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Personnel et peut-être même hors sujet

Les néo-Boomerangs, le concours “des vrais”

Comme suite à un crie du coeur de Sylvain Carle, en réaction au billet de Pat Front de Bœuf Tanguay, CFD propose le NéoConcours2.0.

Je laisse d’abord la parole à Sylvain

Sérieusement, les prix boomerangs récompensent ce que les gens qui organisent, jugent et participent aux prix boomerangs veulent voir, soit de “l’expérientiel” parce que ça se vends mieux au client et que c’est adapté au cycle “on vends, on produit, on passe au projet suivant” des grandes agences interactives qui ont leurs racines dans l’industrie de la publicité.

Oui, c’est de la grosse généralisation, oui il y a parfois des individus, ou des projets ou des agences qui sortent du moule “flashturbatoire”. Mais on ne peut pas blâmer un processus biaisé de produire des résultats biaisés (et si on organisait un concours des sites webs les plus accessibles, ça serait naturellement biaisé vers un type de site… accessible, that’s life).

Donc je suis sérieux. Je ne sais pas comment on va nommer ce concours, ou si même on veut faire un concours (c’est peut-être ça la racine du problème) mais moi j’ai envie d’un autre type de représentativité de “l’industrie du web” à Montréal… Avec ce qu’on voit autour des *camps, des meetups, des yulblog et biz, de Pecha Kucha, de la série Interfaces à la SAT… Il me semble qu’on devrait approcher d’une certaine masse critique pour faire autre chose, autrement.

Peut-être que ça ne sera pas mieux, en fait certainement pas, parce que c’est de la “grosse” job d’organiser quelque chose comme les boomerangs, mais il me semble qu’il y a tout un pan l’industrie internet au Québec, celui des artisans qui ont la culture internet comme source principale, la culture du blog, de l’hyperlien, du média spécifique qu’est le web, tout un pan qui n’est pas du tout représenté, qui n’a pas voix au chapître.

Pour en venir à l’idée de CFD

C’est simple, tout le monde peut être juge, tout le monde peut être partial (ou même impartial si ça vous chante) et j’autorise même les conflits d’intérêt (tant qu’à la jouer ouverte, on va la jouer ouverte!). Le 11 janvier à 14h00, vous devez publier sur votre blogue (oui, oui à vous!), vos trois meilleurs sites/projets de 2007, et vos trois personnalités web de 2007. Vous devez, en introduction, nous expliquer vos critères et votre démarche et, pour chacun des sites/projets et des personnalités, nous présenter votre analyse.
Pour le côté festif, je vous autorise à tous vous à déboucher une bière en même temps. On se trouvera un canal de clavardage pour assurer l’aspect synchrone du party (c’est pour ça que c’est un vendredi!).

Donc, j’appuie, je cautionne, je reproduis, j’hyperlie et j’embarque. Je propose même le nom de néo-Boomerangs YapasdePresse. Et vous vous embarquez?

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Personnel et peut-être même hors sujet

Les Boomerangs ne font pas l’unanimité

Il semble que je ne sois pas seul à me demander si les Boomerangs pourraient intégrer les concepts de rentabilité et couronner autre chose que du Flash! Pat Tanguay fait toute une sortie et invente un nouveau mot que j’aime bien «  Flashturbatoire ».

Les gagnants? Flash, Flash, Flash, Flash, Flash, Flash, Flash, Flash. Pas des sites utilisant Flash, des sites complètement EN Flash. 37 Boomerangs internet donnés, 8 à des sites non Flash dont 3 pour “Information / Média” ou on ne retrouve à peut prêt jamais de Flash anyway donc il n’avaient pas le choix.
En passant, vous faites encore des sites avec un personnage qui parle au visiteur? Sérieux? En 2007? C’est quand la dernière fois que vous vous êtes promenés sur le web pour autre chose que visiter les sites galleries de flashturbation? 1997?
Du Flash C’EST PAS DU WEB CALVERT! Vous primez des “sites” qui sont en fait des CD ROM accédés par internet. Ces “sites” là ne sont pas vraiment accessible, pas vraiment indexables (engins de recherches), ils souffrent d’une utilisabilité des plus douteuse et leurs “pages” ne sont pas des pages et ne sont pas linkables. Au lieu d’utiliser les standards web ils utilisent une technologie propriétaire qui requiert un logiciel propriétaire pour les créer et un player propriétaire (gratuit, je l’admet) pour les accèder. Le web c’est un média flexible, ouvert à tous pour la consultation et ouvert à tous pour la création. De donner des prix pour la “communication interactive” à des mottons de Flash qui flottent au dessus du web comme des étrons sans vraiment s’y imbriquer, s’y fondre et s’y mélanger, c’est poche, c’est arriéré et c’est un complet manque de vision.

Aouch! Ça fait du bien de voir moins politically correct que soit. Bravo Pat. Il y a même CFD qui pour une fois est d’accord avec moi. Faut croire que Noël s’en vient?

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L’aveuglement des grosses agences

p>MAJ

Ceci est un cas un peu fictif et exagéré aux fins de la démonstration…

Hier soir, j’étais au rendez-vous qu’avait donné le copain Yannick Manuri pour le lancement de sa nouvelle entreprise Espresso. Après le cocktail, plusieurs copains dont Guillaume Brunet et moi-même somment allé souper dans un petit resto. L’un des convives est un bonze marketing Internet de l’une des grandes agences de pub (je ne dévoilerais pas son nom pour protéger son identité). Guillaume et moi le haranguions à l’effet que sa grosse agence était extrêmement bien placée pour positionner convenablement le commerce électronique, le marketing internet, le web 2 et toutes ces innovations « user generated content » pour ses gros clients. Il nous répondit que nous, les petits consultants qui travaillent avec de petits budgets pour de petites boîtes nous ne serions pas capables avec nos blogues de dépenser les sommes colossales que ses clients dépensent pour afficher leurs produits de masse (il parlait de $X dizaines de millions par ans).

Guillaume lui disait que de faire des sites en Flash, qui s’excluent de 60% de trafic naturel, pour ensuite faire de la bannière et pas de SEM était une solution facile pour générer des revenus pour sa boîte, mais que c’était de la merde et qu’ils ne donnaient pas les bons signaux aux marchés. Alors, le débat devint vite très animé et il nous disait que feriez-vous pour untel afin de dépenser les $X dizaines de millions qu’ils nous donnent?

Le débat était si vif que jamais je n’ai pu vraiment lui dire le fond de ma pensée. La voici donc!

– La firme $X dizaines de millions dont il parle a déjà lancé son blogue corporatif (au niveau international) et ce blogue a permis d’arrêter (à tout le moins de ralentir) la baisse de vente constante que connaît cette entreprise. Faites la même chose au niveau national.
– Un de ses compétiteurs a ouvert un blogue extranet sécurisé pour gérer les interactions avec les journalistes mondiaux qui s’intéressent à leur produit. Ça pourrait aussi se faire pour cette entreprise.
– Ses compétiteurs ont eu le flair d’aller dans Second life et de jouir de retombés PR et marketing gigantesque à moindres coûts. De plus, ils font de la R&D avec le Web 3D et ces apprentissages seront très rentables à moyen terme (il voulait savoir comment dépenser le fric du client. Me semble que ce serait une manière intelligente et instructive pour l’agence et son client, de le faire).
– Faite un site en HTML avec du Flash intégré, travaillez le positionnement naturel (oui je sais c’est long, ardu et les marges bénéficiaires de l’agence ne sont pas si bonne pour quelqu’un qui travaille  vraiment. Alors, augmentez celles-ci et expliquer au client pourquoi ça coûte plus cher à court terme et comment ça rapportera plus à long terme) et faites des campagnes de SEM. Le taux de clics et de conversion est plus fort que la bannière.
– Annoncez dans les blogues avec de la pub d’image. Le CTR est plus fort que dans les portails et le lectorat plus assidu.
– Faite des wikis explicatifs et évolutifs au lieu de l’abondante littérature papier qui accompagne ce produit. Rendez ces wikis accessibles sans fil.
– Développez du viral intelligent et de l’advergame.
– Permettez aux clients finaux d’exprimer leurs besoins et les spécifications techniques qu’ils aimeraient voir ajouter au produit, en temps réel, au lieu de faire des focus groups à ne plus finir et qui ne donnent souvent que très peu de suggestions innovantes de toute façon.
– Faites du blog seeding et invitez les blogueurs à essayer le produit gratuitement, sans demander d’éloge, mais en exigeant leur critique objective en retour.
– Embrassez le web 2.0 et expliquez en profondeur à votre client pourquoi il devrait faire de même.

Il est trop facile de se cacher derrière le mur du « mon client veut faire de la télé et on lui dit que le Web est bon, mais il ne nous croit pas ». Le ROI se mesure et c’est vrai que le ROI du panneau routier est difficilement mesurable, que le P.D.G. aime se voir sur ce panneau et que si on compare un média très mesurable (comme le web) à un média qui ne l’est pas, comme le panneau routier, le média mesurable peut souffrir de la comparaison.

Finalement, au début de ma carrière de consultant marketing internet, l’un des anciens patrons de cette agence, avait demandé à Guillaume et moi, comment faire pour attirer les clients finaux dans les points de vente de son client, mais sans impliquer le marchandisage, les RP, la pub traditionnelle, la promo et toutes les autres divisions de l’agence. Il m’explique qu’il était plus facile de gérer un budget seul que de travailler avec ses confrères des autres divisions et qu’il cherchait un stratagème pour faire tout cela strictement avec le web. Il nous dit que si nous avions une réponse à cette question, qu’il aurait des mandats pour nous. Je retournais donc au bureau et durant une semaine nous avons fait des recherches sur le sujet et avons tourné cette question dans tous les sens. Après avoir trouvé la seule réponse possible, nous avons rappelé le patron en question. Après plusieurs appels restés sans réponses, j’ai conclu que ce patron était un trou de cul, qu’il nous avait fait travaillé inutilement pendant une semaine pour trouver « la réponse » à sa question et qu’il aurait été plus honnête de nous dire simplement que jamais il ne travaillerait avec notre petite boîte de débutant. Voici donc notre réponse :

–De se dire une agence intégrée est une chose. De l’être vraiment en est une autre! La voie du succès marketing internet est de réellement travailler en collaboration avec tous les départements intégré d’une agence et de l’input de chacune de ses divisions jailliras l’activité publicitaire géniale qui aura réellement de l’impact. Le plus bel exemple de ceci est l’initiative "Miller Lite Virtual Racing League" (VRL)

solution
The Miller Lite Virtual Racing League, a fantasy game that allows consumers to run their own fantasy stock car racing team, complete with a stock car, a garage and a bank account with sponsorship money. By making decisions about their race team, like hiring a crew chief, recruiting and training a driver, and buying new tires, participants got to simulate the thrills of real racing. The game was designed to be the foundation of a cross-medium strategy where consumers could collect promotion codes in print and online ads, in Miller Lite packaging, and by watching Miller-sponsored broadcasts of actual stock car racing events. Back in the game, these codes could be redeemed to add funds to their sponsorship account.

results
In 2002, the site attracted nearly 305,000 registrants, a 290 percent increase over the previous year. In addition, Miller Lite Virtual Racing League was named Best In Show across all media categories from the International Food and Beverage Awards, and awarded a Gold medal in the New Media category.

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Facebook Marketing 2.0 Marketing des univers virtuels Médias sociaux Web 2.0

Les réseaux sociaux Web 2.0, ont leurs propres segments clientèle

Le mois dernier je vous parlais de Danah Boyd et de ses observations reliées aux clivages sociodémographiques observées chez les utilisateurs de Facebook et MySpace. Dans Culture Buzz, on reprend cette analyse et y ajoutant le point de vue de plusieurs autres sources qui abondent dans le même sens et élargissent le débat pour y inclure les sites de partage vidéo.

Et, au-delà, quelle est la force d’inertie d’une communauté, ou, en d’autres termes, un site web 2.0 peut-il voir son cœur d’utilisateurs glisser vers une autre classe sociale que celle originelle ?

L’analyse montre en effet deux forces qui s’affrontent. D’abord l’effet domino : le profil de la communauté se déduit de celui des early adopters. Ces derniers passant l’information à leur entourage proche, la base d’utilisateurs reste relativement homogène. A contrario, l’effet mimesis attire des utilisateurs par imitation, l’inscription à un site web s’apparente ainsi à la consommation-statut.

Ils nous partagent aussi cette vidéo amusante, qui parodie ces clivages sociaux sur les sites Web 2.0 de vidéos en ligne.

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Second Life

Certains des problèmes de Second Life

Voici une vidéo amusante de certains des problèmes que vivent les avatars de Second Life. Mais ces « bugs » sont reconstitués à partir d’être bien vivant de la firme Draft FCB. J’aime bien Second Life mais il est vrai qu’encore, certains ajustements permettront d’améliorer l’expérience dans l’univers. Cette vidéo fera très certainement sourire les aficionados, pour les autres, vous découvrirez certains des malaises qui sont encore présents sur Second Life.

Via Micth Joël

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Marketing Internet Stratégies de commerce électronique

Les avantages d’un site pourri

Après avoir longuement présenté les avantages d’une présence Web efficace, ici et ailleurs, il est rafraîchissant de découvrir qu’un site pourri, « poche », moche ou merdique, peut aussi avoir des avantages. selon Numabilis, dans son billet De l’utilité d’un site moche, il nous révèle que ce genre de site nous enseigne que :

L’absence d’identité visuelle permet de paraître neutre. (…)
Un site moche ou sans identité visuelle peut paraître sérieux. (…)
Un design moche permet de sélectionner les utilisateurs en dressant une barrière à l’entrée. (…)
Un design moche rend le site sympathique. (…)
Un site moche peut donner l’impression d’une offre plus large. (…)
Le foutoir apparent désinhibe l’utilisateur (…)
l’utilisateur s’implique d’avantage dès le début.

Rafraîchissant vous dis-je. Et que dire de sa conclusion :

Bien évidemment, je ne vous encourage pas à faire un site moche (sauf si c’est un concours) mais il ne faut pas tout tabler sur l’aspect visuel. Un site web est un savant dosage de plusieurs disciplines dont l’équilibre dépend des objectifs du site, de sa cible, du produit et/ou service. C’est pourquoi Flash est rarement un bon choix. C’est celui des graphistes qui privilégient l’aspect visuel au détriment du contenu, des fonctionnalités et de l’ergonomie (sans parler du SEO…)

J’approuve ! Surtout pour la technologie Flash…

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