Maintenant plus de 20 ans en ligne avec vous

Mon site www.Michelleblanc.com a maintenant plus de 20 ans. Quelle épopée! Mon site a été mis en ligne en mars 2002 selon le « site report de Netcraft ». Selon la « Wayback Machine de Archives.org », la première capture de mon site remonte 2 février 2003. Mais selon les archives de mon blogue (qui était précédemment mon site web) le premier billet publié ici était en août 2005. Entre 2002 et 2005, je bloguais déjà sur le site de LesAffaires.com mais leurs archives ont complètement disparu.

Ça fait donc déjà plus de 20 ans que j’observe et que je discute de web, de stratégies numériques et de médias sociaux. Deux « best-sellers » ont été tirés des billets de ce blogue. Les médias sociaux 101 et Les médias sociaux 201. Le premier discute de pourquoi être sur les médias sociaux et le deuxième de comment faire. D’innombrables conférences ont aussi été tirées de mes contenus et les Powerpoint de mes présentations (qui ne sont pas des informations confidentielles de clients) sont pratiquement toutes sur mon compte Slideshare. En outre, l’intégralité de mes contenus peut être consultée grâce à la barre de recherche en haut à droite, à mes nombreuses catégories ou par dates dans les archives. Il s’agit donc d’un corpus de 2829 billets, de 60 billets de collaborateurs et de 15016 commentaires qui sont toujours en ligne. D’ailleurs, les commentaires étaient dans certains cas une mine inestimable d’informations très pertinentes.

J’ai déjà écrit que Twitter c’est pour les twitts et ce billet est toujours en ligne. Bien évidemment j’ai changé d’avis en cours de route et par respect pour mes archives et l’évolution de ma pensée, ce billet est toujours là. Il est évident que depuis quelques années, je suis moins assidue à mon blogue, ayant troqué ma revue de presse et mes trouvailles du blogue vers les médias sociaux. Mais avec l’avènement du retrait des médias de Facebook, je me suis remis à colliger ma revue de presse sur mon blogue. Il y a aussi moins d’analyse sur mon blogue puisqu’avec le temps, je n’avais plus le goût de me répéter et de redire ce que j’avais déjà dit à propos des médias sociaux et des usages. En 20 ans, des médias sociaux sont disparus et d’autres ont pris la place. Mais les usages ne diffèrent pas tant que ça finalement. Par contre, plusieurs phénomènes négatifs sont venus s’ajouter à ce que je croyais au départ être une sensationnelle innovation sociétale. La cybercriminalité est apparue, la fraude par clic s’est développée de manière alarmante, le positionnement naturel des entreprises a passablement fondu (afin d’obliger les entreprises à payer pour être vues) et on s’est rendu compte que les médias sociaux servaient aussi à la désinformation, la propagande, la manipulation électorale et même à fomenter des révolutions (printemps arabe, printemps érable et autres). Ces dernières années j’ai aussi été à même d’expérimenter pour un client international de gestion des risques du commerce de détail, des outils de monitorage des médias sociaux extrêmement puissants et qui pourraient effrayer les internautes s’ils savaient à quel point on peut les épier via ces technologies.

D’ailleurs, lors d’une récente conférence lors d’un colloque Criminalité urbaine et médias sociaux, j’expliquais un cas hypothétique d’une entreprise qui grâce aux technologies de monitorage, pourrait géolocaliser ses installations et capturer en temps réel, tous les statuts sociaux émanant de leurs usines et ainsi prendre le pouls des syndiqués par rapport à la position syndicale lors d’une grève. Une personne de la salle me posa la question « mais est-ce éthique de faire ça et je suis outrée »? Ma réponse a été « Ces informations sont publiques et les internautes syndiqués partagent librement ces contenus en ligne ». C’est donc tout à fait éthique. Par contre, il est vrai que la grande majorité de ces syndiqués et des gens en général, ne réalisent pas l’impact et les capacités de monitorages qui existent, lorsqu’ils partagent leurs états d’âme en ligne.

La nouvelle menace qui est récemment venue s’ajouter est celle de l’intelligence artificielle. Comme nous avons pu le vivre avec les médias sociaux, l’euphorie initiale de cette technologie viendra rapidement s’estomper avec la reconnaissance de tout le mal qui découlera de ces avancements. Qu’on songe au deepfakes, à la pédopornographie, à l’usurpation d’identité, à la propagande automatisée et à bien d’autres fléaux qui s’ajouteront encore.

Je continuerai donc d’observer et de commenter tout le positif qu’apportent ces technologies pour les organisations, mais en gardant un œil très lucide quant aux nombreux écueils sociaux que ces technologies font naître.

Comment je gagne ma vie, un nouveau billet 13 ans plus tard

En 2011 j’écrivais le billet Comment je gagne ma vie? Consultante, conférencière et auteure. Sur LinkedIn, la copine Monique Lo me faisait remarquer que je pourrais faire une mise à jour et ajouter « enseignante ». C’est tout à fait d’à-propos puisque pour une 2e année j’enseigne aussi à HEC Montréal le marketing entrepreneurial et à l’École des Dirigeants de HEC Montréal, la communication marketing.

 

Mais il y a quelques semaines, un copain camionneur est venu dîner chez nous. Il me posa la même question. Mais qu’est-ce que tu fais exactement Michelle? La réponse est large, tout comme l’est ma pratique.

 

En fait, je suis une spécialiste du marketing numérique, du commerce électronique et des médias sociaux. Dans un sens plus large, je m’intéresse aussi à la cybercriminalité, aux technologies web, à l’économie numérique et à une foule d’autres sujets qui touchent le web, mais dans une optique de conseil de gestion.

 

Par exemple, l’un de mes clients actuels est un organisme paragouvernemental de génie civil. J’ai d’abord fait un diagnostic et un rapport de l’état de leurs présences web et social (diagnostic technologique et qualitatif) et je les aide à peaufiner leurs stratégies numériques et à sélectionner des technologies (dans ce cas-ci une technologie de notification de masse pour avertir les usagers de l’état des infrastructures). Pour un autre client, une petite entreprise agricole, j’aiderai le propriétaire à se positionner efficacement et à croitre ses revenus grâce au marketing de contenus. Pour une autre organisation, je discutais lors d’une conférence, de la criminalité urbaine et des médias sociaux. Cette conférence a été entre autres pertinente pour mes clients puisque durant la dernière année j’ai testé pour un autre client international dans la gestion des risques pour le commerce de détail, des technologies de monitorage des médias sociaux dans un contexte de prévention des crimes interne d’une très grande entreprise de commerce de détail.

 

Mes mandats sont donc très diversifiés, autant pour des PME, organisations gouvernementales, que pour de très grandes entreprises et ce que j’apprends dans un contexte particulier, peut m’être très utiles dans un autre contexte et un autre secteur économique. C’est d’ailleurs ce que je suis en train d’apprendre lors d’un cours Technology Entrepreneurship: Lab to Market que je suis présentement à Harvard. On y voit d’ailleurs à quel point l’innovation est souvent de prendre une technologie, une application, un principe technique, déjà utilisé avec succès dans un type d’industrie, pour l’appliquer à une autre industrie. Ainsi, nous avons réalisé que la technologie utile à la fabrication de ciment, la capacité de mélanger différentes composantes d’agrégats avec une viscosité différente, a pu être utilisé dans l’industrie alimentaire pour faire du beurre d’arachide duquel on avait préalablement soutiré l’huile, et qui se trouvait avec une problématique de mélange d’agrégats à viscosités différentes.

 

Il en est de même pour ma pratique. Ce que j’ai appris dans la mise en marché d’un service chirurgical haut de gamme me permet d’aider un entrepreneur dans le secteur de l’automobile ou dans celui d’un manufacturier/transformateur des composants chimiques de la marijuana à des fins médicales.

 

D’ailleurs, d’enseigner à HEC et de suivre moi-même des cours à Harvard, est un autre moyen de parfaire mes connaissances et de me confronter à la réalité des jeunes générations. Ils questionnent mes enseignements qui sont résolument pratiques, et mon cours à Harvard me permet d’approfondir une certaine démarche d’innovation et une structure mentale me permettant de sortir des biais cognitifs inhérents à une surspécialisation qui nous enferme dans des limites et un cadre mental défini et dont il est difficile de sortir.

 

En outre, j’ai aussi une partie de mon offre de service qui offre de la rédaction de blogues pour différents secteurs économiques, avec l’aide de pigistes membres de l’Association de journalistes indépendants du Québec, avec des contrats annuels. Ainsi, j’ai déjà exécuté des mandats dans le secteur médical, récréotouristique ou de la vente automobile.

 

Je pourrais imager ce que je fais comme étant un médecin généraliste de la santé de vos présences web et médias sociaux, doublés du conseiller technologique, d’innovation et de modèles d’affaires reposants sur le web.

Au plaisir de vous avoir vous aussi comme client 🙂

Qu’est-ce que le référencement en 2024? Les fondamentaux.

Qu’est-ce que le référencement?

Le référencement est une série de techniques, jumelées à une compréhension du travail des moteurs de recherches (comme Google), vous permettant de vous positionner dans les résultats de recherche de ces moteurs. Le référencement est aussi nommé SEO (Search Engine Optimization) ou encore optimisation pour les moteurs de recherche.

Quels sont les indispensables à un bon référencement ou plutôt les prérequis nécessaires?

Depuis plus de vingt ans, je conseille les entreprises sur ce sujet précis. Il y a trois éléments qui sont présents depuis 20 ans et trois autres éléments, qui sont plus récents.

• Architecture permettant à Google de faire son travail
• Contenu textuel
• Hyperliens externes

• Site web adaptatif (responsive)
• Site web sécurisé (HTTPS/SSL)
• Schema.org

Tout d’abord, il faut avoir une technologie web qui facilite le travail des robots indexeurs. Une technologie qui est donc perméable aux moteurs de recherches. Il existe une grande panoplie de CMS (Content management system) ou de gestionnaire de contenus, qui permettent à un néophyte, avec une formation de base, à mettre en ligne ses contenus et à gérer sa présence web. C’est technologies sont très diversifiées et peuvent être très facile d’utilisation pour un entrepreneur ou extrêmement complexe pour un usager qui ara besoin continuellement d’un programmeur ou d’un technicien informatique pour l’accompagner. Le CMS le plus utilisé dans le monde est WordPress et il s’avère que c’est aussi l’un des CMS les plus perméables aux moteurs de recherches.

Contrairement à ce que l’on peut croire et malgré la poussée importante des vidéos et des images comme sur les médias sociaux Instagram et TikTok, le web est d’abord et avant tout, un média TEXTUEL. Ce que les gens cherchent sur Google ou les autres moteurs de recherches ce sont des mots et ce qu’ils trouvent, ce sera aussi des mots. Les vidéos, l’audio et les images sont invisibles aux moteurs de recherches. Par contre, s’ils sont contextualisés avec des descriptions textuelles, des hashtags, de retranscriptions de ce qui sera dit dans une vidéo, ça aidera grandement à leur découvrabilité. D’ailleurs un contenu qui serait mis en ligne ce matin, risque d’être plus pertinent qu’un contenu qui remonte à il y a 10 ans. C’est pourquoi un site qui est mis à jour fréquemment avec de nouveaux contenus est un site qui conservera une bonne visibilité dans les mœurs de recherches.

Aussi, le web fonctionne grandement avec des hyperliens, qui peuvent interne (à l’intérieur d’un site menant d’une page à l’autre), mais ils peuvent aussi être externes (d’un autre site web menant vers votre site web). Les hyperliens externes sont comme des votes de confiance. Plus un site web à des hyperliens venant des sites web extérieurs (hyperliens externes) plus il devrait être pertinent, donc plus il a de chances d’être mis en valeur dans les résultats de recherches. La quête d’hyperliens externes se faisant à l’aide de différentes tactiques, est donc une activité qui se devra d’être constante, durant la vie d’un site web.

Depuis l’avènement de la mobilité, de plus en plus d’usagers visitent les sites web à partir de leurs téléphones. Les moteurs de recherches valorisent donc les sites web qui sont configurés pour être consultés à partir d’un mobile ou d’une tablette. Les sites qui s’adaptent à la grosseur de l’écran des usagers qui les consultent, est ce que l’on nomme des sites web adaptatifs (Responsive web site). Il est donc maintenant crucial que votre site web respecte cette nouvelle réalité.

Avoir un site web sécurisé de bout en bout avec HTTPS/SSL est maintenant crucial afin d’apparaître dans les résultats de recherche. Cela se fera à partir de votre hébergeur qui vous vendra pour un léger montant, un certificat SSL, permettant de sécuriser votre site web.

Le dernier élément qui s’est ajouté aux piliers du référencement est le web sémantique qui se met en place grâce à Schema.org. En fait, de ne pas avoir Schema.org ne vous empêchera pas d’apparaître dans les résultats des moteurs de recherche, mais de l’avoir pourrait à certains égards vous donner une prédominance face aux sites qui ne l’ont pas. Comme je l’ai expliqué dans mon billet Rich snippet, schema, https et autres baguettes magiques du référencement:

Les avantages d’utiliser la structure de données de Schema.org sont nombreux. Comme les moteurs de recherches eux-mêmes sont les instigateurs de ce système, vous faciliterez leur vie et risquez d’en tirer de nombreux bénéfices, dont ceux d’augmenter la visibilité de votre site dans les résultats de recherche (en termes de position et d’espace dans les résultats) puisque les extraits affichés dans les résultats occuperont plus de lignes avec des détails comme le prix, heures d’ouvertures, avis de consommateurs et autre. Ces informations peuvent aussi augmenter le taux de conversion en augmentant la crédibilité de vos produits et services aux yeux des consommateurs.

Plusieurs autres éléments et technicalités et techniques entreront dans les indispensables à considérer afin de bien se positionner dans les résultats de recherche, mais vous avez ici les bases fondamentales pour être minimalement visibles dans ces résultats. Dans de prochains billets, j’expliquerai encore quels sont ces autres éléments. Mais entretemps, vous pouvez visiter les archives de ma catégorie Moteurs de recherche et référencement de sites Web.

Revue de presse marketing/techno du 7 et 8 novembre

Première conférence annuelle | OpenAI promet des « superpouvoirs » pour tous https://www.lapresse.ca/affaires/techno/2023-11-06/premiere-conference-annuelle/openai-promet-des-superpouvoirs-pour-tous.php via @lp_lapresse #Analyweb

Est-ce que les appareils intelligents divulguent des données privées? https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2023473/securite-telecommunication-telephones-intelligents-interconnectivite #Analyweb

Intéressante analyse à propos de la crise des médias: Éric Le Ray Penser les pratiques face au numérique : regards croisés Nords- Suds La fin du journaliste et du journalisme? http://refsicom.org/1197 #Analyweb
“Au final, on veut limiter le lecteur à un simple rôle de consommateur d’information. Alors que, comme en politique, il veut que sa voix compte et que les informations répondent à son besoin d’être informé en vérité et non d’être éduqué à une morale ou une idéologie. Il devient exigeant, mais également autant client, donc consommateur d’informations, que producteur d’informations en devenant son propre média « individual is the message”

« Jeu de la virgule » | « Cette pratique peut causer des dommages sérieux » https://www.lapresse.ca/actualites/2023-11-08/jeu-de-la-virgule/cette-pratique-peut-causer-des-dommages-serieux.php via @lp_lapresse = Encore une autre connerie dangereuse venant de Tiktok #Analyweb

Victoria’s Secret | Autopsie d’un changement d’image manqué https://www.lapresse.ca/societe/mode-et-beaute/2023-11-05/victoria-s-secret/autopsie-d-un-changement-d-image-manque.php via @lp_lapresse #Analyweb

Victoria’s Secret | Autopsie d’un changement d’image manqué https://www.lapresse.ca/societe/mode-et-beaute/2023-11-05/victoria-s-secret/autopsie-d-un-changement-d-image-manque.php via @lp_lapresse #Analyweb

MRC Les Moulins | Double mandat pour la réalité mixte https://www.lapresse.ca/affaires/portfolio/2023-11-02/mrc-les-moulins/double-mandat-pour-la-realite-mixte.php via @lp_lapresse #Analyweb

Les applications de Meta seraient les plus gourmandes en données personnelles https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2024874/applications-meta-donnees-app-store-google #Analyweb

OpenAI lance les GPT, des robots conversationnels aux différentes personnalités https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2024794/openai-gpt-robots-conversationnels-personnalites #Analyweb

ChatGPT permet de créer des chatbots personnalisés : comment ça marche https://www.blogdumoderateur.com/chatgpt-permet-creer-chatbots-personnalises/ via @BlogModerateur #Analyweb

Revue de presse marketing/techno du 3 et 4 octobre

[EN IMAGES] Blessé et sans réseau en forêt: une fonction méconnue du iPhone lui sauve la vie | JDM https://www.journaldemontreal.com/2023/10/03/blesse-et-sans-reseau-en-foret-une-fonction-meconnue-du-iphone-lui-sauve-la-vie #Analyweb

Après avoir examiné les sites web de l’Assemblée nationale du Québec et de Quebec(.ca), j’ai constaté qu’ils ne respectaient pas pleinement les exigences de la #Loi25 sur la protection des renseignements personnels.

Un ami m’a suggéré de jeter un œil au site du Barreau du Québec… ou bien je n’y comprend absolument rien, ou bien il y a potentiellement plusieurs irrégularités
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7114959914585706496/

Loi sur les nouvelles en ligne | Google insatisfait de la réglementation proposée par Ottawa https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2023-10-02/loi-sur-les-nouvelles-en-ligne/google-insatisfait-de-la-reglementation-proposee-par-ottawa.php via @lp_lapresse #Analyweb

Exploitation sexuelle d’enfants sur l’internet | Hausse fulgurante des signalements https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2023-10-04/exploitation-sexuelle-d-enfants-sur-l-internet/hausse-fulgurante-des-signalements.php via @lp_lapresse #Analyweb

Les voitures classées « pires produits » en matière de confidentialité | Permis d’espionner https://www.lapresse.ca/affaires/techno/2023-10-04/les-voitures-classees-pires-produits-en-matiere-de-confidentialite/permis-d-espionner.php via @lp_lapresse #Analyweb

Cybersécurité, cyberespionnage et IA au Canada | JDM https://www.journaldemontreal.com/2023/10/04/cybersecurite-cyberespionnage-et-ia-au-canada #Analyweb

Etude : les 50 outils d’IA générative les plus utilisés en 2023 https://www.blogdumoderateur.com/etude-50-outils-ia-generative-plus-utilises-2023/ via @BlogModerateur #Analyweb

Espionnage, piratage et arnaque : Temu serait une menace pour la sécurité nationale https://www.journaldugeek.com/2023/10/03/espionnage-piratage-et-arnaque-temu-serait-une-menace-pour-la-securite-nationale/ via @journaldugeek #Analyweb

Mes vacances 2023 au Bahia Principe Sian Ka’an

C’est grâce à mon client de longue date, Voyages à Rabais, que mon amour et moi avons passé 10 jours dans l’exceptionnel complexe de Bahia Principe à Akumal au Mexique. Ce complexe comprend 4 tout inclus. Le Bahia Principe Luxury Akumal, le Bahia Principe Grand Tulum, Le Bahia Principe Grand Coba et enfin, le Bahia Principe Luxury Sian Ka’an dans lequel nous avons séjourné. Via une très pratique navette, nous avions accès à toutes les facilités, restaurants, plages et activités des autres Bahia, mais ce n’était pas réciproque pour ceux qui hébergeaient aux autres complexes puisque le Sian Ka’an est réservé aux adultes seulement.

Le Sian Ka’an est dans la jungle Maya. C’était déjà une surprise de découvrir que le Mexique a aussi une jungle. De très nombreux animaux et oiseaux se promenaient au travers de la remarquable verdure du site. Nous étions littéralement transportées et dépaysées. L’endroit était vraiment idyllique et tranquille. Comme j’avais besoin de repos, ça me fit le plus grand bien. Nous n’avions vraiment pas besoin de sortir de l’environnement Bahia pour nous divertir, mais étant curieuse, je voulais tout de même découvrir un peu plus la Riviera Maya que je connaissais déjà.

 

Nous avons opté pour une croisière en Catamaran de Cancún à Isla Mujeres. C’était une attrape touriste évidente. Il fallut 2 heures de navettes du complexe à Cancún et trois heures pour le retour. Le port d’attache du catamaran à Isla Mujeres était une plage qui débordait de monde (faisant tous cette croisière) avec une musique techno à tue-tête. Disons que c’était loin de l’image idyllique que je me faisais de l’endroit. Par contre, la traversée était agréable et le snorkeling qu’on a fait en milieu de route, était correct, mais très loin du spectacle grandiose qu’on peut voir à Cozumel.

 

Étant à côté de la réserve de biosphère mondiale de Sian Ka’an, je ne pouvais passer à côté d’un safari pour la découvrir. Pendant ce temps, mon amour resta au complexe et opta plutôt pour un après-midi au SPA. Le safari était réellement un safari. Le conducteur allait à 10km/h tellement la route était défoncée. La végétation luxuriante était débordante, mais peu d’animaux se trouvaient sur le chemin. Le bruit infernal de la suspension devait certainement en effrayer plusieurs. Arriver à destination, nous devions quitter le camion pour transférer dans des embarcations de 6 passagers et nous avons côtoyé des dauphins sauvages et des tortues de mer. C’était vraiment impressionnant de les voir dans leur état naturel. Nous avons aussi fait une escale de snorkeling et une de baignade dans l’océan turquoise. Mais le clou de la journée fut pour moi la découverte du village de pêcheur de Punta Allen. C’est d’ailleurs là que nous avons mangé dans un restaurant coopératif du village et le diner était excellent. Il était fascinant de déambuler dans ce village mexicain avec de l’électricité 2 heures par jour le matin et de 18h00 à 24h00 le soir. Les « casas » étaient pitoyables (par pudeur, je ne les ai pas photographiées), mais il se dégageait une certaine joie de vivre dans ce petit village et chez les villageois qu’on a croisés. D’ailleurs, nos canotiers venaient de ce village et le tourisme, avec la pêche de ce qu’ils nomment le « homard », sont les seuls activités économiques de ce village. Disons que ça donnait une idée de ce que pouvait avoir l’air la Riviera Maya avant son expansion touristique majeure. J’ai aussi grandement apprécié voir la « beach road » de Tulum, puisque nous devions la traverser pour aller au parc. J’ai par contre été déçue de ne pas naviguer dans les fameux canaux développés par les Mayas de la réserve. C’est donc une activité que je suggère, sauf si vous avez des problèmes de dos. La route étant si mauvaise que ça ne vous aiderait pas.

Pour revenir au Bahia Principe, le service et la bouffe sont ce qu’il y a de mieux que j’ai pu expérimenter dans mes nombreux voyages. Le restaurant Alux en particulier, est digne de certains grands restaurants de Montréal. J’ai adoré le calme du Sian Ka’an, sa finesse de développement immobilier qui laisse la place à la magnificence de la jungle et les ballades en navettes qui nous permettaient d’aller à l’une des plages, lorsque le cœur nous en disait. De surcroit, les bars avaient un éventail très intéressant d’alcool premium allant du Johnny Walker, Martini et Rossi au rhum Captain Morgan. Ce n’était donc pas des alcools bizarroïdes qu’on sert trop souvent dans les tout inclus.

Bref, nous avons passé de superbes vacances, reposantes et enrichissantes. Je recommande donc chaudement Voyages à Rabais et les Bahia Principe.

L’innovation numérique en entreprise : l’expérience utilisateur au cœur des priorités

Article commandité

Plus que jamais, les technologies sont omniprésentes dans notre quotidien. Nous sommes branchés, connectés, interconnectés, et la plupart de nos activités, même les plus banales, font désormais appel au numérique. Il en est de même pour les entreprises. Pour se démarquer, elles doivent s’adapter et innover en développant des solutions numériques qui bonifient l’expérience client. Des produits et services qui répondent aux besoins des utilisateurs doivent être offerts en toutes circonstances, sur différentes plateformes et au moment le plus opportun.

Innovation, adaptation et personnalisation
Pour atteindre leurs objectifs commerciaux, les entreprises n’ont d’autre choix que d’intégrer de nouveaux outils. Or, la mise en place de ces outils entraîne des changements majeurs tant sur le plan des technologies que des processus de travail et de collaboration.

Si la pandémie a démontré l’importance des solutions numériques et en a accéléré la mise en place, elle a aussi illustré que toutes les entreprises avaient avantage à les adopter. À terme, malgré les efforts requis pour modifier leurs pratiques internes et renouveler les relations avec leur clientèle, elles y gagnent une meilleure connaissance de leurs clients ainsi qu’un engagement accru des employés et des partenaires.

En plus d’avoir transformé nos façons de communiquer et de commercer, la technologie permet aujourd’hui d’offrir une expérience utilisateur plus rapide et mieux adaptée grâce à des procédés numériques assurant l’automatisation des processus, la personnalisation des contenus et la sécurisation des informations personnelles.

Un impératif : améliorer l’expérience utilisateur
On sait que les internautes quittent rapidement un site, une application ou toute autre plateforme numérique si l’expérience s’avère laborieuse, sans compter qu’ils partagent souvent cette impression négative avec leur entourage. Les clients connectés ont des attentes élevées et l’expérience client qui leur est proposée doit répondre à leurs besoins. Ces attentes sont d’ailleurs croissantes, c’est-à-dire qu’un client qui apprécie l’expérience utilisateur proposée par une entreprise pour un produit ou un service ne s’attend pas à moins lors des fois suivantes. Les entreprises doivent donc sans cesse redoubler d’efforts pour optimiser leurs pratiques et répondre aux attentes de leurs clients!

L’optimisation de l’expérience utilisateur se révèle le meilleur moyen de retenir les visiteurs et de les convertir en clients. Comprendre, voire anticiper les attentes est dorénavant nécessaire pour accéder à de nouveaux marchés et répondre à des besoins en constante évolution. En plus de contribuer au développement et à la rétention de la clientèle, d’améliorer la crédibilité de l’entreprise et d’optimiser le référencement naturel du site, une expérience utilisateur positive peut réduire les coûts d’acquisition et d’assistance de la clientèle.

Par ailleurs, pour s’assurer de bonnes conversions et ainsi atteindre leurs objectifs, il importe que les entreprises soient proactives, qu’elles s’appuient sur des données pertinentes, fiables et de qualité, et qu’elles suivent de près l’évolution de l’expérience client afin de l’améliorer en continu. Mais pour cela, il faut d’abord avoir amorcé sa démarche d’optimisation numérique.

L’innovation numérique dans le domaine de l’assurance
Malgré la persistance des canaux traditionnels dans le processus de vente d’assurance, une vague d’innovations est en voie de métamorphoser l’industrie généralement plus traditionnelle de l’assurance. La plupart des assureurs ont compris l’importance d’adopter de nouvelles stratégies afin de saisir les opportunités du virage numérique. Ainsi, ils envisagent de nouvelles approches pour développer la relation client et rendre les processus d’achat plus attrayants, efficaces et sécuritaires.

Les nouvelles applications numériques permettent de diversifier le développement de produits, de multiplier les expériences numériques et de transformer diverses fonctions entrepreneuriales. En plus de faire évoluer les assureurs vers un modèle opérationnel plus profitable, de nouvelles technologies permettent même d’envisager le passage d’un mode de vente de produits à un service global de sécurité financière, voire à une approche de gestion des risques grâce à la domotique et à la télématique.

Comme en témoigne une étude réalisée par le CEFRIO, ces nouveaux modèles d’affaires offrent de nombreux avantages pour les entreprises dans un marché confronté à la concurrence croissante de joueurs non traditionnels. Intégrer une approche continue d’innovation numérique profite à tous, assureurs, assurés, employés et partenaires.

L’innovation numérique chez Promutuel Assurance
Promutuel Assurance a déjà largement renouvelé son approche utilisateur en mettant en place un espace client qui regroupe tous les documents d’assurance d’un membre-assuré dans un lieu unique et simple d’accès en plus de permettre les réclamations en ligne. D’entrée de jeu, le site Internet donne un aperçu général clair de l’offre de services et met de l’avant des outils pour demander des soumissions, quel que soit le produit recherché. Promutuel Assurance est également un des premiers assureurs au Québec à avoir lancé le certificat d’assurance numérique pour l’auto, qui vous permet d’avoir en version électronique toutes les informations d’assurance de votre véhicule sur votre téléphone intelligent. Enfin, l’assureur propose l’application mobile APPI, un programme unique de récompenses basé sur l’analyse de la conduite du client.

Par son approche utilisateur innovante, Promutuel Assurance s’assure d’être présent partout, en tout temps pour répondre aux besoins personnalisés de ses clientèles.

Article rédigé en collaboration avec Promutuel Assurance

Jim veut un mentor marketing issu de la diversité

J’ai un client dans la fleur de l’âge, directeur marketing national d’une organisation de vente au détail de produits valant plusieurs dizaines de milliers de dollars l’unité et avec plusieurs points de vente. Il est un québécois adopté en jeune âge, d’une « communauté visible asiatique internationale»). Il n’a jamais mis les pieds dans son pays d’origine et ne parle pas leur langue. C’est un québécois pure laine élevé au Lac Saint-Jean, mais avec une physionomie distinctive, disons. Moi je l’aime bien, ça fait des années qu’il est client et je me suis toujours foutu de ses origines. Pour tout dire, j’ai longtemps été convaincu qu’il était autochtone. Ce qui est loin d’être le cas.

Tout ça pour vous dire que Jim me demande si je connaissais un directeur marketing de haut niveau, issu de la diversité, qui pourrait devenir son mentor. En jasant un peu plus avec lui, il me confie que le directeur de l’une des nombreuses agences avec qui il transige lui dit : « Vous savez ici au Québec, c’est …. » ou « vous savez la démographie au Québec ça peut être … ». Comme s’il ne savait rien du Québec ou s’il était un demeuré qui s’adonnait à prendre les décisions. La perception qu’il avait eue de cette rencontre l’avait secoué.

Je lui dis que je connais des patrons marketing de plusieurs nationalités, mais qui ne sont pas nécessairement membre de « communautés visibles ». Je connais des Italiens, des Français, des Grecs, des juifs, des anglos, Irlandais et de plusieurs autres origines européennes. Mais des patrons marketing des communautés dites « ethniques », ça ne me venait pas. Je lui ai par contre suggéré d’élargir un peu son bassin et de rechercher des personnes des communautés, mais qui ne sont pas en marketing. Je connais des gens qui ont de très grands succès dans d’autres domaines. Qu’on pense à la politique, la communication, les arts et même les affaires (mais dans d’autres fonctions que le marketing), qui pourraient certainement l’inspirer.

Je lui dis : tu sais moi, j’ai vécu beaucoup de mépris et même des menaces de mort. Mais ce n’était pas dans un contexte de travail. Car, comme je fais du marketing de contenus et du « pull marketing », les gens viennent à moi et sont ravis de travailler avec moi. Ceux qui ne veulent rien savoir de moi à cause de ma différence, ne me téléphone pas pour me le dire. Aussi, bien que j’ai été de très nombreuses fois « victime », je ne porte jamais ça comme un étendard. J’ai préféré les affronter, faire des enquêtes puis les faire arrêter et condamner. Je lui ai aussi mentionné qu’étonnamment, c’est dans les grands centres comme Montréal ou Québec, que je vis surtout de la transphobie, pas en région. Il y a certainement des crétins partout, mais dans les grands centres, peut-être à cause de la proximité et de la ghettoïsation, il m’apparaît y avoir plus de tension. En région, les gens ont plus d’espace, les pressions de « la mode » et des « nouvelles tendances à suivre » se font moins sentir et les gens semblent plus ouverts et familiers. J’ai vécu une trentaine d’années à Montréal et je ne connaissais pas mes voisins. Ici nous sommes loin et c’est tout le contraire. Je connais mes voisins et nous sommes ravis de nous saluer lors des rares rencontres fortuites.

De plus, je lui fit remarquer qu’il a le gros bout du bâton. C’est lui le client qui a le budget. Il a donc le loisir de travailler avec qui il veut. Il n’a certainement pas à supporter un fournisseur narcissique qui le ferait sentir comme un moins que rien. Ses patrons passés et actuels apprécient son travail et ses résultats. Il est aimé dans son organisation et par-dessus tout, il est sensible, brillant et innovant. Il n’a vraiment rien à envier à des « peddleurs » d’agence qui jouent la manipulation psychologique pour vendre leurs bébelles.

Finalement, par un curieux hasard, ma conjointe qui est psychologue m’a transféré deux articles parlant de stoïcisme, le matin même. Je lui en ai donc parlé et lui ai fait suivre ces articles.

Comme quoi, même si on a du succès, qu’on est brillant, mais qu’on est un peu différent de la masse, on peut aussi vivre des insécurités, du racisme inconscient et du rejet. Si vous êtes vous-même une personne issue de la diversité et que vous êtes ouvert à mentorer un jeune professionnel, faites-moi le savoir…

‘Inject that Stoicism into my veins!’: 10 tools of ancient philosophy that improved my life

Lâcher prise grâce au stoïcisme

Ce soir j’angoisse ou les hauts et les bas de la vie d’entrepreneure

Les hauts et les bas de la vie d'entrepreneur

Ce billet a été écrit un lundi soir à minuit trente alors que j’avais de la difficulté à m’endormir…

J’ai eu la chance d’avoir une pratique exceptionnelle. J’avais de bons clients, je publiais, je faisais des conférences, j’étais médiatisée, j’ai reçu de très nombreux prix professionnels et honneurs. J’adorais partager mon expérience et mes connaissances. La vie allait rondement. J’ai bien eu des écueils. Mais somme toute, malgré tout ce qui est arrivé avec mon changement de sexe, la vie allait bien. Pour ajouter à ça, je suis en amour depuis 28 ans et j’habite un environnement de rêve. Je n’ai pas grand-chose à me plaindre.

Depuis des années je militais pour un plan numérique pour le Québec. Il me semblait que tout ce que notre gouvernement devait faire pour aider la population à prendre le virage numérique, la fameuse transformation numérique, n’était pas fait. J’ai pris mon bâton de pèlerin et l’ai crié et écrit sur tous les toits. Avec des collègues, j’ai, entre autres, co-publié le Rapport d’étonnement numérique. Je suis même allée faire la leçon à notre premier ministre d’alors lors de son Forum des idées. Mais rien ne bougeait. Par altruisme et par idéalisme sans doute, j’ai accepté d’aller en politique pour qu’enfin on y parle de numérique. Quelle mauvaise décision ça a été !

J’ai travaillé sur un plan numérique pour le Québec afin que, collectivement, on prenne le fameux virage. Mais j’ai fait la gaffe d’accepter de me présenter sur le Plateau Mont-Royal plutôt que dans mon patelin de Lanaudière. On me disait « Michelle tu seras au cœur des médias pour présenter ton plan »! « C’est l’endroit idéal pour toi »! Sauf que c’était dans le fief de Québec Solidaire, de l’extrême gauche, des wokes et des anarchistes. Avant même que je ne me sois officiellement présentée, déjà je me faisais déchirer publiquement par les médias de Montréal. J’étais « la candidate transsexuelle ».  Avant même la campagne, le PQ perdait trois conseillers et l’on titrait « le PQ en déroute ». Le Parti Libéral perdait 20 députés et ministres et l’on titrait « Le parti libéral se renouvelle ». Ça donne une idée de la couverture que j’allais avoir.

L’année suivante mon chiffre d’affaires déclina de 60%. Mes angoisses commencèrent. J’ai consulté un psychologue. J’en ai parlé à des amis et je me suis réinventée grâce au marketing de contenus. L’année suivante mon chiffre d’affaires remonta de plus belle.

Puis arriva la Covid. La fameuse Covid. Je suis loin d’être la seule à en avoir été affectée. J’habite toujours dans mon bois. Je mange mes trois repas par jour et j’ai bien de l’espace pour me dégourdir les jambes et respirer l’air pur. Mais mes clients aussi ont souffert. L’un après l’autre, ils coupent les budgets numériques et marketing. Même des potes consultants de hauts calibres me disent que tout est au « ralentit ». Les entreprises feraient de « l’attentisme », me dit l’un d’eux. Ils attendent!

Entretemps, les gouvernements ne parlent plus que de transformation numérique. Ils ont plein de programmes pour aider les entreprises, mais avec des « stagiaires ». Et ça, c’est en plus de la BDC qui fait aussi dans le « conseil numérique ». Mais avec leurs employés qui ne donneront le financement que si ce sont eux qui font le conseil. Pour la superbe annonce de $4milliards pour la transformation annoncée pour le Fédéral, je me suis inscrite en novembre dernier pour être considérée comme une conseillère aux entreprises. Après avoir téléphoné en mars pour savoir pourquoi je n’avais toujours pas de nouvelles, on me fit parvenir un courriel pour m’informer qu’ils sont débordés et que mon dossier n’est toujours pas analysé. Nous sommes maintenant en mai et pas plus de nouvelles.

Je me remonte le moral en me disant que « je suis dans une bonne ligne ». Le numérique n’est pas sur le point de s’arrêter. Par contre, c’est vrai que tout d’un coup, tout le monde est stratège web et spécialiste des médias sociaux. C’est vrai aussi que comme tout le monde est spécialiste, ils sont invités dans les médias pour en parler. Plusieurs disent n’importe quoi, mais bon, comme tout le monde connaît ça, personne ne se rend compte qu’il s’y dit des conneries. L’exemple de la couverture du récent achat de Twitter par Elon Musk en est un bon exemple. On parlera de son soi-disant profil politique, psychologique, voire psychiatrique, de ses frasques même, mais on ne dira pratiquement rien de la technologie, de sa place dans l’écosystème numérique et de ce qu’il veut en faire. On est dans la couverture « people » et à la recherche du scandale.

Étrange époque!

Je ne sais pas encore ce que l’avenir me réserve. Je prends un grand verre d’eau (contre l’avis de mon cardiologue qui me conseille de limiter mes liquides à 1.5 litre/jour), une grande respiration, une grande expiration, je parle à mes anges et me demande de m’inspirer pour la suite de mon parcours.

On dit souvent qu’il ne faut jamais regretter. Je ne regrette en rien d’avoir partagée les détails de ma transition et lors de mon trépas, je serai fière d’avoir sauvée des vies avec ça. Par contre, je regrette amèrement mon idéalisme politique. Je regrette d’avoir mis ma business sur pause avec l’espoir d’aider la société. Je regrette d’avoir cru que ma condition de transsexuelle ne serait pas un obstacle à une course politique. Montréal la fourbe et l’hypocrite n’osa jamais m’attaquer sur mon genre. Mais les détours de méchanceté gratuite sur tout le reste étaient scandaleux (j’ai parlé de ce genre de différence de couverture médiatique dans mon billet, Le biais montréalocentriste). Les gens du PQ n’avaient jamais vu ça. Ils avaient fait du monitorage de mes présences sociales et avaient peur qu’on ressorte mes prises de position anticarrées rouges. Mais jamais ils n’avaient songé que les journalistes puissent être si odieux. Paradoxalement, les régions soi-disant homophobes, racistes et avec tous les défauts du Québec profond, ont toujours été très ouvertes et respectueuses de mon expertise et de ma personne.

Oui je regrette. Oui j’ai été et je suis encore blessée. Mais j’ai beaucoup appris. Je suis fière de tout ce que j’ai fait. J’ai aussi beaucoup de reconnaissance pour toutes les belles rencontres que j’ai faites, pour cet environnement dans lequel je suis, pour la bonté que je vois encore chaque jour et pour la beauté de la nature qui m’entoure. J’ai toujours été une batailleuse et je le serai encore. JAMAIS je ne resterai à genoux. J’ai aussi pardonné à bien des gens. Je crois au pardon. J’ai vécu bien des insultes, du mépris et des trahisons. Mais je sais que celles-ci sont plus lourdes à porter pour ceux qui les infligent que pour ceux qui les reçoivent. La dignité est plus légère que la victimisation.

Je vous partage tout ça comme ça sort. La veuve d’un bon ami décédé dernièrement me disait qu’elle lui avait demandé pourquoi il partageait ses douleurs, sa mort qui approchait à grands pas et son agonie. Il lui avait répondu que c’est parce que ça pouvait aider, qu’il le pouvait et qu’il avait conseillé à Michelle Blanc de parler de sa transition alors qu’elle la vivait et qu’il se devait de faire de même. Je vous partage donc mes angoisses. Je sais ne pas être la seule. D’ailleurs la pratique de ma conjointe psychologue, explose. Elle a même dû arrêter ses listes d’attentes ayant trop de clients. Au moins, l’une des deux du couple a une pratique florissante.

Alors dites-vous que même Michelle Blanc, qui semble rouler sur l’or, avec une liste d’anciens clients incluant des fleurons de l’industrie du Québec et une myriade de PME, peut elle aussi angoisser pour sa business. Il est important d’être positive et de voir le beau côté des choses. Mais il est tout aussi important d’être vraie et de dire que des fois, c’est «tough » en tabarnak…

Merci au gouvernement pour le Prêt de $60 000 aux PMEs. Je vous confirme qu’il est vraiment utile…

Je travaille présentement sur des mandats passionnants avec des organisations que j’aime. Je n’ai pas l’agenda complet que j’ai déjà eu, mais ce n’est pas le vide. Je songe aussi à devenir professeure d’université ou de CEGEP, tout en continuant de faire des mandats et des conférences. Des sommités académiques me fournissent de références impeccables. J’ai toujours cette passion du partage et je verrai ce qu’il adviendra. Mais entretemps, déjà je respire mieux de vous avoir écrit tout ça. Je sais aussi que bien des petits entrepreneurs se reconnaîtront dans ces angoisses inévitables de notre époque. Je vous embrasse tous…

Une histoire inspirante! Des fois la nécessité est la mère de la transformation.

Pizza Salsiccia de Waldo Peppers

Je vais sortir un peu du numérique pour vous parler d’une belle histoire d’adaptation et de résilience aux aléas de la vie. Il s’agit de l’histoire de Waldo Peppers de Rawdon. Cybelle Major et Waldo Delay avaient de bons emplois avant la pandémie. Madame était organisatrice d’événement et monsieur, pilote de ligne Montréal/Rome. À cause de la covid, ils perdirent tous deux leurs emplois. Avec une maison à payer et quatre enfants à habiller et à nourrir, baisser les bras n’était pas une option. Ils se sont donc réinventés.

Comme ils le disent sur leur page Facebook :

La pizza Waldo Peppers est le fruit d’un amour de l’aviation et la rencontre de personnes extraordinaires. Son histoire débute lors de visites occasionnelles d’un petit restaurant de Rome tout près du Vatican. Le propriétaire du restaurant ainsi que son chef cuisinier, tous deux pizzaiuolo de plusieurs générations, devinrent de véritables amis. Ils me partagèrent leurs recettes et techniques par le simple désire de transmettre leur passion. Ils m’accueillirent à bras ouverts, tels un membre de leur propre famille, et m’accordèrent le privilège de partager leur cuisine. Donc, aussitôt atterri après un long vol tapisser d’un ciel étoilé, je me dirigeais vers ce petit coin de paradis pour apprendre l’art de la pizza napolitaine.
Waldo Peppers est une entreprise familiale qui offre un service de traiteur en pizza napolitaine. Nous voulons vous partager ce petit goût traditionnel et authentique qui nous espérerons, vous fera voyager tout droit au cœur de l’Italie.

Ils ont transformé leur salon en cuisine, acheté un four directement de Rome, un plan de travail et les frigidaires et ont commencé la production. C’est l’une des meilleures pizzas que j’ai mangées de ma vie et ma préférée est la Salsiccia extra cotto (jambon italien maigre). Pour les clients qui habitent les environs de Rawdon, ils suggèrent l’option pizza cuite à 70%, que nous pourrons terminer de cuire une fois rendus à la maison. C’est un vif succès commercial à Rawdon et une fois la pandémie terminer, ils songent à ouvrir un restaurant avec des places assises.

“Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d’organiser une autre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis : la résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit d’adversité.”

Boris Cyrulnik