Droit et Internet

Agentic IA ChatGPT Claude de Anthropic Claude IA cybercriminalité cybersécurité Démocratie en ligne Droit et Internet EAO Answer Engine Optimization Gemini Gestion de crise Gouvernement électronique IA intelligence Artificielle LLM OSINT, SOCMINT, HUMINT perplexity politique et internet Stratégie IA

Les 100 questions sur l’intelligence artificielle auxquelles les aspirants à la fonction de premier(ère) ministre du Québec devraient savoir répondre

Cent questions sur l’intelligence artificielle, destinées aux cinq personnes qui veulent diriger le Québec. Chaque affirmation est sourcée et liée. […]

Les 100 questions sur l’intelligence artificielle auxquelles les aspirants à la fonction de premier(ère) ministre du Québec devraient savoir répondre Lire la suite »

Commerce électronique: mythes cybercriminalité Droit et Internet Edito sans question Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web politique et internet

Pourquoi la fraude par clic et les fraudes publicitaires numériques ne sont pas criminalisées?

Dans mon dernier billet Comment lutter contre les tarifs de Trump et lui faire mal sans utiliser de tarifs et

Pourquoi la fraude par clic et les fraudes publicitaires numériques ne sont pas criminalisées? Lire la suite »

Commerce électronique: mythes cybercriminalité Droit et Internet Economie des affaires électroniques Facebook Marketing Internet Moteurs de recherche et référencement de sites Web politique et internet stratégie numérique

Comment lutter contre les tarifs de Trump et lui faire mal sans utiliser de tarifs et en enrichissants nos entreprises?

Des fois la stratégie de l’œil pour œil, dent pour dent n’est pas la meilleure approche. Il est aussi possible

Comment lutter contre les tarifs de Trump et lui faire mal sans utiliser de tarifs et en enrichissants nos entreprises? Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Droit et Internet Marketing 2.0 Marketing de contenu Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web stratégie numérique stratégie web Stratégies de commerce électronique transformation numérique

10 étapes clés pour maîtriser votre présence numérique : Guide expert du diagnostic web et médias sociaux

Le guide souligne l’importance d’utiliser des outils d’analyse neutres, de comparer les performances dans le temps, et d’impliquer différents départements pour un diagnostic complet. Il recommande également de rester objectif, de fixer des seuils de performance, de prioriser les actions post-diagnostic, et de répéter l’exercice régulièrement pour s’adapter à l’évolution rapide du paysage numérique.

10 étapes clés pour maîtriser votre présence numérique : Guide expert du diagnostic web et médias sociaux Lire la suite »

Big data cybersécurité Droit et Internet

Loi 25, le numérique, les cookies et comment s’y préparer? (Partie 2)

(Ce billet est la suite de Loi 25, le numérique, les cookies et comment s’y préparer? (Partie 1))

Depuis l’avènement de la RGPD européenne, nous avons pris l’habitude de voir apparaître sur les sites d’outre Atlantique, des popups nous demandant d’accepter (ou pas) l’utilisation des cookies (comme vous pouvez le voir dans la capture d’écran du journal LeMonde ci-bas). Les organisations québécoises et sans doute bientôt aussi canadiennes, devront aussi s’équiper de tels popup afin d’informer les internautes de la collecte des données que peuvent faire les cookies et requérir de manière proactive, leurs consentements. Ce consentement se devra d’être documenté dans la base de données à l’aide d’un système « opt-in » non coché d’avance. C’est-à-dire que c’est l’internaute qui devra cocher la section en question pour donner son consentement.

Gestion des cookies Le Monde

Il existe de très nombreux plugiciels que vous pourrez utiliser sur vos sites afin de facilement répondre à cette nouvelle obligation réglementaire. Par exemple le plugiciel Wordpress Complianz, réponds déjà plusieurs réglementations de consentement internationales.

Complianz est une extension de consentement aux témoins RGPD/CCPA, qui soutient les RGPD, ePrivacy, DSGVO, TTDSG, LGPD, POPIA, APA, RGPD, CCPA/CPRA et PIPEDA, avec une notification conditionnelle des témoins et une politique de témoins personnalisée basée sur les résultats de leur analyse intégrée.

En plus de l’obtention du consentement, vous devrez

•Nommer et afficher publiquement un responsable de la protection des données de votre organisation (avec les coordonnées pour le rejoindre). Il sera responsable de la politique de la vie privée et pourras être rejoint par les internautes pour vérifier les données qui sont récoltées sur eux et demander des modifications à ces données le cas échéant.
•Vous devrez faire l’inventaire des types de données qui sont récoltés et identifier les incidents possibles associés à ces types de données, par ordre d’importance.
•Vous devrez aussi informer la Commission d’accès à l’information et toutes violation des données personnelles et de tout événement de hacking ou d’intrusion dans vos serveurs et instaurer un registre spécifique à cet effet.

En résumé, vous devrez
•obtenir le consentement à la collecte des données des visiteurs de votre site web.
•Offrir un moyen à ces visiteurs de connaître spécifiquement les données récolter sur eux, de les faire modifier ou carrément effacer.
•Expliquer clairement pourquoi les données sont récoltées.

Il est évident que ces nouvelles dispositions législatives vont générer des dépenses et du travail supplémentaire pour les organisations. Cependant, je trouve très pertinent qu’on s’intéresse de plus en plus à la collecte à tout vent des données personnelles et qu’on sécurise un tant soit peu, ces données, afin qu’elles ne puissent servir à des fins auxquels nous n’avons pas consenti.

Loi 25, le numérique, les cookies et comment s’y préparer? (Partie 2) Lire la suite »

cybersécurité Droit et Internet

Loi 25, le numérique, les cookies et comment s’y préparer? (Partie 1)

Deux de mes clients me demandent de regarder attentivement la question de la loi 25 et de leur faire des recommandations. La Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels a été modifiée et elle change les obligations des organisations en ce qui a trait à Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.

Dans LeDevoir :

Aussi appelée loi 25 ou projet de loi 64, cette nouvelle loi, sanctionnée par l’Assemblée nationale le 22 septembre 2021 après 15 mois de travaux, introduit une série de nouvelles obligations. Par exemple, le conseil d’administration d’une entreprise québécoise devra nommer un responsable des renseignements personnels. Une entreprise coupable d’avoir manqué à ses obligations devra acquitter des amendes allant de 15 000 dollars à 25 millions de dollars, et jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires mondial — et le double en cas de récidive.

« Avec cette loi, le Québec s’est rapproché du système européen et son Règlement général sur la protection des données [RGPD] », note Selena Lu. Elle cite notamment l’introduction du concept de droit à l’oubli, qui permettra à une personne d’exiger le retrait de certaines informations et de certains hyperliens.

Cette loi a déterminé certains jalons afin de donner le temps et de permettre aux organisations de s’adapter aux nouvelles réalités de protection des données. Vous avez déjà un premier jalon qui a été établi en septembre 2022 et les deux autres moments seront en septembre 2023 et septembre 2024.

Selon le résumé qu’en a publié la Commission d’accès à l’information du Québec dans son AIDE-MÉMOIRE – Nouvelles responsabilités des entreprises, pistes d’action et bonnes pratiques, vous devez déjà :

1- Désigner une personne responsable de la protection des renseignements personnels et publier le titre et les coordonnées du responsable sur le site Internet de l’entreprise ou, si elle n’a pas de site, les rendre accessibles par tout autre moyen approprié.
2- En cas d’incident de confidentialité impliquant un renseignement personnel :
a. prendre les mesures raisonnables pour diminuer les risques qu’un préjudice soit causé aux personnes concernées et éviter que de nouveaux incidents de même nature ne se produisent;
b. aviser la Commission et la personne concernée si l’incident présente un risque de préjudice sérieux;
c. tenir un registre des incidents dont une copie devra être transmise à la Commission à sa demande;
3- Respecter le nouvel encadrement de la communication de renseignements personnels sans le consentement de la personne concernée à des fins d’étude, de recherche ou de productions de statistiques et dans le cadre d’une transaction commerciale;
4- Procéder à une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (ÉFVP) avant de communiquer des renseignements personnels sans le consentement des personnes concernées à des fins d’étude, de recherche ou de production de statistiques;
5- Divulguer préalablement à la Commission la vérification ou la confirmation d’identité faite au moyen de caractéristiques ou de mesures biométriques.

À partir de septembre prochain, en plus des obligations déjà citées, vous devrez aussi :

1- Avoir établi des politiques et des pratiques encadrant la gouvernance des renseignements personnels et publier de l’information détaillée sur celles-ci en termes simples et clairs sur le site Internet de l’entreprise ou, si elle n’a pas de site, par tout autre moyen approprié;
2- Réaliser une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (ÉFVP) lorsque la Loi l’exige, par exemple avant de communiquer des renseignements personnels à l’extérieur du Québec;
3- Respecter les nouvelles règles entourant le consentement à la collecte, à la communication ou à l’utilisation des renseignements personnels;
4- Détruire les renseignements personnels lorsque la finalité de leur collecte est accomplie, ou les anonymiser pour les utiliser à des fins sérieuses et légitimes, sous réserve des conditions et d’un délai de conservation prévus par une loi;
5- Respecter vos nouvelles obligations d’information et de transparence envers les citoyens;
6- Respecter les nouvelles règles de communication de renseignements personnels sans le consentement de la personne concernée (exercice d’un mandat ou exécution d’un contrat de service ou d’entreprise);
7- Respecter les nouvelles règles de communication des renseignements personnels à l’extérieur du Québec;
8- Respecter les nouvelles règles d’utilisation des renseignements personnels;
9- révoir, par défaut, les paramètres assurant le plus haut niveau de confidentialité du produit ou du service technologique offert au public;
10- Respecter les nouvelles règles entourant la collecte de renseignements personnels concernant un mineur;
11- Respecter le droit à la cessation de la diffusion, à la réindexation ou à la désindexation (ou droit à l’oubli);
12- Respecter les nouvelles règles de communication des renseignements personnels facilitant le processus de deuil.

Finalement, en septembre 2024, vous devrez :

Répondre aux demandes de portabilité des renseignements personnels.

Loi 25, le numérique, les cookies et comment s’y préparer? (Partie 1) Lire la suite »

cybercriminalité cybersécurité Droit et Internet géolocalisation Médias sociaux politique et internet

Pourquoi il faut bannir Tiktok du Canada

Ces jours-ci, après ChatGPT c’est au tour de Tiktok de faire les manchettes. Certains disent qu’il faut conserver Tiktok parce qu’étant le média social préféré des jeunes, il faut être capable d’y avoir un accès afin de pouvoir les rejoindre. Je trouve cet argument vide de sens. Parce que ce n’est pas à cause d’un média ou d’un média social qu’on pourra enfin rejoindre nos jeunes. La communication avec « la jeunesse » a toujours été problématique depuis la nuit des temps. Si Tiktok n’existait pas, ils seraient sur d’autres plateformes. Si nous bannissions Tiktok, ils trouveraient d’autres moyens de communiquer entre eux et très possiblement qu’un équivalent à Tiktok apparaîtrait à très courts termes. La difficulté à rejoindre les jeunes est qu’ils ont toujours voulu être différents de leurs ainés et qu’ils se sont toujours trouvé des expressions et des lieux d’expressions que leurs parents ne comprenaient pas ou qu’ils ne fréquentaient pas. C’est la nature même de l’adolescence d’être « différent » et la raison pour laquelle ils délestent Facebook. Le vide créé par le bannissement de Tiktok serait donc vite comblé.

Mais pourquoi Tiktok est-il dangereux.

Tout d’abord, il est fondamental de savoir que Tiktok vous suit à la trace et est même capable d’espionner en temps réel, chacune des lettres et chacun des chiffres que vous tapez sur un autre site web, à partir de l’interface de navigation Tiktok que vous ne quittez pas lorsque vous cliquez sur un hyperlien y résidant. C’est le chercheur en cybersécurité Félix Krause qui a dévoilé cette faille de sécurité majeure :

TikTok monitoring all keyboard inputs and taps

When you open any link on the TikTok iOS app, it’s opened inside their in-app browser. While you are interacting with the website, TikTok subscribes to all keyboard inputs (including passwords, credit card information, etc.) and every tap on the screen, like which buttons and links you click.

• TikTok iOS subscribes to every keystroke (text inputs) happening on third party websites rendered inside the TikTok app. This can include passwords, credit card information and other sensitive user data. (keypress and keydown). We can’t know what TikTok uses the subscription for, but from a technical perspective, this is the equivalent of installing a keylogger on third party websites.
• TikTok iOS subscribes to every tap on any button, link, image or other component on websites rendered inside the TikTok app.
• TikTok iOS uses a JavaScript function to get details about the element the user clicked on, like an image

C’est déjà très inquiétant et si Tiktok est utilisé par des gens de pouvoir (député, haut fonctionnaire, baron d’industrie, chercheur scientifique) c’est un risque majeur pour la sécurité nationale.

Mais ce n’est pas tout. En plus d’espionner vos frappes, Tiktok avait laissé une vulnérabilité dans son logiciel, permettant même de prendre le contrôle entier de votre téléphone et de votre identité. Selon Rockcontent.com :

(…) Recent research led by Microsoft 365 Defender Research team shows that TikTok had a breach that was leading users to extremely vulnerable experiences. This issue could allow attackers to hijack a user’s account with literally a single click of a crafted link.

Hijack according to the Cambridge Dictionary means “to force someone to give you control of a vehicle, aircraft, or ship that is in the middle of a trip.” In this case, the breach could be used to steal or “kidnap” one’s account with a single click. Then, attackers could have access to the in-app features of a user account, such as publishing videos, sending messages, interacting with other accounts and even changing personal information. The issue was more likely to happen with Android users.

Fortunately, TikTok has already fixed it and the Microsoft 365 Defender Research Team has not identified any major exploitation. So, it is strongly recommended that users keep their app up to date, using the latest version of it.

Selon Radio-Canada

Au-delà des données liées à l’activité d’un utilisateur sur la plateforme (comptes suivis, vidéos écoutées, messages privés échangés dans l’application, etc.), TikTok peut avoir accès à d’autres informations liées à l’appareil que vous utilisez, selon le Washington Post et la firme Disconnect. Les voici :
• Liste de contacts (si vous accordez votre permission)
• Microphone et caméra (en tournant des vidéos dans l’application, si vous accordez votre permission)
• Bibliothèque de photos (si vous accordez votre permission)
• Géolocalisation approximative (si vous accordez votre permission)
• Identifiant publicitaire (si vous accordez votre permission)
• Adresse courriel et/ou numéro de téléphone (utilisés pour créer le compte)
• Date de naissance (utilisée pour créer le compte)
• Adresse IP
• Les contenus du presse-papier
• Frappes sur le clavier en se servant de l’application
• Le type d’appareil utilisé
• Certaines données de navigation hors TikTok

Avec toutes ces inquiétudes en regard des informations personnelles, en quoi Tiktok est-elle différente des autres applications sociales?

J’ai toujours dit préférer être espionné par les Américains qui sont nos alliés, que par les Chinois avec qui nous avons de nombreux problèmes géopolitiques, commerciaux et géostratégiques. D’ailleurs, les différentes lois de protections des données, bien qu’encore imparfaites, nous garantissent une certaine protection en Amérique et en Europe. Ce n’est pas le cas avec Tiktok qui contrairement à ses prétentions, a continué d’alimenter le Parti communiste chinois avec les données récoltées en Amérique. C’est ce que confirme Buzzfeed :

For years, TikTok has responded to data privacy concerns by promising that information gathered about users in the United States is stored in the United States, rather than China, where ByteDance, the video platform’s parent company, is located. But according to leaked audio from more than 80 internal TikTok meetings, China-based employees of ByteDance have repeatedly accessed nonpublic data about US TikTok users — exactly the type of behavior that inspired former president Donald Trump to threaten to ban the app in the United States.

The recordings, which were reviewed by BuzzFeed News, contain 14 statements from nine different TikTok employees indicating that engineers in China had access to US data between September 2021 and January 2022, at the very least. Despite a TikTok executive’s sworn testimony in an October 2021 Senate hearing that a “world-renowned, US-based security team” decides who gets access to this data, nine statements by eight different employees describe situations where US employees had to turn to their colleagues in China to determine how US user data was flowing. US staff did not have permission or knowledge of how to access the data on their own, according to the tapes.

Et selon TheGuardian, Tiktok a aussi utilisé son application pour espionner des journalistes. Le pas à franchir n’est pas si grand pour qu’ils espionnent aussi nos élus et avec le récent scandale de l’ingérence chinoise dans nos élections fédérales, il y a de quoi être sérieusement inquiété…

TikTok has admitted that it used its own app to spy on reporters as part of an attempt to track down the journalists’ sources, according to an internal email.

Illustration of smart devices saying ‘this holiday season invite big tech into your home’
Are your gadgets watching you? How to give the gift of privacy
Read more
The data was accessed by employees of ByteDance, TikTok’s Chinese parent company and was used to track the reporters’ physical movements. The company’s chief internal auditor Chris Lepitak, who led the team involved in the operation, has been fired, while his China-based manager Song Ye has resigned.

They looked at IP addresses of journalists who were using the TikTok app in an attempt to learn if they were in the same location as employees suspected of leaking confidential information. The effort, which targeted former BuzzFeed reporter Emily Baker-White and Financial Times reporter Cristina Criddle among other reporters, was unsuccessful, but resulted in at least four members of staff based in both the US and China improperly accessing the data, according to an email from ByteDance general counsel Erich Andersen. All four have been fired. Company officials said they were taking additional steps to protect user data.

Pourquoi il faut bannir Tiktok du Canada Lire la suite »

cybercriminalité cybersécurité Droit et Internet Innovation politique et internet

ChatGPT, le nouveau casse-tête

Il faut certainement applaudir les avancées de l’intelligence artificielle et en particulier, celle d’une avancée majeure de ChatGPT, un agent conversationnel qui permet désormais à quiconque, de créer des contenus étonnants et rapidement simplement à partir d’un questionnement. J’ai moi-même testé ChatGPT à partir de l’examen que j’ai soumis à mes étudiants de HEC lors de la dernière session du cours de 2e cycle de marketing entrepreneurial. Les réponses étaient pertinentes.

Mais il faut aussi s’inquiéter de ses avancées. La technologie n’est pas neutre et le droit des technologies est toujours à la remorque des innovations, et ne la précède pas. D’ailleurs, un nouveau livre que je devrai me procurer L’innovation hors-la-loi : les origines de la techno-normativité, semble traiter de ce sujet délicat dans un résumé :

Ce livre, unique sur le marché, présente une réflexion sur le rôle du droit dans notre société, à la fois comme vecteur de techno-normativité, mais aussi comme solution ou limitation des effets négatifs de la technologie sur la société.
En partant des écrits les plus récents sur la philosophie, la sociologie et le monde numérique, l’ouvrage propose une lecture critique du rapport entre droit et innovation qui intéressera tant un public universitaire qu’un public de professionnels du numérique.

D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, je publiais l’article Porn, Piracy, Fraud: What Lurks Inside Google’s Black Box Ad Empire.

And if you have a website and want to earn money from digital ads, you can join the Display Network, where Google places ads on what it has publicly said are more than 2 million websites and an untold number of mobile apps. It’s the modern equivalent of a national network of billboards on nearly every highway being controlled by a single company — and reportedly generated $31 billion in revenue for Google last year.

But if you’re Slapinski, Google’s Display Network has another benefit besides its market share: its secrecy. Google is the only major ad platform that hides the vast majority of its ad-selling partners. This means Google does not disclose all the websites and apps where it places ads or the people and companies behind them. The company conceals this information even after helping establish and publicly supporting an industry transparency standard for disclosing such sellers, which its competitors have largely adopted.

Tout ça pour dire que 20 ans après l’apparition des moteurs de recherches et 10 ans après l’explosion des médias sociaux, on commence à peine à déceler les limites de ces outils et à songer et à commencer à les réguler. Nous sommes conscients du mal économique (des milliards de dollars en faux clics) et du mal sociologique et démocratique (détournement politique des médias sociaux, planification de révolutions, censure, pédopornographie, cybercriminalité, endoctrinement, propagande, etc.) que ces outils ont permis de générer. Il en sera certainement de même pour l’intelligence artificielle et les robots conversationnels. Déjà, certaines écoles bannissent ChatGPT pour les professeurs et les étudiants NYC Bans Students and Teachers from Using ChatGPT. D’autres au contraire, comme l’un de mes collègues professeurs à HEC, s’en serviront comme outil pédagogique ou comme dans cet article, se questionnent sur l’utilisation en classe dans l’article L’IA au service de l’enseignement : conversation avec une IA.

D’autres encore ont déjà développé un outil pour détecter le plagiat : ChatGPT : un étudiant a développé une appli pour identifier les textes générés par le chatbot d’OpenAI.

Entretemps, certains se demandent si l’IA pourrait un jour remplacer les avocats : Could you replace your lawyer with a chatbot? Next month an AI attorney will defend a client in court et bientôt, ce sera peut-être les professeurs, les députés, les médecins et autres professionnels et métiers. Néanmoins, ce qui rassure est que ChatGPT est basé sur des textes en lignes pré-2021 et n’est donc pas en mesure de discuter de sujets contemporains. De plus, bien que la lecture des réponses coule aisément, ChatGPT ne fait preuve d’aucune créativité et comporte des biais flagrants de même que des erreurs comme on peut le noter dans Wikipedia :

Inexactitude et ambiguïté des réponses
L’exactitude de certaines réponses de ChatGPT a cependant été remise en question.

Le journaliste Mike Pearl de Mashable a notamment testé ChatGPT en lui posant plusieurs questions factuelles. Dans une conversation, il demande par exemple au modèle quel est « le plus grand pays d’Amérique centrale qui n’est pas le Mexique ». ChatGPT répond qu’il s’agissait du Guatemala, alors que la réponse est plutôt le Nicaragua. Cette erreur provient de l’interprétation de la question par ChatGPT, qui a cru que l’on s’intéressait à la taille de la population plutôt qu’à la superficie du territoire.

Même si les résultats peuvent être spectaculaires, l’un des dirigeants d’OpenAI, Sam Altman, admet que l’application comporte encore des erreurs sur des sujets importants, et que les retours des utilisateurs sont nécessaires pour corriger les erreurs.

En conclusion, question de vous faire « badtriper » juste un peu, la vidéo du controversé (mais pertinent dans ce cas-ci) psychologue Jordan Peterson.

ChatGPT, le nouveau casse-tête Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut