M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Démocratie en ligne Edito sans question Médias sociaux Personnel et peut-être même hors sujet politique et internet

Les biais sur les médias sociaux, les médias et dans la vie

Dans ma vie de tous les jours, j’ai de très nombreux biais. Ces biais me viennent de mes expériences, de mes émotions et de ma compréhension du monde qui m’entoure. Il en va de même pour chaque personne, j’en suis convaincue. Cependant je suis consciente de mes biais. Je les regarde, je les analyse et je les décortique. Cette capacité à compartimenter mes perceptions et les jugements qui en découlent n’est cependant pas donnée à tous. L’esprit critique et d’analyse qui permet de voir les nuances de gris et les trois côtés de la médaille, se perd de plus en plus au profit de l‘instantanéité et de la prise de position binaire dans la société en général et sur les médias sociaux en particulier. Bon, j’expliquerai ici pour ceux qui n’ont pas encore perçu le troisième côté de la médaille et pour faire image, que le troisième côté de la médaille est l’épaisseur…

Les élections fédérales approchent et au retour des vacances, je prédis une vive polarisation des opinions sur les médias sociaux. J’ai moi-même déjà plusieurs fois affiché mon biais anti-Harper. Pour le reste, je garde une ligne éditoriale floue. Malgré cela, j’ai déjà voté pour Harper et je reconnais qu’il n’est pas que le démon militariste que certains s’amusent à le dépeindre. C’est d’ailleurs l’une des pratiques acceptées et répandues chez les blogueurs de la vieille garde que d’exprimer ouvertement ses biais et de souligner ses conflits d’intérêts.

Les biais sont aussi présents dans les médias traditionnels, les conflits d’intérêts aussi. Je vous donne un exemple d’une nouvelle internationale qui m’a sautée dans la face hier. Il s’agit de cette nouvelle « Le contrôle grandissant d’Internet par Moscou » dont on parlait hier à l’émission l’heure du monde à Radio-Canada. Cette nouvelle nous apparait tout de suite scandaleuse et avec raison. Pourtant, la même censure se fait ici, avec une férocité beaucoup moins grande, mais tout de même (je vous explique ici l’un de mes biais). Pour ceux qui ne lisent pas mon blogue assidument, ou qui ne pourront pas le lire pour cause de censure canadienne, je rappelle que mon blogue est censuré au Canada par mon propre gouvernement. Vous pouvez lire mon billet de 2008, Mon blogue censuré par le gouvernement fédéral.

Selon un courriel que je viens de recevoir d’un fonctionnaire fédéral, il semble que ce soit maintenant tout mon site qui est censuré pour les fonctionnaires. Quelle tristesse et en plus comme ça, on peut noyer le poisson…

Pourtant, cette nouvelle n’a été reprise par aucun média à l’époque, ou depuis. De plus, vous pourrez constater à la lecture de plusieurs billets que je mets en lecture complémentaire plus bas, que le Canada n’a vraiment pas une feuille de route irréprochable en matière de censure en ligne de ses propres concitoyens. On est certainement très loin de ce que peut faire la Chine ou la Russie, mais pour les nuances, on repassera.

Parlant de nuances, je lis une excellente chronique de Matthieu Bock-Côté ce matin « La prétendue intolérance des souverainistes québécois ». Il y fait une référence indirecte au mouvement des Janettes, dont j’ai fait partie.

Chaque fois que j’entends parler du «malheureux débat sur la Charte des valeurs», qui aurait réveillé la faction intolérante du mouvement indépendantiste, un débat qui devrait d’une manière ou d’une autre nous faire honte, j’ai quand même envie de rappeler que ce projet rejoignait une très nette majorité de Québécois. Faut-il comprendre que tous ceux qui ont répondu positivement à la Charte des valeurs étaient d’une manière ou d’une autre tentés par l’intolérance ou la xénophobie? Ou alors, qu’ils s’agissaient seulement de pantins manipulés par le vil gouvernement péquiste? Qu’est-ce qu’il y avait de malheureux dans ce débat? Fallait-il éviter de le mener parce que certains zozos en profitèrent pour dire quelques insanités? À ce compte-là, on pourrait bien aussi dire que le printemps 2012 était malheureux épisode de notre vie démocratique parce que certains anarchistes en profitèrent pour détourner à leur avantage le mouvement étudiant ou tout simplement parce que l’ASSÉ faisait preuve de radicalisme idéologique et que certains de ses dirigeants hésitaient même à dénoncer la violence ou le simple refus de nos institutions démocratiques.

Or, sur les médias sociaux et dans la presse traditionnelle, je me suis fait personnellement traîner dans la boue. J’étais une xénophobe, une raciste voire même une folle. J’en parlais d’ailleurs dans mon billet « Retour à la programmation régulière ».

Ces dernières semaines j’ai été très impliquée dans le mouvement les #Janette qui a fait grand bruit. J’ai dû gérer la crise média sociaux associée à certaines dérives accidentelles et la croissance exponentielle du groupe Facebook (qui est maintenant secret) de la page Facebook et d’être aussi impliqué dans la mise en ligne du site. Ce débat de « la charte des valeurs québécoises » a fait ressortir le meilleur et le pire de l’homme (le mot homme n’étant pas ici choisi innocemment).

J’ai aussi été (et suis toujours) victime de calomnies vicieuses et dégradantes, de menaces, d’intimidation et de trolls très agressifs et persistants. Une prise de parole politique est toujours un risque. Mais il semble que s’il s’adonne qu’on a aussi la particularité d’être différente de la norme, ce soit pire.

J’écrivais ce matin sur mon mur Facebook au copain Sébastien McQuade qui est maintenant candidat du Parti Libéral du Canada :

Alors que j’étais avec les Janettes je me suis fait traiter de tous les noms dont « xénophobe » alors que parmi les 20 Janettes il y avait 8 musulmanes et une hassidique. Ce fait n’est pratiquement pas sorti dans les médias. Et à ma grande surprise, après avoir passé une heure en commission parlementaire, les seuls médias à avoir rapporté équitablement mes propos étaient les médias anglos. Ce qu’on retenait de mon passage dans les médias francos était ma boutade à propos des ananas ou que j’étais Janettes parce que j’aurais moins peur des méchants islamistes en me promenant dans la rue. C’était pitoyable de lire ça

Et comme les élections s’en viennent, les esprits s’échaufferont encore sur les médias sociaux, les insultes pleuvront de nouveau et la presse traditionnelle risque encore de traiter de sujets complexes avec une lorgnette qui ne met pas en évidence ses propres biais et conflits d’intérêts…

Entretemps mes propres vacances approche et je referez mes forces pour affronter et analyser une fois de plus les méandres du n’importe quoi qui sera en évidence sur le web…

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Victime de cyberharcèlement, les impacts psychologiques (une autocatharsis)

Je ferai un acte éminemment politique

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#Charte Analyse des sentiments exprimés sur les médias sociaux à propos de la Charte des valeurs

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cyberintimidation Innovation

Innover grâce à la douleur

Il y a de très nombreuses sources d’inspiration pour l’innovation. Ça peut être quelque chose de tout à fait spontané, ça peut venir d’un besoin particulier qui ne trouve pas de solution, mais étonnamment, ça peut aussi venir d’une expérience négative, voire douloureuse.

Vous connaissez sans doute l’histoire du Walkman? C’est cette idée de l’un des fondateurs de Sony, Masaru Ibuka, qui trouvait trop lourds et encombrants les lecteurs de cassettes de l’époque, lors de ses déplacements.

Je vous ai aussi déjà parlé de comment j’avais créé la Guignolée du Web et le Webothon Haïti à cause de ma culpabilité.

Mais aujourd’hui, je prends conscience que la douleur peut aussi être une source extrêmement positive de l’innovation. C’est l’histoire de Gavin Munro et de son entreprise FullGrown, qui fait littéralement pousser des meubles. Monsieur Munro avait une colonne vertébrale croche et il eut de très nombreuses greffes et opération pour corriger sa colonne. Or, il était dans prisonnier d’un carcan qui devait permettre à son cou de guérir. Ce fut donc l’un des ingrédients essentiel à son innovation.

The second seed had time to germinate when he had lots of time to think about that chair a few years later. Gavin went through several operations to straighten his spine.

“It’s where I learnt patience. There were long periods of staying still, plenty of time to observe what was going on and reflect. It was only after doing this project for a few years a friend pointed out that I must know exactly what it’s like to be shaped and grafted on a similar time scale.”

Dans mon histoire personnelle, à cause de ma médiatisation et de ma différence, j’ai vécu de très nombreuses menaces de mort sur internet. Pour me protéger de ces attaques, j’ai donc développé une expertise en cybercriminalité. Cette expertise sert maintenant d’autres personnes puisque j’ai récemment publié une étude sur la Cyberagression sexuelle au Canada, que demain je participerai au tournage de deux autres entrevues spécifiques sur le sujet (ce sera ma 5e entrevue sur le sujet et je reçois un cachet pour ça), que j’ai fait de nombreuses conférences sur le sujet (Ma conférence : La cyber violence à caractère sexuel, Conférencière médias sociaux et forces de l’ordre et Ma conférence Les médias sociaux et le numérique, c’est plus que du bonbon pour l’Association de la sécurité de l’information qu Québec) et que j’aide plusieurs victimes en faisant de la consultation pour eux. J’ai donc réussi à tourner une expérience particulièrement douloureuse en source de revenus pour moi et en un service hautement spécialisé pour différents types de clientèles. Comme quoi, même le très négatif, peut finalement servir à engendrer du très positif…

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Médias sociaux

Le satané réflexe du négativisme sur les médias sociaux et ailleurs

Depuis plusieurs mois déjà, je m’efforce de partager des contenus positifs sur les médias sociaux. Heureusement, j’observe qu’avec des sites comme upworthy, c’est une tendance bienfaitrice qui s’installe tranquillement. Par ailleurs, comme tous les entrepreneurs le savent, lorsqu’on songe à démarrer une entreprise, notre entourage immédiat et nos amis se feront un malin plaisir à nous prédire comment et à quel point on se plantera. Ce négativisme chronique est maintenant une donnée ubiquitaire et est aussi extrêmement présent sur les médias sociaux.

Hier, ça m’a frappée tout particulièrement. En effet, j’ai partagé sur mes présences sociales, cette fabuleuse nouvelle :

Une école maternelle ouvre ses portes… dans une maison de retraite. Un mélange extraordinaire !

Qui incidemment, est un copycat francophone de upworthy, http://positivr.fr.

Mais pour revenir au réflexe du négativisme, à la suite de la lecture de cette nouvelle, j’étais personnellement enchantée et pleine d’espoir, qu’un jour peut-être, ici aussi nous pourrions redonner un sens à la vie de nos ainés et leur permettre d’enfin participer positivement au développement de nos enfants. Mais le satané réflexe de négativisme en a poussé plusieurs à « voir au-delà » de la nouvelle pour prendre le clavier et commenter :

— Une question me taraude : Si les petits d’attachent aux anciens et que ces derniers décèdent, on risque de les rendre très tristes, non?!

— Du moment que les antécédents des personnes âgées sont vérifiés… Il y a tellement de cas d’abus, il faut protéger les petits.

— Vraiment une bonne idée,en autant que les responsables des enfants surveillent pour éviter les cas d’abus

— Ils vont économiser sur les couches !!!

— Wow! Mme.Blanc c’est super! Mais ici….impossible, il faudrait faire une étude.

De lire ce genre de commentaires m’a inspirée cette pensée :

Partager du positif et des connaissances sur les médias sociaux n’est pas aussi viral que de partager des conneries, mais ça change le monde

Ça m’a aussi incitée à partager ce passage attribué à Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, mais qui en fait serait plutôt une arnaque. N’empêche que la proposition de ce texte est très d’à-propos…

Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des autres. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière
drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.
Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limitée, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.
Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Surtout pas de philosophie. Là encore il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif.
On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.
On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant sociale, il n’y a rien de mieux.
En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté : de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain est le modèle de la liberté.

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À titre de conférencière médias sociaux et relations de travail

Conférence les médias sociaux et le web pour manufacturiers

Plusieurs entreprises manufacturières croient à tort que le web, le marketing en ligne ou les médias sociaux ne sont efficaces et utiles que pour les entreprises qui vendent aux consommateurs (B2C). La réalité est tout autre. C’est ce que je me suis fait un grand plaisir d’expliquer à une centaine de manufacturiers du secteur de l’industrie plastique lors d’un événement de La Vallée de la Plasturgie dans la verdoyante Beauce. Ma conférence Marketing électronique et industrie manufacturière : pas besoin d’être un géant pour en tirer profit vous est maintenant disponible pus bas.

[slideshare id=47966273&doc=plasturgie-150510153854-lva1-app6891]

Mon client, Simon Chrétien, Directeur général Vallée de la Plasturgie m’écrivait ceci après la conférence 🙂

Michelle Blanc est une conférencière à la fois sérieuse et décontractée. Ses présentations sont humoristiques, mais très professionnelles. Son dynamisme et l’énergie qu’elle dégage enflamment dès le départ les participants qui sont envoûtés par ses propos jusqu’à la fin. Nous avons retenu les services de Madame Blanc pour une conférence sur les affaires électroniques et les médias sociaux dans le cadre d’un contexte manufacturier B2B. La clientèle présente était principalement constituée de chefs d’entreprises. Le contenu de sa présentation était de très haut calibre et a été vulgarisé d’une main de maître pour assurer une compréhension claire, par les participants, des enjeux présentés. Elle maîtrise le sujet à la perfection et nous solliciterons assurément son intervention dans le cadre d’autres projets de notre organisation.
3 juin 2015,

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À titre de conférencière Gestion de crise Marketing 2.0 Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet

Formation en relations publiques en ligne et mise en place des médias sociaux (partie 2)

C’est avec grand plaisir que j’ai complété ma série d’ateliers médias sociaux au CEGEP de Sherbrooke. Le succès de cette série a été si éloquent que le CEGEP de Sherbrooke et moi-même sommes en discussion pour faire des supplémentaires et une autre série d’ateliers plus avancés. Afin de vous permettre vous aussi de profiter un peu d’une partie des contenus, je vous partage ici le plan de cours de même que les présentations PowerPoint des deux derniers ateliers portant sur les relations publiques en ligne et la mise en place des médias sociaux. (vous pouvez prendre connaissance des deux premiers ateliers dans mon billet Formation médias sociaux : Ateliers Michelle Blanc au CÉGEP de Sherbrooke (partie 1))

Atelier du 13 mai 2015 – Médias sociaux et relations publiques
• Les risques communicationnels de divers médias sociaux
• Le communiqué de presse pour le web
• La gestion de crise médias sociaux
• Études de cas

Atelier du 10 juin 2015 – Les médias sociaux : la recette parfaite!
Les étapes d’une mise en place d’une présence médias sociaux :
• Phase 1 : Écoute et monitorage
• Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
• Phase 3 : Création de contenus
• Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
• Phase 5 : Création d’une communauté
• Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir

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Voici d’ailleurs ce qu’en disait l’un des étudiants, Monsieur Janick Anctil:

Il y avait un bout de temps que je n’avais pas réservé une case horaire par mois pour suivre une formation. Je suis très heureux de l’avoir fait en m’inscrivant à 4 cours de 2 heures sur les réseaux sociaux avec Michelle Blanc. J’ai découvert une formatrice allumée, qui connait son sujet et qui le transmet avec passion (et sans prétention). Une formation qui s’avèrera très payante pour mon entreprise. Et pour la première fois de ma vie, je suis certain que j’ai fait partie des chouchous du prof lol.

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cyberintimidation Droit et Internet Personnel et peut-être même hors sujet

Rapport sur la cyberagression sexuelle au Canada

L’automne dernier, après avoir fait une conférence à propos de la Cyberviolence à caractère sexuel pour les CALACS francophones d’Ottawa, ils m’ont demandé de faire une recherche de données secondaires (pour les néophytes il s’agit d’une revue de la littérature déjà disponible) pour le sujet de La cyberagression à caractère sexuel. Cette analyse est financée par Condition Féminine Canada et se poursuivra par une recherche de données primaire (il s’agit de sondage ou d’entrevues individuelles) auprès des jeunes de quatre écoles secondaires d’Ottawa.

Ça fait déjà longtemps que je fais des recherches et des écrits à propos d’une foule de phénomènes web. Mais ce mandat revêt un caractère très particulier pour moi. C’est que je sais qu’il permettra de comprendre un phénomène extrêmement dévastateur pour les victimes, qu’il offrira quelques pistes de solutions, qu’il identifiera les lacunes et les enjeux et qu’il me permet de passer outre mes propres blessures de victime de nombreuses menaces de mort et de harcèlement ne ligne. C’est une manière pour moi de créer du positif à partir d’évènements malheureux.

Ça me touche donc particulièrement de vous présenter ici, en primeur, le labeur de mon travail, mais aussi des très nombreuses personnes qui ont aussi planché sur ce document et qui sont nommées dans l’introduction rédigée par les CALACS francophones d’Ottawa. Je remercie aussi chaudement mesdames Josée Guindon et Josée Laramée qui mont confié ce mandat et monsieur Nam Hai Hoang (mon stagiaire) qui a passé de nombreuses heures à sélectionner et colliger l’imposante littérature que nous avons utilisée pour cette recherche.

Bonne lecture
La cyberagression à caractère sexuel
Recherche-action communautaire
Première partie : recension des écrits

Rapport: La cyberagression à caractère sexuel: aider la collectivité à intervenir by CALACS francophone d Ottawa

MAJ

Mon entrevue (audio) à l’émission Le midi-trente de la première chaîne de Radio-Canada Gatineau-Ottawa

Cette recherche et l’initiative de Calacs d’Ottawa fait aussi les manchettes télévisées de Radio-Canada
Les « cyberagressions sexuelles » sous la loupe du CALACS d’Ottawa

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À titre de conférencière Commerce de détail en ligne Technologies Internet

Les sept raisons d’aller à MCETECH

Depuis ses tout débuts, j’étais partenaire avec l’évènement MCETECH. J’ai fait partie du premier comité organisateur et j’ai développé une franche camaraderie avec le professeur Hafedh Mili, ce chercheur informatique de haut niveau et directeur du LATECE (Laboratoire de Recherche sur les Technologies du Commerce Électronique).

C’était une manière de me tenir à jour sur les dernières avancées technologiques, mais aussi d’échanger avec ces grands penseurs de l’informatique. D’ailleurs, plusieurs de mes anciens professeurs à la Maitrise en commerce électronique font partie de son comité scientifique. Mais c’était aussi l’occasion d’apprendre lors des divers ateliers qui y sont présentés. D’ailleurs, le 15 mai prochain, j’y donnerai l’atelier: Les stratégies de contenus sur les médias sociaux pour contrer l’inefficacité publicitaire.

Mais pour vous convaincre d’aller y faire un tour, j’ai demandé à Hafedh de me vendre MCETECH, comme si je n’y connaissais rien. Voici donc ce qu’il m’a envoyé :
(dont l’argument béton : Pas de discours de vente d’éditeurs de logiciels: on n’est pas un trade-show. 🙂 )

1) 4 jours d’activités variées ciblant décideurs, architectes, gestionnaires, développeurs, et chercheurs, intéressé(e)s par divers aspects des applications déployées sur Internet, avec une emphase sur les aspects informatique (architectures de déploiement, analyse de données, frameworks de développement d’applications web) et gestion (processus, marketing, CEM, CRM). Sans oublier la dimension sociale de la technologie, dont la cyberjustice (http://www.mcetech.org/workshops/cyberjustice.php), et les préoccupations liées au profilage et la confidentialité des données (http://www.mcetech.org/workshops/epersonas.php)

2) Pas de discours de vente d’éditeurs de logiciels: on n’est pas un trade-show. Que ce soit les chercheurs qui présentent les résultats de leurs dernières trouvailles, ou les présentateurs ou présentatrices de tutoriels (dont une célèbre consultante en stratégie de marketing internet), ils/elles donnent l’heure juste. Les conférences de recherche (voir http://www.mcetech.org/program.php) ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse par un comité international de pairs (40 chercheurs, issus de 4 continents/14 pays, voir http://www.mcetech.org/committees.php).

3) Concernant les tutoriels, nous nous sommes efforcés de concocter un programme solide de 10 tutoriels couvrant divers aspects allant de la stratégie d’affaires (e.g. stratégies de contenus pour médias sociaux pour remédier à l’inefficacité publicitaire, alignement de BPM avec architecture d’entreprise, règles d’affaires, utilisation de RFID pour optimiser les processus en milieu hospitalier), à du savoir-faire portant des normes (accessibilité), architectures (applications mobiles), ou APIs (JHipster, Spring Boot, Netflix OSS, Big data 101 avec Python). Voir http://www.mcetech.org/workshops-tutorials.php

4) depuis sa fondation (2005), la série de congrès MCETECH s’est donné comme mission d’agir comme catalyseur d’innovation pour l’industrie TI Montréalaise et Québécoise, en faisant le pont entre la recherche et la pratique, de part l’offre d’activités destinées aux uns et aux autres, créant d’amples opportunités de réseautage. Pour cette sixième édition, MCETECH organise une activité de maillage industrie-chercheurs, parrainée par le Conseil de Recherches en Sciences Naturelles et en Génie (CRSNG, www.nserc-crsng.gc.ca). Cette activité vise à établir des relations entre, d’une part, des entreprises en TI ayant des problématiques en R&D ou des besoins d’innovation, et d’autre part, des chercheurs Canadiens (essentiellement Québécois/Montréalais et Ontariens/Outaouais) ayant des expertises pertinentes, et ce, pour résoudre ces problèmes par de la recherche collaborative financée, en bonne partie, par des fonds provinciaux/fédéraux. Cette activité, qui aura lieu le premier jour du congrès (12 mai) est gratuite pour les entreprises (mais les places sont limitées). Voir http://www.mcetech.org/workshops/networking.php

5) La série de congrès MCETECH (www.mcetech.org) est sans but lucratif, et s’appuie sur le travail de beaucoup de bénévoles pour maintenir des frais d’inscriptions bas (de l’ordre de 200 $/jour), allant des étudiantes et étudiants qui gèrent l’accueil et la logistique, aux divers présentateurs/conférenciers. Tout surplus budgétaire sert à payer des bourses aux étudiant(e)s impliqué(e)s.

6) une maudite bonne gang sympathique, où vous aurez la chance de nouer de nouveaux contacts, ou de retrouver d’anciens camarades de classe, ou des professeurs que vous avez peut-être eus à l’UQAM, l’UdeM, HEC, Polytechnique, Concordia, ETS, McGill, etc.

7) des forfaits d’inscription flexibles, permettant, entre autres, à deux personnes de la même organisation de se partager un passe à la conférence. voir http://www.mcetech.org/registration.php

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À titre de conférencière

Formation médias sociaux : Ateliers Michelle Blanc au CÉGEP de Sherbrooke (partie 1)

C’est avec grand plaisir que j’ai entrepris une série d’Ateliers à propos des médias sociaux et du Web au CÉGEP de Sherbrooke. Ces ateliers qui s’adressent aux commerçants sont déjà complets. Mais étant donné le vif succès de ces formations spécialisées, une série de supplémentaires de la série d’ateliers est déjà en discussion, de même qu’une autre série d’ateliers encore plus spécialisés.

Les sujets qui sont couverts dans la première série de formation sont :

Atelier du 25 mars 2015 – Les médias sociaux pour les affaires
Profil sociodémographique, mythes et types et usages des médias sociaux
• Survol des mythes tenaces associés aux médias sociaux
• Profil sociodémographique de divers médias sociaux
• Efficacité des médias sociaux en fonction des objectifs d’affaires
• Les médias sociaux c’est pour la vente, le marketing, les communications, le recrutement, les TI, pour l’organisation ou pour les clients?

Atelier du 22 avril 2015 – Rédiger pour les médias sociaux de façon stratégique
La rédaction Web, storyline et les diverses politiques éditoriales
• Comment écrire pour le Web
• L’importance des titres, des éléments du corps du texte et des balises meta
• L’infolettre
• Les diverses politiques : d’utilisation du web pour les employés, éditoriale, des commentaires
• Calendrier éditorial

Atelier du 13 mai 2015 – Médias sociaux et relations publiques
• Les risques communicationnels de divers médias sociaux
• Le communiqué de presse pour le web
• La gestion de crise médias sociaux
• Études de cas

Atelier du 10 juin 2015 – Les médias sociaux : la recette parfaite!
Les étapes d’une mise en place d’une présence médias sociaux :
• Phase 1 : Écoute et monitorage
• Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
• Phase 3 : Création de contenus
• Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
• Phase 5 : Création d’une communauté
• Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir

Vous pouvez suivre la page Ateliers avec Michelle Blanc de CEGEP Sherbrooke, pour connaître les dates des supplémentaires et les sujets des prochaines formations.

Comme c’est mon habitude, voici les présentations des deux premiers ateliers.

[slideshare id=46373138&doc=cegp-sherbrooke-atelier1-150327130338-conversion-gate01] [slideshare id=47204819&doc=ypqlsgzbsper7hqegrkz-signature-45a8dfde8417690bfaf6cc97549667ac7028fe7d7afdf6112b8317f2762fd4db-poli-150420120620-conversion-gate02]

Je remercie chaleureusement le CÉGEP de Sherbrooke et ses partenaires pour la mise sur pied de cette série de formations et j’apprécie grandement l’accueil des gens d’affaires de Sherbrooke. D’ailleurs, à lire la critique de ma première journée de formation, je crois bien qu’eux aussi apprécient la formule 🙂

Le premier atelier se déroulait sous le thème « Les médias sociaux pour les affaires » et a permis aux participants et participantes de vivre une incursion efficace dans cet univers qui représente un réel défi pour beaucoup d’entre eux. Les particularités des médias sociaux, les avantages du blogue, l’importance d’humaniser ses publications, la nécessité de mesurer ses actions de promotion, l’utilisation des images et des vidéos, le magasinage en ligne, sont au nombre des sujets que Mme Blanc a abordés, le tout truffé d’anecdotes sorties tout droit de sa riche expérience.

Les invités provenaient de différents secteurs, soit de la restauration, de la santé, des médias, de la recherche, de la vente et de la soudure, entre autres. Les commentaires reçus à la suite des ateliers étaient des plus positifs, témoignant de la pertinence de cette offre de formation.

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique : articles Economie des affaires électroniques

Agences de voyages et détaillants, même combat

Lorsque j’ai entrepris ma M. Sc Commerce électronique au tournant de l’an 2000, le gros des dépenses en ligne des Québécois était pour les voyages. À l’époque, bien peu d’agences de voyages voyaient l’utilité d’être en ligne. Dans les années qui ont suivi, plusieurs ont tout simplement fermé les portes. Celles qui ont survécu, étaient en ligne ou encore se spécialisaient dans des forfaits compliqués et difficilement vendables en ligne. Par exemple pour les voyages d’aventure ou les forfaits très spécialisés.

15 ans plus tard, le plus récent fascicule du CEFRIO sur les tendances du commerce électronique nous apprend que les catégories « mode » et « électronique » sont les deux catégories les plus populaires pour les dépensent des Québécois en ligne. Ironie du sort (ou juste équilibre des choses) au même moment, les fermetures de détaillants traditionnels se succèdent à un rythme impressionnant. Et ce sont justement les détaillants mode et électroniques qui en prennent un coup. Dans un article du Journal de Montréal, on cite les raisons principales de ces fermetures :

La faiblesse du huard, les loyers élevés, le salaire minimum en hausse, la concurrence féroce et les problèmes à s’adapter au marché québécois ont eu raison de centaines de détaillants depuis six mois.

Mais je préfère de loin, l’explication de Jacques Nantel en bas de l’article :

Surtout que, dans l’électronique, les consommateurs savent souvent ce qu’ils veulent et préfèrent acheter sur le web dans le confort de leur foyer.
À cet égard, les ventes web de Future Shop étaient faibles comparativement à ses concurrents, expliquait récemment Jacques Nantel, professeur à HEC Montréal.
Et ça va aussi pour l’industrie du vêtement, où plus d’un achat sur 10 se fait en ligne au Québec.
Or, les investissements des boutiques de vêtements en ce sens sont deux fois moins importants que ceux des grands magasins, concluait une étude effectuée l’an dernier par le Conseil canadien du commerce de détail.

Pire encore, dans une récente étude comparative de l’efficacité de la présence web de plusieurs joueurs en ligne « mode » canadiens et québécois, pour un gros détaillant québécois (je ne peux vous la montrer étant donné la confidentialité de ce dossier), j’étais estomaquée de la pauvreté des présences web commerciales et de l’utilisation des médias sociaux qu’ils en faisaient. C’est comme s’ils avaient décidé d’être en ligne parce qu’ils faillaient y être, mais en utilisant des technologies médiocres et sans aucune stratégie web. Disons que ça m’a grandement attristée et que je suis malheureusement convaincue que plusieurs autres détaillants fermeront encore.

Par ailleurs, la semaine dernière j’ai dépensé 1200 $ d’achat de vêtements chez le détaillant en ligne britannique http://ca.longtallsally.com/. J’aurais vraiment mieux aimé dépenser mon argent pour une entreprise québécoise, voire canadienne, mais à ma connaissance, aucune encore ne s’est réveillée pour satisfaire aux besoins des femmes de grandes tailles comme moi. Comme quoi d’avoir une niche très précise a peut-être permis à certaines agences de voyages « brique » de survivre à l’arrivée du web, mais pour les détaillants, il est très possible que ce soit exactement le contraire…

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Monsieur Couillard, expliquez-moi la logique du plan Nord

Cher monsieur Couillard. J’ai fait des cours d’économie, de politique et comme vous le savez, parce que l’automne dernier je vous ai gentiment secoué les oreilles (avec quelques mots d’églises) à propos du manque de vision numérique, j’ai aussi étudié en commerce électronique. Tout ça pour vous dire que dans cette période dite « d’austérité », j’entends qu’en grande pompe, vous relancez le Plan Nord? Expliquez-moi s’il vous plait? Parce que lorsque je regarde les chiffres, je ne comprends vraiment pas cette fixation à tirer notre argent par la fenêtre.

Bon tirer l’argent par la fenêtre est une figure de style. Je comprends que vous investissez dans notre avenir. Vous avez la vision de léguer « de grands travaux » et de « grandes retombées » pour les générations futures. C’est très louable et je vous félicite pour l’audace. Je comprends aussi que le Québec est très grand, que nous n’habitons qu’une infime partie de ce territoire et que nous aurions intérêt à « coloniser » le Nord. Cependant, je me trompe certainement, mais à ce qu’on en rapporte, votre plan ne parle pas de colonisation. Il parle plutôt d’exploitation des ressources naturelles du Grand Nord. Il parle de faire un Jean Charest de vous-même. Il ne parle pas d’avoir une vision originale de ce que sera le Québec, il parle de la suite, plus modeste, de la vision de votre prédécesseur.

Que disent les chiffres que je ne comprends pas?

Radio-Canada nous informe que :

Québec investira environ 2 milliards de dollars dans des projets d’infrastructure d’ici 2035. Hydro-Québec investira pour sa part quelque 19,5 milliards au cours de cette période. Le gouvernement espère ainsi convaincre le secteur privé d’investir environ 29,7 milliards, pour des investissements totaux d’un peu plus de 51 milliards de dollars.

Humm, c’est du bidou. Maintenant, si je regarde les chiffres de l’institut de la statistique du Québec(PDF), qui doivent sans doute être ceux que vous consultez aussi pour prendre vos décisions, on y apprend, dans sa plus récente mouture, que le secteur économique Extraction minière, exploitation
en carrière et extraction de pétrole et de gaz
, représente pour 2013 (en chiffre actualisé de 2007) des retombées de 3,5 milliards. Je comprends aussi qu’essentiellement, le plan nord servira à ce secteur économique. J’imagine aussi que si Hydro-Québec investit 20 milliards, c’est qu’ils s’attendent à avoir des retombées à tout le moins équivalente mais qui ne sont pas comptabilisées dans le fascicule des secteurs économiques du Québec (bon je ne m’obstinerai pas avec l’institut de la stat du Qc pour leur catégorisation). Mais j’apprends aussi, la journée avant votre annonce, que le flyé américain inventeur de la Tesla, Elon Musk, s’apprête à rendre public sa batterie pour maison qui permettra aux consommateurs de ne plus être dépendants des fournisseurs d’électricité et d’emmagasiner l’électricité nécessaire à leur maison via des panneaux solaires et cette batterie révolutionnaire. Incidemment, après un seul twitt de sa part, la valeur de ses actions a bondi de 1 milliard (je dis bien 1 milliard). Disons que pour un seul twitt, c’est du bidou. Mais bon, cet original est issu du monde des technologies de l’information, pas des mines. Ce n’est pas sérieux quoi. C’est de l’intangible. Les banques n’aiment pas ça. C’est d’ailleurs pourquoi (j’imagine) que vous venez de donner la batterie développer depuis des années par Hydro-Québec, aux Français? D’ailleurs, à terme, si les gens peuvent emmagasiner l’énergie dans ces super batteries à l’aide d’éoliennes personnelles ou de cellules photovoltaïques, est-ce toujours opportun de faire d’autres mégas barrages? D’ailleurs, est-ce que je me trompe ou ai-je lu que les minerais sont aussi à un bas historique?

Bon avec toutes ces questions, et si peu de réponses qui me semble logiques, vous comprenez sans doute mon manque de compréhension.

Le plan nerd

L’automne dernier, mon pote Sylvain Carle vous disait ce passage prophétique, que vous avez applaudie chaudement :

Pourquoi Twitter, sérieusement qui l’aurait cru, pourquoi cette compagnie vaut maintenant 32 Milliard?

Elle optimise au maximum toute les méthodes des hackers pour créer une immense valeur à partir de rien.

Ben pas de rien, à partir de cellules grises. C’est super renouvellable en plus comme matière.

C’est pour ça que je parle de “Plan Nerd” plutôt que de “Plan Nord”.

L’ère industrielle et des ressources naturelles, c’était le 20ème siècle. Ça ne va pas disparaitre.

Mais il s’ajoute toute une couche additionnelle de valeur, Michelle Blanc avait de bons chiffres hier.

On ne peut pas ne pas profiter de cette nouvelle richesse.

Je disais hier à la blague, l’économie ça ne m’inquète pas.

Je n’en reviens pas qu’on donne tant d’efforts pour réduite les dépenses par rapport à augmenter les revenus. L’un n’exclut pas l’autre, je le sais bien, mais me semble qu’on pourrait au moins mettre des efforts égaux.

La mine qui va nous sortir du trou (ok, mauvaise métaphore), la matière première de l’ère du savoir, de la société en réseau, elle n’est pas dans le sol, elle est dans la tête des Québécois.

Et pis là, on est tous en réseau. Il faut apprendre à travailler ensemble. À collaborer. Sinon, on va passer à côté.

Sinon on va manquer la bateau et devenir un pays du tiers monde numérique.
Je ne veux pas ça. Vous non plus. Pis le bateau, il a déjà commencé à quitter le quai.

15% du 21ième siècle est déjà passé.

Vous avez conclu ce fameu week-end, pour lequel j’étais bé-né-vo-le, par l’assurance que vous développeriez une stratégie numérique pour le Québec. Et là vous nous ressortez le plan nord des boules à mites? Je vous disais que les mines c’est 3,5 milliards du PiB du Québec. Industrie de l’information et industrie culturelle c’est 10,2 milliards. Services professionnels,scientifiques et techniques c’est 16 milliards. Les technologies de l’information touchent directement TOUS les secteurs d’activités économiques et TOUS les aspects de la société. Pourtant, pas encore de ministre, de ministère, de vision ou de stratégies. Le secteur des TIC est celui qui est le plus en croissance de TOUTES les activités économiques, quelles qu’elles soient. Pourtant, vous voulez investir 21 milliards, pour une activité économique qui en rapporte 3?

Je ne comprends pas. Je suis perdue. Éclairez-moi de votre sagesse parce qu’à la lecture des éléments que je viens de vous présenter, votre logique m’échappe…

Je vous rappellerai aussi que j’avais « sauté une coche » à propos de nos infrastructures numériques et cellulaires pitoyables. Je vous parlais de notre très haute vitesse qui tourne autour de 40 MBPS, mais qui est plutôt de 5MBPS dans les régions. Vous vous en souvenez? Je vous donnais l’exemple de Google Fiber ou de Chattanooga avec leur 1GBPS (c’est mille fois 1MBPS juste pour être certaine que vous suivez). J’étais « su’l cul ». Et là, COMCAST annonce qu’ils livreront désormais à leurs clients le 2GBPS!!!

Ça ne vous tenterait pas de nationaliser les infrastructures numériques et cellulaires et que ça devienne votre lège pour les futures générations? Ça ne vous tenterait pas de développer une vision du numérique pour tous les Québécois et de mettre une couple de milliards là-dedans? En supposant évidemment que vous fassiez en même temps le ménage dans les milliards qui sont déjà dépensés inutilement par le gouvernement avec les firmes de trois lettres qui sont suivies depuis des mois par les journalistes et l’UPAC avec l’élogieuse épithète de « bordel informatique »?

J’ose croire que mes réflexions porteront fruit et que prochainement, vous nous annoncerez votre vision numérique et que vous songerez à mettre à niveau nos infrastructures cellulaires et internet? L’économie du savoir, ça passe aussi sur des infrastructures 🙂

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