De la réactivité Twitter des chefs de partis politiques

Pin It

C’est bien le Web 2 dans l’esprit de la communication multidirectionnelle. C’est inutile et contre-productif dans le sens de la communication unidirectionnelle. Ça fait bien de dire qu’on est dans les médias sociaux, mais faut-il aussi y participer activement. Au moment d’écrire ces lignes, l’un des médias sociaux les plus importants en terme de relation publique est certainement Twitter. J’ai déjà expliqué dans mon billet Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques que Twitter n’est pas encore « grand public » mais que les gens qui s’y trouvent « les supergeeks », sont après les médias traditionnels, le deuxième groupe le plus influent du web. C’est que les blogueurs influents y dénichent des infos qu’ils bloguent, puis qui peuvent être reprises par les médias traditionnels. J’ai donc décidé de tester la réactivité des chefs de partis qui sont sur Twitter.

Des quatre chefs, il n’y a que Stéphane Dion qui n’y est pas. Je me suis donc inscrite au Twitt de Stephen Harper, de Jack Layton et de Gilles Duceppe. Comme suite à l’un de leurs commentaires, j’ai posé une question à chacun des chefs et seul Gilles Duceppe a daigné répondre. Puis je me suis souvenu que lorsque l’on va sur la page principale de quelqu’un qui est sur Twitter, il suffit de voir si elle contient des @, qui est le symbole utilisé pour répondre à quelqu’un, pour vérifier si les chefs ont déjà daigné avoir une réelle réactivité sur Twitter. Encore une fois, seul Gilles Duceppe se sert convenablement de cet outil. Bravo à vous monsieur Duceppe, vous marquez des points numériques dans mon cœur de geekette…

Et vous vous méritez aussi ce billet qui reconnaît votre acuité média social.

P.-S. Il est très possible que ce ne soit pas Gilles Duceppe lui-même qui twitt ses conversations. Il a peut-être un « ghost writer » qui fait ça pour lui. N’empêche que les autres chefs aussi peuvent avoir une équipe qui soit efficace en ligne et que ce n’est apparemment pas le cas…

MAJ
Ce billet est repris sur le blogue du journaliste de Technaute/Cyberpresse Tristan Péloquin.

MAJ2
Ce billet me vaut l’insigne honneur d’être citée à la première page de TheGazette dans l’article de Roberto Rocha, Parties fall short online.

Imprimez ce billet Imprimez ce billet

Commentaires

  1. Jean-Philippe Murray

    Celui qui croirait qu’un chef de parti politique aurait le temps de faire du micro-blogging par lui-même serait un peu sot. Leurs horaires sont tellement chargés… Tout au plus, ils ont déclaré sur le blog du Bloc Québécois, le chef approuve et modifie des textes qui sont gérés par son équipe web. C’est selon moi déjà un grand pas!

  2. Claude Malaison

    Michelle,

    Tu n’es pas née de la dernière pluie et tu sais pertinemment que ce n’est pas Gilles Duceppe qui Twitte mais bien un membre de son organisation, efficace en ce domaine faut le dire…
    Si c’est lui, il faut le prouver : Je veux une photo de lui avec son BB ou iPhone en train de Twitter et encore là…:o)

  3. Houssein

    C’est ça le pb que personnellement j’ai avec cette approche Twitter des chefs. On ne sait pas si c’est vraiment eux qui sont derrière l’écran. Fort probablement pas. Et ça me dérange beaucoup.

  4. Sylvain Carle

    Je crois que les partis devrait avoir des présences twitter (et sur les réseaux sociaux en général) qui représente le parti et pas le chef, un peu comme plusieurs compagnies ont des présences corporatives qui ne sont pas attachés à un seul individu.

    Je crois que ça fonctionnerait mieux, la seule manière ou un chef de parti pourrait vraiment utiliser twitter c’est d’avoir une fenêtre de disponibilité un peu comme on avait dans les « chat rooms » avant, ie. Jack Layton sera disponible mardi soir de 19h à 20h pour répondre à vos questions sur twitter… Et mettre un msg d’auto-réponse le reste du temps qui redirige à @npd … pas si difficile que ça d’écrire un twitter-bot et pas mal plus efficace et transparent.

  5. Michelle Blanc

    @tous
    Moi je ne suis pas contre les « ghost-writer ». Ce sont eux qui de toute manière écrivent les discours des chefs. C’est juste que c’est délicat pour les chefs. Le « ghost-writer » doit vraiment être synchronisé avec la pensée de celui-ci afin de ne pas lui faire dire n’importe quoi.
    @Sylvain
    Méchante bonne idée. Mais je doute que les chefs (à part Duceppe) tirent parti de ton idée. Ils ne semblent vraiment pas partis pour valoriser la conversation. À la relecture, c’est vrai que ça fait beaucoup de fois que je dis « parti ». Ai-je un parti prix?

  6. Twitter par ci, Twitter par là… pourquoi faire ? | Ze Laurent

    […] Je vous avoue que la réponse commence généralement par un grand moment de silence. Après avoir cité les Obama, Dell et autre CNN, il est difficile de trouver des références 100% du cru. Il y a pourtant des médias comme Radio Canada et Canoë qui s’y essayent. Michelle Blanc a aussi listé les politiques qui ont des comptes Twitter. […]

  7. Dépression post-comitium | Jean-Philippe Murray

    […] même si elle était loin d’être sacré du Graal deupoinzéro… Les efforts blogguesque et twitteresque (merci!) ne sont pas passés inaperçus et j’en suis fier. Il ne reste qu’à souhaiter que pour […]