Le retour du modèle d’affaires

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Ce matin, le journaliste techno Alain McKenna dans l’article Un avenir difficile pour le Web 2.0, dresse le portrait sombre des baisses prévisibles des revenus publicitaires en lignes et de la difficulté qu’auront les start-ups à trouver du financement. Il n’a pas tort. Le titre de son pertinent article est peut-être un peu exagéré. Cependant, il est clair que l’époque des entreprises qui disaient « nous découvrirons notre modèle d’affaires en cours de route » est maintenant révolue. Tout comme lors de l’éclatement de la bulle internet, les start-ups qui sont passés de PowerPoint à Excell pour pouvoir avoir du financement, les start-ups de la nouvelle réalité postrécession, se devront en plus d’excell, d’utiliser des arguments de modèle de revenus pertinents et réalistes. Je suis aussi d’accord que Facebook et Twitter sont dans des positions délicates, je suis d’avis que Facebook a été largement surévalué, mais je doute fortement que ces entreprises tombent. Elles ont un achalandage et une pertinence qui fait baver d’envie plus d’un investisseur. Reste à savoir comment ils monétiseront tout ça. Je me rappelle d’ailleurs qu’on a déjà traité d’imbécile Rupert Murdoch d’avoir acheté MySpace pour $580M et qui dans l’année suivante s’entendit avec Google pour un petit contrat de pub de $900M

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Commentaires

  1. Graeme

    La publicité restera pendant encore un bout de temps le modèle le plus pertinent, surtout quand on a un gros trafic. Mais à l’avenir, le risque viendra au moment de la maturité de cette pub sur internet, un peu comme le risque reste présent chaque jour dans la pub pour les journaux et magazines papier.
    Un coup on gagne un peu, un coup on perd un peu. Actuellement, le papier est en difficulté, l’internet va avoir une croissance moindre dans les années à venir, mais pour l’instant ça reste très intéressant.
    Et dans 10 ans, on pourra peut-être, peut-être, dire que le marché publicitaire internet est arrivé à maturité dans nombre de pays. On en est encore assez loin et nombre de startup et entreprises web pourront réussir à monétiser leur audience.

  2. PIERRE COTE

    Article alarmiste et inutile de La Presse si vous voulez mon avis ce matin. Encore une fois, on remplit de l’espace papier. Y’a pas d’histoire ici, come on. Seulement des prévisions faites par une compagnie qui génère ses revenus par la vente de ses prévisions !!! Beau conflit d’intérêt.

    Encore une fois les médias traditionnels inventent des nouvelles pour faire peur aux annonceurs et vendre plus de papier: une prévision de eMarketer pour les Etats-Unis, 2 petits coups de téléphone à des supposés spécialistes de la question au Québec et 2 heures plus tard, nous avons une nouvelle…

    « N’acheter pas de la pub en ligne, achetez de la pub dans notre journal… ». Voilà le message.

    Poche.

    Je dénonce cette pratique immorale et scandaleuse. C’est n’est pas du journaliste que La Presse fait mais des relations publiques.

    Révoltant.

    AGAIN, THEY ARE KILLING THE NEW ECONOMY MARKET!!!

    La Famille Desmarais devrait avoir honte.

  3. Michelle Blanc

    @Graeme
    C’est très vrai qu’on ne fait que commencer à investir sur le Web et que la vitesse de croisière ou la saturation est très loin d’être atteinte
    @Pierre
    Wo les moteurs, je connais M. McKenna et ce n’est pas un mercenaire de qui que ce soit. Je te rappelle d’ailleurs qu’il est pigiste et que je suis en partie d’accord avec son constat. Faut pas voir des magouilles partout, mais si elles sont tout de même présente dans un méchant paquet de lieux. Dans ce cas-ci, tu es dans l’champ…

  4. PIERRE COTE

    @michelle
    Alain fait très bien son travail. Il doit trouver/imaginer/inventer/créer des sujets pour ensuite les vendre à son client, La Presse.

    Il n’est pas un mercenaire mais un bon artisan comme toi et moi.

    Le mercenaire est l’employé de La Presse qui a donné son go pour la publication de l’article.

    Tu le dis toi-même, c’est un constat, pas une nouvelle. C’est un point de vue éditorial. Encore pire!

    Je ne savais pas qu’Alain était devenu éditorialiste économique à La Presse :-)

    I believe that together we can.

  5. mcken

    @Pierre

    Je comprends mal le lien que tu fais entre Desmarais et mon article, surtout que j’y cite un concurrent direct en le fondateur de Branchez-vous… Ça discrédite un peu ta critique, que de tomber dans la théorie du complot, non?

    Anyway. Ton argumentation est contradictoire au moins trois fois et j’en retiens que t’as eu un coup de gueule spontané. On y a tous le droit de temps en temps, mais reste assuré que les miens je ne les fais pas dans les médias, où j’essaie seulement de relever des sujets d’actualité qui touchent le lectorat que je dessers (dans ce cas-ci, les technos québécoises).

    Salut!

  6. PIERRE COTE

    @Alain

    Peux-tu m’expliquer où est l’histoire dans ton sujet ?

    Un avenir difficile pour le Web 2.0 ?

    Come on, ce sont des prévisions, Alain, pas des faits… Des prévisions…

    Tu influences les perceptions de tes lecteurs avec un regard noir sur le futur.

    L’avenir sera peut-être plus facile pour le Web 2.0 ? Qui sait ? En tout cas mon je travaille dans ce sens.

    PERCEPTION MAN PERCEPTION…perception is not information

  7. Anonyme

    @mcken ne t’inquiète pas, Pierre à une habitude de coup de geule assez régulière :) Il dit que l’on voit des problèmes qui n’existe pas mais a aussi déclaré la semaine passé que Dominic Arpin contribuait à la mort des nouveau média.

    Mon billet sur le sujet: http://jeanfrancoisdube.ca/?p=199

    @michelle et Graeme. Oui la publicité PPC et autre vont rester un must mais selon moi, les entrepreneurs se doivent d’être beaucoup plus créatif et surtout ne pas s’attarder sur un modèle de revenu unique. Ils doivent sortir des chantiers battus et même du web. Il ne faut pas se gêner pour vendre des t-shirts, des compilations DVD de sa webtélé, offrir des abonnements payants et avantageux tout en gardant un accès gratuit, aller chercher des sponsors, organiser des événements « offline » reliés au site etc etc etc

    Cette façon de faire ne génère pas seulement des revenus supplémentaires mais augmente aussi la portée d’une stratégie marketing, allant chercher un public qui n’aurait peut-être pas été rejoint autrement.

    Je dois écrire un billet sur ce sujet…

  8. Redge

    Je crois aussi qu’un des problèmes se situe au niveau de la publicité. Des plug-ins comme Adblock sur Firefox, par exemple, sont devenu hyper populaire justement parce que les gens ne veulent plus voir de pub. J’ai personnellement installé un module équivalent à Adblock sur Safari et je suis très satisfait. Plus de bandeau publicitaire insignifiant et irritant, que l’essentiel.

    Personnellement, si j’étais une boîte de pub, je m’inquiéterai de cette tendance. Pourquoi investir des millions quand les gens ne verrons jamais la pub?

  9. Jean-François Petit

    Un article pertinent dans BusinessWeek justement sur Facebook et la crise financière des 2.0. Paraît que les version Tagalog et « French Canadian » s’en viennent :-):

    « Rather than trim the site’s development costs, Facebook has engineers cooking up versions in languages such as Xhosa, Tagalog, and French Canadian to go after niche audiences around the world. « We’re in this game not just for five or 10 years, » says Sheryl Sandberg, Facebook’s chief operating officer. « We’re in it for 20 to 30 years. » »

    http://www.businessweek.com/magazine/content/08_48/b4110084423202.htm

    Ils auraient 500 million$ en réserve, ce qui leur permettrait de vivre 3-4 ans sans profits. C’est à suivre.

    jf.

  10. mcken

    @Pierre

    Va expliquer aux 30+ employés de Xtranormal, une startup montréalaise qui vient de renvoyer la moitié de son staff, que s’ils sont sur le chômage, c’est simplement une question de perception…

    C’est ça, la nouvelle.

    Remarque, on peut arguer qu’ils «perçoivent» désormais du chômage, donc t’as raison… c’est juste une question de perception.

  11. GP

    @Pierre
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre papier, et je vous remercie. Quoi qu’en disent certains excités, une des sources que vous citez met le doigt sur ce qui, précisément, demeure le talon d’Achille des entreprises à saveur/vocation Web 2.0 : «Très peu de ces sites sont une nécessité. Twitter est un bon exemple.» C’est du divertissement, point. En ces temps de crise, c’est effectivement quelque chose qui risque de passer en second voire en troisième position, en regard d’autres priorités. Si j’avais à investir, ce n’est certainement pas du côté Web 2.0 que j’irais.

  12. GP

    Oups ! Je m’adressais à mcken, et non à Pierre. Mes excuses.

  13. Michelle Blanc

    @GP
    De dire que Twitter n’as aucune utilité est mal comprendre Twitter. Parlez-en aux journalistes qui ont couvert les attentats de Mumbaï et aux Twitter qui les aidaient.

  14. PIERRE COTE

    @mcken
    Peux-tu nous expliquer alors pourquoi tu n’écris pas sur Xtranormal dans ton papier ???

    J’aimerais bien savoir les vraies raisons derrière ses mise-à-pieds…

    Si tu fouilles bien, tu pourrais apprendre que la crise « économique » actuel, n’a rien à voir avec les coupures.

    On gages-tu ?

  15. Le modèle d’affaires du Père Noël est déficient • Michelle Blanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

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