CorridorCanada, pour voyager d’un océan à l’autre en Français

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logo CorridorCanada

Vous serez probablement ravis d’apprendre qu’on peut maintenant voyager à la grandeur du Canada en français. En fait, on pouvait déjà le faire puisque la présence francophone hors du Québec est d’une vitalité impressionnante. Par contre, il n’y avait pas d’informations spécifiques et facilement disponibles en ligne pour le faire. C’est pourquoi, je suis particulièrement fière d’avoir travaillé ces deux dernières années sur le projet pan-canadien CorridorCanada.ca.

J’ai la chance d’être bilingue et d’avoir parcouru trois fois le Canada d’un bout à l’autre (en fait, il ne me reste que Terre-Neuve, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon à visiter pour pouvoir dire que j’ai réellement fait le tour). Mais je sais que tous les francophones n’ont pas cette chance et je sais aussi que plusieurs personnes hésitent maintenant à traverser la frontière américaine pour diverses raisons autre que le taux de change.

CorridorCanada est donc la solution idéale qui vous permettra de découvrir les richesses patrimoniales et la culture des différentes communautés francophones. En outre, vous pourrez aussi encourager les différents prestataires touristiques de chaque province et territoire, qui ont la perspicacité d’offrir des services dans notre langue maternelle. De surcroit, vous aiderez grandement à la vitalité économique des francophones du Canada.

J’ose croire que vous serez impressionnés de la qualité des contenus de ce site, qui ont été développés par la Chaire de recherche en patrimoine ethnologique de l’Université Laval et par le RDEE Canada (Réseau de développement de l’économie et de l’employabilité, qui est un client de longue date) national et de chacune des régions. Vous apprécierez aussi sans doute l’ergonomie épurée et les aspects technologiques de la plate-forme web responsive.

C’était une maudite belle équipe et une expérience très enrichissante à laquelle je suis très fière d’avoir collaborer. N’hésitez surtout pas à me laisser vos commentaires et à partager ce que je considère être un « bijou du tourisme francophone mondial », corridorcanada.ca.

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La politique, le Parti Québécois et Mercier

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Ma décision est prise. C’est avec fébrilité et enthousiasme que je vous annonce que je serai candidate à l’investiture du Parti Québécois dans la circonscription de Mercier. Et comptez sur moi, je n’ai pas l’intention de jouer aux figurantes. Si je m’y lance, c’est parce que j’ai la ferme intention de succéder à Amir Khadir en tant que députée de Mercier. Ma conférence de presse pour annoncer officiellement ma candidature aura lieu demain, jeudi, dans un bureau de coworking sur St-Denis (question d’être en phase avec mes valeurs numériques).

Pourquoi la politique ?

Ça fait maintenant dix ans que je milite pour un plan numérique pour le Québec. Il y a 6 ans, d’autres spécialistes du web et moi-même, avons publié un Rapport d’étonnement dans lequel on se scandalisait de notre retard numérique. Il y a 4 ans, lors du Forum des idées pour le Québec, je sonnais sérieusement les cloches de Philippe Couillard, dans l’espoir qu’il se réveille et qu’il enclenche la révolution numérique au Québec. Force est de constater qu’après tous ces efforts, bien peu de choses ont avancé. Aussi, je me rends compte que d’être gérante d’estrade ne sera jamais comme de jouer sur la glace. Alors j’ai décidé de plonger.

Il y a un peu plus d’un an, Jean-François Lisée m’a demandé si je songeais à faire un jour de la politique et si je voulais me présenter sous sa bannière. Je suis partie à rire et lui ai dit : « Es-tu fou? ». Au même moment, un de mes clients et amis me demande d’accepter qu’il donne mes coordonnées à Michel St-Louis, recruteur de la CAQ. J’ai discuté avec lui et lui ai donné sensiblement la même réponse.

Un an plus tard, j’ai pris connaissance de la soi-disant « stratégie numérique » du Parti Libéral et des millions de dollars « garochés » à gauche et à droite, sans cohérence. J’étais tout simplement scandalisée. Cet hiver, j’ai fait coup sur coup une conférence chez Expedia puis chez Desjardins Lab dont le sujet était « Utiliser la différence comme levier d’innovation ». J’y disais entre autre qu’à ma mort, ce ne sera pas le « cash » que j’aurai fait ou mes succès professionnels que j’aurai en tête, mais ce sera plutôt le fait que d’avoir parlé de ma transition a sauvé des vies. Et je serai très fière de ça.

C’est drôle à dire mais des fois, on dit des choses qui viennent nous hanter par la suite. C’est donc pour le numérique et pour les droits humains que je suis maintenant prête à faire le saut. Ayant pris cette décision, j’ai donc contacté de nouveau et le PQ et la CAQ.

Pourquoi le Parti Québécois ?

Comme plusieurs québécois je me posai la question : PQ ou CAQ? Ma réflexion est en ce sens le même cheminement que se fera chaque électeur d’ici les élections. J’ai donc laissé savoir et à la CAQ et au PQ que mon intérêt était de présent en vue de discuter d’un saut en politique. Pour la CAQ, plusieurs amis, relations d’affaires et même un de mes cousins, sont branchés sur les décisionnels du parti. Pour le PQ, j’ai écrit directement à Jean-François Lisée. Monsieur Lisée m’a invité à venir prendre un verre chez lui et sa première question fut : « Michelle, quelles seraient tes trois priorités pour le numérique ? ». Pour la CAQ, on m’a fait savoir qu’on se questionnait sur « Michelle Blanc est-elle capable de suivre la ligne du parti ? ». Disons que le fossé entre les deux approches est énorme. J’en comprends que le PQ veut savoir comment je peux faire avancer le Québec et que la CAQ veut savoir si je peux me la fermer et faire la plante verte du chef.

Puis, je vais voir le site de chaque parti. Au PQ, j’y découvre une richesse de réflexion à propos du numérique tandis qu’à la CAQ, j’y trouvai…un vide sidéral. À part le Projet St-Laurent, autour duquel semble graviter l’ensemble de la vision caquiste, il n’y vraiment pas grand-chose. Par ailleurs, on me dit aussi que, dans ce parti, le chef approuve chaque candidature et qu’il n’y a pas vraiment d’investiture ou même de compétition entre des candidats. J’en comprends donc que la CAQ est le parti d’un seul homme, qui dicte les avenues empruntées par son parti au gré de son humeur du jour. J’ai encore en mémoire la réaction de monsieur Legault aux questions des journalistes à son candidat Chassin à propos de la privatisation d’Hydro-Québec, de la SAQ et de sa vision de la gestion de l’offre de l’UPA. Avant même que monsieur Chassin puisse répondre, monsieur Legault s’est avancé en déclarant « j’ai discuté avec monsieur Chassin et il s’est rallié à ma position ». En d’autres mots, ferme ta gueule c’est moi le boss.

Je connais ça un peu la castration,  alors disons que si je vais en politique, ce ne sera pas pour me faire taire lors de ma toute première intervention.
J’imagine que les Québécois, tout comme moi, auront l’été  pour observer et le PQ et la CAQ et que comme moi, ils réaliseront que bien que monsieur Legault soit sympathique, il n’a pas de réel programme, qu’en votant pour lui, ils voteraient pour une image plutôt que pour de la substance et que le seul choix démocratique et pragmatique pour réellement faire avancer le Québec et opérer le « changement » dont tout le monde parle, que tout le monde veut, c’est le Parti Québecois. De plus, étant indépendantiste depuis mon tout jeune âge, pour ma part, cette affiliation politique allait se soi.

Pourquoi Mercier ?

Mercier est habitué d’élire des personnalités iconoclastes. Des politiciens qui s’insurgent, qui montent aux barricades, qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont prêts à se battre jour et nuit pour leurs convictions. Bien humblement, je crois que j’en suis. Ce serait un honneur pour moi de rejoindre la liste de ces grandes personnalités qui ont pu bénéficier de la confiance des électrices et électeurs de Mercier à travers les années. J’aime les gens de Mercier et je veux travailler jour après jour à les défendre.

Ayant habité à Montréal pendant plusieurs années, je suis bien au fait des enjeux touchant à notre métropole et au Plateau-Mont-Royal plus précisément. Par contre, il y a deux enjeux plus nationaux qui me préoccupent plus intensément depuis plusieurs années. Il s’agit, évidemment, de la révolution numérique et de la protection de l’environnement. Je suis d’ailleurs convaincue que la circonscription de Mercier peut jouer un rôle d’avant-plan dans le développement de ces deux vecteurs si importants. Je veux donc travailler à bâtir (ou plutôt rebâtir) un État fort en compagnie des gens de Mercier et de tout le Québec.

J’ai aussi choisi Mercier pour les gens qui y habitent. Pour leur ouverture, pour leur grandeur d’âme et pour leur sens de l’innovation. Je sais qu’ils ne laisseront aucun chroniqueur politique ou blogueur de potins à sensation décider pour eux. Ils sont indépendants d’esprit. D’ailleurs, à ma connaissance, si je suis élue à l’Assemblée Nationale en octobre prochain, je serai assurément la toute première techno-geek-badass-trans-grande-gueule-des-médias-sociaux, à siéger au Québec. C’est donc toute une page d’Histoire que nous aurons la chance d’écrire ensemble.

Michelle Blanc,
Candidate à l’investiture du PQ dans Mercier

Si vous voulez prendre connaissance de mon Projet de société pour le Québec, vous pouvez lire ou relire mon billet Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille…. Vous pouvez aussi suivre mon hashtag #RevolutionEcoNumerique sur Twitter, avec lequel je partagerai différents articles, études et statistiques qui documentent ma vision.

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Pourquoi je choisis le Parti Québécois et ma réflexion politique

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C’est ce matin que Bernard Drainville, chroniqueur politique sur différentes plateformes, a sorti la nouvelle de mes discussions avec le Parti Québécois.

 

Via RT@drainvillepm

Nouvelle (sources dignes de confiance):

La militante #LGBTQ bien connue et spécialiste du numérique @MichelleBlanc en réflexion pour être candidate du Parti Québécois dans la circonscription de Bertrand OU Mercier. Discussions en cours. Pas encore de décision définitive. #PolQc

 

 

Alors je confirme que c’est vrai.

 

Pourquoi la politique ?

 

Ça fait maintenant dix ans que je milite pour un plan numérique pour le Québec. Il y a 6 ans, d’autres spécialistes du web et moi-même, avons publié un Rapport d’étonnement dans lequel on se scandalisait de notre retard numérique. Il y a quatre ans, lors du forum des idées pour le Québec, je sonnais sérieusement les cloches de Philippe Couillard, dans l’espoir qu’il se réveille et qu’il enclenche la révolution numérique au Québec. Force est de constater qu’après tous ces efforts, bien peu de choses ont avancé. Je me rends compte que d’être gérante d’estrade ne sera jamais comme de jouer sur la glace. Alors j’ai décidé de plonger.

Pourquoi le Parti Québécois

 

Il y a un an, Jean-François Lisée m’a demandée si je songeais à faire un jour de la politique et si je voulais me présenter sous sa bannière. Je suis partie à rire et lui ai dit « t’es-tu fou? ». Au même moment, un de mes clients et amis me demande d’accepter qu’il donne mes coordonnées à Michel St-Louis, recruteur de la CAQ. J’ai discuté avec lui et lui ai donné sensiblement la même réponse.

 

Un an plus tard, j’ai pris connaissance de la soi-disante « stratégie numérique » du Parti Libéral et des millions garochées à gauche et à droite, sans cohérence et j’étais scandalisée. Cet hiver, j’ai fait coup sur coup une conférence chez Expedia puis chez Desjardins Lab dont le sujet était « utiliser la différence comme levier d’innovation » j’y disais entre autre qu’à ma mort, ce ne sera pas le cash que j’aurai fait ou mes succès professionnels que j’aurai en tête. Ce sera le fait que d’avoir parlé de ma transition, a sauvé des vies. Et que je serai très fière de ça.

 

C’est drôle à dire mais des fois, on dit des choses qui par la suite viennent nous hanter. C’est donc pour le numérique et pour les droits humains que je suis maintenant prête à faire le saut. J’ai donc contacté de nouveau et le PQ et la CAQ.

 

Je suis comme tous les québécois

 

Comme chacun des québécois je me pose la question PQ ou CAQ? Ma réflexion est en ce sens le même cheminement que se fera chaque électeur d’ici les élections. J’ai donc laissé savoir et à la CAQ et au PQ que mon intérêt était de nouveau renouvelé pour discuter d’un saut en politique. Pour la CAQ, plusieurs amis, relations d’affaires et même un de mes cousins, sont branchés sur les décisionnels du parti. Pour le PQ, j’ai écrit directement à Jean-François Lisée. Monsieur Lisée m’a invité à venir prendre un verre chez lui et sa première question, « Michelle qu’elle serait tes trois priorités pour le numérique ? ». Pour la CAQ, on m’a fait savoir qu’on se questionnait sur « Michelle Blanc est-elle capable de suivre la ligne du parti ? » Disons que le fossé entre les deux approches est énorme. J’en comprends que le PQ veut savoir comment je peux faire avancer le Québec et que la CAQ veut savoir si je peux me la fermer et faire la plante verte du chef.

 

Puis je vais voir le site de chaque parti. Au PQ j’y découvre une richesse de réflexion à propos du numérique et à la CAQ, un vide sidéral. À la CAQ il y a de nombreuses déclaration « du chef » à l’emporte-pièce, mais à part le Projet St-Laurent, autour duquel semble graviter l’ensemble de la vision Caquiste, vraiment pas grand-chose. Par ailleurs, on me dit aussi que « le chef » approuve chaque candidature et qu’il n’y a pas vraiment d’investiture ou même de compétition entre des candidats. Je comprends donc que la CAQ est le parti d’un seul homme, qui dicte le reste de sa vision et de son parti au gré de son humeur du jour. J’ai encore en mémoire la réaction de monsieur Legault aux questions des journalistes à son candidat Chassin à propos de la privatisation d’Hydro-Québec, de la SAQ et de sa vision de la gestion de l’offre de l’UPA. Avant même que monsieur Chassin puisse répondre, monsieur Legault s’est avancé en déclarant « j’ai discuté avec monsieur Chassin et il s’est rallié à ma position ». En d’autres mots, ferme ta gueule c’est moi le boss.

 

Je connais ça un peu la castration 🙂 alors disons que si je vais en politique, ce ne sera pas pour me faire taire lors de ma toute première intervention. D’ailleurs ce qui est chiant au PQ et ce pourquoi je ne peux pas encore confirmer dans quel comté je me présenterais est que justement, c’est un vrai parti politique et pas le fantasme d’un seul homme, que les instances y sont nombreuses et qu’un système démocratique y est instauré, que oui les gens au PQ ont la réputation de « se déchirer » mais que justement, c’est parce que c’est ça aussi la vraie démocratie.

 

Tout ça pour dire que ma réflexion a évolué durant ces rencontres et discussions, que si je vais en politique c’est pour vraiment changer les choses et pour identifier les inepties que j’y rencontrerai (tout en étant assez lucide pour respecter les dossiers secret et confidentiel comme je le fait déjà pour mes dossiers clients. Dans la vie on peut focaliser sur ce qu’on ne peut pas dire ou focaliser sur ce qu’on peut dire et il y a pas mal plus de choses à dire que le contraire).

 

J’imagine que les Québécois, tout comme moi, auront l’été  pour observer et le PQ et la CAQ et que comme moi, ils réaliseront que bien que monsieur Legault soit sympathique, il n’a pas de réel programme, que si le malheur voulait qu’il meure dans les mois après son élection (comme c’est arrivé à un certain Jack Layton), qu’ils voteraient pour une image plutôt que pour une substance et que le seul choix démocratique et pragmatique pour réellement faire avancer le Québec et opérer le « changement » dont tout le monde parle que tout le monde veut, c’est le Parti Québecois et très probablement aussi l’éventuelle candidate Michelle Blanc…

J’ai aussi partagé ça sur mes médias sociaux

Observation: À ma connaissance, si jamais je me présente et que je suis élue à l’Assemblée Nationale, je serais la 1re techno geek, badass, grande gueule médias sociaux, trans à siéger au Québec. Ça déboulonnerais un brin 

 

Et voici ma vision pour le Québec pour laquelle je vais me battre bec et ongle au PQ. Mais étant démocrate, je sais que certaines de mes idées ne passeront pas mais je me promets de batailler pour ça…

Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille… 

 

MAJ

Question de tuer les rumeurs dans l’oeuf, jamais je n’ai été approchée par le PLQ et même si ça avait été le cas, je ne suis pas libérale, j’ai voté oui aux deux référendums et je suis foncièrement nationaliste. Je l’ai toujours été. Pour l’anecdote, en 1980 le défilé de la défaite référendaire commença sur St-Denis pour se rendre au centre Paul Sauvé. il y avait une Pinto bleu qui ouvrait le cortège. La Pinto c’était la mienne et j’y était en uniforme du Collège militaire Royal de St-Jean avec trois autres élèves-officiers…

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Le problème des faux avis sur GooglemyBusiness et des campagnes de dénigrement

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Le problème des faux avis sur les sites qui ont des répertoires d’entreprise n’est pas nouveau. Ces avis affectent aussi plusieurs types de professionnels. Songeons aux www.ratemds.com par exemple. Qu’on songe à Tripadvisor, Yelp et autres répertoires, depuis des lustres, les clients insatisfaits ou les concurrents peu scrupuleux n’hésitent pas à faire baisser publiquement la cote d’une entreprise et à y joindre des commentaires négatifs.

Ces « classements » ont une importance considérable lorsque vient le temps, pour un consommateur, de faire le choix d’une entreprise avec qui faire affaire. Mais depuis l’instauration de GooglemyBusiness, cette réalité des avis négatifs voire des faux avis, prend une nouvelle dimension. C’est que GooglemyBusiness appartenant à Google, ce classement apparaît en haut de résultat du fameux moteur de recherche si on recherche le nom d’une entreprise ou la catégorie à laquelle elle appartient. Or un classement très négatif peut faire très mal. En outre, l’internaute « lambda » ne connait peut-être pas la myriade de sites web qui font des classements d’entreprises, mais le classement de GooglemyBusiness lui, sera directement dans sa face.

Je vous parle de ça parce que de plus en plus d’entreprises viennent me voir pour gérer des crises médias sociaux et que souvent, les internautes à partir de pages Facebook, incitent les autres internautes à aller sur la page GoogleMyBusiness d’une entreprise pour détruire sa réputation. C’est mesquin comme réaction, mais je vois ça malheureusement de plus en plus souvent. S’il s’agit réellement d’une campagne de dénigrement, vous aurez besoin de l’avis de votre avocat pour évaluer les recours possibles tant au niveau civil, que criminel.

Alors que faire pour lutter contre les faux avis sur GooglemyBusiness et les campagnes de dénigrement ?

Prendre de grandes respirations, une marche ou faite toute autre activité qui vous permettra de retrouver votre calme. Il ne faut en aucun cas réagir sous l’impulsion de l’émotivité.

Faire d’abord des copies d’écrans d’absolument tout et les conserver dans un fichier dans l’éventualité d’une poursuite possible.

Gérer la source du problème. Si les critiques sont fondées, admettez-le et corrigez vos erreurs. Si vous êtes victime d’une campagne de dénigrement venant d’ailleurs, identifier les protagonistes, faites des copies d’écrans, montez une cellule de gestion de crise avec les ressources nécessaires (avocats, relations publiques, experts médias sociaux, haute direction). Inspirez-vous du tableau qui est dans mon billet La US Air Force fournit des outils pour les blogueurs d’affaires. Inspirez-vous aussi des nombreux billets que j’ai écrits à propos de la gestion de crise médias sociaux.

Il est capital de signifier à GoogleMyBusiness chacun des faux avis, un par un, via votre compte GoogleMyBusiness en suivant la procédure « Signaler des avis inappropriés » expliquée par Google. Généralement Google est assez rapide de réaction et bien qu’ils n’effaceront pas nécessairement ces avis, ils ne seront plus comptés dans la moyenne. De plus, vous devriez signifier à Google pourquoi cet avis est hors contexte.

• Pourquoi cet avis est faux ou est une campagne de dénigrement avec des faits
• Comment cet avis contrevient aux politiques de Google
• Pourquoi cet avis devrait être retiré,
• Toute image, copie d’écrans, hyperlien ou informations qui appuient votre demande.

Vous devriez systématiquement inciter vos clients satisfaits à le dire sur GooglemyBusiness. Cet effort de communication deviendra ESSENTIEL et période de crise médias sociaux.

Vous devez répondre systématiquement aux critiques négatives, qu’elles soient modérées par Google ou pas. D’ailleurs sur la page d’aide de Google on peut lire :

Restez poli et professionnel. Ce n’est pas qu’une consigne, il s’agit également d’une bonne approche à adopter pour tout propriétaire d’entreprise. Il est difficile de sortir gagnant d’une discussion avec un client frustré, et vous ne souhaitez certainement pas couper les ponts. Rédigez des réponses utiles, lisibles et professionnelles. De plus, vos réponses doivent respecter notre politique relative au contenu local.

Soyez concis. Les utilisateurs souhaitent recevoir des réponses utiles et sincères, mais une réponse trop longue pourrait les intimider.

Remerciez les rédacteurs d’avis. Répondez aux rédacteurs d’avis satisfaits lorsque vous avez des informations inédites ou pertinentes à partager. Vous n’avez pas à répondre à chaque rédacteur d’avis publiquement puisque chaque réponse est diffusée à un grand nombre de clients.

Jouez le rôle d’un ami et non celui d’un vendeur. Vos rédacteurs d’avis sont déjà des clients. Vous n’avez donc pas à leur offrir des incitatifs ni à diffuser des publicités. Partagez de nouvelles informations avec les rédacteurs d’avis ou faites-leur part d’éléments qu’ils auraient pu ne pas remarquer lors de leur première visite.

Si rien de tout cela ne fonctionne, vous n’aurez d’autre choix que d’envisager sérieusement les avenues légales et/ou une plainte au criminel. Devriez-vous envoyer une mise en demeure à Google? À Facebook? Faire une plainte au criminel à votre poste de police ? Envoyer une mise en demeure à l’instigateur d,une campagne de dénigrement? Ces questions devront être soigneusement analysées avec votre équipe de gestion de crise.

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Que disent les partis politiques québécois du numérique ?

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Que disent les partis politiques québécois du numérique dans leur site et dans leur programme ? C’est la question que je me pose et que j’analyse présentement. Pour vous faire vous-même une idée, ne vous gênez pas d’utiliser vos propres opérateurs booléens ou de cliquer sur les hyperliens de Google qui sont ici…

Mes propres observations viendront dans les prochaines semaines…

PLQ
numérique site:plq.org = 150 résultats

numérique site:plq.org/fr/dossiers = 6 résultats

PQ
numérique site:pq.org = 209 résultats

numérique site:pq.org/programme = 4 résultats

CAQ
numérique site:coalitionavenirquebec.org = 40 résultats

numérique site:coalitionavenirquebec.org/fr/idees = 1 résultat

QS
numérique site:quebecsolidaire.net = 11 résultats

numérique site:quebecsolidaire.net/propositions = 0 résultat

Si vous vous demandez ce que moi j’en dis? Je vous invite à cliquer sur mes catégories Plan numérique pour le Québec ou politique et internet. Je vous invite aussi à lire mon billet Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille…

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Les tentacules de Facebook n’ont que peu à voir avec vos paramètres de sécurité

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L’utilisation et le monitorage des données personnelles par Facebook n’est vraiment pas un art. C’est plutôt une science particulièrement bien développée et qui a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête. Oui Zuckerberg l’a eu vraiment facile la semaine dernière lors de son passage devant les élus américains. En termes de relations publiques traditionnelles, il a eu le beau jeu, et ce, pour plusieurs raisons. Il a gardé son calme, il s’est excusé et a promis que les choses changeraient. C’est pas mal ce que voulaient entendre les élus et les investisseurs qui lui ont permis de rattraper plusieurs des points qu’il avait perdus en bourse.

Mais c’est une toute autre histoire pour la Sillicon Valley, les geeks, les avocats spécialisés de droit de l’internet et pour les observateurs avisés.

Tout d’abord, Zuckerberg il avait le « scape goat » idéal. Ces méchants de Cambridge Analytica et ces dizaines de milliers de développeurs externes qui ne sont vraiment pas gentils et qui faisaient n’importe quoi avec vos données personnelles avant que le bon Facebook ne ferme le robinet des données en 2014. L’autre excuse est celle de vos paramètres de sécurité. Zuckerberg a expliqué en long et en large que vous pouvez utiliser les paramètres de sécurité afin de décider qui verrait vos statuts. Le monde entier ou vos amis proches. Ça avait l’avantage de sous-entendre que si vos données sont utilisées, ce sera peut-être de votre faute parce que vous êtes ignorants et que si vous paramétrez convenablement vos comptes Facebook, vous ne devriez pas avoir d’inquiétude. Or c’est à la fois vrai et particulièrement Faux.

Dans pjmedia on apprend que même si vous n’avez jamais été sur Facebook, vous pourriez être suivi par eux.

(…) So if you’re one of those who blames Facebook users for allowing their personal data to be compromised, don’t be so smug. Facebook may be sharing your personal data as well.

(…) When people sign up for Facebook, they’re encouraged to upload their contacts to make it easier for Facebook to connect them with their friends. That allows Facebook to access personal contact information for people who never signed up for the platform or gave their permission to share their information. Facebook knows that these contacts are friends of the new Facebook user, and can start compiling additional details on these non-members.

Et Buzzfeed confirme que même lorsque vous n’êtes pas sur Facebook et que vous avez désactivé votre compte (momentanément ou pas, que vous êtes logged-out) vos « j’aime », servent et serviront à suivre vos préférences et ils vont même jusqu’à monitorer vos achats hors ligne.

(…) You know those Facebook “like” buttons you see around the internet? (There’s even one on this article.) They’re tracking your browsing activity whether you’re a Facebook user or not. “If you’re logged into Facebook and visit a website with the Like button, your browser sends us information about your visit,” Facebook’s website says. “If you’re logged out or don’t have a Facebook account and visit a website with the Like button or another social plugin, your browser sends us a more limited set of info.”

(…)Businesses can upload their data to Facebook to see if the ads they run on Facebook lead to sales in their stores; they do this via something Facebook calls offline conversions. Here’s how Facebook’s website describes them to advertisers: “Facebook’s offline conversion measurement solution helps you understand which offline events, such as purchases in your retail store or orders made over the phone, happened as a result of your Facebook ads.” Businesses upload their in-store sales data in spreadsheet format and then Facebook matches that data with the people that saw its ads.

Donc paramètres de sécurité ou pas et même d’être sur Facebook ou pas, vous êtes déjà dans le collimateur des tentacules de Facebook. C’est aussi pourquoi, il me semble qu’un cadre règlementaire qui devrait s’intéresser particulièrement aux ramifications tentaculaires du marchandage de nos données personnelles, devient plus que nécessaire…

On peut d’ailleurs lire ce matin dans le Journal de Montréal, que Des avocats identifient des jurés grâce à Facebook…

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Le blogue, il est plus que temps qu’il revienne à la mode pour les entreprises

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Le blogue est mort, vive le blogue ! Depuis des années déjà, on prédit la mort du blogue. Ironiquement, depuis des années aussi, les dirigeants marketing reconnaissent le blogue comme l’un des outils les plus performants de l’arsenal du marketing numérique. Mais contrairement à Facebook, le blogue ne peut être donné à rédiger au petit dernier stagiaire qui vient d’arriver. C’est que sur le blogue on doit savoir de quoi on parle pour être pertinent et que le blogue « c’est du travail ».

Avec la chute drastique de la portée naturelle des statuts des pages Facebook et la récente pluie de scandales des données personnelles de ce même outil, il est peut-être temps de se reposer les bonnes questions ? Il est peut-être temps de se retrousser les manches et d’ENFIN être « maitre chez soi » et de miser sur la pérennité de son investissement ? Contrairement à Facebook, vos contenus auront une vie après leur mise en ligne, même plusieurs années plus tard.

D’ailleurs, c’est en 2012 que j’écrivais le billet Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500 ou Le blogue demeure l’outil média social le plus efficace, mais encore mal aimé des CMO. On peut y comprendre qu’il est plus facile de se dédouaner de ses responsabilités en payant de fortes sommes d’argent pour « qu’une agence » les prenne à notre place. Mais les résultats seront éphémères, dispendieux et on pourra toujours dire que c’est la faute de l’agence si les résultats n’y sont pas. On pourra aussi se gargariser du nombre d’abonnés de notre page Facebook et de la soi-disant portée de nos statuts. Sur votre blogue, les données Google Analytics de trafic et de conversion elles ne seront pas des créations de l’esprit…

Comme je l’expliquais déjà dans ces billets, (Malgré le temps les constats restent pas mal les mêmes, seules les statistiques varient un peu) les patrons marketing reconnaissent l’apport inestimables du blogue et observent que les médias sociaux ont un impact exagéré comme on peut encore le voir dans le document State of inbound 2017, dont les tableaux ici-bas sont tirés (notez aussi que les deux premières priorités, le référencement et le blogue, sont en fait un peu la même chose puisque le blogue est le meilleur outil pour améliorer le référencement).

Les priorités du marketing entrant

Les tactiques marketing exagérées

D’ailleurs dans un autre document, Blogging Statistics and Trends: The 2017 Survey of 1000+ Bloggers on apprend que :

« We are spending more time creating content and more money promoting it, and the investment is paying off. Bloggers are reporting stronger results from content marketing.
When asked to report on the effectiveness of their efforts, almost 30% of respondents reported “strong results.” The vast majority of bloggers are seeing rewards from their efforts and meeting their goals, whatever they might be.
Less than 1 in 5 bloggers answered “I don’t know” or reported disappointing results. »

Et finalement, pour ceux qui sont peu enclins à l’effort (et souvent les résultats iront avec), l’article New Blogging Trend: Short Form Blogging présente qu’à l’instar du célèbre Seth Godin, vous pourriez rédiger de courts billets et avoir tout de même un certain impact puisqu’il semble que ce soit une nouvelle tendance. Par contre, cet autre article Les tendances du blogging en 2017 expose exactement le contraire, les blogueurs écriraient des articles de plus en plus longs.

longueur d'un billet de blogue

C’est d’ailleurs l’une des questions les plus fréquentes de ma clientèle. Quelle est la longueur d’un billet de blogue ? Ma réponse est : Utilisez la longueur nécessaire à votre pertinence. Dans certains cas ce pourra être quelques lignes et dans d’autres, plusieurs pages. Par contre j’ajoute aussi « la longueur standard d’un article journalistique est de 750 mots. Donc si vous faites un billet de 1500 mots, divisez-le en deux en utilisant titre/partie1 et titre/partie 2 et insérez un billet d’un autre sujet entre les deux pour forcer le clic.

En conclusion, le blogue reste indubitablement l’un des outils social et marketing les plus performants pour les entreprises et le blogue, quoique beaucoup moins à la mode, est certainement à considérer pour une saine présence web, générant des retombées trébuchantes et sonnantes…

Vous pourriez aussi aimer les billets :

Ce qui sera ou devrait être tendance sur les médias sociaux en 2014 : le blogue

Bloguer fort ou dépenser beaucoup d’argent, quelle est votre stratégie?

Le blogue demeure l’outil média social le plus efficace, mais encore mal aimé des CMO

Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500

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Le drame des infrastructures numériques au Québec, ma conférence à la COMAQ

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Demain je serai conférencière à a 10e édition de la Journée des TI de la COMAQ (Corporation des officiers municipaux agréés du Québec) et du RIMQ (Le Réseau de l’informatique municipale du Québec) pour parler du drame des infrastructures numériques au Québec. J’y présenterai :

¬ L’aveuglement
¬ La Baie James du 21e siècles
¬ La bullshit
¬ Le pourquoi
¬ Les problèmes
¬ Pistes de solutions

Je ferai entre autre un parallèle avec l’histoire de l’électrification au Québec des années 30 et 60. Dans les années 30, le Québec s’est électrifié en région grâce à la « municipalisation » tandis que la nationalisation n’est venue que 30 ans plus tard. Avec le manque de vision de nos politiciens actuels, ce sera malheureusement la même histoire qui se répètera.

Par ailleurs, lorsque la fibre optique couvre 10% d’un territoire, son PIB augmente de 0,25 à 1,38%. Si le Québec habité était fibré en entier, on augmenterait notre PIB de 7,52 à 51,89 Milliards de plus. Disons que la fibre optique se paieraient toute seule et ça c’est sans même parler de la croissance de l’emploi, de la réduction de la pollution et des besoins d’infrastructures routières, de l’augmentation de la valeur du parc foncier de 3,1% et d’une foule d’autres bénéfices pécuniers et sociétaux dont je parlerai dans ma conférence. Mais pour vous en faire une idée, je vous recommande de consulter mon PPT qui est disponible plus bas…


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Un texte puissant contre la transphobie médiatique de Michel Beaudry du Journal de Montréal

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Je suis profondément touchée de lire le texte de Claude Bordeleau, qu’il a mis en commentaire à la suite de mon statut à propos de la chronique transphobe de Michel Beaudry du Journal de Montréal. Le voici:

C’est au top ten des fois où j’ai eu le plus mal de ma vie.

Ma sœur s’est suicidée la semaine dernière. Elle était en processus de changement de sexe pour être reconnue comme la femme qu’elle était.

J’ai eu la malchance le lire le ‘billet d’opinion’ du 6 mars de Michel Beaudry dans le Journal de Montréal cette semaine.

L’objectif d’un éditorial est de mettre de l’avant un point de vue. Parfois controversé, souvent polarisant, l’éditorial sert de plate-forme permettant de donner une personnalité propre au média dans lequel il est publié.

En lisant Michel Beaudry, je ne perçois que de la haine, de l’intimidation et de l’immaturité. Je ne lis aucun message pertinent, si ce n’est que de tenter de justifier son intolérance sous le couvert de la plaisanterie et de la vulgarité populiste.

J’adore l’humour noir et irrévérencieux. Cependant, l’humour sans message et sans contenu n’est qu’un corps gras insipide qui bouche les artères de notre cœur collectif. L”humoriste’ Gab Roy a été à juste titre vilipendé pour n’avoir pas su faire cette distinction. Qu’un éditorialiste publié dans un de nos principaux médias provinciaux puisse propager l’intolérance sans représailles est une honte pour le journalisme. Non seulement le fond de sa chronique est ignoble, mais la forme est d’un amateurisme gênant.

Les journalistes ont une responsabilité qu’ils devraient assumer avec dignité. Les transgenres démontrent déjà un courage admirable en affrontant quotidiennement les quolibets et les regards désapprobateurs d’inconnus. Comment apprendre à bien vivre dans sa peau quand les bully de l’école secondaire se voient récompensés avec un piédestal médiatique? L’influence insidieuse des propos irresponsables de M Beaudry ne sont pas à sous-estimer. Encourager de tels préjugés arriérés peut suffire à étouffer le bourgeon de l’estime naissante d’une âme souffrante.

J’ai foi en la bonté humaine et je présume que M Beaudry a écrit sa chronique en toute candeur. Qu’il ne réalise pas les responsabilités inhérentes à son travail. Que l’humour qu’il a vu dans la situation n’est pas causé par un manque d’empathie psychopathique, mais par l’ignorance. Qu’il aura la décence de s’excuser pour son attaque publique et personnelle envers quelqu’un qui doit déjà quotidiennement faire face à de grands défis.

Ma réponse:

Ouf Claude. Mes plus sincères condoléances à toi, ta famille et aux amis de ta soeur. C’est justement pour tenter de sauver des vies, ne serait-ce qu’une seule, que j’ai décidé il y a maintenant 10 ans, de parler haut et fort et d’exprimer ce que c’est que d’être trans et de me battre pour les droits de cette population dont les taux de tentative de suicide sont de 33%, ce qui est le taux le plus élevé de tous groupes socio-démographique. Ton texte me fait mal et je suis triste d’avoir perdu une soeur en devenir. Mais ton texte permettra je l’espère, d’ouvrir les yeux et les coeurs du trop grand nombre de transphobes qui persiste encore. MERCI

Pour lire le texte particulièrement dégueulasse de Beaudry:

C’est au top ten des fois où j’ai le plus ri dans ma vie. Tôt un samedi matin, en ligne à la caisse des entrepreneurs au Réno-Dépôt. Devant moi, une femme, grande, corpulente, blonde, pas vraiment jolie et exagérément maquillée. Lorsqu’elle tend sa carte de crédit, la caissière alterne son regard entre les yeux de la cliente et sa carte. Et la caissière lance spontanément : « Ben là… » Je ne comprends pas ce qui se produit. L’employée de Réno-Dépôt, qui voit bien que je suis préoccupé par ce qui se passe, se tourne vers moi et me dit : « Elle s’appelle Jacques… » Je ne comprends toujours pas, mais la blonde s’impatiente. « Ben oui, je m’appelle Jacques. C’est pas de tes affaires, ça, câlisse ! » Et, ensuite, toujours très offusquée, elle empoigne sa propre chevelure, lève sa perruque découvrant un crâne d’homme rasé et conclut en disant à la caissière de manger vous savez quoi. Elle fout le camp sans payer, abandonnant du même coup des achats à la caisse.

INOUBLIABLE

Une scène de film de Louis de Funès. Lorsque j’ai vu la tronche de ce gars sous la perruque, je n’ai pu m’empêcher d’éclater.

Rajoutez le rire aussi soudain et encore plus fort de la caissière. Je n’étais plus capable de m’arrêter. Je ne faisais que croiser les yeux de la caissière et je repartais dans mon délire… j’en ai pleuré. En route pour la maison, je ne faisais que revoir cette séquence de la perruque et je m’esclaffais instantanément. Je devais me concentrer de toutes mes forces pour ne plus y penser et cela a duré des semaines.

Statistiques des personnes transgenre (tiré du site de l’ATQ)

  • 78% rapportent avoir été victimes de harcèlement verbal
  • 48% ont même été victime d’assaut (armé ou sexuel).
  • 40% des patients suivis en clinique d’identité du genre en Alberta entre 1996 et 2008, ont eut recours à une chirurgie de réassignation sexuelle.
  • De façon générale, 10% des crimes contre la personne au Canada ont des motivations reliées à l’orientation sexuelle! Ce nombre atteint 17% au États-Unis!
  • 8.3%(1/12) des personnes MTF aux États-Unis courent la chance de se faire tuer alors que le taux normal est de 0.005% (1/18000). C’est 1500 fois plus élevé.
  • 34% des personnes trans obtiendront un diplôme d’étude supérieure contrairement à 27% dans la population générale.
  • 70% ont déjà pensé au suicide et entre 33% y ont déjà eu recours.
    Le taux de suicide est 20 fois moins élevé une fois que les personnes trans « traité » pour leur trouble de l’identité que chez les « non-traité »
  • 24% utilisent des hormones du marché noir.

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Robert Dumas de la Financière Sun Life : une vision proactive de la santé

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Le lundi 26 février dernier, j’étais au diner-conférence du Cercle canadien pour écouter Robert Dumas, président et chef de la direction à la Financière Sun Life (qui est aussi client), parler de la santé globale. Il était rafraichissant d’entendre un PDG, du secteur de l’assurance de surcroit, parler de prévention. Avec de très nombreux exemples, M. Dumas démontra qu’aider les employés à prévenir les problèmes de ce qu’il nomme la « santé globale », permet d’avoir un impact positif sur la productivité du personnel, le taux d’absentéisme et de prévenir la détresse psychologique. Cette santé globale dont il parle inclut la santé physique, psychologique et financière. Disons que c’était inédit d’entendre ça. Un exemple parmi ceux qu’il a présentés :

À Gatineau, un entrepreneur de l’événementiel voyait que ses employés étaient débordés et que le moral des troupes était bas. Il a décidé de donner à tous ses employés une semaine de vacances de plus par année. Je sais que notre premier réflexe est de nous demander combien ça lui a coûté. Eh bien, sa motivation était simplement de faire la bonne chose pour avoir des employés heureux et engagés.

Un an plus tard : la rétention d’employés est pratiquement parfaite, les employés sont encore plus motivés… et les revenus de l’entreprise sont en croissance !

Faire une place à cette vision de la « santé globale » en entreprise, contribue à une saine approche de développement durable, qui inclut l’actif le plus important des entreprises : leurs employés. D’ailleurs à la lecture des diapos de sa présentation PPT que j’ai partagé sur les médias sociaux et que je vous présente ici-bas), on ne peut qu’être étonné de ces constats.

Santé financière
Santé Physique
Santé mentale

Voici d’ailleurs certaines des statistiques tirées de son discours.

On sait que si on faisait un peu plus d’exercice, on arrêtait de fumer et si on consommait moins d’alcool, on pourrait réduire de 80 % les cas de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires et de diabète de type 2. On pourrait même prévenir 40 % des cancers.

Et tout cela, grâce à de saines habitudes de vie. Grâce à des choix personnels pour prioriser sa santé.
On sait tout ça, mais on ne le fait pas.

(…) Selon nos analyses, 1 réclamation sur 3 en invalidité à long terme découle d’un problème de santé mentale. C’est plus que le cancer ! Et dans 44 % des cas, l’absence de la personne dure plus de six mois.

(…) Les employés qui ont un problème financier passent 13 % de leur temps au travail à essayer de régler leurs problèmes. C’est environ 1 heure par jour.

Par ailleurs, après son allocution, monsieur Dumas s’est présenté à la table des médias/blogueurs. Étant un peu baveuse (et j’ose croire d’à-propos), je lui ai demandé : « On comprend que les assureurs se doivent de prévenir la fraude et qu’il est normal qu’ils refusent certaines réclamations, mais que pensez-vous du scandale de réclamations qui a éclaboussé Desjardins la semaine dernière? »

Il commença par dire que ça aurait aussi pu arriver à la Financière Sun Life. Il ajouta que certains de ses conseillers jugeaient que c’était un moment délicat pour lui de parler d’assurance après ce scandale, mais qu’il pensait que ce n’était pas le moment de se cacher. Il m’expliqua que, contrairement à la santé physique, la santé mentale est beaucoup plus difficile analyser et donc à compenser. Il mentionna qu’effectivement une personne atteinte mentalement peut avoir besoin de retourner travailler par petits blocs d’heures, ne serait-ce que pour aider son estime de soi et faciliter la guérison, et qu’un assuré ne devrait pas être pénalisé pour ça. Il me dit que malgré l’arbitraire qui peut entrer dans la prise de décision face à un assuré, les fraudes en cas de réclamation pour santé mentale sont très minimes, qu’un processus de révision des décisions (présentées systématiquement aux assurés en cas de rejet de leur réclamation) et qu’un ombudsman est même disponible en cas de litige entre un assureur et un assuré. Je lui indiquai alors que ma conjointe étant psychologue, c’est plus souvent avec la CSST qu’avec les assureurs que ses patients ont de la difficulté. Il reconnut ce problème et nota qu’on en parlait sans doute pas assez. Il dévoila aussi que les prestations pour santé mentale des employés de la Financière Sun Life sont passées de 1 200 à 12 500 $ / an, afin de fournir aux employés des ressources pour les soutenir.

Il était surpris que je l’aborde d’abord avec ma question sur la fraude. Je lui répondis que j’avais fait de nombreux mandats avec SAS Canada, qui est entre autres spécialisée en détection de fraude (pour les services financiers, banques et assureurs notamment).

Je le remerciai d’avoir le courage de se jeter dans la gueule du loup, sans le filet de ses gens de relations publiques, ce à quoi il sourit amicalement.

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