M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Technologies Internet

IPV6 qu’est-ce que ça mange en hiver?

Aujourd’hui c’est une grande journée pour le Web. C’est aujourd’hui que débute le déploiement mondial du nouveau protocole internet IPV6. La particularité de IPV6 Est d’accroitre substantiellement le nombre d’adresse du protocole Internet disponible, soit l’augmentation de 232 (soit environ 4×109) à 2128 (soit environ 3,4×1038) du nombre d’adresses disponibles, soit 667 millions de milliards d’adresses IP disponibles par mm2 de la surface de la Terre”

Qu’est-ce que le IPV6?
Selon Commentcamarche.net

Les jours du protocole IP dans sa forme actuelle (IPv4) sont comptés. Le réseau Internet était utilisé largement par les universités, les industries de pointe, et le gouvernement dès le milieu des années 1990, mais Internet intéresse de plus en plus les entreprises et les sociétés commerciales – il sera utilisé par un grand nombre d’individus et de systèmes exprimant les uns et les autres des besoins différents. Par exemple : avec la convergence imminente de l’ordinateur, des réseaux, de l’audiovisuel et de l’industrie des loisirs, chaque poste de télévision deviendra avant longtemps un équipement d’accès à Internet permettant à des milliards d’individus de pratiquer, par exemple, la vidéo à la demande, le télé-achat ou le commerce électronique. Dans ces circonstances, le protocole IPv6 (appelé également IPng pour IP new generation) doit offrir plus de flexibilité et d’efficacité, résoudre toute une variété de problèmes nouveaux et ne devrait jamais être en rupture d’adresses.
Les objectifs principaux de ce nouveau protocole furent de :
• Supporter des milliards d’ordinateurs, en se libérant de l’inefficacité de l’espace des adresses IP actuelles,
• Réduire la taille des tables de routage,
• Simplifier le protocole, pour permettre aux routeurs de router les datagrammes plus rapidement,
• Fournir une meilleure sécurité (authentification et confidentialité) que l’actuel protocole IP,
• Accorder plus d’attention au type de service, et notamment aux services associés au trafic temps réel,
• Faciliter la diffusion multi-destinataire en permettant de spécifier l’envergure,
• Donner la possibilité à un ordinateur de se déplacer sans changer son adresse,
• Permettre au protocole une évolution future,
• Accorder à l’ancien et au nouveau protocole une coexistence pacifique.

Selon Wikipedia (pour ceux qui en veulent une description plus technique)

IPv6 (Internet Protocol version 6) est un protocole réseau sans connexion de la couche 3 du modèle OSI.
IPv6 est l’aboutissement des travaux menés au sein de l’IETF au cours des années 1990 pour succéder à IPv4 et ses spécifications ont été finalisées dans la RFC 2460 en décembre 1998.
Grâce à des adresses de 128 bits au lieu de 32 bits, IPv6 dispose d’un espace d’adressage bien plus important qu’IPv4. Cette quantité d’adresses considérable permet une plus grande flexibilité dans l’attribution des adresses et une meilleure agrégation des routes dans la table de routage d’Internet. La traduction d’adresse, qui a été rendue populaire par le manque d’adresses IPv4, n’est plus nécessaire.
IPv6 dispose également de mécanismes d’attribution automatique des adresses et facilite la renumérotation. La taille du sous-réseau, variable en IPv4, a été fixée à 64 bits en IPv6. Les mécanismes de sécurité comme IPsec font partie des spécifications de base du protocole. L’en-tête du paquet IPv6 a été simplifié et des types d’adresses locales facilitent l’interconnexion de réseaux privés.
Le déploiement d’IPv6 sur Internet est compliqué en raison de l’incompatibilité des adresses IPv4 et IPv6. Les traducteurs d’adresses automatiques se heurtent à des problèmes pratiques importants (RFC 49661). Pendant une phase de transition où coexistent IPv6 et IPv4, les hôtes disposent d’une double pile, c’est-à-dire qu’ils disposent à la fois d’adresses IPv6 et IPv4, et des tunnels permettent de traverser les groupes de routeurs qui ne prennent pas encore en charge IPv6.
En 2011, seules quelques sociétés ont entrepris de déployer la technologie IPv6 sur leur réseau interne, Google2 notamment.
En 2012, le déploiement d’IPv6 est encore limité, la proportion d’utilisateurs Internet en IPv6 étant estimée à 0,5 %3, et ce en dépit d’appels pressants à accélérer la migration adressés aux fournisseurs d’accès à Internet et aux fournisseurs de contenu de la part des registres Internet régionaux et de l’ICANN, l’épuisement des adresses IPv4 publiques disponibles étant imminent.

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Droit et Internet

La CLASSÉ peut-elle être tenue responsable des contenus de son calendrier d’événements?

Comme suite à mon billet ironique La Classé, Rima Elkouri et comment détruire le mythe de la perturbation, un lecteur, monsieur Alain Robert, fait un commentaire qui se veut lui aussi ironique.

Alain Robert
Mardi, 5 juin 2012 à 21 h 13 min

donc la CLASSÉ devrait prendre la responsabilité des évènements annoncés sur son Calendrier comme si elle les organisait elle-même ? Je me demande, est-ce que Facebook, Twitter ou blogger sont responsables si la CLAC s’en sert aussi pour promouvoir ses évènements ?

Et si la classe élisait un membre de la mafia libéral, est-ce qu’elle deviendrait responsable ou complice de la corruption dans le gouvernement ?

Pour le bénéfice de tous et en particulier de ceux qui ne comprennent pas le droit (et non ceci n’est pas un avis juridique), je vais prendre le temps de répondre à ce commentaire précis.
Commençons donc par la fin. Vous avez raison de parler de “mafia libérale”. Parce que certains membres du parti Libéral sont assis à la même table que des mafieux (comme dans l’exemple de l’ex-ministre Beauchamp qui était assise dans la même salle que le mafieu Domenico Arcuri, le parti Libéral en entier est mafieux (sans doute).
La différence entre Facebook et le site de la CLASSÉ


Facebook, twitter ou Blogger ne mettent aucun contenu en ligne (outre leurs politiques d’utilisation et conseils techniques) contrairement au site de la CLASSE qui est responsable du contenu de son site qu’elle met à jour elle-même. La fameuse page incriminante Calendrier des événements est gérée par le webmestre de la CLASSÉ et avant d’apparaître, un événement doit d’abord avoir été approuvé par ce même webmestre. D’ailleurs dans mes billets Intéressante dissertation sur la responsabilité légale des blogues et Les blogueurs ne sont peut-être pas responsables des commentaires, je parle spécifiquement de ces enjeux. Dans ce dernier billet je cite l’éminent professeur de droit des technologies (et mentor personnel) Me Vincent Gautrais et son billet ok corral à saint-adèle. Il y dit:

Mais ne revenons pas sur la première question : la seconde est en effet de savoir quelle est la responsabilité du responsable du blogue suite à des commentaires publiés sur le site dont il est responsable, commentaires que nous présumons être illégaux.
Aussi, surprenant que cela puisse paraître, il y a une disposition législative qui s’applique à cette situation, à savoir l’article 22 de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information. Cet article dispose ce qui suit :
« 22. Le prestataire de services qui agit à titre d’intermédiaire pour offrir des services de conservation de documents technologiques sur un réseau de communication n’est pas responsable des activités accomplies par l’utilisateur du service au moyen des documents remisés par ce dernier ou à la demande de celui-ci.
Cependant, il peut engager sa responsabilité, notamment s’il a de fait connaissance que les documents conservés servent à la réalisation d’une activité à caractère illicite ou s’il a connaissance de circonstances qui la rendent apparente et qu’il n’agit pas promptement pour rendre l’accès aux documents impossible ou pour autrement empêcher la poursuite de cette activité. (…) »
En terme j’espère plus conviviaux, voici ce que j’ai pu écrire dans un guide d’explicitation de cette loi (Afin d’y voir clair – Guide relatif à la gestion des documents technologiques) (à la page 33) commandée par la Fondation du Barreau relativement à la responsabilité des hébergeurs :
– Régime général d’exonération. Le rôle de l’hébergeur se limite à permettre une diffusion de pages Internet sans qu’aucun contrôle ne soit exercé, et ce, même s’il dispose de la possibilité de le faire.
Responsabilité possible dans le cas où :
• il a connaissance d’activités illicites de la part des personnes hébergées par lui ; notamment quand on le lui fait savoir en lui adressant une lettre ou un courriel ;
• il a connaissance de circonstances qui rendent apparentes des activités illicites de la part des personnes hébergées par lui ;
• il n’a rien fait pour empêcher que des activités illicites de la part des personnes hébergées par lui soient perpétrées.

En conclusion


Cher monsieur Robert, bien que vos jeux de mots (j’ose croire que ce sont des jeux de mots) soient habilles, ils ne prennent pas en considération le fait que le webmestre de la CLASSÉ peut : engager sa responsabilité, notamment s’il a de fait connaissance que les documents conservés servent à la réalisation d’une activité à caractère illicite ou s’il a connaissance de circonstances qui la rendent apparente et qu’il n’agit pas promptement pour rendre l’accès aux documents impossible ou pour autrement empêcher la poursuite de cette activité. (…) »
Contrairement à Facebook, Blogger et Twiter qui ne peuvent humainement et technologiquement contrôler les milliards d’informations qui transitent sur leurs plates-formes. Qui plus est, ces services de mise en ligne n’agissent pas (contrairement au webmestre de la CLASSÉ) comme censeur des contenus qui peuvent ou ne peuvent pas être mis en ligne (à priori) pas les usagers. Si vous avez d’autres questions techniques ou philosophiques, n’hésitez pas à me les faire connaître…

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Droit et Internet Edito sans question

La Classé, Rima Elkouri et comment détruire le mythe de la perturbation

Dans son article de LaPresse Le festival du faux débat, Rima Elkouri parle du mythe de la Classé.

Quant à la CLASSE, elle a beau avoir refusé de rencontrer Gilbert Rozon (elle l’accuse d’ingérence, de mener une campagne de salissage et considère que le seul interlocuteur devrait être le gouvernement), cela ne la rend pas coupable par association. Le gouvernement a présenté comme une menace la malheureuse phrase montée en épingle «on va vous l’organiser, votre Grand Prix», lancée par un représentant de la CLASSE lors de négociations très tendues avec la ministre Michelle Courchesne. Gabriel Nadeau-Dubois reconnaît qu’il s’agissait d’une déclaration maladroite dans un contexte où les esprits s’échauffaient de part et d’autre. «Une erreur», il l’admet. Mais pas une menace. Sauf peut-être aux yeux de ceux qui ont intérêt à y voir une menace.
Gabriel Nadeau-Dubois a clairement dit qu’aucune perturbation des festivals n’était prévue. Il a aussi clairement dénoncé les menaces dont a été victime Gilbert Rozon dans les médias sociaux. Il a répété que l’intention de la CLASSE est de demeurer visible et d’informer les gens et non de mettre en péril la participation ou la sécurité de quiconque. Que veut-on de plus? Que la CLASSE dénonce les orages violents qui pourraient perturber les festivals?

Oui vous avez raison madame Elkouri la Classé n’est pas responsable des violences qui surgissent dans certaines manifestations. Gabriel Nadeau-Dubois n’est qu’un porte-parole. Il n’est pas la Classé et il n’est pas responsable des agissements de ses membres. Oui monsieur Gabriel Nadeau-Dubois et la CLASSE ne veulent qu’ “informer les gens et non mettre en péril la participation ou la sécurité de quiconque”.

Fast Forward ou comment grâce à la CLASSE je ne peux prédire les “perturbations (voire les violence)” des jours à venir à Montréal.
La CLASSE n’est responsable de rien. Elle ne l’a jamais été. Elle n’est pas non plus responsable de sa page Calendrier des événements sur son site. Elle le dit d’ailleurs clairement dans son paragraphe:

Pour ajouter un événement au calendrier, veuillez faire parvenir les informations essentielles (nom de l’événement, date, heure, lieu, courte description) à l’adresse courriel webmestre@asse-solidarite.qc.ca
Ce calendrier est une plate-forme ouverte servant à publiciser l’ensemble des événements organisés dans le cadre de la lutte étudiante. Les événements et les propos tenus sur ce calendrier ne sont pas nécessairement appuyés par le CLASSE.

Dans cette logique de non-responsabilité d’événements dont on fait la promotion, elle n’est pas non plus responsable des événements suivants:

Action locale: Perturbons le cocktail d’ouverture du Grand Prix!
Créé par julien.royal@gmail.com
Du 4 au 10 juin multiplions les interventions. Partout où ils iront, nous y serons ! Les manifs nocturnes iront déranger cette élite crasse, tous les soirs dans l’ouest du centre-ville. Pour débuter leur semaine d’activités, ils s’offrent un banquet où le billet pour partager une table avec un pilote coûte 25 000 $ ! Faisons de leur soirée « de prestige, de faste et de plaisir » notre « Grand Soir »!
(…)
La CLAC répond à l’appel des mouvements de contestation étudiants et participera à une semaine de perturbation économique pour promouvoir la grève sociale.
Fuck le Grand prix !

Action locale: Manif – Action féministe : Cassons leur party
Dans le cadre du Grand prix du Canada, allons cassons le party des clients de l’industrie du sexe!
Rendez-vous à 17h au Square-Philips (métro McGill) le samedi 9 juin pour perturber l’hôtel Sheraton, une des cibles privilégiées de ces crosseurs internationaux.
(…)
Cet appel à la perturbation est lancé par des féministes radicales montréalaises et des pro-féministes.

Action locale: Manif-Action Contre le Grand prix… des frais de scolarité
dim., 10 juin, 10:30 – 12:00
Lieu Quai de la ligne jaune au métro Berri-UQAM

Créé par julien.royal@gmail.com
Description Consigne importante: Ne montez pas dans le train avant le signal.
Action locale: Manifestation contre la Conférence de Montréal / Demonstration against the Conference of Montreal
lun., 11 juin, 08:30 – 11:30
Lieu Hilton Montréal Bonaventure
plan
Agenda Actions et événements à venir
Créé par julien.royal@gmail.com

Du 11 au 14 juin, Montréal sera l’hôte de la Conférence de Montréal sur le Forum économique international des Amériques. Organisé par la famille la plus puissante du Canada, la famille Desmarais et Power Corporation, ainsi que plusieurs autres élites, la conférence réunira près de 150 conférenciers de partout a travers le monde, représentant les banquiers, industriels, dirigeants d’entreprise, politiciens, recteurs universitaires, des fondateurs d’organisations internationales, et également la sommité des médias.. Il devrait y avoir environ 3000 participants et invités.

Julien Royal est membre de la CLASSE et a pose sa candidature au poste de Secrétaire à l’information de l’ASSÉ. Mais la CLASSE n’est pas responsable de l’association qui l’a fondé (l’ASSÉ) et elle n’est pas non plus responsable des membres de son executif.
La nouvelle porte parole de la CLASSE, Camille Robert, est aussi membre de la CLAC (Convergence des luttes anti-capitalistes). Ce n’est pas de la faute à la CLASSE si elle choisit une personne qui est aussi membre du groupe radical CLAC comme porte-parole et si elle fait la promotion des événements perturbateurs de la CLAC sur son propre site web. La CLASSE ni tout évéeànement perturbateurs, elle ne fait que de l’information. Associer la CLASSE à ses membres, aux organisations qui font la promotion de perturbations ou aux perturbations elles-mêmes n’est que de la démagogie et participe à la création d’un mythe. Par ailleurs, Gilbert Rozon et les organisateurs d’événements à Montréal souffrent sans doute de paranoïa, tout comme le maire de Montréal et son service de police.

(Vous pouvez sans doute lire entre les lignes une pointe d’ironie, mais la CLASSE n’est pas responsable non plus de l’ironie des autres, de ses membres ou des groupes extrémistes qui peuvent y être accidentellement associés. Je ne suis pas non plus responsable des contenus qui sont publiés dans ce blogue, de ce billet et des commentaires qui peuvent s’y ajouter. Tout ce qui est écrit ici n’a que l’objectif d’informer pacifiquement les camarades et la population en général. )

MAJ

Madame Camille Robert n’est pas une anarchiste, ni membre du L’Union Cummuniste Libertaire même si elle se présente ainsi lors du Salon du livre anarchiste de Montréal ou dans un article qu’elle signe pour l’ASSÉ. La présenter comme une anarchiste, une communiste ou une libertaire ne serait que propager vilement un mythe…

L’aliénation salariée : pour une critique anarchiste du travail (fr.)
13h-14h45, dimanche 22 mai
Salle 123 au CEDA

Le travail salarié n’a pas toujours été ; s’il apparaît aujourd’hui comme la seule manière d’exister, c’est qu’il a d’abord été instauré par la violence et la répression. Alors qu’il était dévalorisé dans pratiquement toutes les sociétés avant le 19e siècle, le travail s’est imposé en bouleversant toutes les formes de liens sociaux et de solidarités pré-capitalistes au nom du profit. Cet atelier retrace le parcours historique du travail salarié en examinant le cas plus spécifique du Québec.

Camille Robert, étudiante en Histoire, membre de l’Union Communiste Libertaire, militante du mouvement étudiant et syndical.

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Edito sans question

Xavier Dolan, son film et ma rencontre avec ce génie

J’ai eu l’insigne honneur d’agir comme consultante auprès de Xavier Dolan pour la création de son dernier film Laurence Anyways. Il avait complété lui-même son scénario et il voulait valider certains éléments de celui-ci. Il voulait confronter « à la réalité » certains passages qu’il avait imaginé.

Xavier Dolan est sans doute l’une des dix personnes les plus impressionnantes qu’il m’a été donné de rencontrer de ma vie. Sa vivacité d’esprit, sa culture, son charme bon-enfant, sa curiosité, son engagement et sa présence m’ont soufflée. Il est rare de rencontrer quelqu’un de si « intense » (dans le bon sens du terme) dans une vie. J’ai eu cette chance à quelques reprises. Nous nous sommes rencontrés à mon café fétiche, le Laika, pour discuter de ma vie, qui a quelques similitudes avec le personnage principal de son œuvre. Ces similitudes sont que j’ai changé de sexe et que je vis toujours (depuis 18 ans en fait) avec l’amour de ma vie. Mais là s’arrêtent les similitudes. Son personnage n’a pratiquement rien d’autre à voir avec mon histoire qui sera d’ailleurs publiée cet automne, sous la plume de Jacques Lanctôt et dont le titre sera « Un genre à part ». Son personnage, son œuvre, son scénario sont complètement issus de son imagination.

Nous nous sommes « obstinés » pour un élément précis de son scénario. Il me disait « mon film est une œuvre fictive, les gens vont comprendre que ce n’est pas la réalité ». Je lui répondis que malgré ce fait, qu’il avait une responsabilité sociale et qu’il devait absolument changer cet élément. Il acquiesça à ma demande et me raconta ce qu’il ferait à la place. Finalement, lorsque j’ai vu le film, cette scène particulière avait encore changé. C’est dire la créativité de ce jeune homme, son ouverture et le fait que son scénario n’est apparemment jamais coulé dans le béton.

Ce que je pense de Laurence Anyways

Je ne suis pas une critique de cinéma et je vais donc me retenir de le critiquer précisément. Je vous dirai cependant que si vous aimez Fellini, vous adorerez probablement son film. Par contre si vous avez de la misère avec les scènes lyriques et symboliques, vous y trouverez peut-être certaines longueurs. La scène d’ouverture m’a particulièrement troublée. C’est que ces regards je les connais que trop. J’avais de la misère à retenir mon émotion. Je vous dirai aussi que Xavier n’est pas tombé dans la caricature transsexuelle facile. Il a traité ce sujet difficile avec beaucoup de respect pour les gens (et leurs conjoints) qui vivent cette situation complexe qui est de changer de sexe et de vivre un amour intense en même temps. Je vous dirai aussi que j’ai très hâte de voir les films de Xavier, lorsqu’il aura 40 ans. Être un génie précoce est déjà une bénédiction. Elle n’est cependant pas encore le gage d’une vie remplie de ces émotions, contradictions et expériences qui font la richesse de la subtile compréhension de drames qui dépassent l’entendement. Finalement, le gros problème que j’avais avec le film de Xavier est que son personnage principal avait toujours l’air d’un homme aux cheveux longs, après son hormonothérapie. Il me semble qu’au niveau des maquillages effets spéciaux, il aurait pu avoir l’air encore plus transgenre, disons…

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Démocratie en ligne Facebook Medias et Internet Médias sociaux politique et internet Twitter ou le microblogging

Crise étudiante, la gauche est plus active et intolérante sur les médias sociaux

Je suis de centre droit, pour la hausse de frais de scolarité et pour la loi 78, malgré certaines clauses que je n’appuie vraiment pas. M’ayant fait rabrouer, crier des noms, des insultes et bien d’autres calamités, je commence à être beaucoup moins volubile sur les médias sociaux que je ne le serais normalement. Hier soir, lors de la nouvelle de la rupture des négociations, à Radio-Canada on parlait d’un déchainement des internautes contre Charest. Étrangement, ma propre lecture politique est plutôt que les étudiants n’ont jamais fait quelques concessions que ce soit. Je me suis donc demandé si ce flot anti-Charest et la virulence des propos contre ceux qui n’appuient pas la position des étudiants avaient déjà été documentés.

Par ailleurs, comme en fait foi ma catégorie Politique et internet, depuis plusieurs années déjà j’observe la présence en ligne des partis politiques lors des élections fédérales ou provinciales. Depuis longtemps j’observe que les partis de gauche sont plus habiles en ligne que les partis de droite. Je m’explique ce phénomène par l’omniprésence des firmes de relations publiques traditionnelles auprès des grands partis, tandis que les tiers partis, n’ayant pas les moyens, se servent de leur imagination, usent de logiciels à code source ouvert et deviennent de facto, plus performants en ligne. Mais comme je l’ai déjà démontré dans mon billet Analyse du conflit étudiants gouvernement sur Twitter, et le gagnant est ?, dans le conflit que nous vivons, ni les étudiants (en tant qu’entité politique) ni le gouvernement ne sont ceux qui mènent réellement les messages sur Twitter. Les messages principalement véhiculés étaient ceux des médias traditionnels ou encore ceux des usagers eux-mêmes. Je me suis donc demandé ce que disait la littérature des usagers des médias sociaux et de leurs inclinaisons politiques.

Profil des usagers de gauche et de droite sur les médias sociaux.

Dans l’article Social media was as important as traditional media in Canada’s recent election. On présente que lors de la dernière élection fédérale canadienne les usagers à inclinaison politique de droite, étaient beaucoup moins actif que ceux à inclinaison politique de gauche.

When we overlaid social-media usage (the volume of tweets, YouTube videos, Facebook fan pages, and blog postings with news-media comments) over an election map, we found some interesting trends. It appeared that more left-wing Canadians were inclined to use social media than right-wing Canadians, and that the electoral districts with the highest use of social-media tools had a higher percentage of Liberal and NDP voters than ridings with low social-media usage. Are Conservatives afraid of social media? We’ll let you draw your own conclusions.

But then, isn’t social media all about the youth vote? Actually, no. Youth certainly made very good use of social media during the recent election, but, as we looked at all the data, we found that the average age of Canadian citizens participating in social media is actually 38. The average age of Twitter users in Canada is 39, and that of Facebook users is 43. Political parties in Canada tend to view social media as the domain of those under 30, and that is an unreliable demographic for guaranteeing votes. The reasoning for this is that once you are over 30, you are far more predictable in your habits. At that point in your life, you are more likely to own a home, have at least one child, and have aging parents. That means you likely have mortgage payments and a car, which, in turn, translate into a predictable set of concerns pertaining to your lifestyle. Therefore, parties tend to focus on the concerns relative to the +30 demographic, because they are relatively stable and easy to pinpoint.

Par ailleurs, chez Science20 dans l’article Social Media Intolerance: Liberals Far More Likely To Unfriend Opposing Views on observe que paradoxalement, aux États-Unis, les usagers qui se décrivent comme des libéraux, sont plus intolérants des points de vue adverses, que ceux qui se décrivent comme des conservateurs.

New Pew research shows that the left is far more likely than the right – 75 percent more – to have unfriended someone for posting opposing political views. More telling, they also unfriended and even blocked people more if the person with opposing views argued with one of their friends and did so even if they were concerned the person with differing views might offend another friend.

Liberals in America regard themselves as part of the intellectual and technological elite and if social media usage is an indicator, they’re right; 23 percent more who identify as liberals use social media than who identify as conservative. The intolerant people are actually a small subset – only 18 percent of people have blocked or unfriended a previous friend at all – so that 75 percent has to be taken in context. The angry left is more likely than the angry right to react harshly to diversity of thought but outside that the poles have a lot in common. Very liberal and very conservative people were dramatically more likely than more moderate people to ‘like’ a post they agreed with, with liberals doing so slightly more, and they were more likely to post a positive comment. The only area where conservatives edged out liberals was in friending someone who posted something that corresponded to their world view. Conservatives are more likely to ‘friend’ someone new who is similar and less likely to unfriend people who disagree.

Finalement, si on transpose ces différentes données au Québec, on peut comprendre pourquoi, en partie, Twitter en particulier, Facebook et les autres médias sociaux sont maintenant devenus un champ de mines pour ceux « oseraient » exprimer une opinion divergente de la gauche casserole…

Vous pouvez consulter Pew Internet Social networking sites and politics

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Edito sans question

Mauvaise lune pour Montréal

Montréal la joyeuse, l’accueillante, la douce, la verte est troublé. Elle est prise en otage par des casseroles, des casseurs, des idéologies, des déchirements. Montréal déborde de ses égouts. Elle en fait des geysers spontanés. Elle abrite des psychopathes sadiques dignes des films les plus noirs d’Hollywood. Ses plus hauts fonctionnaires sont maintenant en prison. Ses policiers sont sur les dents. Ses citoyens se regardent la boutonnière. Ses ponts ne sont plus sécuritaires, ses tunnels non plus. Ses hôpitaux débordent de gens qui attendent d’être soignés. Ses écoles champignonnent. Ses rues à l’instar de son budget, sont pleines de trous. Ses nombreux festivals qui d’habitude sont si joyeux et festifs, vivent dans la crainte d’un boycotte voire de troubles qui ne seront pas au programme. Montréal, ce phare de la province, se vide maintenant les fins de semaine. Ses hôtels gèrent maintenant les annulations plutôt que les réservations. Ces citadins n’osent plus y rester de peur d’être pris en otage.

 

Montréal a une très mauvaise lune.

 

Je m’ennuie de cette Montréal lumineuse…

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Blogues d'affaires

Pour ces patrons qui veulent bloguer, Inspirations de blogues de grands patrons

Même si on persiste à croire que Facebook c’est merveilleux, comme je le mentionnais dans mon billet Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500 :

Ironiquement, on y constate que le blogue est de moins en moins utilisé par les entreprises fortunes 500 mais que paradoxalement, c’est le deuxième outil le plus efficace de tous les médias sociaux.

Par ailleurs, de plus en plus de grands dirigeants d’entreprises requièrent mes services-conseils pour se positionner sur les médias sociaux. Pour ces grands dirigeants ou pour les petits ou entrepreneurs indépendants (dont je suis), voici donc une liste très partielle de grands patrons qui bloguent.

DG, PDG et CEO québécois

http://dgtourismemauricie.com/ DG de Tourisme Mauricie
http://www.yvescarignan.com/ PDG de Dessins Drummond
http://bloguedg.barreau.qc.ca/ DG du Barreau du Québec
http://vsf.santeestrie.qc.ca/blogue/ DG du Centre de santé et services sociaux du Val St-François
http://www.lebloguedudg.com/Jean-Guy_Roy.aspx DG de Radio Ville-Marie
http://www.cqea.ca/fr/blog-pdg/ PDG du Conseil Québécois des entreprises adaptées
http://comm.irsst.qc.ca/blogs/pdg/ PDG L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail
http://www.ginettemailhot.com/ Présidente, la turquoise, cabinet en assurance de dommage
http://rejeanparent.ca/ Président de la Centrale des Syndicats du Québec

DG, PDG et CEO Français
http://www.michel-edouard-leclerc.com/ co-président des Centres Leclerc
http://www.bravolapetitefleur.com/ Président de Yoplait, et son Directeur Commercial et Marketing
http://www.francoisegri.com/ Présidente de Manpower France
http://www.nicolasbordas.fr/ PDG de TBWA/france
http://bensan.typepad.com/ben/ Directeur associé d’EuroRSCG
http://www.jacquet.biz/blogej/ Président Jacquet Metal

CEO Bloggers
http://www.ceoexpress.com/ceoblogger/index.asp?dirid=8
http://www.thenewpr.com/wiki/pmwiki.php?pagename=Resources.CEOBlogsList

Forbes : CEOs Say: How To Be An Executive Blogger

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Edito sans question

Plein le cul et émotivité

Les événements récents au Québec  m’exaspèrent. Ils m’inquiètent aussi.

 

Je suis convaincu que les groupes de pressions de gauche sont à l’origine de ce conflit qui perdure, comme je l’ai déjà démontré. Je comprends tout à fait le raz le bol (que je partage) de la population contre le magouillage, mais je suis contre la valorisation de la désobéissance civile et suis inquiète de ses répercussions à long termes. Quel futur premier ministre pourra dorénavant faire passer des réformes nécessaires quoi qu’impopulaire? Qui pourra renier avoir appuyé les citoyens à désobéir et requérir leur obéissance lorsque cela fera son affaire?

J’ai plein le cul d’entendre dire que c’est la population qui descend dans la rue. On parle de quelques centaines de personnes à Québec et de quelques milliers à Montréal. Le terme la population s’applique plutôt à ceux et celles qui entendent les hélicos incessants au-dessus de leur tête, qui sont pris en otage entre les divers manifestants, qui doivent fermer portes et fenêtres pour pouvoir faire dormir les enfants tandis que des héros de la casserole sévissent. J’ai aussi plein le cul des médias sociaux qui sont devenus le défouloir des extrémistes de droite comme de gauche. Le centre n’y a plus de voix et ne s’exprime plus. Je suis outré qu’on me rappelle incessamment ma différence en guise de ferme ta gueule, c’est déjà une fleur qu’on te fait de te permettre d’être encore vivante. Oui je suis une nouvelle femme, oui j’ai des opinions qui ne sont pas populaire auprès de certains groupuscules et oui je vais continuer de gueuler pour faire valoir le droit, la démocratie et je vais continuer de faire avancer les droits des trans et l’importance d’une saine économie numérique dans le respect de nos institutions et en continuant de m’exprimer, avec mes nombreux défauts, mes biais que je n’ai pas honte de nommer et le bagout qui fait de moi quelqu’un de vrai et d’entier.

J’en ai aussi plein le cul qu’on dise Quelle est belle notre jeunesse! Tout le monde la trouve belle la jeunesse. Moi la première. Elle était d’ailleurs très belle lors des jeux de la communication à l’Université Laval à participer positivement à ces jeux, venant de toutes les universités francophones, en pleine grève. Elle était aussi radieuse dans les diverses universités où j’ai été invité à partager mon savoir gratuitement devant des classes pleines, toujours durant une soi-disant grève. Elle est aussi belle chez ces 70% d’étudiants qui ont terminé leurs sessions.

J’en ai plein le cul d’entendre les médias parler de manifestations festives. Qu’est-ce qu’il y a de festif à faire chier ses voisins et la population de Montréal prise en otage par ces hors-la loi?

J’en ai aussi plein le cul de cette presse gratuite de fin de semaine et de ces commentateurs pro gogoche qui ferait mieux de s’en tenir aux sujets culturels pour lesquels ils sont moins trou de culs.

 

J’en ai plein le cul, mon vase déborde, ma patience aussi…

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Edito sans question

À des détracteurs de mauvaise foi et dont la méchanceté m’honore

« Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. »

de Sénèque

On me salit, on me traîne dans la boue, on me cite hors contexte et on me vomit dessus. Ce n’est pas la première fois et sans doute pas la dernière. Ça vient avec le territoire comme un juge me l’a dit à propos de l’un de mes tortionnaires. Qu’on attaque ma personne, soit, qu’on attaque ma pratique, c’est une tout autre affaire.

Le Sociologue André Mondoux, avec qui j’ai eu maille à partir parce qu’il disait n’importe quoi à propos des médias sociaux sans les connaître, m’attaque dans un journal que je ne cite plus parce que je ne le trouve pratique que pour ramasser les cacas de mon chien. Il titre :

Michelle Blanc et la déchéance des médias sociaux-marketing

Il a l’outrecuidance d’y dire

Soubresauts multiples aujourd’hui, alors que la « gourou » autoproclamée des médias sociaux-marketing, Michelle Blanc, s’est fait remarquer avec une salve de tweets dénonçant les contestations étudiante et populaire ; y allant dans la facilité de pratiques douteuses, comme des citations hors contexte et/ou mal comprises, et des propos qui avaient un pied dans les eaux froides de l’arrogance et du mépris. What the fuck, girl ?

(…) Comment en effet expliquer le troublant silence de madame Blanc au sujet de la spectaculaire démonstration actuelle de l’utilisation des médias sociaux ?

Au moment où la Sphère s’active comme jamais, le phénomène médiatique ne mérite pas le regard de l’adepte. Pourquoi ? C’est que le social, pour les médias sociaux-marketing, c’est d’abord et avant tout un public-cible ; c’est-à-dire une vaste communauté où tous partagent les mêmes valeurs, assurant ainsi l’optimisation des ventes. Ici, le politique et l’idéologie n’ont pas droit de cité.

(…)Il est pour le moins étrange que madame Blanc fasse preuve d’autant d’intolérance envers les « autres » ; elle qui pourtant a su relever des défis personnels qui non seulement méritaient notre empathie, mais qui ont aidé à propager des valeurs de tolérance. J’ai toujours défendu les usagers des médias sociaux lorsqu’on les accusait d’être des égocentriques. L’hyperindividualisme (primat du JE dans la dynamique sociale) n’est pas du narcissisme, comme le démontrent les mouvements populaires actuels. Cependant, madame Blanc, lorsque vous faite preuve d’autant de fermeture arrogante comme aujourd’hui, vous incitez à penser que vous êtes dans une bulle de gratification personnelle (je peux citer qui je veux, comme je veux – y compris mal, et aucune règle de parole ou d’échange envers l’autre ne sauraient me lier) qui frôle le narcissisme. Là où le bât blesse, est qu’ainsi vous contribuez à discréditer les médias dont vous entendez faire la promotion. Les médias sociaux ne méritent pas un tel traitement.

Ma réponse à ce cher Monsieur Mondoux

Gourou autoproclamée ? Vraiment ? Et à quel endroit me suis-je autoproclamée Monsieur ? Peut-être parlerez-vous de la jaquette de mon premier livre sur les médias sociaux, qui a été rédigé et géré par l’éditeur ? Ou est-ce parce que ça vous fait chier qu’on reconnaisse mon expertise de 10 ans de pratique et peu la vôtre d’un gros trois ans après votre postdoc ? Que vous n’aimiez pas que je ne me couche pas sur le pavé en adoration des casseroles populaires est une chose, que mes propos choquent, vous dérange, soit contre votre entendement une autre. Mais que vous y voyez du mépris me consterne. Je comprends que symbolique sociologique et sens de l’humour ou sarcasme ne soient pas faciles à appréhender, mais faites juste un petit effort peut-être et garder vos jugements de valeur personnels pour vous s’il vous plait.

Comment en effet expliquer le troublant silence de madame Blanc au sujet de la spectaculaire démonstration actuelle de l’utilisation des médias sociaux ?

Très simplement parce que vous ne me lisez pas. J’ai fait la plus large étude de l’utilisation de Twitter dans ce conflit. Elle a été colligée dans mon billet Analyse du conflit étudiants gouvernement sur Twitter, et le gagnant est ? J’en ai par la suite parlé à divers médias et ai eu l’insigne honneur d’être invitée à le commenter en direct aux nouvelles de 6 heures. Quant au “politique” qui n’a pas droit de cité, je vous invite à fouiller parmi les 194 billets de ma catégorie Politique et Internet. De dire n’importe quoi est une chose qu’on publie vos sottises, une autre.

Là où le bât blesse, est qu’ainsi vous contribuez à discréditer les médias dont vous entendez faire la promotion. Les médias sociaux ne méritent pas un tel traitement.

Je vous retourne la pareille. La sociologie ne mérite pas d’être traitée de la sorte par un goujat comme vous.

Parlons maintenant de mon harceleur en chef, le fameux Simon Jodoin. Dans son billet Michelle Blanc, Roland Barthes et le « scandale » de la grève il note:

L’idée est simple : ce conflit serait de bout en bout une mise en scène gauchiste prenant en otage le citoyen ordinaire devant subir les blocages routiers et le bruit des casseroles.

(…)Ainsi, elle multiplie depuis peu les tweets et les prises de positions -pas nécessairement étayées- afin de discréditer les protagonistes de la cause étudiante, leaders syndicaux et autres joueurs de casserole.
Qu’on se le dise, Michelle Blanc n’aime pas la gauche. Sa dernière trouvaille, citer Roland Barthes. C’est ainsi que ce matin, elle envoyait à ses lecteurs le message suivant.
Barthes, L’usager de la grève : la grève est scandaleuse parce qu’elle ne gêne précisément ceux qu’elle ne concerne pas http://www.sociotoile.net/article88.html(sic… La phrase originale est «parce qu’elle gêne précisément»)

Il suffit de cliquer sur le lien cité par Michelle Blanc pour se rendre compte que le texte de Barthes est tronqué, commençant par une minuscule au beau milieu d’une phrase. C’est le malheur de ceux qui tentent de se faire valoir leur culture en cherchant des textes sur Google.

Ma réponse à Simon jodoin

J’use exactement du même procédé que quelqu’un qui “tentent de se faire valoir leur culture en cherchant des textes sur Google” c’est à dire vous même, en usant de “proverbes Africains”. Vous en étiez même fatigant (du temps où je vous suivais encore). Sauf que cette fois, j’y ai préféré des Occidentaux, dont quelques gauchistes notoires. J’ai d’ailleurs aussi cité Mao Tsé-Toung, Le Guin, Debra ou Kafka. Vous pouvez désormais déchirer votre chemise et me traitez de traitre à la patrie gogochiste. Mais moi j’aime bien citer ces grands penseurs de la révolution capitaliste, dans des contextes qui leur font dire le contraire de ce qu’on pourrait être amené à penser d’eux. Ce sont pourtant, grand mal vous en fasse, des citations authentiques, en 140 caractères. Par ailleurs il est d’une ironie que vous tentiez de soulever mon manque de culture, tout en faisant grand étalage de la vôtre…

La différence entre nous messieurs, est que je n’ai pas besoin du subterfuge de la phrase songé, pour être ou paraître intelligente. Je vous souhaite sincèrement cette vertu de la vulgarisation qui peut parfois paraître vulgaire…

Finalement, pour le plus grand bien de mes lecteurs qui eux ont l’intelligence de mon humour, je reprends ici les citations “incriminantes”, de même que mes propres statuts “scandaleux” qui font grimper aux rideaux les adeptes de la sainte casserole.

 

« La bouse de la vache est plus utile que les dogmes : on peut en faire de l’engrais. » Mao Tsé-Toung

« S’opposer à quelque chose, c’est contribuer à son maintien. » de Ursula Le Guin

« Mai 68 a plus fait pour la gloire des publicitaires que pour celle de la révolution. » de Régis Debray

« Chaque révolution s’évapore en laissant seulement derrière elle le dépôt d’une nouvelle bureaucratie. » de Franz Kafka

Des fois je me demande si ceux qui tapent de la casserole sont les même qui applaudissent lorsque l’avion atterrit ?

à la tv on parle d’atmosphère festive, je crois qu’ils ont oublié de sonder les voisins pour eux c’est peut-être une atmosphère crissante ?

La pollution par le bruit ce n’est pas une notion gauchiste ça? #GGI

À des détracteurs de mauvaise foi et dont la méchanceté m’honore Lire la suite »

Edito sans question

La révolution accidentelle

Il y avait dans l’air des revendications légitimes. Il y avait dans l’air un raz le bol tout aussi légitime. Il y avait dans l’air un gouvernement mal aimé. Il y avait dans l’air une gauche qui flairait sa chance inespérée. Il y avait dans l’air une loi excessive. Il y avait dans l’air des magouilles d’élus, d’entrepreneurs et de syndicalistes corrompus.

Ça a donné une révolution accidentelle.

Cette révolution accidentelle était menée par des citoyens de bonnes volontés. Mais ils ne voyaient pas ces autres magouilles des révolutionnaires de salon. Ils ne voyaient pas l’électoralisme de leurs acolytes. Ils ne voyaient que la « juste cause » qu’on leur présentait. Ils étaient si enchantés d’enfin « pouvoir dire » qu’ils en oubliaient aussi d’écouter. Leurs actions étaient si enivrantes qu’ils oubliaient qu’après l’enivrement, vient le mal de bloc. Ils étaient si fiers de leurs positions, qu’ils oubliaient qu’ils n’étaient pas les seuls à pouvoir s’exprimer. Ils valorisaient la désobéissance, mais oubliaient que celle-ci se retournerait éventuellement contre eux. Ils ne réalisaient pas que bientôt, la fragile démocratie souffrirait de cette révolution.

Ils avaient raison. Mais pour combien de temps encore? Ils triomphaient, mais les silencieux, ceux qui n’osent dire, ceux qui ne se révoltent pas, ceux qui endurent, un jour se prononceront. Ce jour-là, bien des masques tomberont…

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