SLAV La “trans” que tu aimes définir en moi est le “noir” que tu n’aimes pas que je te reflète. Une discussion positive avec Fabrice Nguena

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SLAV a fait remuer beaucoup d’émotions cette semaine. Mais parce que je vais en politique, on a tenté de me faire comprendre que je ne devrais pas m’impliquer dans ce débat sociétal. Ce serait même dangereux pour mon élection éventuelle. Mon avis est tout autre. S’il y a un lieu de débat essentiel, il me semble que c’est celui de la politique et très certainement aussi, celui de l’art. Or si je vais en politique, c’est aussi pour être moi-même. Pas pour être celle que certains amis, abonnés ou médias aimeraient que je sois. Je tiens à être élue pour mes idées et pour ma personnalité, telles qu’elles sont.

 

De plus, je suis auteure, poète, actrice (membre permanente de l’UDA) et j’ai écrit et joué sur les planches de La Licorne, qui s’adonne à être justement dans la circonscription pour laquelle je me présente, un conte de Noël sur la transidentité. J’ai donc, il me semble, de bonnes raisons d’être touchée et de réagir au sujet de la censure du spectacle SLAV.

 

Depuis un certain nombre de jours, je partage différents textes sur les médias sociaux, qui sont tous anti-censure. Ce n’est pas que je suis insensible aux demandes de la communauté afro-québécoise et des différentes minorités pour une croissance de leur visibilité dans nos arts et nos médias. C’est même tout le contraire. Avant mon changement de sexe, j’avais une présence médiatique soutenue, qui s’est tarie peu à peu après mes transformations. J’ai eu de nombreuses menaces de mort et je vis avec le mépris et les insultes sur une base régulière. Je comprends donc tout à fait les enjeux de la discrimination disons . Mais, je suis aussi profondément humaniste et démocrate.

 

(notez ici que les échanges médias sociaux sont par nature rapides et parfois émotifs. Des coquilles sont donc possibles dans les textes ici-bas et par soucis de transparence, ils ne sont pas corrigés).

 

J’appuie à 200% l’inclusion des différentes communautés culturelles dans l’espace médiatique et culturel québécois et j’abhorre la censure et les tactiques de guérillas que vous valorisez. Chacun ses principes… et triste constat… #PolQc

 

 

D’ailleurs, à la suite de mon statut ci-haut, une autre amie Facebook « racisée » (je trouve ce mot très racialiste et c’est triste en maudit qu’on en soit revenu à se parler par antagonisme racial) me disait :

 

Carla Beauvais Privé Michelle Blanc Ton 200% Il prendra tout son sens lorsque cet enjeux sera débattu et que l’on t’entendra défendre l’inclusion! Je n’ai à présent jamais lu un commentaire de ta part dans ce sens. Et pour la guérilla ça
Serait la plus discrète que j’aurais vu ! Autant on reproche aux uns d’utiliser un vocabulaire qui dérange autant on devrait avoir la décence de ne pas tomber dans la même rhétorique abusive.

 

Michelle Blanc Sans doute parce que tu ne participe pas à Média Mosaïque dont c’est la vocation, pour qui j’ai fait une conférence gratuite et qui m’ont aussi honoré

Carla Beauvais Privé Michelle Blanc effectivement je ne suis pas Media Mosaique. Mais j’ai rarement vu ces prises de positons sur tes plateformes. Désolée de m’être trompée dans ce cas. Merci de la rectification

 

 

Voici donc un échange que j’ai eu avec le copain Facebook Fabrice Nguena. Nos points de vue étaient opposés. Ils le sont probablement toujours. Mais au moins, on se parle…

 

https://www.facebook.com/michelleblanc/posts/10155406220731576

 

 

 

Michelle Blanc

‪À lire pour comprendre et peut-être guérir un peu… Puis-je poser une question? https://www.7jourssurterre.com/…/Puis-je-poser-une-question

 

Fabrice Nguena

Toute minorité doit se battre pour exister, que leur dignité soit respectée et leurs autres aussi. Noirs, trans, femmes, etc….. ça pourrait vous faire voir les choses vous un autre angle

Les trans en colère !

http://tetu.com/2018/07/05/scarlett-johannson-homme-trans/

 

Michelle Blanc tout le contraire

 

Michelle Blanc voici ce que j,écrivais hier 

https://www.facebook.com/michelleblanc/posts/10155403769511576

 

 

Michelle Blanc

#

SLAV

Certains crient à l’injustice parce que Scarlett Johansson ne devrait pas jouer un personnage transgenre. Moi j’ai préféré écrire et jouer un conte sur la transidentité sur les planches de Théâtre La Licorne et Théâtre de La Manufacture On peut s’indigner ou on peut faire…

https://www.huffingtonpost.fr/2018/07/05/scarlett-johansson-repond-a-ceux-qui-trouvent-quelle-ne-devrait-pas-jouer-un-personnage-transgenre_a_23475052/

 

Michelle Blanc on peut se poser en éternelle victime ou on peut changer les choses et changer le monde…

 

Pierre Gauthier

Michelle Blanc Tellement!

 

Fabrice Nguena ·

Toute minorité doit se battre pour exister, que leur dignité soit respectée et leurs autres aussi. Noirs, trans, femmes, etc….. ça pourrait vous faire voir les choses.

Simone de Beauvoir par exemple s’est fait traitée de tous les noms d’oiseaux parce que exigeait l’égalité.

C’est la même chose que chaque minorité exige.
Ça n’enlève rien à la majorité.

 

Michelle Blanc

je suis de toute évidence pour les droits humains que je réclame haut et fort. Je suis contre la nouvelle ségrégation idéologique qui nous ramène à la race et qui prétend que nous sommes tous différents en niant notre humanité commune. Je suis trans dans tes yeux et dans les yeux de trop de gens et je laisse dire parce que je sais que ça sauve des vies. mais je suis avant tout femme. La “trans” que tu aime définir en moi est le “noir” que tu n’aime pas que je te reflète. Prend réellement le temps de lire le texte ci-haut avant de commenter. il y est dit ” êtes-vous en train de laisser entendre que, finalement, il y aurait bel et bien une différence entre nous? Que nos relations avaient, en fin de compte, raison de ne se résumer qu’à un rapport de force idéologique?”

 

Michelle Blanc Je suis, je fais et par mon exemple positif, j’ose croire que j’inspire un peu et que je montre qu’on peut être un peu différente dans l’oeil de l’autre, et digne…

 

Michelle Blanc Ça ne m’empêche pas de réclamer des droits mais sans jamais tenter de castrer les autres… surtout sans jamais me scandaliser lors d,une première que je n,ai même jamais vue

Fabrice Nguena

Idem pour moi
Chacun à sa façon

 

Michelle Blanc

et je trouve triste que certains afro-québécois se laissent instrumentaliser par une extrême gauche idéologique racialiste qui en bout de compte, fomente les dissension raciales au lieu de les adoucir…

 

Fabrice Nguena

Mon idéologie est simple : l’humanité est une et indivisible, ça s’étend jusqu’à dans la dignité humaine qui doit être elle aussi une et indivisible.😊😊

 

Fabrice Nguena

Bonne soirée 
Amicalement vôtre

 

Michelle Blanc

Fabrice Nguena la bise Fabrice et on en parlera face à face un de ces 4

 

 

Siegfried Hulot C’est formidable ! Quelques échanges courtois pour arriver à la conclusion qu’il serait si facile d’être d’accord

 

Fabrice Nguena

Du dialogue ou la discussion jaillit la lumière

 

Marianne Grateful

Se reconnaître humain d’abord est l’essence de la Paix En lisant l’article et vos échanges j’ai espoir en l’humanité en harmonie et à l’écoute de chacun 🌸💋❤

 

MAJ

«Lorsque l’anarchiste réclame, dans une belle indignation, le “droit”, la “justice”, les “droits égaux”, il se trouve sous la pression de sa propre inculture qui l’empêche de comprendre pourquoi au fond il souffre — en quoi il est pauvre en vie… Il y a en lui un instinct de causalité qui le pousse à raisonner: il faut que ce soit la faute à quelqu’un s’il se trouve mal à l’aise… Cette “belle indignation” lui fait déjà du bien par elle-même, c’est un vrai plaisir pour un pauvre type de pouvoir injurier: il y trouve une petite ivresse de puissance. DÉJÀ LA PLAINTE, RIEN QUE LE FAIT DE SE PLAINDRE PEUT DONNER À LA VIE UN ATTRAIT QUI LA REND SUPPORTABLE: dans toute plainte il y a une dose raffinée de vengeance, on reproche son malaise, dans certains cas même sa bassesse, comme une injustice, comme un privilège inique, à ceux qui se trouvent dans d’autres conditions. “Puisque je suis une canaille tu dois en être une aussi”: c’est avec cette logique qu’on fait les révolutions.» — Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau, §34

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Discours d’investiture de la circonscription de Mercier de Michelle Blanc

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Avant de remercier qui que ce soit, je remercie ma conjointe, Bibitte Électrique, qui accepte de me partager avec vous. Si je suis ici ce soir, devant vous, c’est en grande partie grâce à elle. C’est l’amour de ma vie. Depuis 24 ans, déjà, elle est là pour m’aider à grandir et à me réaliser davantage. Elle m’accompagne dans mes rêves, même celui, capoté, de faire de la politique. Elle accepte déjà et acceptera de moins me voir pour que je lutte activement afin de créer un monde meilleur pour notre petit-fils, pour les gens de Mercier et pour tous les Québécois.

 

Même si vous ne verrez que moi, je serai toujours deux devant vous puisque derrière une femme politique, il arrive qu’il y ait aussi une très grande femme. Elle ne sera jamais sur les gradins avec moi, puisque son travail requiert qu’elle reste la plus discrète possible pour être efficace dans ses fonctions. Je t’aime, ma chérie.

 

Vous me permettrez aussi de remercier :

 

  • Jean-François Lisée;
  • Jean-Martin Aussant;
  • Mon président de circonscription, Dominique Goudreault, et tous les membres de l’équipe de Mercier;
  • Je vous remercie aussi, chers militants et chers amis, d’être si nombreux, enthousiastes et déterminés à soutenir ma candidature.

 

Mais LA question que plusieurs se posent est : Pourquoi? De quessé?, comme disent certains potes. Qu’est-ce que tu vas faire en politique? Pourquoi quitter la quiétude de ton bois et la présence chaleureuse de tes amours, Bibitte et ta chienne Charlotte, et venir te battre dans Mercier, dans ce qu’on dit être LE château fort de Québec solidaire?

C’est que, voyez-vous, j’ai des rêves. Depuis plus de 15 ans, je suis en mission. Ces missions m’ont poussée à gueuler pour un plan numérique pour le Québec, à me battre pour la laïcité et à partager mon vécu de femme transsexuelle.

Je disais cet hiver, lors d’une conférence, que sur mon lit de mort, ce ne sera pas le cash que j’aurai fait ou mes nombreux succès professionnels que j’aurai en tête. Ce sera plutôt le fait d’avoir ouvert ma gueule pour partager ma transition dont je serai fière.

On me dit souvent : on dirait qu’il y a de plus en plus de trans. Et je réponds : non, il y a de moins en moins de suicides. Parce qu’ils me l’ont dit, je sais que plusieurs de nos concitoyens qui vivent parmi nous sont encore ici parce que mon histoire était la lumière au bout de leur tunnel. Et je suis fière de ça en maudit.

Mais, bon. Malgré l’étiquette que les médias aiment me coller à la peau, je suis la candidate spécialiste de l’économie numérique et des transformations majeures que vivent déjà mes concitoyens, à cause de la révolution numérique qui bouleverse absolument tout. Mais pour certains, je ne suis et ne serai que la trans qui se présente en politique. Même si ça fait déjà 10 ans que j’ai changé de sexe et que je suis une femme – et que ça c’est fait sous l’œil de ces mêmes médias. Certains diront aussi que je suis « colorée » parce qu’il m’arrive d’avoir le tabarnak, le côliss ou l’estie de criss facile. Mais, bon. Si c’est le prix à payer pour avoir sauvé des vies et pour avoir sonné les oreilles – entre autres d’un certain Philippe Couillard il y a 4 ans, lors de son Forum des idées –, je suis prête à vivre avec ça.

Il y a 14 ans déjà, j’aidais un certain Henri-François Gautrin à réaliser son premier livre vert sur le numérique pour le gouvernement du Parti libéral du Québec. Six ans plus tard, il en faisait un deuxième. Ces livres verts lumineux furent tablettés tellement profondément que la seule copie qui en restait se trouve maintenant en ligne, à l’UQAC

Ma collaboration avec M. Gautrin avait commencé parce que j’étais allée le voir pour lui dire que ça n’avait pas de bons sens qu’une maître ès sciences en commerce électronique – comme moi et mes trois associés de l’époque – ne puisse pas aider notre propre gouvernement, qui avait pourtant payé le gros prix pour faire de nous des tops mondiaux. Il trouvait que ça n’avait pas d’allure non plus, et il suggéra que pour les gros chantiers informatiques, on alloue 10 % des montants aux firmes-conseils de petite taille afin de les aider à grossir. Je lui avais expliqué que les firmes de TI n’avaient pas besoin de subventions; elles avaient besoin de contrats. Quatorze ans plus tard, cette excellente suggestion n’est toujours pas réalisée.

Il y a quatre ans, Philippe Couillard fit son Forum des idées – en passant, Jean-François, c’est sans doute l’une des trop rares maudites bonnes idées de Couillard, son forum des idées pour le Québec. Toujours est-il que M. Couillard avait fait venir des experts du numérique des quatre coins de la planète pour l’inspirer à faire quelque chose avec ça. Je faisais partie de ces experts. Comme j’étais sur le dernier panel et que, comme d’habitude, les libéraux sont souvent en retard, on m’a dit qu’il n’y aurait pas de panel, mais que j’avais 15 minutes pour dire ce que ça me tentait de dire au premier ministre. Ho que boy que je me suis fait plaisir. D’ailleurs, ce discours on ne peut plus improvisé est toujours en ligne. Cherchez « Michelle Blanc discours au forum des idées » sur Google et vous tomberez dessus.

 

J’ai été gentille. Je l’ai fait rire au début et à la fin. Mais, entre les deux, je blasphémai à propos de nos stupidités numériques collectives, dans l’espoir de le shaker assez pour qu’il se grouille le derrière. Quatre ans plus tard, je suis maintenant candidate du Parti Québécois. Vous comprendrez qu’en matière de « grouillage de derrière », ce n’était vraiment pas très fort. Mais en matière de grenouillage, là, wow, les libéraux se sont vraiment dépassés.

Je suis donc ici, ce soir, pour vous proposer un rêve, un changement, une révolution. J’ai ce côté un peu flyé. J’aimerais ça qu’on se fasse une sorte de « Baie-James du numérique ». C’est dans Mercier que Bourassa, le père de la Baie-James, a déjà été élu. Les gens de Mercier ont ça dans le cœur, le rêve. On les taquine souvent en disant d’eux qu’ils sont « la clique du Plateau » ou qu’ils vivent dans « la République du Plateau ». J’y vis aussi, dedans et autour du Plateau, depuis une trentaine d’années. Je me reconnais dans cette clique de flyés, de rêveurs et de poètes au grand cœur.

Je vous rappellerai que ma copine Nathalie Rochefort, ancienne députée libérale de Mercier, a appuyé publiquement ma candidature sur Twitter parce qu’elle aussi, c’est une flyée du numérique et qu’elle aussi, elle n’a pas la langue de bois. Je vous rappelle aussi un certain Gérald Godin – Jean-Martin Aussant m’a récemment envoyé un des poèmes politiques de M. Godin. Tout comme moi, il avait une grande ouverture à la diversité culturelle et, dans ses écrits, il avait aussi le blasphème facile. Mais, bon, pour certains journalistes, un blasphème écrit dans un recueil de poésie, c’est de l’art mais, si c’est sur Twitter, ça fait de toi une candidature problématique.

Mais, pour revenir au rêve, au changement, à la révolution, je vous demande de me suivre encore un bout.

 

Imaginez juste un instant un Québec différent. Un Québec dans lequel un médecin, grand spécialiste de Montréal, arriverait à offrir une consultation à un patient de Chicoutimi qui lui parle du confort de sa maison. Ce médecin, lui aussi, est assis dans son fauteuil à Westmount. La consultation se passe de façon virtuelle. D’ailleurs, présentement, aux States, il n’y a pratiquement plus de radiologues dans les hôpitaux. Ils travaillent tous de chez eux, et un radiologue est maintenant capable de fournir son expertise à trois hôpitaux à la fois.

 

Imaginez maintenant un fonctionnaire de Transports Québec… Bon, bon, bon, ne vous énervez pas. Je sais qu’avec la commission Charbonneau et les libéraux, Transports Québec n’est pas votre ministère favori. Mais, bon, il faut bien tout de même payer et planifier nos routes et infrastructures routières d’ici à ce que 50 % des voitures disparaissent, en 2030, tel que le prédit l’expert mondial Tony Seba. Et ça se peut que devoir travailler dans un bureau gris avec des séparateurs gris, d’une tour à bureaux grise, d’un parc à bureaux drabe à quelque part au Québec, ce ne soit pas l’environnement idéal pour être de bonne humeur et le plus productif possible.

 

Imaginons que ce même fonctionnaire travaille de l’endroit qu’il a choisi. Disons qu’il aime bien Saint‑Pascal‑de‑Kamouraska. Il travaille de chez lui à Saint‑Pascal‑de‑Kamouraska et traite ses dossiers de son bureau dans le sous-sol. Ça pourrait être au 2e, mais, bon, c’est un fonctionnaire de Transports Québec. Le sous-sol de chez lui, moi, je trouve ça bien correct.

 

Bref, vous comprenez sans doute le topo. Avec le numérique, une méchante portion du secteur tertiaire de notre économie (73,5 % en 1995) peut se faire de n’importe où au Québec. On pourrait ainsi repeupler les régions et faire revivre les petits centres-villes parce que travailler de chez soi, des fois, ça devient plate. Donc, le travailleur virtuel ira, des fois, au centre du village de Saint‑Pascal‑de‑Kamouraska pour travailler du café local. Avant de revenir chez lui, il prendra un pain chez le boulanger, une couple de fruits et de légumes chez un autre marchand, et un fromage chez le fromager. Ça fera revivre les campagnes.

 

Mais, bon, tous ne sont pas d’accord avec ça. Prenez, par exemple, mon chum Pierre, qui est ici ce soir. Pierre est un « Plateauin » dans le sang. Quoi qu’il arrive, il ne déménagera JAMAIS du Plateau parce que lui, aller voir les musées en Bixi, visiter les restos à pied et aller au théâtre, ça fera toujours partie de sa vie. Il me disait par contre que si plus de gens sortaient du Plateau avec leurs grosses voitures sales, il aimerait bien ça. Justement, le numérique jumelé au télétravail, ça ferait ça. Ça limiterait très sensiblement les besoins de déplacement, la congestion routière, les GES et les besoins d’agrandissement des infrastructures routières. Et je ne parle même pas encore du Grand Débloquage du Parti Québécois, qui est une maudite bonne idée. D’ici une couple d’années, le Plateau et plusieurs quartiers de Montréal pourraient devenir ces lieux de vie qu’on envie aux rares petits villages de campagne qui trépignent encore.

 

Parlant de campagne, saviez-vous qu’à Victo, tous les jardins ornementaux municipaux sont comestibles, tout comme ceux de l’Assemblée nationale? C’est bien l’fun, comme QS, de se fendre la gueule à parler d’environnement et même d’imaginer de lourdes amendes pour les entreprises qu’on jugera fautives mais, au lieu de théoriser l’environnement, moi, j’ai le rêve pragmatique. J’aimerais bien que les jardins ornementaux du Québec soient comestibles. J’aimerais même, comme ils le font maintenant dans l’église de Saint-Pacôme, qu’on fasse des jardins verticaux à l’année longue afin de réellement viser l’autonomie alimentaire de proximité. D’ailleurs, avec des réseaux dignes de ce nom, les fermiers pourraient suivre leurs vaches à la trace, grâce à des colliers biométriques qui savent quand la vache va mettre bas, ce qu’elle mange dans le champ en temps réel, ses signes vitaux et d’autres données qui seront ensuite transférées à l’acheteur de la place du marché des bovins, qui est à l’autre bout du monde. Ça se fait déjà dans des campagnes pauvres et reculées en Inde mais, ici, on est encore à des années-lumière de ça. Ça pourrait changer si vous me faites confiance et que vous votez pour moi. Je m’engage à « diguidiner » le Parlement en titi. Voyez, je m’adoucis, maintenant que je prends mon rôle de future élue au sérieux.

 

Mais je vais revenir à mon chum Pierre du Plateau. Il aime bien Uber. Moi, Uber, ça me met hors de moi. Ça me fâche qu’on ait financé à plus de 75 % un certain Taillefer pour qu’il fasse un copycat de Uber. Ça me met en beau maudit qu’on ait été en réaction à Uber plutôt que d’être proactifs. Je ne comprends toujours pas pourquoi un petit pays comme l’Estonie a déjà sa carte santé et son identité gouvernementale numériques depuis plus de 10 ans, et qu’ils aient inventé Skype et une foule d’autres innovations technos, plutôt que ce soit nous qui ayons fait ça. Ça m’angoisse qu’on se lamente à propos d’Uber et qu’on ne se questionne pas encore à propos de ce qu’on fera des chauffeurs de taxi, de camion et d’autobus qui pourraient perdre leur job à moyen terme à cause de la conduite autonome et des modèles d’affaires de partage de la propriété du matériel roulant qui arrivent à grand pas. Ça m’enrage qu’on puisse déjà faire son bac en ingénierie à Georgia Tech de son sous-sol sur le Plateau, mais que Polytechnique ne semble pas encore se poser de questions là-dessus.

 

Ça me vire sens dessus dessous que des milliards – je dis bien des milliards – soient investis dans des projets de TI au gouvernement du Québec et qu’ils ne se terminent jamais ou qu’ils soient abandonnés. Je m’inquiète qu’on n’ait pas encore songé au logiciel libre et à notre souveraineté numérique.

 

Je m’offusque aussi que ça coute 1 $ à un Chinois pour livrer un produit à Havre‑Saint‑Pierre depuis la Chine, mais que ça coûtera 11 $ pour ce même produit s’il est posté depuis Rouyn. J’ai des boutons qui sortent lorsque je vois les multinationales venir ici nous vendre leurs cochonneries sans payer de taxes et que nos commerces, en plus de devoir payer ces taxes à la consommation, ne sont pas foutus d’être encore transactionnels en ligne.

 

J’enrage, et je pars dans ma tête. Je rêve qu’on change les choses. Je rêve que vous me fassiez confiance pour inspirer et pour qu’on se botte collectivement le… postérieur. Pour qu’on fasse notre « Baie-James numérique ». Pour qu’on branche à la fibre optique, svp, le Québec habité d’un bout à l’autre. J’ai la vision qu’on favorise le télétravail et l’agriculture urbaine, et qu’on devienne plus écolos. Je m’excite à l’idée qu’une femme enceinte puisse se présenter à l’élection sans devoir craindre de ne pas voir son poupon parce qu’elle habite Val-d’Or, et que le fait de devoir se déplacer constamment à l’Assemblée nationale devienne un obstacle majeur à son implication, alors qu’on pourrait faire les commissions parlementaires à distance et se déplacer beaucoup moins pour aller à l’Assemblée nationale. J’aimerais ça en maudit que notre première ressource naturelle soit celle de notre jus de cerveau, une ressource renouvelable, et qu’on s’en serve pour faire du gros cash à la grandeur du Québec, parce qu’on s’est donné et qu’on a partagé les connaissances numériques et les réseaux cellulaires et de fibre optique nécessaires pour qu’on puisse en vivre de partout au Québec. J’aimerais ça avoir des nouvelles de ce qui se passe au Lac‑Saint‑Jean autant que le Lac‑Saint‑Jean en devient écœuré de savoir ce qui se passe sur le Plateau, parce qu’on aurait des médias réellement numériques permettant d’avoir de vraies nouvelles de partout au Québec. J’aimerais ça qu’on mette un peu plus de ville à la campagne et un peu plus de campagne à la ville. J’aimerais ça qu’on recommence à avoir des projets collectifs pour l’ensemble des Québécois, pour ne pas qu’on fasse partie du tiers-monde numérique et qu’on devienne LA référence des peuples qui font leur avenir. J’aimerais ça que ce ne soit pas seulement le Kenya qui se fend la gueule d’avoir des maudites belles jobs grâce à la « Silicon Savannah » qu’il a créée avec des investissements d’une couple de milliards. Moi, j’aimerais bien une « Silicon Toundra », une « Silicon boréale », une « Silicon Montréal ».

 

C’est pour ce rêve de peut-être pas si capoté que ça que je prends le risque de me présenter en politique, que j’ai choisi le meilleur parti, le meilleur chef, le meilleur programme, les meilleurs militants, ceux du Parti Québécois, et la circonscription des grandes ambitions, des gens de vision, des gens qui, bien qu’on les accuse de se regarder le nombril, ont plutôt la grandeur d’âme de penser le Québec, qui ont déjà la plus grande concentration d’artistes, de geeks, de révolutionnaires et de passionnés, comme moi, pour faire cette révolution éconumérique tranquille, pour qu’on se « diguidine » au plus criss, pour qu’on se mette collectivement sur la map numérique, pour qu’on fasse aujourd’hui le Québec de demain et pour que dans quatre ans, on soit enfin prêts à se regarder fièrement en face et qu’on se dise : maudit qu’il est beau, qu’il est fier, qu’il est créatif, qu’il est numérique, mon Québec. Il ne lui manque maintenant plus que de devenir ce qu’il a toujours été : un pays. Et un pays fièrement et efficacement numérique.

 

Alors, là, je pourrai regarder mon petit-fils dans les yeux, nous pourrons regarder nos enfants et nos voisins, et nous dire qu’enfin, ensemble, nous l’avons construit, ce Québec…

 

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CorridorCanada, pour voyager d’un océan à l’autre en Français

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Vous serez probablement ravis d’apprendre qu’on peut maintenant voyager à la grandeur du Canada en français. En fait, on pouvait déjà le faire puisque la présence francophone hors du Québec est d’une vitalité impressionnante. Par contre, il n’y avait pas d’informations spécifiques et facilement disponibles en ligne pour le faire. C’est pourquoi, je suis particulièrement fière d’avoir travaillé ces deux dernières années sur le projet pan-canadien CorridorCanada.ca.

J’ai la chance d’être bilingue et d’avoir parcouru trois fois le Canada d’un bout à l’autre (en fait, il ne me reste que Terre-Neuve, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon à visiter pour pouvoir dire que j’ai réellement fait le tour). Mais je sais que tous les francophones n’ont pas cette chance et je sais aussi que plusieurs personnes hésitent maintenant à traverser la frontière américaine pour diverses raisons autre que le taux de change.

CorridorCanada est donc la solution idéale qui vous permettra de découvrir les richesses patrimoniales et la culture des différentes communautés francophones. En outre, vous pourrez aussi encourager les différents prestataires touristiques de chaque province et territoire, qui ont la perspicacité d’offrir des services dans notre langue maternelle. De surcroit, vous aiderez grandement à la vitalité économique des francophones du Canada.

J’ose croire que vous serez impressionnés de la qualité des contenus de ce site, qui ont été développés par la Chaire de recherche en patrimoine ethnologique de l’Université Laval et par le RDEE Canada (Réseau de développement de l’économie et de l’employabilité, qui est un client de longue date) national et de chacune des régions. Vous apprécierez aussi sans doute l’ergonomie épurée et les aspects technologiques de la plate-forme web responsive.

C’était une maudite belle équipe et une expérience très enrichissante à laquelle je suis très fière d’avoir collaborer. N’hésitez surtout pas à me laisser vos commentaires et à partager ce que je considère être un « bijou du tourisme francophone mondial », corridorcanada.ca.

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La politique, le Parti Québécois et Mercier

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Ma décision est prise. C’est avec fébrilité et enthousiasme que je vous annonce que je serai candidate à l’investiture du Parti Québécois dans la circonscription de Mercier. Et comptez sur moi, je n’ai pas l’intention de jouer aux figurantes. Si je m’y lance, c’est parce que j’ai la ferme intention de succéder à Amir Khadir en tant que députée de Mercier. Ma conférence de presse pour annoncer officiellement ma candidature aura lieu demain, jeudi, dans un bureau de coworking sur St-Denis (question d’être en phase avec mes valeurs numériques).

Pourquoi la politique ?

Ça fait maintenant dix ans que je milite pour un plan numérique pour le Québec. Il y a 6 ans, d’autres spécialistes du web et moi-même, avons publié un Rapport d’étonnement dans lequel on se scandalisait de notre retard numérique. Il y a 4 ans, lors du Forum des idées pour le Québec, je sonnais sérieusement les cloches de Philippe Couillard, dans l’espoir qu’il se réveille et qu’il enclenche la révolution numérique au Québec. Force est de constater qu’après tous ces efforts, bien peu de choses ont avancé. Aussi, je me rends compte que d’être gérante d’estrade ne sera jamais comme de jouer sur la glace. Alors j’ai décidé de plonger.

Il y a un peu plus d’un an, Jean-François Lisée m’a demandé si je songeais à faire un jour de la politique et si je voulais me présenter sous sa bannière. Je suis partie à rire et lui ai dit : « Es-tu fou? ». Au même moment, un de mes clients et amis me demande d’accepter qu’il donne mes coordonnées à Michel St-Louis, recruteur de la CAQ. J’ai discuté avec lui et lui ai donné sensiblement la même réponse.

Un an plus tard, j’ai pris connaissance de la soi-disant « stratégie numérique » du Parti Libéral et des millions de dollars « garochés » à gauche et à droite, sans cohérence. J’étais tout simplement scandalisée. Cet hiver, j’ai fait coup sur coup une conférence chez Expedia puis chez Desjardins Lab dont le sujet était « Utiliser la différence comme levier d’innovation ». J’y disais entre autre qu’à ma mort, ce ne sera pas le « cash » que j’aurai fait ou mes succès professionnels que j’aurai en tête, mais ce sera plutôt le fait que d’avoir parlé de ma transition a sauvé des vies. Et je serai très fière de ça.

C’est drôle à dire mais des fois, on dit des choses qui viennent nous hanter par la suite. C’est donc pour le numérique et pour les droits humains que je suis maintenant prête à faire le saut. Ayant pris cette décision, j’ai donc contacté de nouveau et le PQ et la CAQ.

Pourquoi le Parti Québécois ?

Comme plusieurs québécois je me posai la question : PQ ou CAQ? Ma réflexion est en ce sens le même cheminement que se fera chaque électeur d’ici les élections. J’ai donc laissé savoir et à la CAQ et au PQ que mon intérêt était de présent en vue de discuter d’un saut en politique. Pour la CAQ, plusieurs amis, relations d’affaires et même un de mes cousins, sont branchés sur les décisionnels du parti. Pour le PQ, j’ai écrit directement à Jean-François Lisée. Monsieur Lisée m’a invité à venir prendre un verre chez lui et sa première question fut : « Michelle, quelles seraient tes trois priorités pour le numérique ? ». Pour la CAQ, on m’a fait savoir qu’on se questionnait sur « Michelle Blanc est-elle capable de suivre la ligne du parti ? ». Disons que le fossé entre les deux approches est énorme. J’en comprends que le PQ veut savoir comment je peux faire avancer le Québec et que la CAQ veut savoir si je peux me la fermer et faire la plante verte du chef.

Puis, je vais voir le site de chaque parti. Au PQ, j’y découvre une richesse de réflexion à propos du numérique tandis qu’à la CAQ, j’y trouvai…un vide sidéral. À part le Projet St-Laurent, autour duquel semble graviter l’ensemble de la vision caquiste, il n’y vraiment pas grand-chose. Par ailleurs, on me dit aussi que, dans ce parti, le chef approuve chaque candidature et qu’il n’y a pas vraiment d’investiture ou même de compétition entre des candidats. J’en comprends donc que la CAQ est le parti d’un seul homme, qui dicte les avenues empruntées par son parti au gré de son humeur du jour. J’ai encore en mémoire la réaction de monsieur Legault aux questions des journalistes à son candidat Chassin à propos de la privatisation d’Hydro-Québec, de la SAQ et de sa vision de la gestion de l’offre de l’UPA. Avant même que monsieur Chassin puisse répondre, monsieur Legault s’est avancé en déclarant « j’ai discuté avec monsieur Chassin et il s’est rallié à ma position ». En d’autres mots, ferme ta gueule c’est moi le boss.

Je connais ça un peu la castration,  alors disons que si je vais en politique, ce ne sera pas pour me faire taire lors de ma toute première intervention.
J’imagine que les Québécois, tout comme moi, auront l’été  pour observer et le PQ et la CAQ et que comme moi, ils réaliseront que bien que monsieur Legault soit sympathique, il n’a pas de réel programme, qu’en votant pour lui, ils voteraient pour une image plutôt que pour de la substance et que le seul choix démocratique et pragmatique pour réellement faire avancer le Québec et opérer le « changement » dont tout le monde parle, que tout le monde veut, c’est le Parti Québecois. De plus, étant indépendantiste depuis mon tout jeune âge, pour ma part, cette affiliation politique allait se soi.

Pourquoi Mercier ?

Mercier est habitué d’élire des personnalités iconoclastes. Des politiciens qui s’insurgent, qui montent aux barricades, qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont prêts à se battre jour et nuit pour leurs convictions. Bien humblement, je crois que j’en suis. Ce serait un honneur pour moi de rejoindre la liste de ces grandes personnalités qui ont pu bénéficier de la confiance des électrices et électeurs de Mercier à travers les années. J’aime les gens de Mercier et je veux travailler jour après jour à les défendre.

Ayant habité à Montréal pendant plusieurs années, je suis bien au fait des enjeux touchant à notre métropole et au Plateau-Mont-Royal plus précisément. Par contre, il y a deux enjeux plus nationaux qui me préoccupent plus intensément depuis plusieurs années. Il s’agit, évidemment, de la révolution numérique et de la protection de l’environnement. Je suis d’ailleurs convaincue que la circonscription de Mercier peut jouer un rôle d’avant-plan dans le développement de ces deux vecteurs si importants. Je veux donc travailler à bâtir (ou plutôt rebâtir) un État fort en compagnie des gens de Mercier et de tout le Québec.

J’ai aussi choisi Mercier pour les gens qui y habitent. Pour leur ouverture, pour leur grandeur d’âme et pour leur sens de l’innovation. Je sais qu’ils ne laisseront aucun chroniqueur politique ou blogueur de potins à sensation décider pour eux. Ils sont indépendants d’esprit. D’ailleurs, à ma connaissance, si je suis élue à l’Assemblée Nationale en octobre prochain, je serai assurément la toute première techno-geek-badass-trans-grande-gueule-des-médias-sociaux, à siéger au Québec. C’est donc toute une page d’Histoire que nous aurons la chance d’écrire ensemble.

Michelle Blanc,
Candidate à l’investiture du PQ dans Mercier

Si vous voulez prendre connaissance de mon Projet de société pour le Québec, vous pouvez lire ou relire mon billet Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille…. Vous pouvez aussi suivre mon hashtag #RevolutionEcoNumerique sur Twitter, avec lequel je partagerai différents articles, études et statistiques qui documentent ma vision.

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Pourquoi je choisis le Parti Québécois et ma réflexion politique

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C’est ce matin que Bernard Drainville, chroniqueur politique sur différentes plateformes, a sorti la nouvelle de mes discussions avec le Parti Québécois.

 

Via RT@drainvillepm

Nouvelle (sources dignes de confiance):

La militante #LGBTQ bien connue et spécialiste du numérique @MichelleBlanc en réflexion pour être candidate du Parti Québécois dans la circonscription de Bertrand OU Mercier. Discussions en cours. Pas encore de décision définitive. #PolQc

 

 

Alors je confirme que c’est vrai.

 

Pourquoi la politique ?

 

Ça fait maintenant dix ans que je milite pour un plan numérique pour le Québec. Il y a 6 ans, d’autres spécialistes du web et moi-même, avons publié un Rapport d’étonnement dans lequel on se scandalisait de notre retard numérique. Il y a quatre ans, lors du forum des idées pour le Québec, je sonnais sérieusement les cloches de Philippe Couillard, dans l’espoir qu’il se réveille et qu’il enclenche la révolution numérique au Québec. Force est de constater qu’après tous ces efforts, bien peu de choses ont avancé. Je me rends compte que d’être gérante d’estrade ne sera jamais comme de jouer sur la glace. Alors j’ai décidé de plonger.

Pourquoi le Parti Québécois

 

Il y a un an, Jean-François Lisée m’a demandée si je songeais à faire un jour de la politique et si je voulais me présenter sous sa bannière. Je suis partie à rire et lui ai dit « t’es-tu fou? ». Au même moment, un de mes clients et amis me demande d’accepter qu’il donne mes coordonnées à Michel St-Louis, recruteur de la CAQ. J’ai discuté avec lui et lui ai donné sensiblement la même réponse.

 

Un an plus tard, j’ai pris connaissance de la soi-disante « stratégie numérique » du Parti Libéral et des millions garochées à gauche et à droite, sans cohérence et j’étais scandalisée. Cet hiver, j’ai fait coup sur coup une conférence chez Expedia puis chez Desjardins Lab dont le sujet était « utiliser la différence comme levier d’innovation » j’y disais entre autre qu’à ma mort, ce ne sera pas le cash que j’aurai fait ou mes succès professionnels que j’aurai en tête. Ce sera le fait que d’avoir parlé de ma transition, a sauvé des vies. Et que je serai très fière de ça.

 

C’est drôle à dire mais des fois, on dit des choses qui par la suite viennent nous hanter. C’est donc pour le numérique et pour les droits humains que je suis maintenant prête à faire le saut. J’ai donc contacté de nouveau et le PQ et la CAQ.

 

Je suis comme tous les québécois

 

Comme chacun des québécois je me pose la question PQ ou CAQ? Ma réflexion est en ce sens le même cheminement que se fera chaque électeur d’ici les élections. J’ai donc laissé savoir et à la CAQ et au PQ que mon intérêt était de nouveau renouvelé pour discuter d’un saut en politique. Pour la CAQ, plusieurs amis, relations d’affaires et même un de mes cousins, sont branchés sur les décisionnels du parti. Pour le PQ, j’ai écrit directement à Jean-François Lisée. Monsieur Lisée m’a invité à venir prendre un verre chez lui et sa première question, « Michelle qu’elle serait tes trois priorités pour le numérique ? ». Pour la CAQ, on m’a fait savoir qu’on se questionnait sur « Michelle Blanc est-elle capable de suivre la ligne du parti ? » Disons que le fossé entre les deux approches est énorme. J’en comprends que le PQ veut savoir comment je peux faire avancer le Québec et que la CAQ veut savoir si je peux me la fermer et faire la plante verte du chef.

 

Puis je vais voir le site de chaque parti. Au PQ j’y découvre une richesse de réflexion à propos du numérique et à la CAQ, un vide sidéral. À la CAQ il y a de nombreuses déclaration « du chef » à l’emporte-pièce, mais à part le Projet St-Laurent, autour duquel semble graviter l’ensemble de la vision Caquiste, vraiment pas grand-chose. Par ailleurs, on me dit aussi que « le chef » approuve chaque candidature et qu’il n’y a pas vraiment d’investiture ou même de compétition entre des candidats. Je comprends donc que la CAQ est le parti d’un seul homme, qui dicte le reste de sa vision et de son parti au gré de son humeur du jour. J’ai encore en mémoire la réaction de monsieur Legault aux questions des journalistes à son candidat Chassin à propos de la privatisation d’Hydro-Québec, de la SAQ et de sa vision de la gestion de l’offre de l’UPA. Avant même que monsieur Chassin puisse répondre, monsieur Legault s’est avancé en déclarant « j’ai discuté avec monsieur Chassin et il s’est rallié à ma position ». En d’autres mots, ferme ta gueule c’est moi le boss.

 

Je connais ça un peu la castration 🙂 alors disons que si je vais en politique, ce ne sera pas pour me faire taire lors de ma toute première intervention. D’ailleurs ce qui est chiant au PQ et ce pourquoi je ne peux pas encore confirmer dans quel comté je me présenterais est que justement, c’est un vrai parti politique et pas le fantasme d’un seul homme, que les instances y sont nombreuses et qu’un système démocratique y est instauré, que oui les gens au PQ ont la réputation de « se déchirer » mais que justement, c’est parce que c’est ça aussi la vraie démocratie.

 

Tout ça pour dire que ma réflexion a évolué durant ces rencontres et discussions, que si je vais en politique c’est pour vraiment changer les choses et pour identifier les inepties que j’y rencontrerai (tout en étant assez lucide pour respecter les dossiers secret et confidentiel comme je le fait déjà pour mes dossiers clients. Dans la vie on peut focaliser sur ce qu’on ne peut pas dire ou focaliser sur ce qu’on peut dire et il y a pas mal plus de choses à dire que le contraire).

 

J’imagine que les Québécois, tout comme moi, auront l’été  pour observer et le PQ et la CAQ et que comme moi, ils réaliseront que bien que monsieur Legault soit sympathique, il n’a pas de réel programme, que si le malheur voulait qu’il meure dans les mois après son élection (comme c’est arrivé à un certain Jack Layton), qu’ils voteraient pour une image plutôt que pour une substance et que le seul choix démocratique et pragmatique pour réellement faire avancer le Québec et opérer le « changement » dont tout le monde parle que tout le monde veut, c’est le Parti Québecois et très probablement aussi l’éventuelle candidate Michelle Blanc…

J’ai aussi partagé ça sur mes médias sociaux

Observation: À ma connaissance, si jamais je me présente et que je suis élue à l’Assemblée Nationale, je serais la 1re techno geek, badass, grande gueule médias sociaux, trans à siéger au Québec. Ça déboulonnerais un brin 

 

Et voici ma vision pour le Québec pour laquelle je vais me battre bec et ongle au PQ. Mais étant démocrate, je sais que certaines de mes idées ne passeront pas mais je me promets de batailler pour ça…

Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille… 

 

MAJ

Question de tuer les rumeurs dans l’oeuf, jamais je n’ai été approchée par le PLQ et même si ça avait été le cas, je ne suis pas libérale, j’ai voté oui aux deux référendums et je suis foncièrement nationaliste. Je l’ai toujours été. Pour l’anecdote, en 1980 le défilé de la défaite référendaire commença sur St-Denis pour se rendre au centre Paul Sauvé. il y avait une Pinto bleu qui ouvrait le cortège. La Pinto c’était la mienne et j’y était en uniforme du Collège militaire Royal de St-Jean avec trois autres élèves-officiers…

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Le problème des faux avis sur GooglemyBusiness et des campagnes de dénigrement

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Le problème des faux avis sur les sites qui ont des répertoires d’entreprise n’est pas nouveau. Ces avis affectent aussi plusieurs types de professionnels. Songeons aux www.ratemds.com par exemple. Qu’on songe à Tripadvisor, Yelp et autres répertoires, depuis des lustres, les clients insatisfaits ou les concurrents peu scrupuleux n’hésitent pas à faire baisser publiquement la cote d’une entreprise et à y joindre des commentaires négatifs.

Ces « classements » ont une importance considérable lorsque vient le temps, pour un consommateur, de faire le choix d’une entreprise avec qui faire affaire. Mais depuis l’instauration de GooglemyBusiness, cette réalité des avis négatifs voire des faux avis, prend une nouvelle dimension. C’est que GooglemyBusiness appartenant à Google, ce classement apparaît en haut de résultat du fameux moteur de recherche si on recherche le nom d’une entreprise ou la catégorie à laquelle elle appartient. Or un classement très négatif peut faire très mal. En outre, l’internaute « lambda » ne connait peut-être pas la myriade de sites web qui font des classements d’entreprises, mais le classement de GooglemyBusiness lui, sera directement dans sa face.

Je vous parle de ça parce que de plus en plus d’entreprises viennent me voir pour gérer des crises médias sociaux et que souvent, les internautes à partir de pages Facebook, incitent les autres internautes à aller sur la page GoogleMyBusiness d’une entreprise pour détruire sa réputation. C’est mesquin comme réaction, mais je vois ça malheureusement de plus en plus souvent. S’il s’agit réellement d’une campagne de dénigrement, vous aurez besoin de l’avis de votre avocat pour évaluer les recours possibles tant au niveau civil, que criminel.

Alors que faire pour lutter contre les faux avis sur GooglemyBusiness et les campagnes de dénigrement ?

Prendre de grandes respirations, une marche ou faite toute autre activité qui vous permettra de retrouver votre calme. Il ne faut en aucun cas réagir sous l’impulsion de l’émotivité.

Faire d’abord des copies d’écrans d’absolument tout et les conserver dans un fichier dans l’éventualité d’une poursuite possible.

Gérer la source du problème. Si les critiques sont fondées, admettez-le et corrigez vos erreurs. Si vous êtes victime d’une campagne de dénigrement venant d’ailleurs, identifier les protagonistes, faites des copies d’écrans, montez une cellule de gestion de crise avec les ressources nécessaires (avocats, relations publiques, experts médias sociaux, haute direction). Inspirez-vous du tableau qui est dans mon billet La US Air Force fournit des outils pour les blogueurs d’affaires. Inspirez-vous aussi des nombreux billets que j’ai écrits à propos de la gestion de crise médias sociaux.

Il est capital de signifier à GoogleMyBusiness chacun des faux avis, un par un, via votre compte GoogleMyBusiness en suivant la procédure « Signaler des avis inappropriés » expliquée par Google. Généralement Google est assez rapide de réaction et bien qu’ils n’effaceront pas nécessairement ces avis, ils ne seront plus comptés dans la moyenne. De plus, vous devriez signifier à Google pourquoi cet avis est hors contexte.

• Pourquoi cet avis est faux ou est une campagne de dénigrement avec des faits
• Comment cet avis contrevient aux politiques de Google
• Pourquoi cet avis devrait être retiré,
• Toute image, copie d’écrans, hyperlien ou informations qui appuient votre demande.

Vous devriez systématiquement inciter vos clients satisfaits à le dire sur GooglemyBusiness. Cet effort de communication deviendra ESSENTIEL et période de crise médias sociaux.

Vous devez répondre systématiquement aux critiques négatives, qu’elles soient modérées par Google ou pas. D’ailleurs sur la page d’aide de Google on peut lire :

Restez poli et professionnel. Ce n’est pas qu’une consigne, il s’agit également d’une bonne approche à adopter pour tout propriétaire d’entreprise. Il est difficile de sortir gagnant d’une discussion avec un client frustré, et vous ne souhaitez certainement pas couper les ponts. Rédigez des réponses utiles, lisibles et professionnelles. De plus, vos réponses doivent respecter notre politique relative au contenu local.

Soyez concis. Les utilisateurs souhaitent recevoir des réponses utiles et sincères, mais une réponse trop longue pourrait les intimider.

Remerciez les rédacteurs d’avis. Répondez aux rédacteurs d’avis satisfaits lorsque vous avez des informations inédites ou pertinentes à partager. Vous n’avez pas à répondre à chaque rédacteur d’avis publiquement puisque chaque réponse est diffusée à un grand nombre de clients.

Jouez le rôle d’un ami et non celui d’un vendeur. Vos rédacteurs d’avis sont déjà des clients. Vous n’avez donc pas à leur offrir des incitatifs ni à diffuser des publicités. Partagez de nouvelles informations avec les rédacteurs d’avis ou faites-leur part d’éléments qu’ils auraient pu ne pas remarquer lors de leur première visite.

Si rien de tout cela ne fonctionne, vous n’aurez d’autre choix que d’envisager sérieusement les avenues légales et/ou une plainte au criminel. Devriez-vous envoyer une mise en demeure à Google? À Facebook? Faire une plainte au criminel à votre poste de police ? Envoyer une mise en demeure à l’instigateur d,une campagne de dénigrement? Ces questions devront être soigneusement analysées avec votre équipe de gestion de crise.

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Que disent les partis politiques québécois du numérique ?

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Que disent les partis politiques québécois du numérique dans leur site et dans leur programme ? C’est la question que je me pose et que j’analyse présentement. Pour vous faire vous-même une idée, ne vous gênez pas d’utiliser vos propres opérateurs booléens ou de cliquer sur les hyperliens de Google qui sont ici…

Mes propres observations viendront dans les prochaines semaines…

PLQ
numérique site:plq.org = 150 résultats

numérique site:plq.org/fr/dossiers = 6 résultats

PQ
numérique site:pq.org = 209 résultats

numérique site:pq.org/programme = 4 résultats

CAQ
numérique site:coalitionavenirquebec.org = 40 résultats

numérique site:coalitionavenirquebec.org/fr/idees = 1 résultat

QS
numérique site:quebecsolidaire.net = 11 résultats

numérique site:quebecsolidaire.net/propositions = 0 résultat

Si vous vous demandez ce que moi j’en dis? Je vous invite à cliquer sur mes catégories Plan numérique pour le Québec ou politique et internet. Je vous invite aussi à lire mon billet Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille…

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Les tentacules de Facebook n’ont que peu à voir avec vos paramètres de sécurité

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L’utilisation et le monitorage des données personnelles par Facebook n’est vraiment pas un art. C’est plutôt une science particulièrement bien développée et qui a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête. Oui Zuckerberg l’a eu vraiment facile la semaine dernière lors de son passage devant les élus américains. En termes de relations publiques traditionnelles, il a eu le beau jeu, et ce, pour plusieurs raisons. Il a gardé son calme, il s’est excusé et a promis que les choses changeraient. C’est pas mal ce que voulaient entendre les élus et les investisseurs qui lui ont permis de rattraper plusieurs des points qu’il avait perdus en bourse.

Mais c’est une toute autre histoire pour la Sillicon Valley, les geeks, les avocats spécialisés de droit de l’internet et pour les observateurs avisés.

Tout d’abord, Zuckerberg il avait le « scape goat » idéal. Ces méchants de Cambridge Analytica et ces dizaines de milliers de développeurs externes qui ne sont vraiment pas gentils et qui faisaient n’importe quoi avec vos données personnelles avant que le bon Facebook ne ferme le robinet des données en 2014. L’autre excuse est celle de vos paramètres de sécurité. Zuckerberg a expliqué en long et en large que vous pouvez utiliser les paramètres de sécurité afin de décider qui verrait vos statuts. Le monde entier ou vos amis proches. Ça avait l’avantage de sous-entendre que si vos données sont utilisées, ce sera peut-être de votre faute parce que vous êtes ignorants et que si vous paramétrez convenablement vos comptes Facebook, vous ne devriez pas avoir d’inquiétude. Or c’est à la fois vrai et particulièrement Faux.

Dans pjmedia on apprend que même si vous n’avez jamais été sur Facebook, vous pourriez être suivi par eux.

(…) So if you’re one of those who blames Facebook users for allowing their personal data to be compromised, don’t be so smug. Facebook may be sharing your personal data as well.

(…) When people sign up for Facebook, they’re encouraged to upload their contacts to make it easier for Facebook to connect them with their friends. That allows Facebook to access personal contact information for people who never signed up for the platform or gave their permission to share their information. Facebook knows that these contacts are friends of the new Facebook user, and can start compiling additional details on these non-members.

Et Buzzfeed confirme que même lorsque vous n’êtes pas sur Facebook et que vous avez désactivé votre compte (momentanément ou pas, que vous êtes logged-out) vos « j’aime », servent et serviront à suivre vos préférences et ils vont même jusqu’à monitorer vos achats hors ligne.

(…) You know those Facebook “like” buttons you see around the internet? (There’s even one on this article.) They’re tracking your browsing activity whether you’re a Facebook user or not. “If you’re logged into Facebook and visit a website with the Like button, your browser sends us information about your visit,” Facebook’s website says. “If you’re logged out or don’t have a Facebook account and visit a website with the Like button or another social plugin, your browser sends us a more limited set of info.”

(…)Businesses can upload their data to Facebook to see if the ads they run on Facebook lead to sales in their stores; they do this via something Facebook calls offline conversions. Here’s how Facebook’s website describes them to advertisers: “Facebook’s offline conversion measurement solution helps you understand which offline events, such as purchases in your retail store or orders made over the phone, happened as a result of your Facebook ads.” Businesses upload their in-store sales data in spreadsheet format and then Facebook matches that data with the people that saw its ads.

Donc paramètres de sécurité ou pas et même d’être sur Facebook ou pas, vous êtes déjà dans le collimateur des tentacules de Facebook. C’est aussi pourquoi, il me semble qu’un cadre règlementaire qui devrait s’intéresser particulièrement aux ramifications tentaculaires du marchandage de nos données personnelles, devient plus que nécessaire…

On peut d’ailleurs lire ce matin dans le Journal de Montréal, que Des avocats identifient des jurés grâce à Facebook…

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Le blogue, il est plus que temps qu’il revienne à la mode pour les entreprises

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Le blogue est mort, vive le blogue ! Depuis des années déjà, on prédit la mort du blogue. Ironiquement, depuis des années aussi, les dirigeants marketing reconnaissent le blogue comme l’un des outils les plus performants de l’arsenal du marketing numérique. Mais contrairement à Facebook, le blogue ne peut être donné à rédiger au petit dernier stagiaire qui vient d’arriver. C’est que sur le blogue on doit savoir de quoi on parle pour être pertinent et que le blogue « c’est du travail ».

Avec la chute drastique de la portée naturelle des statuts des pages Facebook et la récente pluie de scandales des données personnelles de ce même outil, il est peut-être temps de se reposer les bonnes questions ? Il est peut-être temps de se retrousser les manches et d’ENFIN être « maitre chez soi » et de miser sur la pérennité de son investissement ? Contrairement à Facebook, vos contenus auront une vie après leur mise en ligne, même plusieurs années plus tard.

D’ailleurs, c’est en 2012 que j’écrivais le billet Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500 ou Le blogue demeure l’outil média social le plus efficace, mais encore mal aimé des CMO. On peut y comprendre qu’il est plus facile de se dédouaner de ses responsabilités en payant de fortes sommes d’argent pour « qu’une agence » les prenne à notre place. Mais les résultats seront éphémères, dispendieux et on pourra toujours dire que c’est la faute de l’agence si les résultats n’y sont pas. On pourra aussi se gargariser du nombre d’abonnés de notre page Facebook et de la soi-disant portée de nos statuts. Sur votre blogue, les données Google Analytics de trafic et de conversion elles ne seront pas des créations de l’esprit…

Comme je l’expliquais déjà dans ces billets, (Malgré le temps les constats restent pas mal les mêmes, seules les statistiques varient un peu) les patrons marketing reconnaissent l’apport inestimables du blogue et observent que les médias sociaux ont un impact exagéré comme on peut encore le voir dans le document State of inbound 2017, dont les tableaux ici-bas sont tirés (notez aussi que les deux premières priorités, le référencement et le blogue, sont en fait un peu la même chose puisque le blogue est le meilleur outil pour améliorer le référencement).

Les priorités du marketing entrant

Les tactiques marketing exagérées

D’ailleurs dans un autre document, Blogging Statistics and Trends: The 2017 Survey of 1000+ Bloggers on apprend que :

« We are spending more time creating content and more money promoting it, and the investment is paying off. Bloggers are reporting stronger results from content marketing.
When asked to report on the effectiveness of their efforts, almost 30% of respondents reported “strong results.” The vast majority of bloggers are seeing rewards from their efforts and meeting their goals, whatever they might be.
Less than 1 in 5 bloggers answered “I don’t know” or reported disappointing results. »

Et finalement, pour ceux qui sont peu enclins à l’effort (et souvent les résultats iront avec), l’article New Blogging Trend: Short Form Blogging présente qu’à l’instar du célèbre Seth Godin, vous pourriez rédiger de courts billets et avoir tout de même un certain impact puisqu’il semble que ce soit une nouvelle tendance. Par contre, cet autre article Les tendances du blogging en 2017 expose exactement le contraire, les blogueurs écriraient des articles de plus en plus longs.

longueur d'un billet de blogue

C’est d’ailleurs l’une des questions les plus fréquentes de ma clientèle. Quelle est la longueur d’un billet de blogue ? Ma réponse est : Utilisez la longueur nécessaire à votre pertinence. Dans certains cas ce pourra être quelques lignes et dans d’autres, plusieurs pages. Par contre j’ajoute aussi « la longueur standard d’un article journalistique est de 750 mots. Donc si vous faites un billet de 1500 mots, divisez-le en deux en utilisant titre/partie1 et titre/partie 2 et insérez un billet d’un autre sujet entre les deux pour forcer le clic.

En conclusion, le blogue reste indubitablement l’un des outils social et marketing les plus performants pour les entreprises et le blogue, quoique beaucoup moins à la mode, est certainement à considérer pour une saine présence web, générant des retombées trébuchantes et sonnantes…

Vous pourriez aussi aimer les billets :

Ce qui sera ou devrait être tendance sur les médias sociaux en 2014 : le blogue

Bloguer fort ou dépenser beaucoup d’argent, quelle est votre stratégie?

Le blogue demeure l’outil média social le plus efficace, mais encore mal aimé des CMO

Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500

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Le drame des infrastructures numériques au Québec, ma conférence à la COMAQ

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Demain je serai conférencière à a 10e édition de la Journée des TI de la COMAQ (Corporation des officiers municipaux agréés du Québec) et du RIMQ (Le Réseau de l’informatique municipale du Québec) pour parler du drame des infrastructures numériques au Québec. J’y présenterai :

¬ L’aveuglement
¬ La Baie James du 21e siècles
¬ La bullshit
¬ Le pourquoi
¬ Les problèmes
¬ Pistes de solutions

Je ferai entre autre un parallèle avec l’histoire de l’électrification au Québec des années 30 et 60. Dans les années 30, le Québec s’est électrifié en région grâce à la « municipalisation » tandis que la nationalisation n’est venue que 30 ans plus tard. Avec le manque de vision de nos politiciens actuels, ce sera malheureusement la même histoire qui se répètera.

Par ailleurs, lorsque la fibre optique couvre 10% d’un territoire, son PIB augmente de 0,25 à 1,38%. Si le Québec habité était fibré en entier, on augmenterait notre PIB de 7,52 à 51,89 Milliards de plus. Disons que la fibre optique se paieraient toute seule et ça c’est sans même parler de la croissance de l’emploi, de la réduction de la pollution et des besoins d’infrastructures routières, de l’augmentation de la valeur du parc foncier de 3,1% et d’une foule d’autres bénéfices pécuniers et sociétaux dont je parlerai dans ma conférence. Mais pour vous en faire une idée, je vous recommande de consulter mon PPT qui est disponible plus bas…


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