mit en place. Ou pire encore, une région que je ne nommerai pas, a mis en place un « groupe fermé » d’achat local pour lequel on doit d’abord être approuvé avant d’y avoir accès. BONJOUR L’ACQUISITION DE CLIENT???

Puis il y a les répertoires. Les très (trop) nombreux répertoires. Chaque administration a le sien. Ajoutez à ça les répertoires de joueurs indépendants « qui ont flairé la bonne affaire », ceux des joueurs sectoriels et tous les autres.

Certains sont transactionnels, d’autres pas. Certains proposent des produits, d’autres pas. Certains vous redirigent vers les commerces, d’autres s’y substituent. Certains focalisent sur les produits réellement faits au Québec, d’autres sur n’importe quelle entreprise qui vend n’importe quoi y compris des « gugus » fait en Chine, mais vendus au Québec.

Si vous êtes un entrepreneur, vous devrez vous inscrire à des dizaines de ces sites. Si vous êtes consommateurs, vous devrez en visiter des centaines.

Le plus simple était décidément d’avoir votre propre site web et de transiger directement avec le marchand. Ou de faire comme avant et d’aller cogner à sa porte…

Juste pour vous donner une idée, tapez « achat local » dans la barre de recherche de Facebook, puis allez à la section page, des résultats. Puis, faite la même chose dans Google. Sur Google, vous aurez 296 000 000 de résultats pour vous divertir…

Le plus beaux est que plusieurs de ces initiatives seront payées par vos impôts et vos taxes…

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Pour favoriser la reprise économique des commerces, le juste milieu entre mesures de sécurité adéquates et la paranoïa

Quelques exemples choisis

LePanierBleu

AlimentsduQuebec

AcheterQuebecois

Signé Local

MaZoneQuebec

Faitcheznous

signelocal

SoyezLocal

GardemangerduQuebec

TerroirsQuebec

Achat local UPA

et je n’ai fait que gratter la surface…

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Pour favoriser la reprise économique des commerces, le juste milieu entre mesures de sécurité adéquates et la paranoïa

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panier d'ACHAT
(SOURCE: Pixabay https://pixabay.com/fr/illustrations/panier-d-achat-shopping-1019926/)

Les exemples de mesures et de comportements exagérés chez certains commerces et leurs employés n’aideront en rien leurs reprises économiques. Il est évident qu’il faille protéger les employés et les clients du coronavirus qui peut tous nous affecter. Il est tout aussi évident que la majorité des clients comprennent l’importance de nouvelles règles de comportements dans nos commerces. Cependant, nous pouvons déjà noter une grande disparité de mesures sanitaires et de politiques, d’un commerce à l’autre. Or, la rigidité (ou non) de certains employeurs et/ou de leurs employés, pourraient faire disparaître des consommateurs qui voulaient venir y dépenser leurs argents.

Voici donc quelques exemples :

Argent comptant
Certains commerces refusent maintenant l’argent comptant. Est-il bon de rappeler que l’argent comptant a toujours valeur légale au pays, que certaines personnes n’ont pas de cartes de débit et que chaque transaction avec un terminal au point de vente est facturée par les banques aux clients engraissant ainsi indument ces institutions? Aussi, pour ceux qui ne le réalisent pas, notre argent est fait de polymères (et non de papier) et ils sont très faciles à laver avec de l’eau et du savon. En outre, les terminaux de point de vente sont un méchant ramassis de germes autrement plus dangereux pour le consommateur que l’argent « liquide » qu’ils peuvent donner aux caissières qui travaillent avec des gants.

Politique d’échange
Hier je suis allé dans une quincaillerie pour acheter un flotteur de remplacement pour mettre sous l’une des sections de mon quai. Avant de payer, j’ai demandé si c’était échangeable puisque je devrai d’abord retourner mon quai pour vérifier la forme exacte du modèle du flotteur qui est encore en place afin que celui qui sera à l’autre bout de la section lui soit identique. Or, on me dit que tout ce qui est acheté sera non échangeable. J’ai donc décidé de ne pas acheter cette pièce (qui coûte $125) et j’irai probablement l’acheter ailleurs une fois que je saurai exactement le numéro et le modèle du flotteur. D’ailleurs. Le plus ironique est que cette pièce est faite de gros plastique, qu’elle passe les journées à l’extérieur dans leur cour à bois et qu’il serait très facile de désinfecter celle-ci une fois retournée.

Politique de ne pas toucher aux produits
Je suis nouvellement cardiaque et il est maintenant essentiel pour moi de vérifier le taux de sodium de chacun des produits alimentaires sur l’étiquette du fabricant. Or, les épiceries ont l’habitude de cacher les étiquettes de renseignements nutritifs afin de mettre en valeur le devant des produits. Si je me fais apostropher par un employé qui m’oblige à acheter un produit que j’ai retourné, il est certain que ce sera la dernière fois que je mettrai les pieds dans ce commerce. Surtout, qu’on nous oblige à nous laver les mains ou qu’on nous asperge de désinfectant avant même d’entrer dans le commerce. À un moment donné, il faut être conséquent avec les mesures qu’on met en place. Ou on ne nous désinfecte pas et on nous oblige à acheter le produit touché, ou on nous désinfecte et on nous laisse toucher le produit.

J’ai aussi acheté en ligne chez LaBaie. Mes achats ont été livrés par Purolator. Comme les vêtements étaient trop petits pour moi, j’ai imprimé le bond de retour et suis allé au point de dépôt de mon quartier qui se trouve dans une pharmacie. Sur le site de Purolator, il est clairement indiqué que cette succursale prend les colis prépayés. Or, lors de ma visite, on refuse de prendre le colis « à cause du coronavirus ». Je demande à parler au gérant qui m’explique que c’est trop dangereux de prendre le colis parce qu’il est peut-être contaminé et qu’ils ne sont « qu’un point de service pour aider Purolator ». Je n’en reviens pas. Je vais donc au deuxième point de service comme indiqué sur le site Web de Purolator, qui se situe à Rawdon. J’entre je montre ma boîte avec l’étiquette Purolator, la caissière la prend et me dit merci et passez une belle journée. Pourtant nous parlons de la même boîte et en principe, du même service d’un tiers de Purolator. Cependant, on remarque une attitude et un service aux antipodes.

Politique d’âge du consommateur.
Un de mes voisins qui a 70 ans s’est fait dire dans une pharmacie qu’ils ne voulaient plus le voir dans l’établissement à cause de son âge et que dorénavant il devait commander par téléphone et attendre une livraison à la maison. Il n’ira plus jamais dans cette pharmacie.

Le nombre de clients à l’intérieur
Avant tout le monde, Costco désinfectait les paniers d’épiceries. La première fois que j’ai vu ça, j’étais agréablement surprise de cette mesure de sécurité. Maintenant c’est une chose commune. Par contre, bien des épiceries limitent grandement le nombre de clients à l’intérieur tandis que Costco ne semble pas le limiter. La question est « quel devrait être ce nombre? La CNESST suggère de limiter le nombre de clients à l’intérieur sans le mentionner. Mais il semble que la norme soit la moitié du nombre de personnes qui est permise dans un bâtiment selon le code protection des incendies. Or, l’été il est aisé d’attendre à l’extérieur lorsqu’il fait beau. Lorsqu’il pleut et qu’il fait froid, ça devient plus difficile. L’automne et l’hiver prochain, si nous avons une deuxième vague, ça pourrait devenir passablement plus incommodant. La question du nombre de personnes permise, selon l’entrepreneur, prendra alors tout son sens. D’ailleurs, dans la localité dans laquelle je fais mes emplettes alimentaires, 4 compétiteurs dans un très court rayon géographique, se partagent le marché. Alors, comme sans doute certains autres consommateurs le font, je fais le tour pour observer l’achalandage de la file d’attente avant de choisir quel sera le supermarché de mon choix pour cette semaine particulière. Cet enjeu risque donc de devenir un facteur important du chiffre d’affaires des entrepreneurs.

L’exagération de la sécurité
Les entrepreneurs sont tout à fait légitimés de prendre les mesures qu’ils exigent nécessaires pour satisfaire les obligations légales auxquels ils font face, à la perception qu’ils ont de ces obligations, à la perception qu’ils ont du danger pour leurs employés et eux-mêmes. Ils doivent aussi cependant réaliser que ces mesures seront aussi évaluées par leurs clients. Certains trouveront qu’ils ne vont pas assez loin, tandis que d’autres y verront de l’exagération. En outre, les clients visiteront aussi d’autres commerces et compareront l’accueil qu’ils y auront. Ces divers éléments feront indéniablement partie de l’expérience client et la fidélité de la clientèle risque d’être plus volatile que jamais. Songez-y donc sérieusement avant d’implanter vos politiques…

Pour aller plus loin

Comment laver vos billets de banque en temps de pandémie

CNESST Guide de normes sanitaires en milieu de travail pour le secteur du commerce de détail – COVID-19

Centre Canadien d’Hygiène et de sécurité au travail, Conseils commerces de détail

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Guides pour le commerce en ligne

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En ces temps de confinement, de plus en plus d’entreprises, qu’elles soient B2C ou B2B , qu’elles vendent des produits ou des services, grossistes ou détaillants, s’intéressent finalement à la vente en ligne. Je dirais ENFIN puisque ça fera bientôt 20 ans que je les incite à le faire. Pour ces retardataires, la marche peut être haute. En fonction de la qualité des services internet de leur localité (ce qui est encore loin d’être un acquis en région), des prestataires de technologies Web (ils peuvent toujours sortir de leur région s’ils ne trouvent pas les fournisseurs qui leur conviennent) et de leur propre connaissance du sujet, de très nombreuses questions se poseront. C’est pourquoi j’ai colligé ici, certains des nombreux guides pour le commerce en ligne qui sont disponibles en ligne.

Je rappelle que d’avoir un site Web n’est souvent que le début de la démarche et que de le faire vivre et d’en faire la promotion, contrairement à ce qu’on peut croire, sera le gros du travail et la grosse dépense. Tout comme dans le monde physique, ce n’est pas parce que vous avez loué ou acheté un espace commercial et que vous y avez installé une pancarte magasin que par miracle, les acheteurs arriveront. Il en est de même pour le Web. Ça vous prendra une stratégie marketing, du personnel, une gestion du point de vente et de l’inventaire et un travail acharné pour en retirer des bénéfices. En outre, comme je l’explique lors de mes ateliers Web et médias sociaux, vous pourriez même vendre en ligne sans même avoir votre propre site transactionnel et utiliser des services tels qu’Amazon, eBay, Etsy, Alibaba et autre. D’ailleurs, j’ai déjà fait une émission de radio avec un entrepreneur qui une fois en ligne sur Amazon pour vendre ses antiquités de la IIe guerre mondiale, vendit ses deux magasins physiques pour s’y consacrer et acheta un 2e entrepôt pour satisfaire à la demande qu’il avait créée. Je connais aussi plusieurs entrepreneurs qui grâce à un efficace marketing de contenus sur le blogue et site informationnel, suscitent les ventes hors-ligne qui se feront en magasin ou au téléphone. Tous les modèles sont donc possibles. D’ailleurs, pour des raisons de pérennité de l’investissement marketing, j’ai toujours valorisé le marketing de contenu à la publicité en mentionnant que ce sont de gros efforts qui génèrent des retombées à moyen et à longs terme, mais que pour le court terme, la publicité demeurera un incontournable. Déjà, il y a plus de 10 ans, dans le chapitre du collectif Pourquoi bloguer, je présentais Bloguer pour vendre qui jetais les bases de cette approche du marketing de contenus.

Quel que soit l’approche de commerce en ligne que vous privilégierez, la mesure de rendement ultime sera toujours faites-vous des ventes ou pas? Après 12 mois vous pourrez mesurer si effectivement l’investissement que vous avez fait en vaut la peine ou pas. Cependant, il est aussi bon de rappeler que même Amazon, a attendu 10 ans avant de commencer à être rentable. Alors il faut regarder les objectifs à long terme, évaluer la justesse des décisions et des stratégies qu’on a prises afin de ne pas se conforter à croire « que le Web c’est de la marde parce que j’y ai investi sans retombée» alors que les raisons d’échecs peuvent être multiples.

Voici donc certains guides qui pourraient vous être utile

Bloguer pour vendre

10 étapes pour réussir son entrée Web

Le guide de création de crédibilité d’un site Web de Standford

Comment mettre en place une initiative d’achat local dans sa région ou sa localité?

Questionnaire Médias Sociaux pour membres de la haute direction d’une organisation

Comment accroitre son branding sur le Web

Le ROI du marketing de contenu

CEFRIO Guide de référence sur les processus d’affaires et les équipes à mettre en place pour sa boutique en ligne

BDC : Guide commerce électronique : Livre numérique gratuit: réussir en commerce électroniqueDécouvrez comment augmenter vos ventes grâce au commerce électronique

Poste Canada : La vente en ligne au Canada en 2020, Les facteurs qui maximisent l’expérience client

Pour aller plus loin

Rich snippet, schema, https et autres baguettes magiques du référencement

Le push et le pull marketing expliqué par le karaté et le judo

La règle de trois en marketing ou en publicité

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