Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

recette

Ma fameuse sauce aux fromages qui puent

Une de mes recettes fétiche est ma fameuse sauce aux fromages qui puent. Pour ce faire, il faut de toute évidence du fromage qui pue, de même que du bouillon de volaille. Le truc pour conserver le plus longtemps possible les fromages est de les envelopper de papier ciré. Comme ça ils durcissent à l’extérieur et restent très mangeables à l’intérieur. Il se trouve qu’aujourd’hui est la journée idéale pour faire cette sauce qui se congèle à merveille, et qui me servira pour encore plusieurs semaines. C’est qu’avec les restes de ma dinde de Noël j’ai fait un bouillon de dinde et qu’il me reste plusieurs morceaux de fromages du temps des fêtes .

Mes fromages qui puent

Bouillon de volaille

Peau et os de poulet (ou dans ce cas-ci de dinde)
Blanc de poireau, oignon et 2 branches de céleri haché grossièrement
Feuille de laurier, thym, gros sel, poivre
Couvrir d’eau, porter à ébullition et laisser mijoter trois heures.
Filtrer le tout et jeter les solides,
Congeler le bouillon dans des sacs à congélateurs par tranche de 2 tasses

Sauce aux fromages qui puent

2c/tab de beurre
3 c/tab farine
2t bouillon de volaille ? c/thé sel ? c/thé poivre blanc
1 pincée de muscade fraichement râpée
1 jaune d’œuf
1/2t crème à 10 %
3 oz de fromages qui puent (avec idéalement une forte dose de bleu, râpé ou en cube)

Dans ce cas-ci j’ai fait une recette quintuple parce que j’avais beaucoup de bouillon de dinde et de fromage qui pue. Comme c’est autant de trouble d’en faire une recette simple que d’en faire une recette multiple et qu’elle se congèle très bien, j’aime bien y aller pour le maximum de quantité. Dans un chaudron, faire fondre le beurre à feu moyen, puis ajouter tranquillement la farine et cuire quelques minutes en évitant de faire dorer la farine. Ajouter le bouillon de volaille en fouettant sans arrêt et porter à ébullition. Laisser mijoter 20 minutes en fouettant occasionnellement.

Dans un bol, mélanger le jaune d’œuf et la crème. Incorporer tranquillement au reste de la sauce. À feu doux, ajouter les épices le fromage et mélanger jusqu’à ce que la sauce soit lisse et homogène.

Cette sauce peut servir à faire un plat de pâtes, auquel je rajoute par exemple des morceaux de jambons et des épinards que je fais tomber dans le beurre avec des échalotes françaises. Mais elle peut servir aussi à une foule d’autres choses par exemple, en entrée. Vous mettez des asperges blanchies dans un ramequin, que vous faites gratiner. (D’accord, il ne s’agit pas de recettes très santé, mais vous mangerez bin de la salade à côté pour vous déculpabiliser…

P.-S. La beauté de cette sauce est qu’elle ne goûte jamais pareil (parce que de toute évidence, mes restants de fromages sont toujours différents). C’est donc un plaisir renouvellé de découvrir son goût à chaque fois…

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Bibitte Électrique

Rétrospective musicale 2011 de Bibitte Électrique

C’est avec grand plaisir, après une attente de 2 ans, que je mets en ligne la Rétrospective musicale 2011 de ma chère Bibitte Électrique…

L’air du numérique

Constat :

En me questionnant sur mon choix d’albums préférés de l’année 2011, j’ai réalisé que je n’avais jamais écouté autant de « single » que depuis l’époque ou j’achetais plus de 45 tours que de 33 tours. On appelle ça le progrès… Le numérique me permet de naviguer sur plusieurs sites, blogues et pages de musique pour m’intéresser aux nouvelles parutions d’artistes connus et inconnus, en écoutant des extraits de leur nouvel albums ou EP. Je peux ensuite décider d’en savoir plus (ou non) sur l’œuvre dans sa totalité. Cependant, cette excursion exige du temps et je me rends compte que j’ai souvent plus envie de découvrir les nouveautés plutôt que de choisir une œuvre, l’écouter à plusieurs reprises, l’investir et l’approfondir. Il y a bien sur des avantages à l’un comme à l’autre. On ne peut pas être partout. Ceci dit, je n’ai pas à choisir de faire plus l’un que l’autre, j’ai juste besoin d’avoir plus de temps et surtout d’avoir du plaisir. Parce que dans la vie, il n’y a pas que la musique. Il y a aussi mes amours Michelle, Charlotte et mon petit-fils avec qui d’ailleurs j’ai déjà eu ma première danse sur Honey Bunny de Girls. Ce qui suit est la liste d’albums que j’ai pris le temps d’écouter à plusieurs reprise et d’apprécier parce qu’ils m’ont soit totalement impressionnée, soit m’ont tout simplement plu d’un bout à l’autre.

Cette liste n’est pas par ordre de préférence et veuillez noter que certains albums sont accompagnés d’un vidéo et que les hyperliens des autres mènent sur une trame musicale sans vidéo.

Albums qui m’ont impressionnée

– Colin Stetson Album New history warfare vol. 2 Judges
Un homme son saxophone et son souffle

– Nicolas Jaar Album Space is only noise
À peine majeur (21 ans) et autant à dire : un son minimaliste, organique, soulfull et à prendre à toute heure du jour

– Shabazz Palaces Album Black Up

Mon album hip-hop de l’année avec des beats incomparables

– Josh. T. Pearson Album Last of the Country Gentleman

L’amour, la déchirure, le temps, le silence… et son écho.

– Atlas Sound Album Parallax
Bradford Cox est un prolifique créateur avec ses multiples projets dont son autre groupe Deerhunter. Sur cet album, mon crooner de l’ère moderne…

– EMA Album Past Life Martyred Saints
Ma découverte féminine de l’année. Folk noise grunge. Du ténèbre à la lumière.

Les albums qui m’ont plu et que j’ai fait jouer en boucle

– Fleet Foxes Album Helplessness Blues

– Girls Album Father Son Holy Ghost

Vomit est sans aucun doute la pièce que j’ai écouté le plus cette année (fait dire Michelle)

– Metronomy Album The English Riviera

-Baxter Dury Album Happy Soup

– Chad Vangaalen Album Diaper Island

– Kurt Vile Album Smoke ring for my halo

– SBTRKT Album SBTRKT

– Youth Lagoon Album The year of hibernation

– Destroyer Album Kaputt

– Thurston Moore Album Demolished thoughts

– Dumbo gets mad Album Elephants at the door

– Ringo DeathStarr Album Colour trip

– Cass Mc Combs Album Wit’s End

– Siskiyou Album Keep away the dead

– Little scream Album The golden record

– When Saints Go Machine Album Konkylie

Et pour terminer, mes deux Franco-Québécois préférés de cette année 🙂

– Philippe B. Album Variations fantômes

-Éric Goulet Album Volume 1

Je tiens aussi à remercier particulièrement le copain Facebook Jean-François Bédard et sa pertinente page (((((bAKE!’s Playlist!!!))))), avec laquelle je prend mon premier café les jours de semaine. Je remercie aussi Jean-François Rioux et son émission Les Criquets Crinqués en onde depuis plus de 10 ans à CISM 89,3FM et Eric Robillard pour ses encouragements et qui devrait lui-même avoir sa page musicale sur Facebook.

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Economie des affaires électroniques Edito sans question politique et internet

Le plan nord, le plan nerd et LeWeb

La semaine dernière avec une dizaine d’autres Québécois, j’étais au Davos de l’internet, c’est à dire à la conférence LeWeb à Paris. Pour vous donner une idée de l’ampleur et de l’importance de l’événement, disons que l’an dernier nous étions invités à la mairie de Paris et que cette année, 300 des 3500 congressistes étaient reçus à l’Élysée par Sarkozy lui-même, alors que les autres fesaient la fête au Carrousel du Louvre. Ça donne déjà une idée.

Toujours est-il que la crème des entrepreneurs technos de la planète (avec entre autres, pour ne nommer que celui-là, Eric Schmidt, le «executive chairman» de Google en personne), des « ventures capitalist » les plus importants, des agences de presse et médias de la planète les plus influents, convergent vers Paris pour trois jours de délibérations, présentations, concours de start-up, ateliers et rencontres exceptionnelles. Pendant ce temps, le gouvernement du Québec avance son idée du siècle, Le Plan Nord, nos médias ( comme le note à juste titre Claude Malaison) reprennent les textes des agences de presse plutôt que de profiter de la dizaine de Québécois qui y sont et aucun représentant gouvernemental tant du Québec que du Canada, n’y fait acte de présence.

Je rappelle que l’industrie des TI au Québec (25 milliards)est 2,5 fois plus importante que celle du tourisme, et est sans ministre, ministère ou vision économique. Que le ministère de la Culture du gouvernement du Québec investit 170 000$ pour que nos chanteurs prennent d’assaut le festival South by southwest et y chantent des chansons (ben oui, la culture elle aussi a un ministre et un ministère). Qu’un organisme largement commandité et subventionné, MforMontreal, y était aussi. Qu’un important pan de ce festival est dédié à l’interactif, mais que malheureusement, l’interactif (comme le web ou les TI) ce n’est sans doute pas assez payant ou important pour qu’on y soit de façon organisée.

Je rappelle que lorsqu’on discute du Plan nord, on parle surtout de dilapider nos ressources naturelles non renouvelables et que pendant ce temps, la Finlande, l’Irlande et l’Islande accueilleront de nouveaux centres de données de Google et Microsoft parce que là-bas, il paraît qu’il fait assez froid pour refroidir la chaleur des centres de données et que l’électricité et la géothermie y sont peu dispendieuse. Nous pourrons sans doute leur envoyer nos chanteurs pour qu’ils se divertissent un peu, et nos matières premières pour qu’ils construisent leur avenir…

Tandis que le pote Sylvain Carle réclame « Un plan Nerd », que plusieurs acteurs de l’industrie réclament un Plan Numérique pour le Québec et que le gouvernement du Québec « se demande » s’il est opportun de faire des données ouvertes gouvernementales, la France est déjà passée aux actes avec son portail data.gouv.fr, mets sur pied son Plan numérique, envoi Éric Besson, son Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique faire un tour à LeWeb et monte un impressionnant kiosque « Where else ? France for sure » chapeautée par InvestinFrance, tout en étant certain d’avoir suffisamment d’employés, de fonctionnaires, de politiciens (Sarkozy lui-même et Delanoë) et de petits fours/champagne pour charmer la galerie.

Oui, mais vous me direz, LeWeb est en France, c’est un peu normal! Je répondrais ha bon ! C’est quand la dernière fois que la mairie de Montréal a ouvert ses portes pour les congressistes d’un événement techno à Montréal (disons le Webcom) ? Je demanderais c’est quand la dernière fois qu’un premier ministre du Québec ou du Canada a reçu en grande pompe la galerie « geek » pour que leur « venture capitalist » viennent s’installer ici ?

Je noterai aussi que la Suisse, petit pays sans doute comparable au Canada, est à LeWeb depuis des années avec l’initiative MorethanChocolate, qu’elle donne du chocolat en main propre à plusieurs congressistes, tout en prenant la peine de leur présenter les start-up qui les accompagne.

À quand notre initiative Morethanpoutine ?

Entre-temps, la dizaine d’autres passionnés québécois et moi-même continuerons d’aller à LeWeb à nos frais, et nous tâcherons d’agir comme ambassadeurs de la geekitude québécoise…

MAJ

Juste pour en rajouter une couche, je vous rappelle que le gouvernement du Québec va dépenser $800 millions (je répète, HUIT CENT MILLIONS) pour équiper les postes de travail de nos fonctionnaires de logiciels Microsoft. Pourtant, c’est en Irlande que Microsoft installe un de ses centres de données…

Entretemps, on va subventionner des entreprises pour qu’elles viennent extraire nos richesses naturelles et les envoyer se faire transformer ailleurs. On appelle ça de la subvention à la création d’emplois. C’est fou comme nous avons de bonnes idées économiques…

Microsoft labs location worldwide = ben non, il n’y en a pas au Québec
Microsoft Data Center Worldwide (remarquez que le Canada est en blanc, donc considéré comme un marché, mais c’est ce qui est en jaune qui est un centre de données. Infos additionnelles chez ZDnet)

Lors de LeWeb, Éric Schmidt était fier d’être avec Sarkozy pour inaugurer à Paris un nouveau centre de recherche de Google de $100 millions d’euros…

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Les médias sociaux 101 et 201 Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux

Mes entrevues sérieuses, philosophiques et rigolotes à LeWeb

C’est toujours un plaisir de visiter les cousins à Paris pour le Davos du Web, c’est-à-dire le congrès LeWeb de Géraldine et Loïc Le Meur. Comme je commence être un petit peu connue outre Atlantique, on me demande souvent de données des entrevues à divers médias et/ou blogues d’affaires. Ainsi, voici une sélection des infos pertinentes, des coups de gueule et des conneries que j’ai eu le plaisir de partager avec les potes français. (Oui je suis méchante quelquefois, mais c’est toujours fait avec amour.)

Mon entrevue avec Jeremiah Owyang et Fred Cavazza à propos des médias sociaux dans l’entreprise.

Mon entrevue sérieuse avec TV5 Monde à propos de ce que je fais à LeWeb

Mon entrevue mi-figue, mi-raisin avec le portail Locita (et mon coup de gueule « les éditeurs Français c’est des conards). À ce propos, vous pouvez télécharger gratuitement les deux premiers chapitres de Les médias sociaux 101(PDF) et le premier de Les médias sociaux 201(PDF).

Mon entrevue Coup de gueule pour France Télévision avec Jean-Michel Billaut, dans laquelle je me scandalise de sa situation SCANDALEUSE, qu’il explique remarquablement bien dans l’un des billets les plus touchants du Web Cela fait 2 ans que je n’ai pas pris de douche…

L’intro de France Télévision

JAZZ ON THE WEB : suivez Jazz! Jean-Michel Billaut, blogueur influent à mobilité réduite, fait son web 11 de chez lui grâce à Jazz, son avatar. Pour Jean-Michel Billaut, être présent sur le Web 11 via le robot Jazz, c’est l’occasion de rencontrer des blogueurs du monde entier. Parmi eux, la québecoise Michelle Blanc. Cette spécialiste du e-commerce et des stratégies numériques assume aussi sa transexualité. Elle a pris fait et cause voilà quelques mois pour Jean-Michel qui n’arrivait pas à toucher la subvention destinée à aménager son logement. Grâce au Web 11 et à Jazz , ils ont pu échanger quelques remarques, la convivialité québecoise a fait le reste…

Mon entrevue philosophique avec le blogueur William Réjault, pour lequel je réponds aux deux questions :
Quel est le meilleur conseil que l’on m’ait jamais donné ?
Lorsque ça ne va pas, quelle image ai-je en tête ?

Finalement, comme chaque année, je fais aussi la folle de service pour France télévision et je m’amuse à jouer les « speakrine Française ».

En terminant, vendredi je serai aussi en direct sur France5, via Skype (et via un clip qui a déjà été tourné à Paris) pour l’émission du copain Cyrille De Lasteyrie (mieux connu sous le pseudo de Vinvin) Le Grand Webze. Le sujet sera « Internet et la vie privée-vie intime ». Je ne sais malheureusement pas si cette émission sera disponible en format web ici ?

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entreprise 2.0 Médias sociaux Web 2.0

Jeremiah Owyang, L’entrevue avec Fred Cavazza et moi-même à LeWeb

Hier, Fred Cavazza et moi-même avons eu la chance d’interviewer Jeremiah Owyang qui présentera aujourd’hui l’allocution Climb the Social Business Hierarchy of Needs dans le cadre de l’événement LeWeb à Paris. Jeremiah en plus d’être franchement sympathique, est aussi l’une des autorités mondiales en matière d’utilisation des médias sociaux en entreprise. Fred est son équivalent pour la France. Nous avons discuté du niveau d’implantation des médias sociaux dans la grande entreprise, de la place qu’ils devraient prendre dans les fonctions traditionnelles de gestion, du futur des médias sociaux et de ROI. Alors bonne écoute et bonne lecture.

MAJ

Merci à Christian Aubry et Josée Plamondon d’avoir eu la gentillesse de capter cette discussion

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Code-source libre Démocratie en ligne Gouvernement électronique Innovation politique et internet

Données ouvertes, encore une fois le Québec en retard sur la France (LeWeb)

C’est avec étonnement, ravissement et déception que ce matin j’ai discuté avec Valérie Schlosser, chef du projet Etalab du gouvernement français. Étonnement, parce que ce matin lors de l’événement LeWeb, j’ai pu constater de visu l’étendue de l’ouverture des données du gouvernement français (comme vous le pouvez aussi d’ailleurs), en visitant le site Data.gouv.fr qui est en ligne depuis lundi. Ravissement parce que ces données sont sous format fichier .csv, permettant à tous d’y avoir accès et de les reformater pour en faire de nouvelles données issues des combinaisons que l’entreprise voudrait bien en faire.

Ainsi, les données sont en licence ouverte » :

La « Licence Ouverte / Open Licence » présente les caractéristiques suivantes :
• Une grande liberté de réutilisation des informations :
o Une licence ouverte, libre et gratuite, qui apporte la sécurité juridique nécessaire aux producteurs et aux réutilisateurs des données publiques ;
o Une licence qui promeut la réutilisation la plus large en autorisant la reproduction, la redistribution, l’adaptation et l’exploitation commerciale des données ;
o Une licence qui s’inscrit dans un contexte international en étant compatible avec les standards des licences Open Data développées à l’étranger et notamment celles du gouvernement britannique (Open Government Licence) ainsi que les autres standards internationaux (ODC-BY, CC-BY 2.0).
• Une exigence forte de transparence de la donnée et de qualité des sources en rendant obligatoire la mention de la paternité.
• Une opportunité de mutualisation pour les autres données publiques en mettant en place un standard réutilisable par les collectivités territoriales qui souhaiteraient se lancer dans l’ouverture des données publiques.

Finalement ma déception découle de notre retard par rapport à la France, qui ne fait que grandir. En effet, il y a quelques semaines, je vous disais dans mon billet Henri-François Gautrin, faudrait peut-être l’écouter cette fois-ci que le gouvernement du Québec se penche ces jours-ci sur la question des données ouvertes. Alors nous sommes encore à l’étape de la réflexion. Pour l’action, faudra sans doute encore attendre plusieurs mois, voire plusieurs années, avant que nos ordinosaures fonctionariales ne se diguidinent un tant soir peu ?

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Personnel et peut-être même hors sujet

C’est le sida qu’il faut exclure, pas les sidatiques

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Il y a deux ans j’acceptais d’être présidente d’honneur des célébrations de la Fierté de Montréal. J’eus donc le loisir d’être immergée dans la culture et le réseau LGBT. Après une couple de jours à être très présente sur le site, il y avait un homme qui m’impressionnait par sa vivacité d’esprit, son très grand talent artistique et son entrain. Il me prit à part et me dis : tu sais Michelle, je suis séropositif. J’étais bouche bée ! Je ne savais quoi répondre. C’était la première fois de ma vie que quelqu’un me disait ça et comme je le trouvais vraiment sympathique et en pleine forme, je me disais, mais voyons, ça ne se peut pas, pas lui ! Mais malheureusement c’était le cas, et ça l’est toujours aujourd’hui. Il est toujours aussi talentueux, plein d’entrain et oui, séropositif…

Toujours est-il que l’organisme COCQ-SIDA m’a demandé d’être l’une de leurs porte-étendards pour la campagne de lutte contre la discrimination envers les séropositifs et que j’ai accepté avec grand plaisir. Vous pouvez vous aussi participer à cette campagne sur les médias sociaux en téléchargeant l’application Facebook, en visitant la page Facebook, le blogue ou le compte Twitter et en partageant ces informations à votre tour. Mais surtout, vous pourriez aussi (vous devriez) garder l’esprit ouvert et comprendre que les séropositifs ont encore énormément de « positif » à offrir à la société…

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Personnel et peut-être même hors sujet

La roue sans fin de l’intimidation

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Pas facile d’être victime d’intimidation sur le web. Pas facile de régler ça. Pas facile de faire cesser. Pas facile de jouer à l’autruche et de faire semblant qu’on ne voit pas. Le bourreau tire son plaisir pervers à faire souffrir l’autre et de le savoir en tourment. Si vous faites semblant de ne pas voir, vos amis (bien intentionné) vous rappelleront qu’un trou de cul se moque, caricature méchamment, insinue, colporte des conneries ou des mensonges à votre propos. Pire encore, imaginez que ce soit imprimé dans le journal, que ça fasse le tour du Web et que vous voyez des gens pour qui vous aviez de l’estime « trouver ça drôle ». Le couteau de la torture sera maintenant tenu inconsciemment par des gens que vous aimez.

Depuis plusieurs mois déjà j’ai un bourreau personnel (en plus des nombreuses menaces, menaces de mort et calomnies à gérer venant d’autres imbéciles, entre autres parce que je suis différente). Lorsqu’il arrive que je lui réponde, une armée de trolls me dit que je suis parano, que je n’ai qu’à m’en foutre et qu’il disparaîtra, que j’ai la mèche courte, qu’il n’est pas méchant, que je dois apprendre à prendre la critique.

C’est une roue perverse sans fin. Si je ne réponds pas, on me le souligne, si je réponds, on me le reproche.

Difficile la cyberintimidation et des fois je comprends les jeunes qui sont aux prises avec ça de paniquer, de perdre leurs repères et de sombrer dans le désespoir. J’ai la chance d’avoir des bouées. Mon amour, ma chienne, mon nouveau petit-fils, ma microfamille, mes amis et mes clients. Je n’ai que peu de conseils à donner pour gérer la cyberintimidation que moi-même je n’arrive pas à endiguer, sauf de se rapprocher de ses bouées, lorsque le vent souffle trop fort…

MAJ

Le photomontage est de Renart Léveillé et l’homme qui en fait parti (Simon Jodoin, mon bourreau personnel depuis des mois) est journaliste au Bang Bang Blog appartenant à Voir. Il signe bien évidemment avec sa photo « comique » son compte Twitter et bien d’autres présences Web…

MAJ2

Dans la roue de l’intimidation il y a le bourreau et la victime mais aussi tous ceux qui trouvent ça drôle ou qui ne disent rien…

Le texte qui suit m’aide à comprendre et à me soulager…

Tiré de http://cfdt.landes.pagesperso-orange.fr/outil2.html

Alerte Harcèlement
Quelques repères concernant la personnalité à profil pervers narcissique

Portrait du bourreau :

Il peut parfois même être charmant au premier abord. Puis son ton se fait monocorde, son discours condescendant, son air supérieur. Ses armes favorites : isoler, disqualifier, refuser la communication, brimer. Inutile de le(a) raisonner.

Il n’éprouve pas de culpabilité (devant la loi il peut faire semblant). Son talent : taper là où ça fait mal et se faire passer lui-même pour victime de la prétendue incompétence ou malveillance de son bouc émissaire.

Lorsque la cible décide de se soustraire à ses assauts, il peut faire preuve de gentillesse (pour la ramener dans ses filets), sinon il se cherche une autre proie.

Portrait de la  » victime  »

Douée, consciencieuse, avenante, donne le meilleur d’elle-même. Des qualités que le pervers convoite. Vive et extravertie, qui exprime ses réussites et ses bonheurs. Généreuse, elle ne peut se résoudre à la perversité et il n’est pas rare qu’elle cherche des excuses à son bourreau.

Ce qui accroît sa vulnérabilité, c’est son sens des responsabilités et sa propension à se culpabiliser… elle admet trop facilement la critique et se tue à donner satisfaction.

MAJ3

J’ai longtemps vécu l’intimidation lorsque j’étais enfant. À partir de la sixième année, j’ai frappé un agresseur d’un coup de poing pour la première fois. Il est tombé raide. Des fois j’ai le fantasme d’être encore une enfant…

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Personnel et peut-être même hors sujet

LeWeb de Géraldine et Loïc Le Meur à Paris

LeWeb - Register Now!

C’est avec un plaisir renouvellé que je vais aller à la conférence LeWeb à Paris la semaine prochaine, à titre de blogueuse invitée. Je me ferai un plaisir de documenter les présentations qui me toucheront particulièrement et de jaser avec les copains français et venant des quatre coins de la planète, qui convergent vers cet événement de classe mondiale qui traitera cette année de SOLOMO (pour social, local, mobile).

Malheureusement, plusieurs d’entre vous ne pourront faire le voyage, mais tout n’est pas perdu. Vous pourrez suivre pratiquement toute la conférence gratuitement, via YouTube, Twitter, différents blogues et plateformes en cliquant sur ce lien. Mais je vous dis déjà (comme j’en ai souvent parlé dans ce blogue) que la conférence LeWeb est désormais un événement incontournable pour qui est (comme moi), passionné des technologies, pratiques et usages internet…

P.-S. Comme le mentionne le pote Claude Malaison, un imposant contingent de québécois y seront pour vous en reparler et non (à ce que je sache), le gouvernement du Québec et la maison du Québec à Paris n’y sera pas, ne nous est d’aucunes aide pour ce périple que nous faisons tous à nos frais et ne profitera sans doute pas (pour le plus grand bien du gouvernement 2.0) des précieux apprentissages qui s’y feront…

MAJ
Une réponse au Plan Nord du gouvernement du Québec: Le Plan Nerd de Sylvain Carle

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entreprise 2.0 Médias sociaux Stratégie d'affaires Technologies Internet Web 2.0

Le Web 2.0 dans l’organisation, opportunités et défis

Des fois la synchronicité fait bien les choses. Ces dernières semaines je me suis penchée sur l’importance du web et des médias sociaux dans l’organisation et sur Le web, les médias sociaux et la grande entreprise, de quelle fonction d’affaires s’agit-il ?

Et voilà que deux études viennent compléter admirablement bien cette réflexion. Il s’agit du livre blanc du CEFRIO Les usages du web 2.0 dans les organisations et du PDF de Capgemini/MIT DIGITAL TRANSFORMATION: A ROADMAP FOR BILLION-DOLLAR ORGANIZATION.

On y apprend qu’il faut

(…)comprendre les changements fondamentaux occasionnés par l’intégration progressive des technologies Web 2.0 au sein de la chaîne de valeur des organisations publiques et privées. Loin d’être uniquement technologiques, les défis liés à ces changements sont d’ordre culturel, organisationnel, managérial et, bien sûr, ils sont liés également au développement de nouveaux usages collaboratifs qui font appel à l’organisation même du travail.

Les organisations publiques et privées se transforment rapidement en réaction à l’arrivée d’une nouvelle génération de travailleurs qui ont grandi à l’ère du numérique (« génération C »), à la suite des pressions systémiques du marché dans lequel elle évolue, mais également suivant les exigences nouvelles de ses clients et usagers.

Ces transformations, jumelées aux nouvelles possibilités du Web 2.0, font émerger de nouveaux usages collaboratifs qui doivent être intégrés aux processus de l’organisation afin d’en tirer tout le potentiel. Des réflexions autour de scénarios de mise en œuvre doivent faire émerger de nouvelles sources de valeur. On doit dépasser les réflexions technologiques ou limitées aux ROI pour considérer l’Entreprise 2.0 dans sa globalité et ainsi saisir les opportunités à tous les niveaux de l’organisation.

Malheureusement, dans le document de Capgemini/MIT, on réalise qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. Ainsi :

• Companies face common pressures from customers, employees and competitors to begin or speed up their digital transformation. However they are transforming at different paces with different results.

• Successful digital transformation comes not from implementing new technologies but from transforming your organization to take advantage of the possibilities that new technologies provide. Major digital transformation initiatives are centered on re-envisioning customer experience, operational processes and business models. Companies are changing how functions work, redefining how functions interact, and even evolving the boundaries of the firm.

• Successful DT does not happen bottom up. It must be driven from the top.

• Focus on the “how” more than the “what.” The most successful transformations we have seen focus as much (or more) on how to drive change as on the detailed content of the change. A compelling transformative vision, with related engagement, governance and KPIs will allow people throughout the enterprise to identify new “whats” to meet or extend the vision.

• Successful DT comes not from creating a new organization, but from reshaping the organization to take advantage of valuable existing strategic assets in new ways.

• Companies can do much more to gain value from investments they have already made, even as they envision radically new ways of working.

Despite the hype around innovative digital technologies, most companies still have a long way to go in their digital transformation journeys. Leadership is essential. Whether using new or traditional technologies, the key to digital transformation is re-envisioning and driving change in how the company operates. That’s a management and people challenge, not just a technology one.

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