Groupon, précisions additionnelles sur le pourquoi Groupon ça me fait rire

Comme suite à mon billet Groupon ou pourquoi ça me tape déjà sur les nerfs, j’ai de nombreuses réactions que je trouve savoureuse et qui m’incitent à vous donner à tous la chance de lire ces commentaires et ma réponse à ceux-ci en en faisant un billet spécial.

@Josée @Olivier Mais à quel endroit je parle de social shopping dans mon billet sur Groupon? Vous avez raison, ce n’est pas du social shopping
@Cedric des fois faire de la vulgarisation ça peut permettre d’expliquer simplement les choses pour que tout le monde comprenne. Mais juste pour toi, Groupon n’est pas suffisamment géolocalisé ou personnalisé en fonction des goûts du consommateur par exemple. D’offrir un rabais pour faire ajuster son vélo alors qu’il fait -20c dehors ce n’est pas des plus à-propos (ce qui sous-tend que le synchronisme promotionnel des offres est à revoir). Que Google mette cette promo en page frontispice et envoie 2000 personnes dans un resto de 20 places, je ne suis pas certaine que ça fasse avancer la promotion ce qui amène l’autre point, à qui s’adresse du côté marchand ce genre de site? À la PME de détails, aux gros détaillants à la GAP comme le suggère Techcrunch dans le commentaire du pote Étienne Chabot?
@Etienne, il me semble que j’ai clairement dit que c’était un avis de consommatrice. Mais à la lecture du commentaire que je viens de faire, tu comprendras que je ne suis pas non plus chaude à l’idée de ce type de site dans un contexte d’affaires.
@IDDKO Je suis tout à fait d’accord avec vous
@Tous ce n’est pas parce que Techcrunch, Wall Street Journal ou autre bonze de l’analyse techno encensent une techno que je suis obligée d’être d’accord avec eux et il est vrai que l’on ne doit pas se fier à ses propres goûts pour aider une entreprise à faire de bons choix marketing. Cependant, je garde tout de même une certaine ouverture en disant dans le corps de mon billet “Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt”
@Valérie oui j’ai des préjugés et oui la danse de poteau est certainement une activité très exigeante au niveau physique. Mais ça reste de la danse de poteau qu’on fait maintenant passer pour une nouvelle forme de Taï-Chi. Oui le viagra permet à plusieurs hommes de rester « virils » plus longtemps, mais les pubs de viagra me font toujours rire et si on déguise ça comme un outil d’amélioration de l’unité conjugale, ça va être sans doute “cute” et “vrai” mais ça va me faire tout de même rire aux éclats. C’est comme le gars qui est laveur de vaisselle et qui se présente comme un opérateur de machine fixe…

Avantages et désavantages des médias sociaux (suite de ma réponse à monsieur Foglia)

En commentaire à mon billet d’hier, Expliquez-moi ce rien – réponse à monsieur Foglia, F. Desjardins me demande :

(…) Je suis déçu. Non pas que vos propos ne soit pas justes, mais il semble qu’ils passent à coté de la question. Vous avez senti l’attaque vis-à-vis les média sociaux de façon plus forte que la question du “rien” qui est le réel sujet..? Oui, il y a du “rien” dans d’autres média. Mais ne me dites pas “Les médias sociaux sont corrects parce que dans la télé y’a aussi des niaiseries”. Expliquez-moi plutôt en quoi les médias sociaux ont une part d’utilité. Répondez à M. Foglia comment ce média, tel ses prédécesseurs, amène une pertinente avancée pour notre société. Je sais que ces avantages doivent exister, qu’elles sont en train de s’établir. J’espérais une réponse structurée qui en ferait la synthèse, ce qui tournerait mieux le journaliste en bourrique que cette montée de lait du genre “les autres sont pas mieux!”. (…)

Or comme je le mentionne dans ma réponse à M. Foglia, le livre Les médias sociaux 101, a répondu de manière assez développée à la question « en quoi les médias sociaux ont une part d’utilité ». Je n’ai donc pas le goût et ou la patience de répéter ici ad nauseam, les mêmes choses que je dis déjà depuis 10 ans. De plus, comme je le mentionne aussi, l’insidieuse guéguerre « les médias sociaux ne sont pas pertinents (inclure aussi les blogues) comparativement au travail des journalistes » est un débat déjà fait, mort et enterré. Par contre, comme l’indique Marc Snyder, il est peut-être bon, encore une fois, de répéter de façon succincte, certains des avantages et inconvénients des médias sociaux.

En réponse à F Desjardins, qui demandait à Michelle de “(répondre) à M. Foglia comment ce média, tel ses prédécesseurs, amène une pertinente avancée pour notre société, je dirais qu’il y au moins quatre choses qui me viennent à l’esprit:

  • La facilité et le faible coût de publication et de distribution: Les précédents médias cités par Michelle étaient réservés aux créateurs et/ou consommateurs de contenu extrêmement privilégiés (sur les plans monétaire ou intellectuel).
  • La rapidité de publication et de distribution: Un exemple patent est la valeur de Wikipedia par rapport à celle de l’Encyclopédie Britannica. Un des deux devient caduc assez rapidement; je vous laisse deviner lequel.
  • L’interactivité: Vous avez pu commenter le billet de Michelle (et elle aurait pu choisir de vous répondre) et je peux commenter votre intervention. Aucun des médias cités par Michelle ne le permettaient.
  • La consommation asynchrone: Les médias sociaux, je les consomme quand je le choisis, sur la plateforme que je choisis. Pas la radio, pas la télé. (…)

À ces avantages je rajouterais :

  • La création de relations personnelles et de conversation grâce aux médias sociaux. Par exemple Yulbiz, Yulblog, de tweetup et une ribambelle d’autres événements dans « le monde non virtuel» ont lieu à chaque jour sur la planète et permettent à des gens de se rencontrer et de jaser « à échelle humaine » et viennent directement des médias sociaux.
  • La culture du remixage permet de copier-coller différents éléments trouvés sur le web et de créer de nouveaux contenus, produits et services. C’est aussi de cette culture qu’est issu ce qu’on appelle les « widgets » et les « mashups », que moi j’appelle le pâté chinois et qui pourrait permettre par exemple d’utiliser une carte Google pour montrer où sont situé géographiquement et à peu de coûts, les différents libraires indépendants au Québec (si ceux-ci étaient plus au fait des médias sociaux).
  • L’augmentation de la transparence et de l’imputabilité des organisations privée et publique. Grâce aux médias sociaux, les organisations travaillent maintenant plus difficilement en vase clos et les différentes arnaques qu’ils utilisent pour duper les gens sont maintenant mise à jour de façon directe et régulière, les forçant à devenir plus éthiques et transparentes.

Les désavantages :

  • L’infobésité qui nous fait perdre des fois d’excellents contenus qui peuvent ne pas être mis en valeur à cause du trop grand flux d’information. Cependant, ce désavantage est compensé par le mécanisme d’autorégulation du Web que sont les hyperliens externes qui agissent comme des votes de confiance et qui font percoler (expression de mon collègue blogueur Martin Lessard) les contenus de qualité au-dessus de la masse, dans les moteurs de recherche et dans les contenus des médias sociaux (comme sur les raccourcisseurs d’hyperliens de twitter par exemple).
  • L’anonymat qui peut être une plaie des médias sociaux et qui dans certains cas permet les contenus haineux, les bitcheries facile et la polarisation des débats qui serait généralement plus sains.
  • La cyberdépendance qui quelquefois affecte les usagers qui n’ont pas encore pris conscience qu’une des fonctions fondamentales des outils de technologie de l’information est le bouton « off ».

Marissa Mayer de Google et GoogleMap 3D sur mobile à LeWeb

Lors de l’événement LeWeb à Paris, c’est Michael Arrington, éditeur de TechCrunch qui interviewa Marissa Mayer, vice-présidente de Google. On n’y apprit pas grand-chose de nouveau, mais c’était vraiment ludique d’écouter Arrington taquiner madame Mayer et tenter de lui faire dévoiler des secrets du comité de direction du géant américain. Nous avons par contre eu droit à une démonstration, en première mondiale, de la nouvelle interface 3D de Google map qui sera disponible sur les nouveaux Androïd (version Nexus 5) qui seront en vente au Canada dans peut-être six mois (mais connaissant la rapidité et l’ouverture de nos télécoms locaux, je miserai plus sur 18 mois). Nous pourrons donc désormais regarder Google Map selon le plan qui nous intéresse et voir les édifices qui s’y trouvent en 3D. La démonstration était réellement stupéfiante (comme vous pourrez le constater dans la petite vidéo plus bas) mais la démo en première mondiale était à Paris et nous observions plutôt l’Empire State Building de New York au lieu de la tour Eiffel (ce que ne manqua pas de noter Arrington).


Marissa Mayer démontre Google map 3D d'Androïd Nexus 5 LeWeb
envoyé par MichelleBlanc. – Les derniers test hi-tech en vidéo.

Facebook Places, pourquoi je n’aime pas

Facebook Places est la nouvelle fonction de géolocalisation qui est maintenant dans Facebook. Comme l’indique readwriteweb :

Cette nouvelle fonctionnalité de Facebook est en optin, ce qui signifie dans ce cas précis que Facebook part du principe que vous voulez faire parti de l’aventure de Places et partager vos données de géolocalisation avec vos amis mais pas nécessairement avec la totalité de l’internet (nous travaillons à un futur billet sur la façon de désactiver Places pour ceux qui ne souhaitent pas se lancer dans les joies de la géolocalisation).
Les utilisateurs choisissent (ou non) de signaler leur présence à un emplacement (check in), mais peuvent égale ment ‘tagguer’ un ami qui s’y trouve (théoriquement). La première fois que vous êtes ainsi taggué, Facebook vous demandera si vous autorisez ainsi qu’un ami vous géolocalise. Si vous acceptez, le statut de votre ami apparaitra sur votre mur, si vous refusez, il ne sera présent que sur le mur de votre ami. Vous pouvez également changer vos paramètres afin de désactiver totalement cette capacité à être taggué.

Pour le monde des affaires, il y a de grands avantages à cette fonctionnalité. On pourra ainsi augmenter la pertinence et le ciblage publicitaire de Facebook et développer une suite d’applications qui aura une correspondance immédiate avec l’usager mobile. Cependant, déjà une foule d’autres applications font la même chose sans nécessairement avoir besoin d’inclure l’ensemble de nos amis Facebook dans la démarche. Par exemple, l’application mobile Tripadvisor vous fournira la liste des restos ou hôtels les plus proches de votre géolocalisation (incluant les commentaires des usagers comme j’en discutais à l’émission Le Lab) sans avoir à rameuter qui que ce soit. Vous avez la même chose avec Foursquare et dans ce média social géolocalisé, je suis très sélective de mes amis (j’ai d’ailleurs plus de 500 demandes de mise en contact en attente), ce que je ne fais absolument pas sur Twitter ou sur ma page fan de Facebook. En outre, je conviens facilement que depuis que j’ai eu des menaces de mort sur le Web, je suis un peu plus parano. Mon adresse physique n’est nulle part et j’ai 5000 connexions sur ma page perso Facebook dont 80% me sont pratiquement inconnus. C’est très bien la géolocalisation, ça a beaucoup d’avantages, mais la sérénité a un prix et il y a certains paramètres et certains outils dont je vais me méfier, dont cette application Facebook Places…