Médias sociaux

Différents points de vues ou billets se rapportant ou expliquant ce que sont les médias sociaux.

Médias sociaux

Retombées d’affaires des médias sociaux pour une artiste

Le week-end dernier j’étais à Ottawa, à la galerie SAW pour parler de médias sociaux aux artistes des quatre coins du Canada francophone qui y étaient (je vous en parlais d’ailleurs dans mon r.cebt billet La culture et le choc des cultures numériques). Ils seront sans doute heureux de lire le témoignage suivant, d’une photographe, qui vient de m’écrire dans LinkedIn. Je crois que l’étude de cas est assez « parlante » ?

Chantal Fournier has sent you a message.
Date: 2/23/2012
Subject: Vive la REINE du marketing et du réseautage web!

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Ma très chère Michelle …..

Je prends sérieusement le temps de t’écrire mon histoire pour te dire que ce que tu écris, c’est loin d’être de la merde et qu’après avoir longuement lu divers articles que tu as publiés, je peux t’assurer que TU L’AS L’AFFAIRE … !!

To make a long story short …

Depuis les 6 derniers mois, je bosse comme une malade pour me faire connaître en tant que photographe pas très populaire mais tout de même bonne – du moins je crois, sans que mon égo éclate. Bref, je ne peux désormais compter le nombre d’heures que j’ai passé et que je passe encore aujourd’hui sur le web à tenter de me faire connaître et reconnaître mon travail : retouche de mes photos exclusives, téléchargements interminables un peu partout, activation de e-réseaux, liens entre les réseaux pour augmenter ma visibilité, recherche de concours de photographies, pubs-marketing…. et j’en passe.

Après avoir lu et ri sur « Facebook c’est de la merde » (drôle mais ô combien véridique), j’ai vite réalisé que j’ai tellement bien fait d’agrandir mon réseau ailleurs justement à défaut de ne m’en tenir qu’à ma page FAN Facebook qui m’a pris 6 mois avant d’atteindre 85 fans – quel exploit! (rire jaune). Et tout cela, sans parler de ma page perso qui ne mène professionnellement parlant nulle part, surtout quand ton groupe « d’amis » parle constamment, entre autre, de foutues tartes aux pommes et de leur odeur délectable dans la maison. (Who cares!!! J’suis pas là pour faire des critiques d’art culinaire). J’ai ainsi rapidement apprivoisé d’autres réseaux tels que LinkedIn, Twitter, Flickr, 500 px, Google+, Zenfolio et Cie. Ces derniers sont considérablement plus professionnels, gratuits – ou pratiquement – d’autant plus que les fans et suiveux abondent… de vrais intéressés quoi!

Tout cela pour te dire que … BANG! … c’est le 22 février (chiffre maître en passant) que le premier miracle s’est produit juste après le Mardi Gras et le début du Carême. (C’est assuré qu’ici, je ne carêmerai pas professionnellement).

En gros, ce matin-là, 8h00, un proprio de stock de photos me contacte pour me dire qu’il a découvert mon travail via Flickr et me demande gentiment, par le biais d’un courriel personnalisé qui prouve qu’il a bien vus mes « bests shots », de contribuer avec de sérieux droits de photographies et un pourcentage des recettes dépassant très largement mes attentes, directement dans mes poches, pour les ventes en ligne. De plus, après lui avoir fait une proposition à propos d’un contexte de vente unique de stockage de photos, il a trouvé mon idée tellement géniale qu’il l’a mise en application sur son site! SUPER … next …

Et ça continue … Même soir, 20h30, je reçois un courriel d’un magazine en ligne « Musée Magazine » établi à New York qui mise sur la visibilité des photographes émergents ayant un potentiel en art photographique. Et bien, l’une de mes 5 photos envoyées a été retenue sur plus de 5000 reçues au total. Tout cela, après avoir activement fait de la recherche via Twitter et les liens mentionnés en ligne. C’est payant finalement tout cela! NOT BAD AT ALL! … next …

Un peu plus tard ce soir-là, vers 21h30, je reçois un autre courriel cette fois-ci du magazine en ligne « Seven by Five Mag » me disant avoir vu mon travail sur Flickr (Oui bien sûr … mais ils connaissaient certes d’autres magazines aussi … ça aide le e-réseautage). Bref, ils m’ont offert de faire … tiens-toi bien … de petites chroniques sur l’art photographique et de publier quelques photos par mois! J’en reviens toujours pas! Tout cela parce qu’ils sont TOMBÉS également sur 2 de mes tweets sur le traitement de photos que je préconisais et ainsi de suite. L’histoire est plus longue mais je m’arrête ici en insistant sur le fait que ce succès est arrivé quelque temps après tes recommandations. ;o)

En bout de ligne … ce fut l’une de mes meilleures journées depuis le début 2012. Merci infiniment Michelle de m’avoir lue … Vive tes livres, tes tweets et ton blog!
Oui, sérieusement, tu es la Reine du Marketing | réseautage sur le web, une auteure qui sait exactement de quoi elle parle! Et j’attends le premier qui ose écrire le contraire dans le détour! Il ne faut juste pas oublier que expertise + recommandations riment avec réaction + action… les cadeaux ne tombent pas du Ciel.

J’t’adore! Bisouxx

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Médias sociaux

Les réseaux sociaux c’est vieux comme le monde, les médias sociaux juste un peu plus récents

C’est une discussion Twitter de ce matin, qui m’inspire ce billet

MichelleBlanc
En prenant un scotch avec un vieux de la vieille de la pub québécoise hier, il me dit : Tu es la « consigliori des médias sociaux » = cute https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171946451679707136

bouchardmichel

@MichelleBlanc Ce qui m’intrigue: comment on devient experte en médias sociaux. C’est un phénomène récent. Faut quasiment être voyant non? https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171948235169071106

MichelleBlanc
@bouchardmichel je ne me présente pas comme experte des médias sociaux. Je préfère que ce soit les autres qui le disent
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171951304158085120

MichelleBlanc
Mais après+ de 2250 billets dont 3 livres publiés et 10 ans de consultation, humblement je commence à connaître un peu ça
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171951976983166976

MichelleBlanc

@bouchardmichel d’ailleurs pour t’aider à comprendre l’histoire des médias sociaux, il y a 15 ans on appelait ça les e-communautés 🙂
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171953106182078464

@bouchardmichel les médias sociaux sont donc un phénomène récent pour certain, et de l’histoire ancienne pour d’autre…
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171953369651486720

@bouchardmichel de mes archives, un billet de 2005: Les e-communautés pour répondre à des objectifs d’affaires https://www.michelleblanc.com/2005/08/30/les-e-communautes-pour-repondre-a-des-objectifs-daffaires/
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171953923219931136

BouchardMichel
@MichelleBlanc Wow, on confond souvent à tort médias sociaux avec Facebook et Twitter, c’est en effet pas mal plus vieux comme truc merci!
https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171954874244808705

@MichelleBlanc Oh, je ne remettais ABSOLUMENT pas vos compétences en doute. C’est le comment qui m’intrigue c’est tout ;o)
https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171953560697843712

MichelleBlanc

@bouchardmichel en 2000 suis retourné sur le banc d’école faire une M.Sc. commerce électronique, lisez mon blogue tout y est
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171954950887317504

@bouchardmichel vous avez le gros de mon parcours ici https://www.michelleblanc.com/bio-et-profil-professionnel/
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171955417923076097

BouchardMichel

@MichelleBlanc Génial que quelqu’un de chez-nous soit précurseur dans un domaine qui se veut un point névralgique de l’avenir de notre monde
https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171956630051749888

MichelleBlanc

@bouchardmichel c’est gentil de le croire et triste de constater que bien des organisations n’y voient encore qu’un phénomène de mode
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171960490875035649

Les réseaux sociaux sont donc aussi vieux que le monde. Les différentes églises par exemple sont de bons exemples de réseaux sociaux qui ont traversé les époques. Mais les médias sociaux eux sont plus récents. Ils sont arrivés avec le Web. À l’époque on appelait ça les e-communautés ou encore les communautés virtuelles (termes apparus pour la première fois sous la plume de Howard Rheingold (source Wikipedia):

The term virtual community is attributed to the book of the same title by Howard Rheingold, published in 1993. The book, which could be considered a social enquiry, putting the research in the social sciences, discussed his adventures on The WELL and onward into a range of computer-mediated communication and social groups, broadening it to information science. The technologies included Usenet, MUDs (Multi-User Dungeon) and their derivatives MUSHes and MOOs, Internet Relay Chat (IRC), chat rooms andelectronic mailing lists; the World Wide Web as we know it today was not yet used by many people. Rheingold pointed out the potential benefits for personal psychological well-being, as well as for society at large, of belonging to such a group.
These virtual communities all encourage interaction, sometimes focusing around a particular interest, or sometimes just to communicate. Some virtual communities do both. They allow users to interact over a shared passion, whether it be through message boards, chat rooms, social networking sites, or virtual worlds.

Les médias sociaux (le nouveau terme pour communautés virtuelles) ne sont donc pas si nouveaux que ça…

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Médias sociaux

Les dangers de la porno sur Facebook, Hotmail et les chats

De plus en plus on m’interpelle pour discuter des dangers de la porno sur le web et sur les médias sociaux. Tout d’abord, il y a ma conjointe Bibitte qui me parle d’une connaissance commune qui ne cesse « d’aimer » des profils de filles à moitié nue sur Facebook. Le problème avec ça est que ce monsieur est un monsieur somme toute ordinaire. Qu’il a un certain côté cochon (comme nous en avons tous), mais qu’il ne se rend pas compte que s’il clique j’aime à un profil « soft porn » sur Facebook, afin d’être capable de voir plus de photos de la demoiselle « qu’il aime », cette information se retrouve dans la page d’accueil. Le problème avec ça est que ses petites nièces préadolescentes de même que ces amis Facebook voient passer ses nombreux intérêts et qu’il donne l’impression d’être un pervers de la pire espèce. Si vous voulez consulter de la porno sur le web, ayez au moins la délicatesse de ne pas faire ça sur Facebook. Comme ça vous ne scandaliserez pas vos amis et surtout, vous ne perdrez pas l’estime de vos petites nièces qui risquent fortement de ne plus jamais vous voir d’un bon œil.

Dans un autre ordre d’idée, un homme me contacte pour que je monte un dossier de preuves pour contrer le cyberchantage dont il est victime sur Facebook. C’est que le monsieur chat sur MSN. Il est marié et père d’un enfant. Il a une position enviable dans la société et est « quelqu’un qui a réussi ». Malheureusement, il aime « clavarder avec des inconnus » et se filmer nu avec sa caméra Web. L’une des personnes avec qui il a clavarder a réussi à détourner son courriel et sa page Facebook et à mettre en ligne ces photos compromettantes sur son profil Facebook. Cette personne le fait maintenant chanter et moyennant une certaine somme d’argent, fera disparaître son nouveau profil Facebook scandaleux. Mais il est malheureusement déjà trop tard. Tous ses amis l’ont déjà aperçu dans sa tenue « de week-end ». C’est de toute évidence un dossier de nature criminelle. Il a déjà porté plainte, mais l’enquêteur à qui il a parlé, n’a pas accès à Facebook de son lieu de travail, ne connaît pas Facebook et ne semble pas vraiment outillé pour aider « la victime ». Je vais donc tenter de monter un dossier de preuves qu’il pourra par la suite transférer aux policiers pour qu’ils fassent leur travail.

Morale de l’histoire

Si vous êtes vraiment en manque de porn, louez-vous un film XXX, allez dans un bar topless ou payez pour une péripatéticienne (un mot plus politiquement correct pour prostituée). Comme ça vos goûts et préférences sexuelles risquent moins d’être étalés au grand jour…

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Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Relations publiques Internet

Dire les vrais mots et les vrais enjeux sur le Web, pour traiter des vrais problèmes

Hier j’ai fait du bénévolat pour une organisation caritative qui aide les gens dans le besoin. C’était une sorte de grosse tempête d’idées avec plusieurs intervenants de l’organisation et quelques spécialistes de l’externe. À plusieurs reprises les intervenants disaient il ne faut pas parler négativement de nos bénéficiaires, il faut montrer une image positive de ces gens, il faut trouver une manière de les présenter sans qu’ils soient misérabilistes. Tout au long du processus je me disais, mais ces gens, pour le web et les médias sociaux, sont complètement à côté de la track.

Pour respecter la confidentialité de cette organisation, je ne la nommerai pas, mais je vais vous expliquer pourquoi après la session, je suis allée voir la DG pour lui exprimer mon désaccord avec leur approche.

J’ai déjà parlé de Maple Leaf qui lors du scandale de la listériose parlait de tout sauf de ça et lorsque les gens cherchaient Listériose, ils arrivaient sur le site des avocats de la poursuite collective contre Maple Leaf. Je vous parlerai maintenant du gaz de schiste. Si vous cherchez ce terme dans Google, vous retrouvez des articles peu élogieux sur le sujet et tous les sites des opposants au gaz de schiste. Ces exemples sont là pour vous illustrer que les gens cherchent les termes qui sont ceux « du moment », par leur version édulcorée politiquement correcte. Les gens ne cherchent pas « sanitation alimentaire » ou « les bienfaits des gaz souterrains ». De même si des gens sont dans la misère et ont des problèmes sociaux ils ne chercheront pas leur pendant « positif ». Ils chercheront par exemple alcoolisme, dépendance, drogué, pas abstinence. En outre, j’expliquais dans ma conférence TEDx comment d’avoir parlé en termes direct et franc de ma condition de transsexuelle avait eu des bénéfices positifs pour moi-même et la société en général. J’expliquais aussi l’effet catharsis de « dire les vraies affaires » et comment les gens peuvent s’identifier aux problèmes des autres lorsqu’ils les lisent sur le Web. C’est bien de parler de « santé mentale », mais lorsqu’un de vos proches pète une crise schizophrénique ou est en état de psychose, il y a de fortes chances que sur le web vous cherchiez plutôt « maladie mentale ».

Dans la pub sociétale traditionnelle c’est certainement judicieux d’enrober positivement les concepts (quoi que je m’en fou, ce n’est pas ma spécialité), mais sur le web, d’appeler un chat un chat, ça risque de vous faire apparaître lorsque quelqu’un cherche un chat…

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Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

Les médias sociaux c’est du moyen et du long terme et surtout pas de l’improvisation

C’est à cause d’une série de twitts que je rappelle encore une fois que les médias sociaux c’est un effort de longue haleine. Pour avoir des retombées, il faut le prévoir au moins 6 mois d’avance, pas trois semaines avant un événement comme la série de twitts faisant la promotion d’un excellent événement pour une juste cause comme celle de CARE, qui paraine La semaine du pouvoir du 5 au 9 mars (même si je bitch contre l’improvisation poche de ceux qui gèrent les médias sociaux de l’organisme, je leur fais une belle petite pub ici). En outre, avant de demander aux gens de vous suivre, assurez-vous d’abord que les principaux intéressés (dans ce cas-ci Céline Galipeau qui sera conférencière de prestige) vous suivent déjà…


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Médias sociaux

Quelle fonction traditionnelle d’affaires devrait gérer les médias sociaux et pourquoi?

L’un de mes nouveaux mandats est de déterminer laquelle des fonctions traditionnelles de l’entreprise d’une très grosse boîte, devrait hériter de la gestion des médias sociaux et pourquoi. J’ai déjà ma petite idée là-dessus et idéalement, ce devrait être réparti à la grandeur de l’entreprise et chaque employé devrait être habilité à prendre une part active à ceux-ci (un peu comme le fait la US Air Force). Mais la vie des organisations étant ce qu’elle est, les employés qui travaillent déjà à faire des médias sociaux et le budget, responsabilités inhérentes, objectifs d’affaires et atteintes des objectifs ça devrait tomber sous le chapeau de qui et pourquoi? Les ressources humaines, les communications, le marketing, les relations publiques, les TI, la production et pourquoi pas le web (en supposant que l’entreprise ait aussi la vision d’avoir cette fonction indépendante de toutes les autres)? J’ai déjà ma petite idée là-dessus, mais je serais heureuse d’enrichir ma réflexion de votre input.

D’ici quelques semaines, je vous partagerais à mon tour mes réflexions à ce sujet…

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Médias sociaux

Éloge de la banalité sur les médias sociaux (comme dans la vie)

Comme suite à mon billet À propos de la pertinence des statuts Twitter, Facebook Google + et autres dans lequel je m’insurgeais contre ces gens qui n’en ont que « pour le pertinent » sur les médias sociaux, je reçus en commentaire le point de vue d’Alex Lauzon. Il n’est vraiment pas d’accord et je lui répondis dans ces mêmes commentaires. Comme cela m’arrive quelquefois, je reprends ici les deux commentaires pour vous permettre vous aussi de prendre part à la discussion. Mais juste avant, je vous mets en citation, ce qu’on dit du livre Traité de banalité, du philosophe Nicolas Grimaldi (que je n’ai pas encore eu la chance de lire) sur Boojum l’animal littéraire. Ça pourrait vous illuminer aussi.

CHERE BANALITE

Notre monde, personne ne saura dire le contraire, est un monde en pleine effervescence. L’ébullition, lot quotidien de chacun, est un plat sacré, une hygiène de vie. Le temps nous est compté, il s’agit donc de vivre intensément, l’excitation, l’agitation, l’exaltation sont permanentes. Nombre de philosophes, dont Peter Sloterdijk, ont dénoncé ce phénomène de masse, digne du pire totalitarisme.

Dans un autre registre, le philosophe Nicolas Grimaldi nous offre une réflexion autour de la vie, du temps, de la mort, de l’ennui, de l’attente, et bien sûr de la banalité. Définition brève de la notion : caractère de ce qui relève de la platitude. On ne peut donc pas dire que cet ancien Professeur à la Sorbonne ait rassemblé ici une réflexion très inspirée de l’air du temps. Pourtant, guère si intempestif, Nicolas Grimaldi ne se laisse corrompre par les sirènes de la postmodernité, sans pour autant se placer en butte avec l’époque.

(…)Philosophe de l’immanence et de l’instant, ce fin cartésien, auteur d’un traité du désenchantement , explore la nature de la banalité, son intrication avec l’imaginaire, sa relation avec l’expérience du désir, son jeu de miroir avec chacun, susceptible de pouvoir à tout moment se retrouver et retrouver son existence dans cette terrible banalité. Dans la familiarité inhérente à toute vie humaine.

[…] Réfléchissant à propos de la douleur de la séparation, à propos de la solitude, du désir et du temps, Nicolas Grimaldi tire un portrait saisissant de la banalité de chaque vie, prise entre l’attente, jeux avec l’imaginaire, et vie avec la mort. « Avoir conscience, c’est attendre ». Or, cette conscience réfléchie qui se saisit comme être en attente, et tout autant une conscience qui se saisit comme être pour la mort. « L’idée de notre mort ne cesse […] d’accompagner notre vie. Nous vivons avec elle ». Mais là est bien peut-être tout le souci. Sommes-nous seulement armés aujourd’hui pour affronter notre propre mort ? Sommes-nous seulement capables de tenir la douleur de l’attente de notre propre mort ? « Plutôt que vive avec la mort, la plupart prennent à l’inverse le parti d’en écarter l’idée, comme on s’efforce lorsqu’on part en vacances de ne pas penser au moment du retour ».

Traité de la banalité ou éloge de la banalité ? L’ouvrage de Nicolas Grimaldi est une belle réflexion, une claire et simple leçon de vie, afin de la « vivifier ».

« Parce que la vie est comme une énergie, un flux, ou un rayonnement, on sent d’autant plus ce qu’on a reçu qu’on se sent le communiquer davantage ».

Voici donc la discussion

Alex

Coudonc, je me dis que je dois être snob finalement. Je trouve tout aussi banal le small talk à propos de la température sur Twitter et cie que lorsque je vais faire mon marché et que le commis à la caisse me dit «Y fait frette hin?». Je lui réponds «Bin oui, c’est l’hiver et on est au mois de février, le mois le plus froid de l’année.»

Je suis de ceux qui se taisent plutôt que de parler constamment. Je suis de ceux qui s’emmerdent avec les statuts à propos de la grippe, du dernier gadget Apple, du «bonjour à tous» systématique, du RT de la mort de Whitney (pas que je me fous de sa mort mais que je le sache là maintenant à 21h le soir ou le lendemain matin en lisant le journal n’a aucune importance selon moi, elle est morte et l’apprendre 12 heures après n’y changera rien, vous voyez?).

Pour moi, le pouvoir de publication ne vient pas nécessairement avec le devoir. En autres mots, ce n’est pas parce qu’on peut publier qu’on doit le faire. Je préfère me demander si ma publication apportera une contribution ou fera avancer un quelconque débat avant de la publier (dans la plupart des cas, car évidemment, il y a des fois où je publie ce que je qualifie de Grô niaisage, et là, c’est juste pour faire rigoler que je publie). Comme ici, je contribue en apportant ma vision de la chose.

L’avantage sur internet est que je peux filtrer sans offusquer personne. J’utilise un logiciel qui me permet de filter les mot-clés sur Twitter et je ne pourrais m’en passer. Ça me permet de mieux «boire à la rivière» ou du moins, d’en retirer plus de satisfaction. Je préfère mille fois lire un lien vers un article songé que de savoir que Gomez a compté un but. Ce n’est pas vilain ce que je dis ici: Nous ne sommes pas «amis» sur aucun réseau car je te trouve trop volubile.

Ce n’est pas une critique, mais bien un simple constat de ma part. Et d’expérience, tes bons coups se rendent régulièrement jusqu’à moi car tôt ou tard, je vois passer un RT ou quelqu’un pointe vers ton blogue et là, ça attire mon attention sans que j’ai besoin de me claquer tout ce qui rendre dans la «petite conversation». Comprenons-nous bien, ce n’est pas une critique de ton utilisation, tu fais comme tu veux et je m’en fous. J’en fais de même et ça me permet de skipper le début et la fin de la rencontre-client pour ne conserver que le vif de celle-ci. En somme, ce n’est parce qu’on endure le small talk dans «la vraie vie» qu’on doit automatiquement l’endurer sur le web. On a l’avantage de la distance entre les interlocuteurs, aussi bien s’en servir.

Michelle Blanc

À Alex on ne peut certainement pas plaire à tous. Un truc pour t’aider à retrouver mes contenus que tu trouves pertinents en ligne (si jamais ça te tente), ils sont souvent diffusés entre 08h00 et 09h30 du matin, comme ça je frappe aussi le fuseau horaire de Paris Sinon, je fais aussi comme toi et use d’outils de monitorage pour pomper le contenu que JE trouve personnellement pertinent. Mais contrairement à toi, moi le “small talk” je trouve que ça solidifie la relation. Autant à l’épicerie, qu’en ligne. En outre, c’est souvent parce que je fais du “small talk” en faisant mon marché que par exemple, le boucher me donnera un plat de creton “gratis” lorsque j’achète ma viande, ou que le dépanneur me garde des copies du journal du samedi lorsqu’ils sont tous vendus ou que la serveuse me donnera un digestif de temps à autre. Le small talk c’est aussi de dire à l’autre je sais que tu existes, je prends le temps de te parler, de te regarder dans les yeux, de te saluer et de blaguer même si je n’ai ou tu n’as rien d’intelligent à dire…

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Commerce électronique: mythes Facebook Google + Médias sociaux Twitter ou le microblogging

À propos de la pertinence des statuts Twitter, Facebook Google + et autres

Sporadiquement, une étude à propos de la pertinence des contenus Twitter, Facebook et autre fait parler d’elle. La dernière en date est celle de Canergie Melon University et de leur étude tirée de l’outil Who gives a tweet. C’est l’article Why the Twitter ‘Who Gives a Tweet’ Researchers are Wrong avec lequel je suis tout à fait d’accord, qui me mis sur la touche de cette nouvelle étude. L’auteure de l’article mentionne :

The least popular tweets were those directed at people other than the user, as in a conversation, or tweets about people’s current mood or activity. Andre suggests that applications could be developed to “learn” a user’s preferences and filter out unwanted content, or to display information in different ways. He does acknowledge that users may be willing to tolerate some unwanted content.

@WhoGivesaTweet… Get Over Yourself
How about, instead of contemplating ways to further dilute the personal value that each user brings to the conversation and subsequently risk falling further into the filter bubble, we simply accept that you have to take some of the bad to get the good?


Are we really becoming so selfish that we would believe only content we deem worthy of our precious time being set before our eyes is a good thing? Twitter is a wealth of free information, contacts, and resources precisely because many users share openly and, for the most part, unselfishly.


A user might tweet a valuable gem every few days, between tweets about their personal life, conversations with friends, etc. You might not find those tweets as valuable, it’s true. But someone please explain to me why it’s acceptable to take only what you want and feel you deserve from a person while effectively filtering out everything else they have to share?

D’ailleurs, les chercheurs on fait leur propre liste de recommandations sur comment éviter d’être « inintéressant » :

Nevertheless, the analysis confirms some conventional wisdom and suggests nine lessons for improving tweet content:
Old news is no news: Twitter emphasizes real-time information. Followers quickly get bored of even relatively fresh links seen multiple times.
Contribute to the story: Add an opinion, a pertinent fact or add to the conversation before hitting « send » on a link or a retweet.
Keep it short: Followers appreciate conciseness. Using as few characters as possible also leaves room for longer, more satisfying comments on retweets.
Limit Twitter-specific syntax: Overuse of #hashtags, @mentions and abbreviations makes tweets hard to read. But some syntax is helpful; if posing a question, adding a hashtag helps everyone follow along.
Keep it to yourself: The cliched « sandwich » tweets about pedestrian, personal details were largely disliked. Reviewers reserved a special hatred for Foursquare location check-ins.
Provide context: Tweets that are too short leave readers unable to understand their meaning. Simply linking to a blog or photo, without giving a reason to click on it, was « lame. »
Don’t whine: Negative sentiments and complaints were disliked.
Be a tease: News or professional organizations that want readers to click on their links need to hook them, not give away all of the news in the tweet itself.
For public figures: People often follow you to read professional insights and can be put off by personal gossip or everyday details.

Par ailleurs, un bon ami avec je mangeais ce week-end me dit qu’il aimait vraiment mieux mes hyperliens professionnels sur ma page Facebook que mes états d’âme, mes recettes ou mes digressions à propos de Charlotte et qu’il trouvait que ça diluait ma pertinence et que je l’intéressais beaucoup moins dans ces cas là.

L’art de la conversation

Je répondis à mon ami que je comprenais son point de vue, mais que je remarquais que bien qu’il lise de manière quasi religieuse mes statuts, que jamais il n’interagissait avec eux. Il en va de même d’ailleurs avec la très grande majorité de mes statuts « plus pertinents », disons. Ils sont retwittés sur Twitter, on leur fait quelquefois des pouces en l’air sur Facebook ou des + sur Google+, mais pratiquement aucun commentaire. Par contre, mes statuts non pertinents comme par exemple :

Très touchant et humain Jean-Marie Lapointe à #TLMEP hier soir. Pas besoin d’être moine pour s’élever spirituellement…

Mes queues de homard grillées au parmesan et salade huile d’olive balsamique blanc https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/168152346239569921/photo/1

ça fait du bien de voir encore le soleil passé 17 heures

Reçoivent plusieurs centaines d’interactions (commentaires et RT, pouce en l’air +1, sur tous mes médias sociaux combinés). Ma propre expérimentation médias sociaux va donc à l’encontre de la sagesse populaire de mon ami et des conclusions de l’étude Who gives a tweet. La raison en est très simple. Les médias sociaux sont des médias conversationnels. Les usagers aiment ça faire la conversation et pour qu’ils puissent la faire, il leur faut des sujets qui ne soient pas hors de leur portée. Or mes Twitts professionnels sont (humblement) souvent en anglais et d’un niveau technique ou philosophique ou intellectuel qui n’est malheureusement pas à la portée de tous. De surcroit, comme dans toute conversation humaine, il est plus facile de parler du beau temps que de se casser la tête à trouver des arguments pour débattre d’une question sérieuse. Qui plus est, souvent les gens manquent de confiance en eux et d’interagir à propos de sujets dit « non-pertinents » (voire universels) leur donne la confiance pour éventuellement discuter de choses plus sérieuses. Finalement, la discussion humaine, en ligne et hors ligne, suit généralement une progression dans le niveau d’implication. Prenez l’exemple d’une rencontre d’affaires importante. Vous commencez par parler de choses et d’autres avec votre client avant d’entrer dans le vif du sujet, puis vous reviendrez aux choses plus anodines avant de terminer la rencontre, question de laisser votre client sur une note humaine et positive. Je prétends qu’en ligne et que via les différents statuts qu’on met sur les médias sociaux, ça devrait (et c’est le cas pour les usagers qui ne sont pas des machines) être exactement la même chose…

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Blogue Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégie d'affaires Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging

Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500

C’est via l’article d’eMarketer Correlating Social Media Success with Marketer Usage que j’ai pris connaissance du plus récent rapport de the University of Massachusetts Dartmouth Center for Marketing Research, The 2011 Inc. 500 Social Media Update: Blogging Declines As Newer Tools Rule (PDF). Ironiquement, on y constate que le blogue est de moins en moins utilisé par les entreprises fortunes 500 mais que paradoxalement, c’est le deuxième outil le plus efficace de tous les médias sociaux.

When asked if the use of social media has been successful for their business, the overwhelming response for almost every tool is that it has been. More than 80% of companies rated tools as successful with the exception of Foursquare (68%) and MySpace (0%). The tools rated most successful are message boards/bulletin boards. Ironically, blogging is rated as successful by 92% of those who utilize this tool at the same time we see a decline in the adoption of blogging by 13%.

L’explication qu’en donne eMarketer est intéressante :

The research could suggest that marketers are abandoning techniques that work. However, it could also be a sign that marketers who have mastered these techniques are sticking with them, while those that have seen less success in these areas are pulling back from their efforts. Those marketers who continue to blog are likely the ones who have seen the most blogging success, for example, while those who found blogging’s return on investment too low have likely moved on.

In addition, the overwhelming popularity of Facebook among marketers means that those with less social media marketing experience or sophistication are likely using it, perhaps pushing success rates down.

En effet, bloguer est difficile et faire un concours bidon sur Facebook est très facile. Cliquez j’aime sur une cochonnerie et invitez 10 de vos amis pour la gagner, est une tactique courante sur Facebook. Cette tactique donne l’impression que vous êtes efficace, car vous pouvez ainsi vous faire croire que vous avez « un gros bassin de clients loyaux ». D’ailleurs dans un autre article d’eMarketer, Does ‘Liking’ a Brand Drive User Loyalty? on peut lire :

According to a study from the Ehrenberg-Bass Institute, an Australia-based marketing think tank, just 1% of fans of the biggest brands on Facebook engage with the brands on the site. The Ehrenberg-Bass Institute study looked at Facebook metrics for the top 200 brands, and through an examination of activities such as “likes,” comments, posts and shares, the research group found nothing substantial to link a brand’s Facebook presence with loyalty.

Limited consumer engagement with brands on Facebook suggests there may be a disconnect between the reasons why consumers actually “like” a brand and the reasons brands think consumers are “liking” their page.

L’explication de ce 1% se trouve peut-être au point 8 d’un autre article de TheBrandBuilder: 10 things you still need to know about social media / social business.

8. Social media should not be managed by Marketing anymore than your phones should be managed by Sales. 41% of social media directors are marketing professionals while only 1% are customer service professionals. Would you care to guess as to why it is that only 1% of social media programs seem to be yielding actual results (and I mean business measurables, not just web measurables) while the rest are just making noise and turning anecdotal BS into “case studies?”

MAJ

Petit rappel à tous ces « spécialistes des médias sociaux » qui font de beaux p »tits concours pour gagner une cochonerie en cliquant « j’aime » et en invitant leurs copains à faire de même sur Facebook (tiré de Règles applicables aux promotions de Facebook)

3-Vous ne devez pas utiliser les fonctionnalités de Facebook en tant que mécanisme d’inscription ou de participation. Par exemple, le fait d’aimer une Page ou d’indiquer se trouver dans un lieu ne saurait constituer une inscription ou une participation automatique à une promotion.
4-Vous ne devez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur à toute action à l’aide d’une fonctionnalité Facebook autre qu’aimer une Page, indiquer se trouver dans un lieu ou se connecter à votre application. Par exemple, vous ne pouvez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur au fait qu’il aime une publication sur un mur, ou commente ou télécharge une photo sur un mur.
5-Vous ne pouvez pas utiliser les fonctions Facebook telles que le bouton J’aime en tant que mécanisme de vote pour une promotion.

et ha oui, sur votre blogue vous pouvez faire ce qui vous chante… Vous êtes chez vous.

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Ces activités médias sociaux qui ne sont pas sous votre brand et les efforts invisibles

Il est important d’avoir une présence Web forte (comme je le dis souvent idéalement avec au moins un blogue) et diversifiée sur plusieurs plates-formes telles que Facebook, Twitter, YouTube et autre. Mais il est aussi important d’être de ces autres plateformes dans lequel notre « brand » est dilué, mais qui font figure d’autorité dans notre marché, et surtout, d’y observer ce qu’on dit de notre brand. Ce sont des activités médias sociaux qui sont difficilement « justifiables » devant un conseil de direction, pour lesquels il est très difficile de mesurer un retour sur l’investissement et qui prend énormément de temps.

Je vais vous illustrer ceci en vous donnant l’exemple d’une association touristique régionale (j’en ai quelques-unes dans mes clients). Idéalement, les ATR auront une présence forte et diversifiée sur plusieurs médias sociaux. L’an dernier je m’étais d’ailleurs mis à la tâche de mesurer leurs efforts respectifs dans mon billet Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales . Par contre ce classement ne prenait aucunement en considération la présence de ces ATR et de leurs membres sur certains des plus importants médias sociaux touristique que sont TripAdvisor, GoogleMap ou Wikipedia. Sans y faire une autopromotion qui n’est vraiment pas bien vue des internautes et des sites, est-ce que les informations de nature encyclopédiques de votre destination y sont? Est-ce que les points d’intérêts y sont géolocalisés avec un bref descriptif? Est-ce que les ressources pouvant aider positivement le voyageur y sont répertoriées?

C’est le genre de questions, d’effort et de mise à jour qui est certainement bénéfique pour une instance et les membres d’une ATR. Cela doit aussi être fait selon les règles, pratiques et coutumes de chacun des outils et très souvent, cela sera fait bénévolement par des internautes bienveillants qui aiment votre destination. Mais cela peut aussi être fait par vos organisations. Malheureusement, ça prend des gens pour le faire, ils sont payés et il est difficile de justifier qu’on a mis des ressources là-dessus. Il en va de même pour tout type d’organisations qui ont tous, dans leurs secteurs respectifs, des sites « d’autorités » qui se doivent d’être mis à jour ou pour lesquels vous pouvez suggérer des contenus, sans que ce ne soit chez vous que ça se passe. Des fois c’est ce genre « d’efforts qui semblent invisibles » qui fera la différence entre le succès (ou non) d’une destination, qu’elle soit touristique, organisationnelle ou web…

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