M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Personnel et peut-être même hors sujet

Agression d’un couple Canadien LGBT à Paris, fil des événements et appel à témoin

Dans mon dernier billet Un couple de Canadiennes sauvagement battu à Paris parce que l’une d’elles est trans, j’explique l’attaque sauvage dont ont été victime mes amies. Dans les commentaires reçus dans ce blogue, mais aussi sur différents médias qui ont repris la nouvelle, plusieurs questions légitimes sont soulevées. Ces questions trouveront réponse dans le communiqué de presse de Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon qui relate les faits et lance un appel à témoin de l’événement. Le voici donc

Communiqué de presse – 02 août 2012
Deux québécoises sauvagement agressées en plein jour devant leurs enfants !
APPEL A TEMOIN

L’association Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon vient d’être saisie par deux victimes d’une agression xénophobe, transphobe et lesbophobe qui s’est déroulée en plein cœur de Paris (18ème arrondissement) en plein après-midi le 1er août 2012, sur deux ressortissantes canadiennes venues faire du tourisme avec leurs enfants de 6 et 7 ans.

Les deux jeunes femmes, sont originaires du Canada, Marie-Eve est Québécoise et transgenre, sa compagne Claire d’origine française. Marie-Eve occupe des responsabilités au sein de l’association Fierté Montréal Pride, structure avec laquelle la LGP Montpellier LR a noué des liens d’amitiés au travers des mandats internationaux qu’exercent les deux associations. Quant à elle, Claire est membre du conseil d’administration de la chambre de commerce gai du Québec et est activement impliquée dans la communauté.

Cette agression odieuse, sauvage, révoltante et scandaleuse s’est déroulée sous les yeux de leurs jeunes enfants. Les auteurs de l’agression, s’en sont pris aux deux jeunes femmes au prétexte de leur origine canadienne, de l’identité de genre de Marie-Eve, et de leur orientation sexuelle.

Marie-Eve et Claire allaient faire le plein avant de rendre la voiture de location par le boulevard de Clignancourt. Une voiture de type Clio blanche (ancien model) avec une conductrice à son bord, accompagnée d’un homme et de deux chiens, un Pitbull et un Rottweiler, coupe la route aux deux jeunes femmes. Marie-Eve au volant, klaxonne la Clio et se voit insultée. Celle-ci répond en français et québécois. Les deux individus répliquent par un doigt d’honneur et le jet de cigarette sur leur voiture de location. Marie-Eve entend la conductrice indiquer à son passager : « elles sont canadiennes ». Les insultes reprennent de plus belle et se font de plus en plus violentes : « C’est deux nanas mais elle c’est un gars a qui ont a enlevé les couilles et on va vous rentrer dedans. ».

Le feux passant au vert, Marie-Eve change de file afin de mettre fin à cette situation. Pris dans les embouteillage, les agresseurs positionnent volontairement leur véhicule à hauteur des deux jeunes femmes. Marie-Eve fait constater au passager de la Clio l’imprudence de sa conductrice et se voit en réponse cracher au visage. Dans l’incompréhension face au comportement de cet homme, Marie-Eve sort de son véhicule. Aussitôt ils ouvrent une fenêtre pour menacer Marie-Eve avec les 2 chiens. Celle-ci constant que les deux animaux ne montrent pas de signe d’agressivité, s’adresse à l’homme. L’agresseur saisit alors les montant de la portière du véhicule dans lequel il se trouvait, prend son élan et assène un violent coup de pied en plein visage à sa victime. Marie-Eve se retrouve projeter au sol complètement sonnée par la violence du coup. L’homme continuera de s’acharner sur Marie-Eve, toujours étendue sur le sol, en lui portant plusieurs coups de pieds au visage. Malgré la peur, Claire sort du véhicule et tente de s’interposer, mais se retrouve à son tour attrapée violemment par l’homme et par la femme qui la tire agressivement par les cheveux, la mord à la main, le griffe au dos et la roue de violemment coups poings à la tête. Elle est ensuite jeté par terre et fini ainsi par se dégager pour porter secours à sa conjointe qui, toujours au sol, recevait des coups de pieds au visage.

Malgré la douleur, Marie-Eve parvient à reprendre ses esprits et remarque sa compagne ensanglantée se fait à son tour servir des coups de poings et des coups pieds par les deux agresseurs en même temps. Elle décide à son tour d’intervenir et tente d’immobiliser l’agresseur. C’est alors que la conductrice de la Clio saisit violemment Marie-Eve par les cheveux et tente de l’étrangler à l’aide de la chaîne autour du coup de la victime. Claire intervient à son tour et permet à Marie-Eve de se dégager qui en profite pour immobiliser l’homme au sol. La fatigue et la douleur conduise la victime à relâcher son étreinte. L’homme en profite à son tour pour se dégager avant de porter un coup violent au visage de Marie-Eve, puis lui mettre plusieurs doigts dans la bouche et de la traîner sur le sol.

Malgré une agression proférée en plein après-midi et la violence de la scène qui s’est déroulée devant de nombreux passants, personne n’a trouvé bon d’intervenir pour secourir les victimes ! Les deux jeunes femmes se sont senties démunies, livrées en pâture devant une foule qui leurs disait de rentrer dans leur pays, et terriblement angoissées à l’idée de ne pas pouvoir ce sortir du lynchage en règle qu’elles subissaient sous les yeux de leurs jeunes enfants traumatisés par la scène et hurlant de terreurs !

Les agresseurs continuent de s’acharner sur les victimes qui doivent leur salue au hurlement poussé par les victimes demandant aux passants d’appeler la police. L’un deux fini par répondre que l’appel est passé. Un scooter conduit par un autre individu surgit alors de nulle part, s’arrête à la hauteur d’un des agresseurs et l’enjoint de monté à l’arrière avant de s’adresser à la conductrice de la Clio pour l’inviter à prendre la fuite « go, go, go ! ». Les auteurs parviennent donc à prend la fuite avant l’arrivée de la police appelée sur les lieux.

À cause de leur état physique, le traumatisme et la peur extrême des victimes, Marie-Eve et Claire sont conduites en ambulance par les pompiers à l’hôpital Bichat de Paris qui délivrera un premier certificat initiale des blessures !

Jeudi 2 août, les victimes ont déposé plainte au commissariat du Vème arrondissement de Paris et ont transmis aux forces de l’ordre le numéro de plaque minéralogique des auteurs de l’agression. Elles seront examinées par la médecine légale vendredi 3 août.

La Lesbian & Gay Pride Montpellier LR exige que les auteurs soient identifiés, interpelés et traduits en justice sans délai. Nous demandons au Parquet de Paris de se saisir de cette affaire d’une violence haineuse, xénophobe, transphobe et lesbophobe afin que les coupables ne restent pas impunis et soient sanctionnés à la hauteur de la gravité de leurs actes. Nous attendons également que soient identifiées les personnes ayant assistées à cette agression et qui n’ont pas trouvé utile d’apporter assistance aux victimes. Nous ne pouvons accepter que de tels actes puissent se dérouler en toute impunité, aux yeux de tous, et au détriment d’un devoir de solidarité, de civisme et d’assistance.

De telles agressions barbares n’ont pas de place dans une société civilisée. La Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon suivra avec beaucoup d’attention les avancées de cette affaire révoltante et met en garde contre toute tentative de classement sans suite de ce dossier, et ce au-delà du retour au Canada des deux victimes.

Marie-Eve et Claire souffrent de nombreuses blessures et hématomes, sont terriblement affectées d’avoir été victimes d’une telle sauvagerie, devant leurs enfants, sans intervention extérieure, sont blessées dans leur identité, et en état de choc. Les enfants sont traumatisés, apeurés, et ont passé la nuit à pleurer. La famille attend désormais avec impatience de rentrer chez elle, au Québec.

La Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon salue le courage de Marie-Eve, Claire et leurs enfants. Nous leur renouvelons notre profonde amitié, et notre soutien. L’association restera plus que jamais à leurs côtés. Nous poursuivrons notre collaboration avec notre homologue Fierté Montréal Pride avec laquelle nous assurerons le suivi de cette affaire. A l’heure où la France semble sur la voie de l’égalité, il est grand temps que le gouvernement mettent en œuvre un plan ambitieux de lutte contre toutes les discriminations, sensibilise les forces de l’ordre et personnels hospitalier au traitement et à l’accueil des victimes, et demande aux juges de faire preuve de tolérance zéro.
Discrimination = Crime de la différence !

APPEL A TEMOIN : nous demandons que toute personne ayant assistée à cette agression ou disposant d’éléments, de contacter l’association au 06 76 31 36 31 ou le commissariat de police du Vème arrondissement afin d’aider la police à identifier les auteurs de cet agression.

L’équipe de la LGP Montpellier LR

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Personnel et peut-être même hors sujet

Un couple de Canadiennes sauvagement battu à Paris parce que l’une d’elles est trans

Ma copine Marie-Eve Baron, avec qui j’ai vécu la périlleuse traversée du désert de changement de sexe, lors de plusieurs rencontres de soutiens de l’ATQ, vient de se faire sauvagement agresser avec sa conjointe d’origine française Claire Giroudeau à Paris, devant leurs deux jeunes filles. Je suis si troublée et sous le choc que je préfère recopier ici les messages Facebook et les photos qu’elle m’a fait parvenir et/ou posté sur mur Facebook (avec sa permission de diffuser).

Claire, les filles et moi nous sommes faites agressées dans la rue, à Paris cet après midi !!! Nous sommes blessées et bien maganées … Le couple qui nous a agressé savait que nous étions canadiennes, en couple et ils ont clairement dit que j’étais un gars a qui ont avait enlevé les couilles et qu’ils allaient nous rentrer dedans. Ils ont délibérément ouvert les fenêtres de leurs véhicule pour que leur pitbull et leur rottweiller nous attaquent. Ils m’ont frappé à terre à coup de pied et ils ont tenté de me tué en m’étranglant avec mon collier… Ils étaient ensuite à 2 contre Claire en la tirant par les cheveux et en lui donnant des coups de poing et des coups de pied au visage… Par chance les enfants ont compris qu’elles ne devaient pas sortir. Personne de la foulle n’a rien fait et on s’est même fait dire à plusieurs reprises de rentrer dans notre pays !!! Nous avons eu très peur ! Toute l’après midi à l’hôpital, séparées aux urgences… cette ville est froide et manque cruellement d’humanité et de civisme… le Québec nous manque et nous sommes très fière d’y demeurer. Nous sommes tellement chanceux. J’ai hâte de rentrer chez nous !!!

Une agression évidemment transphobe, homophobe et xénophobe!

Moi

waouh. C’est vraiment terrible. Portez plainte à la police au plus criss. J’espère que vous avez le numéro de plaque

Marie-Eve

oui et ils n’ont rien fait

Moi

est-ce que tu veux que j’en parle dans mon blogue? Ça va faire le tour assez vite. Mais ne ferez rien sans ta permission d’utiliser ton histoire et vos photos. Faut que ça se sache

Marie-Eve

Michelle! Avec la plus grande joie!!! GOOOO xx Je t’adore MERCI 1000 fois!

Moi

je suis SCANDALISÉE

Marie-Eve

Nous on a mal à la face!!!

Sur son mur

On vient de se faire attaquer à grand coups de piends dans la face à Paris. On est à l’hopital. Ça va mais Claire est blessée au visage et au cou.

je n’ai pas de nouvelles… je full peur. je suis seule avec les enfants et je ne peux pas la voir.

les filles étaient dans la voitures. elles n’ont riwn mais.elles ont vue

j’ai vue Claire… un point au front, un collier cervical quelques jours et des anti-dpuleurs.

elle a pas mal.de bleus et une grosse bosse au front

ca va pou le moral. l’inquiétude est tombé quand on s’est revues. les fulles sont tre

es filles sont marquées.

Ca c’est juste le visage! Ça exclue l’intérieur de la joue et les parques de strangulation avec une chaine! et les multiples blessures un peu partout! Même les animaux sont plus intelligents que ça!

Claire Giroudeau

Nos contacts avec la police ont été brefs. Pa du tout de support pour un crime clairement xénophobe, homophobe et transphobe.

L’homophobie, la transphobie et la méchanceté sont encore toujours présentes à Paris comme ici d’ailleurs. Un ou une transsexuel (le) se fait assassiner à tous les trois jours dans le monde. Faudrait peut-être qu’un jour ça cesse…

MAJ
Voici les médias qui ont repris cette trop triste nouvelle

Le Figaro Un couple de touristes canadiennes agressé à Paris

Yagg Un couple de Canadiennes, dont une femme trans’, aggressé en plein Paris

huffingtonpost.fr: Trans : une canadienne agressée à Paris

MAJ2

Huffingtonpost Québec Transsexualité : une Québécoise agressée à Paris

Journal de Montréal HOMOPHOBIE Deux Montréalaises battues à Paris

TETU Un couple de Canadiennes, dont une trans, agressé à Paris

MAJ3

FranceTVInfo Un couple de Canadiennes affirme avoir été violemment battu à Paris
Canoë Deux Québécoises agressées à Paris
La Presse Attaque homophobe contre un couple de Longueuil à Paris
TVA Nouvelles Couple de lesbiennes agressées à Paris Geste «homophobe, transphobe et xénophobe»

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politique et internet

Les sites des partis et la peur d’avoir peur, voilà pourquoi les partis sont poches en ligne

Le copain Frederic Gonzalo fait un bon portrait de départ de la présence médias sociaux des différents partis politiques dans son billet Campagne électorale 2.0 au Québec? Oui et Non. Sans les chiffres à l’appui, dans mes billets Les prochaines élections provinciales seront-elles 2.0? et La prochaine élection provinciale sera-t-elle média sociaux ? j’avais déjà identifié que nos élections ne seraient probablement pas 2.0.

La peur d’avoir peur

Ironiquement, ce sont les nouveaux partis comme Québec Solidaire et la CAQ qui prennent le plus de risques sur les médias sociaux. Québec Solidaire est sur Twitter depuis la dernière élection et le chef de la CAQ, y est en lion depuis quelques semaines déjà. Les partis sont sur Facebook, mais j’ai de nombreuses fois écrit sur les écueils de Facebook dans un contexte organisationnel. Il reste évidemment YouTube, Flickr, les sites des partis et les blogues. Il y a aussi une panoplie d’autres outils qui pourraient être utilisés à bon escient, mais les partis ont de la difficulté à se servir convenablement des outils de base, alors de là à faire un Hangout sur Google + avec des citoyens ordinaires comme le fit récemment Obama ou encore de participer à des débats publics sur des univers 3D comme lors de l’avant-dernière présidentielle française, c’est certainement de la «rocket science» pour nos politiciens.

C’est qu’ils ont peur d’avoir peur et que nos partis ne sont en effet que des cultes aux chefs. Ces chefs sont entourés d’une garde rapprochée (vieille école), de consultants d’images, de gens de relations publiques traditionnels et finalement de conseillers en communications des différents partis. Avant qu’une bonne idée (comme d’être efficace en ligne et de valoriser la participation bidirectionnelle, voire la conversation) ne se rende au chef, plusieurs paliers décisionnels la mettront en boîte. Trop risqués, les autres partis ne prennent pas ce risque, et si on se faisait rabrouer, la campagne ne dure qu’un mois. C’est bien là la tristesse de la présence web des partis. Ils ne réalisent pas que ce qu’ils font en ligne est justement de ne tenter que de parler aux irréductibles ou aux opposants. Ils ne parlent absolument pas aux indécis. Ils croient que ce sera fait par les communications traditionnelles via les médias et lors du débat des chefs.

J’ai rencontré plusieurs intervenants de tous les partis. J’ai rencontré bien de ces gens qui croient au Web, le comprenne et qui sont éberlués que leur voix ne se rende pas aux chefs. D’ailleurs, l’effervescence (ou plutôt l’apparence d’effervescence) n’existe que depuis un mois. Cet hiver, l’an dernier, les partis ne se souciaient pas du Web. Trop dangereux. Les soupers spaghetti sont tellement plus propices à la conversation … du podium avec micro, éclairage et télésouffleur.

Au moment d’écrire ces lignes
Le site du parti Libéral nous dit qu’il sera bientôt en ligne
Le site du parti Québécois nous ressasse des communiqués de presse
Le site de la CAQ a un onglet blogue (qui au moment d’écrire ces lignes envoie à une page d’erreur)
Le site de Québec Solidaire ressasse des communiqués de presse
Le site d’Option Nationale a la particularité d’être sur Google+ et LinkedIn (c’est déjà ça, mais exerce un discours de sourd comme le font tous les partis).

CETTE ÉLECTION SERA 2.0

Malgré les partis et leurs conseillers, cette élection sera définitivement web 2.0. Ce sera l’élection des internautes, des usagers, du petit peuple. Ils se chamailleront allègrement sur les médias sociaux. Ils feront malheureusement peut-être encore cette hargne 2.0 dont parlait ce matin le chroniqueur Mario Roy de La presse.

La conséquence la plus tangible des excès commis autour du conflit étudiant aura été, en effet, d’instaurer un climat de haine et de mépris tel que le Québec n’en avait jamais connu, même au cours des campagnes référendaires. Lesquelles débattaient pourtant d’une question autrement importante! Souvenons-nous de ce triste printemps 2012. Grossièreté extrême, insultes personnelles, intolérance totale, appels à la violence, menaces de mort… bref, une sévère régression collective que des «logues» sauront peut-être expliquer un jour.

Je vous invite aussi à relire mes billets
Crise étudiante, la gauche est plus active et intolérante sur les médias sociaux

Le Lab VOXtv – Chronique : Barack Obama et sa gestion de la communication sur Internet

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politique et internet

Les prochaines élections provinciales seront-elles 2.0?

Depuis une semaine, les journalistes sont fébriles à se demander si les prochaines élections provinciales seront finalement 2.0. (j’avais répondu à cette question dans mon billet La prochaine élection provinciale sera-t-elle média sociaux ? en avril de cette année). Certains journalistes parlent du scandale de l’achat des amis Facebook par Pauline Marois (article auquel j’ai participé), le blogueur Nicolas Roberge crie à la désinformation (il est sans doute en manque de visibilité)

Toutefois, la désinformation par les experts en médias sociaux et le ravage des spin doctors des partis adverses m’agacent profondément.

D’autres s’outragent des nombreux faux pas de François Legault sur Twitter (ici, ici) et de son candidat remercié à cause d’un twitt. Et un nouveau rédacteur en chef et polémiste notoire parle d’idéologie de la médiasocialisation (il en fume du meilleur que moi et je ne mets pas l’hyperlien à sa chronique parce que je ne lis pas cette merde et qu’un ami bien intentionné m’a fait suivre ce torchon).

Le moins qu’on puisse dire est que si la prochaine élection n’est pas 2.0, les médias sociaux lui serviront certainement de divertissement salé. Et dire que tout cela est arrivé lors de ma trop courte petite semaine de vacances de juillet. J’ose à peine imaginer mes deux semaines de vacances de la mi-août!

Pourquoi nos politiciens ne sont pas 2.0

À chaque élection on me demande de discuter de l’utilisation des outils Web par les différents partis et à chaque élection je me désole davantage. Je vois bien quelques politiciens qui comprennent certaines dimensions d’une présence web efficace, dont Bernard Drainville du Parti Québécois avec son compte Twitter ou quoi qu’en disent les outrés, François Legault avec son compte Twitter. Ces politiciens ont au moins compris qu’il ne suffit pas de pousser sa merde préemballée sur un outil web pour acquérir une efficacité. Il faut aussi oser être soi-même (avec ses forces et ses faiblesses comme le montre admirablement bien Legault), oser parler d’autres choses que de politique et surtout répondre aux usagers et engagé un dialogue. Même avec ceux qui nous cherchent toise.

Malheureusement, même si Twitter est un outil de relations publiques des plus efficace, il n’est qu’un outil parmi une pléiade possible et qu’une dimension à une stratégie Web diversifiée qui soit cohérente et soutenue dans le temps. Parlant de temps, ce qui me fait rire avec l’achat de pub pour la page Facebook de madame Marois (si tel est le cas, ce dont je doute) est qu’elle a attendu l’éminence d’une élection avant de se réveiller. Que faisait-elle de sa présence Web les quatre dernières années? Que faisaient-ils tous en ligne ces quatre dernières années? Rien! Niet! Nada!

Une communauté est quelque chose que l’on monte avant d’en avoir besoin. Si on la monte parce qu’on en a besoin, ça ne marche pas ou si peu. Sa sent l’électoralisme à plein nez. Aussi faut-il moduler son discours politique en fonction du feedback des internautes. Il faut qu’ils sentent qu’ils sont écoutés et qu’ils ont un impact (si minime soit-il) sur les enjeux qui sont discutés. Comme ça ils seront plus à même de retransmettre le message politique à leur tour. On est loin de là. À des stratosphères de là. Je le disais en pleine face à madame Marois (et à la classe politique tout entière) il y a 4 ans lors de l’émission Tout le monde en parle. Je lui ai répété lors d’une émission chez Christiane Charrette 2 ans plus tard. Ce n’est que durant mes vacances que son parti a décidé de s’acheter des admirateurs Facebook. C’est d’un pitoyable. Mais je la comprends. Un conseil gratuit est un conseil qui ne vaut rien.

L’entrevue et les conseils à madame Marois à partir de 10:33 minutes


Michelle Blanc passage à Tout le monde en parle par MichelleBlanc

Il est déjà trop tard pour que la prochaine élection soit 2.0 mais elle risque cependant de tourmenter bien des politiciens avec leurs gaffes Web, de divertir les usagers qui s’enverront paître par idéologie interposée et à faire chroniquer les chroniqueurs qui en fume du bon (et même ceux plus posés qui posent de bonnes questions). Notez que je ne parle pas ici du Parti Libéral parce qu’ils ne sont pratiquement pas sur les médias sociaux. Leur moment de gloire dans mon blogue viendra certainement dans les prochaines semaines. Je ne parle pas non plus de Québec Solidaire.

Vous pouvez écouter l’entrevue que je donnais ce matin sur les ondes de la radio de Radio-Canada en Abitibi à l’émission Des matins en or. (Durée 9:59 min.)

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Marketing 2.0 Marketing Internet Relations publiques Internet

On a toujours quelque chose à vendre, même si ce n’est qu’une idée

Hier soir j’étais conférencière pratiquement bénévole pour l’organisme de mon quartier, Parcs Vivants. Il pleuvait à boire debout, mais sous le belvédère du parc Claude-Melançon, quelques braves s’étaient aventurés à venir me poser quelques questions à propos des médias sociaux. Puis il y avait ce monsieur qui veut créer un mouvement contre la violence au hockey. Il rêve que son mouvement devienne international, que des bénévoles l’aide à faire lever son projet et cette idée qu’il a colligée dans quarante pages est (soi-disant) si révolutionnaire, que d’emblé, les gens vont y adhérer.

Je lui propose donc de faire un blogue et lui explique les tenants et aboutissants de comment vendre une idée (ou quoi que ce soit) en ligne. Mais il rétorque qu’il n’a rien à vendre, que son idée est si forte qu’elle se vendra toute seule et ce qu’il recherche sont des gens qui sont prêts à bénévolement faire lever son idée du siècle. S’il pait qui que ce soit, ce sera la preuve que son idée n’est pas bonne, que son concept n’est pas viral par lui-même.

Je lui présente que bien que moi-même je sois « pour » la violence au hockey, que pour que son idée lève, il se doit de la partager, de la « vendre » aux autres et que peut-être, s’il est réellement efficace et que c’est effectivement la trouvaille du siècle, qu’elle finira bien par attirer des gens. Je donne en exemple Equiterre qui est aussi sans but lucratif, qui a besoin de moyens pour faire avancer sa cause, qu’ils doivent faire des publications, des levés de fonds, des relations publiques, des événements. Que ses porte-parole sont payés, qu’ils ont besoin d’un secrétariat, bref qu’ils se doivent de vendre leurs idées, aussi nobles soient-elles, et que ça prend du fric pour ça.

Il me rétorque que ça fait 40 ans qu’il travaille là-dessus et qu’il n’est pas pressé et que le fric détruit tout et que « au grand jamais » il n’aura à vendre quoi que ce soit. Cet homme est un grand rêveur. Ça prends des rêveurs pour faire bouger la société, mais des fois, le plus beau rêve a tout de même besoin de moyen pour avancer et ces moyens sont du jus de cerveau, du fric et l’adhésion des citoyens. Et malheureusement pour les anticapitalistes, il faut la vendre les idées. D’ailleurs même les anticapitalistes se doivent de vendre leurs théories. Même les religions se doivent de vendre leurs croyances. Je suis peut-être bouchée, mais je ne connais aucune idée, je répète, aucune idée n’a été propagée sans qu’on ait besoin de la vendre. Même pas celle du Christ en personne. Ces meilleurs vendeurs étant les apôtres…

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Edito sans question

De la discrétion des très très riches

Comme je l’ai déjà mentionné, j’ai beaucoup de très petits entrepreneurs et de start-up comme clients. Mais j’ai aussi quelques clients qui sont très, très riches. Ces clients ont une chose en commun. Ils sont extrêmement discrets quant à leur fortune et veulent à tout prix passer sous le radar.

J’étais avec l’un de ces clients sur une terrasse de la rue St-Denis et nous parlions de la visibilité de son entreprise. Son produit culturel est dans une cinquantaine de pays, il est traduit dans une trentaine de langues et c’est sans doute le produit culturel québécois qui (avec le Cirque du Soleil et Céline Dion) a le plus de succès sur la scène internationale. Son produit est complètement développé dans des bureaux du vieux Montréal, et fait littéralement le tour de la planète. Je lui demande alors pourquoi un succès si éclatant n’est pas plus connu ici, pourquoi est-il si discret avec cette réussite extraordinaire. Il me répondit, tu sais Michelle, nous sommes assis sur une terrasse et personne ne me connaît. J’aime ça de même. J’ai déjà assez de ma famille qui me tète sans arrêt pour que je les aide financièrement, s’il fallait que le Québec au complet soit après moi, je n’aurais plus de vie. J’aime ça être un inconnu. La vedette c’est mon produit et je veux que tu m’aides à développer sa présence en ligne that’s it that’s all. Qu’on sache ici que c’est un succès planétaire n’a pas d’importance pour moi.

Un autre de mes clients détient 52% d’une entreprise qui a des ventes d’un milliard par an. C’est un gentleman-farmer, avec ses bretelles. Il sacre et fait des blagues salées, est on ne peut plus terre à terre et valorise le profil bas. Lors d’une discussion à propos d’un enjeu de relations publiques en ligne il me dit qu’il avait toujours valorisé de ne pas qu’on parle de sa boîte. Depuis des années, il avait le réflexe de se couvrir et de laisser passer la tempête. J’appris par accident la semaine dernière que ce monsieur est l’un des plus gros donateurs du Musée du Québec. Mais personne ou à peu près ne le sait. Ça risque d’ailleurs de rester dans les limbes éternellement.

Un autre de mes clients avait une entreprise techno. Il avait débuté dans l’entrepôt d’un petit dépanneur. Son entreprise grandissant, il fit un reverse take-over d’une exploration minière à la bourse de Toronto et cette entreprise (par accident) détenait les droits d’exploration pétrolière du Manitoba. On l’appelle maintenant le « scheik du Manitoba ». Si vous le rencontriez dans la rue, vous ne devineriez jamais ça. D’ailleurs ces trois clients sont tous de parfaits inconnus. Ils sont tous d’une simplicité et d’une gentillesse désarmantes. Ils sont habillés comme monsieur et madame tout le monde et pourtant, ils sont pleins aux as. Ce qu’ils veulent par-dessus tout est de rester anonyme.

On ne sait jamais à qui on parle et lorsqu’on le sait finalement, des fois on a une méchante surprise. La discrétion des très très riche est motivée par plusieurs facteurs, mais il est clair que ce facteur n’est pas toujours « de vouloir crosser le monde et de faire du cash sur le dos des pôvres travailleurs ».

Ils sont d’ailleurs devenus très riches par un travail acharné, un leg ou une chance inouïe. Dans tous les cas ce sont des entrepreneurs responsables, qui traitent vraiment bien leurs employés et qui sont d’une simplicité désarmante.

Je suis très fière de me promener et de me pavaner dans mon Alfa Roméo usager. Mais de toute évidence, je ne suis pas discrète, je ne suis pas riche et je ne fais pas d’effort pour disparaître dans la foule…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Montréal, dans 50 ans. Lettre à mon petit-fils

La Place Ville-Marie fêtera son 50e anniversaire. Pour l’occasion, on me demande de rédiger un texte qui sera mis dans une capsule, pour n’être ouvert que dans 50 ans. Voici ce texte:

Dans 50 ans

Dans 50 ans je serai très probablement morte. Mais mon petit-fils lui sera toujours en vie. Au moment d’écrire ces lignes, dans 50 ans, Liam aura 50 ans et demi. Sa vie aura été tout autre que la mienne. Il devra sans doute encore travailler un autre 30 ans avant de prendre sa retraite. Il sera entouré de gens de provenance et de cultures diverses (dont beaucoup de Chinois) et il vivra dans l’un des pays les plus prospères, étant donné les grandes réserves d’eau potable que nous avons.

Il aura appris tant de choses qu’il m’est encore difficile de l’imaginer. La connaissance se transmettra, grâce aux réseaux sociaux, d’une manière fulgurante. Beaucoup des emplois que nous connaissons aujourd’hui auront été modifiés. Au lieu d’un docteur, d’un professeur ou d’un journaliste, nous parlerons plutôt d’un facilitateur d’apprentissage, d’un sage médical et d’un analyste de l’information factuelle. Cette connaissance ubiquitaire aura toujours besoin de guides spécialisés qui servent à la valider, la mettre en contexte, la repartager et l’expliciter. Nous aurons toujours besoin de chirurgiens qui se « mettent les mains » dans nos blessures, mais ils ne seront désormais plus guidé que par leur mémoire. Nous aurons des conseillers pédagogiques, mais ils serviront davantage de support aux facilitateurs d’apprentissage qui auront de plus en plus de classes virtuelles. À cause du coût croissant de l’énergie, il sera maintenant plus pratique de travailler et d’apprendre de chez soi. Il y aura toujours des lieux utilisés pour des rencontres de travail et de partages occasionnels, mais la vocation des grands édifices à bureau, des écoles, des Bibliothèques et des hôpitaux, risque de grandement changer. Une portion importante d’un édifice comme la Place Ville-Marie, ne sera plus à vocation d’affaires. Ce sera l’une des tours d’habitation haut de gamme et historique de Montréal, les plus en vue. Quelques étages seulement serviront de lieu de rencontre d’affaires, de salles de meeting et d’étage de partage holographique virtuels. Déjà en 2012 nous pouvons nous rencontrer virtuellement dans des univers 3D, mais en 2062, ces Univers et les gens qui la composent se retrouveront sur un plancher avec seulement quelques personnes physiques, pour interagir avec eux. Cette science-fiction nous la connaissons déjà dans certains de nos programmes de télévision. Nous avions une idée de ce type de salle dans une émission populaire de notre époque, Star Trek.

Comme les gens ne se déplacent presque plus, nous n’avons plus besoin de cette quantité phénoménale de routes qui font le quadrillage de Montréal. Plusieurs de ces rues sont maintenant des jardins et des parcs, qui permettent à la faune et à la flore locale de transiter d’un point à l’autre de l’île. On observe aussi certains enclos spécifiques, servant à garder le bétail pour la consommation humaine et tous les toits des édifices sont maintenant des jardins permettant une quasi-autosuffisance alimentaire. Il y a d’ailleurs beaucoup moins de monde à Montréal. Plusieurs sont partis peupler le nord du Québec, attiré par la météo plus clémente et la prospérité liée à l’eau et aux autres ressources naturelles qui y sont abondantes. Montréal est désormais une courroie de transmission des informations, un lieu symbolique du commerce et le siège de notre équipe internationale de hockey, les Nordiques (petite blague pour mes contemporains hehehe).

Liam aura eu une vie tumultueuse. Il est un homme et rendu à son âge de 50 ans, nous venons à peine de régler les problèmes masculinistes. Les hommes recommencent à aller à l’école au même niveau que les femmes, nos asiles et nos prisons ne servent plus de dépotoirs humains de troubles anxieux masculins et notre taux de suicide masculin s’est stabilisé. Nous jouissons finalement d’une égalité des sexes. Le droit à la paternité est reconnu et le besoin de violence masculine a été canalisé positivement lors des « jeux du mâle ».

Liam aura eu à gérer bien des crises sociales durant sa vie et à s’adapter à des changements politiques, sociologiques, technologiques, culturels, économiques et climatiques qu’il m’est difficile d’imaginer. Mais il aura eu la chance d’être entouré d’amour et d’avoir trouvé sa passion. Ce sont deux des ingrédients immuables que je lui souhaite et qui font que malgré les époques et les tumultes inévitables, la vie vaut la peine d’être vécue…

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Le responsive design ou le développement d’une application mobile?

Comme vous l’avez peut-être remarqué, mon site est maintenant disponible en plusieurs versions (merci aux gens de la Fabrique de blogues pour cette mise en ligne). Mais pour vous en apercevoir, vous aurez besoin de regarder mon site via votre navigateur ou vos outils mobiles. Vous observerez que l’idée du design d’origine est toujours là, mais que pour une version mobile par exemple, la présentation n’est plus tout à fait la même. Sur une version mobile, l’interface est grandement allégée afin de convenir à ce type d’interface. C’est ce que l’on nomme le Responsive Web Design (en fait un design qui s’adapte en fonction de l’interface de réception).

Selon Wikipédia

La notion de Responsive Web Design (conception de sites web adaptatifs selon l’OQLF1) regroupe différents principes et technologies, mais il indique globalement qu’un site est conçu pour s’adapter aux différentes tailles d’écran et aux différents terminaux permettant d’afficher le site (navigateur, tablette, mobile, télé connectée…). Ainsi, les mobinautes pourront avoir une expérience adaptée à leur terminal sans dégradation et sans devoir utiliser les fonctionnalité de zoom (ou un autre type de redimensionnement). Ils pourront consulter la même information, mais organisée différemment selon le type de terminal utilisé.
La notion de web responsive révolutionne la manière de concevoir les parcours internet puisqu’il ne s’agit plus ici de concevoir autant de parcours qu’il y a de famille de terminaux mais de concevoir une seule interface auto-adaptable. Ainsi, les sources d’information et les socles techniques ne sont pas dupliqués. Cela engendre des économies d’échelles dans la conception et la maintenance de sites internet. L’esprit du web responsive est de tourner toujours davantage vers à la fois une standardisation du web (normes W3C) et vers une industrialisation de ce marché qui progresse vers la maturité.

Une application mobile

Une application mobile est un logiciel applicatif développé pour être installé sur un appareil électronique mobile, tel qu’un assistant personnel, un téléphone portable , un « smartphone », ou un baladeur numérique.
Une telle application peut être installée sur l’appareil dès la conception de celui-ci ou bien, si l’appareil le permet, téléchargée par l’utilisateur par le biais d’une boutique en ligne, telle que Google Play ou l’App Store. Une partie des applications disponibles sont gratuites tandis que d’autres sont payantes.
Le nombre de téléchargements d’applications mobiles est actuellement en forte hausse. Cette tendance va de pair avec la vente des smartphones, elle aussi en forte augmentation : + 74 % en un an

Tim-Berners Lee critique sévèrement les applications mobiles et les sites web adaptés (LePoint)

Le monde des applis mobiles est en effet cloisonné, du fait des fabricants de matériel et des éditeurs de logiciels, qui mettent en avant les magasins d’applications (App Store d’Apple, Google Play, etc.), non compatibles entre eux. Une appli conçue pour iPhone ou iPad (Apple) ne peut être utilisée telle quelle sur Android (Google), Windows Phone (Microsoft) ou BlackBerry (RIM) et doit être réécrite sous une forme différente pour être compatible.
La solution proposée par le World Wide Web Consortium (W3C), présidé par Tim Berners-Lee, est un système d’applications web ouvertes (open web apps) utilisant le standard HTML5, utilisé aussi par les ordinateurs classiques et compatible avec les navigateurs de tous les smartphones. Longtemps limité, le langage HTML est désormais capable de prouesses multimédias.

(…)
« Si vous utilisez HTML5, vous n’avez pas besoin de réécrire une application pour chaque système », a-t-il poursuivi, sans citer aucun des géants du Web qui lui mettent des bâtons dans les roues (Apple notamment). « Le Web, ce sont des standards, et chaque internaute doit pouvoir accéder au même contenu », a ajouté Tim Berners-Lee, reconnaissant : « Cela implique beaucoup de travail. »

Les applications mobiles sont-elles téléchargées?

Le marché des applications mobiles est en pleine croissance. ABI Research prédisait d’ailleurs qu’en 2011 29 milliards de téléchargements d’applications mobiles seraient téléchargés, ce qui était une croissance de 20 milliards par rapport aux 9 milliards de téléchargements de 2010. Il faut cependant souligner que 26 % des applications qui sont téléchargées ne sont utilisés qu’une seule fois (chiffre de 2010).

La différence entre les applications mobiles et les sites web adaptés

Selon le site egstudio.biz

Responsive Web Design
Is simply the adjustment of the view layer to certain screen resolutions via HTML5 media-query. Meaning, making your website responsive and thus available for mobile devices is as simple as creating another CSS file.

The pros

Budget friendly.
Available through HTML5 web browsers.
Easier to produce, doesn’t require a different set of knowledge.

The cons

Hard to get the same behavior as a native mobile application.
Browsers on mobile devices are not as accessible as applications.
Some mobile platforms still come with old browsers that do not support higher functions.
Mobile Application
Is basically a software developed for a mobile device. Much like desktop applications, mobile applications have to be developed for a specific platform: IOS, Android etc. Mobile applications are not available through the World Wide Web but through dedicated application markets.

The pros

Native behavior.
More accessible.

The cons

High cost, need to develop a different software for each platform.
Not accessible through the World Wide Web.
Higher maintenance costs.

Conclusion

Dans le terme « application mobile » il y a le mot « application ». Si dans celle-ci il n’y a rien « d’applicatif », que ce n’est qu’une version allégée de votre site web ou que c’est par une vision « marketing » que vous songez à développez une application mobile, optez plutôt pour un site web adapté. Si par contre vous songez à une fonctionnalité « inédite », « à valeur ajoutée », qui de surcroît utilise judicieusement les notions de géolocalisation, ça vaut certainement la peine d’investiguer davantage la possibilité de développer et d’investir de grosses sommes d’argent pour une application mobile. Vous devrez d’ailleurs continuer d’investir dans votre application à chaque mise à jour des différents systèmes d’opérations mobiles.

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Personnel et peut-être même hors sujet

L’importance de la symbolique du mouvement étudiant

Il y a quelque semaines de ça, le réputé anthropologue Serge Bouchard parlait à Radio-Canada de la crise étudiante. Il soulignait entre autres l’importance de la symbolique de la crise étudiante. La veille, il était cité par Marie-Claude Lortie dans son article La fête, le risque et les casseroles :

Selon l’anthropologue Serge Bouchard, on est en train, sans s’en apercevoir, loin de nos divertissements solitaires, de «découvrir le plaisir d’être dans la rue, de respirer et d’exister collectivement».
Dans les médias, on parle beaucoup de la casse, des blessés, de la violence de la police et de certains manifestants… Mais combien de fois faudra-t-il répéter que ce n’est vraiment qu’un aspect très spécifique de ce qui se passe dans la rue?
Pour le reste, la foule porte le roi en dérision dans la joie et le bruit.
Et nos gouvernants devraient le comprendre.
«C’est typique, explique Serge Bouchard. Tout cela a été analysé souvent. Jean Baudrillard, notamment, a écrit là-dessus.»
Il serait intéressant, d’ailleurs, qu’on profite de ces recherches et réflexions pour donner au cabinet un petit cours accéléré de sociologie. Ainsi, ses membres pourraient comprendre ce que tout le monde ici voit bien en regardant les gens taper sur leurs casseroles: ce mouvement, aussi joyeux soit-il, n’a plus rien de rationnel.
On est dans un univers qui relève du cri du coeur et des symboles. On ne demande plus un gel des droits de scolarité, on demande du respect pour les gens dans la rue, un signe démontrant que leur colère n’a pas été méprisée, mais bien entendue et prise au sérieux. «On est dans le symbolique et pour sortir de ça, il va falloir nécessairement du symbolique», ajoute l’anthropologue.
Car il faut penser à une sortie de crise, c’est clair.
«La ligne entre la fête et l’émeute est extrêmement fine, continue Bouchard. Et on est dans un emportement qu’on ne contrôle pas.»

Quels sont certains des symboles de la crise étudiante?

L’AnarchoPanda

La Banane Anarchiste

Le carré rouge

La casserole

Le printemps érable

Le drapeau noir

Le salut hitlérien

Le SSPVM

Les hashtag Twitter #GGI #Manifencours #Casserolesencours

Manifestations nue

L’affiche La Liberté guidant le peuple

Certains des mots-clés
Perturbations, combat, anticapitalistes, lutte des classes…

Il serait vraiment intéressant que des sociologues neutres (si ça existe encore) s’intéressent à ces questions et nous aide à comprendre sans le parti pris de la gauche, ce phénomène nouveau au Québec. De mémoire d’homme, jamais un sigle politique (le carré rouge) n’avait été porté par une frange importante de la population ici. On sait sans doute que d’autres éléments symboliques politiques ont eu cette portée ailleurs dans l’histoire récente (le col mao, la barbe islamiste, la croix gammée), mais ici, au Québec, je ne trouve pas de corolaires. Dans vos commentaires, évitez de me dire que la jeunesse est belle et que c’est une saine expression de la colère. Je sais déjà tout ça et la jeunesse qui est belle a déjà très bien servi Hitler ou Mao (qui étaient de droite et de gauche). Comme le soulignait Bouchard, nous sommes maintenant dans l’irrationnel symbolique et ça va prendra sans doute un autre symbole pour nous sortir de cette crise.

Entretemps, regardez le clip du film The Wave, qui basé sur une expérience réelle, à Palo Alto en 1967, recréa la montée du nazisme dans une classe étudiante…

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Edito sans question

De la connerie estudiantine et de la réponse à la connerie

Depuis que je blogue, j’ai l’habitude qu’on me fasse dire bien des choses. Mais depuis quelques mois, depuis que j’ai ouvertement critiqué la Classe issue de l’ASSÉ qui est notoirement infiltrée par une gauche radicale (ce qui est documenté par des gens de l’ASSÉ eux-mêmes), depuis que par souci de transparence j’ai écrit entre autres : Je suis de centre droit, pour la hausse de frais de scolarité et pour la loi 78, malgré certaines clauses que je n’appuie vraiment pas. En préambule de mon billet Crise étudiante, la gauche est plus active et intolérante sur les médias sociaux, je ne serais plus moi-même! Je représenterais « une cause », mes analyses seraient maintenant biaisées et j’aurais perdu toute objectivité.

C’est l’essence de la leçon que me donne une très brave scribe du nom de « geniedecesiecle » dans son billet PETIT GUIDE DE SAVOIR-VIVRE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX, du non moins élogieux blogue terreurterreur. Notez ici qu’avoir voulu inventer ça, je me serais certainement fait tirer des roches par des gens qui se promènent sans doute avec des cailloux dans leur sac-à-dos pour garder la forme…

Dans cet élogieuse critique on peut lire :

Dans l’incipit de son article, Mme Blanc se sent l’obligation de nous révéler sa position idéologique, soit supposément de « centre-droit », ce qui est un euphémisme pour « droite modérée », lui-même un euphémisme pour « droite ». En se posant d’elle-même en faveur de la Loi 78, elle serait plutôt à considérer comme de droite autoritaire; par opposition, par exemple, à Éric Duhaime, clairement de droite libertaire, voire anarcho-capitaliste, raison pour laquelle il s’est positionné, lui, contre la Loi 78.

Puis ce passage savoureux tiré des conseils de la courageuse anonyme (je dis la mais ce pourrait bien être « le »).

N’oubliez pas que vous ne parlez pas seulement en votre nom, vous parlez au nom d’une cause, d’une idéologie que vous défendez au-delà de vous-mêmes. Quand vous parlez de vos idéaux politiques, vous représentez quelques chose qui dépasse votre je-me-moi ainsi que ceux et celles qui partagent vos allégeances;

Dans les commentaires du billet en question, Anne Archet, pseudonyme (aussi) bien connu de la blogosphère y va d’une réplique que je trouve tout à fait savoureuse :

Anne Archet dit :
12 juin 2012 à 10:39
«N’oubliez pas que vous ne parlez pas seulement en votre nom, vous parlez au nom d’une cause, idéologie que vous défendez au-delà de vous-mêmes.»
Ça, c’est la recette parfaite pour tomber dans la niaiserie et le bêlement. Stirner disait que se mettre au service d’une cause est la principale source de servilité; sur les réseaux sociaux, c’est aussi une des principales causes de connerie.
Ce n’est pas parce que j’appuie les étudiants que leur cause est devenue la mienne. Et surtout, ce n’est pas parce que je suis solidaire avec eux que j’adhère à une quelconque idéologie de mes deux fesses. Si ça se trouve, il y a des tas de trucs qui m’horripilent avec la crise actuelle, à commencer avec ce jeu de mot pénible de «printemps érable». Je me moque prodigieusement des arguments démocrates et bien pensants des carrés rouges et surtout de leur sociale démocratie à l’eau de rose. Je trouve que le gel des frais de scolarité ne mérite même pas d’être tyrappé trente secondes, je trouve oiseuse l’obsession d’être «écouté» et de «négocier» avec les salauds qui exercent le pouvoir et je trouve que les efforts mis en place sont démesurés par rapport à la finalité plus que modeste du mouvement (gratuité scolaire et alternance du parti au pouvoir).
Ce qui me plaît, c’est l’expression de la révolte, la confrontation avec le pouvoir et l’apprentissage à la dure des relations de domination dans une société de classe. Ce qui me plaît, c’est de voir tous ces gens qui, en tapant sur leurs casseroles, se permettent de ressentir pendant un court moment ce que pourrait la liberté, voire se permettent d’envisager pendant quelque secondes la possibilité de reprendre possession de leur vie.
Dans ces conditions, est-ce que je dois m’abstenir de participer au débat? Ou alors, dois-je reprendre la cassette de la FEUQ ou de l’ASSE, au nom de la «cause qui me dépasse»? Si la cause me dépasse, c’est qu’elle est devenue transcendante, un fantôme comme les autres (la Nation, la Liberté, la Justice, la Race, etc, ad nauseam) et donc une source de sacrifice et d’oppression. Fuck la cause. J’ai bâti la mienne sur rien.
Ma seule cause valable est ma propre cause et j’en suis la seule porte-parole attitrée. Voilà pourquoi j’abuse du «je»: pour que personne ne se sente contraint d’être de mon avis.

Anne Archet dit :
12 juin 2012 à 10:57
À mon tour de faire un mauvais jeu de mots.
La gauche: beaucoup de causes, très peu d’effets.

 

On me dit aussi que je devrais fermer ma gueule parce que c’est la gauche qui a mis les droits des gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres sur la map et que ceux-ci pratiquèrent la désobéissance civile il y a quarante ans à Stonewall. On me dit aussi que je suis achetée par les Libéraux (que je pourfends pourtant allègrement ici depuis des années. Je critique d’ailleurs tout les partis politiques sans discrimination). On me dit aussi que … anyway vous comprenez le principe.

Je suis fière d’avoir déjà fait changer énormément de choses dans notre société par la force de mes convictions, de mes écrits et de mes prises de position publiques non violentes, non partisane et respectueuse de la propriété publique et de la démocratie. Je peux entre autres me vanter d’avoir été l’un des éléments clés de l’installation du 3G en Abitibi, du changement de vision du Ministère de la Santé afin qu’ils défraient le cout des opérations génitales de changement de sexe et des changements profonds de l’usage que font nos organisations des technologies Web. On dira aussi que je suis « la papesse autoproclamée du Web » alors que JAMAIS je n’ai revendiqué quoi que ce soit à ce titre. Par contre, je remercie encore Bruno Guglielminetti qui dans la préface de Les médias sociaux 101 disait :

Si aujourd’hui de plus en plus d’entreprises, et même de partis politiques, s’efforcent d’être plus ouvertes envers la communauté des internautes québécois, je suis persuadé que c’est en partie grâce à son travail d’intervention dans les médias et au sein des entreprises elles-mêmes. Pour cela, chapeau, Michelle Blanc!

En guise de conclusion, quelques citations, juste pour faire tilter l’un de mes plus grands admirateurs, qui lui préfère encore des proverbes Africains

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être » Henri Poincare

« Darkness cannot drive out darkness; only light can do that. Hate cannot drive out hate; only love can do that. » Martin Luther King, Jr.

And there comes a time when one must take a position that is neither safe, nor politic, nor popular but one must take it because it is right. »
Martin Luther King, Jr., 1967

MAJ
Suis quand même surprise que la CLASSE n’ait pas présenté de candidats à la dernière partielle! La démocratie c’est ça aussi…

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