POUR EN FINIR AVEC L’INTIMIDATION DES FEMMES EN POLITIQUE, RFEL

conférencière cyber-intimidation

C’est le 29 septembre prochain au Château Joliette, à Joliette que je serai conférencière pour le RFEL (Réseau des Femmes Élues de Lanaudière). J’y discuterai des sujets suivants :

• Survol des statistiques de cyberintimidation
• La différence légale et technique entre insulte, diffamation et harcèlement criminel.
• Le processus judiciaire et les coûts associés aux poursuites.
• Les variables risques communicationnelles des différentes plateformes médias sociaux
• Les outils et politiques de modération et les stratégies de mitigation de l’intimidation (la prévention)
• La gestion de crise
• Les bienfaits de la critique
• Comment faire du monitorage et la collecte de preuves numériques et comment monter un dossier de preuve
• Comment se remettre des agressions numériques

Vous pouvez acheter des billets sur la page web du RFEL.

Voici donc le PowerPoint de ma conférence :

Mes réponses aux questions d’un journaliste à propos de Twitter et d’Elon Musk, pour Causeur_FR

Voici les questions de Jérôme Blanchet-Gravel (essayiste, journaliste et chroniqueur) et mes réponses à propos de Twitter et d’Elon Musk, pour le média Français Causeur.fr.

-Pourquoi autant de personnalités associées au mouvement woke s’indignent autant de l’arrivée de Musk à Twitter ?

Elon Musk a plusieurs fois fait des remarques désobligeantes envers les tenants du wokisme. Étant donné que certains le perçoivent comme étant un libertarien conservateur, ses positions politiques iraient à l’encontre de l’idéologie woke. Par ailleurs, le phénomène du « shadow banning » (via Wikipedia ) aurait affecté principalement les conservateurs (https://www.vice.com/en/article/43paqq/twitter-is-shadow-banning-prominent-republicans-like-the-rnc-chair-and-trump-jrs-spokesman) en épargnant les démocrates et la gauche américaine. Or, Musk a justement fait un twitt contre cette pratique la journée précédant son acquisition de Twitter.


(https://twitter.com/elonmusk/status/1517716718382166016 ).

 

Le shadow banning (également stealth banning, ghost banning et comment ghosting1), pouvant se traduire par bannissement furtif, est le blocage (en) total ou en partie d’une communauté en ligne d’un utilisateur, ou du contenu qu’il produit, de telle sorte que celui-ci n’en ait pas conscience

 

-Quels seront les principaux changements opérés par Musk à la barre de Twitter ?

Les deux changements les plus importants qui ont été déjà mentionnés par Musk, sont qu’il rendra l’algorithme de Twitter (qui est présentement secret) Open Source. Cela veut dire que le code informatique qui régit l’automatisation de la modération sera ouvert à tous. Certains critiques jugent que cela ouvrirait grande la porte aux failles de sécurité. Je rappellerai cependant que contrairement à la croyance populaire, le code source ouvert n’est pas plus dangereux et est même possiblement plus sécuritaire qu’un code source propriétaire et fermé. D’ailleurs, la Gendarmerie française, la NSA, la CIA ou le département de la défense américaine valorisent tous le code source ouvert.

Le deuxième changement majeur est que Musk veut s’attaquer en priorité au problème des bots et des fermes de bots (robots qui font des contenus et qui peuvent augmenter la visibilité d’un contenu tierce) qui sont un facteur majeur de pollution des contenus.

Par ailleurs, Musk répète qu’il respectera les limites légales (judiciaires) des lois sur la liberté d’expression puisque comme il dit, ces lois sont la volonté du peuple et il respecte la volonté du peuple. Par contre, il bannira les pratiques de modération qui vont bien au-delà de ce qui est considéré comme étant légal.

(https://twitter.com/elonmusk/status/1519036983137509376)

-Peut-on vraiment dire qu’Elon Musk a un agenda politique libertarien ?

On peut considérer sa vision large de la liberté d’expression comme étant une position « libertarienne » mais il se définit lui-même comme étant moitié démocrate et moitié conservateur et plutôt centriste.

Politically, Musk has described himself as “half Democrat, half Republican” and “I’m somewhere in the middle, socially liberal and fiscally conservative.”

(source: https://www.youtube.com/watch?v=B1OPxitgvmw)

Rappelons aussi à ses détracteurs qu’il s’est publiquement montré inquiet des changements climatiques, des avancées de l’intelligence artificielle, qu’il a sévèrement critiqué les confinements covid, qu’il appuyait les camionneurs canadiens et mis en doute l’efficacité des tests covid. Il est donc comme plusieurs citoyens, avec des visions complexes qui peuvent à la fois être à la gauche ou à la droite d’un échiquier politique.

-Le marché des réseaux sociaux sera-t-il transformé par cette transaction ?

Twitter est unique dans le « marché des médias sociaux » en ce sens qu’il a introduit la notion de « web en temps direct » lors de la mort de Michael Jackson. C’est aussi le média social de choix pour l’élite politique internationale, les médias, les artistes internationaux et des communicateurs qui créent 80% des contenus du web, hors de Twitter. C’est donc l’un des hauts lieux de l’influence du web, de la politique et des médias. On parle même de « diplomatie Twitter » expression qui n’a jamais encore été utilisée pour d’autres médias sociaux. Je ne suis pas cartomancienne et je ne vois pas l’avenir. Je suis par contre enthousiaste face aux changements que compte mettre en place monsieur Musk pour Twitter. Je noterai aussi en terminant que monsieur Musk est un avide critique et chaud partisan de ce média social et que ce sont là deux caractéristiques très positives pour l’évolution technologique de Twitter.

L’article chez Causeur.fr
Panique chez les wokes: Elon Musk a acheté Twitter https://www.causeur.fr/panique-chez-les-wokes-elon-musk-a-achete-twitter-231642 via @causeur

La ville de La Sarre sera très innovante dans ses relations et sa communication bidirectionnelle entre les élus, gestionnaires, citoyens et employés

Ça fait longtemps qu’on parle de Web 2.0, de la communication omnicanal et bi-directionnelle, de participation citoyenne à la vie municipale et d’une foule d’autres concepts qui permettent d’utiliser le web pour « que tout le monde puisse se parler ». Mais dans la pratique, rares sont ceux qui osent vraiment faire le pas vers plus de transparence, vers l’écoute active des citoyens et des employés et vers cette participation des parties prenantes aux décisions, aux signalements des problèmes et à leurs résolutions ou à l’explication de pourquoi tel problème n’est pas et ne sera peut-être pas réglé. Les organisations, qu’elles soient municipales ou autre, ont souvent aussi une masse impressionnante d’informations qui pourraient être utiles à leurs commettants, mais qui dorment dans les ordinateurs de l’organisation. En outre, les employés sont souvent une source inouïe de connaissances qui ne demande qu’à être partagée.

Quelques exemples :

  • Les employés du service horticole d’une municipalité peuvent expliquer comment faire du compost, comment entretenir les fleurs ou le potager et ainsi se valoriser auprès des citoyens et limiter les pertes et les résidus qui se retrouveront dans les déchets municipaux.

    Le département de la voirie peut expliquer pourquoi une rue qui est de propriété privée, ne peut pas être déneigée parce qu’elle n’appartient pas à la ville, que ça engendrerait des coûts que l’ensemble de la population devrait subir et ce faisant, ça limiterait les questions répétitives aux préposés à l’information.

    Le service des incendies peut informer la population des mesures à prendre pour limiter les feux de forêt durant l’été et avertir la population via SMS, courriel ou appel automatisé d’un sinistre qui requiert l’évacuation urgente et ainsi sauver des vies.

    Les citoyens peuvent participer aux décisions budgétaires de la ville et ainsi être conscient de comment et à quel poste budgétaire leurs taxes servent réellement.

  • Nous pouvons imaginer une foule d’autres situations pour lesquelles, une fois qu’ils sont adéquatement informés, les citoyens ou employés, comprendront les décisions et initiatives ce qui facilitera la satisfaction et la vie de tous. D’ailleurs, s’ils participent à la prise de décision, l’adhésion n’en sera que plus forte et l’efficacité sera accrue.

    Oui, mais il y aura toujours des critiques!

    En effet, il y aura toujours du « chialage », des critiques et des mécontents. Mais il est plus facile de gérer les commentaires négatifs en y répondant positivement chez soi, que de laisser ces commentaires dégénérer et devenir viral sur les médias sociaux. En outre, il arrive que les mécontents soient une source importante des lacunes à corriger et des problèmes qui doivent être résolus.

    L’exemple que j’aime donner est celui d’une cliente mécontente de mon client DessinsDrummond qui écrit au président pour lui dire qu’elle ne peut monter un lit king au 2e étage de la maison qu’elle a fait construire avec le plan de DessinsDrummond. Monsieur Carignan lui répondit qu’il la remerciait de son témoignage, qu’il se rendait compte que le Code du bâtiment du Québec ne répondait pas aux besoins des consommateurs et qu’il modifierait tous ses plans de maison pour que dorénavant, un lit king puisse traverser toutes les maisons construites avec ses plans.

    Il aurait pu faire un « focus group » avec des gens ressemblant à ses clients et ils auraient discuté de la couleur du plan et de sa présentation, mais aucun n’aurait été capable de l’informer qu’un lit king ne peut être monté au 2e.

    Donc pour vous donner une idée d’où s’en va la Ville de La Sarre voici donc le :

    Résumé exécutif de la technologie, du contexte, des sites développés, des fonctionnalités et des bénéfices attendus, des futurs sites de la Ville de La Sarre

    Resume Executif Sites LaSarre v.10 by MchelleBlanc on Scribd

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    Tourisme, développement économique et recrutement, pourquoi pas une agence d’attractivité?

    Je n’avais jamais entendu parler du concept d’agence d’attractivité avant d’avoir eu le mandat d’accompagnement stratégique et de développement d’une stratégie de commercialisation numérique de l’AAAT (Agence d’attractivité de l’Abitibi-Témiscamingue).

    Mais qu’est-ce qu’une agence d’attractivité?

    En fait c’est un concept qui semble émaner d’Europe et de la France en particulier. (selon banquedesterritoires.fr)

    29 agences d’attractivité existent actuellement en France. Leur nombre est en augmentation. Dans une étude publiée durant l’été, le Cner – la fédération des agences d’attractivité, de développement et d’innovation – se penche sur leurs caractéristiques. Et constate la diversité de leurs initiateurs (régions, départements, intercos), la mixité de leurs cibles, l’élargissement de leurs missions avec une porosité entre attractivité économique et attractivité touristique de marketing… et une dynamique particulière sur le littoral.

    Ces agences, de plus en plus nombreuses, sont aussi de plus en plus diversifiées. En termes d’échelon, d’abord, car elles sont créées autant par des régions que par des départements, des métropoles ou des intercommunalités. Mais aussi en termes de contexte territorial, certaines d’entre elles étant créées pour renforcer l’attractivité d’une capitale régionale quand d’autres sont chargées de la promotion d’une destination touristique, et d’autres encore de valoriser un territoire rural…

    (…)Au-delà de ces deux dynamiques (création d’agences d’attractivité ex nihilo et élargissement des missions d’organismes de promotion de la destination à l’attractivité), l’étude mentionne deux autres évolutions favorables à l’émergence des agences d’attractivité : les fusions entre agences de développement économique et organismes de promotion de la destination (offices de tourisme, comme “Toulouse a tout”, comité départemental, comme Vaucluse Provence Attractivité, ou comité régional du tourisme, comme l’agence d’attractivité de l’Alsace) et le repositionnement d’agences de développement économique qui font évoluer leur objet et leur nom pour y intégrer la mention, voire la dimension “attractivité” , comme Aveyron Expansion devenant Aveyron Ambition Attractivité.

    Agence d'attractivité

    Source: https://www.iva.se/globalassets/info-trycksaker/attraktionskraft-for-hallbar-tillvaxt/keys-to-greater-attractiveness-and-competitiveness.pdf

    En fait les acteurs économiques, touristiques et sociaux se sont rendu compte que l’investisseur, le touriste, l’étudiant ou le futur employé, doivent souvent connaître une région, avant de choisir de s’y installer. Le « public cible » devient dès lors le même, que ce soit pour développer économiquement, touristiquement ou pour attirer des étudiants ou des employés. Ils ont aussi réalisé qu’en joignant les différents budgets marketing sous un seul chapeau, ils auraient plus d’impact sur ces publics cibles et qu’une fois sur les lieux, les acteurs spécifiques pour chacun des publics, pourraient prendre la relève et faire ce qu’ils font de mieux pour accompagner l’investisseur dans les dédales gouvernementaux afin qu’il puise investir dans une région, aider l’étudiant ou le futur employé à trouver à se loger et à s’acclimater à son nouvel environnement et au touriste, à profiter des atouts de la région.

    …« l’analyse comparative des structures portant l’appellation « agence d’attractivité » a permis d’identifier deux points communs à la plupart des agences:
    Premièrement, des démarches de marketing territorial, pouvant passer par le portage de marques territoriales;
    Secondement: une mixité des cibles, allant des entreprises aux habitants, en passant par les professionnels, les touristes d’agrément ou encore les touristes d’affaires.

    Ainsi une agence d’attractivité apparaît comme une structure qui appuie le marketing de son territoire en intervenant à la fois dans l’attractivité productive dans l’attractivité résidentielle, pour reprendre la définition liminaire de l’attractivité

    « En servant également la fierté locale, elle est aussi implicitement un moyen de rendre visible l’action des élus et de contribuer à leur réélection »

    « l’agence d’attractivité ordonne, arrange et dispose comme dans une vitrine tous les atouts pour rendre visible la destination. Ici la vitrine à destination des entreprises, là celle pour les futurs résidents, en bas une autre vitrine qui attire les start-ups, et puis une bien plus grande encore pour les touristes. Tous ces messages portent les mêmes valeurs de bienveillance, de bien-être, de développement, de réussite personnelle et professionnelle, et se déclinent selon les cibles visées et les objectifs poursuivis. »
    « La co-construction, entre acteurs publics et privés, est ainsi devenue une méthode incontournable – et plutôt bien éprouvée – dans l’élaboration des stratégies d’attractivité et des stratégies marketing qui en découlent. Gage de transversalité, de mise en cohérence et d’appropriation, la méthode a favorisé l’émergence de nouvelles dynamiques collectives dans les territoires, fait naître de nouveaux modes de fonctionnement, plus transversaux, insufflant une culture du travail en mode projet et conduisant à un début de transformation des organisations. »

    Source: Les agences d’attractivité en France, état des lieux, Clémence Binet, juin 2020, CNER (Fédération des agences d’attractivité et développement et d’innovation)

    D’autres régions hors de France telles que des régions de l’Angleterre ou des États-Unis ont eux aussi réalisé que l’économie d’échelle, l’impact financier positif d’une mise en commun budgétaire marketing de même que le développement d’une expertise de commercialisation numérique interne à l’organisation, pouvaient profiter à tous et leur permettre, une fois les clients atteints et en route pour la région, de déployer leurs expertises propres, auprès de ces nouveaux arrivants.

    Mais pour que cela fonctionne, il y a certains paramètres fondamentaux à respecter. Il faut éviter « les guerres de clocher » entre les différents joueurs d’une région qui veulent tous tirer la couverte de leur bord et se vanter d’avoir un succès éphémère avec un budget qui l’est tout autant. Il faut que les joueurs régionaux réalisent que leurs missions n’est pas que « marketing » et qu’ils sont souvent plus à l’aise avec les fonctions d’accompagnements spécifiques au secteur duquel ils œuvrent et que finalement, les élus, réalisent qu’ils augmentent les chances de succès de la région (incluant leurs villes, MRC, université, CEGEP, CLD ou agence touristique) et que les nombreux bénéfices seront collectifs plutôt qu’individuel.

    À ce chapitre, il n’est pas surprenant que l’Abitibi-Témiscamingue ait été la première région du Québec à adopter une telle approche. L’entraide régionale est déjà bien ancrée dans le tissu collectif. D’ailleurs, l’Abitibi-Témiscamingue étant une région dite « éloigné », ils ont très vite compris que la cohésion avec les voisins était l’atout parfait pour se doter d’infrastructures, quelles qu’elles soient et que seul on va plus vite, mais qu’en groupe, on va plus loin…

    Je mettais d’ailleurs ce « trait de caractère collectif » en évidence dans mon billet Comment mettre en place une initiative d’achat local dans sa région ou sa localité?

    Cependant, ces efforts, s’ils ne sont pas jumelés à une vision plus holistique des problématiques et des solutions possibles aux défaillances de commerce régional, ne seront pas suffisants. Il est impératif que l’ensemble des acteurs économiques d’une ville ou d’une région, agissent de concert pour développer chez les entrepreneurs locaux, le réflexe d’aller en ligne, de travailler ensemble et d’informer les citoyens de la localité de l’existence de leurs entreprises de proximité (que souvent ils connaissent peu ou pas du tout), des produits et services qu’ils ont à offrir et des moyens de se les procurer. En outre, une ville ou une région peut bien se faire une page Facebook et un site web répertoire des entreprises pour favoriser l’achat local, mais si les citoyens ne savent pas que cette page ou que ce site existe, ces initiatives isolées ne serviront pas à grand-chose. En outre, si les entrepreneurs ne sont pas habilités à être eux-mêmes proactifs en ligne, les retombées économiques et réelles de ces efforts risquent de ne pas être au rendez-vous. Et quoi qu’on en pense, les médias locaux traditionnels, les bannières et la signalisation locale physique en point de vente et dans la localité, ont encore une grande importance et ne doivent vraiment pas être négligés.

    Je parlais aussi de cette multiplication ad nauseam des efforts marketing régionaux non coordonnés dans Le capharnaüm du commerce en ligne et des répertoires.

    TROP C’EST COMME PAS ASSEZ

     

    Étant donné la réalité de la covid-19, tout le monde veut acheter local. C’est une très bonne chose. Mais comment acheter local est LA question que se posent de nombreux consommateurs? D’innombrables initiatives sont donc nées de ce besoin d’achat local. Chaque hiérarchie administrative, qu’elle soit sectorielle, municipale, régionale, chambre de commerce, provinciale, aide au développement économique ou autre, propose SA solution. Le problème est que LA solution doit se battre avec l’enflure de compétiteur et le commerçant ou le consommateur ne savent plus où donner de la tête et Google et Facebook pleuvent de soi-disant ressources qui se compétitionnent entre elles sans pour autant rejoindre le consommateur. J’en vois de ces pages Facebook d’achat local qui se parle entre les promoteurs qui l’on mit en place. Ou pire encore, une région que je ne nommerai pas, a mis en place un « groupe fermé » d’achat local pour lequel on doit d’abord être approuvé avant d’y avoir accès. BONJOUR L’ACQUISITION DE CLIENT???

    Puis il y a les répertoires. Les très (trop) nombreux répertoires. Chaque administration a le sien. Ajoutez à ça les répertoires de joueurs indépendants « qui ont flairé la bonne affaire », ceux des joueurs sectoriels et tous les autres.

    MAJ

    Les Cantons-de-l’est ont aussi leur initiative d’attractivité.

    Chez Tourismexpress.com

    Cantons de l’Est: une nouvelle organisation pour attirer, accueillir et retenir davantage de gens dans la région

    Depuis maintenant plus de 2 ans, la démarche Vision attractivité mobilise les citoyens, les acteurs socio-économiques et le milieu municipal afin de déployer des stratégies communes pour attirer, accueillir et retenir davantage de résidents, de travailleurs, d’entrepreneurs, d’étudiants et de visiteurs dans la région des Cantons-de-l’Est. Après des mois de concertation et de travail collectif, les partenaires et les élus de la région mettront officiellement sur pied, au cours des prochaines semaines, un OBNL dédié à l’attractivité dans la région des Cantons-de-l’Est. Le président de la Table des MRC de l’Estrie, monsieur Hugues Grimard, souligne: « Comme président de la Table des MRC de l’Estrie, je suis très satisfait que les partenaires de la région se soient donnés une vision pour travailler l’attractivité de façon concertée et non plus par secteur d’activité ou par territoire de MRC. »

    et

    Chaire de tourisme Transat: Analyse – Des territoires, une image : Vision attractivité Cantons-de-l’Est

    Beaucoup d’efforts, de rencontres et d’échanges sont nécessaires pour la réussite d’un projet d’attractivité territoriale. Il faut faire ressortir la personnalité du territoire et mobiliser les acteurs de tous les secteurs derrière une vision commune porteuse d’actions structurantes.

    Les associations touristiques régionales (ATR) possèdent de nombreuses ressources et connaissances en matière de marketing, de promotion et d’accueil. Et si leur intérêt et leurs compétences se transformaient pour mettre sur pied un projet d’attractivité territoriale en mobilisant l’ensemble des acteurs d’une région ? Voici le cas de Vision attractivité Cantons-de-l’Est/Estrie.

    Pour comprendre ma vision des enjeux numériques au Québec

    C’est le pote Éric Le Ray Ph. D. qui a insisté pour que je participe à son émission de télévision virtuelle Occident. Nous nous connaissons depuis des années entre autres, parce que nous avons été conférenciers ensemble pour discuter d’édition numérique et d’autres sujets touchant la transformation numérique de nos sociétés. Il voulait parler du plan numérique pour le Québec que j’avais développé pour le Parti Québécois. Mais il voulait aussi discuté du $4M que le gouvernement Trudeau va investir dans le numérique au Canada, d’identité numérique, d’infrastructures numériques, d’intelligence artificielle et de bien d’autres sujets.

    C’est sans doute l’entrevue la plus complète que j’ai jamais donnée sur ces sujets. Éric étant une personne qui fouille ses dossiers, ses questions m’ont forcé à faire le tour de plusieurs questions.

    P.-S.
    L’entrevue était sur zoom et à cause d’un pépin technique, je ne voyais pas Éric tout au long de l’entrevue. Il était donc difficile d’interagir avec lui au travers de l’écran qui était noir. Mais ça ne semblait pas déranger Jean-Philippe Lemieux qui disait de cette entrevue sur Twitter.

    wow.
    Michelle, merci pour l’image, le style, le verbe, le naturel, la vie.
    Merci aussi pour le propos, mais encore plus pour la forme. Le caractère, l’audace.

    Comme quoi nous sommes souvent le pire de nos critiques…

    Voici d’ailleurs certains hyperliens de textes dont nous discutons dans cette entrevue.

    Le plan numérique du Parti Québécois, trop fière de ces engagements

    L’identité numérique peut servir le bien, tout comme le mal. Quelle direction prendra le Québec?

    Pourquoi je choisis le Parti Québécois et ma réflexion politique

    Les étonnés et le rapport d’étonnement

    Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille….

    La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain

    Pourquoi la Caisse de dépôt et placement ne s’intéresse-t-elle pas à la fibre optique ?

    Les Web Services et leur impact sur le commerce B2B

    L’identité numérique peut servir le bien, tout comme le mal. Quelle direction prendra le Québec?

    Alors que j’avais développé un plan numérique pour le Parti Québécois lors des élections provinciales, j’avançais l’idée d’un passeport numérique. J’y crois toujours. Cependant, je suis aussi consciente que ça ne peut pas se faire n’importe comment et qu’à la base, le citoyen doit pouvoir contrôler ses informations personnelles. Ce n’est pas au gouvernement de contrôler ces informations, c’est au citoyen. Ces informations peuvent servir autant le bien que le mal et l’approche que le gouvernement doit prendre pour développer une telle identité peut faire toute la différence entre un outil facilitant la vie de tous et diminuant sensiblement les dédoublements d’information, la paperasserie, la fluidité des transactions avec les différents ministères voire l’efficacité des prestations gouvernementales et la réduction des coûts et la diminution de l’effectif des fonctionnaires pour faire la même chose que nous faisons déjà. Par contre, ça peut aussi servir à développer une société de surveillance, une tyrannie gouvernementale, une marchandisation de notre intimité et des informations les plus sensibles à propos de chacun de nous et l’établissement de « crédit social » à la chinoise faisant passer les devoirs avant les droits.

    Je valorisais la technologie X-Road « pour assurer la confidentialité, l’intégrité et l’interopérabilité entre les parties à l’échange de données ». X-Road est d’ailleurs membre de la Digital Public Good Alliances dont l’un des buts est de favoriser le consensus à propos de l’échange des données en mettant de l’avant certains standards à cet effet.

    6. Mechanism for Extracting Data
    If the project has non personally identifiable information (PII) there must be a mechanism for extracting or importing non-PII data from the system in a non-proprietary format.
    7. Adherence to Privacy and Applicable Laws
    The project must state to the best of its knowledge that it complies with relevant privacy laws, and all applicable international and domestic laws.
    9. Do No Harm by Design
    All projects must demonstrate that they have taken steps to ensure the project anticipates, prevents, and does no harm by design.
    9.a) Data Privacy & Security
    Projects collecting data must identify the types of data collected and stored. Projects must also demonstrate how they ensure the privacy and security of this data in addition to the steps taken to prevent adverse impacts resulting from its collection, storage, and distribution.

    Il ne semble malheureusement pas que ce sera la voie choisie par notre gouvernement. Récemment, notre ministre de l’économie valorisait l’idée d’étendre l’utilisation du passeport vaccinal à tous les commerces. Ce serait donc une sorte de cheval de Troie à l’identité numérique. Ça faisait ironiser le copain Michael Albo, scientifique des données, sur son profil LinkedIn :

    Mais oui, étendez le passeport vaccinal à tous les commerces, cela permettra de traquer TOUS les déplacements des citoyens québécois et d’avoir encore plus de données à analyser pour étudier leurs comportements d’achat afin de les croiser avec d’autres sources de données.

    Et comme les québécois aiment leur passeport vaccinal, vous avez bien raison de dire que “c’est un outil qui va probablement demeurer pour longtemps” même après la fin de la pandémie.

    La gouvernance algorithmique et la surveillance totale sont à portée de main. Nous pourrons bientôt élaborer des algorithmes qui récompensent ou pénalisent directement les citoyens sur la base de données collectées et de leurs comportements d’achat.

    Les personnes en surpoids qui se rendent trop souvent dans un fast-food ou les diabétiques qui achètent des crèmes glacées sont de dangereux irresponsables qui mettent en danger notre système de santé.

    Nous allons “rééduquer” ces criminels avec leur consentement. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
    #sarcasme #dystopie #quebec

    D’ailleurs, en 2020 il affirmait en commission parlementaire que nous devrions encourager les pharmas à venir fouiller dans nos données médicales puisque « c’est une mine d’or ». Il semble qu’on soit très loin de « la recherche d’un consensus à propos de l’échange des données ». On valoriserait même la création d’une identité numérique par reconnaissance biométrique. Pourquoi utiliser une technologie d’identité numérique qui existe déjà, qui est utilisée ou analysée par les pays les plus en avance sur le numérique et respectueuse de la confidentialité des données alors qu’on peut tout réinventer, payer des sommes astronomiques pour le faire et « donner » l’accès à nos données les plus sensibles au plus offrant???

    Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas vendre aussi nos données fiscales en même temps que nos données de santé? C’est l’idée du siècle que valorise le gouvernement de la CAQ…

    Comment certaines municipalités compromettent les données personnelles de leurs citoyens par inadvertance ou incompétence…

    L’un de mes clients municipaux me demande d’analyser deux applications (et fonctionnalités) web qu’il aimerait implanter sur son site web. La première est une fonctionnalité québécoise d’alerte multiplateforme en cas de problématique comme un sinistre, feu de forêt, avis d’ébullition, risque de gel et autres. L’autre application en est une de soi-disant intelligence artificielle municipale (en faisant valoir le concept de ville intelligente) permettant de payer ses contraventions, répondre à un sondage, chatbot ou de carte numérique intelligente.

    Le problème des données personnelles

    Tout d’abord je spécifie que les deux fournisseurs de ces applications/fonctionnalités sont québécois et que leurs clients le sont presque exclusivement aussi. Je ne les nomme pas afin de ne pas compromettre ni ces entreprises ni ces municipalités (et de toute évidence afin de ne pas m’exposer à des poursuites préventives). L’un des deux fournisseurs n’a même pas de politique de vie privée sur son propre site. L’autre, a une fiche de recommandation peu enviable sur le AppStore d’Apple comme quoi, il est plein de bogues. De surcroit, les deux utilisent principalement l’architecture de sous-domaine de leur propre site afin de fournir la fonctionnalité, comme dans l’exemple: VilleXYZ.Fournisseurmédicocre.com . Ainsi, les usagers qui sont des payeurs de taxes de la municipalité sont en fait redirigés sur le site du fourniseurmédiocre.com qui a le contrôle complet de leurs données. À contrario, il existe des équivalents comme par exemple Onesignal qui grâce à une API, peut faire la même chose (et même plus) que la fonctionnalité d’alerte québécoise, tout en restant dans l’environnement de la municipalité. Il en va de même pour l’autre application.

    Ce qui est ridicule avec ces cas et me rappelle la folie des CMS il y a 15 ans est que de petites boîtes se présentent comme ayant inventé le bouton à quatre trous dans un contexte d’une « demande en vogue et à la mode », alors que des alternatives open source, gratuites ou pratiquement gratuites et sécuritaires, existent déjà et que des clients québécois les payent sans (semble-t-il) avoir fait de diligence raisonnable et sans avoir évaluer les risques pour les données de leurs citoyens. C’est pitoyable…

    Ces entreprises et organisations qui ne savent pas qu‘on les aime (ou qu’on les haïs) sur les médias sociaux

    Deux expériences récentes me font réaliser (encore une fois) pourquoi il est important pour les individus et les organisations d’être sur les médias sociaux. La première est reliée à mon récent voyage sur la Côte-Nord. Comme cela m’arrive parfois, j’aime bien mettre en valeur (gratuitement) sur les médias sociaux, des entreprises que j’apprécie. Je l’ai fait à plusieurs reprises durant mon dernier voyage. En montant vers havre St-Pierre, nous sommes arrêtées au casse-croûte Chez VérHo. J’ai partagé le statut ici-bas sur mon profil Facebook, ma page Facebook, sur Twitter et sur mon Instagram.

    À titre informatif, mes différents comptes sociaux ont plus de 100 000 abonnés. Disons que c’est une très intéressante publicité gratuite. Pourtant, aucune des entreprises que j’ai mentionné durant mon voyage n’a commenté mes statuts, fait de « j’aime » ou repartagé ces statuts. Je n’écris pas ce billet parce que je m’attends à des remerciements. J’ai fait ces statuts parce que cela me faisait plaisir de les faire. Cependant, j’observe qu’aucune de ces entreprises ne monitore les contenus qu’on fait sur eux et ne démultiplient gratuitement, la bonne publicité qu’on leur fait. Disons que ce sont là de nombreuses opportunités marketing qui passent dans le beurre. À la décharge du propriétaire de Chez VérHo, à notre retour, nous sommes arrêtées une deuxième fois pour commander leur excellente poutine. Lorsque je suis allée pour jeter les déchets qui restaient après notre repas, il m’a accosté pour me remercier de vive voix de leur avoir fait une si belle pub. Il en avait été informé par de la famille qu’il a à Victoriaville (à 530 km de là). Lui-même n’avait pas vu la publicité gratuite, mais on lui disait que la photo de sa poutine était très avantageuse.

    La deuxième expérience me vient d’une MRC. Le DG de celle-ci voulait que j’offre des ateliers médias sociaux aux maires de la région, afin qu’ils puissent être convenablement équipés pour participer et être sur les médias sociaux. Certains maires de la région se sont vus menacés et l’un d’eux a même démissionné comme suite à du harcèlement en ligne. Ce type de problème est même devenu endémique au Québec. En conséquence, les différents maires refusèrent donc d’être formés ou même d’être présents sur les médias sociaux. Le problème avec ça est que même si les maires ne sont pas sur les médias sociaux, les critiques, la virulence et les insultes y seront tout de même. Il est évident que de ne pas être conscient de ceux-ci protègera les élus des répercussions psychologiques possibles de toute cette haine. Par contre, bien des récriminations peuvent être amoindries et même gérées adéquatement si on sait qu’elles existent et qu’on est habilité à faire de la gestion de crise. Par ailleurs, il peut aussi être très instructif et permettre des améliorations notables pour la municipalité, si on est au courant des problèmes. Et finalement, les élus, sans y être nécessairement eux-mêmes, se devraient d’avoir des employés entraînés à monitorer ce qui se dit à propos des élus et de la municipalité. Il est évident qu’il est toujours plus aisé à répondre à une critique chez soi (et ainsi l’amoindrir) que de ne pas y répondre et qu’elle se démultiplie comme une trainée de poudre.

    “La connaissance est en elle-même puissance.”
    Francis Bacon

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    La mauvaise idée pour les entreprises, du code QR comme outil d’identification du certificat de vaccination.

    Code QR

    À ce que je comprends des annonces du gouvernement, le code QR et plus spécifiquement le code QR dynamique risquent de devenir l’outil de vérification des gens qui seraient vaccinés. Chez Radio-Canada :

    (…)Qui plus est, a ajouté Christian Dubé, si elle devait être utilisée, la preuve vaccinale n’empêcherait personne, vacciné ou non, de recevoir des services jugés essentiels. Seuls les activités et les services non essentiels pourraient être assujettis à sa présentation.
    (…) Cette preuve vaccinale devrait prendre la forme d’un code QR transmis aux personnes pleinement vaccinées par voie électronique.

    Les services non essentiels seront ceux offerts par les entreprises privées. Soit les restaurants, bars, gymnases, théâtres en autres. Ils seront ceux qui devront scanner les codes QE afin de valider (ou pas) la vaccination de leurs clients. Or, le code QR est une technologie particulièrement pernicieuse, permettant de très nombreux types de cybercrimes. Ce seront donc les entreprises (et/ou leurs employés qui vérifieraient le code QR à partir de leurs téléphones personnels) qui seront les premières victimes de l’usage généralisé de cette technologie.

    Sur le site Avantdecliquer on peut lire :

    Le QR code, une cyber-menace en vogue.
    Omniprésents dans nos vies, les utilisateurs n’ont pas pleinement conscience des risques liés à l’utilisation des QR codes. Les hackers exploitent cette technologie en partageant une URL malveillante vers un site de phishing. Ils peuvent également propager un malware ou encore collecter des données personnelles.
    Ces agissements malveillants peuvent déclencher différentes actions :
    • Ajouter une liste de contacts et s’en servir pour lancer des campagnes de phishing
    • Lancer des appels téléphoniques vers des services payants
    • Envoyer des SMS aux personnes avec une mauvaise réputation ou recherchées par les forces de l’ordre
    • Écrire des e-mails
    • Effectuer des paiements
    • Accéder à vos comptes bancaires
    • etc..
    La difficulté est de ne pas savoir où mènera ce code avant de l’avoir scanné.

    Scénario catastrophe

    Supposons un filou qui veut pénétrer les systèmes informatiques du Centre Bell, ou acquérir les informations confidentielles de la jolie serveuse du resto du coin. Il n’aura qu’à présenter un code QR de son propre cru, le faire scanner par le préposé à l’accueil, être surpris que le code ne mène pas à la page des informations sur la vaccination Covid, être refusé d’entrer et simplement partir en marchant. Ce seront donc l’entreprise et/ou leurs employés, qui récolteront les retombées négatives potentielles d’une telle opération.

    L’inutilité du code QR comme outil de validation

    Supposons aussi qu’un personne particulièrement habile avec Photoshop, recrée le formulaire de validation de vaccination de la page de Santé Québec, dans les moindres détails, incluant la signature du ministre et une fausse page Chrome avec l’URL de destination, il suffira par la suite de créer son propre Code QR et de le diriger vers une page Web avec l’image Photoshopée, pour paraître avoir été vacciné alors que ce ne serait pas le cas.

    Dans ces deux cas de figure, nous pouvons conclure que le code QR engendrera un très grand risque informatique pour les entreprises et leurs employés et qu’il pourrait être relativement facile de déjouer le système de vérification de qui est vacciné ou pas.

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    La censure des big tech, changement de paradigme et implications. Une discussion avec Me Vincent Gautrais

    Il y a maintenant deux semaines, Twitter a décidé de bannir unilatéralement Trump de sa plate-forme. Facebook et plusieurs autres outils sociaux ont suivi. Les jours suivants, 70 000 comptes de sympathisants de Trumps ont aussi été bannis de Twitter. Ils se sont alors réfugiés sur la plate-forme Parler. Cette plate-forme était hébergée chez AWS, Amazon Web Services. Les applications étaient disponibles sur Androïd de Google et le AppStore d’Apple. Elle a rapidement aussi été déplatformée de toutes les plateformes.

    Quelques jours après son coup d’éclat, Jack Dorsey, le CEO de Twitter reconnaissait que sa décision créait un dangereux précédent. Selon la CBC :

    Dorsey acknowledged that shows of strength like the Trump ban could set dangerous precedents, even calling them a sign of “failure.” Although not in so many words, Dorsey suggested that Twitter needs to find ways to avoid having to make such decisions in the first place. Exactly how that would work isn’t clear, although it could range from earlier and more effective moderation to a fundamental restructuring of social networks.

    Durant le même moment, le copain Mitch Joël sur son Facebook, y allait de sa propre perspective.

    What is “free speech”?
    I saw a tweet that stated:
    “Don’t be fooled. Big Tech isn’t shutting down accounts due to ‘risk.’ They’re trying to control what you READ. What you THINK. What you BELIEVE. They’re after one thing: control. Because control means power. Don’t let them win.”
    I’m not a politician.
    I’m not a scholar of the law.
    I’m not even American.
    I’m someone that pays a lot of attention to technology, consumer behavior, and media.
    I’m someone that used to publish print magazines, and was a music/culture journalist in the pre-historic ages (before the web).
    A time and place where ALL content was controlled through a tight and small media filter (because creating and distributing content was hard and expensive).
    The web brought forward one simple (but massive) change:
    The ability for anyone to publish their thoughts in text, images, audio and video… instantly and for free for the world to see.
    Content was no longer hard and expensive to create and distribute.
    A scarcity to abundance model.
    That doesn’t mean that all content gets the same distribution.
    That doesn’t mean that all content gets the same attention.
    It, simply, means that whether it’s a tweet, blog post, article, podcast, video on YouTube or even a newsletter – it has the capacity to reach a massive audience without any friction.
    I’m going to re-write that tweet from above from my own perspective:
    Don’t be fooled.
    Big Tech doesn’t really care about your tweets.
    They’re not trying to control what you READ.
    The more people that you follow, and the more people that create content is how their business model and platform expands.
    They want you to see much more content, but – unfortunately, most people will only follow those who create content that is aligned with their values and aspirations.
    They don’t really care much about what you THINK, but they do care a lot about showing you more content that you tend to follow, like, share and comment on.
    They are after control… but not control of what you read, think, or believe.
    They’re after control of a marketplace.
    To build, as
    Scott Galloway
    calls it: an “unregulated monopoly” (with a large and deep moat around it).
    The power that they seek is not over what content flows through their platforms, but rather that ALL content flows through their platforms, and that you spend as much time as possible within their walls.
    Big Tech doesn’t win by suspending, deleting or censoring any content.
    Big Tech wins by having as many people as possible on the platform, creating, sharing, connecting and spending their time on it.
    Your attention and content becomes the data that makes them powerful.
    Follow the money.
    In fact, blocking and moderation is the way that they lose.
    It costs money, time, human capital, and energy to moderate and deal with content that offends, break laws, etc…
    The more that people don’t connect, or when those connections get broken (users leave, people unfollow people), the worse the platform performs.
    If people question the quality of the platform, they may leave the platform for other spaces.
    And, ultimately, the most important thing to understand is this: they are the platform and not the content creators.
    They don’t care about your content, they just want your data.
    The content creators are us.
    You and I.
    No content creators… no platform.
    No growth for “Big Tech.”
    Should they regulate what content we create and put on their platform?
    Clearly, they have to because we can’t do it for ourselves.
    Should the government be a part of this regulation?
    Absolutely.
    I do not want a public or private business deciding what is/isn’t free speech (that’s the role of government and the law).
    We know the rules.
    We know what is right.
    We know what is wrong.
    Yet, here we are.
    We’re slamming the platform that allows the content to flow, and not the content creators for publishing these thoughts in the first place.
    Don’t be mistaken.
    Don’t be confused.
    The problem isn’t the platform.
    The platform and their use of your personal data is their big issue.
    The problem is you and I.
    It’s our inability to accept a difference of belief.
    It’s our inability to not be able to distinguish between what is right and wrong.
    It’s our inability to see and hear those who feel like they have not been seen or heard.
    It’s our inability to accept responsibility for what these platforms have become.
    It’s our inability to know the difference between fake and true.
    It’s our inability to see how locked into the cult or personality we’ve become.
    That saddens me to no end.
    I always thought that the Internet would enable a thousand flowers to blossom over the handful of old trees that truly controlled what media our society was offered and afforded.
    That gift came true… and we seem to be blowing it.
    Not all of us.
    Just some of us.
    Just enough of us.
    But those “some of us” are awfully loud.
    Don’t let them drown out what is truly there.
    The platforms enable many voices, in many unique niches to have a voice, build a business and tell better/more interesting stories.
    I’ve met some of the most fascinating people in the world because of these platform.
    Some of my best friends and best business successes have happened because of these platforms.
    Justice isn’t blaming Big Tech.
    Justice is using these platforms to bring people together.
    Justice is using these platforms to bring more voices out into the open.
    Justice is using these platforms to make connections with people that you would never have had a chance to connect with.
    Justice is using these platforms to learn, grow, share and improve.
    Control may be power.
    If it is, control who you follow.
    Control what you read.
    Control what you post.
    Control what you comment on.
    Control what you like.
    Control what you share.
    Control the messages from those seeking to do harm.
    Control your knowledge of how media works.
    Control your filters.
    Control your experience.
    Control your future

    Je lui fis cette réponse :

    Free speech always had it’s limits. Those limits were regulated by the laws. The web is transnational and the laws difficultly applies to a no-border environment. We solved the problem for the sea, Antartica and celestial bodies by developing transnational treaties to managed them. Big tech have become transnational states and have their own political agendas. One of them is to choose the best “friendly environment” to keep making money without having to regulate too much. Trump is not considered as a positive actor in their scheme of things. Furthermore, even tho they are transnational, they are set in the US. This is were they could more effectively be regulated or not. they also have political opinions. So I do not agree with you that they don’t care about the content. In general they don’t. But if some contents or users are perceived has a potential menace to them as a money making machines, they will surely become avid actors in the taking down of those threats and they did. My humble opinion

    Je me posais alors la question, comment la décision unilatérale des entreprises de médias sociaux de censurer des dizaines de milliers d’usagers, risque d’avoir un impact sur leurs responsabilités civiles et criminelles?

    Voici donc le passionnant échange que j’ai eu avec Me Vincent Gautrais. L’utopie juridique dont je discutais avec lui est ici : Une utopie qui permettrait un cadre juridique international du cyberespace