Ces entreprises et organisations qui ne savent pas qu‘on les aime (ou qu’on les haïs) sur les médias sociaux

Deux expériences récentes me font réaliser (encore une fois) pourquoi il est important pour les individus et les organisations d’être sur les médias sociaux. La première est reliée à mon récent voyage sur la Côte-Nord. Comme cela m’arrive parfois, j’aime bien mettre en valeur (gratuitement) sur les médias sociaux, des entreprises que j’apprécie. Je l’ai fait à plusieurs reprises durant mon dernier voyage. En montant vers havre St-Pierre, nous sommes arrêtées au casse-croûte Chez VérHo. J’ai partagé le statut ici-bas sur mon profil Facebook, ma page Facebook, sur Twitter et sur mon Instagram.

À titre informatif, mes différents comptes sociaux ont plus de 100 000 abonnés. Disons que c’est une très intéressante publicité gratuite. Pourtant, aucune des entreprises que j’ai mentionné durant mon voyage n’a commenté mes statuts, fait de « j’aime » ou repartagé ces statuts. Je n’écris pas ce billet parce que je m’attends à des remerciements. J’ai fait ces statuts parce que cela me faisait plaisir de les faire. Cependant, j’observe qu’aucune de ces entreprises ne monitore les contenus qu’on fait sur eux et ne démultiplient gratuitement, la bonne publicité qu’on leur fait. Disons que ce sont là de nombreuses opportunités marketing qui passent dans le beurre. À la décharge du propriétaire de Chez VérHo, à notre retour, nous sommes arrêtées une deuxième fois pour commander leur excellente poutine. Lorsque je suis allée pour jeter les déchets qui restaient après notre repas, il m’a accosté pour me remercier de vive voix de leur avoir fait une si belle pub. Il en avait été informé par de la famille qu’il a à Victoriaville (à 530 km de là). Lui-même n’avait pas vu la publicité gratuite, mais on lui disait que la photo de sa poutine était très avantageuse.

La deuxième expérience me vient d’une MRC. Le DG de celle-ci voulait que j’offre des ateliers médias sociaux aux maires de la région, afin qu’ils puissent être convenablement équipés pour participer et être sur les médias sociaux. Certains maires de la région se sont vus menacés et l’un d’eux a même démissionné comme suite à du harcèlement en ligne. Ce type de problème est même devenu endémique au Québec. En conséquence, les différents maires refusèrent donc d’être formés ou même d’être présents sur les médias sociaux. Le problème avec ça est que même si les maires ne sont pas sur les médias sociaux, les critiques, la virulence et les insultes y seront tout de même. Il est évident que de ne pas être conscient de ceux-ci protègera les élus des répercussions psychologiques possibles de toute cette haine. Par contre, bien des récriminations peuvent être amoindries et même gérées adéquatement si on sait qu’elles existent et qu’on est habilité à faire de la gestion de crise. Par ailleurs, il peut aussi être très instructif et permettre des améliorations notables pour la municipalité, si on est au courant des problèmes. Et finalement, les élus, sans y être nécessairement eux-mêmes, se devraient d’avoir des employés entraînés à monitorer ce qui se dit à propos des élus et de la municipalité. Il est évident qu’il est toujours plus aisé à répondre à une critique chez soi (et ainsi l’amoindrir) que de ne pas y répondre et qu’elle se démultiplie comme une trainée de poudre.

“La connaissance est en elle-même puissance.”
Francis Bacon

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Conférence gestion de crise médias sociaux pour Municipalité

Les enjeux et bénéfices d’un changement de pratique Web chez les municipalités

Selon les wokes, je serais une mauvaise trans

Il y a quelques semaines, j’ai accepté d’être interviewé par deux jeunes étudiantes en communication de l’UQAM à propos de ma transidentité. Elles me demandaient s’il y avait une différence entre les jeunes et les vieilles trans. Il y avait un sous-entendu évident. J’étais surprise de la question. Je me rappelle aussi une communication Messenger avec une trans qui me disait avoir tout perdu depuis sa transition et vouloir poursuivre son ex-employeur qui serait responsable de sa déchéance économique et sociale. Enfin, lors de la dernière élection provinciale, j’étais ciblée par de jeunes activistes trans comme l’exemple parfait de la mauvaise trans parce que j’étais prolaïcité (qui valoriserait l’islamophobie), contre les « safe space » et que je trouve ridicule et que je ne partage pas l’idéologie Woke qui elle défendrait la cause des trans.

J’ai aussi déjà été sur le Conseil d’Administration du Conseil Québécois LGBT que j’ai quitté parce qu’à mon avis, il était trop de gauches et que la promotion de l’idée de « minorité marginalisée » et de combat pour la reconnaissance de l’intersectionnalité, de l’écriture inclusive et de Montréal territoire Mohawk non cédé étaient des concepts que je trouvais burlesques et auxquels je ne voulais pas être associée.

Je suis certainement membre d’une minorité. J’ai aussi subi de la discrimination et même de la haine. J’ai d’ailleurs déposé 4 dossiers de plaintes criminelles dont trois se sont soldées par des accusations et des verdicts de culpabilité dont le dernier a eu une sentence de 6 mois de prison. Mais contrairement à l’idéologie Woke, je ne suis pas une victime. Je refuse de l’être. D’ailleurs si on me regarde de travers, j’ai appris à ne pas sauter aux conclusions. Ce n’est probablement pas à cause de ma transidentité. C’est peut-être pour une toute autre raison. Je ne le prends pas personnel. Je laisse la possibilité du doute. Des fois il est clair que des gens sont transphobes. Mais lorsque c’est le cas, ce n’est certainement pas de ma faute et je ne me victimiserai pas des bibittes mentales d’un autre individu. D’ailleurs, tant qu’à y être, mon défunt père était un orphelin de Duplessis. Il a été agressé sexuellement en très bas âge et à répétition. Lorsque des parents venaient pour adopter un enfant, les bonnes sœurs et les curés le cachaient pour ne pas qu’il soit adopté. Il était beau et ils ne voulaient pas perdre leur jouet sexuel. Plus tard, comme plusieurs enfants de Duplessis, il a été placé en institution psychiatrique et a dû coucher avec son psychiatre pour pouvoir être libéré. Pourtant, je ne suis pas en guerre à finir avec l’église ou les psychiatres. Je ne prétends pas souffrir des affres indicibles que mon père a vécues et je ne porte pas ça comme un étendard de tourment à trainer publiquement pour faire valoir une injustice dont je serais victime par association. D’ailleurs, certains remontent même aux tourments de plusieurs générations précédentes pour se draper dans le linceul de la souffrance éternelle et demander une réparation sociétale pour ce que leurs lointains ancêtres auraient vécu.

Être victime est certainement une question de faits, mais aussi de disposition mentale. Personnellement j’ai préféré m’inspirer des trans qui ont réussi leurs vies plutôt que de me tourner vers celles qui ont vécu la déchéance. L’idée même de cette déchéance m‘a traversé l’esprit. Je disais à l’un de mes potes, lorsque j’étais en processus de diagnostic de dysphorie d’identité de genre, que ma vie serait finie. Je me suis ressaisie et j’ai lu les bios sur le site Transsexual Woman successes, j’ai participé à des groupes de discussion, j’ai été inspiré par Marie-Marcelle Godbout (la mère Téresa des trans) qui a réussi sa vie et j’ai décidé que je réussirais la mienne. J’ai aussi gardé à l’esprit ce que m’avait dit mon médecin de famille : vous savez, il y a moyen de vivre une vie marginale heureuse! Lorsque j’ai eu des menaces de mort, j’ai décidé de développer une expertise en cybercriminalité. J’ai monté les dossiers d’enquête et les ai présentés à la police, puis j’ai été payé pour faire des conférences sur le sujet et transférer mes connaissances aux corps de police. J’ai même été mandaté pour faire une étude sur la cyberagression sexuelle au Canada. J’ai donc « profité » de « mes malheurs » pour innover, développer une nouvelle expertise, faire du fric avec ça et faire condamner mes agresseurs.

L’ironie de l’histoire est que j’ai même développé une conférence sur comment la diversité et les embûches sont une source d’innovation. Cette conférence a été déjà donnée à TedX Montpellier (en France), à Desjardins, aux employés mondiaux d’Expedia via téléconférence et sera encore présentée l’automne prochain.

L’idéologie Woke est une idéologie de la victimisation de sa propre personne et de la culpabilisation des autres. Ces mécanismes sont malsains pour l’individu et pour la société. La gradation de la souffrance justifiée par son ADN, l’histoire de sa famille, la couleur de sa peau ou de sa religion, ethnicité, orientation ou identité est une escroquerie. Qu’on soit né où que ce soit ou de qui que ce soit dans quelques conditions que ce soit, apportera toujours son lot de souffrance, de rejet, d’insultes et de mépris. Bien certainement que nous ne naissons pas tous égaux et que des gens souffriront énormément plus que d’autres. Là n’est pas la question. La question est plutôt de savoir comment nous réagirons aux aléas de la vie, comment nous nous adapterons, comment nous combattrons positivement les injustices et comment nous pourrons être heureux dans un monde qui est loin d’être parfait. Entre un Martin Luther king et un Malcom X, bien que tous deux aient lutté contre la discrimination, je préfèrerai toujours être un Martin Luther King. Et entre un Will Prosper qui dit lutter contre le racisme en traitant Maka Koto de nègre de service et en accusant tous les Québécois d’être des racistes, je préfèrerai de loin être un Maka Koto qui s’est fait plusieurs fois élire par ces mêmes Québécois qu’on dit raciste et qui a passé sa vie à lutter contre le racisme par son exemple de contribution positive à cette société qu’on dit raciste.

Un de mes meilleurs amis est le petit-fils du grand Léopold Senghor, père de la négritude. Il se disait fier de sa différence, il la portait fièrement et il changeait le monde par son intelligence

« La négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture1. »

Je parlerai donc de « transsitude ». Je n’ai pas choisi d’être trans. Je n’ai pas choisi de vivre le mépris que certains font aux gens de ma condition. Mais ce n’est pas la faute des autres si je suis ce que je suis et je ne vivrai pas dans la complainte et les accusations éternelles. Même à genoux, je me tiendrai debout et fière. Je pleurerai mes souffrances le temps qu’il faudra puis je combattrai vaillamment les montagnes auxquelles je fais face. Par mon exemple positif, je changerai peut-être la vision de gens pour qui une trans, un noir, une lesbienne, un autochtone ou un handicapé ne sont que des gens différents qui méritent le mépris. Ils verront peut être un humain fier et articulé qui fait sa vie au-delà des préjugés et des idéologies qui voulaient le classer comme un perdant, une victime ou un moins que l’autre…


Conférencière à propos de la Cybercriminalité web et médias sociaux

C’est pour l’Association Québécoise des Tarificateurs-vie que dans deux semaines, je serai conférencière à propos de la cybercriminalité web et médias sociaux. J’y parlerai du web, du deepweb et du darkweb, de hacking, de fraude publicitaire, des dangers des médias sociaux, de haine, de cyberagression sexuelle, de gestion des risques et de solutions possibles. Il s’agit d’un très vaste sujet que je ne pourrai que couvrir partiellement. Vous pouvez trouver mon PowerPoint ici-bas.

Les enjeux et bénéfices d’un changement de pratique Web chez les municipalités

Les municipalités, tout comme plusieurs organisations gouvernementales, sont de grosses machines avec des fonctionnaires, souvent syndiqués, et des châteaux forts, qui veillent à leurs pouvoirs, leurs budgets et leurs façons de faire traditionnelles. Ajoutez à ça des élus, qui peuvent ou pas, avoir une vision claire des besoins et des objectifs communicationnels qui pourraient grandement être améliorés grâce au Web. Additionnez à ça un historique de fournisseurs logiciels locaux et/ou propriétaires et des égos politiques et/ou administratifs à satisfaire. Finalement, si jamais « la machine » décidait d’opérer des changements de pratiques Web, elle serait aussi confrontée au choix de consultants pour l’aider. Tout le monde connaît Facebook et comme c’est facile de créer une page, tout le monde et sa belle-sœur est aussi un expert média sociaux et la boîte du petit-neveu ou le « faiseu » de sites web locaux peu certainement aussi faire des sites web.

C’est donc un méchant fourre-tout à démêler et à dynamiser.

Par ailleurs, l’UMQ nommait récemment les problèmes majeurs qui sont associés aux lynchages publics et les menaces que vivent plusieurs élus sur les plates-formes sociales. Certains disent donc qu’il est mieux ne pas y être afin de ne pas devenir une cible de ces citoyens mécontents. Ils ne réalisent malheureusement pas que même s’ils n’y sont pas de leur propre chef, ils y seront tout de même sans être capable de corriger le tir et de justifier positivement les décisions qu’ils prennent et gérer les crises inévitables qui entraîneront possiblement leurs pertes. Mais comme ils n’y sont pas (et même s’ils y sont dans certains cas), ils ne font pas non plus de « vigie » (monitorage) pour savoir ce qui se dit, quels sont les enjeux importants pour les citoyens, quelles sont les bonnes idées qui feraient avancer la municipalité et qui sont les « influenceurs locaux » auquel il faut se joindre et amadouer pour avoir une force de frappe communicationnelle véritable.

Plusieurs élus et fonctionnaires ne réalisent pas non plus qu’une saine communication Web permet aussi d’améliorer sensiblement
• le taux de satisfaction des citoyens;
• la croissance d’acquisition d’entreprises qui voudront s’installer dans la municipalité (et payer des taxes), donc l’amélioration du développement commercial;
• l’augmentation de l’achalandage commercial des citoyens des municipalités limitrophes;
• l’augmentation de l’achalandage des citoyens aux activités municipales (culture, sport et loisir, bibliothèque, activités sociales et autres) parce qu’enfin les citoyens savent ce qui s’y passe;
• Croissance du tourisme (parce que les gens hors municipalités pourraient vouloir visiter cette municipalité qui auparavant semblait invisible);
• Recrutement et maintien de la force de travail (parce que les employés sont fiers d’être mis en valeur et reconnus positivement);
• Augmentation de la synergie avec les partenaires locaux (MRC, SADC, Chambre de commerce, Associations diverses et autres) parce que la communication avec ceux-ci devient bi directionnelle et visible de tous;
• Augmentation de la valeur du parc immobilier (parce que les ventes d’habitation sont souvent liées à la qualité de vie « perçue » d’un acheteur potentiel);
• Diminution des coûts des services publics (parce que les citoyens étant mieux informés peuvent changer certains comportements qui coûtent cher à la ville)
• Et plusieurs autres bénéfices tangibles et intangibles directs qui sont associés à une saine communication municipale.

La question n’est donc pas « Est-ce qu’une municipalité a besoin d’une communication Web et médias sociaux efficaces? ». Elle est plutôt « Comment la municipalité peut-elle faire bouger l’appareil administratif interne afin de mieux communiquer par le web et les médias sociaux à ses employés, ses citoyens, ses partenaires, les citoyens des municipalités limitrophes, les autres paliers de gouvernement et la communauté au sens large? ». Il s’agit ici d’un grand débat qui peut avoir des retombées positives trébuchantes et sonnantes pour l’ensemble d’une ville, mais la force d’inertie demeure l’obstacle primordial à toute initiative qui irait dans ce sens…

La censure des big tech, changement de paradigme et implications. Une discussion avec Me Vincent Gautrais

Il y a maintenant deux semaines, Twitter a décidé de bannir unilatéralement Trump de sa plate-forme. Facebook et plusieurs autres outils sociaux ont suivi. Les jours suivants, 70 000 comptes de sympathisants de Trumps ont aussi été bannis de Twitter. Ils se sont alors réfugiés sur la plate-forme Parler. Cette plate-forme était hébergée chez AWS, Amazon Web Services. Les applications étaient disponibles sur Androïd de Google et le AppStore d’Apple. Elle a rapidement aussi été déplatformée de toutes les plateformes.

Quelques jours après son coup d’éclat, Jack Dorsey, le CEO de Twitter reconnaissait que sa décision créait un dangereux précédent. Selon la CBC :

Dorsey acknowledged that shows of strength like the Trump ban could set dangerous precedents, even calling them a sign of “failure.” Although not in so many words, Dorsey suggested that Twitter needs to find ways to avoid having to make such decisions in the first place. Exactly how that would work isn’t clear, although it could range from earlier and more effective moderation to a fundamental restructuring of social networks.

Durant le même moment, le copain Mitch Joël sur son Facebook, y allait de sa propre perspective.

What is “free speech”?
I saw a tweet that stated:
“Don’t be fooled. Big Tech isn’t shutting down accounts due to ‘risk.’ They’re trying to control what you READ. What you THINK. What you BELIEVE. They’re after one thing: control. Because control means power. Don’t let them win.”
I’m not a politician.
I’m not a scholar of the law.
I’m not even American.
I’m someone that pays a lot of attention to technology, consumer behavior, and media.
I’m someone that used to publish print magazines, and was a music/culture journalist in the pre-historic ages (before the web).
A time and place where ALL content was controlled through a tight and small media filter (because creating and distributing content was hard and expensive).
The web brought forward one simple (but massive) change:
The ability for anyone to publish their thoughts in text, images, audio and video… instantly and for free for the world to see.
Content was no longer hard and expensive to create and distribute.
A scarcity to abundance model.
That doesn’t mean that all content gets the same distribution.
That doesn’t mean that all content gets the same attention.
It, simply, means that whether it’s a tweet, blog post, article, podcast, video on YouTube or even a newsletter – it has the capacity to reach a massive audience without any friction.
I’m going to re-write that tweet from above from my own perspective:
Don’t be fooled.
Big Tech doesn’t really care about your tweets.
They’re not trying to control what you READ.
The more people that you follow, and the more people that create content is how their business model and platform expands.
They want you to see much more content, but – unfortunately, most people will only follow those who create content that is aligned with their values and aspirations.
They don’t really care much about what you THINK, but they do care a lot about showing you more content that you tend to follow, like, share and comment on.
They are after control… but not control of what you read, think, or believe.
They’re after control of a marketplace.
To build, as
Scott Galloway
calls it: an “unregulated monopoly” (with a large and deep moat around it).
The power that they seek is not over what content flows through their platforms, but rather that ALL content flows through their platforms, and that you spend as much time as possible within their walls.
Big Tech doesn’t win by suspending, deleting or censoring any content.
Big Tech wins by having as many people as possible on the platform, creating, sharing, connecting and spending their time on it.
Your attention and content becomes the data that makes them powerful.
Follow the money.
In fact, blocking and moderation is the way that they lose.
It costs money, time, human capital, and energy to moderate and deal with content that offends, break laws, etc…
The more that people don’t connect, or when those connections get broken (users leave, people unfollow people), the worse the platform performs.
If people question the quality of the platform, they may leave the platform for other spaces.
And, ultimately, the most important thing to understand is this: they are the platform and not the content creators.
They don’t care about your content, they just want your data.
The content creators are us.
You and I.
No content creators… no platform.
No growth for “Big Tech.”
Should they regulate what content we create and put on their platform?
Clearly, they have to because we can’t do it for ourselves.
Should the government be a part of this regulation?
Absolutely.
I do not want a public or private business deciding what is/isn’t free speech (that’s the role of government and the law).
We know the rules.
We know what is right.
We know what is wrong.
Yet, here we are.
We’re slamming the platform that allows the content to flow, and not the content creators for publishing these thoughts in the first place.
Don’t be mistaken.
Don’t be confused.
The problem isn’t the platform.
The platform and their use of your personal data is their big issue.
The problem is you and I.
It’s our inability to accept a difference of belief.
It’s our inability to not be able to distinguish between what is right and wrong.
It’s our inability to see and hear those who feel like they have not been seen or heard.
It’s our inability to accept responsibility for what these platforms have become.
It’s our inability to know the difference between fake and true.
It’s our inability to see how locked into the cult or personality we’ve become.
That saddens me to no end.
I always thought that the Internet would enable a thousand flowers to blossom over the handful of old trees that truly controlled what media our society was offered and afforded.
That gift came true… and we seem to be blowing it.
Not all of us.
Just some of us.
Just enough of us.
But those “some of us” are awfully loud.
Don’t let them drown out what is truly there.
The platforms enable many voices, in many unique niches to have a voice, build a business and tell better/more interesting stories.
I’ve met some of the most fascinating people in the world because of these platform.
Some of my best friends and best business successes have happened because of these platforms.
Justice isn’t blaming Big Tech.
Justice is using these platforms to bring people together.
Justice is using these platforms to bring more voices out into the open.
Justice is using these platforms to make connections with people that you would never have had a chance to connect with.
Justice is using these platforms to learn, grow, share and improve.
Control may be power.
If it is, control who you follow.
Control what you read.
Control what you post.
Control what you comment on.
Control what you like.
Control what you share.
Control the messages from those seeking to do harm.
Control your knowledge of how media works.
Control your filters.
Control your experience.
Control your future

Je lui fis cette réponse :

Free speech always had it’s limits. Those limits were regulated by the laws. The web is transnational and the laws difficultly applies to a no-border environment. We solved the problem for the sea, Antartica and celestial bodies by developing transnational treaties to managed them. Big tech have become transnational states and have their own political agendas. One of them is to choose the best “friendly environment” to keep making money without having to regulate too much. Trump is not considered as a positive actor in their scheme of things. Furthermore, even tho they are transnational, they are set in the US. This is were they could more effectively be regulated or not. they also have political opinions. So I do not agree with you that they don’t care about the content. In general they don’t. But if some contents or users are perceived has a potential menace to them as a money making machines, they will surely become avid actors in the taking down of those threats and they did. My humble opinion

Je me posais alors la question, comment la décision unilatérale des entreprises de médias sociaux de censurer des dizaines de milliers d’usagers, risque d’avoir un impact sur leurs responsabilités civiles et criminelles?

Voici donc le passionnant échange que j’ai eu avec Me Vincent Gautrais. L’utopie juridique dont je discutais avec lui est ici : Une utopie qui permettrait un cadre juridique international du cyberespace

Les enquêtes « open source » et la perte du Graph Search de Facebook

Comme j’ai été moi-même, à plusieurs reprises, victime de cyberharcèlement (j’ai fait condamner trois de mes harceleurs), j’ai développé une expertise pour les enquêtes numériques. En fait, il s’agit d’une série d’astuces, d’outils et de processus permettant de récolter des informations pouvant garnir un dossier de preuves pouvant servir un dossier de poursuite civile ou criminelle. Ces techniques sont tout à fait légales et se retrouvent sous l’appellation de « white hat » (chapeau blanc).

Un white hat (en français : « chapeau blanc ») est un hacker éthique ou un expert en sécurité informatique qui réalise des tests d’intrusion et d’autres méthodes de test afin d’assurer la sécurité des systèmes d’information d’une organisation. Par définition, les « white hats » avertissent les auteurs lors de la découverte de vulnérabilités. Ils s’opposent aux black hats, qui sont les hackers mal intentionnés.

L’une des bibles des techniques d’enquête Open source est le livre Open Source Intelligence Techniques de Michael Bazzell. Or, depuis cet été, Monsieur Bazzell et les enquêteurs virtuels ont beaucoup plus de difficulté à colliger des informations pertinentes sur la Plate Forme Facebook. C’est que depuis le mois de juillet, Facebook a pratiquement fermé tous les accès à son outil de Graph Search. Nous pouvons certes toujours colliger des informations sur Facebook, mais cela se fera manuellement au lieu de jouir de l’algorithme de recherche et de la capacité à faire des recherches spécifiques croisées. Une recherche croisée est par exemple d’être capable de voir en un coup d’œil tous les commentaires qu’un usager X aurait faits sur les statuts, photos et autres éléments d’un profil d’usagers Y. Comme Facebook est une machine très viral pour propager la haine et les cybercrimes, disons que c’est une mauvaise nouvelle pour ceux qui luttent éthiquement contre ceux- ci. Mais de toute évidence, les crimes ne se font pas que sur Facebook et les techniques d’investigation (tout comme les développeurs d’applications) se doivent de s’adapter aux très nombreux changements des accès, des algorithmes ou des politiques d’utilisation des principaux outils sociaux. C’est juste qu’après un tel changement, ce sera désormais beaucoup plus difficile d’exercer le même travail avec des résultats d’autant plus ardus.

Pour vous donner une idée de certaines des nombreuses techniques qui peuvent être utilisées par quelqu’un qui fait ce que l’on nomme OSINT Open source intelligence technique, voici une photo d’un processus permettant de valider une adresse de courriel ou pour trouver les informations de son propriétaire.

Open source est le livre open Source Intelligence Techniques, Sixth Edition, Maichael Bazzell, p. 445

Processus d'identification d'un courriel, OSINT Open source est le livre open Source Intelligence Techniques

Pour pouvoir marcher la tête haute de nouveau, stop au #lynchagepublic

Au Pilorie

Source de la photo : https://en.wikipedia.org/wiki/Online_shaming#/media/File:Pillory_9105377.jpg 

 

De s’expliquer sa douleur, ça fait déjà moins mal et de dénoncer et de vulgariser, ça a le mérite de lentement conscientiser.

L’objectif de ce texte est de vous faire comprendre une portion des ravages de ce que l’on nomme le #Lynchagepublic (public shaming). Des hyperliens sont disponibles en fin de texte. Ce lynchage public est très certainement involontaire ou plutôt inconscient. Autant les internautes que les journalistes (en excluant les trolls qui en sont le carburant), participent à une mascarade d’accusations, tirées de bribes de contenus circonstanciels. Ces bribes sont fournies aux journalistes par des activistes numériques idéologiques dans ce qui est documenté aux USA comme étant des tactiques d’une culture de dénonciation « call-out culture ». J’ai été victime de ce phénomène social, web et médiatique et je le suis encore. Je souhaite que les prochains candidats politiques soient exempts le plus possible de ces plaies et qu’on s’intéresse plutôt aux idées, programmes et solutions. Je suis une rêveuse il faut croire…

On a souvent mentionné mon authenticité, mon expertise et ma soi-disant grande gueule. On a même déjà dit que j’étais un livre ouvert. Pourtant…

Les gens ont l’impression que si je partage cinq minutes de ma vie, ils savent tout sur moi. Ils n’ont cependant aucune idée de ce que je fais des 23 heures 55 minutes du reste de ma journée. Cette proximité et cette authenticité, de même que la quantité volumineuse de mes contenus en ligne, qui vont du badin, comme le partage de ma fameuse sauce aux saucisses, au très sérieux  le plan numérique du Parti Québécois, sont ma marque de commerce. C’est un moyen de permettre aux gens de s’identifier à moi et de m’humaniser (je ne suis pas qu’une freak du numérique). Ça permet aussi de vulgariser des sujets technologiques d’importance, qui bouleversent et bouleverseront notre société. Mais ça aura aussi été mon talon d’Achille. On s’est servi d’une très infime partie de mon corpus, pour l’utiliser hors contexte et me faire dire n’importe quoi.

En fait, depuis un an, je me censure beaucoup. Je continue de partager ma veille en temps réel et j’ai bien écrit quelques billets sur mon blogue. Mais depuis la dernière élection provinciale, je ne suis plus la même. J’ai écrit un très long billet faisant état de ce que j’ai vécu lors de cette campagne et durant les mois qui l’ont précédée. Mais je ne l’ai jamais publié. Je me suis autocensurée. C’est que mes potes avocats, spécialistes de relations publiques ou de la politique, m’ont fortement suggéré de me fermer la gueule. Selon eux, de parler ne ferait qu’alimenter la controverse, qu’elle soit véridique ou pas, et ne ferait que repousser le moment de la reprise économique pleine et entière, de mes entreprises qui ont souffert de ces nombreux reportages, caricatures et viles accusations. J’ai donc une très forte notoriété populaire, à titre de « transsexuelle colorée qui dit n’importe quoi sur les médias sociaux et qui met son parti dans la marde ».

J’ai été très largement calomniée par les médias nationaux durant la campagne électorale provinciale 2018 et je ne me suis jamais défendue. Durant la campagne, j’ai été une bonne soldate et je n’ai rien dit comme me le demandait le parti. Il fallait laisser le spot au chef (que je remercie de m’avoir défendue et de ne pas m’avoir fait l’outrage ultime de m’éjecter de la campagne, malgré l’énorme pression qu’il a subie). Puis après la campagne, on m’a fait comprendre qu’il était suicidaire de s’attaquer aux journalistes qui ont tendance à se protéger et à s’alimenter entre eux. Je me suis donc tut.

Moi qui ai idéalisé et co-produit le Webothon Haïti pour amasser des sous et aider à la reconstruction après le tremblement de terre, qui aide et donne à De Gamma, qui trouve des emplois aux nouveaux arrivants, qui a été honorée par MédiaMosaïque ( valorisant la diversité dans les médias), qui a été commanditaire du Black Theatre Workshop et du Montreal Jubilation Gospel Choir alors que j’étais à la direction marketing de ABC Sonorisation, qui est ami, qui a des clients et des stagiaires d’une multitude de gens d’origines ethniques différentes, je serais raciste, islamophobe et antisémite? D’ailleurs, un certain lundi, grâce à CIJA, j’avais été invitée à un cocktail avec le consul israélien à Montréal (auquel je n’ai pas participé de peur qu’on m’accuse de prendre parti pro-Israël en période électorale, parce qu’une de mes opposantes étant d’origine libanaise), et selon les médias et le B’nai B’rith, le vendredi suivant j’étais devenue antisémite. Ce, malgré les commentaires positifs à mon égard de CIJA avec laquelle je collaborais.

L’une de mes spécialités est la gestion de crise médias sociaux et on faisait les gorges chaudes à dire que j’avais été en crise durant toute la campagne. Au Bye-Bye 2018 on me présenta comme la bouffonne des médias sociaux qui passe ses clients au travers les murs. Lors d’un certain Tout le monde en parle, une critique politique réputée disait que la pire gaffe du PQ lors de la campagne était de m’avoir recrutée comme candidate. Encore il y a deux semaines, The Gazette, dans un éditorial fustigeant la laïcité du PL-21, donnait de nombreux exemples de soi-disant racisme québécois, dans lesquels mon nom apparaissait encore. Et cette fin de semaine encore, Radio-Canada en remettait une couche elle aussi.

Mon honneur, mon intégrité morale, mon sens de la justice et mon nom ont été largement et sont encore bafoués. Ça a eu pour effet de nuire profondément à mon sommeil, à ma santé, à ma quiétude, à mon humeur et même à ma stabilité émotionnelle. Je me suis découvert, depuis, des comportements colériques qui ne me ressemblent pas. Lorsque je conduis ma voiture ou dans la vie de tous les jours, je ne suis plus la même. Des peccadilles qui nous arrivent à tous, peuvent parfois me faire perdre mon sang froid. Cette colère est en fait le couvert qui est mis sur ma profonde tristesse, pour m’en protéger, d’avoir été ainsi indûment calomniée. J’ai vécu une profonde injustice au nom de la « liberté de presse » d’avoir eu le culot, moi, une « égérie de ces vilains médias sociaux » et une « femme transsexuelle », de me présenter en politique pour ce que je croyais être le bien de ma société. J’ai travaillé d’arrache-pied pour développer un plan numérique dont on n’a pratiquement pas parlé, préférant plutôt, reprendre des contenus hors contexte, qu’alimentaient deux trolls d’extrême-gauche aux journalistes. Ironiquement, depuis les derniers mois, les scandales de l’infonuagique du gouvernement, de vols d’identité, de fibre optique et même dans une certaine mesure, de l’adaptation des médias au numérique, étaient abordés dans ce plan numérique devenu invisible.

J’ai tenté d’exprimer mon désarroi à certains amis qui me disaient immanquablement, je t’avais prévenu que la politique c’était un abattoir. Tu savais qu’ils te déchireraient, pourquoi venir te plaindre? Alors c’est ça. Si tu fais la folie d’aller en politique, attends-toi à devenir médiatiquement un trou de cul et tu n’auras que toi à blâmer. Si on te traite de tous les noms sur les médias sociaux en citant les médias traditionnels, ce sera la faute des méchants médias sociaux. Si jamais tu fais une dépression, que tu te tires une balle dans la tête, que ton couple explose, que ta famille soit tourmentée, que les résultats de Google continuent de propager les calomnies des années après ou que tu disparaisses, ce sera bien fait puisque selon « l’opinion des chroniqueurs et les « faits » tronqués des journalistes » tu méritais sans doute tout ça et ce sera un bon débarras.

Ironiquement, les journalistes et chroniqueurs se gargarisent que les partis n’ont plus d’idées et que les politiciens font jouer « la cassette ». Mais lorsque les idées sont présentées, ils n’en parlent pas et ils font tout pour que les novices deviennent des cassettes ambulantes. On m’a aussi suggéré de poursuivre en diffamation l’un de mes trolls. Je devrais payer un $30 000 pour peut-être gagner contre quelqu’un d’à peine solvable. Je pourrais aussi faire de nombreuses plaintes au « tribunal d’honneur » des journalistes, le Conseil de Presse, et me battre des mois durant, pour peut-être avoir la satisfaction « qu’un blâme », leur soit donné. J’ai vécu une situation scandaleuse, dégueulasse, d’une malhonnêteté intellectuelle aberrante et mes recours sont de prendre mon trou et de vivre avec.

J’ai beau être résiliente, mais c’est tough en tabarnak. Mon amour a beau m’aimer, mais c’était déjà extrêmement pénible pour elle d’être témoin de toute cette médisance et c’est difficile en maudit d’angoisser sur ce que je pourrais dire et comment cela pourrait être interprété et quel impact catastrophique ça pourrait encore avoir sur ma vie, ma santé ou mon chiffre d’affaires. De continuer de me fermer la gueule et d’être témoin des calomnies continuelles m’est insupportable et d’en parler pourrait être suicidaire. Je suis retournée voir l’un de mes anciens psychologues qui a déjà lui aussi été très médiatisé. Il comprend ma douleur. C’est déjà ça. Mais il ne sait quoi me dire de ce dilemme kafkaïen.

Au moins mes anciens clients connaissent ma valeur et sont outrés de la couverture médiatique nationale que j’ai reçue. Une chance que l’expertise que je leur offre, ainsi que ma réputation professionnelle soit si bien établie, parce que je n’ose penser ce qu’il pourrait advenir aux autres personnes ayant vécu une situation semblable et qui n’ont pas ma chance.

Je me relève les manches et je continue de foncer. Mais je ne serai plus jamais la même. On dit que pour faire de la politique, il faut avoir les reins solides. Or, je subissais une néphrectomie radicale du rein droit le printemps dernier. Il faut croire que je n’étais pas faite pour ça. Via une certaine médecine alternative qui prétend que « le mal a dit », on pourrait croire que mon corps me parle mais, qui est vraiment fait pour se faire chier dessus de manière si intense pour avoir osé vouloir améliorer la vie de ses concitoyens?

Certains disent que les médias sont le dernier rempart de la démocratie. J’ai plutôt l’impression qu’ils en sont parfois devenus le premier mur… Un adage dit que « nous avons les politiciens qu’on mérite ». Je pense que de plus en plus, nous avons plutôt les politiciens sur lesquels les médias s’acharnent le moins… Les idées, bof, on s’en fout. C’est trop compliqué et ça ne fait pas assez de clic et de clip…

P.-S. Avant la course, le PQ perdait trois conseillers et on titrait « Le PQ en déroute ». Le parti Libéral lui, perdait vingt ministres et députés. Le titre était « Le PLQ se renouvelle ». Ça donne juste une petite idée du traitement des « faits » et de cette sacro-sainte neutralité journalistique disons…

P.-S. 2

Hier j’ai mis ce statut en ligne :

Voici des statuts Twitter sans contexte de journalistes très connus. J’espère qu’ils ne se lanceront jamais en politique… Bien que j’ai des copies d’écrans de tout, je ne les nomme pas pour ne pas inciter au #lynchagepublic. Détruire des réputations, ce n’est pas mon fonds de commerce.

Sur Twitter, ces journalistes ont déjà écrit

• asshole,
• Hitler était un bon gars aussi, au fond, les trains arrivaient à l’heure sous les nazis, injuste qu’il n’ait pas de statue… Right?
• Je viens de rouvrir Twitter. Je peux-tu juste dire : hosties de tabarnak de calisse d’hostie de christ de débiles d’islamistes de sacraman
• À une semaine de Noël, on se cotise et on paie un aller simple à tous ceux, les barbus surtout, qui détestent le Québec. Get the fuck out.
• Yeah you’re right. fuck these frogs.
• Pourquoi dire « la fillette » ? C’est quoi le but ? Parce que Therrien est gay ? S’il était noir, dirait s’tie d’nèg ?
• j’oubliais qu’Obama est un communiste téléguidé par l’islam radical pour detruire les Usa de l’interieur!
• The #STM driver of the 161 westbound Van Horne bus is an asshole who wouldn’t wait 10 seconds for the light to change for a pregnant woman.
• I was a fuck up in college so I tried working for a living
• Ceux qui dissent qu’il n’y a pas de problèmes à dire « mongol » : on peut donc dire fif, plotte et nègre maintenant? Ben coudonc…
• These people that died in mass shooting, do they make political donations? No, fuck’em then.
• RDI va évidemment en pause publicitaire ! Sublime d’efficacité! #caca
• Hier, j’ai reçu en cadeau du caca d’éléphant sauvage #Ganeshpuri #inde #prisavecuneestiedegrossemottesèche
• En effet, super bon livre… Va être dur à battre. Mais l’homme blanc de GG va rencontrer mon « Nègre » !
• Nègre, cachez ce vilain mot
• #CEIC … Mon sacromètre est en train d’exploser. #tabarnak #Câlisse #osti #wongwong

OBSERVATION:
Ne faites pas le même jeu que ces journalistes. Vous ne connaissez rien du contexte de chacun de ces statuts et de crucifier des gens pour des statuts hors-contexte, c’est ça qui va trop loin et que je dénonce…

MAJ

Pour illustrer le ridicule du procédé journalistique de #Lynchagepublic, voici dans son intégralité, la Conférence de presse du Parti Québécois sur le Plan Numérique, septembre 2018. Vingt-quatre minutes de questions dont seulement deux, portent sur le plan numérique qui était présenté. À partir de 27.17

 

Quelques hyperliens choisis.

NYTimes: The Cruelty of Call-Out Culture How not to do social change.

Sociallite: THE PERILS OF PUBLIC SHAMING, CROWD PSYCHOLOGY & SOCIAL JUSTICE

Psychologietoday: The Impact of Public Shaming in a Digital World
How humiliation tactics are being used and confused for activism.

ReutersInstitute: media and public shaming drawing the boundaries of disclosure

Salon.com: Fake news and online harassment are more than social media byproducts — they’re powerful profit drivers

Pew Internet: Stories From Experts About the Impact of Digital Life
While many technology experts and scholars have concerns about the social, political and economic fallout from the spread of digital activities, they also tend to report that their own experience of digital life has been positive

Glenn Beck: Journalists are ceding their roles to the SJW mobs and are paying the price

Caroline Neron, l’effet Streisand et le backlash médiatique, mérité ou pas

Il devient difficile d’être une personnalité publique en ces temps de sensationnalisme média, de lynchage médias sociaux et de mise en exergue des actualités dans les résultats naturels des moteurs de recherches. Le travail de relations publiques en cette ère hyper connectée devient un chemin du combattant périlleux.

Je ne me suis pas impliquée dans ce qu’on pourrait appeler le « scandale Caroline Néron ». J’ai lu en diagonale la couverture de presse négative qui lui a été faite comme suite à son entreprise qui se place sous la protection de la Loi sur la faillite, je n’écoutais pas l’émission Les Dragons à laquelle elle participait et je n’ai pas vu son passage à Tout le monde en parle d’hier soir.

Je note cependant que, de plus en plus, il m’apparait que les médias aiment « personnaliser les manchettes » et que les affres des autres, font vendre. Pour cette deuxième assertion, ce n’est pas nouveau. Les médias ont toujours fait leurs profits, leurs clics et leurs choux gras des malheurs humains. Mais, je perçois une certaine aggravation de la « hargne médiatique » que j’associerai à l’explosion des chroniqueurs et des « faiseurs d’opinions » qui pullulent maintenant dans nos médias. Jadis, les opinions ne se lisaient pratiquement qu’à l’éditorial. Le reste des nouvelles médiatiques se résumaient aux faits et le journaliste se devait de garder une certaine objectivité et de donner les deux côtés d’une médaille (alors qu’ironiquement, l’épaisseur d’une médaille est en soi un troisième point de vue). Or depuis 2000, avec l’apparition des stations de nouvelles en continu et en 2005, l’époque de la guerre journaliste/blogueurs, les médias ont instauré leurs propres blogues, quelques années plus tard, leurs pages Facebook (avec pratiquement aucune modération de commentaires) et les chroniqueurs ont commencé à être démultipliés dans les médias et les stations de nouvelles en continu. J’ai moi-même été chroniqueuse au feu Canal Argent, dans le Journal Les Affaires, avec Isabelle Maréchal et à l’émission LeLab de feu, Canal Vox. Cependant, je chroniquais à propos de la technologie et pas à propos des acteurs de cette industrie. J’observe aussi que maintenant, même les journalistes, ont commencé à émettre des opinions à même les nouvelles.

Un autre phénomène qui transforme les médias est le titrage. De tout temps, les titres ont été faits par des titreurs et non par le journaliste qui a écrit l’article. J’observe (et je suis sans doute biaisée) que les titres disent souvent le contraire de ce que l’article présente, mais qu’ils sont désormais très efficaces pour attirer le clic. Par ailleurs, comme je l’expliquais dans mon billet Gestion proactive de crise médias sociaux et gestion de l’image, depuis le cas Barilla, les moteurs de recherches ajoutent de l’eau au moulin des médias.

si un terme de recherche particulier a une croissance fulgurante à un moment donné et que la section Actualité avec ce même terme de recherche s’adonne aussi à avoir une croissance anormale, c’est très probablement que ce terme de recherches est « d’actualité » et que la boîte d’actualité devrait apparaître dans les résultats naturels de l’engin de recherche.

Résultat Naturel de Google pour une recherche Caroline Néron

Résultat Actualité sur Google pour une recherche Caroline Néron

Moi-même, si je vous parle de ce cas aujourd’hui, c’est qu’il est hautement médiatisé, hautement présent sur les médias sociaux et comme nous venons de le voir, hautement présent aussi sur les moteurs de recherches. Le fait somme toute anodin de départ, une entreprise de vente au détail qui est en difficulté financière, devient un sujet de discussion sans fin qui se nourrit lui-même. C’est ce que l’on nomme « l’effet Streisand ».

Madame Néron était une vedette, son entreprise est en difficulté financière, elle donnait des conseils à l’émission Les Dragons, était-elle une bonne entrepreneure, a-t-elle pris les bonnes décisions, sait-elle se défendre des attaques, devait-elle se défendre, les Dragons sont-ils des mentors à suivre et patati et patata… Pourtant, la précarité des entreprises de ventes au détail est loin d’être un phénomène exceptionnel. Pas plus que les difficultés financières d’une (ou d’un ) entrepreneure. Pourtant, depuis une semaine on titre, on commente et on analyse ce cas de toutes les facettes imaginables.

Je suis triste pour madame Néron qui est la victime de ces cabales, je suis triste pour les médias dont la mission « d’information » me semble de plus en plus arbitraire, sensationnaliste et destructrice et je suis triste pour les technos qui participent, amplifient et stigmatisent à outrance ces dérives maintenant sociétales. On dit que les médias sociaux sont des égouts à ciel ouvert. J’observe par contre que ces égouts sont maintenant alimentés par toute une constellation d’acteurs qui auraient dû plutôt informer et faire grandir nos sociétés…

Expedia et son ouverture à la diversité (conférence)

conference de Michelle Blanc chez Expedia
Il y a quelques mois je reçois un téléphone d’un gestionnaire d’Expedia pour faire une conférence aux employés des départements d’ingénieries des quatre coins de la planète via leur intranet sécurisé. Ma surprise est venue de la requête de ce gestionnaire (Philippe Deschenes, que je connais depuis plusieurs années puisqu’on a déjà siégé ensemble sur le comité aviseur de MCETECH). Il me demandait de parler de diversité, de l’apport des trans en technologie, de ma transition, de comment les embuches que j’ai pu rencontrer m’ont aidé à innover et de sexisme. J’étais enchantée de pouvoir parler aux employés de cette prestigieuse entreprise, mais surtout, de tenter d’exprimer comment d’être différente, au lieu d’être un poids, pouvait plutôt être un atout. Voici donc le PPT de ma conférence et MERCI à Expedia d’avoir une ouverture si évidente à la diversité, qu’elle soit culturelle, raciale, sexuelle ou de genre.


MAJ

Dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes 2018, du 8 mars prochain, Desjardins Lab, m’invite à prononcer cette même conférence, cette fois-ci en Français, pour le bénéfice de leurs employés et des gens intéressés à l’innovation, aux enjeux LGBTQ2 ou aux droits de femmes. Vous pourrez assiter à cette conférence en vous inscrivant sur Eventbrite

Elle a eu à faire des choix très difficiles dans sa vie, dont celui de changer de sexe. Elle était déjà une personnalité médiatique connue et son changement de sexe s’est fait sous le regard des médias québécois. Elle a beaucoup perdu, mais a gagné encore plus.

Comment ses expériences personnelles l’ont inspirée à innover, à donner et à s’adapter à des événements particulièrement stressants? Comment recevoir des menaces de mort lui a permis de développer une expertise en cybercriminalité? Pourquoi y a-t-il tant de trans en technologie et dans l’armée? Qu’est-ce que d’être une femme en technologie et comment cela a-t-il un impact sur le design? Comment gérer et se réinventer tout en vivant le sexisme? Et pourquoi, à sa mort, elle sera fière d’avoir osé parler ouvertement de sa transition?

Voilà quelques-unes des questions auxquelles elle répondra dans sa conférence.


Les justiciers maléfiques du Web sont souvent des gens bin ordinaires

Nous avons souvent l’impression que les trolls et autres harceleurs du Web sont des gens anonymes et pas de vie qui n’ont de plaisir qu’à tourmenter les autres. La réalité est plus complexe, virale et malheureusement trop commune.

Ces dernières semaines, j’ai été témoin et impliquée dans certains dossiers de harcèlement en ligne, touchant des individus et entreprises. J’ai aussi pris connaissance d’un reportage de CBS Sunday Morning : Internet shaming, when mob justice goes virtual que je vous conseille fortement de consulter.

Pour vous expliquer ce qu’est l’humiliation publique sur Internet, je vous partage cette photo qui a fait plusieurs fois le tour du monde.

mère indigne du Web

Plusieurs gens que je connais et que je respecte ont partagé cette photo avec des épithètes, commentaires et menaces hors proportion. Pourtant, personne de mes amis ne connaît cette personne (dont le visage a été caché pour ne pas aggraver encore la situation). Ils ont jugés et retransmis cette photo sans avoir le contexte de celle-ci et ont jugés la dame de la photo sans la connaitre ou savoir ce qu’elle faisait réellement sur son téléphone intelligent. Cette personne est maintenant reconnue mondialement comme étant l’exemple même de la mauvaise mère obnubilée par son petit moi et la technologie. Pourtant, peut-être est-elle en train de texter à son mari pour savoir où il est ? Peut-être vient-elle de recevoir un texto auquel elle doit répondre ? Peut-être cherche-t-elle une info importante pour son enfant ? Nous n’en savons strictement rien. Mais cette pauvre dame a été néanmoins trainée dans la boue à la grandeur de la planète et devra vivre avec les répercussions psychologiques et autres, pour le reste de sa vie.

Plus près de moi, j’ai été impliquée dans divers dossiers clients qui ont vécu des crises similaires. Il s’agit d’entreprises dont un client ou des activistes n’aimant pas certaines positions de l’organisation, sont allés en ligne avec des récriminations. Ces statuts ont été partagés des dizaines de milliers de fois, la cote Google MyBusiness de ces gens a été indument baissée massivement et dans les commentaires, plusieurs menaces ont été aperçues sans que le « client/activiste soi-disant insatisfait » n’efface ces menaces et qu’il efface les commentaires qui ne « bitchaient » pas les cibles qu’il avait identifiées. Les internautes ont partagé et commenté massivement ces statuts sans se demander s’il y avait une vérité derrière les avances qui avaient été publiées.

Ces dossiers sont dans les mains de la justice aux niveaux criminel et civil et les entrepreneurs/victimes vivent encore et  vivront longtemps les retombées négatives de toute ces histoires. D’ailleurs un autre de mes clients, entrepreneurs à succès avec des dizaines de milliers de dollars de vente par an, a lui aussi partagé l’un de ces statuts incriminants. Je me demandais quelle aurait été sa réaction si sa propre entreprise avait été la cible d’une telle cabale de médisance. Je me demande aussi si chacune des personnes qui a jugé et condamné sans avoir l’autre version des entrepreneurs ciblés, avait eux aussi vécu telle aventure, comment ils se sentiraient aujourd’hui?

J’ai l’intuition que l’humiliation publique internet suit la même logique que celle de la psychologie des foules durant les manifestations. Si quelqu’un lance une brique dans une vitrine il se dépersonnalise et a l’impression que ce n’est pas lui, mais plutôt la foule qui a tiré cette brique. Comme on peut le lire dans Wikipedia :

Si l’on raisonne au niveau de l’individu, l’individu en foule acquiert trois caractères que l’on ne trouve que dans l’état de foule :

·       l’irresponsabilité. Du fait du nombre, un individu en foule peut ressentir un sentiment de « puissance invincible » et voir ses inhibitions s’effondrer. Il pourra accomplir des actions qu’il n’aurait jamais accomplies seul (par exemple, piller un magasin de façon non préméditée) : « le sentiment de responsabilité… disparaît entièrement. » Ceci vaut surtout pour les foules anonymes et hétérogènes, où l’individu, noyé dans la masse, est difficile (voire impossible) à retrouver par la suite.
·       La « contagion ». Ce que d’autres auteurs, comme David Hume, ont désigné sous le terme de sympathie et thématisé dans les relations inter-individuelles prend ici une ampleur beaucoup plus grande : une même passion agitera tous les membres de la foule avec une grande violence.
·       La suggestibilité. L’individu faisant partie de la foule voit sa conscience s’évanouir, au même titre que celle d’un hypnotisé. Il n’a plus d’opinions, ni de passions qui lui soient propres. Cela explique que des foules puissent prendre des décisions allant à l’encontre des intérêts de leurs membres, comme les Conventionnels qui lèvent leur propre immunité (ce qui leur permettra de s’envoyer les uns les autres à l’échafaud).

Dans tous les cas, il serait certainement judicieux que chacun prenne quelques instants pour regarder son propre nombril et se demande en quoi il participe à cette tendance extrêmement destructive qu’est le harcèlement collectif, la justice internet ou encore l’humiliation publique internet…

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