De l’utilité d’un testament numérique

Cet été j’ai subi une grosse opération qui nécessita huit heures d’anesthésie générale. Une semaine avant, je rêvais que je me voyais dans un cercueil à la morgue. Ça m’a donné une claque et m’a fait songer à faire mon testament numérique. Ainsi, j’ai mis par écrit tous les mots de passe et identifié toutes mes présences Web, puis j’ai déposée ce document en lieu sûr, afin qu’il soit accessible une fois mon trépas arrivé. J’ai aussi nommé un exécuteur testamentaire numérique, l’ai informé de mes instructions et lui ai demandé son autorisation afin qu’il exécute mes volontés numériques, une fois décédée. Je l’ai aussi informé du (des) bénéficiaire(s) de mes propriétés internet. Je vous parle de ça parce qu’à cause de ce rêve qui s’est heureusement avéré non prémonitoire, j’ai pris conscience de l’importance de prendre mes dispositions testamentaires numériques, au cas où j’y resterais. Cette pratique qui n’existe pas encore, à ma connaissance, risque de devenir importante, à la lumière d’un cas présenté par mon ex-associé, Jean-François Renaud (à qui j’offre mes condoléances) dans son billet Facebook et la mort.

Commentaires

  1. Benoît Demazy

    Ce post m’interpelle car je me pose la question depuis de nombreuses années sans avoir jusqu’ici trouvé la réponse… ou osé faire le pas. Car quelle responsabilité de dire à un(e) ami(e) “voilà ce qu’il faudra faire s’il m’arrive malheur”.
    Je n’ai pas encore osé le faire même si l’exécuteur testamentaire est déjà clairement identifié à mes yeux… et que j’ai déjà sur mon disque dur ma nécro et la liste des personnes à prevenir et qq dernières volontés.

  2. Jean-François Renaud

    Bonne idée Michelle !

    Question en suspend : tes mots de passe et présences Web sont de l’information numérique plutôt changeante (ou en tout cas qui devraient l’être). Alors comment faire évoluer ce “dossier” sans avoir à faire de la paperasse légale à chaque fois ?

  3. Michelle Blanc

    C’est inscrit sur une feuille qui peut-être modifier au besoin et dont l’exécuteur testamentaire n’aura accès qu’une fois que je serais morte (espérons dans plusieurs années)

  4. Nick

    Chez MySpace, notre service à la clientèle prend généralement une entente avec la famille du défunt, nous traitons chaque cas de façon individuelle.

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