M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Economie des affaires électroniques Edito sans question Plan numérique pour le québec

Le pourquoi de la nationalisation des infrastructures numériques

Que ce soit au niveau provincial ou national, il serait à mon point de vue judicieux et très rentable pour la société et l’économie, de doter notre territoire d’infrastructures numériques à tout le moins décentes, et idéalement à la fine pointe de ce qui se fait le mieux sur la planète. L’idée n’est pas saugrenue. Elle a ses mérites. L’état pourrait aussi se contenter de financer ces infrastructures et laisser les entreprises privées en profiter pour continuer de se graisser la patte indument au détriment de la collectivité, comme ils le font déjà depuis tant d’années. Plusieurs corolaires à cette idée de nationalisation des infrastructures numériques existent déjà. Pour vous en convaincre, vous n’avez qu’à relire mon billet La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain.

Mais pourquoi le gouvernement devrait-il investir dans de telles infrastructures?

La rationale qui suit, est librement adaptée du document The changing nature of telecommunications/information infrastructure (Steering comitee on the changing nature of telecommunications infrastructure National Research Council (US)) National Academy of Sciences (1995)

La rationale valorisant les investissements gouvernementaux dans les infrastructures de télécommunications pour le bien public se divise en quatre arguments principaux.

1. Remplir la mission de l’état : Cet argument est déjà utilisé afin de justifier les investissements en R&D dans les secteurs des systèmes de communications avancés aux fins de défenses, d’aérospatiale et de sécurité nationale. Nous pourrions aussi argumenter que cette mission de l’état (et les bénéfices d’investissements en télécommunications) devrait aussi inclure l’éducation, l’amélioration des opérations gouvernementales locales et toutes les autres activités reliées aux différents services publics de l’état, même si ce n’est pas directement le gouvernement qui en est maitre d’œuvre.

2. Équilibrer le sous-investissement privé en R&D : L’innovation et les nouvelles connaissances sont un bien public dispendieux à acquérir, mais généralement peut coûteuse à répliquer. Conséquemment, ils génèrent un retour de capital social beaucoup plus élevé que le retour sur investissement (social returns much higher than private returns). Les individus et les entreprises investiront donc toujours moins en R&D qu’il ne le faut pour obtenir ces rendements sociétaux optimaux. Cet argument justifie donc un financement gouvernemental fort particulièrement pour les secteurs de la recherche fondamentale, mais aussi pour les technologies dites « préemptives » et les prototypes avancés de réseautique avancée. C’est d’ailleurs la rationale qui est déjà derrière les crédits d’impôt à la recherche.
3. Corriger les failles du libre marché: Au-delà du financement en R&D, le libre marché peut faillir à la tâche de remplir la mission d’investissements optimaux en télécommunications pour des raisons telles que :

a.L’économie d’échelle et de gamme qui caractérise les investissements en services publics que ce soit pour les autoroutes, la distribution de l’électricité ou les infrastructures de communications. La tendance existante de la numérisation des communications (qu’elles soient voix, données ou images) renforce l’économie de gamme. C’est l’un des argumentaires principaux derrière la logique règlementaire des services de télécommunications (lire ici le CRTC).

b. Les externalités de réseaux qui sont plus spécifiques aux télécommunications puisque la valeur d’un réseau augmente à chaque usager qui s’y abonne.

c. L’incertitude de la demande pour de nouveaux services peut inciter les entreprises de télécommunications et les autres fournisseurs numériques et sous-investir dans de tels services. Cet argument valorise donc l’agrégation de la demande consommateur par le gouvernement ou encore de financer les coûts qui y sont associés afin de stimuler le marché.

d. Le manque d’information des consommateurs qui les décourage d’utiliser et d’acheter certains services de télécommunications. Cet argument est souvent utilisé afin de justifier les subsides gouvernementaux aux organisations paragouvernementales, aux PME et aux citoyens

e. Et finalement, le coût élevé de transaction aux usagers, qui est souvent reliée au manque d’information. Et j’ajouterai ici que ce coût, particulièrement chez nous, est associé au manque flagrant de compétitivité du marché des telcos qui est concentré chez quelques oligarques qui font la pluie et le beau temps à des prix indécent et pour un service minimal, en particulier en région.

4. Assurer un prix et un accès équitable partout sur le territoire. L’un des objectifs fondamentaux de tout gouvernement est de s’assurer que chaque citoyen a un accès juste et équitable pour accéder à une infrastructure essentielle. La numérisation des télécommunications fait apparaitre et exacerbe le faussé entre les villes et les campagnes, entre les riches et les pauvres et entre les centres et les régions.

 

MAJ
En 2009, l’Australie investissait $43 milliards dans ses infrastructures numériques. Ici on préfère investir $1.3 milliard dans Bombardier…

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Economie des affaires électroniques Plan numérique pour le québec

Vous n’êtes pas tanné de payer bande de caves? Pont à péage et internet

Prenons une autoroute ou un pont. Disons le pont Champlain. Imaginons qu’il faille le construire et qu’on y impose un péage. Cela deviendra un enjeu électoral majeur. Les médias se saisiront de l’affaire. Les chroniqueurs et éditorialistes s’en donneront à cœur joie. Mais à quoi peut bien servir un pont ou une autoroute? À faire transiter les gens et les marchandises. On considèrera à juste titre que c’est un bien public et que c’est le gouvernement et la société dans son ensemble qui devra assumer les couts de l’ouvrage. On dira que c’est une infrastructure capitale pour la vitalité économique d’une région ou d’un pays. Dans le cas du pont Champlain, il en coutera 5 fois plus qu’un pont ordinaire strictement parce que des bateaux doivent passer dessous. Ces bateaux iront rejoindre Toronto et Chicago et on tentait de nous faire croire que le pont Champlain n’était que pour les besoins des Montréalais et des citoyens de la Rive-Sud.

Imaginons maintenant qu’on laisse aux entrepreneurs en construction le loisir de faire des ponts ou des autoroutes de la manière et avec les technologies qu’ils veulent bien et qu’en plus, ils puissent tarifer le passage sur ceux-ci, à leur guise et en fonction d’une compétition entre eux très limitée, voire inexistante. Nous aurions donc des autoroutes de diverses largeurs, de divers matériaux et il se pourrait que de passer d’une autoroute à l’autre soit dangereuse, voire impossible. De plus, nous aurions sans doute de belles autoroutes dans les grands centres et en région, que des routes de terre battue pleine de trous. Dans notre esprit collectif, cela est inconcevable. Et pourtant…

Ce long préambule vise à vous démontrer l’absurdité de nos infrastructures internet et cellulaire. Il vise à vous faire prendre conscience à quel point, notre inactivité collective et gouvernementale est en partie responsable de nos propres malheurs. Au début des années 2000, nous parlions à juste titre de « l’autoroute de l’information ». En effet, les infrastructures internet et cellulaires sont devenus les autoroutes incontournables de cette économie du savoir. Ce sont des « services publics d’importance capitale » qui sont laissés à quelques oligopoles qui font ce qu’ils veulent à des prix exorbitants et pour un service pitoyables, surtout en région. Les fournisseurs cellulaires ont des technologies incompatibles entre elles et dédoublent inutilement les antennes, pour une couverture très inadéquate, surtout en région. N’êtes-vous pas fatigué de cette situation? Moi si. Tout comme pour l’histoire de l’électrification au Québec, les infrastructures numériques mériteraient un dénouement différent de ce que nous vivons présentement. À quand la nationalisation?

Le titre de cette chronique est une boutade du fameux « vous n’êtes pas tanné de mourir bande de caves, c’est assez? » de la murale du Grand théâtre de Québec du sculpteur Jordi Bonet.

À lire aussi:
La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain

De l’urgence d’un plan pour bénéficier positivement de l’économie numérique

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Plan numérique pour le québec

Aurons-nous un jour un plan numérique?

Aurons-nous un jour un plan numérique? C’est une question que plusieurs observateurs se posent depuis de très nombreuses années. D’ailleurs, en 2012, 12 de ces observateurs et moi-même avions publié un « rapport d’étonnement » qui devait sonner l’alarme. Mais à chaque fois qu’on s’approche de « la potentialité de possibilité que peut-être quelque chose bouge », je sens une fébrilité s’installer et malheureusement, je suis déçue. Au Québec et au Canada, nous avons eu de très nombreux « rapports » gouvernementaux. Le parti Libéral du Québec lui-même a commissionné l’ancien député et ministre Henri-François Gautrin pour en pondre deux (son dernier rapport de 2012). Malheureusement, chacun de ces rapports a été tabletté plus rapidement que Lucky Luke qui tirait pourtant plus vite que son ombre.

Pourquoi je vous parle de ça ce matin? Pour deux raisons (et peut-être trois). D’abord notre premier ministre Philippe Couillard, via un communiqué de presse (sic), pas via une méga-conférence de presse comme il l’avait fait pour le Plan nord, annonce enfin « la création d’un groupe conseil et le lancement des consultations sur l’économie numérique ». C’est déjà ça. Mais depuis tant d’années et depuis la promesse du premier ministre lui-même lors de son propre Forum des idées sur l’innovation et le numérique qu’il a tenue l’an dernier (et lors duquel je lui avais dit ma façon de penser). C’est encore peu. Le copain Mario Asselin l’a bien démontré dans sa chronique Oubliez la stratégie numérique. Quant à lui, le pote Sylvain Carle est juste un peu plus optimiste. Il en parle dans son billet : Du numérique au Québec, plan, programme ou principes?

La deuxième raison, qui vient du champ gauche et qui me donne juste un petit peu d’espoir, est l’élection récente de Justin Trudeau comme premier ministre du Canada. Il n’a pas parlé spécifiquement de numérique dans sa plate-forme électorale (à ce que je sache), mais il est lui-même très versé en médias sociaux et il est venue à mes oreilles qu’il aurait mandaté (avant l’élection) Mélanie Joly spécifiquement pour se pencher sur cette question. D’ailleurs, sur sa plate-forme électorale, il ne parle pas spécifiquement d’un « plan numérique » pour le Canada, mais il met en évidence l’ouverture des données du gouvernement de même que le concept de « parlement ouvert ». Que voulez-vous, je suis une rêveuse.

En complément à cette deuxième raison, Pierre-Karl Péladeau, Chef de l’opposition officielle du Québec, dans sa plate-forme électorale, avait spécifiquement développé une « stratégie numérique ». Il y propose entre autres un grand sommet du numérique, la création d’un Conseil national du numérique et d’un ministère de l’Économie numérique. À lire ça, là je m’extasie. Mais monsieur Péladeau sera encore dans l’opposition pour trois ans. C’est long trois ans.

La question n’est donc plus « aurons-nous un jour un plan numérique », mais plutôt qui, quand et quel élu nous dotera-t-il un jour d’un plan numérique (pour le Québec ou le Canada) digne de ce nom? Parce qu’à chaque jour qui passe, nous reculons dans ce changement que le premier ministre Couillard qualifiait lui-même de : véritable révolution du savoir, de la communication et de la technologie qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire humaine. La venue de l’ère numérique a modifié en profondeur tous les aspects de notre existence.

Reste qu’entre-temps, il privilégie la stratégie sectorielle des petits pas. Faut croire que les mines ont encore beaucoup plus d’attraits pour lui 🙁

Je rappelle d’ailleurs que le numérique (qui est plus que strictement l’économie numérique ou que l’impact du numérique sur l’économie) génère plus de revenus que l’énergie, l’agriculture ou les mines qui ont toutes déjà des ministres et ministères tant au Québec, qu’au Canada.

Je rappelle aussi que comme je le mentionnais dans mon billet L’argumentaire économique du numérique :

La Banque mondiale quant à elle, rappelle qu’afin de déployer un gouvernement numérique, il est fortement conseillé de commencer par les infrastructures numériques. Governments should promote strategies that focus on ICT infrastructure development as a prerequisite to e-government ± an « I before E’’ strategy.

Or, il n’est aucunement question des infrastructures dans les discussions qui sont annoncés. De plus, comme le présente le réputé professeur et juriste Pierre Trudel dans l’article Le numérique métamorphose tout:

Les mutations induites par la numérisation concernent toutes les sphères de la société. Il faut certes saluer la volonté exprimée par le premier ministre de promouvoir le passage de la société québécoise vers l’économie numérique.
Mais alors que plusieurs gouvernements des États développés ont entrepris des réflexions approfondies sur les multiples enjeux associés au numérique, il est à se demander si l’initiative annoncée la semaine dernière est suffisante.
(…)

Il faudra sans doute beaucoup plus qu’un groupe d’experts – pour la plupart issus du seul milieu des affaires- pour proposer une vision transversale des mutations engendrées par le numérique et surtout des actions concrètes afin d’outiller l’ensemble des secteurs de la société québécoise à prendre sa place dans la société numérique qui est déjà à nos portes.

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Monsieur Couillard, expliquez-moi la logique du plan Nord

De l’urgence d’un plan pour bénéficier positivement de l’économie numérique

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La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain

Internet, un impact économique plus important que l’agriculture ou l’énergie

Un plan numérique pour le Québec pour éviter de se faire fourrer par les TELCOs

Les gagnants et les perdants de l’économie numérique

Les étonnés et le rapport d’étonnement

Un plan « big data » pour le développement économique du Québec

L’argumentaire économique du numérique

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À titre de conférencière Economie des affaires électroniques Innovation

Débat, Économie du partage effets bénéfiques et pervers

C’est avec grand plaisir que ce soir je participerai à l’événement LeDevoir de débattre : AirBnB, Uber et compagnie : Les effets pervers et bénéfiques de l’économie du « partage », cette nouvelle forme d’économie est elle une innovation ou simplement une façon de contourner les règles?

AirBnB, Uber et compagnie: les effets pervers et bénéfiques de l'économie du partage

J’y participerai avec l’économiste (et ami) Ianik Marcil, la députée péquiste Martine Ouellet et le professeur de l’Université Laval (l’une de mes alma mater) Guillaume Blum et ce débat sera animé par l’éditorialiste politique Antoine Robitaille.

Comme je le disais dans mon billet Un réveil brutal : Pourquoi devrions-nous planifier le numérique ?:

J’en ai plein le cul de l’inertie numérique de nos gouvernements!

Pourtant, depuis plusieurs années déjà, tant au fédéral qu’au provincial, j’ai rencontré différents fonctionnaires et ministres pour tenter de faire avancer l’idée d’un plan numérique pour le Québec et le Canada. J’ai toujours fait ça gratuitement de surcroit.
(…)
Je suis tannée et inquiète de notre inertie collective et gouvernementale. J’ai fait une présentation Slideshare, délibérément en anglais, dans l’espoir qu’elle soit lue et fasse réagir ailleurs au Canada et dans le monde. Comme on dit « nul n’est prophète en son pays ». Ainsi, peut-être que mon wake-up call aura plus d’impact ailleurs qu’il n’en a jamais eu ici…

Avec tristesse… voici mon slideshare
[slideshare id=26479137&doc=pourquoilenumerique-130923211254-phpapp01]

Mon argumentaire reposera aussi sur une série de billets que j’ai déjà publié ici.

Les gagnants et les perdants de l’économie numérique

De l’urgence d’un plan pour bénéficier positivement de l’économie numérique

L’argumentaire économique du numérique

La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain

Internet, un impact économique plus important que l’agriculture ou l’énergie

LeWeb : Tandis qu’ici on patauge dans les scandales d’égouts et de trottoir, le gouvernement français courtise ouvertement les acteurs du Web

L’économie numérique, c’est plus que du bonbon

Innover grâce à la douleur

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Technologies Internet

Le sexisme au féminin en communication et technologie

Ça fait des années que plusieurs associations tentent de convaincre les jeunes femmes de s’intéresser aux technologies de l’information et d’y travailler. Il y a maintenant plus de femmes dans les diverses facultés universitaires, mais les TI sont encore un secteur très majoritairement masculin. Ça doit changer.

Un ami qui me veut du bien, me suggère de rejoindre l’organisation FCT Les femmes en communication et technologie. Il m’invite donc à participer à leur événement de la rentrée automnale L’Habit fait le Moine! — Dress for Success!

Vous vous demandez souvent qu’est-ce que je vais porter? Est-ce que ce vêtement m’avantage? Est-ce que cet ensemble est approprié? Si c’est le cas, joignez-vous à nous en septembre prochain pour notre premier événement de la saison 2015-2016 et venez découvrir « Les Effrontés », stylistes personnels.

J’ai certainement encore beaucoup de choses à apprendre côté vestimentaire et je ne suis certainement pas « la pitoune corporative » par excellence. Mais disons que ce premier contact avec cette organisation qui se targue de motiver les femmes à performer en TIC, me laisse froide.

Goals
To be the catalyst for women’s leadership in the technology, media and telecommunications sectors
To facilitate women’s career advancement through programs of mentorship, skills and leadership training, networking, and recognition
To promote and champion gender participation and leadership in knowledge based industry sectors in Canada
To assist companies access diverse talent necessary for competitive advantage

Ma propre vision d’être une femme qui travaille et milite en technologie, n’inclut vraiment pas d’acquérir les compétences me permettant de devenir « la pitoune corporative » parfaite….

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Personnel et peut-être même hors sujet

Michelleblanc.com et Analyweb inc. 10 ans de consultation à mon compte

arc-en-ciel

 

 

Il y a maintenant 10 ans, je suis partie à mon compte sous le nom de MichelleBlanc.com et Analyweb inc.
Que de chemin parcouru
Que de clients rencontrés
Que de conférences exécutées
Que de billets rédigés
Que de livre, d’articles et de recherches publiés
Que d’entrevues médias!

Mais surtout, que de passion et de plaisir à voir et tenter de faire évoluer le web et le numérique au Québec et ailleurs.

MERCI aux très nombreuses PME, Start-up, OBNL, médias, organisations gouvernementales ou multinationales qui ont fait appel à mon expertise. Vous êtes l’essence même de mon entreprise et sa raison d’être. Je suis très fière de vos succès, même si trop souvent je ne puis en parler publiquement (confidentialité oblige). MERCI à ces clients qui au fil des ans sont aussi devenus des amis. J’ai encore en souvenir vos sourires heureux, vos réussites ou même vos confidences à la porte de la mort. Mon métier de consultante est avant tout une rencontre intensément humaine et j’ai toujours chéri ces moments précieux que je passe en votre compagnie.

Merci aussi aux lecteurs, aux abonnés de mes médias sociaux et surtout à ceux qui ont partagé, commenté et qui se sont obstiné avec moi. Vous m’avez fait grandir.

Étant une grande entreprise d’une seule personne (d’ailleurs ça me fait toujours rigoler de voir la face de certains clients qui s’attendaient à voir une très grosse équipe derrière moi), je ne ferai pas de méga party pour me mettre indument en valeur. Par contre, je vous promets de continuer à me démener comme une diable pour faire croitre vos entreprises (de quelque grosseur qu’elle soit) et pour vous partager mes connaissances, découvertes et ma passion comme je le fais depuis plus de dix ans.

MERCI
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Facebook

Facebook et ses jeux/applications bidons voire stupides

L’idiotie de certains jeux ou applications n’est pas un phénomène nouveau. Déjà en 2009, Zynga faisait de centaines de millions avec des insignifiances comme Farmville. Ils sont légions les applications et jeux stupides sur Facebook. Et j’admets même en avoir utilisé quelques-uns. Mais j’ai l’excuse de pouvoir prétendre que c’était pour l’avancement de la science et de la connaissance 🙂

Par exemple hier soir, j’ai expérimenté avec l’une des applications soi-disant intelligence de Vukki, L’origine du nom, Découvrez l’origine de votre nom, qui fait un tabac présentement sur Facebook.

Voici d’ailleurs une copie d’écran de mon petit test

La bullshit de Vukki

Comment ne plus être importuné par ces nombreux jeux et apps sur Facebook?

La solution est facile, mais fastidieuse étant donné le nombre faramineux d’inepties qui se trouvent sur Facebook. Lorsque vous faites défiler les contenus de votre page d’accueil Facebook et que vous y voyez un jeu/application que vous trouvez ri-di-cu-le, vous n’avez qu’à cliquer sur l’icône en haut à droite du statut et sélectionner l’onglet « masquer cette publication ».

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Médias sociaux politique et internet

Les partis fédéraux sont-ils réellement sur Pinterest, Vine, Livestream et SnapChat ?

La question mérite d’être posée puisque c’est l’affirmation qu’on peut lire dans l’article Une stratégie 2.0, Les partis politiques tentent de gagner les électeurs par les réseaux sociaux du Journal de Montréal, sous la plume de la journaliste Dominique La Haye.

Dans l’article on dit :

La guerre que se livrent les partis politiques pour récolter des votes se joue maintenant en format 2.0, et 2015 sera la première véritable campagne électorale fédérale sur les médias sociaux.
«On a parlé de 2005-2006 comme étant la campagne Facebook, ensuite on a parlé de 2008 comme étant la première campagne Twitter […] Mais là, en 2015, j’ai l’impression qu’on est vraiment en présence de l’approche multiplateforme, où tous les partis sont présents et y sont très engagés», indique le professeur de communication politique de l’Université Laval, Thierry Giasson.

«Les partis fédéraux ont eu quatre années pour se familiariser (avec les) médias sociaux. Là on va voir l’innovation», poursuit l’expert.

Aux largement répandus réseaux Facebook, Twitter et YouTube s’entremêlent des comptes Instagram, Pinterest, Flickr, Vine, Livestream et SnapChat dont s’arment les partis politiques. L’objectif recherché? Mettre en valeur l’image des chefs et leurs politiques à coups de clichés léchés, d’infographies et de montages vidéo tournés dans des décors ne laissant rien au hasard. C’est aussi sur ces plateformes que les stratèges politiques ne ratent pas une occasion de mitrailler du bout des doigts leurs adversaires. Le tout échappant au filtre journalistique présent dans les médias traditionnels.

Intéressant plaidoyer qui contredit carrément mon dernier billet L’évaluation des présences sociales des chefs et des partis politiques fédéraux. J’y disais que :

Sauf qu’ici, on s’entend que l’étendue et la complexité des présences web de nos chefs, sont d’une pauvreté effarante, comparativement à ce qui se fait ailleurs. Nos politiciens ne semblent toujours pas avoir compris la nature bidirectionnelle des médias sociaux et se servent de ceux-ci principalement comme canal de broadcast. Ils ont massivement investi Facebook et ils semblent croire que c’est le bouton à quatre trous qui leur fera gagner une élection. Ils ne sont sans doute pas au courant que l’algorithme de Facebook (le Edgerank) confortera leurs fans sur la justesse de leur choix, mais que les indécis ne verront pratiquement jamais leurs contenus.

Or, selon l’article, on serait effectivement dans une élection 2.0!!! Or on y dit aussi que les partis seraient aussi sur Pinterest, Flickr, Vine, Livestream et SnapChat? Alors ils y font peut-être de la pub, mais une présence officielle? Ça m’a réellement échappé et il semble que ça a aussi échappé aux webmestres des partis eux-mêmes. En effet, les Conservateurs parlent sur leur site de leurs présences Facebook et Twitter, les Libéraux parlent de leurs présences Facebook, Twitter, Instagram et Flickr tandis que le NPD parle de Facebook, Twitter, YouTube, Instagram et Flickr. Aucun des partis ne parle de Vine, Pinterest, Livestream ou Snapchat. Ils y sont peut-être, mais disons que j’aimerais bien en avoir la preuve. En outre, l’article dit « tous les partis sont présents et y sont très engagés ». Alors monsieur Giasson et moi n’avons sans doute pas la même définition « d’engagement ». Selon Definitions-marketing.com, l’engagement est :

La notion d’engagement sur les réseaux sociaux traduit la propension des consommateurs à interagir avec une marque sur les réseaux sociaux.

À contrario, l’engagement des partis sur les médias sociaux serait donc qu’ils interagissent avec les électeurs! Ce qui clairement n’est pas le cas avec tous les outils d’analyse que j’ai pu consulter.

Donc, monsieur Giasson a peut-être été mal cité, peut-être s’est-il inspiré de l’expérience américaine pour supposer que c’était ce qui se faisait ici aussi, peut-être parle-t-il à travers son chapeau ou peut-être est-ce moi (de même que les webmestres des partis eux-mêmes) qui ne sais pas que les partis ont des présences beaucoup plus innovantes qu’ils le mentionnent eux-mêmes…

J’ai donc pris mon bâton magique (Google pour ne pas le nommer de même que les engins de recherche de certains des outils eux-mêmes) et suis parti à la recherche de ces fabuleuses présentes innovantes des candidats ou des partis fédéraux.

En fouillant un peu, j’observe que Justin Trudeau
• est sur Pinterest (avec zéro photo),
• sur Vine (avec un seul pitch, mais dans les deux langues 🙂 On note ici sa signature),
• sur Livestream Justin a fait 10 événements (le compte ne suit personne et a 480 abonnés) et sur le site du parti, ça mène à une page d’erreur 404,
• qu’il est par contre très présent sur Instagram
• et finalement il semble que les Libéraux soient sur Snapchat, mais tout comme moi, d’autres usagers n’y voient aucun contenu.

Que Thomas Mulcair
• est sur Storify avec 4 statuts,
• que lorsqu’on cherche NPD sur Pinterest avec Google qu’on tombe sur Narcissistic Personality Disorder (sic) et avec NDP, on trouve bien quelques élus fédéraux, mais surtout des profils NDP provinciaux. Avec la requête Thomas Mulcair Pinterest, rien n’apparaît dans Google et si on fouille dans l’engin de recherche Pinterest lui-même, ce qu’on y trouve à propos de Thomas Mulcair n’est pas des plus élogieux et il y a bien un certain compte ThomasMulcair, mais avec zéro activité.
• Qu’il est présent sur Instagram et que lorsqu’on cherche NDP Instagram sur Google, on tombe sur NDP2015 (la parade annuelle de Singapour) (re-sic), puis sur un article expliquant pourquoi le commentaire homophobe de Deborah Drever sur instagram, lui a valu d’être expulsé du parti (re-re-sic),
• qu’il est sur Vine et qu’on y dénote une certaine originalité,
• qu’il est sur Livestream (avec 141 abonnés et 0 abonnement),
• et qu’il ne semble pas être sur Snapchat.

Que Stephen Harper
• Ne semble pas ni lui, ni son parti être sur Pinterest,
• qu’il est sur Instagram avec zéro abonnement,
• qu’il est sur Flickr et je note ici qu’il fait le gros effort de suivre 61 abonnements et que son compte est très riche en poignées de mains officielles,
• qu’il est sur Vine avec zéro publication
• et que je ne trouve rien de lui ou son parti sur Livestream ou Snapchat

En conclusion, j’admets humblement m’être peut-être « fourré » et que cette démonstration de la présence des chefs de partis sur les outils 2.0 est sans doute un gros pas dans la bonne direction (ils ont tout de même ouvert certains comptes) et que oui, pour les observateurs plus optimistes que je ne le puisse être, c’est la preuve irréfutable que nous sommes maintenant à l’ère des élections 2.0 (permettez que je m’étouffe et que je racle le fond de ma gorge très profondément)…

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Innovation Médias sociaux Outils et références

iFTTT, Le couteau suisse 2.0 gratuit

IFTTT
Ça fait déjà quelques semaines que je suis tombée sur le site IFTTT. IFTTT est l’acronyme de If This Then That, s’il arrive ceci, fait cela. C’est un outil très simple, qui permet de configurer des interactions entre différents médias sociaux, médias, applications ou même d’objets connectés. L’interface est très facile à comprendre et à activer. Vous pouvez par exemple faire la recette de mettre une photo sur instagram que vous partagerez automatiquement sur Facebook, et Twitter (d’oû la logique Si je mets une photo sur instagram, mettez-la aussi sur Facebook et Twitter). Et en plus c’est vraiment efficace comme mécanisme. Par contre, dans l’exemple que je viens d’illustrer, la photo qui est par défaut de format carré sur instagram ne pourra plus être de format rectangulaire sur Facebook. Rien n’est parfait

Je vous suggère fortement de visiter la page des recettes et de vous attarder à celle de l’internet des objets. Vous découvrirez que nous n’en sommes encore qu’aux premiers balbutiements de la maison intelligente et que ça promet…

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Médias qui sollicitent mes avis politique et internet

L’évaluation des présences sociales des chefs et des partis politiques fédéraux

Comme c’est à mon habitude depuis plusieurs années, j’aime bien analyser les présences sociales des acteurs politiques avant, pendant et après une élection. Je l’ai fait au niveau provincial et fédéral, mais aussi lors de campagnes américaines ou françaises. Sauf qu’ici, on s’entend que l’étendue et la complexité des présences web de nos chefs, sont d’une pauvreté effarante, comparativement à ce qui se fait ailleurs. Nos politiciens ne semblent toujours pas avoir compris la nature bidirectionnelle des médias sociaux et se servent de ceux-ci principalement comme canal de broadcast. Ils ont massivement investi Facebook et ils semblent croire que c’est le bouton à quatre trous qui leur fera gagner une élection. Ils ne sont sans doute pas au courant que l’algorithme de Facebook (le Edgerank) confortera leurs fans sur la justesse de leur choix, mais que les indécis ne verront pratiquement jamais leurs contenus.

En effet, la bataille politique se gagne ou se perd avec les indécis. Or, le Edgerank a la particularité de nous montrer toujours de plus en plus des types de contenus qu’on aime déjà. Disons donc que pour être exposé à la pluralité des idées politiques et ainsi faire un choix éclairé et d’acquérir le cœur des indécis (pour les partis), ce n’est certainement pas le médium média social le plus efficace. Plusieurs études récentes ont d’ailleurs mis cet état de fait en exergue, constat qui a vigoureusement été démenti par Facebook qui a commandité une étude interne tentant, tant bien que mal, de minimiser le constat de ce biais politique. Par ailleurs, il ne faut pas non plus ignorer la faiblesse du pourcentage des fans d’une page (autour de 5%) qui sont exposés aux contenus d’une page qu’ils aiment déjà. Ce qui avait fait développer le concept de Facebook zéro par la réputée firme de publicité Ogilvy. On s’entend par contre qu’on parle ici de médias acquis (owned media) et non pas de publicité (paid media).

Tous ça pour vous dire qu’au moment de la capture des graphiques plus bas (la semaine dernière), le leader incontesté de la course était Justin Trudeau, autant sur Facebook que sur Twitter. Cette avance qui apparait avec l’outil e-Value (diapositive 2) est aussi confirmé par Politwitter (diapo 11). Par contre, pour ce qui est de la responsiveness (interaction avec les usagers) sur Twitter, c’est Elisabeth May qui est la plus proactive (diapo 8). Finalement, sur Instagram, c’est Thomas Mulcair qui au moment d’écrire ces lignes est le plus efficace (diapo 9). Notons toutefois que pour tous les acteurs politiques, l’utilisation des médias sociaux est très faible et peu innovante si on les compare aux candidats des élections américaines ou françaises.

[slideshare id=51906627&doc=evaluation-presences-sociales-chef-partis-2015-150821150555-lva1-app6892]

Un merci particulier à EngagementLabs pour l’accès à leur technologie et pour l’aide précieuse dans la rédaction de cet article.

MAJ

Voici certaines entrevues que j’ai donné à ce propos

J’ai aussi discuté de l’utilisation des médias sociaux par nos politiciens au FM98,5 avec Jean Pagé (MP3)

@RDImatinWeekEnd L’utilisation des médias sociaux dans la campagne électorale : les bons coups et les mauvais coups. http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7332343 (entrevue télé)

L’évaluation des présences sociales des chefs et des partis politiques fédéraux Lire la suite »

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