Le P2P, Bit Torrent et la polémique

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Avant que je ne jase de P2P faisons une petite mise au point. Je n’ai pas de problèmes avec les sujets qui soulèvent la polémique, mais dans les commentaires, vous avez le droit de ne pas être d’accord, mais votre désaccord doit se manifester dans les limites de ma politique éditoriale de blogue sinon ils seront coupés. Pourquoi je vous parle de ça? C’est que ce week-end, j’ai mis un statut dans ma page Facebook qui a enflammé un débat. Celui de « pour ou contre l’échange de fichiers ayant des droits d’auteur » :

Vais devoir apprendre Bit Torrent pour télécharger la saison 5 de Lost

Puis le feu s’est mis aux poudres.
Petite mise en contexte.
Je suis une grande admiratrice de Lost. J’ai payé la location des DVD des 4 premières saisons en entier. Nous sommes maintenant à la cinquième saison qui est visible à la télévision gratuitement chaque semaine. D’ailleurs, le télédifuseur local, CTV, rend disponible gratuitement les épisodes 505 à 508, mais les épisodes 501 à 504 ne sont pas disponibles en ligne au Canada. Tous les épisodes de cette saison seront de nouveaux disponibles en DVD l’automne prochain. Donc qu’elles sont mes options pour écouter les épisodes manquants :

1. Je peux me trouver un copain qui a enregistré tous les épisodes de cette année et qui est assez gentil pour me prêter ses copies DVD personnelles. Ce geste est tout à fait légal.
2. Je peux aller sur un site d’échange P2P et télécharger les épisodes manquant en HD et les écouter dès maintenant. Ce geste est illégal.
3. Je peux déjouer le système de sécurité du site de la chaîne ABC et faire croire que mon PC regarde les épisodes depuis le territoire américain alors qu’il est en fait en territoire canadien. Ce stratagème masque mon adresse IP et me permet de naviguer de manière anonyme. Ce geste entre dans une zone grise réglementaire.
4. Je peux attendre plusieurs mois afin que les épisodes soient de nouveau disponibles à mon centre de location DVD local. Ce geste est tout à fait légal, mais je devrai attendre plusieurs mois avant de poursuivre cette série pour laquelle j’ai déjà payé le gros prix et pour laquelle j’ai déjà fait amplement de promo gratuite dans mes statuts Facebook et Twitter.

Je dois aussi mentionner que dans mon statut je dis que je dois apprendre le mécanisme de téléchargement Bit Torrent. Je ne sous-entends pas que je suis une dinosaure, juste que par principe, je préfère payer pour mes contenus que de les télécharger gratuitement via le Web. Je n’utilise plus de réseaux POSTE-À-POSTE depuis l’époque glorieuse de Napster. Pourquoi je préfère payer? Tout simplement parce que ces réseaux d’échanges contiennent beaucoup de virus, que les fichiers échangés sont souvent de piètre qualité audio et vidéo, qu’ils coûtent un bras et une jambe en bande passante et prennent une éternité à se télécharger. Ma réflexion est aussi celle que se fait une grande majorité de consommateurs. Bref, ce week-end, j’ai peut-être commis un acte qu’on dit illégal. J’ai peut-être téléchargé et écouté les séries 501 à 504 et ai peut-être déjà effacé ces fichiers de mon ordi. Ai-je peut-être eu de la difficulté à dormir? Non peut-être pas du tout. Je ne me sens peut-être pas plus coupable que si un pote m’avait prêté son enregistrement DVD de l’émission depuis sa télévision. Aurais-je préféré avoir l’opportunité de payer pour voir ces épisodes? Ho que oui. Ai-je nui à l’industrie? Non puisqu’à partir de maintenant je vais écouter le reste des émissions à partir du site de CTV et de la télévision et que je vais me farcir leur pub avec grand plaisir (Ok comme j’ai un enregistreur numérique personnel, je vais faire « fast foward » lors des publicités). Donc cette petite situation qui m’est personnelle illustre un grand dilemme et un manque d’adaptation de l’industrie de la télévision en ligne. Cette industrie devrait être plus à l’écoute des consommateurs et rendre disponibles les émissions selon leurs besoins. D’ailleurs, l’un de mes nouveaux clients est un producteur de série télévision qui est déjà largement disponible sur YouTube contre son gré. Mon conseil est de demander à YouTube de retirer toutes les vidéos de son entreprise qui s’y trouvent et de lui-même, se faire une page YouTube et d’y télécharger l’entièreté de son corpus, en basse résolution, de rediriger les auditeurs vers le site de son entreprise ou sont disponibles, moyennant paiement, les mêmes vidéos an HD et avec une qualité audio irréprochable. Je suis certaine que ça va faire un tabac.
Avant de me tirer des pierres, de me traiter de voleuse ou de manque d’éthique, sachez que plusieurs études démontrent hors de tout doute que le partage de fichiers, au lieu de nuire aux industries du disque, ou de la TV, a dans les faits un impact sur la croissance des ventes :
The Effect of File Sharing on Record Sales An Empirical Analysis Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf, Harvard Business School, UNC Chapel
Impatient TV viewers turn to BitTorrent
Dutch government study finds file sharing positive
The Impact of Music Downloads and P2P File-Sharing on the Purchase of Music: A Study for Industry Canada

The report, prepared by University of London researchers, Birgitte Andersen and Marion Frenz, found that music downloads have a positive effect on music purchases among Canadian downloaders but that there is no effect taken over the entire population aged 15 and over.

Merci aux potes Facebook de m’avoir indiqué ces études.

MAJ
La situation du P2P est semblable au mythe de l’Hydre de Lerne et la question qui se pose, laquelle de ses têtes est celle qui est immortelle?

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Commentaires

  1. Meloyul

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, Michelle. Les réseaux de télé traditionnels doivent s’adapter à l’évolution du marché et des nouvelles technologies (ou plutôt, des techno plus récentes…). Je suis une adepte de l’écoute d’émission « quand je veux où je veux » et donc, des émissions disponibles en ligne gratuitement et légalement sur les réseaux. Je passe beaucoup plus de temps à surfer le web qu’à changer les chaînes de ma télé, avec beaucoup de contenu qui ne m’intéresse pas. Malheureusement, tout n’est pas disponible de façon légale, et on doit faire des détour pour accéder au contenu voulu.

    Ceci dit, l’adaptation de ces réseaux est une chose, mais le problème sous-jacent qui se dessine est aussi le suivant : les fournisseurs Internet ont-ils les infrastructures nécessaires pour soutenir toutes la bande passante que génère la télé sur le net? J’ai lu un article intéressant sur ce sujet ce matin à propos d’un nouveau projet télé web de la BBC. http://news.bbc.co.uk/1/hi/technology/7932278.stm

    Dossier à suivre!

  2. B.

    Salut Michelle,

    Comme le dit le Proverbe « With great power comes great responsabilities »: En fin de semaine tu as selon moi donner de l’eau au moulin aux personnes qui piratent du contenu en ligne.

    Les personnes publiques ont de plus grandes obligations morales et doivent certainement faire preuve de plus de retenue sur des sujets de cet ordre.

    J’ai eu l’impression que cette fin de semaine, sans le vouloir tu as fais l’apologie du téléchargement de contenu piraté, ce qui est illégal.

    Je me demande ce qu’en pense l’ADISQ ou l’UDA ce matin.

    A+

    B.

  3. Xavier

    Moi je vois un problème d’adaptation des télédifuseurs et des compagnies qui produise du contenu télévisuel.

    D’une première part, je trouve sa poche que ces derniers ne mettent pas d’efforts (certains empêchent même) pour la webdiffusion. Je considère qu’il doit avoir un moyen légal, gratuit (avec ou sans pub) et/ou payant (sans pub ou à tarif coupé avec pub, mais dans ce cas, avec la possibilité de ne pas avoir de pub si on paye + cher). Et cet épisode doit être disponible à la minute après que l’épisode origininal soit diffusé, ou dans l’heure qui suit si l’émission est live.

    Deuxièmement, je sais qu’on va me répondre que c’est une question de territoire et de contrat et bla bla bla…, mais je trouve totalement injuste qu’on fasse des restriction de territoires. Parce que je suis au Canada, je ne peut pas voir du contenu télévisuel des USA (par exemple). Je trouve ça injuste que j’aille à attendre plus longtemps pour que du contenu artistique (télé, musique, etc…) par ce que je suis au Canada. Certes, ce n’est pas tout le monde, mais pour ceux qui sont ainsi, je trouve sa injuste.

    En résumé, universalité d’accèes (géographique, peu importe le médium (tv, internet, pigeon voyageur (!) ), et en tout temps!

    Avec ça, le P2P va énormément diminuer et les clients seront très content!

    Et honnêtement, je ne considère pas comme du piratage de recorder une émission à la télé, et de la rendre disponible sur le web. Idéalement, avec les pubs (pour être fair), mais en même temps, sa allourdi le fichier. Mais sur le principe, je ne vois pas ce qui est de criminel de prêter à du monde une émission qui a passé gratuitement à la télé.

  4. Elaine L.

    Je suis abonnée illico numérique, HBO + TMN etc etc et pourtant la télé demeure fermée. J’ai un bidule pour enregistrer sur un ordi et les différentes émissions que j’aime voir y sont automatiquement enregistrées. Je les visionne quand j’ai envie de voir un truc et que j’en ai le temps.

    Je favorise les sites où on peut regarder les épisodes en web (exemple : Invincibles ou Bazzo.tv) et y regardent les épisodes, pour montrer aux diffuseurs que leur truc est utile.

    Pour toutes les niaiseries américaines que j’aime regarder parfois (Survivor et autre adict-product), ainsi que pour avoir accès immédiatement à des séries qui gagnent des prix (ex : Mad Men il y a 2 ans), je suis abonnée à un serveur de news. J’hais ça ces histoires de bittorrent où tu dois également partager ce qu’il y a sur ton disque (ça marche encore comme ça?). Avec un serveur de news, dès le lendemain de la diffusion, c’est disponible et voilà. Pour une somme minime (11$ par mois), j’ai accès à de merveilleux produits de par le monde.

    Je ne vais pas embarquer sur le CRTC dans cette conversation car c’est un sujet distinct, ni dans les compagnies Vidéotron, Bell etc, encore un autre sujet.

    Restreignons le discours aux diffusions de nos propres réseaux, en ce qui a trait aux revenus publicitaires. Il va falloir que l’on se penche sérieusement sur l’inclusion des clics Web dans les côtes d’écoute pour le prix des émissions, en terme de publicité.

    Sachez cependant que la non disponibilité de produits sur le web n’est pas seulement affaire de diffuseurs, les producteurs et les distributeurs sont ceux qui négocient les droits de diffusion pour lesquels il faut payer. La diffusion sur les nouvelles plateforme est encore à l’état expérimental.

    Tout mon long propos pour dire que c’est très souvent le comportement des citoyens qui peut aider à faire changer les lois, pas le contraire. Alors je continue dans ma façon de faire, pour envoyer le message aux diffuseurs, producteurs, distributeurs, CRTC, agences publicitaires qu’ils doivent continuer de travailler leur mode de retransmission de leurs créations.

    Moi je n’au AUCUN problème à payer pour un produit, j’aimerais mieux mettre le 80$ de l’abonnement à Vidéotron et avoir accès à un catalogue sur demande, et me farcir les publicités (toujours utiles pour vaquer à différentes occupations…)

  5. Michelle Blanc

    @B.
    Pour l’ADISQ, je leur ai déjà répondu publiquement dans mon billet Le mauvais cheval de bataille de l’ADISQ
    Pour l’UDA et pour l’ADISQ, ils ont toujours le loisir de me téléphoner et de me donner un mandat afin que je les aide à s’adapter à ces réalités plutôt que de faire les frais d’une désadaptation sociale et technologique. « If you can’t beat them, join them » comme je l’ai déjà expliqué avec l’exemple de mon client.
    Finalement, si faire preuve de retenue est de s’aveugler des réalités du Web, je crois bien que jamais je ne ferai preuve de retenue. En outre, ce n’est pas parce que je suis médiatisée que je vais commencer à censurer mes opinions. C’est d’ailleurs ma transparence au niveau de mes opinions qui me doit l’honneur d’être médiatisée. L’œuf ou la poule?

  6. Cédric

    Je crois depuis longtemps que si on ne donne pas à un acheteur le moyen d’acheter légalement, il ne faut pas se plaindre qu’il le télécharge illégalement.
    Lorsqu’une musique ou une émission me plait, je commence à le chercher dans Itunes. S’il n’est pas disponible (souvent à cause d’idiotes notion de territoire desservie) je n’ai aucune honte à le télécharger.

  7. Alex

    Vivement la location ou l’achat de contenus via iTunes. Ainsi les grands joueurs comme les petits peuvent maintenant rejoindre un énorme bassin de client.

  8. Luc Lefebvre

    ;)

    Superbe billet!

    Il me fait bien plaisir de vous avoir fourni certaines études sur le sujet. Il en existe beaucoup plus en fait.

    Le problème, c’est que l’industrie cache ces études et ces recherches pensant que celles-ci vont à l’encontre de leurs objectifs. Je crois que c’est totalement faux. En tant qu’entrepreneurs, vous et moi savont très bien qu’il s’agit d’une opportunité en or pour l’industrie de se renouveller, d’aller chercher de nouveaux marchés et d’offrir de nouveaux produits et services grandement en demande. Ces études ne font que prouver cela.

    Il est grand temps de sortir de la « grande noirceur technologique » qui s’abat sur le Québec depuis quelques années. Il n’y a rien de mal à s’orienter vers le web et à offrir de nouveaux services là où il y a des lacunes. Les études le démontrent et c’est pourquoi celles-ci devraient être mises sur la place publique, comme vous le faites.

    Merci encore pour le billet ainsi que la chance d’avoir débattu ma position sur votre wall et je vous souhaite une excellente journée!

    – Luc Lefebvre

  9. Jerome Paradis

    S’il n’y a pas d’autre moyen que l’illégalité d’obtenir un produit ou service qui devrait être disponible légalement, à qui la faute?

    C’est comme si je prenais l’automobile. En voulant aller à destination, un imbécile me bloque la voie. Pour me rendre à destination il faut commettre une manoeuvre illégale pour contourner la voie. L’autre option est de ne pas se rendre à destination. En plus, l’imbécile qui n’est pas un policier dit qu’on ne peut contourner la voie parce que c’est illégal. Que fait-on? On écoute l’imbécile ou on se rend à destination?

  10. Garamond

    Pour moi, vos méthodes #1 et #2 s’équivalent. Pourquoi la #2 est illégale si la #1 est légale ?
    Parce que la méthode #1 est absolument incontrôlable!
    On essaie vainement de contrôler ceux qui utilisent la méthode #2… c’est risible.

  11. "ingenieur

    Michelle,
    Je suis d’accord avec toi.
    Ce que je percois c’est que la techno disponible evolue et les grands reseaux semblent avoir de la difficulte avec la « gratuite ».Les comptables se disent surement qui payera les couts des ressources s’Il n’y a pas de revenu?

    Enfin realises-tu que ce qui est le plus rigolos dans toute cette polemique c’est que CTV vient d’augmenter sa cote d’ecoute pour Lost et que « tout le monde en parle »

    PS: j’utilises le tu pour alleger le texte… Tu me le dis et j’utiliserai le vous la prochaine fois.

    A bientot

  12. iCronos4

    Très bon billet!

    Le problème, c’est que les haut cris des industries de la musique n’ont pas parfois pas grand chose avoir avec les droits d’auteur. Quand une chose ne fait pas de sens, il faut s’adapter.

  13. Diane

    Chère Michelle, Merci de soulever ces questions importantes.

    Dans un monde idéal, personne ne téléchargera un fichier protégé par le droit d’auteur, et tout le monde téléchargera légalement le contenu Web qu’il veut bien consommer sur le Web en ayant accès à des modèles d’affaires nouveaux, excitants et qui répondent à l’Internaute affamé de contenu Web. Amenez-en du contenu Web – les clients sont là et prêts à les consommer. Le problème jusqu’à date est que la grande majorité du contenu Web disponible illégalement n’est pas disponible légalement, ou disponible dans des modèles d’affaires restreints tels qu’ITUNES (territorial).

    @ cedric @ jerome paradis = 100% d’accord avec votre analyse

    Je trouve cela complètement inacceptable que depuis la naissance de Napster en 1995, soit 15 ans, l’industrie musicale du film et du disque n’ait toujours pas réussi à prendre leur place sur le Web correctement, et qu’ils continuent depuis 15 ans à taper sur les internautes. Proposez-nous des solutions d’affaires WEB! Pas des modèles d’affaires qui découlent de modèles anciens datant du 38 tours et du VHS.

    La question la plus préoccupante pour moi quant au téléchargement illégal est la Riposte Graduée proposée en France par la Ministre Christine Albanel. Quoiqu’on a déjà des lois contre le téléchargement illégal, la France propose d’établir une grosse police Web – l’HADOPI – qui aura pour mandat de couper 1,000 internautes par jour – et ce – sans droit de se défendre, d’audition ou d’appel. C’est Big Brother pas à peu près.

    J’espère que cette Loi ne verra pas le jour en France. Pas parce que je veux que le téléchargement illégal puisse continuer. Mais parce qu’il faut trouver des moyens plus positifs pour faire avancer le Web et de donner une place à tout le monde sur le Web.

    « C’est un signal fort qui illustre la bêtise et la dangerosité de cette loi. La « riposte graduée » fera condamner des innocents, sans preuve valable et sans procès. Elle ne fera pas gagner un centime de plus aux artistes et ne changera rien aux problèmes stratégiques et structurels à l’origine de la crise que traversent les industries qui la demandent. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
    http://geekdefrance.fr/asides/lappel-au-black-out-par-la-quadrature-du-net/

    Mon billet aujourd’hui: HADOPI – la Haute Autorité pour couper les Internautes en France – la Ministre Albanel se prépare pour l’Assemblée
    http://bloguetechno.net/2009/03/07/hadopi-la-haute-autorite-pour-couper-les-internautes-en-france-la-ministre-albanel-entame-le-pas/

    @Cedric = 100% d’accord avec ton raisonnement

  14. jfp

    Je partage ton opinion Michelle.
    L’industrie mène le mauvais combat par inertie… ils doivent modifier le modèle rapidement..

  15. jeff-TVQC

    les seul et unique responsable du piratage de série télévisé sont les diffuseur par leur manque de vision et leur sous-estime d’internet et tout particulièrement au canada.
    De plus le CRTC se préparent à liée les mains des grande chaine canadienne afin que celle-ci ralentissent leurs achats de droit sur des séries américaines!

    Présentement NBC et la Warner bros préparent un front commun pour faire face au site de sous- titrage fait par les fans de série qui sotn disonible le lendemain de la diffusion américaine (les fansub)
    pour plus de détail j’ai fait un poste a ce sujet sur mon site.
    http://www.tvqc.com/2009/02/warner-et-nbc-universal-combattent-les-sous-titres-sur-internet/

    Le crash entre internet, l’accès au produit, les producteurs et diffuseurs. c’est vraiment tout un casse tête! il y a une baisse d’écoute aux heures fixe de diffusion mais une augmentation significative des gens qui écoute la télé avec des DVR ou par les torrent. Donc même les BBM vont devenir obsolète d’ici quelques années, car il ne seront plus significatif!
    un excellent reportage a ce sujet.
    http://heroesspoilers-odi.blogspot.com/2009/03/new-bts-video-reveals-potential-5yg.html

    Aussi des série comme Heroes de la NBC ou Lost de ABC sont connue de part le monde même dans des pays ou il ne sont pas diffusé! c,est ce que les haut dirigeant s’aperçoivent en voyageant! un succès mitiger en direct à la télévision peut se révélé un succès exceptionnel dans le monde par sa diffusion internet! heroes a une baisse de visionnement live le lundi soir mais la série est ultra populaire et quasiment culte sur internet ou des pays ou cette série n,est même pas encore disponible!

    En tout cas moi être à la place de décideur télévisuel je me presserait a me mettre au diapason d’internet parce que pour l’instant certain réseau cours à leur propre perte!

  16. Christophe

    Je pense que tout a été dit et la majorité des commentaires vont dans le même sens, en particulier ceux de Jérôme Paradis et de Diane.

    Jérôme Paradis: « S’il n’y a pas d’autre moyen que l’illégalité d’obtenir un produit ou service qui devrait être disponible légalement, à qui la faute? »

    Diane: « Je trouve cela complètement inacceptable que depuis la naissance de Napster en 1995, soit 15 ans, l’industrie musicale du film et du disque n’ait toujours pas réussi à prendre leur place sur le Web correctement, et qu’ils continuent depuis 15 ans à taper sur les internautes. Proposez-nous des solutions d’affaires WEB! Pas des modèles d’affaires qui découlent de modèles anciens datant du 38 tours et du VHS. »

    Il n’y a tout simplement rien à ajouter. Michelle dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, elle met ses culottes, qu’elle soit médiatisée n’y change rien.

  17. Yareking

    Mon point de vue est surement simpliste mais voila. Je paye Pour ABC et CTV en hd. Donc je peut l’écouter. Je possède un lecteur et enregistreur DVD donc je considère que de télécharger les épisodes de Lost que je manque ( parceque je ne penser jamais a les enregistré) est normal. Non je n’écoute pas les publicités mais de tout facon je les « skip » avec mon enregisteur dvd. c’est Deja bien que CTV permette decouter les épisode sur leur site web. Mais comme je veut profiter de ma télévision hd et bien je les télécharge.

  18. Marc-André

    De toute façon une fois que la « pâte à dents » est sortie du tube… s’il y en a qui veulent s’amuser à essayer de la remettre dedans… bonne chance mais surtout filmez vous et « postez » nous ça sur Youtube… quoique je payerais bien quelques $$$ pour voir votre truc ;)!

  19. steph

    Je ne connais pas grand chose dans ce domaine mais ma petite opinion personnelle rejoint celle de Michelle: télécharger, visionner, supprimer, puis acheter le DVD si la dite série a plu est assez semblable à entrer dans un magasin, essayer un pull, voir s’il nous va et repartir, le cas échéant avec.
    En outre, je poserai un autre problème plus ou moins connexe: je regarde beaucoup de DVD et je suis Française. J’ai donc une tonne et demie de DVD zone 2 en ma possession. Si je veux les visionner ici, ou bien les prêter à des amis, je n’ai pas vraiment d’autres possibilités que de dézonner mon lecteur ou celui de mes amis ou bien d’en faire des formats Divx équivalents à ceux potentiellement téléchargeables.
    Au fond, télécharger est un moyen de connaître des choses qu’on aurait pas forcément connu autrement. Lorsqu’on apprécie quelque chose, on l’achète, pour le conserver dans un format qualité.

  20. Ronnie Munter

    Bonjour,

    Deux petites infos pour la nouvelle loi à sortir en France
    http://fr.news.yahoo.com/16/20090310/ttc-usurper-une-ip-c-est-simple-demontre-c2f7783.html
    et en comparaison à l’international (enfin, dans quelques pays, au moins)http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/03/09/la-lutte-contre-le-telechargement-illegal-ailleurs-dans-le-monde_1162567_651865.html#xtor=AL-32280184

    Ces deux articles reprennent le point que nous partageons, à savoir la rigidité de l’industrie du CD, qui ne sait négocier qu’à coup de marteau.

    Juste une observation: au Québec, rares sont les fournisseurs d’accès qui offrent une bande passante illimitée, alors qu’en france, c’est beaucoup plus fréquent.
    C’est ainsi qu’au Québec, télécharger peut effectivement coûter plus cher qu’ailleurs.

  21. jeff-TVQC

    steph un des problème que vous allez rencontrer au québec c’est qu’il y a une Omerta au niveau de la traduction et qui handicape ceux qui veulent se procurer des DVD une série américaine avec la traduction française.

    En effet plusieurs série diffusé ironiquement en français à à la télévision québécoise comme nip/tuck sur sérieplus ne sont pas disponible avec la trame sonore française dans la zone 1 (usa/canada)et les lecteurs DVD vendu au québec ne peuvent lire des DVD zone 2 (il faut pirater le lecteur pour pouvoir lire les zones 2). Pourtant ces même série ont une bande sonore française en Europe!

    je suis présentement entrain de faire ma petite enquête à ce sujet et je vais diffuser les résultats sur mon blogue d’ici quelques semaines http://www.tvqc.com/. Pour l’instant après avoir rencontré quelques personnes, je m’aperçois de plus en plus que c’est une grosse machine qui est entrain de se détruire par l’intérieur par leur manque de vision et leur avarice et ce qui est insultant c’est la nonchalance et le je ‘en foutisme aigüe que ces gens dégage . Il se foutent éperdument des consommateurs et c’est un systeme ou tout le monde reçoit ces miettes de pain dans l’industrie. Ce que je sens c’est qu’il y a un genre de protectionnisme malsain, de plus ce phénomène est accentué au Québec par sa nature francophone en Amérique, donc de surcroit y a des filtres et une structure qui me font penser à la pègre !!

    Je continue de creuser!

  22. Andrés

    Le phénomène « peer-to-peer », à l’heure actuelle, est comme l’Hydre de Lerne; une créature fabuleuse, tentaculaire, qu’un champion Herculéen devra terrasser pour régénérer le paysage médiatique.

    Somme toute une monstruosité que l’on devra vaincre tôt au tard.

  23. ahbinkin

    J’utilise le p2p, les torrents, des proxys et autres outils similaires, tous aussi raffinés. On est Bougon ou on l’est pas. Les essaims de torrents utiles, croissent à une vitesse exponentielle. C’est comme ça. Le net, c’est un all you can eat pour un dérisoire coût taxable. Y en a qui vont au chinoix, d’autres au Ritz. Mon système d’exploitation cracké, obtenu d’un torrent, est authentique, n’en déplaise à son fabricant. Triste et dommage pour lui, il n’est pas open source.

    Lorsque l’authentique copie me plait, j’achète la copie authentique afin d’en jouir pleinement. Ah binkin, qu’est ce qui est authentique? Tous deux sont des copies de l’original. C’est drôle, me vient à la tête l’histoire de la multiplication et le partage des pains par un p’tit gars de Nazareth. D’irréfutables experts ont nommé cela un miracle. Comme je dis à mes amis et enfants, lâchez-vous lousse, faites-vous plaisir avec Lost 501-504. Y a certainement un chum qui peu faire ça pour vous.

    Il est vrai que j’achète moins de cd. J’achète des pistes et je vais beaucoup plus souvent aux concerts et festivals qu’auparavant, car les artistes qui me plaise ne sont pas ceux diffusés par les majors. Je crois que c’est une tendance vérifiable.

    Un jugement attendu sera rendu, semble t-il,le 17 avril en Suède dans l’affaire Pirate Bay. Ayant lu le réquisitoire de l’IFPI, observé à quel point ils tapent sur le mauvais clou, l’argumentaire dépassé et obsolète, mon ti-doigt me dit, qu’on s’en va vers l’acquittement ou chez Ponce Pilate. Ayoye, deux liens bibliques.

    D’ailleurs, le 17 février dernier, soit deux jours après l’ouverture du procès, le procureur fut contraint de retirer toutes les charges accusant les quatre membres du site d’assister les internautes dans la violation des droits d’auteurs. En effet, il a été estimé que le procureur n’avait pas su mettre en évidence la technologie d’un client p2p!

    Les pirates bayotiens, et autres internautes intéressés, se sont bien bidonnés de l’absence de compréhension du phénomène Pirate Bay et consorts. Que ce soit ici ou en Suède, les accusations doivent être portées contre un individu en démontrant un lien entre l’auteur du crime et celui qui l’aurait assisté. Ce lien-là n’a pas encore été prouvé. Pirate Bay, serait-il aussi innocent que notre ami Googueule qui dirige le trafic vers les trackers ???

    L’immortelle sera toujours ce que le monde pense du concept de liberté, même lorsque cette pensée est jugée, égoïste, égocentrique et coercible par les soit disants mieux pensants. Madame Blanc, quoiqu’en disent les nombreux moralisateurs distingués, choqués, abstrais et subjugués, de votre blog, ce ne sont pas les arguments, les méthodes désuètes, ou les procès des propriétaires et leurs ayant droits qui vont y changer grand choses. Les législateurs tapent, eux aussi, sur le mauvais clou.

    Encore beaucoup de fric en avocasseries à provisionner chez ceux qui souhaitent contrôler un contenu, x,y,ou z, diffusé. Le mot est lâché : contrôle. Vous souvenez-vous des rootkit de Sony-BMG installé comme composant de gestion numérique des droits (DRM) en 2005 ? Beurk! Ça, ça m’écoeure.

  24. Andrés

    On blâme les gouvernements d’être trop répressifs, ils sont dépassés, comment peuvent-t-il faire autrement, les producteurs de ne pas bouger assez vite, de manquer d’audace et avec raison; leur manque de vision anesthésie le développement de nouveaux modèles économiques novateurs qui leur permettront de gagner leur vie demain. Mais on oublie aussi de dire que les usagers sont rendus accrocs à un médicament de contrebande, un baume à base de corne de rhinocéros qui soulage tout en menaçant la survie d’une espèce en voie d’instinction: les auteurs.

  25. Luc Lefebvre

    N’importe quoi.

    Ça devient franchement redondant et lassant comme discours, Andrés. Je t’ai déjà cité des tonnes d’études qui prouvaient que le piratage n’a pas d’impact sur le marché et en fait, qu’il avait un effet bénéfique sur l’industrie.

    Cesse de pleurer toutes les larmes de ton corps et de jouer à la victime dans ce dossier, tu n’atteints personne. Personne pleure pour les artistes, parce que ceux-ci ne sont pas affectés par le piratage… Ils sont affectés par les minimes retours sur leurs oeuvres offerts par l’industrie… et par le gouvernement conservateur qui coupe les subventions.

    En fait, les études le démontrent encore plus : NO JOB WAS LOST BECAUSE OF FILE SHARING.

    On peut pas dire la même chose des politiques de gestion des entreprises culturelles cependant! Ça licencie le monde sans trop se poser de questions.

    Andrés… le piratage là, ça existe depuis TOUJOURS.

    Avant, c’était le VHS, après ça c’est la radio, le tape-cassette, et ainsi de suite. Lâche-moi avec ces arguments pseudo-apocalyptique.

    « menaçant la survie d’une espèce en voie d’instinction: les auteurs. »

    LOL!

  26. Andrés

    Les études sont loin d’être exhaustives. On fait souvent dire aux chiffres ce qui nous arrange.

    Si c’est écrit dans une étude c’est que c’est vrai. C’est pas un argument ça c’est de la tautologie.

    J’attends toujours une étude sur des études où des experts nous permettront de disséquer la question.

    Entre temps, une chance que des études existent pour nous donner bonne conscience ou nous montrer la voie…

    Le vrai problème du piratage dans l’actualité, n’est pas dans son existence; la contrebande à toujours été là et constitue souvent le premier espace de diffusion des produits culturels, le problème que je dénonce c’est son ampleur à l’heure du peer-to-peer.

    Mettez la discographie complète de David Bowie dans un Torrent et 5 minutes après elle est disponible pour téléchargement à 1 milliard d’internautes.

    L’explosion du volume de téléchargement sur Internet change tout; rien avoir avec les cassettes, les vhs, la sérigraphie ou le pochoir!

    J’écoute trop de films de zombies. Tu as raison…

  27. jeff-TVQC

    André c’est certain qu’une place comme le québec, ou le star systeme essaie de nous faire à croire que eric lapointe c’est du bon rock et marie chantal toupin c’est un rockeuse tout en gavant la population comme des canard de leur produit indigeste, la bulle risque de péter un jours. Quand un amateur de musique commence à découvrir tout les artiste qu’il est possible de connaitre dans le monde il s’aperçoit assez rapidement que ce que l’industrie québécoise pousse c’est souvent de la grosse bouette à quelle-que exception près !

    Les artiste musicaux subissent une changement du marcher ; les vente de disque baisse un peut mais à la fois leur musique est plus diffusé que jamais donc des groupe qui ,tait très difficile a trouver il y a même pas 5-6 ans et donc les cd était en import à 30$ sont maintenant trouvable gratuitement sur le web, de plus des compagnie comme itune et amazone ont énormément fait progresser les chiffre de vente.

    Ces même artiste qui étaient plus ou moins locaux, aujourd’hui et ce grâce au web et au téléchargement deviennent instantanément internationaux! ce que le vieux systeme n’était pas capable de faire vue les difficulté de distribuer les album . avant un groupe européen se devait de vendre beaucoup de cd pour justifier une tourné en Amérique, aujourd’hui ce n’est plus le cas! jamais il n’y aura eu autant de show!

    Jamais les salles n’ont été aussi remplie et ce grâce au p2p! des groupes comme within tempatation (holland) ou lacuna coil (italie) ne serait jamais devenue en Amérique et surtout ne serais jamais devenue mainstream avec l’ancien systeme car les cd n’aurais jamais été disponible ou sinon auraient en importation. ceux qui souffrent ce sont ceux qui se graissent la patte depuis des années et ce sont eux qui font qu’un cd qui coute 10 cents a produit font que le dit cd rendu dans le raque coute 20$ ce sont les entremetteurs qui sont toucher mais beaucoup les musiciens m^me que pour eux jusqu’à un certain point c’est salutaire pour leur carrière!

  28. Jerome Paradis

    Il n’y a pas de réel moyen pour les distributeurs de contenus d’enrayer le piratage.

    Par contre, il y a des moyens réels de favoriser la légalité du téléchargement.

    En reprenant mon dernier billet (en anglais) je propose que si le CRTC veut légiférer et bien, qu’il légifère pour favoriser la légalité, les profits et le progrès via une loi intelligente et progressive (du moins pour la musique et le vidéo):
    – un individu peut télécharger et partager tout contenu digital à moins que:
    – ce contenu été publié pour téléchargement par le propriétaire du contenu et est toujours disponible
    – ce contenu n’a jamais été mis à la disposition de tout public pour écoute personnelle sous quelque forme que ce soit
    – ce contenu est été publié sans protection contre la copie

    Comme ça, si un DVD (ou de la musique) est publié (n’importe où dans le monde), les canadiens devraient pouvoir le télécharger (et pourraient devoir payer). Sinon, nous pourrions nous procurer une copie et la partager comme nous voulons et ça ne serait pas considéré comme du piratage.

    Les propriétaires de contenus n’auraient pas d’autre choix que de se réveiller et d’éliminer leurs vielles méthodes. Sinon, des intermédiaires risquent de tomber et ce sera tant mieux pour les créateurs de contenus. Ces créateurs pourront s’organiser pour une distribution mondiale de leurs oeuvres tout en bénéficiant de redevances plus élevées.

    Dans cette optique, pour corriger une phrase d’Andrés: « Mettez la discographie complète de David Bowie sur un site payant disponible à tout humain et 5 minutes après elle est disponible pour téléchargement (et générer des ventes) via 1 milliard d’internautes. »

  29. jeff-TVQC

    désolé pour les fautes du dernier texte, j’ai pesé sur le bouton soumettre par erreur sans avoir le temps de faire la correction :(

  30. Anne

    Assez d’accord avec l’ensemble des commentaires. Au delà des problèmes énoncés, j’ajouterais également que les supports sont dépassés.
    Je m’explique. Je suis jeune et j’ai quasiment toujours connu le Web, et avec lui la multiplication des fichiers numériques à disposition. J’ai de suite été confrontée aux problèmes d’archivage.
    Je veux bien acheter des DVD, mais honnêtement, je les range comment? Ce n’est pas mon trip de remplir mes étagères de DVD poussiéreux, et de devoir galérer pour retrouver celui que je veux voir.
    Pour les CD, c’est encore pire. Non seulement ça prend de la place, c’est difficile à classer par genre, ordre alphabétique, mais surtout… c’est chiant ! J’ai envie de pouvoir écouter une playlist, un mix de plusieurs artistes sans pour autant devoir changer de CD toutes les 5 minutes.

    Et pour ça, Itunes a su prendre une vraie longueur d’avance !

    Par contre, là où je cautionne moins vos propos, c’est que beaucoup d’entre vous justifiez vos téléchargements par le fait qu’ils soient ponctuels ou uniquement en dernier recours. J’ai envie de répondre qu’on s’en fiche. Vous êtes dans l’illégalité quand même, inutile d’essayer de se donner bonne conscience.
    Soit on est clean et on ne télécharge pas, soit on ne l’est pas :)
    Moi je télécharge et je l’assume. Mais c’est vrai que je ne me sens pas pirate pour autant. Les acteurs de mes séries préférés n’ont pas l’air de souffrir de mes téléchargements, mes chanteurs préférés ont la chance de me voir régulièrement parmi la foule de leurs spectacles…

    Par contre, si on pouvait taxer mon FAI (que je paye beaucoup trop cher à mon goût) pour qu’il reverse une partie de mon abonnement mensuel aux artistes… je n’y verrais aucun inconvénient !